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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 12:32

Les concurrents de Schneider Electric sont deux grands groupes mondialisés :

Siemens, groupe international d'origine allemande.  On sait que cette firme était liée à l'Etat nazi et ft travailler des déportés du camp d' Auschwitz-Birkenau dans ses usines.  Siemens fut décartellisé après guerre en raison de son adhésion étroite à l'Etat nazi, mais il reconstitua rapidement son empire industriel, avec le soutien des Etats-Unis. 

ABB, résultat de la fusion de deux grands groupes, l'un suédois, l'autre suisse.

Siemens, ABB, Schneider Electric sont à la recherche de profits maximum.  Pour cela, ils traquent les économies à faire sur la main d'oeuvre et pratiquent un dumping social mondial. C'est de cela que sont victimes les salariés de Moselle et de Seine-Maritime. 

Schneider Electric, qui a pour origine une vieille entreprise française qui sut exploiter ses salariés depuis le XIXème siècle pour se constituer un empire industriel aujourd'hui, n'est pas réellement en dufficulté.  Son chiffre d'affaires fut de 25 milliards d'euros en 2014... Mais les actionnaires, les fonds de pension veulent des dividendes de plus en plus gonflés.

AC.

 

Pour faire face à la concurrence notamment d'ABB et Siemens, Schneider Electric devrait annoncer deux plans sociaux.

Le géant français des équipements électriques Schneider Electric va délocaliser ses activités de production de transformateurs pour industriels en Pologne et annoncer deux plans sociaux portant sur 170 emplois au total, en Moselle et en Seine-Maritime, selon Les Échos.

Le premier plan social concernera la filiale mosellane France Transfo, où 90 emplois seront supprimés sur les trois sites, la chaudronnerie de Marange-Silvange étant promise à la fermeture, affirme le quotidien économique daté de jeudi. En Seine-Maritime, le site de Petit-Quevilly, en banlieue de Rouen, où travaillent 80 salariés, est également menacé de fermeture.

Le groupe « ne parvient plus à être compétitif sur ses productions de grande série », alors que ses principaux concurrents ABB et Siemens « produisent déjà en Europe de l'Est » et que les grand donneurs d'ordres comme ERDF font pression sur les prix, expliquent Les Échos, à propos des motifs de cette délocalisation."

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 08:50

Europe – 29 mai 2005 – dixième anniversaire du déni de démocratie

Par     

Lu sur Voie militante

Le 29 mai 2005, le peuple français vote « non »  à la proposition de traité établissant une constitution pour l’Europe avec 54,67 % des suffrages exprimés. Et ce malgré le bombardement médiatique des nouveaux chiens de garde, de la classe politique, de la majorité des  églises, des dirigeants syndicaux, des dirigeants patronaux, des grands intellectuels, des élites universitaires. La nuit des nouveaux chiens de garde

Le peuple a voté non dans son intérêt à lui. Mais l’oligarchie allait bientôt voter oui dans son intérêt à elle.

 Les cinq endroits de France où le oui fait ses plus gros scores :
1- Neuilly-sur-Seine : 82,51 % de oui !
2- Paris, 7ème arrondissement : 80,52 % de oui !
3- Paris, 16ème arrondissement : 80,03 % de oui !
4- Paris, 8ème arrondissement : 79,67 % de oui !
5- Paris, 6ème arrondissement : 79,41 % de oui !
Les plus pauvres?

Ceux qui ont voté oui
1- 76 % des sympathisants de l’UDF ont voté oui.
2- 76 % des sympathisants de l’UMP ont voté oui.
3- 63 % des Français de 65 ans et plus ont voté oui.
4- 62 % des cadres et des professions intellectuelles ont voté oui.
5- 60 % des retraités ont voté oui.
Les plus âgés, la droite et les cadres.

Ceux qui ont voté non:
1- 96 % des sympathisants d’extrême-droite (FN + MNR) ont voté non.
2- 95 % des sympathisants du Parti Communiste ont voté non.
3- 81 % des ouvriers ont voté non.
4- 79 % des chômeurs ont voté non.
5- 65 % des Français âgés de 35 à 49 ans ont voté non.
6- 64 % des sympathisants des Verts ont voté non.
7- 61 % des Français sans préférence partisane ont voté non.
8- 60 % des employés ont voté non.
9- 59 % des sympathisants du Parti Socialiste ont voté non.
10- 59 % des Français âgés de 25 à 34 ans ont voté non.
11- 59 % des Français âgés de 18 à 24 ans ont voté non.
12- 56 % des professions intermédiaires ont voté non.
13- 55 % des commerçants, artisans, chefs d’entreprise, ont voté non.
Les autres…

Sources: TNS SOFRES, Ministère de l’Intérieur,

inspiration: Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 22:18

Lu dans la Tribune.Fr Crise grecque

Alexis Tsipras lance un défi aux créanciers de la Grèce qui, pendant quatre mois, ont joué la montre en espérant que, devant les difficultés financières, le nouveau pouvoir grec cèderait à leurs injonctions.

