Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 18:50

Les communistes allemands (DKP) refusent toute intervention militaire allemande en Syrie

Les communistes allemands (DKP) refusent toute intervention militaire allemande en Syrie

Déclaration de Patrick Köbele, président du Parti communiste allemand (DKP), sur l’intervention projetée de l’armée allemande. Traduction MlN pour Solidarité internationale PCF. 27 novembre 2015. A noter que les dirigeants du groupe « Linke » au Bundestag ont leur intention de s’opposer à l’engagement de l’aviation allemande en Syrie.

 

Encore une fois, ils choisissent d’aller à la guerre

Les attentats d’un groupe terroriste monté par l’Occident sont utilisés maintenant par l’impérialisme allemand, à son tour, pour justifier une intervention militaire en Syrie.

N’oublions pas que si ce groupe terroriste a pu se développer, c’est parce que les impérialistes ont détruit l’intégrité territoriale de la Syrie et de l’Irak en violation complète du droit international.

N’oublions pas que si ce groupe terroriste peut perpétrer des attentats, c’est parce que les trusts allemands font partie des champions mondiaux des ventes d’armes.

N’oublions pas que si ce groupe terroriste dispose de moyens financiers, c’est parce que certains bons amis de l’impérialisme allemand, comme la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite le financent.

L’objectif de l’intervention militaire planifiée, dont la population civile souffrira principalement, n’est même pas – pour tous ces faits – le combat contre le soi-disant « Etat islamique ». Ce n’en est que le prétexte.

L’objectif est, entre autres, d’habituer le peuple allemand à considérer que l’intégrité territoriale des Etats, le droit international ne valent rien quand les impérialistes font la guerre. Sur cette position, il est à craindre que se retrouve une majorité large au Bundestag. Ces décisions sont ainsi à comparer avec l’approbation des crédits de guerre en 1914. Le risque est similaire. Nous avons besoin d’un large mouvement contre la guerre qui s’impose au pouvoir.

Nous demandons :

  • Aucun engagement de la Bundeswehr en Syrie !
  • Arrêt de toutes les interventions à l’étranger de la Bundeswehr !
  • Fin de toutes les exportations d’armements !

A Essen, le 27 novembre 2015

Partager cet article
Repost0
30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 14:32
29 nov 2015.  Lu sur lescrises.fr.  On ne peut comprendre les conflits d'aujourd'hui sans connaître ceux d'hier et la part qu'y ont prises le Royaume-Uni et la France...

Source : Pierre Haskirue89.nouvelobs, 28/06/2014

Gravure de Mossoul, en Mésopotamie, au XIXe siècle : fin de partie pour le Moyen-Orient dessiné par le traité Sykes-Picot ? – ABECASIS/SIPA

C’est une page d’histoire vieille d’un siècle qui est en train de se refermer progressivement, dans les fracas de la guerre. En 1916, en plein conflit mondial et dans le plus grand secret, Français et Britanniques redessinaient la carte du Moyen-Orient post-ottoman en s’attribuant des zones d’influence : ce sont les célèbres accords Sykes-Picot que les convulsions actuelles de l’Irak menacent, de facto, de détruire.

la suite ici.

Partager cet article
Repost0
28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 12:12

Par · 27 novembre 2015

L’agression caractérisée commise par la Turquie à l’encontre d’un avion militaire russe dans l’espace aérien syrien[1] a modifié les rapports de force régionaux, mais pas nécessairement dans le sens souhaité par le gouvernement turc. Cette modification est aussi sensible dans les résultats de la rencontre du 26 novembre à Moscou entre Vladimir Poutine et François Hollande.

 

  1. On a désormais des précisions sur l’incident lui-même. Le Ministère de la Défense de la Fédération de Russie a publié une carte de l’incident, que l’on reproduit ici.

