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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 06:51

"Très intéressante étude, réalisée auprès de 800 PME allemandes, qui vient s’ajouter à l’excellente étude « Un accord transatlantique à quel prix pour les PME ? », publiée par l’Institut Veblen en octobre 2015. C’est important, à propos de ce projet de traité transatlantique (ou TTIP, ou TAFTA), de s’intéresser au sort des salariés, à celui des consommateurs et aux impacts écologiques. Mais l’avenir des TPE et PME est tout aussi crucial, si on admet que leur rôle sera essentiel pour réussir la transition écologique et sociale, relocaliser de nombreuses activités, développer des dynamiques économiques locales, etc. Ces petites et moyennes entreprises ont des statuts très divers et elles incluent des coopératives voire des associations ayant des salariés. Cela fait longtemps qu’elles sont, elles aussi, victimes du pouvoir économique excessif de la finance et des multinationales."

Source : BLOG JEAN GADREY

TAFTA contre les PME et les TPE
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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 17:37

Le point de vue d'Action Communiste.  Encore une fois la course aux profits, l'abandon des filières industrielles françaises à des groupes étrangers menace la création d'emplois et l'industrie. Ici, EDF, AREVA, et les salariés, sont victimes d'une privatisation rampante et de la logique capitaliste qui les a conduit, entre autres, à de hasardeux investissements à l'étranger.

Les gouvernements français se sont pliés au pouvoir des banques et des grands groupes industriels multinationaux et ce faisant, ils ont abandonné toute politique industrielle et économique pour la France.  Pourtant les collectivités locales ont consenti des efforts financiers pour accueillir les deux usines promises.  Mais c'est faire payer les dépenses par les contribuables et privatiser les profits ! De surcroît, avec ces multinationales qui gèrent leurs profits au jour le jour, aucune politique industrielle ne peut être construite durablement.

Pour échapper à ces grands groupes qui plongeront notre pays dans l'abîme, seule une politique réellement sociale, progressiste, révolutionnaire peut changer les choses. 

La question des nationalisations ou re-nationalisations devient aujourd'hui cruciale.  Si ces questions ne sont pas mises à l'ordre du jour, les salariés, les citoyens français se battront sans cesse en recul.  Quand l'emploi, l'industrie est en jeu, le mot d'ordre " Nationalisation" et " Gestion par les salariés" devient une nécessité.  C'est exactement le cas pour Areva et EDF.  L'emploi industriel, l'avenir industriel en France, la transition et la souveraineté énergétique le commande.  

La construction de deux usines dédiées à l'éolien offshore serait compromise ? Siemens, en passe de racheter Gamesa, partenaire des opérations havraises, abandonnerait le projet.

Mise à jour : 19/03/2016 à 21:11 par Karine Lebrun sur Normandie-actu

La construction des deux usines dédiées à l'éolien offshore sur le quai Joannes Couvert, au Havre, serait compromise (©Enia architectes).

La construction des deux usines dédiées à l'éolien offshore sur le quai Joannes Couvert, au Havre, pourrait être compromise, avec le rachat de Gamesa par Siemens. (© Enia architectes).

Lire l'article en cliquant sur le lien ci-dessous.
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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 16:43

Le traité transatlantique contre les PME, les PME contre ce traité !

Lu sur le blog de Jean Gadrey.  Lire l'intégralité de l'article en cliquant sur le titre ci-dessus.

Très intéressante étude, réalisée auprès de 800 PME allemandes, qui vient s’ajouter à l’excellente étude « Un accord transatlantique à quel prix pour les PME ? », publiée par l’Institut Veblen en octobre 2015.

C’est important, à propos de ce projet de traité transatlantique (ou TTIP, ou TAFTA), de s’intéresser au sort des salariés, à celui des consommateurs et aux impacts écologiques. Mais l’avenir des TPE et PME est tout aussi crucial, si on admet que leur rôle sera essentiel pour réussir la transition écologique et sociale, relocaliser de nombreuses activités, développer des dynamiques économiques locales, etc. Ces petites et moyennes entreprises ont des statuts très divers et elles incluent des coopératives voire des associations ayant des salariés. Cela fait longtemps qu’elles sont, elles aussi, victimes du pouvoir économique excessif de la finance et des multinationales.

