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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 23:37
Grèce : le FMI savait que le programme échouerait dès 2010
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Le FMI avait anticipé l'échec du programme grec dès 2010.

Le FMI avait anticipé l'échec du programme grec dès 2010. (Crédits : © Yuri Gripas / Reuters)

Nouvelle pierre dans le jardin des créanciers européens sur la Grèce : le FMI avait mis en garde sur les risques de la stratégie mise en place en 2010. Des avertissements ignorés à l'origine du désastre actuel.

Alors que la crise grecque pourrait, le 20 février, connaître un nouvel épisode lors de la réunion de l'Eurogroupe sur la deuxième revue du troisième programme de financement de l'Etat grec, de récentes révélations viennent à nouveau éclairer les débuts de cette crise en 2010. Un éclairage qui explique largement les échecs et les aveuglements, même sept ans plus tard...

Ces révélations étaient, pour tout dire, passées relativement inaperçues en Europe lorsqu'elles ont été publiées dans le dernier ouvrage du journaliste étasunien Paul Blustein, Laid Low, paru en octobre dernier aux Etats-Unis aux éditions du Centre international de l'innovation de la gouvernance (CIGI). L'ouvrage s'intéresse particulièrement au rôle du FMI dans la préhistoire du premier mémorandum imposé à la Grèce en mai 2010. Ce récit détaillé confirme ce que d'autres sources avaient déjà établies, notamment la Commission sur la Vérité de la dette grecque, établie au premier semestre 2015 par Zoé Kostantopoulou, alors présidente de la Vouli, le parlement grec, mais aussi par d'autres journalistes étasuniens et par l'instance de surveillance interne du FMI. Mais cet ouvrage donne une vision plus claire des négociations du printemps 2010 et apporte davantage de précisions.

Les réserves du FMI sur le plan de 2010

Paul Blustein confirme ainsi que le FMI a bien participé au premier programme grec contre ses propres règles édictées après la crise argentine qui obligeaient le Fonds à ne pas aider un pays dont la dette n'était pas tenable sur le long terme. Or, les experts du FMI ne se faisaient aucune illusion sur la capacité du programme à sortir la Grèce de l'ornière. C'est la grande information de ce livre qui cite un « mémo interne » du chef économiste du FMI d'alors, Olivier Blanchard, transmis le 4 mai 2010, soit six jours avant l'annonce du plan « d'aide » à Athènes.

Ce mémo est d'une grande sévérité pour le mémorandum qui sera finalement signé avec la Grèce. Ce plan prévoyait, rappelons-le, officiellement, une dette maximale de 149 % du PIB en 2013 pour la Grèce et une légère récession en 2010 de 0,4 %, puis une reprise vigoureuse dans le cas où le pays réaliserait toutes les réformes structurelles imposées. Dans la version officielle qui a toujours cours et qui est encore largement acceptée par les décideurs et observateurs européens, c'est le manque d'implication de la Grèce dans le programme de réformes qui a fait échouer ces plans.

Des réformes vaines ?

Mais Olivier Blanchard, qui, depuis, a quitté le FMI avait déjà mis en garde dès le 4 mai 2010 : « même en remplissant entièrement toutes les conditions posées, rien ne peut soutenir la croissance contre la contribution négative du secteur public ». Et d'ajouter : « la reprise aura plus vraisemblablement la forme d'un « L » avec une récession plus profonde et plus longue que celle projetée ». Et de conclure : « le schéma de croissance en « V » projetée est beaucoup trop optimiste, il est improbable que les forts gains de productivité puisse jouer un rôle significatif ». Ce mémo prouve que le FMI savait donc parfaitement ce qui allait se passer en Grèce. Les informations de Paul Blustein ont été confirmées par Olivier Blanchard lui-même qui, dans un tweet du mercredi 15 février, a indiqué qu'il « n'a pas fait fuité lui-même » ce document, mais qu'il n'est finalement « pas mécontent qu'il ait fuité ». [...]

