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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 22:49
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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 10:31
Vu sur le site du Grand Soir.  Nous mettons en ligne le début de l'article.
Entretien avec Maidhc O Cathail
Hillary Clinton, la « Reine du Chaos »

1. Dans votre dernier livre, vous appelez Hillary Clinton la « Reine du Chaos. » Pouvez-vous expliquer pourquoi vous avez choisi ce sobriquet péjoratif pour décrire Hillary ?

En un mot, la Libye. Hillary Clinton était si fière de son rôle majeur dans le déclenchement de la guerre contre la Libye qu’elle et ses conseillers avaient initialement prévu de l’utiliser comme base d’une « doctrine Clinton », ce qui signifie une stratégie de changement de régime façon « smart power » , comme un slogan de la campagne présidentielle.

La catastrophe libyenne m’a effectivement inspiré d’écrire ce livre, ainsi que le danger croissant d’une guerre avec la Russie.

La guerre engendre le chaos, et Hillary Clinton a été un défenseur avide de toutes les guerres d’agression des Etats-Unis au cours du dernier quart de siècle. Ces guerres ont dévasté des pays entiers et provoqué une crise de réfugiés ingérable. La seule chose qu’a produit « l’expérience en politique étrangère » tant vantée d’Hillary est le chaos.

[...] la suite sur le site du Grand Soir.  Lien ci-dessus.

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 10:03

PANAMA PAPERS COMMUNIQUE CGT FINANCES PUBLIQUES

PANAMA PAPERS... QUAND LA PRESSE SE DECIDE ENFIN A COMMUNIQUER !

4 avril 2016, les médias dévoilent des informations sur des sociétés offshore établies au Panama qui blanchissent de l'argent pour le compte de clients plus ou moins prestigieux... D'un seul coup, la fraude et l'évasion fiscale seraient la nouveauté et le scandale du moment.

Pour les agents de notre administration ce qui est dévoilé n'est pas une surprise...
Depuis des années à la DGFIP, la CGT Finances Publiques ne cesse d'alerter sur les conséquences désastreuses des politiques fiscales menées qui vident peu à peu la DGFiP de ses moyens l'empêchant de réaliser ses missions... Les  révélations des journaux n'ont surpris que ceux qui veulent bien être surpris.

Elles viennent surtout conforter l'analyse de la CGT qui revendique depuis des années les moyens législatifs et matériels avec les effectifs nécessaires pour accomplir les missions de la DGFIP et en particulier la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale par un contrôle fiscal offensif !

La Cour des comptes le confirme," la fraude sociale patronale – le non-paiement des Cotisations sociales – a doublé en 8 ans pour atteindre 20 à 25 milliards d’euros par an. Soit deux fois le déficitannuel de la Sécurité sociale."

Quant à la fraude et l'évasion fiscales, elles sont estimées de 60 à 80 milliards d’euros de recettes perdues par an pour l’État, du fait essentiellement des ménages les plus fortunés et des entreprises et des multinationales.

Pour éviter de nouveaux scandales, il ne s'agit pas d'affirmer comme certains que les paradis fiscaux c'est fini, ou encore communiquer sur le plan contre la fraude fiscale, mise à disposition de futurs nouveaux outils (datamining etc), ou le  renforcement hypothétique de la coopération entre Etats dans les medias...

Pour lutter contre la fraude et l'évasion fiscale, cette gangrène qui dévore le budget de l' Etat, il faut simplement entendre les agents des Finances publiques, leur donner les moyens de travailler et construire une répartition plus juste des  richesses.

