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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 17:06

Sur Google actualités, toujours rien sur la visite de Raul Castro...  Pourtant il y a eu quelques articles.  Moins que pour la visite du président d'Iran cependant.

Ainsi nous reprenons ci-dessous une interview de Salim Lamrani dans le Figaro.

2 Février 2016 , repris par Réveil Communiste 

Visite d'État de Raul en France : une interview de Salim Lamrani au Figaro

LE FIGARO. - Le 1er février 2016, Raúl Castro rend visite à son homologue français François Hollande dans le cadre d'une visite officielle de deux jours. Cet événement est-il décisif dans l'amélioration des relations franco-cubaines?

C'est la deuxième fois qu'un président cubain réalise une visite officielle en France, après le célèbre voyage de Fidel Castro en 1995, alors reçu par François Mitterrand. Ce déplacement d'une durée de deux jours contribue le renforcement de la coopération entre les deux pays.

Selon l'Elysée, il s'agit d'une «nouvelle étape» qui cimentera la relation franco-cubaine. De son côté, le ministère cubain des Affaires étrangères a confirmé «l'excellent état des liens bilatéraux et du dialogue politique». «La France est un partenaire important pour Cuba, avec lequel nous maintenons des liens de coopération significatifs et une entente mutuelle», a souligné le porte-parole de la diplomatie cubaine Rogelio Sierra.

Cette visite est-elle la suite logique de celle que le président français avait rendue à son homologue cubain en mai dernier?

En effet, en mai 2015, François Hollande avait réalisé une visite historique à Cuba, devenant le premier président français et le deuxième président européen (après Chypre) à se rendre dans l'île. La France est consciente de l'importance politique de Cuba qui jouit d'un grand prestige en Amérique latine et qui est membre de deux organismes d'intégration régionale tels que la Communauté des Etats latino-américains et caribéens (33 pays) et de l'Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (13 nations). À La Havane, François Hollande avait souligné l'importance de son voyage: «Venir à Cuba, c'est venir dans un pays qui a représenté pour l'Amérique latine une forme d'expression, de revendication de la dignité et de l'indépendance. Cela explique que le pays joue un rôle important dans de très nombreuses médiations».

Quelle est la position de François Hollande sur Cuba?

Dès son arrivée au pouvoir en 2012, François Hollande a fait de l'Amérique latine et de Cuba une priorité. En janvier 2015, il a nommé Jean-Pierre Bel, ancien président du Sénat et spécialiste de l'Amérique latine, conseiller spécial de la Présidence de la République pour l'Amérique latine.

Jean-Pierre Bel a joué un rôle essentiel dans le renforcement des liens avec la plus grande île de la Caraïbe, conscient qu'il s'agit de la porte d'entrée vers le continent latino-américain, dans un contexte de rapprochement entre Washington et La Havane.

Jean-Pierre Bel a joué un rôle essentiel dans le renforcement des liens avec la plus grande île de la Caraïbe, conscient qu'il s'agit de la porte d'entrée vers le continent latino-américain, dans un contexte de rapprochement entre Washington et La Havane.

Paris a ainsi indiqué la voie à suivre à l'Union européenne, qui impose toujours une position commune qui constitue un obstacle à la normalisation des relations entre Bruxelles et La Havane, en l'appelant à adopter une nouvelle approche constructive basée sur des intérêts mutuels et à abandonner une politique imposée par Washington.

Quel rôle la France pourrait-elle jouer dans la région, notamment sur le plan économique?

Les Etats-Unis ayant perdu de leur influence dans la région, la France a un rôle majeur à jouer en renforçant la coopération avec les 33 pays d'Amérique latine et de la Caraïbe. Le continent abrite une population supérieure à 600 millions de personnes et représente un terrain d'investissement favorable aux entreprises françaises.

En décembre 2015, le Club de Paris, qui préside le groupe de créanciers publics, a conclu un accord historique avec Cuba au sujet de sa dette externe, qui n'était plus honorée depuis les années 1980. Près de 4 milliards de dollars de dette au titre d'intérêts de retard ont été annulés et les impayés d'un montant de 2,6 milliards de dollars ont été rééchelonnés sur une période de 18 ans. Là encore, François Hollande s'est personnellement impliqué pour obtenir la signature de cet accord, qui offre «un cadre de résolution définitive et durable», qui normalise les relations économiques et financières avec les pays occidentaux et qui stimulera les investissements étrangers à Cuba.

Quelle est l'implication de la France sur place?

Actuellement, près de 60 entreprises françaises sont installées à Cuba, dont Pernod-Ricard qui vient de remporter une bataille historique contre la multinationale du rhum Barcadi qui usurpait depuis 1994 la marque Havana Club sur le marché étasunien. En effet, le Bureau des marques et des brevets des Etats-Unis a décidé que Cuba était le propriétaire légitime de la plus célèbre marque de rhum au monde. L'île délègue la commercialisation internationale de ce produit à l'entreprise française de spiritueux.

Pernod-Ricard, qui a obtenu l'enregistrement de la marque, pourra vendre le rhum Havana Club sur le marché des Etats-Unis dès que les sanctions économiques seront levées.