Alexis Tsipras lance un défi aux créanciers de la Grèce qui, pendant quatre mois, ont joué la montre en espérant que, devant les difficultés financières, le nouveau pouvoir grec cèderait à leurs injonctions. (Crédits : FRANCOIS LENOIR)

Romaric Godin  |   -

Dans une tribune publiée dans Le Monde, le Premier ministre grec montre sa détermination et place les créanciers face à leurs responsabilités.

Depuis son élection à la tête du pays, voici plus de quatre mois, Alexis Tsipras s'était montré discret dans les médias. Il laissait plus volontiers parler ses ministres, en particulier son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, qu'il était toujours possible, ensuite, de démentir. Cette fois, dans une tribune publiée sur le site Internet du Monde, le premier ministre hellénique s'engage directement. Et il ne le fait pas au hasard.

Dénouement imminent

La partie d'échec qui s'est engagée avec les élections du 25 janvier arrive en effet avec ce mois de juin à son terme. Non seulement le prolongement du programme de soutien à la Grèce décidé le 20 février s'achève le 30 juin, mais il semble désormais certain que l'Etat grec ne pourra pas honorer les quatre échéances de remboursement au FMI pour un total de 1,6 milliard d'euros. Si le défaut n'intervient pas le 5 juin, il aura lieu le 12...

Pendant quatre mois, les créanciers de la Grèce ont joué la montre en espérant que, devant les difficultés financières, le nouveau pouvoir grec cèderait à leurs injonctions. Aussi ont-ils refusé tout compromis, rejetant les unes après les autres les « listes de réformes » présentées par Athènes et maintenant leurs exigences intactes. Cette stratégie a été résumée par Alexis Tsipras en mars dans une de ses rares interviews au Spiegel : « le nœud coulant. » A mesure que le nœud se resserre et que l'asphyxie financière augmente, la résistance grecque va se réduire.

La mise à jour de la stratégie européenne

C'est précisément l'inverse qui s'est produit. Dans sa tribune, Alexis Tsipras se montre déterminé. Il entame son texte par une nouvelle dénonciation de l'impasse des politiques mises en place par les précédents gouvernements et imposées par la troïka, poursuit en rappelant les concessions acceptées par le gouvernement grec et termine en rappelant clairement qu'il maintient ses « lignes rouges » : il n'y aura pas de coupes dans les retraites et il y aura bien rétablissement des conventions collectives. Et de justifier sa position : pourquoi la Grèce ne devrait-elle pas être soumise aux règles européennes en matière du droit du travail ? Comment pourrait-elle accepter de réduire encore des pensions déjà diminuées de 20 à 48 % durant les années d'austérité et qui sont nécessaires au maintien général du niveau de vie dans le pays ?

Alexis Tsipras met à jour toute l'absurdité des demandes des créanciers et toute la violence de leur stratégie du « nœud coulant. » Dès lors, il renvoie ces derniers à leurs responsabilités : « Il faut donc dire les choses comme elles sont : si nous ne sommes pas encore arrivés à un accord avec nos partenaires, ce n'est pas à cause de notre intransigeance ou de positions incompréhensibles. Cela serait plutôt à cause de l'obsession de certains représentants institutionnels qui insistent sur des solutions déraisonnables en se montrant indifférents à l'égard du résultat démocratique des récentes élections législatives en Grèce ainsi qu'à l'égard des positions d'institutions européennes et internationales qui se disent prêtes à faire preuve de flexibilité pour respecter le verdict des urnes. »

Qui doit « revenir sur terre » ?

La situation est alors entièrement inversée. Ce n'est plus la Grèce qui doit venir mendier un accord, ce n'est plus le gouvernement grec qui doit « revenir sur terre », pour reprendre la formule méprisante à la mode en février et en mars dans la presse européenne, mais bien les créanciers. Ce sont désormais à eux de prendre conscience de la « réalité » des concessions grecques et de la « réalité » d'une économie grecque saignée par leur blocage. Ce sont à eux désormais que revient de prendre leur part de concession nécessaire à tout compromis en acceptant les « lignes rouges » du gouvernement grec. Alexis Tsipras ne cache pas, en effet, sa détermination.

Le refus de la zone euro « à deux classes »

Sans jamais évoquer ni le Grexit, ni le défaut (c'est sa position depuis le début et ce serait suicidaire dans le contexte économique et financier actuel), le premier ministre hellénique met au défi les partisans de la « ligne dure » d'aller jusqu'au bout. Il le fait en se plaçant non pas au niveau économique, mais au niveau politique. Pour lui, faire céder la Grèce reviendrait à créer une zone euro à deux vitesses, avec un « cœur » qui dicterait sa loi : « les règles dures d'austérité et d'ajustement » et un « super ministre des Finances » qui imposerait ces « règles », au mépris même des choix des peuples concernés. Or, Alexis Tsipras ne cache pas que cette option est pour lui « le début de la fin » de la zone euro. Autrement dit, la Grèce ne semble pas disposée à jouer dans cette partie. Comprenez à demi-mots : à rester dans une telle zone euro.