La CGT Finances Publiques ne se contentera pas des promesses et de mesures de façade mais elle exige des actes de l'Etat Français sur les moyens humains matériels et outils législatifs comme sur la coordination européenne et mondiale  de la lutte contre la fraude et l'évasion Fiscale.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 14:10

23 mars 2016

 

Pape François est entreprenant. Au cours des dix premiers mois de l’année 2015, il prononça 203 discours, écrivit l’encyclique Laudato Si’. Sur la sauvegarde de la maison commune ’(24 mai) et entreprit 4 voyages apostoliques à l’étranger (1). Sans oublier ses besognes quotidiennes. Laudato Si’, ‘Loué sois-tu’ en français, suscite un intérêt majeur. Ceci est sans doute dû en grande partie à la conférence climatique qui débuta le 30 novembre à Paris. Mais ce n’est pas l’unique raison. Comme dans son exhortation apostolique ‘Evangelii Gaudium (2), le pape ne se sert pas du langage ganté. Il place ‘les pauvres’ au centre de sa sollicitude. La ‘Mère Terre’ fait partie de ces ‘pauvres’. Elle aussi est menacée.



François établit un lien entre la problematique sociale et écologique. “Aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous empêcher de reconnaître qu’une vraie approche écologique se transforme toujours en une approche sociale, qui doit intégrer la justice dans les discussions sur l’environnement, pour écouter tant la clameur de la terre que la clameur des pauvres (3). “Tout est lié”, dit le pape, jusqu’à neuf reprises. Il parle d’une ‘écologie integrale’ (4). Dans l’introduction de la traduction néerlandaise de la Conférence Episcopale de Belgique, le professeur Jacques Haers sj écrit : “L’écologie intégrale’ accentue l’interaction entre les multiples dimensions : une vision holistique sur l’environnement, l’économie, la réalité sociale et sociétale, la diversité culturelle, l’écologie quotidienne (transport, logement), les convictions et comportements moraux”. Cela suppose une analyse qui n’est pas applaudie dans tous les milieux. Le ‘reproche’ de marxisme n’est alors pas très loin. L’évêque Helder Câmara (1909-1999) le disait déjà : “Si je donne du pain aux pauvres on m’appele un saint. Si je pose la question pourquoi les pauvres n’ont pas à manger, on m’appelle un communiste”. Greg Gutfeld, commentateur de la chaîne Américaine Fox News, franchit un pas de plus et appela le pape François “l’homme le plus dangereux de la planète” (5). [...]

Lire la suite sur Investig'action.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 08:49

 

En Pologne, l’avortement sème la discorde

Maja Czarnecka Publié le

 

Ce cintre est le symbole de l’enfer des femmes", s’exclame Maria Kruczkowska. Cette sexagénaire est venue manifester, dimanche devant le Parlement, contre le durcissement de la loi sur l’avortement en Pologne. Une mesure proposée par des organisations pro-life. "C’est un symbole lisible pour les personnes âgées. C’est avec cet objet que les femmes se faisaient avorter avant la guerre", explique-t-elle, en tenant dans sa main un cintre métallique en fil de fer. "Cette loi ferait revenir la Pologne en arrière", poursuit-elle, alors que la foule scande "Non à une Pologne des fanatiques" et brandit des pancartes "Non à la charia catholique".

Comme elle, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à l’appel du nouveau parti de gauche Razem (Ensemble), à Varsovie et dans d’autres villes, leur opposition à l’interdiction totale de l’avortement, déjà strictement limité dans le pays depuis 1993.

Un compromis fragile entre l’Etat et l’Eglise catholique

Après la chute du communisme en 1989, où l’IVG était libre d’accès et pratiquée massivement, l’avortement fut limité à trois cas : risque pour la vie et la santé de la mère, grave pathologie irréversible chez l’embryon et grossesse résultant d’un viol ou d’un inceste. Depuis, aucune force politique, ni en faveur d’un durcissement, ni d’une libéralisation, n’a réussi à changer ce "compromis" délicat conclu entre l’Eglise et l’Etat. Mais, avec la victoire du parti Droit et Justice (PiS) lors des élections du mois d’octobre, les organisations pro-life et l’Eglise veulent aller plus loin. "En ce qui concerne la vie des ‘non-nés’, on ne peut pas en rester au compromis actuel exprimé dans la loi du 7 janvier 1993", ont écrit les évêques dans une lettre aux fidèles. Un appel qui a provoqué la colère de certains catholiques qui, en signe de protestation, ont quitté les églises au milieu de la messe.