Carte de l’incident aérien

1019793677 

Source : Ministère de la Défense de Russie

On constate que, selon la Russie, l’avion (un Su-24) volait au-dessus de la Syrie. Même dans l’hypothèse où il aurait survolé le territoire turc pendant une quinzaine de secondes (hypothèse que l’on a fait figurer en pointillés sur la carte), il est évident qu’il a été touché par un missile tiré depuis un intercepteur turc au dessus du territoire syrien. La thèse de la Turquie selon laquelle l’équipage aurait été averti « une dizaine de fois » en environ 5 minutes est invraisemblable car l’avion russe n’est pas resté au-dessus du territoire turc plus de 15 secondes (il volait à 250 m/sec au moment de l’incident, ce que confirme la vidéo qui montre les ailes à géométrie variable largement déployées). L’équipage russe, dont un membre (le navigateur) a été récupéré par les forces russes, dément avoir reçu un quelconque avertissement. Si avertissement il y eut, ce fut au-dessus du territoire syrien, ce qui implique que l’aviation turque appliquait une zone d’interdiction aérienne au-dessus d’un Etat souverain, sans le moindre mandat international. L’agression contre la Russie se double donc, comme on l’indiquait dans une précédente note, d’une violation caractérisée du droit international par la Turquie.

  1. Le gouvernement turc, pour sa défense, invoque son droit à défendre son espace aérien. Mais, il est notoire et avéré qu’il viole de manière régulière l’espace aérien grec. Voici le nombre de violations répertoriées par la ministère de la défense de la Grèce.

 

Violations de l’espace aérien grec

 A - 111cu

 

Certaines de ces violations (environ 10%) sont des violations ayant durée plus de 3 minutes et impliquant une pénétration de plus de 30 km de l’espace aérien grec. On voit que le nombre et l’importance de ces violations est bien au-delà de ce que l’avion russe aurait commis selon les turcs. Si le gouvernement grec avait dû employer les mêmes méthodes que la Turquie pour faire respecter son espace aérien, il n’y aurait plus d’aviation turque (et on aurait une guerre entre les deux pays…).

  1. La décision du gouvernement russe de déployer des batteries de missiles sol-air S-400 « Triomphe » (ou SA-21 « Growler » pour l’OTAN) dans le nord de la Syrie est une riposte à cette agression[2]. Ces missiles sont capables d’intercepter tout avion ou missile de croisière à des distances importantes (250 km)[3]. Ces missiles permettraient donc à la Russie, si elle le voulait, d’imposer une zone d’interdiction des mouvements aériens en Turquie. La menace est ici très claire à l’égard de la Turquie. Elle s’accompagne d’une campagne de frappes aériennes visant la logistique de DAESH mise en place en connivence avec la Turquie.

Très clairement, le gouvernement russe entend démontrer la complicité de certaines personnes du gouvernement turc avec DAESH.

Il faut, par ailleurs, s’attendre à ce que la Russie multiplie les sanctions économiques vis-à-vis de la Turquie. Un embargo de fait sur les produits alimentaires turcs a été décidé le mercredi 25 novembre, et le tourisme russe en Turquie, sera très certainement fortement réduit, voire suspendu[4]. Ces différentes mesures pourraient coûter directement entre 8 et 10 milliards de dollars à la Turquie et indirectement entre 10 et 12 milliards, soit environ 1,5% de son PIB.

