Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Sur franceinfo, Leila Shahid, ex-ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne, a jugé Shimon Peres "décevant pour les partisans de la paix palestiniens mais aussi israéliens". L’ancien premier Ministre israélien est mort mercredi 28 septembre à l’âge de 93 ans.
France info, mercredi 28 septembre 2016
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Ce film est une pépite et il faut s’attendre à des réactions très enflammées de la part des soutiens d’Israël après la diffusion, ce mardi 27 septembre sur Arte, du documentaire du réalisateur israélien Shimon Doton, « Les Colons ».
Le film montre à quel point « ce monstre d’un demi-million de personnes fait aujourd’hui obstacle à la paix », dixit Akiva Eldar, journaliste à Haaretz. A partir de 20h55, la chaîne franco-allemande propose ce fabuleux documentaire très pédagogique, nourri d’importantes et inédites images d’archives et qui donne la parole aussi bien aux pionniers du mouvement de colonisation, qu’aux colons actuels, religieux ou laïcs.
Divisé en deux parties de 50 minutes, le film retrace pas à pas l’entreprise criminelle de l’Etat d’Israël depuis 1967, depuis le jour où le premier colon s’est installé en Cisjordanie. Près de 50 ans plus tard, le résultat est effroyable pour les Palestiniens : ce sont un peu plus de 400 000 colons (sans compter Jérusalem-Est avec ses 200 000 colons) qui vivent illégalement en Cisjordanie, avec la bénédiction de tous les gouvernements israéliens, répartis dans 225 colonies, au milieu de 2,7 millions de Palestiniens.
Le film a pour mérite de se concentrer, non pas sur les répercussions de la colonisation auprès de la population palestinienne, un sujet hautement traité, mais sur les raisons qui ont mené à l’implantation de toutes ces colonies, ainsi que de leurs justifications, souvent religieuses.
Un documentaire qui fait froid dans le dos et qui ne laisse rien présager de bon pour l’avenir de la Palestine. A ne pas louper.
Nadir Dendoune
La prophétie
mardi 27 septembre à 20h55 (51 min)
Rediffusion jeudi 29.09 à 9h25
Une exploration en profondeur de l’histoire des communautés de colons, qui exercent une influence déterminante et controversée sur le futur d’Israël. Premier volet : la prophétie. En 1967, la victoire d’Israël lors de la guerre des Six Jours et sa mainmise sur Jérusalem-Est et la Cisjordanie offrent de nouvelles perspectives à ceux qui rêvent de retrouver la "Judée-Samarie" biblique.
Qui connaît ce que fut le sort d’une ville qui s’appelle aujourd’hui St-Pétersbourg ? Il fut un temps où elle s’appelait Leningrad.
L’ignorance de l’Histoire étant devenue une caractéristique des jeunes générations, rappelons que le siège de Leningrad par les troupes allemandes a commencé début septembre 1941. Parties des pays baltes conquis en juillet-août, les divisions allemandes du groupe d’armée nord de la Wehrmacht sont arrivées à proximité de la ville en quelques jours. Avec l’ordre d’Hitler de « raser Leningrad de la surface de la terre », elles passent à l’attaque et se heurtent à une résistance acharnée au point que les Allemands décident d’en faire le siège. Il a duré 872 jours pour se terminer en janvier 1944. Il a coûté la vie à 1.800.000 personnes, dont 1.600.000 Russes parmi lesquels un peu plus de 600.000 sont morts de faim. Mais la population de la ville et les forces soviétiques ont tenu bon. Cette ville est devenue, avec Stalingrad, un symbole de la résistance à l’envahisseur et des souffrances infligées par la Wehrmacht. Pendant trois ans, la formidable résistance de Leningrad a fixé sur place une partie importante de l’armée allemande, rendant impossible la conquête de l’URSS. La ville de Leningrad est une de ces grandes villes martyres de la Seconde guerre mondiale. Une de ces villes russes, innombrables, dont la conquête, réussie ou pas, a affaibli considérablement les capacités militaires de l’Allemagne d’Hitler.