Et Alexis Tsipras de poursuivre que cette stratégie menée par les créanciers « comporte des grands risques et ceux qui la soutiennent ne semblent pas en tenir compte », notamment l'inauguration d'un « processus d'incertitude économique et politique qui pourrait aussi transformer de fond en comble les équilibres dans l'ensemble du monde occidental. » Très clairement, le premier ministre grec fait ici référence au Grexit et à ses conséquences. Il fait écho aux nombreuses inquiétudes de plusieurs économistes et des dirigeants étatsuniens. La conclusion de la tribune où Alexis Tsipras fait référence à l'ouvrage de Hemingway « Pour qui sonne le glas » est sans équivoque : prendre le risque de pousser la Grèce hors de la zone euro, ce serait, pour les Européens, creuser aussi le tombeau de la zone euro. Ce serait prendre un risque considérable.

 Le premier ministre grec présente donc un choix politique : construire une zone euro solidaire ou une zone euro qui exclut. Ce choix, à la lecture de la tribune d'Alexis Tsipras, la Grèce semble l'avoir déjà fait. C'est donc maintenant aux dirigeants européens de le faire. Et donc d'évaluer les risques. « La décision repose, non plus entre les mains des institutions qui, à l'exception de la Commission européenne, ne sont pas élues et qui ne rendent pas des comptes aux peuples, mais entre les mains des leaders de l'Europe. »

Le défi lancé par Athènes

Ce mouvement tactique d'Alexis Tsipras est particulièrement habile. Désormais, c'est lui qui fixe les règles du jeu. Il semble déterminer, quoi qu'il en coûte, à camper sur ses positions. Le temps joue à présent contre les créanciers qui doivent faire un choix où ils seront perdants à tous les coups : céder à Athènes sera une défaite politique, malgré les concessions grecques, mais pousser la Grèce au Grexit sera un désastre. Le « nœud coulant », par la capacité étonnante de résistance d'Alexis Tsipras s'est donc retourné contre ses adversaires. Si la Grèce saute dans l'inconnu, elle emporte avec elle la zone euro, prétend le premier ministre. Certains estiment que ce ne sera pas le cas. Mais les dirigeants européens sont-ils prêts à tenter l'expérience ? Sont-ils prêts à prendre le risque de « tester » les fameux « pare-feux » qui n'ont jamais été testés ? Sont-ils prêts à créer un précédent et à mettre fin à l'irréversibilité de l'euro ? Alexis Tsipras se place dans la position du Comte D'Anteroches à Fontenoy et proclame : « messieurs les créanciers, tirez les premiers ! »

 Appel à Angela Merkel

 Cette tribune s'adresse aussi directement à Angela Merkel. La critique de l'intransigeance et des buts des créanciers est en réalité une critique de son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble qui n'a jamais caché sa préférence pour le Grexit. Alexis Tsipras envoie donc ce message à Berlin : Wolfgang Schäuble peut « gagner », il peut parvenir à ses fins s'il n'est pas stoppé par la chancelière, car la Grèce ne cèdera pas au chantage. Il ne peut donc plus être utilisé comme simple « menace » destiné à effrayer. D'où cette demande d'Alexis Tsipras de régler le problème grec au niveau des chefs de gouvernement. Si Angela Merkel ne prend pas la situation en main, si elle laisse Wolfgang Schäuble décider, alors elle mettra en péril et le projet européen. Or, le premier ministre grec sait bien qu'elle ne le veut pas. Décidément, Alexis Tsipras vient de donner une belle leçon de stratégie à tous les gouvernements européens : il est possible de résister à Angela Merkel. Pour certains, comme François Hollande, la leçon est sans doute cruelle...

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 21:57

Lu sur CGT-Goodyear

SCOP GOODYEAR, c'est parti !

Par CGT le jeudi 16 avril 2015, 14:51 - Lien permanent

Les salariés de GOODYEAR vont présenter leur projet de relance de l’activité pneus agraire sur le site d’AMIENS NORD à la commission de revitalisation et au Ministre de l’économie

Près de 400 salariés de l’usine d’Amiens nord sont déjà inscrits dans la démarche SCOP en vue de relancer une activité de production de pneus dans l’usine d’Amiens nord. Ils se réuniront le 23 avril prochain à la salle des fêtes – 80800 Le Hamel (village proche de Corbie) pour valider une première présentation de leur projet pneumatique agraire avant d’aller le 30 avril 2015 en délégation jusqu’à la préfecture de région afin de le déposer officiellement à la commission de revitalisation (une délégation pour Bercy sera organisée la semaine suivante).