En passant, sur un autre enjeu majeur, la « Loi Travail », il n’est pas inutile de prendre connaissance de cette opinion (source : le JDD du 13 mars), émanant des « petits patrons », qui ne font pourtant pas partie des bastions traditionnels de la gauche, mais qui ont bien compris qu’il s’agissait d’une « Loi Medef » :
(Cliquer pour agrandir)

pme.png

Quelques chiffres
En 2011 la France compte 3,1 millions de PME qui représentent  48,7 % de l’emploi salarié (en équivalent temps plein). Elles réalisent 35,6 % du chiffre d’affaires et 43,9 % de la valeur ajoutée.
En 2012, en France, 2,1 millions de très petites entreprises (TPE) emploient 2,3 millions de salariés. 55% des TPE n’emploie pas de salariés.  Cela représente tout de même plus d’un million d’emplois.

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 15:57

18 mars 2016

L'objectif dissimulé du TPP est la création d'un blocus commercial mené par les États-Unis pour mettre un frein au rôle croissant de la Chine comme principal acteur géopolitique et économique mondial.

Cet article est extrait du Journal de Notre Amérique du mois de mars (n°12)



En octobre dernier, le gouvernement chilien a ratifié le texte de l’Accord Transpacifique, ou TPP (Trans-pacific Partnership) à l’instar de onze autres gouvernements. On parle d’un accord qui a été négocié en secret pendant des années et dont l’objectif serait la création du plus grand marché de la planète, et qui compterait comme membres, en autres, les États-Unis, l’Australie, le Canada, le Japon, le Mexique, le Pérou, le Chili et qui représenterait au total 40% du PIB mondial. Son objectif non avoué est la création d’un blocus commercial mené par les États-Unis pour mettre un frein au rôle croissant de la Chine comme principal acteur géopolitique et économique mondial.

Aux côtés des États-Unis, les défenseurs les plus actifs du TPP ont été les multinationales. Bien que l’analyse en profondeur des contenus et des implications des six mille pages de l’accord soit toujours en cours, les informations que nous avons aujourd’hui permettent de comprendre l’intérêt des multinationales à ce que l’accord soit ratifié. En effet, le TPP établit comme délai minimum de protection des droits d’auteurs et des droits voisins à 70 ans après la mort de l’auteur.

C’est 20 ans de plus que ce que prévoient la Convention de Berne (1986) et l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC) de 1994. Il prévoit aussi le rallongement de la durée de protection des données sur les médicaments biologiques de huit ans, empêchant l’entrée sur le marché des versions génériques de médicaments déjà déposés.

Lire la suite sur Investig'action

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 15:36
Lu sur le site de l'ADETRA ( Organisation suisse : Association de défense des travailleuses et travailleurs )
 
L’Accord sur le Commerce des Services (ACS) appelé TISA est négocié depuis mars 2013 à la Mission d’Australie de Genève par 22 Etats dont les USA, Canada, Australie, Japon, Suisse, Liechtenstein, Islande,  Norvège, Turquie, Israël, Maurice, Mexique, Panama, Colombie, Pérou, Chili, Costa Rica, Taipei chinois, Hong Kong (Chine), Nouvelle-Zélande, Pakistan, Corée du sud, et par la Commission européenne (qui représente les 28 Etats membres de l'UE). L'Uruguay et le Paraguay se sont retirés des négociations.
 
 
TISA est négocié en secret par ces 23 parties en dehors des règles de l’OMC, cadre officiel qui garantirait le respect de certaines règles et une certaine transparence des débats. Les parlementaires, qu’il s’agisse des eurodéputés ou de nos conseillers nationaux suisses, ne sont pas informés du contenu secret de ces négociations, ce qui est foncièrement antidémocratique. La population doit elle aussi être pleinement informée et consultée sur cet accord qui la concerne directement, puisqu’il devrait l’affecter dans tous les aspects de sa vie quotidienne.
 