Des infirmières venant en aide aux blessés lors du premier bombardement ( Source www.wsws.org )
Aujourd’hui, 72 ans après l’échec allemand devant Leningrad, des blindés allemands, frappés de la croix de fer, héritée de la Wehrmacht et restée le symbole de la Bundeswehr, se déploient, une nouvelle fois, à 150 km de la ville. Précisément dans les pays baltes – aujourd’hui dirigés par des gouvernements d’extrême-droite – d’où ils lancèrent l’offensive vers Leningrad.
On ne peut plus parler aujourd’hui, et nul ne s’en plaindra, de militarisme allemand comme on le faisait à bon droit tant avant 1914 qu’avant 1940. Mais il faut parler dans le même sens donné à cette expression, de militarisme américain. Les Etats-Unis d’Amérique ont besoin d’un ennemi pour justifier leur « leadership » mondial, comme dieu a besoin du diable pour justifier son existence. Et les va-t-en guerre à la tête des armées US représentent une menace permanente pour la paix du monde. D’autant qu’ils peuvent compter sur la servilité des dirigeants européens.
Les engagements pris après la fin de la guerre froide ont été reniés par les Occidentaux. L’OTAN ne devait pas s’installer aux frontières de la Russie (ainsi que rappelé dans un excellent article de la revue Foreign Affairs, 29 octobre 2014). Les USA, avec des complicités européennes, ont fomenté des révoltes initiées par des ONG locales financées par les USA et l’UE. En utilisant habilement le ressentiment bien légitime des populations pour les épreuves subies du temps de l’Union soviétique, ces révoltes ont d’abord suscité de la part du pouvoir en place, démocratiquement élu, une répression qui a servi de prétexte à des rapports d’ONG internationales de défense des droits de l’Homme, financées elles aussi, par les USA et l’UE. Ces ONG internationales, peu le savent, sont financées pour stigmatiser les gouvernements que les USA et leurs vassaux européens veulent renverser, qu’ils soient démocratiquement élus ou pas. C’est ce qui s’est passé en Ukraine et en Géorgie. En Serbie, pour affaiblir un allié traditionnel de la Russie, le choix fut le démembrement du pays au prix d’une guerre illégale au regard du droit international et la création d’un Etat artificiel, le Kosovo, devenu aujourd’hui un Etat mafieux. Le but : encercler la Russie d’Etats passés sous le contrôle de l’OTAN.
Le renversement en Ukraine d’un gouvernement démocratique remplacé aujourd’hui par un gouvernement où domine l’extrême-droite fascisante et raciste a suscité la réaction de Moscou, mais aussi de populations russophones à l’est du pays ainsi que la rétrocession à la Russie de la Crimée par une population qui ne demandait que cela depuis l’effondrement de l’Union soviétique. En effet, dès 1992, le parlement de Crimée demandait déjà sa sortie de l’Ukraine. Le résultat du référendum approuvant cette rétrocession n’aurait pu être contesté si Moscou avait eu la malice de demander à l’ONU de l’organiser. Mais il est probable que les membres permanents occidentaux du Conseil de Sécurité de l’ONU auraient refusé cet exercice démocratique.
Car, ce que les Occidentaux appellent « l’annexion de la Crimée » leur est trop utile. Il leur offre le prétexte rêvé pour désigner un nouvel ennemi dont ils ont tant besoin pour satisfaire les attentes de leurs complexes militaro-industriels. Et imposer un embargo sur la Russie dont les producteurs Européens sont les principales victimes. Et installer des troupes dans les pays limitrophes de la Russie. Et organiser en Pologne et dans les pays baltes des manœuvres réunissant des dizaines de milliers de soldats qui sont autant de provocations adressées à la Russie.