Alors que la loi actuelle expose seulement le médecin qui pratique illégalement l’IVG à une peine allant jusqu’à deux ans de prison, le nouveau projet prévoit des sanctions plus lourdes. L’emprisonnement pourrait durer jusqu’à cinq ans et concerner également les femmes qui se font avorter. En outre, le nouveau ministre de la Santé veut limiter l’accès à la pilule du lendemain, qui ne serait accessible que sur prescription d’un médecin.

"On a peur. Cette loi vise les droits des femmes, on ne pourra plus faire d’examens génétiques. Une femme violée n’ira pas porter plainte de peur d’être surveillée", estime Monika Stobiecka, une étudiante de l’Université de Varsovie âgée de 25 ans. "Tout cela n’est qu’une énorme hypocrisie; les femmes se font avorter de toute manière, mais clandestinement, ou elles vont à l’étranger, en République tchèque ou en Allemagne", ajoute sa camarade Monika Szybka.

La semaine dernière, le chef du PiS, Jaroslaw Kaczynski, et la Première ministre Beata Szydlo ont exprimé leur soutien au projet, soulignant qu’il s’agissait d’une "opinion personnelle". Mais cela s’apparente à une consigne à suivre claire pour les élus du parti, proche de l’Eglise et fort d’une majorité absolue au Parlement. Selon le dernier sondage de l’institut CBOS, les Polonais sont en majorité pour le maintien de la loi actuelle.

"Le PiS lance une nouvelle guerre idéologique pour masquer ses difficultés à réaliser ses promesses sociales" , analyse le leader de Razem, Adrian Zandberg. "Les radicaux et les extrémistes au PiS, qui lors de la campagne n’étaient pas visibles, ont pris aujourd’hui la main."

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 10:18

Photo Beurs.com

6 Avril 2016
 
Joris Van Gorp

Le lundi 4 avril, les ministres recommençaient les discussions sur le budget, dont le trou s'élève à 2,3 milliards d’euros. Au menu, ô surprise, de nouvelles taxes, ainsi qu’un plan du ministre de l’Emploi Kris Peeters pour réformer (lisez : flexibiliser) le marché du travail. Mais aucune trace de mesures qui iraient chercher l’argent chez les millionnaires et dans leurs grosses entreprises.

Les partis au gouvernement s’accordent sur certaines mesures :

  1. Les dépenses supplémentaires pour l’accueil des réfugiés et pour la lutte contre le terrorisme, soit 400 millions d’euros, ne seront pas prises en compte dans le budget. Si c'est accepté par l’Europe, on ne cherchera pas de mesures compensatoires.
  2. Le gouvernement maintient les mesures qui avaient été supprimées par le Comité de monitoring (l’institution fédérale qui supervise le budget de l’État) en raison du peu de certitude quant à leur rendement. On parle ainsi de 100 millions d'euros d’économies dans l’administration fédérale, 100 millions d’euros d'économies dans la sécurité sociale et de 250 millions d'euros à trouver en taxes sur les fonds immobiliers.
  3. Le gouvernement veut à nouveau augmenter les accises sur le diesel et le tabac et taxer davantage les entreprises de jeux de hasard (100 millions).
  4. 40 millions seront épargnés en durcissant les conditions pour le chômage économique et en contrôlant davantage les demandes de crédit-temps motivé.
Tensions au sein du gouvernement

Malgré les mesures ci-dessus, il reste toujours un trou de plus d'1 milliard d'euros à combler. Comment ? C’est justement là que ça coince entre les partis du gouvernement. La N-VA veut aller couper dans la sécurité sociale. Mais le MR, l'Open VLD et le CD&V freinent. Pour le Premier ministre Charles Michel, le temps presse. Il veut boucler rapidement le contrôle budgétaire « sans brusquer »1 et « de préférence avant que la commission d'enquête sur les attentats ne crée de nouvelles oppositions entre les partis au gouvernement ».2

Combler le trou du budget par la flexibilité ?