  1. Par ailleurs, et ce fait semble ne pas avoir reçu toute l’attention qu’il mérite, lors de la réunion qui s’est tenue à Moscou entre le Président russe et le Président français, un accord a semble-t-il été trouvé pour que l’aviation russe suspende ses raids contre des groupes d’opposition syriens à la condition que ces derniers groupes se joignent aux attaques du gouvernement syrien contre DAESH. Ce point est de la plus haute importance. Il impliquerait qu’une trêve de fait soit en vigueur entre les troupes du gouvernement syrien et certains de ses opposants pour que les deux parties puissent concentrer leurs efforts contre DAESH. Ceci est à mettre en perspective avec la réunion d’une conférence qui doit se tenir en décembre à Moscou entre le gouvernement syrien et l’opposition, pour discuter d’une issue politique à la crise. On notera alors :
    • Que la Russie s’impose de plus en plus comme un acteur incontournable et même décisif dans un possible règlement de la guerre civile syrienne. Cette conférence, si elle se tient, aura des effets bien plus importants sur le terrain que la conférence de Vienne. La Russie détient aujourd’hui une partie des clefs de l’avenir de la Syrie, que cet avenir passe, ou ne passe pas, par Bachar El-Assad.
    • Que la diplomatie française a été obligée de faire un nouveau « rétropédalage » en reconnaissant que la France pourrait coopérer avec l’armée syrienne (i.e. celle de Bachar) dans la lutte contre DAESH. De fait, la France se trouve dans une position de plus en plus inconfortable entre les Etats-Unis et la Russie, et la position personnelle de Laurent Fabius apparaît de plus en plus fragile au sein du gouvernement.
  2. On assiste donc à un retour aux réalités en ce qui concerne les relations entre la France et la Russie. Ce retour, François Hollande a cherché à le présenter sur un ton personnel lors de la réunion du 26 novembre. Ce fut pour ce faire rappeler, par Vladimir Poutine, que si la sympathie n’est pas nécessairement à exclure, les relations se situent de Président à Président. Et l’on a bien le sentiment que c’est la France qui a fait la plus grosse partie du chemin. Ce retour aux réalités est à souligner. Mais, il indique aussi l’importance de ce qui a été perdu par une politique stérile d’opposition à la Russie depuis 2014.

 

[1] Dont on a rendu compte sur le carnet Russeurope http://russeurope.hypotheses.org/4498

[2] http://sputniknews.com/middleeast/20151126/1030782946/s-400-syria-russia.html

[3] Il faut noter que, contrairement à ce qui a été indiqué dans le JT de France-2 le 26 novembre à 20h00, ces missiles ne peuvent être utilisés pour « bombarder » l’organisation dite Etat islamique. Un journaliste ignorant les a confondus avec des missiles Sol-Sol.

[4] http://russeurope.hypotheses.org/4502

Partager cet article
Repost0
28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 11:36

Publié par Michel El Diablo

CONTRE les guerres et les attentats terroristes, il faut un MOUVEMENT populaire pour la PAIX !

Déclaration commune

Coordination Communiste, Cercle Communiste d’Alsace, PRCF, Réseau FVR PCF, Rouges Vifs Bouches du Rhône

 

Le président Hollande vient de décider l’état d’urgence pour trois mois, la recrudescence des bombardements sur la Syrie et l’abrogation de la citoyenneté aux "binationaux" de retour de Syrie, etc.

Ces annonces ont été précédées de l’encensement des terroristes d’Al Nosra par Laurent Fabius qui a déclaré que la branche syrienne d’Al Qaïda "fait du bon boulot", puis de la légalisation de l’espionnage généralisé, du reniement de la promesse du droit de vote aux résidents étrangers non européens, de la banalisation du contrôle au faciès, des achats d’armes par les Émirs des pétrodollars, mais aussi de club de football sans oublier leurs financements de prétendues "œuvres sociales" dans les quartiers populaires tout comme le font les USA pour les églises évangélistes qui pullulent, etc.

Certains à droite et à l’extrême droite fasciste proposent même l’ouverture d’un "Guantánamo" à la Française pour ceux qui sont fichés "S" et en dehors de toute procédure judiciaire. Bien entendu PS, droite et extrême droite fasciste rêvent de faire d’une pierre deux coups pour y mettre en plus des "terroristes fanatiques", les militants anticapitalistes au moindre prétexte. N’est-ce pas ce que viennent de faire Hollande, Vals, Macron, Taubira, Cazeneuve en réveillant à 6h du matin pour mettre en garde à vue les 5 camarades syndicalistes CGT d’Air France pour une chemise déchirée. C’est pourquoi le 2 décembre nous appelons à nous rassembler partout de manière plurielle en solidarité avec les travailleurs d’Air France contre toutes les contre-réformes de l’UE et de Macron-MEDEF !