Depuis sa première version élaborée en 2012 le plan de réindustrialisation de l’usine d’Amiens nord portée par les salariés et la CGT a sensiblement évolué.

D’une part, GOODYEAR continuant à affirmer qu’il s’est entièrement retiré de toute fabrication ou vente de pneus agricoles sur le marché européen, la SCOP doit désormais en tenir compte. Autrement dit, il y a 20% des parts de marché du pneumatique agraire en Europe qui ne sont plus occupé par GOODYEAR et que la SCOP à bien l’intention de réinvestir avant que les autres grands constructeurs ne le fassent.

D’autre part, et surtout, les salariés de la SCOP ont désormais deux atouts considérables. Le premier est la mise en place d’une véritable structure de recherche et développement. En effet, Bruno Chaudret, membre de l’Académie des Sciences, Directeur de recherche au CNRS, directeur du Laboratoire de Physique et Chimie des Nano-Objets (Toulouse), a accepté d'aider à la constitution d’une équipe de chercheurs, d’ingénieurs et de techniciens de très haut niveau capable de développer de nouveaux pneus. Le second est le nouveau business plan élaboré par l’un des conseils en création d’entreprise les plus reconnu aux Etats-Unis : David BenDaniel, professeur d’entreprenariat et de management au sein de l’Université Cornell.

Les salariés ont pris leurs responsabilités, ils se rassemblent et s’organisent tant pour retrouver un travail que pour éviter la disparition d’un pan entier de l’industrie picarde.

L’Etat et GOODYEAR vont ils contribuer à sauver l’emploi en soutenant le projet ou vont-ils tout faire pour nous empêcher de réussir et nous licencier une deuxième fois ?

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 14:11
25 mai 2015

Par .

Cliquez sur le titre "Un défaut européen" pour lire l'article intégralement.

La probabilité d’un défaut de la Grèce sur sa dette souveraine apparaît aujourd’hui plus élevée que jamais. Depuis ces deux dernières semaines il est pour la première fois explicitement évoqué par des responsables grecs. Ceci marque un changement dans le discours officiel du gouvernement.

 

Un défaut imminent ?

En fait, si l’on regarde les remboursements à venir que la Grèce doit faire, il est clair que sans un accord avec les pays de l’Eurogroupe un défaut est inévitable.

 

Graphique 1

Liste des remboursements de la Grèce jusqu’à la fin de 2015

A - Dette Gr

Le Premier ministre grec, M. Alexis Tsipras a déclaré de manière récurrente qu’entre les paiements qui sont dus pour les salaires et les pensions et le remboursement des intérêts ou du principal de la dette, le gouvernement choisirait les premiers et non les seconds[1]. Il a récemment rappelé, devant une assemblée des cadres de son parti SYRIZA, que son gouvernement avait déjà fourni des efforts colossaux mais qu’il n’était pas question de franchir les « lignes rouges » qui avaient été établies au début de la négociation, en février dernier. Quant au Ministre des finances, le charismatique Yannis Varoufakis, il a répété les mêmes choses, tout en ajoutant qu’il avait enregistré les négociations qui se sont tenues ces derniers jours lors du sommet européen de Riga[2]. Ce durcissement, apparent, du discours se comprend fort bien dès que l’on entre dans une logique de négociation. Le gouvernement grec s’est lié explicitement les mains avec les fameuses « lignes rouges », ce qui équivaut soit à user de la « coercive deficiency » comme on a déjà eu l’occasion de le dire[3], ou encore ceci s’apparente à l’attitude d’Ulysse se faisant attacher au mat de son navire pour entendre les sirènes alors que son équipage porte des bouchons de cire[4].

Mais, si le gouvernement grec fait état de progrès dans la négociation, il semble bien que du côté de l’Allemagne on ait une vision très différente des choses. Concrètement, la position du gouvernement grec s’apparente à celle-ci : « nous avons fait le maximum ; C’est à vous (les européens) de faire votre part du travail, sinon nous irons au défaut ». En fait, il semble bien que l’on ait déjà dépassé le stade du « jeu » et que l’on cherche à savoir sur qui portera le blâme du défaut. Car, il faut ici comprendre que si techniquement le défaut n’entraîne pas automatiquement la sortie de la zone Euro, en réalité, politiquement, il s’accompagnera d’une suspension du mécanisme d’approvisionnement en liquidités des banques grecques (ELA). Dans ces conditions, le gouvernement grec n’aura pas d’autres choix que de mettre en place une monnaie parallèle, qui deviendra rapidement la Drachme. Dans le faits, un défaut provoquera très probablement une sortie de l’Euro.

[...]