TISA vise à « commercialiser » la quasi-intégralité de nos services publics et privés (PME), en les transmettant progressivement aux multinationales, lesquelles ont uniquement pour but de faire du profit sur nos services. Selon des informations reçues en décembre 2015, les USA souhaitent instaurer un tribunal d’arbitrage supranational devant permettre aux multinationales d’attaquer les Etats, lorsqu’elles estimeront que certaines législations et/ou réglementations nationales pourraient s’opposer à leurs investissements.

 

Plusieurs Villes et communes suisses se sont déjà déclarées symboliquement "zone hors-TiSA",
dont Carouge (1ère Ville !), Lausanne, Renens, Genève, Zurich, Meyrin, Puplinge et Plan-les-Ouates. La commune de Meinier a également pris position contre cet accord, ainsi que le Grand Conseil du canton de Genève (Parlement genevois), à une large majorité, comme en Ville de Genève.

 

Genève, le 25 février 2016

Isabelle Muller
Membre Adetra

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 18:43

Un article de Paris-Normandie sur Chapelle Darblay.

UPM - " Le groupe ne met plus un euro dans notre papeterie " ( CGT Papeterie de Chapelle Darblay )
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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 20:23

Vous pouvez aussi signer la pétition pour les Goodyear dans votre entreprise.  Des pétitons papier circulent.

L’appel de la CGT Goodyear

Pétitions

16 février 2016

 

8 GOODYEAR V1 bisPour la première fois depuis un demi siècle un gouvernement a demandé que soit requis des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participé avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.

Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.

Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de l’industrie.

Evidemment les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.

C’est pourquoi nous en appelons à l’ensemble des salariés, aux militants, aux syndicats d’entreprises, unions locales, départementales, régionales, fédérations ou simples salariés solidaires, pour qu’ensemble nous fassions la démonstration de notre force.

Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en commençant par leur imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en organisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l’appel.

Je signe l’appel « Nous Sommes Tous Des Goodyear »  Pétition en ligne

Je télécharge la pétition au format PDF¨

 

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 10:53

Publié le 20 Février 2016 par Canaille Lerouge

Les consignes patronales circulent,

Cazeneuve et Urvoas

assurent la distribution

Répression (suite et encore)

Deux leaders de la CGT auditionnés par la police

Deux leaders de la CGT auditionnés par la police

Deux représentants de la CGT gersoise ont été auditionnés hier au commissariat. La direction du groupe propriétaire de la polyclinique de Gascogne a déposé plainte pour "séquestration" lors...

http://www.ladepeche.fr/article/2016/02/20/2280841-deux-leaders-de-la-cgt-auditionnes-par-la-police.html

Cet article du 20 février page gersoise de la Dépêche  (que dis Baylet le grand démocrate?)

 

Deux représentants de la CGT gersoise ont été auditionnés hier au commissariat. La direction du groupe propriétaire de la polyclinique de Gascogne a déposé plainte pour «séquestration» lors de la longue grève de septembre dernier.

La grève avait été longue, les négociations rudes. Visiblement, le rapport de force se poursuit à la Polyclinique de Gascogne, où les salariés avaient cessé le travail durant 29 jours, en septembre dernier. En effet, deux représentants de la CGT ont été auditionnés hier au commissariat d'Auch après une plainte déposée par Jacques Delfosse, le directeur général adjoint du groupe Elsan, propriétaire de la structure, pour «séquestration». Et les deux syndicalistes visés sont bien connus : il s'agit d'Éric Cantarutti, le secrétaire départemental de la CGT, et de la responsable départementale CGT Santé, Angèle Léger. Pour les soutenir, pas moins de 200 personnes s'étaient rassemblées hier après-midi devant le commissariat d'Auch, issues de la CGT mais également de Sud, Solidaires, FSU ou encore du Parti communiste.

«Syndicalistes, pas terroristes !»