Hollande déclare que la "France est en guerre" alors que la vérité est que l’Etat impérialiste Français fait la guerre partout en Afrique et au Moyen-Orient depuis 2010 d’abord sous Sarkozy puis sous Hollande pour les intérêts de TOTAL, AREVA et le complexe militaro-industriel (Dassault, etc).

Les odieux attentats terroristes des fanatiques religieux produits par ces guerres impérialistes et le financement des théocraties totalitaires des pétrodollars saoudo-qatari-koweitien sont utilisés pour des attaques liberticides contre les droits démocratiques au nom de la "sécurité".

Les manifestations de défense de l’environnement à l’occasion de la Cop 21 peuvent ainsi être interdites" sous le prétexte fallacieux de "sécurité" tout comme furent interdites les manifestations de solidarité avec le peuple Palestinien sous le faux prétexte de "violence".

Les mobilisations ouvrières et syndicales, celles des agriculteurs, éleveurs en colère peuvent être frappées d’interdites, il en est de même de tout mouvement social et démocratique, anti-raciste et antifasciste.

Face à la colère populaire qui sourde, faire la guerre à l’extérieur au nom de la "guerre contre le terrorisme" et délégitimer toute contestation à l’intérieur au nom de la "sécurité", telle est la stratégie cynique de la social-démocratie pour continuer à appliquer les politiques de régression sociale dictées par l’Union Européenne.

Sur le terrain en Irak et en Syrie, le peuple résiste et lutte les armes à la main contre Daesh ; les Kurdes notamment, ainsi que le gouvernement légal dirigé par Bachar El-Assad, qui est appuyé aujourd’hui par l’armée russe : Ce camp de la paix agit pour notre sécurité collective.

C’est pourquoi les Assises du Communisme déclarent :
- Exigeons des puissances impérialistes et de leurs alliés des pétromonarchies qu’ils cessent le financement, le commerce et l’armement de ce « califat » moyenâgeux qu’est DAESH !

- Continuons à exercer nos libertés fondamentales d’expression, de réunion, de tractage, de manifestations, de grève, ce qui n’est nullement incompatible avec la nécessité de traquer les assassins fanatiques et les empêcher de nuire !

- Mobilisons nous contre les guerres qui fabriquent les terroristes fanatiques assassins à l’égard desquels aucune complaisance n’est possible !

- Forgeons un mouvement populaire pour la paix les libertés démocratiques, le droit de tous les peuples à disposer d’eux-mêmes et le progrès social !

 

Le 25 novembre 2015

Partager cet article
Repost0
28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 11:30