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 23:50

Extraits

Écrit par le_pardem

Le 4 février 2017
 

"Le résultat de la primaire socialiste, en désignant Benoît Hamon d’un côté, et les déboires de François Fillon d’un autre côté, chamboulent tous les pronostics à propos de l’élection présidentielle. Désormais, Benoît Hamon apparaît en position pour battre Macron et se trouver opposé à Marine Le Pen au second tour, situation qui apparaissait encore impossible il y a quelques jours. Mais ce schéma, pour se réaliser, nécessite le retrait du candidat EELV (Yannick Jadot) et du candidat de la France insoumise (Jean-Luc Mélenchon), ainsi que l’appel du PCF à voter Hamon. S’ils ne le font pas, ils laisseront la place à un duel Le Pen – Fillon (ou son successeur), ou à un duel Le Pen – Macron, ou encore à un duel Fillon (ou son successeur) – Macron.

 

Tel est le choix impossible dans lequel se trouvent les dirigeants politiques de notre pays. Car la somme des inconséquences des uns et des autres, leur enfermement dans le système de la mondialisation néolibérale et de son chef d’œuvre, l’Union européenne – dont aucun ne veut sortir pour résoudre le chômage – conduit le peuple à choisir le « moins pire ». Mais avec cette logique, on trouve toujours un « moins pire » que le « pire ». Ainsi, en 2002, on nous a demandé de voter Chirac pour faire barrage à Jean-Marie Le Pen. Et pour quels résultats ? Jusqu’où allons-nous aller ? Aujourd’hui, qui est le « moins pire » : Mélenchon, Hamon, Macron ? Et qui peut le mieux rassembler faire barrage à Madame Le Pen : Mélenchon, Hamon, Macron ?

En réalité, tous se sont installés dans le système, même si, dans les mots, certains le critiquent plus que d’autres. Mais ce ne sont que des mots…

La campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle est contreproductive, tant du point de vue de la forme que du fond. Lui qui se déclare « insoumis », il apparaît en réalité parfaitement soumis à la mondialisation néolibérale et à ses trois piliers : le libre-échange face auquel il ne propose rien d’efficace, la globalisation financière qu’il laisse en l’état car il ne propose pas de nationaliser le système bancaire, les institutions supranationales comme l’OMC, le FMI, l’Union européenne, dont il ne propose pas de sortir unilatéralement. Bref, une insoumission d’opérette !

[...]

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 23:11

 : VA-T-ON VIVRE LA FIN D’UNE GRANDE DAME DE LA LIBERATION   ?

sur Initiative communiste

Marcel paul EDF GDF l'humanitéIl y a 70 ans, le 8 avril 1946 étaient officiellement promulguée la loi de du gaz et de l’électricité, élaborée et pilotée par le ministre communiste Marcel PAUL, laquelle s’imposait vu l’état de délabrement et de vétusté des ouvrages de production, de transport et de distribution.

L’élan créé par ce ministre permit d’en faire une des plus belles réussites au service de l’industrie et de la nation, en particulier par l’esprit service public du personnel qu’il insuffla dans ces 2 entreprises. Au sortir de la guerre dans une France exsangue, c’est le service public qui permet de fournir du courant à tous et au meilleurs tarifs, de construire les infrastructures de production et de distribution qui sont un des atouts de tous premier niveau de notre pays.

Cependant dès sa création au cours des années 50 avec la CECA on doit à l’Union Européenne d’avoir contraint la FRANCE privée de charbon français, pour assurer son indépendance énergétique, de devoir remplacer la production thermique par le nucléaire. Le nucléaire représente aujourd’hui près de 80% de l’électricité nationale ;  procédant en permanence avec le concours du CEA, à toutes les mises au point indispensables pour assurer la sécurité des centrales. Cette impératif de sécurité au cœur du service public d’EDF, de ses agents sous statuts n’est à l’évidence pas celui d’une multinationale fonctionnant selon la logique de la rentabilité maximum pour ses actionnaires. Plus qu’ailleurs encore, dans un pays aussi nucléarisé que la France, la libéralisation du marché de l’, la liquidation du monopole public et la privatisation d’EDF- est une grave menace sur la sécurité énergétique mais aussi la sécurité tout court des français.

Depuis une trentaine d’années, forte de ses compétences mondialement reconnues, les directions successives d’EDF ont lancée l’entreprise publique dans des investissements tous azimuts et sur tous les continents, faisant d’elle l’une des premières multinationales de l’électricité au monde, le premier producteur d’électricité dans le monde, non sans avoir essuyé de cuisants fiasco financiers (à l’exemple de son implantation en Argentine) qui ont pu concourir à son endettement abyssal(37,4 milliards d’euros). Une expansion internationale loin de l’objectif de service public initialement confié au monopole public Électricité de France, mais servant à justifier la fuite en avant vers toujours plus de libéralisation et plus de concurrence.

Mais il y a aussi et surtout incompatibilité entre l’existence de services publics et la concurrence « libre et non faussée » imposée par l’UNION EUROPEENNE.A partir des années 2000, transposant les directives européennes, les gouvernements successifs suppriment le monopole public d’EDF au non de la constitution d’un marché « libre » européen de l’énergie résultant des traités européens. Cependant, jamais les français n’auront voté pour la privatisation d’EDF/GDF.

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 16:26
"Fonds européens : près de 10 millions d’euros pour la Métropole Rouen Normandie" :

Voici le titre de France info Normandie pour présenter "la réalisation de 8 grands projets en faveur du développement urbain durable". "La Région, via les fonds FEDER ( Fonds européen de développement régional ), alloue 9,9 millions d’euros à la Métropole".  Métropole et Région viennent de signer une convention à ce propos.

Sur tous les panneaux annonçant les travaux de la métropole, on pourra lire "Financé par les Fonds européens".  Les habitants de la métropole sont ainsi invités à remercier l'Union Européenne ...

En réalité, c'est bien de leurs poches que sort cet argent, essentiellement par le biais de leurs impôts sur le revenu et la TVA.  L'Etat Français contribue largement au budget européen ( le deuxième contributeur derrière l'Allemagne). 

Ainsi en 2014 la France a versé 19,5 milliards d'euros à l'Union Européenne.  Et elle a reçu, en subventions diverses ( comme celle allouée à la métropole rouennaise ) 12,4 milliards d'euros.

De surcroit cet argent est géré successivement par le ministère du budget en France, puis par les fonctionnaires européens pour revenir enfin à la Métropole ... Il serait plus simple et moins coûteux que l'Etat français verse directement les subventions.

En toute souveraineté.

 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 00:04

 

La primaire organisée par le parti socialiste, qu’elle soit appelée la « primaire de la gauche » ou la « primaire citoyenne » ou encore la « primaire de la belle alliance » a montré que des divergences importantes existaient entre les divers candidats sur la question du programme économique. Il faut d’ailleurs rappeler que cette « primaire » n’a pas le monopole des idées de gauche. Jean-Luc Mélenchon défend de son côté un programme assez cohérent dans le cadre du mouvement que l’on nomme « la France insoumise ». Nous aurons d’ailleurs l’occasion de revenir sur Radio-Sputnik sur son programme dans une émission ultérieure durant le mois de février.

 

Le programme économique divise donc les candidats à la primaire socialiste. Une forte opposition sur la question de formes, même modérée de protectionnisme, a opposé Arnaud Montebourg, éliminé dimanche dernier aux autres candidats. Mais cette question du « produire en France » ou du protectionnisme, était bien un moyen de poser la question du chômage. Oh, bien sûr, tous les candidats déclarent vouloir faire baisser le nombre de chômeurs, dont on rappelle ici qu’il atteint les 4,5 millions de personnes. Mais, l’attitude sur ce point diffère entre un Benoît Hamon, dont on peut penser que le revenu universel s’enracine dans l’idée que le travail va sa raréfier dans les années à venir, et un Manuel Valls qui prétend au contraire défendre le rôle central de la valeur travail au sein de son travail. Mais, Manuel Valls, en tant que Premier-ministre, n’a guère eu de succès dans la lutte contre le chômage. Il faut aussi parler de la fameuse « loi travail », qui est au cœur des affrontements entre la gauche du PS et ce que l’on appelle la « gauche de gouvernement ». Enfin, ces programmes se sont aussi affrontés sur la dimension que chacun accorde à la transition énergétique et à l’écologie.

Notons qu’un problème économique clef aujourd’hui en France, l’écart de compétitivité avec l’Allemagne, qui a été estimé à plus de 20% par une étude du FMI, ne fut jamais abordé. Or, il est central pour comprendre les problèmes de la France aujourd’hui. Alors, dans ces conditions, quel programme peut prétendre dans ces conditions être réaliste, et quel programme va s’avérer être en fait idéaliste ?

C’est un problème clef car c’est bien sur ce point que se jouera l’affrontement entre Benoît Hamon et Manuel Valls dimanche prochain.

 

Pour répondre à ces questions, j’ai reçu vendredi 27 janvier Frank Dedieu, professeur à l’IPAG et délégué général de République Moderne, et Frédéric Farah, co-auteur d’une « Introduction inquiète à la Macron-économie ». Frédéric Farah estime, en observant les débats au sein de la primaire de la Belle Alliance, que « le parti socialiste ne veut pas rompre avec 83, le tournant de la rigueur et les choix européens qui ont été faits. » Frédéric Farah avoue être « très sceptique » face à la confrontation « Valls le réaliste » contre « Hamon l’idéaliste ». Car «l’écart de compétitivité, notre rapport à la monnaie unique, (et) les règles budgétaires» n’ont pas été abordés sérieusement lors de cette primaire. Pour Frank Dedieu, ce constat est partagé: «Le grand absent de cette primaire, c’est l’euro.» A l’exception d’Arnaud Montebourg plutôt protectionniste, « nos deux finalistes ont voulu rompre avec les conséquences de 83 mais ils ne veulent pas rompre avec les causes de 83 qui sont la rigueur et l’Europe… ».

 

Vous pouvez retrouver cette émissions sur : https://fr.sputniknews.com/radio_sapir/201701271029821070-primaire-socialiste-gauche/

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 00:16
Parution prochaine de l’édition de janvier de Ruptures

Le n°16 de Ruptures arrivera chez les abonnés le jeudi 26 janvier.

La Une ouvrira cette édition sur la panique que provoque l’entrée de Donald Trump à la Maison-Blanche parmi les élites euro-atlantiques et la presse dominante

L’éditorial rappellera les annonces du nouveau président américain, et analysera les conséquences considérables – une nouvelle ère historique – si celles-ci devaient se concrétiser

La page 2 proposera un entretien avec Jacques Nikonof, président du Pardem, sur l’avenir de l’UE et les enjeux de la mondialisation ; ainsi que les brèves – des infos qu’on trouve rarement ailleurs

La page 3 fera le point sur l’état actuel de l’Ukraine, trois ans après Maïdan : un pays à la dérive économiquement et socialement, une corruption qui persiste, des groupes fascisants qui restent bien présents, et toujours une guerre larvée contre le Donbass

La page 4 informera sur le processus du Brexit après l’important et ferme discours de Theresa May confirmant la volonté anglaise de sortir du marché unique ; et sur la situation en Espagne, où Mariano Rajoy a pris la tête d’un gouvernement à la majorité fragile, dans le contexte de nouvelles pressions de Bruxelles.

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 17:59
Il est temps de se poser la question : notre "logiciel" qui guide nos analyses depuis la défaite du camp socialiste, pointant l'impérialisme américain comme l'ennemi premier et l'Otan comme instrument de domination mondiale, ce logiciel n'est-il pas à reconsidérer, pour l'adapter avec aux changements opérés dans le monde ?   par Jean LEVY

 

L'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis provoque un bouleversement majeur dans l'ordre du monde. La Maison Blanche rompt brutalement avec sa stratégie du "libre échange". Elle décide l'inversion de ses priorités. Substituant à l'économie numérique, jusqu'ici jugée moteur de la grandeur américaine, Washington prône le retour à l'exploitation maximum de ses ressources naturelles,l'énergie d'abord, pour reconquérir sa puissance industrielle d'antan.

Car les Etats-Unis vont mal : usines en friches, routes, ponts, voies ferrées à l'abandon, population sans emplois stables et sans avenir, une civilisation qui croule, une élite coupée des réalités et qui vit dans une bulle, c'est cela que Trump veut changer. En faveur du capital, bien sûr.

Ce tête-à-queue se résume par le slogan de la campagne du candidat républicain : "America First !". Et le choix de ses futurs champions - Exxon, Ford, les mines de charbon, la métallurgie - vont supplanter  Google, Facebook, Apple et la Silicon Valley, dont les patrons milliardaires, ont perdu la foi en l'avenir*.

Pourtant alertée par le "Brexit" britannique,  cette volte-face américaine a pris de court l'oligarchie européenne et son économie du "tout financier". A Bruxelles, à Paris, à Berlin, c'est la panique, d'où le déferlement anti-Trump de "l'establishment".  Le nouveau président est présenté comme un  guignol, vulgaire et misogyne, qui s'amuse à briser le cadre de vie et les conventions du monde raffiné de la bobocratie.

En fait,  l'Oncle Sam aurait ainsi lâché "l'Europe"... De gendarme du monde, il devient commerçant concurrent... Et Bruxelles, Berlin et Paris d'invoquer un "patriotisme européen" pour vendre aux populations soumises, un nouvel "antiaméricanisme" de circonstance.

Et si le danger principal se situait maintenant en Europe même, avec une Allemagne dominatrice, tentant de reconstruire autour d'elle et sous sa coupe, un pôle concurrent, certes à celui des puissances émergentes, la Chine la Russie, mais aussi, fait nouveau, aux Etats-Unis d'Amérique ?

Si cela était, cette recomposition mondiale impliquerait, de la part de Berlin, une marche forcée vers une intégration totale des Etats de l'Union européenne avec, disons-le, la collaboration de la bourgeoisie française, sans doute prête à abandonner son siège au Conseil de Sécurité au profit de Berlin, voire sa force de frappe dans le cadre d'une "armée européenne", dont on parle tant aujourd'hui ?

Avec une sous-France réduite aux acquêts, comme elle le fut du temps de Vichy...

Il est donc temps de se poser la question : notre "logiciel"** politique qui guidait nos analyses depuis la défaite du camp socialiste, pointant l'impérialisme américain comme l'ennemi premier et l'Otan comme instrument de domination mondiale, ce logiciel n'est-il pas à reconsidérer, pour l'adapter avec aux changements opérés dans le monde ? La Chine est parvenue aux premières marches du podium avec ses liens étroits tissés avec la Russie, l'émergence du rôle politique de celle-ci dans les affaires internationales, et, depuis novembre dernier, l'entrée de Donald Trump à la Maison Blanche, dictant une politique opposée à celle jusqu'ici suivie par les Etats-Unis,  tous ces changements ne nous conduisent-ils pas à reconsidérer notre analyse et donc, notre stratégie ?

 

* Slate  : Selon un article du New Yorker, "Un nombre croissant d’entrepreneurs de la Silicon Valley redoutent que le niveau extrême des inégalités déclenche une instabilité civile et se préparent à un effondrement de la loi et l’ordre»résume Quartz. Notre dépendance vis-à-vis de la technologie semble aggraver le climat d’inquiétude", note le site d’information.

**  Par "logiciel", il faut entendre les conclusions auxquelles nous avons abouti à partir de l'analyse marxiste correspondant à l'époque

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 23:39
À Bruxelles, plongez dans la discrète mais intense bataille que les lobbies livrent à l’intérêt général

par

 

Plus de 10 000 organisations spécialisées dans le lobbying sont enregistrées à Bruxelles, dont environ un millier sont françaises. Parmi elles, quelques ONG, mais surtout des grandes entreprises, des associations industrielles et des cabinets de consultants. Comment ces lobbyistes défendant les intérêts des milieux d’affaires œuvrent-ils pour faire entendre leurs positions auprès des décideurs européens ? Tous les acteurs de cette scène combattent-ils à armes égales ? Plongée au cœur du quartier européen de Bruxelles.

Lire la suite sur Basta Mag ci-dessous

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 14:43

A propos des PRIMAIRES « SOCIALISTES » – Par Floréal, PRCF, 22.1.2017

Le résultat du premier tour des primaires montre une participation médiocre, très en retrait sur la mobilisation électorale d’il y a cinq ans.