Au cri de «Libérez nos camarades !» ou de «Syndicalistes, pas terroristes», les militants rappelaient le contexte de «criminalisation de l'action syndicale», citant les exemples des salariés d'Air France ou de Goodyear.

«C'est incroyable que M.Delfosse dise qu'on l'a séquestré, assure Mme Léger. Il faut savoir que la porte de la salle où on négociait était toujours ouverte. Et puis il nous accuse sur une négociation au 24e jour de grève. Ce jour-là, à la fin de la journée, ses propositions étaient plus basses que le matin… Alors, il y a eu de la colère des salariés : elles ont chanté, hué, tapé dans les mains… Mais c'est tout !» Autre argument : «Il dit qu'il a signé sous la contrainte, mais une semaine après, il signait le même accord à la préfecture devant le médiateur…», assure la syndicaliste. Qui conclut : «Ce qui m'inquiète le plus, ce n'est pas forcément cette plainte, mais c'est cette tendance qu'ont les patrons à casser du syndicaliste…»

Éric Cantarutti, micro en main, juste après être sorti du commissariat, déclarait : «Je veux remercier très chaleureusement les camarades des départements voisins, des syndicats amis. La direction a porté plainte, alors que nous avons juste dit ce que nous demandions. On l'a dit fermement. Il va falloir continuer à combattre fermement quand des camarades sont harcelés du fait de leur militantisme, alors que le code du travail va être démonté.»

Jacques Delfosse et la direction du groupe Elsan, contactés hier par nos soins, n'ont pas donné suite à nos sollicitations.

Commentaires

Le groupe Vedici vient de s'associer au groupe Vitalia ( groupe propriétaire de la clinique de Gascogne ) pour arriver à 14 000 collaborateurs et 3 200 médecins, à travers 81 établissements.

Ce nouvel ensemble représente un chiffre d’affaires  de 1,2 milliard d’euros et 12% de l’activité de l’hospitalisation privée en France et vient de prendre le nom d'Elsan.

Voilà à quoi servent nos cotisations sociales et voilà pourquoi les salariés doivent se taire et se tuer au travail.  Et voilà pourquoi ils sont en train de détruire l'hôpital public.

 

 

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 22:31

par Olivier Petitjean sur Observatoire des multinationales

Un incendie est survenu il y a quelques jours dans une usine textile de Gazipur, au Bangladesh, fournissant plusieurs marques de confection occidentales, dont H&M. Quelques semaines auparavant, les ONG avaient relevé que plus de la moitié des fournisseurs du groupe suédois n’avaient toujours pas installé de portes coupe-feu. L’effondrement du Rana Plaza en avril 2013 avait provoqué une prise de conscience globale et les grandes marques, à commencer par H&M, avaient alors multiplié les engagements pour améliorer la sécurité et les conditions de travail dans leur chaîne d’approvisionnement, au Bangladesh et ailleurs. L’élan est-il retombé ?

L’incendie s’est déclaré le 2 février, tôt le matin, dans l’usine Matrix Sweaters à Gazipur. Les pompiers ont mis quatre heures à l’éteindre. Il n’a fait que des blessés, l’immense majorité des ouvriers de l’usine n’ayant pas encore rejoint leur travail. « Si le feu s’était déclenché ne serait-ce qu’une heure plus tard, 6000 ouvriers auraient été en danger de mort », dénoncent le Collectif Éthique sur l’étiquette et les autres ONG mobilisées sur la situation des ouvriers textiles du Bangladesh.