Mis en ligne le 18 novembre

Cent-trente morts au nom d’un fanatisme religieux et d’un état islamique dépourvu de la moindre légitimité.  Comme en Syrie et en Irak, les terroristes ont massacré, à Paris, des civils de tous âges et ont tenté de semer la terreur pour imposer leur loi.
Nous sommes de tout coeur avec les familles des victimes.  Nous pensons aussi à tous ceux, qui en Turquie en Russie ou au Liban ont été frappés par des actes similaires.  Nous sommes solidaires des peuples syriens, kurdes et irakiens qui subissent la terreur semée par ces bourreaux depuis près de cinq ans.  
Les guerres successives conduites par les Etats-Unis dès 1991 avec le soutien des puissances occidentales ont enfanté DAECH.  Depuis, les foyers djihadistes se sont multipliés à travers le monde.  Le Proche-Orient a été déstabilisé.  Le chaos a été installé en Irak et en Lybie.  Pour combattre le régime syrien, les Etats-Unis et leurs relais français, le président Hollande et le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, ont soutenu des mouvements islamistes comme Al Nosra (la branche syrienne d'Al Qaïda) et ainsi favorisé la création de l’État Islamique. Ils se sont alliés avec des pays qui aident l’Etat islamique : le gouvernement islamiste turc d’Erdogan, l’Arabie Saoudite, le Qatar et les émirats du Golfe.  Et ils ont abandonné les Palestiniens à la politique de guerre et de colonisation menée contre eux par l’Etat d’Israël.
Dans le même temps, aucune opposition d’ampleur à la guerre en Lybie ou en Syrie ne s’est développée en France.  Le mouvement pacifiste est devenu quasiment muet.  La “ gauche de la gauche ” qui avait su se mobiliser contre la guerre d’Irak est restée sidérée devant la propagande dominante justifiant, au nom des “ droits de l’homme ”, l’intervention militaire en Lybie, ou l’aide aux “ rebelles modérés ” en Syrie, oubliant que seules les solutions politiques peuvent servir les peuples.   
Aujourd’hui, l’Etat français doit cesser d’intervenir militairement  au nom des « droits de l’homme », en Afrique, en Asie ou au Moyen-Orient.  En réalité pour les multinationales du pétrole et de l’armement.  Ces guerres ont multiplié le nombre et la puissance du fanatisme intégriste.  Les morts du 13 novembre l’ont payé de leur vie.
L’Etat français doit tout faire pour arrêter les terroristes et trouver ceux qui les arment et les dirigent.  Il doit participer à une action internationale concertée, dans le cadre de l’ONU, en accord avec la Syrie et incluant la Russie pour mettre fin à l’E.I
et travailler à une solution politique négociée pour la Syrie.  Il faut aussi cesser de s’allier avec l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie d’Erdogan.  Aucun argument économique ne saurait l'expliquer.
Mais aujourd’hui rien ne justifie une “ Union nationale ” factice qui permettrait de justifier toutes les mesures liberticides dont rêvent la droite et les socialistes « libéraux ».  Rien ne justifie l’état d’urgence.  La tragédie du 13 novembre ne doit pas servir de prétexte à la trahison des valeurs de la République, dont font partie la liberté d'opinion, le droit de grève, le droit de manifester et de revendiquer. Ce qui serait précisément servir les objectifs de l’État Islamique.
Aujourd’hui plus que jamais, nous devons développer les luttes contre l’austérité et pour l’emploi, les luttes pour le développement industriel et le bien-être social.   Nous devons aussi  reconstruire un mouvement pacifiste, nous opposer à toutes les guerres, combattre l’alignement du gouvernement sur la dangereuse politique extérieure étatsunienne et réclamer la sortie de l’OTAN.  Ne pas le faire serait laisser le champ libre à toutes les aventures.  

Action communiste, le 18 novembre 2015

 

 

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 14:26

Cette semaine, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a profité de sa première réunion privée avec Barack Obama depuis treize mois pour évoquer la possibilité de morceler la Syrie.

 

Jonathan Cook, Middle East Eye, samedi 21 novembre 2015

 

NAZARETH, Israël

Selon des représentants israéliens, Benyamin Netanyahou a déclaré que Washington devait donner sa bénédiction à posteriori pour l’annexion illégale par Israël du plateau du Golan, ravi à la Syrie durant la guerre de 1967.

Des sources proches des discussions ont indiqué à Haaretz que Benyamin Netanyahou avait prétendu que la Syrie n’était plus un État opérationnel, ce qui permettait de « voir les choses différemment ». Depuis 2011, le gouvernement de Bachar al-Assad fait face à des factions rebelles parmi lesquelles figurent des groupes affiliés à al-Qaïda et l’État islamique (EI).

Mercredi, un représentant anonyme de la Maison-Blanche a confirmé que Benyamin Netanyahou avait abordé le sujet. Il a précisé : « Je pense que le président a estimé que cette question n’appelait pas de réponse. Il était difficile de déterminer s’il [B. Netanyahou] parlait sérieusement ».

Il semble toutefois que les commentaires dont Benyamin Netanyahou a fait part à Barack Obama font partie d’une action coordonnée entreprise il y plusieurs mois par les représentants israéliens afin de faire changer Washington d’opinion.

