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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 16:42
 A propos du prix du carburant et de ce qu’il y a lieu de faire  [par Charles Hoareau]

Comme le rappelle la fédération CGT des industries chimiques sur le prix que nous payons pour le carburant seuls 10% vont à l’industrie du raffinage les 90% restants allant aux taxes et dans les poches des actionnaires, la France faisant partie des 25% de pays qui taxent le plus les carburants.
L’énoncé de ces seuls chiffres justifie la colère : c’est du racket !

De plus soyons clairs : cette politique de taxation, outre le fait qu’elle est excessive, n’est juste d’aucun point de vue.

  • - D’un point de vue social c’est faire payer aux plus pauvres l’impôt sur le transport. Le seul impôt juste c’est l’impôt sur le revenu. Les taxes devraient être réservées aux produits de luxe.
  • - L’argument écologique ne tient pas pour les mêmes raisons. Les riches continueront à se déplacer quel que soit le prix de l’essence et les pauvres, s’ils n’ont pas les transports en commun adéquats, continueront à prendre la voiture…en payant plus cher !

Dans cette situation un mouvement tant politique que syndical, soucieux du monde du travail, aurait dû se mobiliser depuis longtemps et en particulier depuis les dernières hausses annoncées par ce gouvernement qui a réduit l’impôt sur les grosses fortunes et multiplié les cadeaux aux riches.
Sur ce sujet spécifique des taxes il n’en a rien été…

Et la nature ayant horreur du vide, le peuple s’est emparé de ce sujet.

Ces jours-ci se multiplient sur les réseaux sociaux des appels à une action le 17 novembre, action de blocage nous dit-on. Ces appels sont critiqués pour deux raisons essentielles :

  • - Parce que, lancés par des individus, ils seraient relayés, voire récupérés par l’extrême droite
  • - La forme d’action proposée (un samedi sans grève serait inefficace). Dans la foulée de ces critiques des interpellations directes sont lancées en direction de celles et ceux qui se positionnent pour ce mouvement : « où étiez-vous dans les actions contre la loi travail, les ordonnances et plus généralement les actions pour l’augmentation des salaires…etc ? »

Devant cette situation il nous appartient de prendre de la hauteur.

Oui celles et ceux qui aspirent à prendre en compte les besoins des travailleuses et travailleurs sont coupables de n’avoir rien vu venir. Non pas qu’ils l’aient fait exprès mais, aspirés par d’autres logiques, par d’autres préoccupations, parfois par des guerres picrocholines entre organisations se réclamant du changement de société, ils sont en fait coupés du peuple [1].[...]

La suite ici : http://ancommunistes.fr/spip.php?article878

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 18:37

Éditorial du journal communiste britannique Morning Star, publié le 9 novembre 2018

Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF

Ce week-end marque le centenaire du silence des canons et de la fin de la Première Guerre Mondiale.

Des millions de personnes ont donné leur vie en quatre ans de carnage provoqué par la rivalité impérialiste des grandes puissances européennes. Des jeunes hommes de la classe ouvrière ainsi que des paysans de tout le continent se sont joints à d'autres hommes arrachés aux vastes empires coloniaux de la Grande-Bretagne et de la France pour combattre et mourir dans l'intérêt du profit de leurs classes dirigeantes.

Aujourd'hui, comme à l'époque, les défenseurs de la guerre prétendent que la cause était noble, qu'il s'agissait de la défense de la liberté contre l'agression allemande, bien que la publication par le gouvernement bolchévique russe, le 22 novembre 1917, de traités secrets conclus entre la Grande-Bretagne, la France et la Russie tsariste ait révélé le véritable motif - le pillage impérialiste.

Des années d'impasse et des listes de victimes stupéfiantes n'ont pas convaincu les élites de mettre un terme au massacre. La paix est venue quand les ouvriers se sont révoltés : en Russie, qui s'est retirée du conflit après la révolution socialiste d'Octobre, et en Allemagne, où le refus des marins de suivre les ordres d'une attaque massive contre la Royal Navy britannique en novembre 1918 a fait boule de neige et provoqué une révolution, entrainant avec elle la chute du kaiser puis l'armistice avec la Grande-Bretagne et la France que nous célébrons ce dimanche.