Après les manœuvres organisées en mai qui ont vu, comme en 1941, des soldats espagnols (la brigade BRILAT aujourd’hui, la Division AZUL hier) aux côtés des troupes allemandes, des décisions récentes prises à Hanovre puis à Varsovie, sur ordre des USA, vont amener des éléments blindés allemands à opérer de nouveau à proximité de la Russie.
De la Mer Baltique à la Mer Noire, l’OTAN a érigé une ligne offensive – a « front line », pour parler comme eux – contre la Russie. L’OTAN met en oeuvre une véritable politique d’encerclement qui peut conduire au pire.
Jusqu’où ira l’obsession guerrière des USA ? Jusqu’où ira la servilité européenne ?
En mai dernier, quelques jours avant le 75e anniversaire du déclenchement de l’opération Barbarossa, nom donné à l’invasion de l’Union soviétique, des chars allemands frappés de la croix de fer se sont déployés de nouveau à 150 km d’une ville qui s’appelait alors Leningrad.
Réfléchissons et résistons.
Raoul Marc JENNAR
22 juillet 2016.
Pour mémoire
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Articles :: Événements militaires - 1941, Le siège de Leningrad
L'attaque allemande Les armées allemandes s'organisèrent et, le 4 septembre, les bombes commencèrent à tomber sur Leningrad. Le 8, la ville était presque entièrement encerclée. Aucun camion ...
http://www.secondeguerre.net/articles/evenements/es/41/ev_siegeleningrad.html
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Articles :: Événements militaires - 1941, L'opération Barbarossa
L'ordre de Hitler demandant de préparer l'invasion de l'URSS vint dès décembre 1940. Celui-ci pouvait compter sur l'appui de la Finlande, de la Hongrie et de la Roumanie. Cette invasion avait po...
http://secondeguerre.net/articles/evenements/es/41/ev_barbarossa.html
Lu sur le blog de Jean Gadrey dont nous ne partageons toutes les analyses ou propositions, mais que nous rejoignons sur de nombreux points. Notamment sur celui évoqué par cet article. On parle fort peu des formes modernes du néo-colonialisme en Afrique. L'UE veut imposer à l'Afrique une Union économique qui ressemble fort à celle qu'on veut nous imposer avec les Etas-Unis (TAFTA). Nous avons déjà repris des textes sur cette question. Nous les mettons en lien ci-dessous, après l'article de Jean Gadrey ( blog Alternatives économiques)
Voici une très bonne nouvelle, reçue de mon ami Jacques Berthelot, un expert sur ces questions. Elle ne passera dans aucun JT. Si la Tanzanie, qui vient de renoncer à signer un « accord de partenariat économique » (APE) entre l’UE et l’Afrique de l’Est, tient bon face aux inévitables pressions, ce sera la meilleure nouvelle de l’année pour les peuples africains, et peut-être au-delà.
J’ai plusieurs fois parlé de ces funestes APE que l’UE cherche à imposer dans nombre de pays et grandes régions du Sud, en particulier en Afrique de l’Ouest pour l’un d’eux, en Afrique de l’Est pour un autre. Ce sont des Tafta et des Ceta en pire, des machines de guerre économique du néocolonialisme néolibéral dominé par les multinationales et la finance. Voir les quatre billets suivants, qui datent de 2014.
- S’opposer à l’APE Europe-Afrique de l’Ouest (10 juillet 2014)
- STOP-APE : un appel aux organisations de la société civile et aux élus, en Europe et en Afrique (26 juillet 2014)
- Nouvelles du front : stopper l’APE entre l’UE et l’Afrique de l’Ouest (9 août 2014)
- Les APE à la portée de tous (19 octobre 2014)
LA TANZANIE OUVRE UNE VOIE
Or on vient d’apprendre que la Tanzanie ne signera pas l’APE « Afrique de l’Est » le 18 juillet comme cela était prévu avec une cérémonie officielle à Nairobi. Si ce pays ne le signe pas, cet accord entre l’UE et cinq pays (Burundi, Kenya, Ouganda, Rwanda et Tanzanie, pays le plus peuplé des cinq avec 52 millions d’habitants) sera enterré.