L’usine Matrix Sweaters était un fournisseur important de H&M ainsi que de JC Penney et d’autres grandes marques occidentales. Suite à la catastrophe du Rana Plaza, elle avait été soumise à des inspections de la part de l’Alliance for Bangladesh Worker Safety (« Alliance pour la sécurité des ouvriers au Bangladesh », la structure peu contraignante mise en place par Gap, Walmart et les marques américaines), puis à de nouvelles inspections dans le cadre de l’Accord on Fire and Building Safety in Bangladesh (« Accord sur la sécurité incendie et des usines au Bangladesh »), le dispositif plus solide mis en place par les autres marques, dont H&M, avec les syndicats et les ONG (sur toutes ces questions, lire notre enquête). Ces inspections avaient mis en lumière, à plusieurs reprises, de nombreux risques pour la sécurité de l’usine et de ses ouvriers et ouvrières, notamment des équipements électriques défaillants et l’absence d’issues de secours non encombrées. Les actions correctives recommandées par les inspecteurs n’ont été apportées que très lentement et partiellement [1]. Cela n’a apparemment pas empêché les marques concernées de continuer à lui passer commande. L’Alliance for Bangladesh Worker Safety assurait même sur son site que l’usine en question était « en bonne voie » (on track).

Les ONG dénoncent la « complaisance » d’H&M, qui communique beaucoup sur ses engagement éthiques mais n’a pas réellement changé de modèle économique. Quelques jours à peine avant l’incendie de Gazipur, elles avaient publié une étude montrant que plus de la moitié (55%) des fournisseurs stratégiques d’H&M au Bangladesh (fournisseurs classés « or » ou « platine » par la firme suédoise, soit 32 sur 229 fournisseurs au total dans le pays) n’avaient toujours pas installé de portes coupe-feu. En moyenne, ces usines n’avaient effectué qu’à peine plus de 60% des actions correctives recommandées. Sur les 229 usines fournissant H&M au Bangladesh, seulement 10 sont considérées comme « en bonne voie » pour concrétiser les engagements pris par l’entreprise suite au Rana Plaza, l’immense majorité des autres étant « en retard »...

Suite à l’incendie de Matrix Sweaters, H&M a publié une déclaration qui souligne les progrès obtenus par l’entreprise auprès de ses fournisseurs et réitère ses engagements. Quant au cas particulier de l’usine de Gazipur (qui n’était classée que « argent »), la firme suédoise ne s’explique pas sur sa responsabilité, se contentant d’annoncer qu’elle cessera jusqu’à nouvel ordre de lui passer des commandes.

Olivier Petitjean

— 
Photo : NYU Stern BHR @ flickr CC

[1] Voir (en anglais) la déclaration de l’Accord suite à l’incendie, qui fait le point de la situation au 2 février 2016, alors que les premières inspections avaient eu lieu deux ans auparavant.

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 14:51
Chiffres d'affaires en hausse.  Bénéfices en hausse ( on aimerait une telle hausse pour nos salaires et pensions ).  Et  pourtant ...
Sanofi annonce la suppression de plus de 600 postes en trois ans

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le | Par

 

L’annonce ressemble à un gage donné aux investisseurs. A une semaine de la présentation de ses résultats annuels, le géant pharmaceutique Sanofi a annoncé, mardi 2 février, son intention de supprimer « environ 600 postes sur les trois prochaines années » en France, soit 2 % de ses effectifs tricolores. La réorganisation doit se faire en deux ans, via des départs volontaires et des congés de fin de carrière« entièrement financés par le groupe et qui ne coûteraient donc rien à la collectivité », est-il précisé dans un communiqué.

Le groupe tricolore, qui emploie 27 000 personnes en France sur un effectif total de 110 000 salariés, avait annoncé en novembre 2015 un plan d’économies de 1,5 milliard d’euros d’ici à 2018. Sanofi Winthrop, la filiale qui regroupe les usines françaises du groupe, est la plus touchée : 400 suppressions de postes y sont prévues.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2016/02/02/sanofi-annonce-la-suppression-de-plus-de-600-postes-en-trois-ans_4858122_1656994.html#jKIjpXc9j6CHscip.99

600 emplois supprimés en France.  Pourtant Sanofi envisage déjà une nouvelle acquisition.  Le groupe dispose déjà des capacités financières pour cela.
En pleine restructuration, Sanofi prêt pour une nouvelle acquisition

Par  - Publié le

sur usinenouvelle.com

Cinq ans après s’être emparé de la biotech américaine Genzyme, le groupe pharmaceutique français Sanofi est prêt à renouveler l’opération. Tout en menant, en France et à travers le monde, une réorganisation entraînant des suppressions d’emplois.