La "guerre pour mettre fin à toutes les guerres" n'a pas mis fin aux guerres dans le monde. Nous vivons aujourd'hui dans une ère d'agression impérialiste qui a semé la mort et la destruction dans tout le Moyen-Orient et provoqué une crise mondiale des réfugiés. Les gouvernements américain et britannique ont déclenché des guerres au mépris du droit international et des Nations unies.

Washington se retire des traités de limitation des armements et entoure la Chine de ses bases militaires. Elle menace la Russie et entraîne des paramilitaires néonazis en Ukraine. Ses responsables politiques parlent avec désinvolture d'"options militaires" contre les gouvernements de gauche d'Amérique latine, comme le Venezuela et le Nicaragua.

Le meilleur moyen d'honorer les morts est de construire le monde meilleur dont tant d'entre eux rêvaient - un monde dans lequel des vies humaines ne sont pas sacrifiées au profit des entreprises.

La classe dirigeante utilise le jour de l'Armistice pour glorifier la guerre. Tout cela est pervers. Cette journée doit au contraire nous faire réfléchir à l'horreur de la guerre et renouveler notre détermination à lutter pour un monde pacifique.

Source : http://solidarite-internationale-pcf.fr/2018/11/100-ans-que-les-canons-se-sont-tus-editorial-du-morning-star-a-l-occasion-du-centenaire-de-la-fin-de-la-premiere-guerre-mondiale.htm?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 00:46

À l'invitation du Parti communiste allemand (DKP), des représentants des différents partis communistes des pays bordant la mer Baltique ont participé début novembre à Kiel à des activités commémorant le centenaire de la Révolution de Novembre. Le DKP avait notamment organisé une conférence intitulée "Pour que la mer Baltique soit une mer de Paix", à l'issue de laquelle la résolution commune ci-dessous a été adoptée - Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF ici:  http://solidarite-internationale-pcf.fr/2018/11/declaration-commune-des-partis-communistes-des-pays-riverains-de-la-mer-baltique-contre-les-exercices-militaires-de-l-otan.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Kiel

Nous, cinq partis communistes de Pologne, de Suède, du Danemark et d'Allemagne, avons donné un signe de paix et de compréhension internationale en participant à la conférence "Mer Baltique - Mer de paix", pour laquelle les partis communistes de la Fédération de Russie et de Finlande avaient également envoyé leurs contributions écrites. Depuis que les peuples se sont installés sur ses côtes, la mer Baltique a toujours été une mer servant à l'échange et au commerce entre les différentes nations qui la bordent. Cette mer ne doit pas devenir le théâtre d'agressions et d'exercices militaires.

Nous condamnons les manœuvres de l'OTAN, "Trident Juncture" - il y a quelques jours en mer du Nord, et "Northern Coast 2018", qui aura bientôt lieu en mer Baltique. La Suède et la Finlande, pays non membres de l'OTAN, sont en train progressivement d'être intégrées à l'OTAN par le biais de leur participation à ces exercices militaires. Nous exprimons notre solidarité avec la lutte des partis communistes de Suède et de Finlande et avec le mouvement pacifiste de ces pays contre l'adhésion à l'OTAN.

Ces exercices navals s'inscrivent dans le cadre de l'expansion vers l'Est de l'OTAN dans les États baltes et dans la majeure partie de l'Europe de l'Est, qui se poursuit depuis de nombreuses années déjà. La Fédération de Russie, dont le budget militaire ne représente qu'environ un dix-septième du budget d'armement des pays de l'OTAN, est désignée comme l'ennemi, quel que soit son système social. L'objectif est de mettre celle-ci sous pression et de la pousser vers une nouvelle course aux armements. La menace est réelle pour ce pays qui, en tant que membre de l'URSS de 1941 à 1945, a porté l'essentiel du fardeau de la lutte contre le fascisme, et auquel les peuples européens doivent leur liberté face au fascisme.

L'Union européenne participe aussi aux préparatifs de guerre après avoir convenu en 2017 d'une "coopération structurée permanente" (PESCO), à laquelle 25 des 28 États membres de l'UE, y compris tous les États de la mer Baltique à l'exception du Danemark, appartiennent, et qui est au service de la capacité d'intervention militaire de l'Union européenne.