Ainsi Pernod-Ricard, qui a obtenu l'enregistrement de la marque, pourra vendre le rhum Havana Club sur le marché des Etats-Unis dès que les sanctions économiques seront levées.

Par ailleurs, en octobre 2015, les ministères français et cubain de l'Education ont signé un plan d'action facilitant la coopération et les échanges entre les établissements d'enseignement supérieur des deux pays. Najat Vallaud-Belkacem, Ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a reçu son homologue cubain Rodolfo Alarcón Ortiz à Paris pour formaliser l'accord, illustrant ainsi l'excellent état des rapports bilatéraux. Cet accord s'ajoute à l'inauguration du nouveau siège de l'Alliance française à La Havane en mai 2015 qui permet de renforcer la présence de la langue, de la culture et des valeurs françaises à Cuba. L'Alliance de la capitale, qui accueille près de 10 000 élèves, est l'une des plus importantes au monde.

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 17:58

Lu sur la Plate-forme des ONG françaises pour la Palestine


Riyad H. Mansour, observateur permanent de l'Etat de Palestine aux Nations unies, à la réunion du Conseil de sécurité le 26 janvier 2016. © UN Photo/Loey Felipe
27 janvier 2016 - Conseil de sécurité de l’ONU -
Lire l'intégralité de l'article en cliquant ici.
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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 18:04

Cinq ans après l’insurrection révolutionnaire en Tunisie, la dette léguée par Ben Ali ne doit plus être payée

13 janvier par CADTM international Extrait

Magharebia / Flick cc

Communiqué du réseau international CADTM

À l’occasion du cinquième anniversaire de la chute de Ben Ali, le réseau CADTM réaffirme son soutien au peuple tunisien toujours en lutte pour le respect de ses droits et dénonce la mainmise du FMI et de l’Union européenne qui continuent d’étrangler la Tunisie avec la dette. L’année 2016 sera décisive dans le combat pour l’annulation de la dette odieuse puisqu’une Commission d’audit de la dette pourrait être créée en Tunisie.

[...]

Grâce à ces luttes, le peuple tunisien a arraché plusieurs libertés fondamentales dont la liberté d’expression. Les partis politiques réprimés par la dictature sont sortis de la clandestinité, de vraies élections ont été organisées, une nouvelle Constitution a vu le jour, etc.

Mais sur le plan social et économique, la politique est la même que celle menée par Ben Ali. Elle reste dictée par les Institutions financières internationales (Banque mondiale et FMI en tête) épaulées par l’Union européenne. Sous couvert d’ « aide » à la Tunisie, ces créanciers extérieurs ont aggravé en réalité le poids de la dette et les inégalités en augmentant leurs prêts toxiques. Ces prêts sont débloqués par tranche en fonction de la bonne application par le gouvernement de mesures dictées par les créanciers. Au menu : gel du recrutement dans la fonction et les entreprises publiques, baisse de l’impôt sur les revenus des sociétés |1|, augmentation de l’impôt sur les revenus du travail entraînant une baisse conséquente du pouvoir d’achat des travailleurs et une montée en flèche de la pauvreté |2|, renflouement des banques, adoption d’une nouvelle loi sur le partenariat public-privé et remboursement intégral des dettes léguées par Ben Ali, malgré l’urgence sociale et le nature odieuse de ces dettes. Le service de la dette (5130 millions de dinars tunisiens soit 2,13 milliards d’euros) représente en 2016 l’équivalent des dix budgets suivants cumulés : santé, affaires sociales, emploi et formation professionnelle, développement, environnement, transport, enseignement supérieur et recherche scientifique, culture, affaires sociales et tourisme.

Depuis le 14 janvier 2011, l’objectif des créanciers est clair : garder leur contrôle sur la Tunisie en utilisant l’arme de la dette et en plaçant leurs disciples aux postes clés. Rappelons que moins d’une semaine après la chute de Ben Ali, le nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Nabli, fraîchement débarqué de Washington où il officiait comme économiste en chef du département du Moyen Orient et de l’Afrique du Nord de la Banque mondiale, déclarait dans sa première conférence de presse datée du 22 janvier 2011 que « La Tunisie remboursera ses dettes dans les délais |3| ».

C’est ce qui s’est effectivement passé puisque la dette tunisienne à été payée dans les délais avec l’argent des nouveaux emprunts. 82% des nouveaux prêts contractés entre 2011 et 2016 ont ainsi servi à payer la dette contractée par le régime de Ben Ali, entraînant le doublement, en 5 ans, de l’encours de la dette publique qui est passé de 25 milliards de dinars (soit 11,2 milliards d’euros) à 50,3 milliards de dinars (22,6 milliards d’euros).

Pour les créanciers, le peuple tunisien aurait donc le droit de se débarrasser du dictateur mais pas de la dette qu’il a contracté. Ce qui constitue une violation flagrante du droit international. Comme l’indique explicitement la doctrine classique de la dette odieuse de 1927 : « Si un pouvoir despotique contracte une dette, non pas pour les besoins et dans les intérêts de l’État, mais pour fortifier son régime despotique, pour réprimer la population qui le combat, etc., cette dette est odieuse pour la population de l’État entier (…). Cette dette n’est pas obligatoire pour la nation ; c’est une dette de régime, dette personnelle du pouvoir qui l’a contractée, par conséquent elle tombe avec la chute de ce pouvoir |4| ».