Et si cela se produit, ce qui n’est pas encore certain mais assez probable, cela ne peut pas être sans conséquence sur l’APE encore plus gros avec l’Afrique de l’Ouest. Il concerne 16 pays, dont l’énorme Nigéria avec ses 182 millions d’habitants. Or justement le Nigéria semble déjà très réticent. L’exemple tanzanien pourrait contribuer à le faire basculer vers le refus.
UN BENEFICE COLLATERAL DU BREXIT ?
Pourquoi cette volte-face de la Tanzanie ? On peut penser que ce pays était déjà peu enthousiaste, mais le Brexit a probablement aidé à transformer le doute en refus, ou fourni un bon prétexte. Si l’on en croit le Daily Nation d’hier 9 juillet, le représentant de la Tanzanie a effectivement mis en avant le « turmoil » (tourmente) créé par le Brexit.
Mais de façon plus déterminante, il a également déclaré : « Nos experts ont montré que cet APE ne bénéficierait pas à nos industries locales. Au contraire, il conduirait à leur destruction vu que les pays riches domineront le marché ». Le Daily Nation mentionne aussi l’hostilité croissante d’universitaires et de mouvements sociaux à ces accords « néocoloniaux ».
Cela dit, il est vrai que la sortie du Royaume Uni de l’UE modifie les termes des échanges et des accords de « libre échange » (ALE), et parfois dans de fortes proportions. Jacques Berthelot fait ainsi remarquer que, s’agissant du CETA entre l’UE et le Canada, le seul Royaume Uni représente 43 % des importations de l’UE28 en provenance du Canada et 15 % des exportations de l’UE28 vers le Canada.
Quoi qu’il en soit, savourons la bonne nouvelle en espérant qu’elle va bel et bien aboutir à une défaite cinglante de l’UEFA…
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Sénégal : " Si les APE sont signés, c'est la mort de la filière avicole "
Depuis 2002, l'UE négocie avec la CEDEAO un Accord de Libre Echange (ALE) dénommé APE. L'APE UE-CEDEAO prévoit une libéralisation à 75% sur 20 ans en 3 étapes (5 ans, 15 ans puis 20 ans) Ava...
http://www.investigaction.net/senegal-si-les-ape-sont-signes-cest-la-mort-de-la-filiere-avicole/
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Les Etats Unis et l'OTAN auraient-ils la tentation d'une guerre chaude? - Le blog de Lucien PONS
samedi 9 juillet 2016 Les Etats Unis et l'OTAN auraient-ils la tentation d'une guerre chaude? L'agressivité de la propagande guerrière anti-russe atteint des niveaux inquiétants juste au moment ...
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Manifestation à Ferguson, credit Photo Loavesofbread – CC BY-SA 4.0 – source
Le racisme ne tombe pas du ciel.
Il n’est pas dans la « nature humaine » qui d’ailleurs n’existe pas.
C’est une construction sociale qui est le résultat de rapports sociaux déterminés.
Considéré autrui comme inférieur à cause de la couleur de sa peau ou de son appartenance à un autre pays que le sien n’a rien de spontané: pas de racisme dans le jardin d’enfants.
En revanche quand l’idéologie dominante – celle des classes dominantes – justifie le colonialisme, c’est-à-dire le pillage et l’exploitation d’un pays par un autre, en prétendant qu’il est naturel et sain que le plus « civilisé » domine le « sauvage », alors une image du colonisé s’impose dans la société du colonisateur : celle d’un inférieur.
Certes il y a une diversité de justification de la « mission civilisatrice » à l’affirmation d’une » guerre des races », mais le fond reste le même : le racisme permet aux classes dirigeantes de s’enrichir par le colonialisme et de diviser ceux qui sont exploités, colonisés ou prolétariat du pays colonisateur.