Il y a quelques semaines, le ministre de l'Emploi Kris Peeters (CD&V) présentait sa note sur les « flexi-contrats ».3 Son plan prône une plus grande flexibilité au travail, moins de règles et un assouplissement du marché du travail dans différents domaines. Peeters plaide pour l'instauration du « travail intérimaire à durée indéterminée », pour des contrats zéro heure au lieu de temps partiels, pour l'annualisation du temps de travail… Toutes ces dispositions flexibilisent le marché du travail, démantèlent la protection sociale et répondent aux desiderata des patrons. Pour les travailleurs, elles n'annoncent rien de bon. (Lire ici l’article de Peter Mertens « Les nouveaux contrats à temps partiel transforment (surtout) les femmes en travailleuses-yo-yo »)http://solidaire.org/articles/les-nouveaux-contrats-temps-partiel-transforment-surtout-les-femmes-en-travailleuses-yo-yo

Pourtant, toutes ces mesures n'ont pas d'effet financier direct sur le budget. Certains membres du gouvernement espèrent toutefois inciter la Commission européenne à assouplir sa position sur le budget de l’État en réalisant une grande réforme du marché du travail. La Belgique pourrait ainsi présenter à l'Europe d'ici fin avril un budget comportant un déficit plus grand qu'autorisé. Le temps est certes très limité pour effectuer une grande réforme, mais on part du principe que certaines propositions de Kris Peeters en matière de flexibilité sont sur la table des négociations. De Tijd écrit à ce sujet : « L'Open VLD et la N-VA veulent profiter de ce moment pour réformer. "Nous réalisons que nous ne pouvons pas tout obtenir, mais il faut qu'il y ait au moins une partie de ces réformes", dit-on à la N-VA. »4

Millionnaires et grosses entreprises s'en sortent à nouveau indemnes

Il y a quelques semaines, la Commission européenne décidait que la Belgique devait supprimer son système des Excess Profit Rulings (des petits arrangements fiscaux) pour les multinationales. La Commission européenne exige que la Belgique récupère 942 millions d'euros auprès des quelques multinationales utilisant ces Excess Profit Rulings. Ces 942 millions supplémentaires pourraient combler d'un coup près de la moitié du déficit budgétaire de cette année. Mais le ministre Johan Van Overtveldt (N-VA) a décidé de n'en rien faire. Au contraire : la Belgique a fait appel de la décision européenne pour éviter d’avoir à réclamer cete somme. Le gouvernement fédéral s’inscrit donc clairement dans la ligne de la N-VA : protéger les millionnaires et leurs grandes entreprises et faire porter tous les efforts aux seuls travailleurs et allocataires sociaux. Et ce, alors que le scandale des « Panama Papers » vient encore une fois de montrer comment ces millionnaires et leurs grandes entreprises éludent l'impôt comme bon leur semble.


1. De Tijd, 5 avril 2016.
2. De Morgen, 5 avril 2016
3. http://www.krispeeters.be/sites/krispeeters/files/wwww_tekst_nederlands.pdf
4. De Tijd, 5 avril 2016

 

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 09:58

Les prédateurs de la Libye

Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 05 avril 2016
 

 

Libye prédateurs

« La Libye doit redevenir un pays stable et solide », twitte depuis Washington le premier ministre Renzi, en assurant son plus grand soutien au « premier ministre Sarraj, enfin à Tripoli ».