Malgré l’existence de cette doctrine de droit international et les résolutions prises par le Parlement européen en 2012 et le Parlement belge en 2011 qualifiant explicitement la dette tunisienne d’ « odieuse », aucun acte concret n’a encore été posé.

Mais l’année 2016 pourrait changer la donne puisqu’une proposition de loi tunisienne instituant une commission d’audit, s’inspirant des exemples équatorien et grec, sera déposée très prochainement à l’Assemblée des représentants du peuple par le groupe parlementaire du Front populaire (une coalition de partis politiques tunisiens). L’objectif est d’examiner tous les contrats des prêts depuis juillet 1986, date du premier programme d’ajustement structurel conclu avec le FMI et la Banque mondiale.

Les audits de la dette sont des armes stratégiques entre les mains des débiteurs pour construire un rapport de force politique face aux créanciers en justifiant le non-paiement des dettes odieuses, illégales, illégitimes et insoutenables. Pour construire ce rapport de force politique, la population doit être associée à la réalisation de cet audit et à la diffusion de ses résultats. Les rouages de la dette doivent pouvoir être vulgarisés pour permettre à l’ensemble de la population de comprendre les enjeux autour de la lutte contre la « dictature de la dette » et se mobiliser dans la rue contre ce système. Il est dès lors essentiel de faire les liens entre la dette et les préoccupations sociales quotidiennes de la population. C’est l’objectif premier de la campagne « Droit de savoir la vérité sur la dette de la dictature. Auditons la dette, donnons une chance à la Tunisie » lancée en décembre dernier à Tunis par le Front populaire et l’association RAID (membre des réseaux CADTM et ATTAC), qui s’attache aussi à faire le lien entre la dette et les luttes en cours.

Cinq ans après la victoire éclatante du 14 janvier, le peuple tunisien reste, en effet, fortement mobilisé. Les mobilisations sociales ont même atteint une ampleur sans précédent en 2015 touchant de nombreux secteurs : enseignement, transport en commun, chômeurs, entreprises du secteur public, du secteur privé (grandes distribution, industrie alimentaire, tourisme), lutte des diplômés chômeurs, etc. Le 12 septembre 2015, la population a même bravé l’état d’urgence décrété par le gouvernement en manifestant dans plusieurs villes de Tunisie contre le projet de loi dit de « réconciliation économique » qui vise à amnistier les corrompus du régime de Ben Ali. Effet boomerang, le succès de ces manifestations a permis la levée de l’état d’urgence quelques jours après |5|.

Pour l’année 2016, le réseau CADTM continuera à soutenir les mobilisations sociales en Tunisie et se tient prêt à apporter son aide pour l’audit de la dette.

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 17:59

6 janvier 2016

Geraldina Colotti, envoyée spéciale à Caracas pour le journal italien Le Manifesto, a rencontré le président vénézuélien Nicolas Maduro pour lui poser quelques questions après la défaite électorale du gouvernement.

Monsieur le Président, beaucoup de questions se posent après la chute électorale et 17 ans d’un gouvernement de gauche. Le Venezuela est le seul pays du sud où l’armée- ici dans sa formule politique d’ « union civico-militaire »- a dépassé le nationalisme, en s’associant au socialisme humaniste. Dans ce nouveau cadre, que feront les Forces armées ? Tireront-elles sur la foule qui proteste comme dans la VI République ?

L’union civico-militaire se renforce chaque fois qu’une difficulté se présente. Cela est arrivé pendant le coup d’état contre Chavez en 2002 et pendant le blocus pétrolier du patronat qui a essayé de mettre à genoux la révolution bolivarienne. Et beaucoup de gens du peuple, qui avaient marché contre Chavez sans comprendre qu’on était en train de les emmener vers un coup d’état, ont ensuite manifesté pour ramener au pouvoir leur Président, le 13 avril.

Ici, il y a les protagonistes, Vladimir Padrino Lopez, actuel ministre de la Défense qui, en 2002, était commandant du Batallon Bolivar. Ici, il y les jeunes gens des 11, 12 et 13 avril. Nous sommes ceux du 4 février 1992, du Caracazo de février ’89, et du 13 avril 2002. A chaque 11 suit le 13.

Nous sommes un 13 avril permanent, une union civico-militaire pour la Patrie, enfants de Chavez, héritiers de Bolivar… et de Lénine. De Trotski aussi, pourquoi pas ? Je n’ajoute pas Staline sinon quelques camarades vont me tuer… Les temps où certains corps armés de la République étaient au service d’intérêts étrangers, des plans du FMI, de la privatisation, du saccage de nos ressources, n’ont plus de légitimité historique.

Que deviendront maintenant les alliances stratégiques solidaires auxquelles le Venezuela a donné une impulsion en Amérique latine ? On détruira Alba et Petrocaribe ?