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 22:39

COMITE VALMY

samedi 23 mai 2015, par Comité Valmy

 

10ème anniversaire de la victoire du NON

au Traité Constitutionnel Européen
 

Pour un front populaire, patriotique et antifasciste, pour la reconquête de la souveraineté nationale

La situation politique nationale et internationale est de jour en jour plus inquiétante.

Sur la planète, les guerres impérialistes menées par les impérialistes américains et européens qui soutiennent les forces ouvertement fascistes en Ukraine, les crimes colonialistes en Palestine et les terroristes en Syrie, en Irak, en Afrique et provoquent ainsi une logique d’affrontement contre la Chine, la Russie, l’Amérique Latine.

En France, offensive patronale stimulée par Valls et Hollande et les surenchères des Sarkozy, Juppé et Fillon contre ce qui reste des conquêtes sociales et des services publics, contre la souveraineté nationale, les communes, l’égalité des droits, la laïcité.

L’« Europe sociale », les « guerres humanitaires », l’« euro au service des peuples » sont des mensonges qui désarment le mouvement ouvrier et populaire, les luttes des salariés et détruisent les services publics.

Les salariés confrontés à la casse de leur emploi l’ont compris. Par leur lutte ils posent la question d’une autre société. Ainsi les marins de la SNCM s’opposent à la circulaire sur les travailleurs dé-tachés, les ouvriers de Fralib disent haut et fort que l’entreprise leur appartient, les salariés du commerce, de la SNCF, d’Air France s’opposent à la déréglementation et la libéralisation imposée par cette union du capitalisme européen.

Il y a urgence à résister à cette logique de guerre et de régression des salaires, pensions et allocations !

Si notre NON a été bafoué les luttes d’aujourd’hui montrent que la partie n’est pas gagnée pour les forces du OUI.

Il y a 10 ans, le peuple de France avait bousculé tous les pronostics avec la victoire du NON au traité constitutionnel européen. UMP, PS et UDI ont refusé de respecter ce vote, et veulent nous enfermer dans une fausse alternative : soit le soutien aux politiques pro-européennes, soit l’extrême droite bleu marine et sa face cachée néo-nazie des identitaires et autres amis de Dieudonné et Soral.

Notre peuple a la force de refuser de nouveau, de construire pas à pas un Front Populaire Patriotique de résistance à l’austérité, aux guerres coloniales, au racisme, au fascisme, aux délocalisations, aux privatisations, au traité transatlantique.

Les participants des Assises du Communisme appellent le peuple de France, les forces patriotiques, syndicales, poli-tiques et associatives, allant au bout de leur démarche de résistance à l’UE, et qui ont fait la victoire du NON à sortir de l’euro, de l’UE, de l’Alliance atlantique pour résister et ouvrir, en sortant du capitalisme, une nouvelle voie de développement.

En nous appuyant sur les luttes en cours et celles en devenir, nous proposons aux militants et aux organisations communistes, aux syndicats, aux progressistes et patriotes antiracistes et antifascistes, à tous ceux qui s’opposent à cette guerre de classe européenne et qui ont milité pour la victoire du NON au TCE, de construire ensemble une grande manifestation unitaire le 30 mai 2015 à Paris.

Le 9 Mai, dite « journée de l’Europe », est le 70ème anniversaire de la victoire contre le nazisme. Nous appelons à faire cette journée des rassemblements régionaux de mobilisation pour préparer le 30 Mai.

C’est la meilleure réponse à la crise de ce gouvernement "de gauche" dont le peuple ne veut plus, pour ne pas laisser la place à cette Marine Le Pen qui non seulement ne combat pas le capitalisme mais amène le pire.

Ainsi nous rendrons visible la capacité populaire de résistance et clamerons qu’il faut briser ce carcan des peuples qu’est l’UE pour une perspective progressiste de souveraineté nationale et populaire, de coopération internationale, de progrès social et d’émancipation populaire, dans l’esprit du programme du Conseil National de la Résistance « Les Jours heureux ».

 

Déclaration commune des organisations composant les ASSISES DU COMMUNISME

- Action Communiste 
- Collectif POLEX 
- Coordination Communiste 59/62 
- Cercle Communiste d’Alsace 
- Gauche Communiste du PCF 
- Pôle de Renaissance Communiste en France 
- Réseau Faire Vivre et Renforcer le PCF 
- Rouges Vifs Bouches du Rhône 
- Rouges Vifs Ile de France

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 22:09

Altuglas licencie à Bernouville.  C’est pourtant une entreprise prospère
Altuglas International, filiale d’Arkema, développe des résines acryliques à base de matières premières renouvelables. Elle commercialise 20% de la production mondiale de PMMA (polyméthacrylate de méthyle) sous forme de plaques et de résines acryliques.