Ceux qui y pensent à Washington, Paris, Londres et Rome sont les mêmes qui, après avoir déstabilisé et mis en pièces par la guerre l’Etat libyen, vont recueillir les débris avec la « mission d’assistance internationale à la Libye ».
L’idée qu’ils ont transparaît à travers des voix autorisées. Paolo Scaroni[1], qui à la tête de l’ENI a manoeuvré en Libye entre factions et mercenaires et se trouve aujourd’hui à la vice-présidence de la Banque Rotschild, déclare au Corriere della Sera qu’ « il faut en finir avec la fiction de la Libye », « pays inventé » par le colonialisme italien. Il faut « favoriser la naissance d’un gouvernement en Tripolitaine, qui fasse appel à des forces étrangères qui l’aident à rester debout », en poussant la Cyrénaïque et le Fezzan à créer leurs propres gouvernements régionaux, éventuellement avec l’objectif de se fédérer à long terme. En attendant, « chacun gèrerait ses sources énergétiques », présentes en Tripolitaine et Cyrénaïque. Analogue l’idée exposée sur Avvenire par Ernesto Preziosi, député Pd de mouvance catholique : « Former une Union libyenne de trois Etats -Cyrénaïque, Tripolitaine et Fezzan- qui ont en commun la Communauté du pétrole et du gaz », soutenue par « une force militaire européenne ad hoc ».

C’est la vieille politique du colonialisme du 19ème siècle, remise à jour en fonction néo-coloniale par la stratégie USA/Otan, qui a démoli d’entiers Etats nationaux (Yougoslavie, Libye) et fractionné (ou tenté de fractionner) certains autres (Irak, Syrie), pour contrôler leurs territoires et leurs ressources.

La Libye possède quasiment 40% du pétrole africain, précieux pour sa haute qualité et son faible coût d’extraction, et de grosses réserves de gaz naturel, dont l’exploitation peut rapporter aujourd’hui aux multinationales étasuniennes et européennes des profits bien plus élevés que ceux qu’elles obtenaient de l’Etat libyen. De plus, en éliminant l’Etat national et en traitant séparément avec des groupes au pouvoir en Tripolitaine et Cyrénaïque, elles peuvent obtenir la privatisation des réserves énergétiques publiques et donc leur contrôle direct.

En plus de l’or noir, les multinationales étasuniennes et européennes veulent s’approprier l’or blanc : l’immense réserve d’eau fossile de la nappe phréatique nubienne, qui s’étend sous la Libye, l’Egypte, le Soudan et le Tchad. Les possibilités qu’offre celle-ci avaient été démontrées par l’Etat libyen, en construisant des aqueducs qui transportaient de l’eau potable et pour l’irrigation, millions de mètres cubes par jour extraits de 1300 puits dans le désert, sur 1600 Km jusqu’aux villes côtières, rendant fertiles des terres désertiques.

En débarquant en Libye sous le prétexte officiel de l’assister et de la libérer de la présence de l’Isis (Daech), les USA et les plus grandes puissances européennes peuvent aussi ré-ouvrir leurs bases militaires, fermées par Kadhafi en 1970, dans une position géostratégique importante à l’intersection entre Méditerranée, Afrique et Moyen-Orient.

Enfin, avec la « mission d’assistance à la Libye », les USA et les plus grandes puissances européennes se partagent le butin de la plus grande rapine du siècle : 150 milliards de dollars des fonds souverains libyens confisqués en 2011, qui pourraient se quadrupler si l’export énergétique libyen revenait aux niveaux précédents. Les fonds souverains, investis à l’époque de Kadhafi pour créer une monnaie et des organismes financiers autonomes pour l’Union Africaine (raison pour laquelle il fut décider d’abattre Kadhafi, comme il résulte des emails de la Clinton), seront utilisés pour démanteler ce qui reste de l’Etat libyen. Etat qui n’a « jamais existé » parce qu’en Libye il n’y avait qu’une « multitude de tribus », déclare Giorgio Napolitano, persuadé d’être au Sénat du Royaume d’Italie.

 Manlio Dinucci

Edition de mardi 5 avril 2016 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/i-predatori-della-libia/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 


[1] Paolo Scaroni est un des plus grands aficionados italiens du Groupe Bilderberg. Artisan au cours de ses deux mandats à la tête de l’ENI de sa privatisation (partielle pour le moment), il est en 2011 au troisième rang des managers de sociétés italiennes cotées en bourse avec un salaire annuel de 6,4 millions d’euros. Voir Le Groupe Bilderberg, de Domenico Moro, Editions Delga, 2014, p. 180, 201, 203 et 205. NdT.