Nous devons nous préparer à un tremblement de terre dévastateur, déjà annoncé par l’entrepreneur Mauricio Macri en Argentine. La droite vénézuélienne est gouvernée par Washington et par le FMI qu’on verra malheureusement revenir. Elle veut détruire tous les accords de coopération avec Petrocaribe, provoquant une catastrophe humanitaire. Elle veut annuler les relations avec la Chine, avec la Russie et avec le reste de l’Amérique Latine et des Caraïbes pour effacer la nouvelle indépendance du continent. On veut dénaturer le Mercosur, l’Unasur, détruire l’Alba.

Mais nous serons là pour l’affronter. Nous sommes le parti des difficultés. Nous sommes dans une tranchée commune avec tout le continent.

Le Commandement Sud nord-américain a déjà annoncé ses projets. Tous les cinquante ans, les documents secrets de Washington rendus publiques révèlent les stratégies déstabilisantes adoptées dans d’autres situations historiques : au Guatemala, au Brésil, au Chili ; les jeunes générations verront la confirmation de ce que nous dénonçons sur la guerre économique et sur les centres de pouvoir qui font la guerre médiatique. John Kerry se croit le gouverneur du Venezuela, il intervient sans cesse dans la politique interne et souveraine de notre pays. Comme dans ces élections, contre les intérêts mêmes de son peuple, dont les relations avec le Venezuela bolivarien n’ont jamais été si étroites.

Dans le monde entier, les mouvements et les partis de gauche ont exprimé leur solidarité au socialisme bolivarien et maintenant s’interrogent sur la destinée du processus révolutionnaire, mais sur les erreurs commises aussi. Où doit-on concentrer l’analyse critique et donc la solidarité ?

Je suis infiniment reconnaissant pour les manifestations d’affection reçues. Les objectifs de la révolution bolivarienne sont ceux de tous les peuples qui luttent pour la liberté et la paix avec une garantie de justice sociale. Interrogeons-nous avec plus de détermination. Nous avons perdu une bataille.

Une élection, même importante, n’est qu’une bataille dans un projet plus général de transformation. Nous continuerons avec notre peuple, nous chercherons le dialogue aussi et maintenant surtout avec la partie qui s’est laissée convaincre par les mensonges de la droite et qui va comprendre à ses dépens de quelle nature est le « changement » réclamé avec force par l’opposition.

Beaucoup de ceux qui n’ont pas connu le vrai visage des partis de droite dans la IV République, croient que les droits conquis avec la révolution bolivarienne sont intouchables.

Mais ça ne se passera pas ainsi et on le verra bientôt. La solidarité internationale verra toujours à ses côtés la révolution bolivarienne sur les questions qui nous unissent : la liberté des femmes et des minorités, la liberté d’expression, l’opposition à la guerre et l’indépendance des peuples. Nous sommes là, nous ne sommes pas disposés à nous rendre. Pour cela, je mets ma vie en jeu.

Traduit de l’italien par Tina Leoni pour Investig’Action

Source : Il Manifesto

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 14:43

Publié le 6 Janvier 2016 par Lien-pads journal en ligne du PADS, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Agns le Golfe Persiqueérie.

 

Le Parti Tudeh d'Iran estime que l'escalade des tensions entre l'Iran et l'Arabie Saoudite est contraire  aux  intérêts des peuples d'Iran et de la région. 

 

Suite à l'exécution du Sheikh Nimr Baqr al-Nimr un clérical chiite dissident, par les autorités Saoudites, les relations politiques et diplomatiques de ce pays avec l'Iran - qui se sont déjà  détériorées dans les années récentes - sont maintenant devenues très critiques et elles ont accru la possibilité de dangereux conflits entre les deux pays. 

 

Conséquence de l'action calculée et provocatrice des dirigeants réactionnaires de l'Arabie Saoudite en exécutant Cheikh Nimr, le clérical cheikh chiite, le samedi 2 janvier, à côté de 46 autres personnes  - qui selon les nouvelles publiées étaient pour la plupart affiliées au groupe terroriste Al-Qaeda- les hooligans liés avec   la Garde  Révolutionnaire Iranienne et le Corps de la milice Basij et les Forces de sécurité Iraniennes ont attaqué l'Ambassade de l'Arabie Saoudite à Téhéran et le bâtiment du Consulat iranien  de la ville de Mashhad. Au cours de ces raids, en plus des slogans clamés avec force, certains des manifestants devant l'indifférence des forces de police en ont profité pour pénétrer  dans les sous-sols de l'Ambassade et ils ont incendié une partie du bâtiment puis ont mis à sac des documents et des biens de l'ambassade. Selon les média du jour (3 janvier) Adil al-Jubeir, le Ministre des affaires étrangères de l'Arabie Saoudite, a annoncé que suite aux attaques sur les immeubles des missions diplomatiques saoudiennes en Iran, l'Arabie Saoudite a rompu ses liens diplomatiques avec l'Iran, et a demandé aux diplomates iraniens de quitter l'Arabie Saoudite dans les 48 heures. 