Arkema, une puissante multinationale développée à partir de la France
Le groupe Arkema est né en octobre 2004, lors de la réorganisation de la branche Chimie du groupe Total et est introduit à la Bourse de Paris en 2006. À force d’acquisitions ciblées, d’investissements dans les pays émergents, il est devenu une puissante multinationale de la chimie. Le capital est à 34% français, 19% européen, 8% britannique et 35% étatsunien.  Les pays émergents se partagent le reste.  Les capitaux anglo-saxons sont maintenant majoritaires. Premier chimiste en France, acteur de la chimie mondiale, présent dans plus de 40 pays Arkema   réalise en 2014 un chiffre d’affaires de 5,7 milliards d’euros.  Rien d’une entreprise en difficulté financière. C’est au contraire une de ces grandes multinationales cotées sur les places boursières et à la recherche du profit maximum.

Réorientation vers les pays émergents, à forte croissance, à bas salaires et droits sociaux réduits
Récemment le groupe a orienté ses investissements vers les pays à forte croissance et à bas salaires.  Il envisage d’y réaliser 30 % de son chiffre d’affaires d'ici à 2017.  Il s’est récemment implanté en Chine et en Malaisie, début 2015. Il est également présent au Brésil et cherche à s’implanter en Arabie saoudite.

En conséquence, baisse de l’activité en France et en Europe
Le groupe a pour objectif atteindre un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros et une marge d'excédent brut d'exploitation de 17 %, avec un équilibre par région (Europe, Amérique du Nord et Asie) à trois parts égales d’en 2020.
Le rééquilibrage géographique des activités d’Arkema se traduit par une baisse du poids de l’Europe et de la France. Sa part des ventes en Europe est descendue à 41 % en 2014, contre 60 % en 2005, au profit des Etats-Unis et de l’Asie, dont les parts ne cessent de croître depuis cinq ans.  Ainsi l’Union européenne que les europhiles nous présentait, au temps des campagnes électorales pour le traité de Maastricht puis pour le traité constitutionnel, comme un moyen de résister à la concurrence mondiale permet au contraire aux multinationales françaises ou européennes de se redéployer au niveau mondial et d’organiser le dumping social et la concurrence des travailleurs entre eux.


Pour faire flamber les dividendes : redéploiement, délocalisation, dumping social et licenciements
Cette stratégie est clairement donc celle de la délocalisation pour rapidement rémunérer les actionnaires.  Il ne s’agit nullement de difficultés économiques mais d’une stratégie de redéploiement et de restructuration capitaliste : les dividendes ont presque doublé entre 2006 et 2014 !  La demande de l’entreprise de procéder à des licenciements économiques est un vol.  D’abord parce que les difficultés économiques avancées sont un mensonge.  Ensuite parce que c’est sur l’exploitation du travail des générations d’ouvriers et de salariés de Total puis d’Arkema depuis des dizaines d’années qu’Arkéma a construit un groupe mondial.  Et maintenant il jette ses salariés à la rue.

Les multinationales et les fonds de pension détruisent les emplois en France
Arkema n’est pas seul à procéder ainsi : c’est ce que fait aussi UPM avec les Papeteries de Chapelle Darblay, c’est ce qu’on fait les actionnaires du pétrole et de Petroplus, c’est ce que font les actionnaires de Vallourec.  Les multinationales entreprennent soigneusement de détruire l’emploi en France pour se restructurer à l’échelle mondiale.  

Il faut interdire ces licenciements et s’opposer au traité transatlantique qui livrera les travailleurs à ces multinationales
Or non seulement les socialistes ne prennent aucune mesure contre ces licenciements  mais ils votent et ont voté tout ce qui renforce le pouvoir de ces groupes mondiaux.  Hier ils ont voté le traité de Lisbonne qui consacre le dogme de la « concurrence libre et non faussée ».   Aujourd’hui ils font campagne pour le traité transatlantique qui donnerait des pouvoirs exorbitants à ces mêmes multinationales.  Demandons leur des comptes là-dessus aussi.

 

 

Bernouville De 700 à...36 salariés. Dans l'Eure, après 15 plans sociaux, l'usine Altuglas ferme

À Bernouville (Eure), le fabriquant de plastiques transparents, Altuglas, filiale d'Arkema, va arrêter sa production. Les 36 salariés devraient être reclassés en interne.

Mise à jour : 21/05/2015 à 15:11 par Timothée L'Angevin sur le site de Normandie Actu

 

L'usine Altuglass produit des plastiques transparents (photo : L'Impartial)

L'usine Altuglas produit des plastiques transparents. (Photo : L'Impartial)

L’usine d’Altuglas de Bernouville (Eure), près de Gisors, va arrêter sa production. La filiale du chimiste Arkema, qui produit des plastiques transparents, emploie 36 salariés. Un Comité central d’entreprise (CCE) doit se tenir vendredi 22 mai 2015 pour confirmer l’annonce faite par la direction, le 13 mai 2015, de cesser les « activités de l’établissement », relate L’Impartial.
Joint par Normandie-actu, Marc Onolfo, le directeur du site, pointe du doigt la « forte concurrence européenne » sur le marché des plaques extrudées. « Nous sommes en surcapacité, ce qui rend la situation économique très difficile. » Si l’usine ferme ses portes, il assure que des mesures sociales de reclassement seront proposées aux salariés. Il n’a pas souhaité donner plus de précisions, préférant attendre le CCE.