La veille de la réunion de Benyamin Netanyahou à la Maison-Blanche, Michael Oren, ancien ambassadeur d’Israël aux États-Unis, a publié un article exhortant Barack Obama à considérer la souveraineté d’Israël sur le Golan sur le site Web de CNN.

Il écrit que si Israël avait restitué ce territoire à la Syrie au cours des précédentes négociations de paix, cela « aurait aujourd’hui placé [les miliciens libanais du] Hezbollah juste au-dessus des villes et villages israéliens du nord de la Galilée » et que l’EI « serait retranché sur la rive orientale du lac de Tibériade ».

Michael Oren et Benyamin Netanyahou n’ont vraisemblablement pas avancé d’autre raison susceptible d’expliquer pourquoi Israël se soucierait d’obtenir l’approbation des États-Unis quant à l’annexion du Golan qu’il a imposée en 1981 en violation du droit international.

 

[...]

 

Lire la suite de l'article sur le site de l'Association France Palestine Solidarité

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2015 4 26 /11 /novembre /2015 09:52
Lu sur Investig'action

L'écrivain Michel Collon se penche sur la création de Daesh et l'opération Cyclone menée par la CIA dans les années 1980.



« Opération Cyclone » fut une des plus longues et coûteuses opérations de la CIA. De 20 à 30 millions $ par an au début des années 80 pour culminer à 630 millions $ en 1987. Lancée par Brzezinski sous la présidence Carter, « Opération Cyclone » devint un projet central sous la présidence Reagan et continua jusqu’en 1992.

Ainsi, pendant de longues années, Washington finance des groupes terroristes. Dans quel but ? Renverser le gouvernement socialiste Taraki venu au pouvoir en Afghanistan. Pourtant, il fait du bon boulot : un Etat laïc est instauré, rompant avec le féodalisme et l’intolérance religieuse ; les femmes acquièrent l’égalité des droits, les mariages d’enfants et les dots féodales sont supprimés, les syndicats sont légalisés, on construit des routes, des centaines d’écoles et des hôpitaux. Le gouvernement lance un programme d’alphabétisation et aide les petits paysans.

Mais c’est insupportable pour Washington car l’Afghanistan est soutenu par l’Union soviétique. Problème : sortant d’une défaite honteuse au Vietnam (1961-1975), les Etats-Unis ne peuvent plus se permettre d’entrer eux-mêmes en guerre de façon ouverte. Alors, ils s’associent à l’Arabie saoudite et au Pakistan pour armer, entraîner et financer des terroristes : les moudjahidines. Trente-cinq mille combattants venus individuellement de quarante pays différents sont entraînés dans des camps de la CIA et du MI6 britannique au Pakistan. Parmi eux, un certain Ben Laden joue un rôle de plus en plus important. C’est donc Washington et Riyad qui ont permis à ceux ce qu’on appellera plus tard, d’un nom impropre, « les islamistes » de devenir une force politique et militaire importante.

A l’époque, les moudjahidines afghans sont appelés « combattants de la liberté » par les Etats-Unis et les médias. Curieuse conception de la liberté et des droits de l’homme. « Une de leurs méthodes favorites est de torturer leurs victimes, de leur couper le nez et les oreilles, ainsi que les parties génitales, et ensuite d’enlever une fine couche de peau, l’une après l’autre pour provoquer une mort très lente. Malgré des rapports très documentés sur ces atrocités, le président US Ronald Reagan invita un de ces groupes à la Maison-Blanche en 1985 et les présenta ainsi aux médias : « Ces gentlemen sont les équivalents moraux des pères fondateurs de l’Amérique »*.

Du moment qu’ils étaient anticommunistes, Washington se fichait de savoir ce qu’ils faisaient sur le terrain. D’ailleurs, à la même époque, les Etats-Unis utilisaient des terroristes et des escadrons de la mort aussi en Amérique latine, notamment au Salvador.