 

Le discours provocateur du dirigeant Suprême d'Iran, Ali Khamenei, hors des normes diplomatiques, au sujet de l'exécution du Cheikh Nimr, les attaques et les raids sur les immeubles de l'Ambassade et  du  Consulat Saoudiens sont politiquement et diplomatiquement injustifiés. L'invasion d'une ambassade d'un Etat sous quelque prétexte est considérée comme une invasion d'un pays et aux yeux des institutions internationales, y compris les Nations Unies, est condamnable. On doit ajouter qu'à la fois le Président et la direction judiciaire de l'Iran a qualifié l'attaque de l'ambassade Saoudienne comme illégale et a critiqué l'action. 

 

Il doit être noté que l'escalade des tensions entre l'Iran et l'Arabie Saoudite découle des querelles sérieuses entre les deux régimes au sujet des guerres locales en Syrie et au Yémen. Fin février, le régime saoudien a envahi le Yémen pour empêcher la victoire des forces Houthi et de leurs alliés qui, comme l'ont prétendu les Saoudiens, sont soutenus par l'Iran. Cette action de l'Arabie Saoudite et de ses alliés du Conseil de Coopération du Golfe fut d'empêcher la chute du précédent Président du Yémen que soutenait Ryadh et pour contrôler les développements politiques au Yémen en faveur des politiques réactionnaires du régime saoudien. Au sujet de la guerre locale en Syrie, l'Arabie Saoudite et les monarchies réactionnaires du Golfe persique en alliance avec la Turquie, les Etats-Unis et les Etats de l'OTAN veulent transférer le pouvoir de Bachar Al-Assad, le président élu de Syrie, aux groupes terroristes Wahhabites et Salifistes qu'ils soutiennent. L'Iran, dans un front commun avec la Fédération de Russie, l'Iraq, et le Hezbollah libanais soutient catégoriquement et pratiquement le maintien du gouvernement de Bachar Al-Assad et la politique étrangère du gouvernement syrien. 

 

Le voyage à Ryadh (le 28 décembre 2015) du Président turc Recep  Tayyip Erdogan, l'un des principaux protagonistes de la poursuite de la sanglante et destructrice guerre en Syrie, ne peut pas être sans relation avec la décision de l'Arabie Saoudite dans les récentes exécutions et l'escalade des tensions dans la région. La Turquie et l'Arabie Saoudite sont au centre de l'alliance des pays sunnites engagés dans les développements en Syrie. Durant ses entretiens officiels avec les autorités saoudiennes, Erdogan a parlé au sujet de la vision commune des deux pays en ce qui concerne l'avenir de la Syrie en formant des développements de conflits dans d'autres espaces dans les régions, y compris le Yémen, et il a dit: " Il est clair que les pas qui sont entrepris sans considérer le dynamisme, la sociologie, et l'histoire de la région se terminera seulement dans la sauvagerie et la brutalité". Dans ce voyage, Erdogan a annoncé officiellement le ralliement de la Turquie à l'Alliance réactionnaire des Etats Sunnites engagés en Syrie. 

 

Ce qui doit être clairement indiqué c'est que les déclarations irresponsables de personnalités influentes au sein du régime iranien au sujet des inquiétants événements ne contribuent pas au maintien de la paix et à ramener partout le calme. En fait ces déclarations servent les politiques dangereuses du régime réactionnaire de l'Arabie Saoudite. Ali Akhbar Velayati , le Chef  de la Recherche Stratégique du Conseil du discernement opportun en Iran a dit: " Les indications du mécontentement du gouvernement saoudite avec les événements du Yémen  et les développements de la région sont vus dans l'exécution du Cheikh Nimr." Il a dit qu'il est "certain" que l'Arabie Saoudite souffrira d'une défaite militaire au Yémen. Les nouvelles des média iraniens ont émis la déclaration durement formulée par les Corps des Gardes qui fait allusion à une " recherche de vengeance" pour l'exécution du Cheikh Nimr. Cette déclaration a menacé d'une "réponse appropriée" pour l'action de l'Arabie Saoudite. Les militaires iraniens ont aussi publié une déclaration dénonçant l'exécution du Cheikh Nimr et ils ont déclaré qu'il "est temps pour une réponse appropriée aux crimes de la famille Saoud." 

 

Le Parti Tudeh d'Iran condamne les politiques anti-populaires et réactionnaires du régime Saoudite et en même temps il exprime son grave  souci au sujet des événements des jours récents et la dangereuse escalade des tensions dans la région. Si cette profonde crise n'est pas gérée  sagement en se basant sur les intérêts nationaux de notre nation, elle peut être exploitée par les cercles des fauteurs de guerre à la fois par les deux parties et elle conduira à des conflits à venir. Elle sera la cause pour notre nation de souffrir d'un désastre imprévisible et de conséquences dévastatrices. Le régime saoudite est déterminé à prendre l'avantage de toute escalade de la tension contre la République islamique d'Iran afin de renforcer sa position dans la région et de poursuivre à approfondir l'isolement de l'Iran  qui aura un énorme coût politique et économique pour l'Iran. Les cercles réactionnaires  des fauteurs de guerre dans la structure du pouvoir du régime théocratique d'Iran pourraient aussi exploiter cette situation tendue de l'environnement et la possibilité de conflits pour réorganiser à leur avantage  l'atmosphère politique du pays, au cours des prochains nouveaux mois menant aux élections parlementaires (en février) et causer de nouveaux problèmes et de nouvelles mesures de sanctions dévastatrices contre l'Iran. Toute élévation de la tension et tout nouveau conflit militaire dans la région pourrait avoir de désastreuses conséquences pour l'avenir de notre patrie. 