L'agression de l'OTAN et de l'UE va de pair avec l'élimination de la résistance potentielle dans les pays voisins de la Fédération de Russie, où les partis communistes sont interdits ou sur le point de l'être. Nous condamnons le nationalisme et le nouveau fascisme, ainsi que toutes les tentatives de réécriture de l'histoire du socialisme !

En tant que partis communistes des pays riverains de la mer Baltique, nous appelons à :

- Arrêter l'agression contre la Fédération de Russie !

- Arrêter les manœuvres de l'OTAN en mer Baltique - pour une mer Baltique de paix !

- La restauration des droits politiques des communistes en Pologne, en Ukraine et dans les pays baltes !


Kiel, le 3 novembre 2018.

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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 16:27

Parlons Clair est un éphéméride mensuel de l’actualité internationale, sans prétention à l’exhaustivité, fait de commentaires brefs et incisifs, faciles à lire et stimulant la réflexion critique : nous disons ce que la « grande presse » de gauche et de droite, ne dit pas. Seule ligne éditoriale, les choix du « Collectif Polex », communiste, anticapitaliste sans ambages, anti-impérialiste sans concession : parce que le mouvement progressiste a trop souffert des dérives opportunistes, conciliatrices, nées du carriérisme politicien et de l’absence de principes. Nos analyses sont les points de vue personnels de communistes, signées de leurs auteurs, en toute responsabilité, en toute liberté, sans allégeance à l’égard d’une quelconque organisation, parti ou groupe : l’obéissance irréfléchie à des hommes, des états, des partis, comme s’ils ne pouvaient pas se tromper ou trahir leur idéal originel, a coûté très cher au mouvement révolutionnaire ; il n’y a pas de sauveurs suprêmes, dirigeants ou partis omniscients. La diversité des militants est une richesse. Ce bulletin mensuel électronique est envoyé chaque mois gratuitement à nos abonnés. vous pouvez aussi nous rejoindre sur Facebook. Il vous suffit de nous signaler votre volonté pour cesser de le recevoir(arrêt de souscription). Vous pouvez vous reporter aux analyses détaillées de l’association sur son site ( http://www.collectif-communiste-polex.org/ ) . Notre seul souci est de stimuler la réflexion militante sur les questions internationales.


Sommaire

BRÉSIL, la tragédie par Francis Arzalier
LA MÉMOIRE DE L'APARTHEID EN 2018 ET L'ANTICOMMUNISME par Robert Malclès
Des organisations juives mondiales refusent que le mouvement BDs soit jugé antisémite
Campagne pour la libération immédiate de tous les enfants palestiniens prisonniers d'Israël

 

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4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 16:04

ELECTION DU FASCISTE BOLSONARO AU BRESIL

DU PAS EN AVANT AU PAS EN ARRIERE VERS LE FASCISME

 

Diagne Fodé Roland

La crise politique au Brésil vient de déboucher sur l'élection du fasciste Bolsonaro, suite à l'emprisonnement politique arbitraire du populaire Lula et la destitution putschiste tout aussi arbitraire de Dilma.

 

Les ingrédients de la contre-révolution bourgeoisie et impérialiste

En octobre 2002, célébrant son élection à la présidence, nous écrivions que « Lula devra choisir de satisfaire la bourgeoisie ou les travailleurs » parce que « Le Parti des Travailleurs (PT) de Lula vient historiquement de la conjonction de deux forces sociales : à la fois le mouvement syndical - Lula a été dirigeant de la Centrale Unique des Travailleurs (CUT) du Brésil dans les années 70/80 - et le Mouvement des Paysans Sans Terre (MST) apparus dans les années 80. Mais, après trois échecs au présidentiel de 1989, 1994 et 1998, Lula s’est peu à peu éloigné des luttes et revendications radicales des ouvriers et des paysans sans terre. Lula a ainsi peu à peu troqué son alliance politique avec les forces sociales ouvrières et paysannes contre une alliance avec des sections nationalistes de la bourgeoisie brésilienne représentée par le parti libéral de José Alencar. Le projet de Lula est un « partenariat entre syndicats ouvriers, mouvements paysans et patrons », pacte social entre le capital et le travail qu’il a expérimenté dans la gestion municipale en utilisant « la transparence et la démocratie participative » (Une étape pour l'unité des résistances sociales et nationales à la re-mondialisation capitaliste?). [...]