Une quinzaine de plans sociaux en 40 ans

Du côté des employés, la lassitude l’emporte. Le site d’Altuglas, qui employait jusqu’à 700 personnes, a vécu une quinzaine de plans sociaux ces 40 dernières années. En 2009, la masse salariale a été réduite des deux tiers, passant de 110 à 36 employés. « Six ans après, le constat s’impose : la direction a fini par obtenir ce qu’elle voulait avec la fermeture définitive du site », soupire Walter Girard, représentant CGT de l’usine.

Arkema ferme son usine Altuglas de Bernouville dans l’Eure

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Altuglas International a informé par courrier les représentants du comité central d’entreprise de son intention de fermer son usine de verre acrylique de Bernouville (Eure) qui emploie 34 salariés.

Le 13 mai, chaque membre du comité central d’entreprise d’Altuglas International, filiale d’Arkema France, s’est vu remettre par un huissier de justice une lettre annonçant l’arrêt de l’activité de l’usine de Bernouville (Eure) qui emploie 34 salariés. Cette usine jugée non rentable, qui a frôlé la fermeture en 1997 et supprimé 76 emplois en 2009, fabrique des plaques extrudées en PMMA (polyméthacrylate de méthyle) à partir de résine ; ce "verre acrylique" est destiné aux marchés de la construction, du transport et de la communication visuelle (présentoirs, etc).

La restructuration ne concerne ni le site Altuglas de Saint-Avold en Moselle (60 salariés), qui fabrique des plaques et blocs coulés de "verre acrylique" de qualité supérieure aux produits extrudés de Bernouville, ni le siège social d’Alutglas International à la Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine (52 salariés).

Walter Girard, délégué syndical central CGT, estime que la direction d’Altuglas International a beau jeu de dire que "Bernouville fait un produit low-cost qui n’est pas rentable". Cela résulte, selon lui, d’un "choix stratégique de ne pas faire de véritable R&D dans l’extrudé". Le syndicaliste pointe par ailleurs la décision de spécialiser Bernouville dans l’extrudé, alors que l’usine était "un site pilote pour les nouveaux process" ainsi qu’un site réalisant tous les produits dont ceux coulés à partir de la matière première, le méthacrylate de méthyle (MAM).

L’usine de Bernouville produit aujourd’hui 8 000 tonnes par an pour une capacité de 20 000 tonnes, selon Walter Girard.

La mise en place d’une procédure de "licenciement collectif pour motif économique" sera à l’ordre du jour lors d'un prochain CCE extraordinaire.

Claire Garnier

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 14:47
Politis, le 6 avril 2015

« Ce ne sera pas un pique-nique » , mais la Grèce n’a pas d’autre choix que de sortir de l’euro si elle veut rompre avec la politique d’austérité, soutient l’économiste Frédéric Lordon.

L’auteur de « La Malfaçon, monnaie européenne et souveraineté démocratique » était l’invité jeudi 2 avril du collectif Penser l’émancipation, aux côtés de Panagiotis Sotiris, philosophe et dirigeant du Front de la gauche anticapitaliste grec (Antarsya). Dans un exposé drôle et éloquent, il formule une vive critique de la gauche radicale, coupable selon lui d’aveuglement et d’obstination à croire qu’un autre euro est possible. L’euro est un système qui n’offre selon lui que 3 attitudes possibles : « le subir, le fuir ou le détruire ».

Voici la vidéo de son intervention :

Penser l’émancipation est un réseau d’universitaires et d’éditeurs créé pour « renouer avec l’utopie ».

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 16:26

L’effacement de l’histoire

Par Manlio Dinucci
Mondialisation.ca, 12 mai 2015
ilmanifesto.info ( journal communiste)
 
 
DSCN1960

Le 70° anniversaire de la victoire sur le nazisme, le 9 mai à Moscou, a été boycotté sur la pression de Washington par tous les gouvernants de l’Ue, sauf le président grec, et mis sous le boisseau par les médias occidentaux, dans une tentative grotesque d’effacer l’Histoire. Non sans résultats : en Allemagne, France et Grande-Bretagne il s’avère que 87% des jeunes ignorent le rôle de l’URSS dans la libération de l’Europe du nazisme. Rôle qui fut déterminant pour la victoire de la coalition antinazie. Après l’attaque de l’Urss le 22 juin 1941 par 5,5 millions de soldats, 3500 chars et 5000 avions, l’Allemagne nazie concentra en territoire soviétique 201 divisions, c’est-à-dire 75% de toutes ses troupes, auxquelles s’ajoutaient 37 divisions de ses satellites (parmi lesquels l’Italie). L’URSS demanda sans relâche aux alliés d’ouvrir un second front en Europe, mais les Etats-Unis et la Grande-Bretagne le retardèrent, aux fins de décharger la puissance nazie sur l’URSS pour l’affaiblir et avoir ainsi une position dominante au terme de la guerre. Le second front fut ouvert avec le débarquement anglo-étasunien en Normandie en juin 1944, quand désormais l’Armée rouge et les partisans soviétiques avaient défait les troupes allemandes en assénant le coup décisif à l’Allemagne nazie.