 

Le Parti Tudeh, qui depuis longtemps est critique envers le régime anti-populaire de l'Arabie Saoudite  et son record sur la question des droits de l'homme, condamne l'exécution provocatrice du Cheikh Nimr Baqr al-Nimr et appelle les institutions internationales appropriées telles que la Commission des Droits de l'homme des Nations Unies à gérer sérieusement les violations des droits de l'homme qui se poursuivent dans ce pays. En même temps, nous dénonçons les assauts sur les immeubles de l'Ambassade et du Consulat de l'Arabie Saoudite en Iran et les dommages causés à leurs biens. Le gouvernement de la République Islamique d'Iran est tenu d'agir avec responsabilité selon les protocoles diplomatiques internationaux. Le Parti Tudeh d'Iran considère de sa responsabilité  la protection des intérêts du peuple d'Iran et sa position est de défendre la paix et à soutenir une solution pacifique pour mettre un terme à toutes les querelles et à tous les conflits régionaux, solution qui est basée sur la Charte des Nations Unies et du respect de la volonté et de la demande des nations. Actuellement, le Moyen Orient est comme un baril de poudre  qui dans l'éventualité de tout nouveau conflit militaire pourrait mener à une catastrophe de sang  et de feu pour son peuple déjà durement frappé. 

 

Le Comité Central du Parti Tudeh D'Iran 

 

3 janvier 2016

 

 

(Source solidnet- traduction de l'anglais par la rédaction du Lien) 

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 23:07

La rupture du contrat entre Orange et Partner Israël : Une victoire pour le mouvement de solidarité avec la Palestine et tous les défenseurs des droits humains
http://www.france-palestine.org/La-rupture-du-contrat-entre-Orange-et-Partner-Israel-Une-victoire-pour-le

Le 30 juin 2015, Orange annonçait un accord avec la société israélienne Partner pour mettre fin dans un délai de deux ans au contrat la liant à elle. Il n’aura pas fallu huit mois pour que soit annoncée la fin de ce contrat qui entachait gravement l’image de marque d’Orange du fait de l’implication active de Partner-Orange Israël dans la colonisation du territoire palestinien. Selon la presse Partner abandonne la marque Orange en février 2016.

Cette rupture intervient après plus de cinq années de mobilisation pour obtenir le désengagement d’Orange,  couronnées par la publication par sept organisations (AL HAQ, AFPS, CCFD, CGT, FIDH, LDH, Union syndicale SOLIDAIRES) du rapport « les liaisons dangereuses d’Orange dans le territoire palestinien occupé » en mai 2015 qui avait enfin amené Orange à trancher dans le sens de la rupture avec Partner.

Ce retrait de la marque Orange témoigne de la volonté de l’entreprise de finaliser au plus vite, en y mettant le prix, la sortie d’un « dossier pourri » aux effets d’image détestables pour l’entreprise. Il n’intervient pas seul, mais prend tout son sens à la suite du désengagement de Véolia de ses activités en Israël et du renoncement des entreprises Safège et Poma à s’impliquer dans le projet de construction d’un téléphérique à Jérusalem.

Il s’agit bien d’un nouveau succès du mouvement international pour le Boycott, le Désinvestissement, les Sanctions à l’égard d’un État, Israël, qui viole le droit international comme les droits humains élémentaires en Palestine. C’est un encouragement puissant pour les campagnes BDS menées en France pour obtenir le retrait de la vente des produits des colonies et leur interdiction pure et simple ainsi que la rupture de toutes relations commerciales ou financières profitant à la colonisation et l'occupation. C'est dans ce sens que nous continuerons à agir, avec la détermination totale de faire respecter notre liberté d'opinion et d'expression pour ces actions.

Voir le communiqué commun AFPS, Al Haq, CCFD-Terre solidaire, CGT, FIDH, LDH, Union syndicale Solidaires http://www.france-palestine.org/L-entreprise-israelienne-Partner-confirme-la-resiliation-de-son-contrat-avec

http://www.france-palestine.org/La-rupture-du-contrat-entre-Orange-et-Partner-Israel-Une-victoire-pour-le

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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 17:15
France - Arabie saoudite : une si étroite amitié

Paris a condamné du bout des lèvres les 48 exécutions réalisées par Ryad. Car depuis trois ans et demi, la plupart de nos initiatives diplomatiques n’ont qu’un seul objectif: faire ami-ami avec l’Arabie saoudite. Et attirer les milliards des princes Saoud.

François Hollande avec le roi Salmane, en mai 2015. (Christophe Ena/AP/SIPA)François Hollande avec le roi Salmane, en mai 2015. (Christophe Ena/AP/SIPA)

Tout commence pendant la campagne électorale de 2012. Animée par Hubert Védrine, l’équipe qui conseille François Hollande en matière de politique étrangère émet plusieurs propositions au candidat socialiste.