Aux États-Unis où l’esclavage a été abolit très tardivement (à partir de 1865 après une guerre civile ), où les populations « indiennes » ont été liquidées et se trouvent toujours déportées dans des camps, et où la ségrégation de fait n’est pas terminée (les mariages mixtes n’ont été autorisés qu’en 1967), le racisme reste un problème central dans la société. Et ce n’est pas l’élection d’un président noir qui change la situation sociale des afro-américains étasuniens. [...]
L'article intégral sur le site du PRCF, Initiative communiste.
Zirndorf est une petite ville de Franconie de près de 26 000 habitants, située dans la banlieue de Nuremberg. C'est du Forum social d'une ville proche, Fürth, qu'est venu le soutien aux luttes contre la loi Travail que nous avons reproduit sur ce blog.
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Zirndorf se mobilise contre l’extrême-droite et le racisme
Ce samedi 2 juillet, des néo-nazis, dont David Köckert, ex-dirigeant du NPD de Thuringe et Dan Eising du groupe "Rechten", avaient organisé un rassemblement à Zirndorf, en Moyenne-Franconie, po...
Communiqué du Communist party of Britain, 24 juin 2016. Lu sur Initiative communiste
Traduction : Taki, pour www.initiative-communiste.fr journal du PRCF
Le résultat du référendum présente un coup énorme et potentiellement désorientant porté à la classe dominante capitaliste en Grande-Bretagne, ses politiciens stipendiés et ses alliés impérialistes dans l’UE, les États-Unis, le FMI et l’OTAN.
Le peuple a parlé et la souveraineté populaire demande maintenant que le Parlement de Westminster accepte et applique sa décision. La gauche doit désormais redoubler d’efforts pour transformer le résultat du référendum en une défaite pour l’ensemble de l’axe UE-FMI-OTAN.
Mais il est clair que le gouvernement Cameron-Osborne a perdu la confiance de l’électorat et on ne peut lui accorder la responsabilité de négocier la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Il devrait démissionner immédiatement.
Par ailleurs, le Parti communiste n’a aucune confiance dans le fait qu’un gouvernement conservateur mené par un autre député pro-patronal, pro-impérialiste et pro-néolibéral comme Boris Johnson Michael Gove, Liam Fox et Iain Duncan Smith saurait résister aux pressions de la City, du grand patronat, des États-Unis et de l’OTAN pour empêcher la sortie de l’UE.
Si un gouvernement alternatif ne peut contrôler une majorité à la Chambre des Communes, des élections générales doivent être convoquées sans délai.
Cela rend d’autant plus important le fait que la direction du Labour a immédiatement plaidé pour le respect et l’application totale de la décision du référendum. De plus, cela montrerait sa détermination à négocier les termes de la sortie et les futurs traités avec les pays de l’UE et les autres, sur la bases de nouveaux arrangements qui placent les intérêts des travailleurs, ici et internationalement, avant ceux du grand patronat et du « marché libre » capitaliste.
Dans tous les cas, il sera également vital de contrer la résurgence de la xénophobie et du racisme, déchaînés par les forces dominantes des deux camps de la campagne référendaire.
L’unité et la mobilisation des forces du mouvement ouvrier et progressiste sont essentielles pour expliquer les bienfaits de l’immigration et contrer l’appel diviseur et anti-classe ouvrière de UKIP et d’autres partis de droite et d’extrême-droite.
Nous devons maintenant lutter pour assurer qu’une Grande-Bretagne hors de la « Forteresse Europe » utilise sa liberté pour accueillir les gens du monde entier afin de travailler, d’étudier, et de vivre ici et conduire l’Europe à fournir un havre de paix pour les demandeurs d’asiles et les réfugiés.
Lire l'intégralité et le texte en anglais en cliquant sur le lien ci-dessous
La Confédération syndicale internationale, qui regroupe plus de 330 organisations syndicales dans 162 pays, alerte sur l’affaiblissement des droits des travailleurs au niveau mondial. Une dégradation qui va de pair, dans de nombreux pays, avec l’accroissement des restrictions à la liberté d’expression et à la liberté de réunion, et avec une dérive autoritaire des dirigeants politiques.