Le prix payé par l’Union Soviétique fut très haut : environ 27 millions de morts, civils pour plus de la moitié, correspondants à 15% de la population (par rapport aux 0,3% des USA dans toute la Seconde guerre mondiale) ; environ 5 millions de déportés en Allemagne ; plus de 1700 villes et bourgs, 70 mille petits villages, 30 mille usines détruites.

On tente aujourd’hui d’effacer cette page fondamentale de l’histoire européenne et mondiale, en mystifiant aussi les événements successifs. La guerre froide, qui divisa à nouveau l’Europe immédiatement après la Seconde guerre mondiale, ne fut pas provoquée par une attitude agressive de l’URSS, mais par le plan de Washington d’imposer la domination étasunienne sur une Europe en grande partie détruite. Ici aussi les faits historiques parlent. Un mois à peine après le bombardement de Hiroshima et Nagasaki, en septembre 1945, on calculait déjà au Pentagone qu’il fallait plus de 200 bombes nucléaires pour attaquer l’URSS. En 1946, quand le discours de Churchill sur le « rideau de fer » ouvrait officiellement la guerre froide, les USA avaient 11 bombes nucléaires, qui en 1949 grimpaient à 235, alors que l’URSS n’en possédait pas encore. Mais en cette année-là l’Urss effectua la première explosion expérimentale, en commençant à construire son propre arsenal nucléaire.

Dans cette même année l’Otan fut fondée à Washington, en fonction anti-soviétique, six ans avant le Pacte de Varsovie constitué en 1955. La guerre froide terminée, à la suite de la dissolution en 1991 du Pacte de Varsovie et de l’Union Soviétique elle-même, l’Otan s’est étendue sur pression de Washington jusqu’à l’intérieur du territoire de l’ex URSS. Et quand la Russie, s’étant reprise de la crise, a reconquis son rôle international en liant des rapports économiques croissants avec l’Ue, le putsch en Ukraine, sous gestion Usa/Otan, a ramené l’Europe dans un climat de guerre froide.

En boycottant dans le sillage des USA le 70° anniversaire de la victoire sur le nazisme, l’Europe occidentale (celle des gouvernements) efface l’histoire de sa propre Résistance, qu’elle trahit en soutenant les nazis arrivés au gouvernement à Kiev. Elle sous-évalue la capacité de la Russie à réagir, quand elle est envoyée dans les cordes. Elle a l’illusion de pouvoir continuer à dicter sa loi, quand la présence à Moscou des plus grands représentants des BRICS, à commencer par la Chine, et de nombreux autres pays confirme que la domination impériale de l’Occident est sur la voie du déclin.

Manlio Dinucci 

Edition de mardi 12 mai 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/la-cancellazione-della-storia/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres:  Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 09:16

UN APPEL À SORTIR DE L’EURO VENANT D’ESPAGNE
 
Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 18 mai 2015.
 
Pour la première fois en Espagne, en avril 2015, un appel de personnalités de différents horizons se prononce pour que l’Espagne sorte de l’euro. Ils viennent d’Attac Espagne, de syndicats, de Podemos, du Parti communiste espagnol, d’Izquierda Unida… Beaucoup d’entre eux seront présents à Athènes du 26 au 28 juin 2015 lors du forum international organisé par un collectif d’organisations européennes dont fait partie le M’PEP. Il s’intitule « Forum international anti-Union européenne de la gauche et des forces populaires, l’eurozone est le problème, en sortir est la solution ».
 
Premiers signataires : Julio Anguita, Santiago Armesilla, David Becerra, Mireia Biosca, Luis Blanco, Rosa Cañadell, Manuel Colomer, Albert Ecofet, Santiago Fernandez Vecilla, Ramón Franquesa, Héctor Illueca, Pedro Lopez Lopez, Joaquín Miras, Neus Molina, Manuel Monereo, Gustín Moreno, Rosana Montalban, Pedro Montes, Araceli Ortiz, Gumer Pardo, Miguel Riera, Clara Rivas, Juan Rivera, Joan Tafalla, Diosdado Toledano, Rodrigo Vázquez de Prada, Pau Vivas.

 

 


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