La première : rééquilibrer notre diplomatie dans le Golfe, exclusivement tournée par Nicolas Sarkozy vers le Qatar, au profit de l’Arabie saoudite. Le futur locataire de l’Elysée est tout à fait d’accord.

Il se souvient que son modèle, François Mitterrand, avait effectué son premier voyage à l’étranger, en septembre 1981, à Riyad, et cela afin de remercier le roi Khaled d’avoir soutenu le franc, très attaqué juste après son élection. Tout naturellement, pour son premier déplacement au Moyen-Orient, en novembre 2012, François Hollande se rend en Arabie. Le 31 août 2013, le rapprochement s’accélère. Ce jour-là, Barack Obama renonce au dernier moment à bombarder les installations chimiques de Bachar al-Assad, que les Saoud détestent.

Premier partenaire commercial de la France dans le Golfe

François Hollande et le roi d’Arabie pestent ensemble contre le leadership émoussé de la Maison Blanche. La France a une carte à jouer. Quelques semaines plus tard, Laurent Fabius s’oppose publiquement à la signature d’un accord entre l’Iran et les six grandes puissances sur le nucléaire, jugé trop favorable à Téhéran, l’autre ennemi intime de l’Arabie. L’alliance Paris-Riyad est scellée.

En gage d’amitié, fin décembre 2013, le roi promet à François Hollande 15 milliards d’investissement en France. Il accepte aussi de financer l’achat par le Liban de 3 milliards d’armes françaises. En janvier, la mort du roi Abdallah inquiète Paris. Le nouveau souverain va-t-il poursuivre le rapprochement sonnant et trébuchant ? Réponse un mois plus tard : en février, l’Egypte achète 24 Rafale sur un budget étatique totalement renfloué par l’Arabie saoudite.

En mai, François Hollande est reçu en héros à Riyad (troisième visite dans le royaume saoudien). On parle d’une vingtaine de projets économiques pour des dizaines de milliards d’euros. Mais pas - ou si peu - des 38 exécutions capitales réalisées au cours du seul premier trimestre dans le royaume. L’abolition de la peine de mort est pourtant l’un des thèmes de campagne favoris du Quai d’Orsay.

Vincent Jauvert

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25 décembre 2015 5 25 /12 /décembre /2015 22:10

Que se passe-t-il en Turquie ?

 

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22 décembre 2015

Ces images ne sont pas prises en Syrie, mais dans l’est de la Turquie où l’armée assiège des quartiers et les villes kurdes de Cizre, Silvan, Nusaybin et Mardin. De telles exactions n’avaient plus eu lieu depuis les années 90, époque où la Turquie était unanimement décrite comme une dictature militaire.





Depuis quelques mois, l’armée turque assiège des villes, tire à balles réelles sur des manifestants et procède à des arrestations massives. La véritable cible de cette opération est le PKK et plus largement les Kurdes, militants pour l’autonomie ou pas. Les arrestations se font sans distinction et vont du syndicaliste, à l’instituteur en passant par les adolescents.







A l’université de Sirnak, la police turque a investi des logements étudiants et a arrêté 15 étudiantes pour avoir protesté contre le siège des villes kurdes par l’armée turque en faisant du bruit depuis leur logement.





Le bâtonnier de l’ordre des avocats de Diyarbakir, Tahir Elçi a été tué d’une balle dans la tête alors qu’il s’adressait aux médias à l’occasion d’une conférence de presse. Il appelait à l’apaisement et à la fin du siège de Sur, quartier de la grande ville kurde de Diyarbakir.





La violence de l’armée a atteint des sommets difficilement compréhensibles. Des centaines de civils ont déjà été tués.

 

Du processus de paix à la guerre ouverte

Erdogan a décidé de tourner la page des négociations de paix avec le PKK entamées lors de son précédent mandat et de mener une guerre ouverte aux Kurdes, qu’ils soient modérés ou rebelles.[...]

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 21:24

L’opposition a remporté la majorité dans un processus électoral qui a été défini par les observateurs internationaux comme l’un des systèmes les plus sûrs et transparents au monde.

Le Plan République, composé de 163.000 membres des forces armées bolivariennes a été efficacement déployé dans tout le pays, notamment dans la région frontalière avec la Colombie, pour veiller à ce que les élections se déroulent dans un climat de paix et sécurité.

Depuis que la nouvelle Constitution fut approuvé en 1999 sous l’initiative du président Hugo Chavez, et avec des taux de participation les plus élevés dans l’histoire de la démocratie au Venezuela, 20 élections ont eu lieu les derniers 16 ans avec un modèle de démocratie participative originale et créative.

A cette occasion, les votants des différents partis se sont montrés particulièrement satisfaits avec le déroulement du processus électoral, malgré les campagnes persistantes de rumeurs ayant pour cible le Conseil National Electoral.

Jusqu’à la dernière minute, des acteurs nationaux et internationaux ont questionné la fiabilité du système électoral vénézuelien, avec la répétition d’un récit grossier et mensonger basé sur des rumeurs et des attaques personnalisées contre la présidente du CNE Tibisay Lucena.

Des ex-présidents de droite de plusieurs pays d’Amérique Latine, dont l’ex président colombien Pastrana, ont montré une attitude d’ingérence constante et une délégation s’est même rendu le jour de la votation sans compter avec l’accréditation correspondante du CNE, ce qui leur a valu une demande d’expulsion du territoire.