La source originale de cet article est ilmanifesto.info
Copyright © Manlio Dinucci, ilmanifesto.info, 2016

 

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 17:33

Comaguer Bulletin n° 310 - semaine 12- 2016 - sur le site du Collectif communiste Polex
 

A la suite de la visite à Kiev de CONDOLEEZA RICE la revue en ligne « ORIENTAL REVIEW » fait le point sur la situation de ce pays.

Répondant à ceux qui se plaignaient que les lendemains brillants annoncés par les oracles washingtoniens et bruxellois après Maîdan et maniant une ironie grinçante, l’ex secrétaire d’Etat de George W. BUSH a déclaré « Vous devriez aller au Liberia où le niveau de vie est beaucoup plus bas et alors vous nous seriez reconnaissants ». Les Ukrainiens qui se souviennent que leur pays, du temps où il était une république socialiste soviétique, était considéré comme un pays industriel développé auront certainement apprécié.

Dans les jours suivants la revue Forbes dans son édition ukrainienne et le quotidien britannique The Guardian ont apporté quelques données chiffrées permettant de mesurer la rapidité de la descente de l’Ukraine vers les profondeurs, encore non atteintes, de la pauvreté libérienne.

Ce sentiment de chute est si répandu dans la population que les sondages d’opinion font apparaitre que 70% de la population ne voit aucun avenir pour le pays et que 90% des ukrainiens sont prêts à quitter le pays s’ils trouvent un emploi à l’étranger. Ainsi 400 000 ukrainiens se sont installés dans la Pologne voisine en 2015. Pour autant Ils ne sont pas très contents de l’accueil qu’ils y ont reçu et de la qualité des emplois qu’ils y ont trouvés.

Tous les chiffres confirment le bien fondé de ce pessimisme profond. En voici quelques uns :
Baisse du PIB : 10,7% en 2014 13,4% en 2015
Commerce extérieur : baisse d’un tiers des exportations comme des importations, malgré les promesses – propagandistes - de l’accord d’association Union-Européenne/ Ukraine,
Hausse des prix : 40,3 % en 2015
Hausse des loyers en 2015 : 80 % (hausse recommandée par le FMI qui continue à envoyer de l’argent à Kiev alors que les statuts du FMI ont par ailleurs été violés à l’occasion du non remboursement à la Russie des prêts accordés par cette dernière à l’Ukraine)
Baisse des retraites : 15%
Pour faire face, les ménages puisent dans leur épargne, mais au rythme actuel les experts bancaires estiment que celle-ci sera épuisée fin 2016.

Dans cette situation la criminalité prospère et les groupes fascistes, bien rôdés, ne sont pas les derniers à y prendre leur place. Ce que les propos acides et méprisants de Condoleeza Rice devraient faire comprendre aux ukrainiens c’est que l’impérialisme yankee se moque de leur misère, la seule chose qui lui importe c’est que les troupes de l’OTAN puissent manœuvrer à la frontière russe.

Comaguer

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 01:27
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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 13:18

Guennady Ziouganov: « Les Européens paient cher leur soumission à l’Oncle Sam »

 

Le 22 mars, le président du Comité central du Parti communiste, Guennady Ziouganov s’est adressé aux journalistes. Il a commenté les attentats terroristes qui ont eu lieu aujourd’hui à Bruxelles.