Comme nous l’avons indiqué dans le livre ici mentionné, l’Opération ben Laden s’est prolongée dans d’autres pays. Washington a utilisé, plus ou moins discrètement, les mêmes terroristes comme armée de subtitution pour renverser ou tenter de renverser des gouvernements qui lui déplaisaient : Yougoslavie, Tchétchénie, Libye, Syrie et d’autres encore. La Syrie représente en fait une « Opération ben Laden bis ».

Pourtant, en 1989, la première ministre du Pakistan, Benazir Bhutto, avait mis en garde George H.W. Bush (ex-directeur de la CIA) qui venait de succéder à Ronald Reagan : « Les extrémistes qui ont tant été encouragés par les Etats-Unis sont en train d’exporter leur terrorisme dans d’autres parties du monde. Vous êtes en train de créer un véritable Frankenstein. »** En 2007, Bhutto sera assassinée par Al-Qaïda qui revendiquera l’opération.

Le 11 septembre n’est donc pas tombé du ciel, c’est un enfant, non reconnu, de la CIA. Malgré cette catastrophe, les Etats-Unis ne renoncèrent pas à utiliser des terroristes, qu’ils envoyèrent en Syrie pour renverser Bachar. Avec des retombées un peu partout qu’on découvre à présent. Cette « Opération Cyclone » vient de frapper à Paris. Et demain ? A Bruxelles, à Londres, à Madrid ?

Aujourd’hui, à la télévision française ou belge, il n’y a plus aucun espace où on peut parler de ces choses-là, simplement sur base des propres documents des Etats-Unis. On n’a pas le droit de dire que Frankenstein a été créé par l’Occident. Et peu importe si, en ne s’attaquant pas aux causes profondes, on va permettre au terrorisme de frapper encore.

Pour s’informer et comprendre, il va falloir créer autre chose.

Notes : *Michel Collon, Je suis ou je ne suis pas Charlie ? Investig’Action, 2017, p. 39-41.

** "The Road to September 11". Evan Thomas. Newsweek. 1er octobre 2001. Mathieu Auzanneau, Or Noir, La Découverte, 2015, p. 467.

Source :francais.rt.com

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 11:18

Dans son homélie jeudi 19 novembre, le pape François s’en est pris de nouveau aux « trafiquants d’armes ».

19/11/15 - 16 H 38

 

Bénédiction du Pape du drapeau français, à la
 clôture de l’audience générale...

ANDREAS SOLARO/AFP

Bénédiction du Pape du drapeau français, à la clôture de l’audience générale le 18 novembre.
 

Il a souligné l’hypocrisie de préférer « la voie des guerres » tout en se préparant aux fêtes de Noël.

« Nous sommes proches de Noël : il y aura des lumières, des fêtes, des arbres lumineux, aussi des crèches… Mais tout est faussé : le monde continue à faire la guerre. » Dans son homélie lors de la messe qu’il célébrait jeudi 19 novembre au matin, à la résidence vaticane de Sainte-Marthe, le pape François a eu des paroles très dures contre les trafiquants d’armes, déjà cible d’autres de ses interventions passées.

« Qu’est-ce qu’il reste d’une guerre ? », a-t-il interrogé : « Des ruines, des milliers d’enfants sans éducation, tant et tant de morts innocents, et tant d’argent dans les poches des trafiquants d’armes ». « La guerre est justement le choix pour les richesses : ‘Faisons des armes, comme ça l’économie s’équilibre un peu et avançons avec nos intérêts», a-t-il dénoncé, s’exclamant : « Ceux qui font les guerres sont maudits, sont des délinquants ».

 

Possible canonisation de Teresa de Calcutta en septembre

« Pendant que les trafiquants d’armes font leur travail, a poursuivi le pape, il y a de pauvres artisans de paix qui seulement pour aider une personne donnent leur vie. » Comme « une icône de nos temps, Teresa de Calcutta », a-t-il cité en exemple alors que la presse italienne évoque sa possible canonisation en septembre prochain. « Avec le cynisme des puissants, on pourrait dire : ‘Mais qu’a fait cette femme ? Elle a perdu sa vie en aidant les gens à mourir ?»