L’épouse de Leopoldo Lopez, Lilia Tintori, s’est réjoui des résultats et s’est montrée confiante dans la suite, en annonçant qu’elle n’allait pas baisser ses bras " jusqu’à la libération de tous les prisonniers". Souvenons-nous que son mari Lopez a été emprisonné pour son rôle dans l’incitation à la violence début 2014, qui a entraîné 43 victimes mortelles lors de l’opération anti-démocratique appelée "La Sortie". Le comité de victimes des guarimbas [groupes dont le moyen d’expression est la violence de rue. Note du GS] a effectué des tournées en Europe avec le silence des médias, tandis que le cas de Leopoldo Lopez est présenté comme celui d’un prisonnier politique. Le regretté écrivain uruguayen Eduardo Galeano aurait décrit cette situation comme "le monde à l’envers"

Après deux années particulièrement difficiles sur le plan social et économique en raison du modèle rentier du pays qui lui fait dépendre des prix du baril de pétrole ; de la chute depuis un an du prix du baril de 100 à moins de 40 dollars ; du phénomène de stockage massif des denrées alimentaires par les grands distributeurs, entraînant des queues pour les aliments fournis par le gouvernement ; des campagnes de désinformation médiatiques visant à déstabiliser le pays ; et des tentatives de déstabilisation telles que le décret Obama, on constate une ingérence permanente du capitalisme et de la droite internationale face à laquelle le peuple a exprimé son mécontentement avec son vote.

Il est digne de souligner qu’une fois les résultats connus, cette fois-ci l’opposition de la MUD (Mesa de Unidad Democratica), n’a pas dénoncé la fraude dans le système électoral. Les sympathisants avec le processus bolivarien affrontent une année 2016 très compliquée avec l’impossibilité de gouverner, de provoquer la démission des ministres de la majorité, allant jusqu’à la quasi certitude du recours à un référendum révocatoire contre le président Maduro.

La guerre économique et médiatique ont sans doute joué un rôle essentiel dans l’orientation du vote, mais l’écart dans les résultats (107 députés pour l’opposition et 55 pour le PSUV) met en évidence aussi une gestion insuffisante à plusieurs niveaux par le gouvernement. Les voix critiques et constructives devront être écoutés pour que les différentes composantes et forces politiques rassemblées dans le GPP Gran Polo Patriotico, coalition de la majorité, restent unies et le processus bolivarien assure sa continuité dans des circonstances extrêmement adverses.

Alex Anfruns

Envoyé spécial d’Investig’Action à Caracas

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 20:03

La Russie débat d’une alternative financière orthodoxe non orthodoxe

Par F. William Engdahl
Mondialisation.ca, 17 décembre 2015
église orthodoxe

Un important débat est en cours en Russie depuis l’imposition des sanctions financières occidentales aux  banques et aux sociétés russes en 2014. Il fait suite à une proposition présentée par le Patriarcat de Moscou de l’Église orthodoxe. La proposition, qui ressemble à bien des égards aux modèles bancaires islamiques sans intérêts, a été dévoilée la première fois en décembre 2014, face à la profondeur de la crise du rouble et au prix du pétrole en chute libre. Depuis août, l’idée a reçu un énorme coup de pouce avec l’approbation de la Chambre de commerce et d’industrie de Russie. Elle pourrait changer l’histoire pour le meilleur selon ce qui en sera fait et où elle conduit.

Il y a vingt ans, pendant l’ère Eltsine, dans le chaos de l’hyperinflation en Russie suite à la thérapie de choc du FMI, l’Église orthodoxe russe a présenté une proposition alternative pour des services bancaires sans intérêts. Pendant cette période, une tripotée d’économistes russes libéraux, adeptes du marché libre, dans l’entourage de Eltsine, comme Yegor Gaider, ont prévalu. Ils ont livré les actifs de l’État russe au pillage par les banques occidentales, les hedge funds et les corporations.

Lors de ma première visite en Russie, en mai 1994, pour donner une conférence dans un institut économique russe sur la thérapie de choc du FMI, j’ai vu de première main la mafia sans foi ni loi, la mafia Russkaya, fonçant à travers la rue Tverskaya presque vide, près de la Place Rouge dans la nouvelle limousine Mercedes 600 dernier modèle, sans plaques d’immatriculation. Ce fut un temps dévastateur pour la Russie, et Washington et les technocrates du FMI savaient exactement ce qu’ils faisaient en favorisant le chaos.

Les sanctions américaines concentrent l’attention

En 2014, beaucoup de choses ont changé en Russie. Plus important encore, l’engouement qui existait il y a deux décennies pour tout ce qui venait de l’Amérique a naturellement disparu. Les sanctions financières du Trésor américain ont été lancées par étapes en 2014 contre des individus spécifiques autour du président Poutine, puis des banques et des sociétés ciblées dépendant du crédit étranger. Elles ont eu pour effet de forcer un réexamen critique de la part des intellectuels, des représentants du gouvernement russe et du Kremlin lui-même.

La suite sur Mondialisation.ca

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