Service de presse du Comité central du Parti communiste russe. photo Aleksey Bragin. Sergei Sergeyev

22/03/2016

http://kprf.ru/party-live/cknews/153099.html

 

« Tout d’abord, je tiens à exprimer mes condoléances à toutes les victimes et à leurs proches, – a dit Ziouganov. – Tout cela est une conséquence de la rupture de la parité et du système de relations mis en place dans l’Europe d’après-guerre. Système qui a été détruit principalement grâce aux efforts déployés par les Américains et les troupes de l’OTAN qui ont maintenant répandu le terrorisme dans de nombreux pays. Cette vague de terreur a déferlé de l’Afghanistan à l’Irak en passant par la Libye, la Yougoslavie, puis a atteint la Syrie, créant des millions de réfugiés. Et aujourd’hui, tout ce désordre et cette misère apporte ses résultats sanglants et terribles.  »

 

« Si de cette tragédie on ne tire pas les bonnes conclusions, de telles attaques se reproduiront à l’avenir, – a averti le chef du Parti communiste. – la capitale de l’Union européenne est paralysée, le métro ne fonctionne pas, l’aéroport a été fermé. C’est un malheur pour tout le monde, y compris pour ceux qui ont besoin de se déplacer. Malheureusement, l’offre de Poutine à la session jubilaire de l’ONU par rapport à la nécessité de créer une coalition internationale pour lutter contre la corruption et le terrorisme n’a pas été entendue, ni par les Américains ni par les Européens « .

 

« Les Européens paient un tribut sanglant du fait qu’ils ne possèdent pas leur propre politique équilibrée, parce qu’ils sont obligés de se soumettre à l’Oncle Sam. Ils doivent poursuivre une politique qui ne correspond pas à leurs intérêts nationaux et étatiques. Cependant, il est grand temps  de construire une coalition contre le terrorisme. Notre pays a le plus souffert de l’effondrement de l’URSS, de la guerre en Tchétchénie, du chaos que l’on voit aujourd’hui en Ukraine et au Moyen-Orient, « – dit Guennadi Ziouganov.

 

« Ce n’est pas un hasard si nous avons été obligés d’intervenir dans la crise liée à la Syrie, et prendre les mesures appropriées. Nous avons tenté de neutraliser à distance les terroristes, qui étaient prêts à envahir l’Asie centrale et le Caucase, produisant à nouveau des millions de réfugiés. À mon avis, la politique étrangère du président est juste, mais elle doit être soutenue par une politique intérieure forte, où notre peuple se sentirait respecté, « – dit Ziouganov.

 

«Quand une personne sur deux dans le pays est contrainte de vivre pendant un mois avec 15 000 roubles [environ 200€], cela crée un terrain social propice au mécontentement et à l’insatisfaction des masses. Nous devons tirer des conclusions de ce genre d’événements terribles, tant au niveau international, qu’à l’intérieur du pays « , – a déclaré le chef des communistes russes.

 

« Une fois encore, je tiens à exprimer mes condoléances et dire que notre parti s’est toujours opposé au terrorisme et à la guerre. Le Parti communiste est pour le dialogue et une paix acceptable pour tous. Nous avons toujours été opposés aux sanctions, et à une époque avons montré l’exemple de la lutte contre les dushman et les basmachi. Après la guerre, l’Union soviétique a été capable de mater le milieu du crime. La Bande de Mitine, si vous avez vu le film « L’affaire des bariolés, » ce fut le dernier groupe organisé qui a été liquidé à Moscou en 1956. Et avant la venue au pouvoir d’Eltsine et Gorbatchev, il n’existait pas en Union soviétique de bandes organisées ou d’attentats d’une certaine ampleur. Il est donc nécessaire de tirer des conclusions de notre propre histoire « .

 

« Nous devons faire nôtres les meilleurs exemples de la lutte contre ces phénomènes, – a dit Guennadi Ziouganov. – J’exhorte les Européens à se tourner vers l’expérience du général De Gaulle. Il a non seulement combattu les terroristes et les bandits. Il a été en mesure de démontrer sa volonté et de sortir de l’organisation militaire de l’OTAN. Il a décidé de tendre la main à l’Union soviétique et d’établir des relations amicales normales. De Gaulle a alors décidé de la nationalisation d’un certain nombre d’industries. Au cours de l’année, il a pris une douzaine de mesures radicales qui ont permis une vie paisible et normale pour tous les citoyens de France « – a rappelé pour finir chef du Parti communiste.

Traduction Marianne pour histoireetsociete

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