Première capitalisation boursière du CAC 40 et premier groupe pharmaceutique français, Sanofi va mieux, même si la hausse de ses résultats en 2015, présentés ce 9 février (lire ci-dessous), est surtout portée par un impact positif des taux de change.

 

 

Des résultats soutenus par les taux de change
En 2015, le chiffre d’affaires de Sanofi a progressé de 9,7 %, atteignant 37 milliards d’euros. Son résultat net a bondi de 7,7 %, à 7,3 milliards d’euros. Des hausses principalement liées à un impact positif des taux de change. A taux constant, les ventes n’ont progressé que de 2,2 % et le résultat est en recul de 0,9 %.

Comment pérenniser cette bonne santé ? Pour Olivier Brandicourt, le patron aux commandes depuis un an, la réponse tient dans sa nouvelle stratégie déployée sur cinq ans.

Des résultats soutenus par les taux de change
En 2015, le chiffre d’affaires de Sanofi a progressé de 9,7 %, atteignant 37 milliards d’euros. Son résultat net a bondi de 7,7 %, à 7,3 milliards d’euros. Des hausses principalement liées à un impact positif des taux de change. A taux constant, les ventes n’ont progressé que de 2,2 % et le résultat est en recul de 0,9 %.

AU MOINS 600 POSTES CONDAMNÉS EN FRANCE

Le renforcement de la R&D est à l'ordre du jour. Alors que trois nouveaux médicaments de Sanofi pourraient être autorisés cette année, il doit parvenir ensuite "à mettre sur le marché une ou deux nouvelles molécules chaque année", estime son directeur général. Or il faut encore renforcer le portefeuille R&D de 30% pour atteindre cet objectif, estime le président de la R&D, Elias Zerhouni.

Via des partenariats, mais aussi, probablement avec des acquisitions. Sanofi rappelle qu’il dispose des capacités de financement pour réaliser une prise de la taille de Genzyme (qui lui avait coûté 20 milliards de dollars en 2011) si l’opportunité se présentait. Mais les actifs intéressants se font rares et chers dans la pharmacie, même si la valeur des biotechs cotées en Bourse a baissé ces derniers mois…

[...]  Lire la suite ici.

600 emplois en moins en France.  Pourtant Sanofi ne manque pas de perspectives industrielles.

Delphine Dechaux

Le laboratoire français, qui a annoncé mardi un bénéfice de 7,37 milliards d'euros, pourra lancer un essai clinique de vaccin contre le virus Zika dans un an. Son vaccin contre la dengue constitue un sérieux atout.

Opération de fumigation contre le moustique Aedes Aegypt (qui transmet le virus Zika), à Managua au Nicaragua, le 28 janvier 2016. (Inti Ocon/AP/SIPA)Opération de fumigation contre le moustique Aedes Aegypt (qui transmet le virus Zika), à Managua au Nicaragua, le 28 janvier 2016. (Inti Ocon/AP/SIPA)

Alors que l’épidémie du  virus Zika se propage de façon inquiétante, la course au vaccin est engagée. Le 1er février, l’Organisation Mondiale de la Santé a déclaré que l’épidémie constituait une "urgence absolue de santé publique mondiale". Le Français Sanofi avait répondu à cet appel en annonçant la semaine dernière qu’il se lançait dans la course. Mardi 9 février, lors de la présentation de ses résultats, il a précisé qu’il lancera un essai clinique "dans un an".  

[...]

Un soutien financier des gouvernements 

En dépit de tous ces atouts, le laboratoire ne pourra probablement pas commercialiser son vaccin avant quatre ans. Il compte sur le soutien des gouvernements – notamment américain - pour lancer des essais cliniques "extrêmement coûteux". Lundi soir, le président américain Barack Obama a annoncé son intention de débloquer 1,8 milliard de dollars pour la prévention et la recherche sur Zika.  

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