La suite ci-dessous

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 11:41


Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF


Comité central du PCB


Malgré la croissance ces derniers jours d'une vague démocratique d'opposition à la menace posée par la candidature fasciste, l'élection de Jair Bolsonaro à la présidence de la République a été confirmée. La société brésilienne est confrontée à un nouveau stade de domination capitaliste dans notre pays. Le cycle de la conciliation de classe a été vaincu et une nouvelle phase de la politique brésilienne commence désormais.

Comme l'atteste l'approbation d'un décret présidentiel créant un Groupe de travail national chargé de réprimer les organisations qui "affrontent l'État brésilien et ses institutions", laissant ainsi la voie à la criminalisation généralisée des mouvements sociaux et des organisations de gauche, Temer gouvernait déjà sous les ordres de Bolsonaro.

Les invasions arbitraires d'universités menées par des agents fédéraux et des représentants de la Justice Électorale, combinées à des actions brutales contre la presse de gauche (comme la perquisition du journal Jornal de Fato) et contre les entités qui menaient des assemblées et des activités contre le fascisme, démontrent que nous vivons déjà dans un état d'exception, qui considère qu'une position politique claire en faveur de la libre circulation des idées et des libertés démocratiques est un crime.

La période entre l'annonce du résultat des élections et l'investiture du nouveau dirigeant peut représenter une grave menace pour la classe ouvrière, les femmes, les Noirs et les Noires, les indigènes, les LGBT, les Immigrés, les habitants du Nordeste, les organisations sociales et politiques de gauche, les syndicats, et surtout pour les communistes.

Il existe des risques réels que la haine et la violence déjà employées pendant la campagne électorale et ayant provoqué des agressions physiques et causé plusieurs morts, soient davantage diffusées par les hordes fascistes encouragées par le clan Bolsonaro et ses partisans.

En outre, de nouvelles attaques contre le droit du travail, les services publics, la souveraineté nationale et les droits démocratiques pourront être menées par un gouvernement et un congrès moribonds souhaitant rendre service au nouveau chef. [...]

Lire la suite ici :  http://solidarite-internationale-pcf.fr/2018/10/organiser-la-resistance-et-unir-les-forces-populaires-democratiques-et-patriotiques-contre-le-fascisme-declaration-du-parti-communis

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 22:35

Source : Consortium News, 18-07-2018

Dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis et la Russie, et même de rumeurs de guerre, on oublie depuis longtemps l’époque où les États-Unis ont effectivement envahi le pays, explique Jeff Klein.

Source de l'image :http://la-guerre-en-image.forumactif.org/t161-corps-expeditionnaire-occidentale-en-russie

Au milieu de la frénésie bi-partisane suscitée par le sommet Trump-Poutine à Helsinki, le discours anti-russe enflammé aux États-Unis rend concevable ce qui semblait jusqu’à récemment inconcevable : que des tensions dangereuses entre la Russie et les États-Unis puissent mener à un conflit militaire. C’est déjà arrivé.

En septembre 1959, lors d’un bref dégel pendant la Guerre froide, Nikita Khrouchtchev effectua sa célèbre visite aux États-Unis. À Los Angeles, le dirigeant soviétique fut invité à un déjeuner aux studios de la 20th Century-Fox à Hollywood et au cours d’un long échange décousu, il eut ceci à dire :

« Votre intervention armée en Russie a été la chose la plus désagréable qui ait jamais eu lieu dans les relations entre nos deux pays, car nous n’avions jamais fait la guerre contre l’Amérique jusque-là ; nos troupes n’ont jamais mis le pied sur le sol américain, tandis que vos troupes ont mis le pied sur le sol soviétique. »

Ces remarques de Khrouchtchev ne furent guère reprises dans la presse américaine de l’époque, surtout si on les compare à sa plainte, largement rapportée, selon laquelle il n’avait pas été autorisé à visiter Disneyland. Mais même si les Américains avaient lu les commentaires de Khrouchtchev, il est probable que peu d’entre eux auraient eu la moindre idée de ce dont parlait le premier ministre soviétique.