Jorge Bergoglio a demandé «la grâce des pleurs pour ce monde qui ne reconnait pas la voie de la paix, pour « celui qui vit pour faire la guerre, avec le cynisme de dire de ne pas le faire ». Il a resitué l’année sainte qui commencera le 8 décembre dans cette perspective : « Que le monde retrouve la capacité de pleurer pour ses crimes, pour ce qu’il fait avec les guerres.

  Il reste que la condamnation très ferme faite par le Pape des guerres et des marchands d'armes est à saluer.

Voir cet article d'un chercheur canadien ici.

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 15:13
Rédaction du HuffPost Algérie
Publication:
_12973_FAY3

 

Un tribunal saoudien a condamné à mort un poète et artiste plasticien palestinien mardi 17 novembre 2015 pour "blasphème", dans un de ses recueils de poèmes édité en 2008, a annoncé le Réseau arabe d'information sur les droits de l'homme, qui a condamné ce jugement sur son site Internet.

Ashraf Fayadh est accusé de "blasphème" dans son recueil de poème "التعليمات بالداخل" (Alta'limat Bildakhel), publié en 2008. Le tribunal l'avait d'abord condamné à quatre ans de prison et 800 coups de fouet , mais un autre juge à condamné à mort Fayadh, selon Reuters.

Le réseau arabe d'information sur les droits de l'homme a rappelé que le poète et artiste plasticien palestinien avait déjà été emprisonné par le Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice en janvier 2014 pour "promotion de l'athéisme dans ses vers et cheveux longs". Lors de sa détention, il avait été privé de recevoir des visites ou faire appel à un avocat.

Le poète, issu d'une famille palestinienne résidant depuis plus de 50 ans en Arabie saoudite, avait également fait l'objet une année auparavant d'une plainte pour "ses idées athéistes" auprès du même Comité, qui a émis l'ordre de l'arrêter avant de le libérer, faute de preuves, explique la même source.

Dans son communiqué, le réseau arabe d'informations sur les droits de l'Homme rappelle que Ashraf Fayadh a pourtant représenté l'Arabie saoudite à la Biennale de Venise comme adjoint du secrétaire du pavillon saoudien. Le poète organise également plusieurs activités artistiques, dont une exposition d'art plastique initiée à l'aide de personnalités officielles, note le réseau.

Une pétition a été lancée et signée par une centaine d'intellectuels et artistes exigeant la libération du palestinien. La même association a de son côté condamné ce jugement "inquisitoire", déplorant que "la vie humaine n'ait plus aucune valeur auprès des autorités du royaume et du Comité pour la promotion de la vertu et la prévention du vice".

Le réseau, qui a dénoncé cette pratique, "destinée à dissuader les intellectuels de la réflexion et de l'innovation", a ordonné l'annulation de cette condamnation et la libération de Ashraf Fayadh.

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2015 4 19 /11 /novembre /2015 11:46
Grève générale à Sfax
Publié le 19/11/2015

Mosaïque FM, 19 novembre 2015 :

Une grève générale du secteur privé est prévue pour aujourd’hui, 19 novembre 2015 à Sfax suite à un appel de l’UGTT.

Notons que la séance de négociations entre l’UGTT et l’UTICA au siège du ministère des Affaires sociales a échoué hier. Les deux parties n’ont pas trouvé un accord autour du dossier des majorations salariales du secteur privé.

 

164 entreprises à Sfax sont concernées par cette grève. Les employés comptent participer à une marche ouvrière dans les rues de la ville avant d’organiser un meeting devant le siège de l’Union régionale du travail.

Le correspondant de Mosaïque FM a assuré que la zone industrielle poudrière 2 à Sfax connait une participation en masse des ouvriers à cette grève depuis minuit.

 
 
Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents