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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 17:00


Par le Parti de la démondialisation ( PARDEM)

Le 5 juin 217

Marine Le Pen et les principaux dirigeants du Front national ont annoncé qu’ils retiraient de leur programme leur revendication emblématique de la sortie de l’euro et de l’Union européenne. D’ailleurs Marine Le Pen n’avait pas parlé de l’euro dans sa profession de foi pour l’élection présidentielle ni dans son programme en 144 propositions qui ne comprenait même pas le mot « euro » !

Une question se pose : pourquoi personne ne parle de ce séisme politique ? Aucun commentaire, aucun débat, aucune émission de radio ou de télévision ne permet de comprendre les raisons et les conséquences de cette révolution stratégique du FN. Les journalistes, les universitaires, les responsables des partis politiques sont aux abonnés absents.

Les raisons sont pourtant simples à comprendre et ont été confirmées par Marine Le Pen elle-même lorsque je l’ai croisé sur un marché dans le Pas-de-Calais lors de la campagne des élections législatives. Globalement, depuis plusieurs années, la proportion des Français souhaitant sortir de l’euro ou de l’Union européenne oscille entre 25% et 38% de la population. Ce sont les séniors qui manifestent le moins d’intérêt pour cette perspective et qui soutiennent le moins le FN. Pour débloquer en particulier le vote des séniors en sa faveur, le FN a donc décidé de ne plus parler de la sortie de l’euro et de l’Union européenne.

[...]

La suite ci-dessous :

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 13:28

Sur le site Communiste collectif polex

Le samedi 13 mai 2017 s'est déroulé à Saint Ouen, salle Maymana, une rencontre publique sur le thème " Libertés de circulation, des capitaux, des marchandises, des services et des hommes et Capitalisme mondialisé ". Six interventions liminaires de grande qualité, des témoignages personnels sur l'exploitation éhontée des " travailleurs détachés " grâce aux règles de libre circulation édictées par l'union Européenne, des analyses percutantes du Capitalisme qui travestit la " Liberté " en surexploitation et en concurrence xénophobes entre les travailleurs: les participants ont reconnu avoir beaucoup appris, et partir mieux armes pour les luttes à venir bien nécessaires contre le duo MACRON- LE PEN. Il reste à répandre autour de nous le contenu de ces échanges. Nous publions ci après l'enregistrement vidéo des échanges, et le texte des interventions qui nous sont parvenues.

mis à jour le : 26 Mai, 2017

EN INTRODUCTION, INTERVENTION DE F. ARZALIER, POUR LE COLLECTIF POLEX ORGANISATEUR :

" Nous vivons dans une société où le Capitalisme perpétue sa domination par la manipulation des esprits: les récentes élections présidentielles françaises en sont l'exemple parfait. Et l'un des mécanismes essentiels de cette manipulation est le détournement des mots et des concepts. Ainsi, monsieur MACRON qui menace de faire subir à la France une cure de destruction des conquêtes sociales a publié son programme d' ultra-Liberalisme aggravé sous le titre " Révolution " ! Et les médias qui depuis des mois formatent l'opinion à son service s'efforcent de persuader nos concitoyens que le débat politique se réduit à une opposition entre les méchants opposés à la liberté en général, et les gentils qui seraient ses tenants.

Cette dichotomie simpliste est absurde: on sait depuis Jean Jacques Rousseau que toute société humaine organisée à besoin pour fonctionner d'un Contrat social, de règles qui restreignent la liberté de nuire à autrui : Je n'ai pas la liberté de tuer un passant dans la rue, même si j'y trouve plaisir ou intérêt, et c'est heureux.

Les textes officiels de l'Union Européenne affirment qu'elle repose sur " la libre circulation des capitaux, des marchandises, et des hommes ". Il est facile de prouver que cette proclamation de liberté relève de l'escroquerie pure et simple.

[...]

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 15:11

Les abonnés de Ruptures ont reçu leur mensuel mercredi 31 mai. En voici le sommaire :

– l’éditorial pointe l’élection d’Emmanuel Macron qui entend désormais appliquer un programme politique dont la cohérence est fondée sur l’accélération de l’intégration européenne, notamment dans deux domaines : monétaire, et militaire ;

– une information détaillée sur le dossier « travailleurs détachés » et ses récents développements, qui illustrent les dégâts de la libre circulation de la main-d’œuvre et des services au sein de l’UE ;

– Paris et Berlin remettent en route le « moteur franco-allemand » pour « refonder et relancer l’Europe » : une analyse approfondie des ambitions mais aussi des contradictions qui subsistent sur les plans économique, budgétaire, voire institutionnel, alors que la France reste sous surveillance de Bruxelles ;

– La première venue du président américain sur le sol européen, à l’occasion des sommets de l’OTAN puis du G7, a confirmé les inquiétudes des dirigeants de l’UE face à Donald Trump, notamment sur le climat et le libre échange : une analyse des frictions entre les deux rives de l’Atlantique ;

– Enfin, une analyse des élections régionales allemandes dans le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, où les sociaux-démocrates ont subi une gifle retentissante à quatre mois des élections générales ;

– et, bien sûr, comme chaque mois, les brèves…

Pour recevoir cette édition et les suivantes, un seul moyen : l’abonnement.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 08:46

TOUT CHANGER POUR QUE RIEN NE CHANGE ...

Le "soft power" européen en marche ?

Ou plutôt : la dictature libéro-européenne à marche forcée

Emmanuel Macron propose : Dans son programme, un budget de la zone euro, avec un ministre des Finances européen pour le gérer, afin que la croissance profite à tous. Le tout sous le contrôle d'un Parlement de la zone euro, autre innovation institutionnelle.
 
Jean-Claude Juncker, s’est dit mardi favorable au « principe » d’un ministre des finances et à celui d’un budget de la zone euro.  Autant dire un accord complet Macron-Juncker.
 
Durant la compagne, l’idée d’un conseil de sécurité européen a été évoquée ainsi que la mise en place d’un état-major de planification et de suivi des opérations européennes.  La France deviendra dépendante de l'UE pour les Affaires étrangères et les opérations de guerre.  Avec les bellicistes de l'Est européen, tout est à craindre.  N'est-ce pas le scénario rêvé par l'OTAN ? Les complexes militaros-industriels français et européen, et aussi étasunien doivent se réjouir.  N'oublions pas que la course aux armements précède la guerre.
 
E. Macron est bien le président dont la Commission européenne, rêvait pour la France.  Prêt à accepter le CETA ?

 
Nouveau gouvernement: la liste complète
Nouveau gouvernement: la liste complète

Emmanuel Macron dévoile ce mercredi son premier gouvernement. Comme promis, il s'agit d'un exécutif paritaire. Avec trois ministres d'Etat. 

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 23:42

"Le président de l'exécutif européen Jean-Claude Juncker a certes affirmé récemment que «les Français dépensent trop». Mais le FMI, lui, soutient que les Allemands dépensent trop peu. "

"Le fait que la France ait renoncé à essayer d'infléchir l'Allemagne dans ce sens montre qu'elle ne joue plus du tout son rôle en Europe, et qu'elle est totalement à la remorque de Berlin. Cela peut-il changer avec Macron? C'est à mon avis très improbable."

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Coralie Delaume « Macron est fédéraliste, quand les Allemands deviennent souverainistes »

 

 

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Quelques jours seulement après son élection, Emmanuel Macron a rencontré Angela Merkel en début de semaine. Coralie Delaume explique pourquoi les projets du nouveau président pour l'Europe inquiètent beaucoup les Allemands.


Coralie Delaume est essayiste. Elle a publié Europe, les États désunis (Michalon, 2014) et, avec David Cayla,La fin de l'Union européenne(Michalon 2017). Elle anime depuis 2011 le blog «L'arène nue», consacré au projet européen.


FIGAROVOX.- Pour son premier déplacement à l'étranger en tant que président, Emmanuel Macron s'est rendu ce lundi à Berlin pour rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel. François Hollande, en 2012, s'était aussi rendu en Allemagne immédiatement après son élection. Comment expliquez-vous cette hâte du président fraîchement élu à traverser le Rhin?

C'est devenu une figure obligée pour tout président français, au nom du «couple franco-allemand». A vrai dire, Emmanuel Macron s'était déjà rendu en Allemagne deux fois durant sa campagne, une fois en janvier, une fois en mars. La seconde fois, Angela Merkel l'avait reçu. Deux autres candidats avaient fait le voyage: François Fillon et Benoît Hamon.

Mais c'est Macron qui avait annoncé la couleur de la façon la plus claire, en disant son projet de «faire des réformes pour regagner la confiance de l'Allemagne». Sans jamais expliquer pourquoi ni comment nous aurions perdu ladite confiance. En ne respectant pas les critères de convergence surveillés par la Commission dans le cadre du «semestre européen»? L'Allemagne, dont l'excédent commercial (à 8,3%du PIB!) est supérieur depuis sept ans maintenant à la norme communautaire mais qui n'est jamais sanctionnée pour cela, ne les respecte pas non plus.

Entend-on jamais dire, pour autant, que l'Allemagne doit réaliser des réformes pour «retrouver la confiance de la France»? Ce serait pourtant urgent. Le président de l'exécutif européen Jean-Claude Juncker a certes affirmé récemment que «les Français dépensent trop». Mais le FMI, lui, soutient que les Allemands dépensent trop peu. Dans son dernier rapport sur l'économie germanique sorti en début de semaine, le Fonds estime que la République fédérale doit rapidement augmenter les salaires de ses travailleurs et le montant de ses investissements publics, d'une part pour relancer la demande européenne, mais également pour contribuer à relancer une demande mondiale apathique. Ça fait des années que le FMI demande cela, des années également que les États-Unis insistent là-dessus. Donald Trump s'est d'ailleurs montré particulièrement explicite à ce sujet au début de son mandat.

Le fait que la France ait renoncé à essayer d'infléchir l'Allemagne dans ce sens montre qu'elle ne joue plus du tout son rôle en Europe, et qu'elle est totalement à la remorque de Berlin. Cela peut-il changer avec Macron? C'est à mon avis très improbable.

La suite ci-dessous

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 14:40
Le FMI alerte sur la hausse du risque de pauvreté en Allemagne - Planetes360
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 22:21
Sur Initiative communiste, journal électronique du PRCF

PARDEM….LE SEUL OU SEUL ?

Communistes qui luttez depuis de longues années pour le socialisme, progressistes et patriotes qui luttez aussi pour une France plus juste et plus libre, syndicalistes qui chaque jour dans vos boîtes luttez contre l’exploitation capitaliste dans la perspective de l’appropriation collective des grands moyens de production et d’échange, certes reniée par des bureaucrates confits de minables contreparties pour leur "partenariat" avec le patronat, mais bien vivant chez les travailleurs, tous vous devez savoir qu’en fait il n’y a "qu’un seul parti au service du peuple"; ce micro-parti, le Pardem, qui rejette en enfer tous les autres et se complait dans son splendide isolement, devrait cependant renouer avec le réel.

Le PRCF s’est adressé à un grand nombre d’organisations démocratiques pour des initiatives communes en faveur de la défense de la paix. Parmi elle le Pardem. A ce jour nous n’avons reçu aucune réponse du "seul parti qui défende le peuple". Sans doute trop occupé à organiser sa présence massive (?) aux législatives après une vaine tentative aux présidentielles… Compte tenu du naufrage électoral de son frère-ennemi, F. Asselineau de l’UPR, ce fut sans doute une bonne chose pour eux que nos amis du Pardem n’aient pas obtenu les signatures indispensables.

Soulignons que le boycott médiatique dont se dit victime le Pardem n’a pas empêché Jacques Nikonoff d’être invité dans la matinale de France Culture le 26/04/ 2017 entre les deux tours de la présidentielle, honneur auquel les dirigeants de notre organisation n’ont pas eu droit. Sans doute parce que France-Culture a été touché par la grâce "du seul parti qui défende le peuple"….

Oui retour au réel et à l’esprit de responsabilité pour avancer ensemble dans la direction de l’émancipation sociale et nationale avec des actes unitaires.

 

Pour information, voici la position du Pardem.  Il affirme par ailleurs qu'il présentera des candidats en Normandie. 

Voici le lien :http://www.pardem.org/legislatives-2017/318-le-pardem-participera-aux-elections-legislatives-de-2017

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 14:12
Le Portugal, l’Union Européenne et l’Euro – interview avec João Ferreira (deuxième partie)


 

L’Union Européenne (UE) est entrée dans une phase de turbulence. Toutes ces années de crise et d’austérité brutale ont eu des conséquences sociales catastrophiques, en particulier dans les pays de la périphérie. Au Portugal, un changement de gouvernement après les élections législatives de 2015 a mis fin à l’austérité imposée par la troïka ce qui a permis un revirement de certaines politiques. Mais des problèmes structurels persistent en raison de la nature de l’UE et de ses mécanismes, en particulier la monnaie unique. Pour discuter de la situation politique au Portugal, des conséquences de l’entrée sur le marché unique et de l’Euro, et des solutions à ces problèmes, ainsi que d’autres questions telles que la montée de l’extrême droite en Europe, nous avons interviewé João Ferreira du Parti Communiste Portugais (PCP) ; il est membre du Comité Central du PCP, conseiller municipal à Lisbonne et deux fois élu au Parlement européen.

(Deuxième partie de l’interview. Pour la première partie, cliquez ici)

 

En ce qui concerne l’Euro, le PCP n’est plus seul aujourd’hui ; il est largement reconnu que la monnaie unique ne fonctionne pas. Pourquoi l’euro était-il destiné à échouer et quelles en sont les conséquences ?

À notre avis, l’Euro n’a pas échoué. Il y avait des objectifs qui ont été communiqués aux peuples, mais la question est de savoir si c’étaient les objectifs véritables du projet. De notre point de vue, ils ne l’étaient pas. L’Euro était dès le départ un projet politique du grand capital européen. Un projet qui a eu deux objectifs principaux : réduire les coûts unitaires de la main-d’œuvre, ce qui revient à transférer la richesse du travail au capital, et d’autre part, sous l’égide de satisfaire aux exigences de la monnaie unique, attaquer les services publics et privatiser les secteurs économiques stratégiques. C’est avec le prétexte de l’Euro et en accommodant ses exigences que les salaires réels ont été réduits (la soi-disant «modération salariale»), d’innombrables entreprises publiques ont été privatisées, dans certains cas même dans des secteurs stratégiques entiers, les fonctions sociales de l’État étaient ciblées, ce qui a entraîné une réduction des dépenses en soins de santé, éducation, sécurité sociale, etc. L’Euro a donc permis d’atteindre ces objectifs.

Par exemple, une décennie après la création de la monnaie unique, les bénéfices dans la zone euro ont augmenté de 30%, tandis que les coûts unitaires de main-d’œuvre ont diminué de 1%. Cela s’est produit à un degré plus ou moins élevé dans de nombreux pays. C’est arrivé au Portugal et c’est arrivé en Allemagne. En Allemagne, par exemple, les bénéfices ont augmenté 80 fois plus rapidement que les salaires. Par conséquent, l’Euro a atteint ses objectifs politiques ; c’est pourquoi nous réaffirmons que l’Euro est un projet politique du grand capital européen. Bien sûr, on a promis aux gens que l’Euro réduirait le chômage, produirait des taux de croissance autour de 3% par an, augmenterait les salaires, et entraînerait une convergence des salaires sur l’ensemble des pays de la zone euro. Avec du recul, voilà ce qui s’est passé au Portugal :

  • le chômage n’a pas reculé, il a plus que doublé et il est constamment supérieur à 10%

  • la croissance accumulée après une décennie et demie dans la zone euro est nulle, ce qui signifie que ces quinze dernières années ont été perdues

  • non seulement les salaires n’ont pas convergé vers ceux d’autres pays, mais ils ont en fait continué à diverger

  • le déficit de notre balance commerciale a empiré et la dette a explosé

  • la production agricole et industrielle a reculé pendant plusieurs années, et cela s’est également vérifié dans d’autres pays de la périphérie.[...]

Lire la suite ci-dessous

 

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 14:00
Le Portugal, l’Union Européenne et l’Euro – interview avec João Ferreira (première partie)

 

L’Union Européenne (UE) est entrée dans une phase de turbulence. Toutes ces années de crise et d’austérité brutale ont eu des conséquences sociales catastrophiques, en particulier dans les pays de la périphérie. Au Portugal, un changement de gouvernement après les élections législatives de 2015 a mis fin à l’austérité imposée par la troïka ce qui a permis un revirement de certaines politiques. Mais des problèmes structurels persistent en raison de la nature de l’UE et de ses mécanismes, en particulier la monnaie unique. Pour discuter de la situation politique au Portugal, des conséquences de l’entrée sur le marché unique et de l’Euro, et des solutions à ces problèmes, ainsi que d’autres questions telles que la montée de l’extrême droite en Europe, nous avons interviewé João Ferreira du Parti Communiste Portugais (PCP) ; il est membre du Comité Central du PCP, conseiller municipal à Lisbonne et deux fois élu au Parlement européen.

(Première partie de l’interview. Pour la deuxième partie, cliquez ici)

Ci-contre : João Ferreira

 

 

Comment décririez-vous l’actuel gouvernement portugais ? Est-ce un gouvernement de gauche ?

C’est un gouvernement du Parti Socialiste (PS). Ce n’est ni un gouvernement de gauche ni une coalition de forces de gauche, comme nous l’entendons parfois. C’est un gouvernement du Parti Socialiste qui met en pratique les positions du Parti Socialiste vis-à-vis des questions fondamentales de la politique de droite et de sa vision pour le pays, position aussi fondamentalement différentes de celles du PCP. Mais c’est un gouvernement minoritaire ; ce qui signifie, avec l’équilibre actuel des pouvoirs au Parlement, que le PCP joue un rôle important dans le processus de restauration des droits et l’augmentation des revenus des personnes que le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre avant sa prise de fonction.

En fait, les progrès accomplis depuis le début de ce gouvernement l’ont souligné. Il y a eu un processus de restauration des droits et d’augmentation des revenus dans lequel le PCP et les luttes populaires de ces dernières années ont joué un rôle décisif. Cependant, des problèmes structurels fondamentaux persistent encore, dont la solution nécessite des politiques globales pour aller au-delà du recouvrement des droits et des revenus et finalement développer le pays. Tout cela est proprement lié au fait qu’il s’agit d’un gouvernement du Parti Socialiste qui a hérité de toutes les contradictions historiques que le Parti Socialiste n’a pas réussi à résoudre et qui sont à leur tour liées aux politiques de droite des 40 dernières années. Et cela explique pourquoi ce gouvernement n’est pas un gouvernement de gauche. [...]

La suite ici : http://www.investigaction.net/le-portugal-lunion-europeenne-et-leuro-interview-avec-joao-ferreira-premiere-partie/

 


 

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 22:15

Le 23 avril dernier la politique de l'UE et ceux qui l'ont mis en œuvre tour à tour ont été largement désavoués par les électeurs. F Fillon et E Macron défendaient cette Europe du capitalisme mondialisé. Ils ont réuni à eux deux un peu plus de 44,02% des suffrages. Les illusions restent cependant encore fortes sur les possibilités de réformer l'UE mais l'exaspération est à son comble et les bons résultats de JL Mélenchon en témoignent. En Seine-maritime, il est en deuxième position, en tête dans les villes dirigées par un maire communiste. Mais pas seulement. Il a su rassembler sur son nom les Havrais qui se sont si durement battus contre la loi travail et qui ont ainsi poursuivi leur lutte contre ceux qui avaient construit, soutenu ou permis cette politique. Il fait un bon score dans maints quartiers populaires et dans beaucoup de villes en France.

 

Marine Le Pen a pu apparaître comme le pourfendeur le plus virulent de l'UE et a su utiliser un langage social pour capter les électeurs. En Seine-Maritime et dans l'Eure, elle est en tête, particulièrement dans les campagnes et les petites villes.

Or le FN reste à l'évidence profondément attaché aux valeurs anti-ouvrières du patronat et de la droite traditionnels. Il entend contrôler les syndicats et garde un solide fond anti-communiste et anti-progressiste. Il rejette profondément la lutte des classes, les luttes sociales, même si il les tolère quand il s'agit d'une colère qu'il espère détourner à son profit. Il divise les salariés, il est dangereux pour les luttes. C'est un ardent défenseur de la Vème République et du pouvoir présidentiel. Ses propositions concernant le mode scrutin (proportionnelle assortie d'un bonus très important pour la liste arrivée en tête ) sont extrêmement dangereuses et tout aussi antidémocratiques que le système actuel.

 

Alors : voter Macron ? Voter pour le candidat qui nous promet d'aggraver par ordonnances la loi Travail ? Emmanuel Macron fera monter le FN tout autant que F. Hollande car il mènera une politique pire encore que celle des socialistes et des gouvernements de droite précédents. Voter pour Macron, c'est lui donner un blanc-seing pour ses projets anti-sociaux.

 

Ces deux candidats n'effraient pas la Bourse : elle a augmenté de cinq points à l'annonce des résultats. C'est la garantie pour le monde de la finance d'exploiter sans entraves les salariés.

La seule solution est de poursuivre le travail commencé lors des présidentielles : lier les luttes sociales aux luttes politiques contre les politiques européennes décidées à Bruxelles et incarnées par les forces politiques européistes. Avancer, dans les luttes sociales, politiques, les batailles pour la paix, des propositions réellement progressistes, comme les nationalisations, la relance de services publics élargis avec les usagers, de nouveaux pouvoirs pour les salariés et les usagers, et la lutte contre les institutions de la 5ème République, la sortie des institutions européennes et de l'OTAN.

 

Rien ne peut changer en s'appuyant uniquement sur des espoirs électoraux. Même JL Mélenchon n'aurait rien pu faire seul.

Bref nous refusons d'utiliser le bulletin Le Pen contre Macron, tout comme nous refusons d'utiliser le bulletin Macron contre Le Pen. Nous ne voterons ni pour l'un, ni pour l'autre.

Le 7 Mai, nous nous abstiendrons ou nous voterons blanc !

Toute autre attitude gênerait la construction en cours du mouvement progressiste contre les politiques du capitalisme mondialisé, contre les institutions européennes et celles de la Vème République.

 

Action communiste, le 27 avril 2017

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