Pour la troisième année consécutive, la Confédération syndicale internationale publie son état des lieux des droits des travailleurs dans le monde, et le tableau n’est guère reluisant. Non seulement de nombreux pays dans le monde ne reconnaissent que très partiellement ou pas du tout les droits syndicaux les plus basiques : le droit de grève, par exemple, n’est reconnu que dans un gros tiers des 141 nations étudiées. La tendance globale est même à la régression, y compris dans des régions du monde plutôt favorables aux syndicats comme l’Europe. Le nombre de pays où les syndicalistes font l’objet de violences, de menaces ou sont assassinés est ainsi en augmentation rapide : plus d’un cinquantaine en 2016.
Pour la CSI, cette dégradation est à mettre en relation avec un recul général des valeurs démocratiques et des libertés civiles dans le monde, à la faveur de la crise économique et des troubles géopolitiques. « Nous sommes confrontés au rétrécissement de l’espace démocratique et à une augmentation de l’insécurité, de la crainte et de l’intimidation des travailleurs et des travailleuses, déplore Sharan Burrow, secrétaire générale de l’organisation (lire notre entretien récent avec elle ici). La répression des droits des travailleurs va de pair avec un contrôle accru exercé par le gouvernement sur la liberté d’expression, de réunion, ainsi que d’autres libertés civiles fondamentales, et un nombre trop élevé de gouvernements cherchent à consolider leur propre pouvoir, étant souvent aux ordres des grandes entreprises, qui considèrent généralement que les droits fondamentaux sont incompatibles avec la recherche du profit à n’importe quel prix. »
L’Indice mis au point par la Confédération syndicale internationale classe les pays sur une échelle allant de 1 à 5+, selon que les violations des droits des travailleurs y sont sporadiques ou structurelles. À titre d’exemple, la France et l’Allemagne obtiennent un 1, le Canada et le Japon un 2, la Grande-Bretagne et l’Espagne un 3, les États-Unis un 4, la Chine un 5. Parmi les 10 pays les pires pour les droits des travailleurs [1], on trouve des pays qui se sont fait une spécialité d’accueillir les usines en bas de chaîne de la mondialisation, comme la Chine, le Cambodge ou la Turquie. On y trouve aussi le Qatar, où son impliquées les grands entreprises françaises de BTP : syndicats et défenseurs des droits de l’homme y dénoncent l’exploitation forcenée des ouvriers sur les chantiers, des migrants venus d’Asie privés de leur passeport (lire notre enquête : Conditions de travail sur les chantiers du Qatar : quel est le rôle de Bouygues et Vinci ?). L’ONG Sherpa a d’ailleurs porté plainte contre Vinci en France pour des atteintes aux droits humains de ces travailleurs ; le groupe BTP a rétorqué par pas moins de 6 plaintes pour diffamation ou atteinte à la présomption d’innocence [2].
Et la France ? Elle est relativement bien classée au niveau mondial - elle figure parmi les 13 pays seulement (tous Européens à part l’Uruguay) qui obtiennent la meilleure note possible, correspondant à des « violations sporadiques » des droits syndicaux. Les auteurs du rapport déplorent cependant une tendance croissante à la criminalisation de l’action syndicale, citant notamment les poursuites organisées contre des syndicalistes d’Air France suite à « l’affaire de la chemise », la condamnation de syndicalistes de l’ancienne usine Goodyear d’Amiens en janvier 2016 pour avoir retenu des cadres dans leur usine, ainsi que la condamnation de militants de la CGT-Énergie pour avoir occupé un site d’EDF en 2008. (Voir la totalité des informations sur la France ici.) Les risques de régression concernent aussi le reste de l’Europe : la CSI dénonce notamment les propositions du gouvernement de la Finlande et la nouvelle loi sur les syndicats au Royaume-Uni.
Toutes les informations sur le rapport de la CSI en français, à lire ici.
Olivier Petitjean