Mais la mémoire soviétique – et maintenant russe – est beaucoup plus persistante. Les blessures des invasions étrangères, de Napoléon aux nazis, étaient encore fraîches dans la conscience publique russe en 1959 – comme en Russie aujourd’hui – d’une manière que la plupart des Américains ne pouvaient imaginer. C’est entre autres la raison pour laquelle les Russes ont réagi avec tant d’indignation à l’expansion de l’OTAN à ses frontières dans les années 1990, malgré les promesses des États-Unis de ne pas le faire pendant les négociations pour l’unification de l’Allemagne.

L’invasion américaine à laquelle Khrouchtchev faisait référence a eu lieu il y a un siècle, après la Révolution d’Octobre et pendant la guerre civile qui a suivi entre les forces bolcheviques et anti-bolcheviques ; l’Armée rouge contre les Russes blancs. Pendant que les Allemands et les Autrichiens occupaient des parties de l’Ouest et du Sud de la Russie, les Alliés ont lancé leurs propres interventions armées dans le nord de la Russie et en Extrême-Orient en 1918.[...]

La suite ci-dessous :

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 14:45
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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 23:28

Initiative Communiste présente ici une traduction (avec l’autorisation de l’auteure) d’un article paru dans les colonnes du célèbre journal de nos camarades britanniques le Morning Star le 23 septembre 2018. Sarah Woolley – représentante du syndicat des boulangers, des travailleurs de l’alimentation et des industries connexes et active dans la défense de l’environnement – y témoigne de l’état d’esprit et de la combativité de la classe ouvrière britannique, comme de sa vigilance face aux contradictions du Parti Travailliste qui tient son congrès cette semaine à Liverpool.

La suite ici sur le site "Initiative communiste" :https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/lue-nous-la-quittons-en-mars-arreter-de-nous-embeter-avec-ca/

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27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 22:42

Nous publions en avant-première les bonnes feuilles relatives à l’affaire Audin dans l’ouvrage d’Alain Ruscio, "Les Communistes et l’Algérie. Des origines à la guerre d’indépendance, 1920-1962", à paraître aux Éditions La Découverte en février 2019. Ce chapitre retrace utilement les réactions et les mobilisations en France, où Pierre Vidal-Naquet a joué un rôle important, dans les mois et les années qui suivirent l’assassinat du jeune mathématicien membre du parti communiste algérien par les parachutistes français.

L’affaire Audin dans l’Histoire, par Alain Ruscio

Maurice Audin était membre du Parti communiste algérien depuis 1950 — il avait alors dix-huit ans. Mathématicien brillant, assistant à la faculté d’Alger, il s’apprêtait à soutenir une thèse et à devenir ainsi un des plus jeunes docteurs ès sciences de France. Son directeur, René de Possel, témoigna de la qualité exceptionnelle des travaux de celui qui était un des espoirs de la recherche française [1]. Après l’interdiction du PCA en septembre 1955, ses dirigeants avaient estimé qu’Audin, qui n’avait pas de responsabilités politiques de premier plan et n’était pas forcément fiché, serait plus utile dans un travail discret que dans la lutte armée. Il hébergea des militants traqués, stocka de la documentation, etc. Il participa également à des activités dangereuses, comme par exemple l’exfiltration vers les pays socialistes du secrétaire général Larbi Bouhali en septembre 1956 : ce fut en quelque sorte une affaire de famille, Maurice Audin ayant assuré la logistique avec sa sœur Charlie et son beau-frère Christian Buono.

L’affaire Audin, l’« affaire de la France »

L’engrenage se met en place le 9 juin 1957. Le docteur Georges Hadjadj, membre du PCA, est arrêté. Torturé, il résiste durant trois jours, mais craque devant la menace de torturer sa femme : il finit, le 11 dans la soirée, par dire qu’il a soigné Paul Caballero, un dirigeant communiste de premier plan, au domicile de la famille Audin.[...]

La suite ci-dessous

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