L’échec réjouissant de Valls porte condamnation de ce personnage malfaisant, totalement acquis au MEDEF, à l’UE, à l’OTAN et dont les attitudes fascisantes à l’encontre des militants CGT ne sont pas sans évoquer Jules Moch, de sinistre mémoire.

La déconfiture de Valls, qui serait déjà depuis longtemps aux LR si les meilleures places n’y étaient pas déjà distribuées, signe la faillite de Hollande. Président sortant, ce politicien dévalué s’est avéré incapable de se représenter sans passer par la case primaires. Incapable aussi de se présenter auxdites primaires et incapable d’y faire élire son ex-premier ministre. Au risque de susciter une comparaison terrible pour lui, Hollande est tout juste capable d’aller se recueillir, toute honte bue, sur la tombe du noble Salvador Allende…

Le bide cinglant de Montebourg fera peut-être de la peine à Pierre Laurent qui, il y a peu, courtisait cet individu, mais cet échec retentissant ne chagrinera aucun vrai tant cet ambitieux sans consistance vendait du vent avec son pseudo-patriotisme économique (dans le cadre de l’UE et de la promotion impénitente du « made in France », plus profitable au tout-anglais qu’à la lutte contre les délocalisations). Peut-être M. Martin, ex-syndicaliste CFDT élu eurodéputé sur une liste PS, versera-t-il un pleur en perdant son parrain ; quant aux sidérurgistes lorrains, dont Montebourg a trahi la revendication d’une nationalisation de l’acier français (interdite par l’UE et par son petit exécutant Hollande), ils ont bien d’autres raisons de pleurer.

S’agissant de Benoit Hamon, son style plus simple a sans doute payé. Mais comment pourrait-il mobiliser le cœur de l’électorat progressiste alors qu’il élude toute forme d’opposition à l’UE et que ses grands « combats » sont la dénonciation des particules fines (c’est indispensable mais un vrai souci de la santé publique exigerait de s’attaquer au capital) et le « Revenu de base universel », c’est-à-dire la résignation à la désindustrialisation de la France et à l’aspiration historique du mouvement ouvrier : le droit à un travail non exploité et désaliéné pour tous.

C’est pourquoi les progressistes les plus lucides n’attendent rien du second tour de cette primaire, un dispositif antidémocratique qui dessaisit les militants des partis de leur souveraineté. Et qui tente dérisoirement d’aligner la France sur la « grande démocratie américaine » dont on voit présentement, si l’on ose dire, les résultats en « Trump-l’œil »…

[...]

Lire la suite ci-dessous sur le site "Initiative communiste"

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 22:55

En Normandie

Rassemblement citoyen contre le CETA - Gonfreville l’Orcher

Appel pour un rassemblement citoyen contre la ratification du traité libéral de libre échange entre l’Europe et le Canada, devant la Mairie de Gonfreville l’Orcher, à 11h00, le samedi 21 janvier 2017.

Campagne de signatures en faveur de la pétition contre ce traité, intervention du Maire de Gonfreville l’Orcher, interventions de militants associatifs et syndicaux.

 

Stop CETA - Rouen

A Rouen, nous vous appelons à vous rassembler place de la Cathédrale samedi 21 janvier à 15 heures pour dire NON au CETA.
Collectif stop tafta ROUEN

  • Lieu : place de la cathédrale
  • Date de début : 21/01/2017 à 15:00

 

Stop CETA CAEN

Rdv 15H place Pierre Bouchard, 14000 Caen

Organisé par StopTafta14.

  • Lieu : place Pierre Bouchard
  • Date de début : 01/21/2017 à 15:00

 

Journée d’action européenne le 21 janvier

mercredi 14 décembre 2016

Nous, la société civile, les organisations de base, les mouvements syndicaux, les agriculteurs, les groupes environnementaux et sociaux de toute l’Europe, appelons à une journée européenne d’actions décentralisées contre l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada (le CETA, ou AECG en français) le 21 janvier et à d’autres actions décentralisées et mobilisations avant le vote du Parlement européen le 2 février.

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