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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 17:32

Policier à la retraite, Christian Garcia interpelle ses ex-collègues confrontés aux "gilets jaunes" : "Je vous demande d'être républicains."

Par L'Obs

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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 11:33

, par  Caroline Andréani

En lisant le communiqué de Ian Brossat sur le Brexit, je suis partagée entre une profonde colère et un sentiment d’irréalité.

Ma colère porte sur le fond, plus que sur la forme, mais la forme elle-même interroge. Sur une question aussi cruciale que l’Union européenne, est-il pertinent de privilégier la réaction d’un seul individu, fut-il dirigeant national, sur une prise de position du secrétaire national ? Qu’en est-il de la réflexion et la discussion collective dans les instances du parti, à commencer par le Conseil national ? Le congrès a, me semble-t-il, acté que notre positionnement sur l’UE devait faire l’objet d’un réexamen. Quelle place est laissée au débat si un candidat à une élection tranche seul une question aussi centrale ? C’est la démocratie interne du parti qui est bafouée.

Quant au sentiment d’irréalité, je vous livre pêle-mêle quelques réflexions.

Les députés britanniques ont en effet massivement rejeté l’accord négocié par leur Première ministre. Mais pour quelles raisons ? Entre les rapports de forces au sein des conservateurs, les députés favorables au Brexit qui ne sont pas tous d’accord sur les termes de la sortie de l’UE, les travaillistes qui y voient l’occasion de se renforcer politiquement, les raisons sont multiples [1]. En dernière analyse, le fond du problème n’est-il pas, comme pour le vote des Français sur le TCE, que ces élus ne respectent pas le vote populaire ? N’avons-nous aucune appréciation sur cette question oh combien centrale ?

Rappel : Jeudi 23 juin 2016, les citoyens britanniques décidaient de quitter l’Union Européenne. Le Parti communiste britannique saluait alors la victoire de la souveraineté populaire : http://www.actioncommuniste.fr/2016/06/declaration-du-parti-communiste-britannique-communist-party-of-britain-brexit-une-victoire-pour-la-souverainete-populaire-une-defait

« Au vu de ces turpitudes, on se dit que l’idée d’une sortie de l’UE serait une folie pour la France » nous assène-t-on. À ce compte-là, il ne fallait pas faire de révolution en Octobre 1917, ni de grèves en 1936, ni résister en 1940, ni, ni, ni… Puisque les maîtres de l’UE tentent par tous les moyens de briser les résistances populaires, autant accepter l’inacceptable ? Curieux positionnement pour un parti communiste.[...]

Lire la suite sur le site lepcf.fr :

 

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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 00:28

Il y a exactement cent ans, le 19 janvier 1917, Rosa Luxemburg était assassinée, avec la complaisance des sociaux-démocrates allemands, qui l’avaient exclue du Parti social-démocrate en janvier 1917, avec tous les membres du parti opposés au vote des crédits de guerre. Son corps est jeté dans une rivière. Karl Liebknecht, premier député allemand qui a voté contre les crédits de guerre, contre les ordres de son parti, est assassiné le même jour qu’elle. Elle venait de passer plusieurs années en prison, condamnée pour "trahison" parce qu’elle s’est opposée à la boucherie inter-impérialiste à venir. Tout au long de sa vie, Rosa est restée une révolutionnaire intransigeante, dénonçant sans relâche la guerre à venir. Cela lui vaudra d’être inculpée d’" incitation publique à la désobéissance".

Au lendemain de la guerre, elle soutient les mouvements révolutionnaires partout en Europe, et en Allemagne où elle a choisi de militer.

Dans toute l’Europe, les ouvriers et paysans revenant du front, savent que des millions d’hommes sont morts dans une guerre qui n’est pas la leur, inspirée par la soif de profit et en particulier, par la volonté des grandes puissances de se repartager les colonies et la domination des peuples. Dans nombre de pays, ils se soulèvent et la colère gronde. Le suffrage électoral universel (mais sans le vote des femmes) est alors accordé dans de nombreux pays, dont le nôtre, car les gouvernants redoutent la révolution, inspirée par l’expérience soviétique.

Le vote des crédits de guerre par tous les partis sociaux-démocrates est le point de rupture dans le mouvement ouvrier entre ceux (les futurs partis socialistes) qui soutiennent le régime impérialiste et ceux (les futurs partis communistes) qui le combattent.

  La suite ci-dessous sur le site du Grand Soir :

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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 00:13

Le procès engagé depuis trois ans par le procureur de contre la Parti communiste de et visant à sa délégalisation vient de se terminer par un acquittement des accusés et de leur journal. C’est une incontestable victoire qui doit sans doute beaucoup à la mobilisation de l’opinion internationale en faveur des droits démocratiques. Le procureur a toutefois encore le droit de faire appel de la décision. C’est pourquoi la mobilisation doit se poursuivre d’autant que le régime d’extrême droite est toujours en place à Varsovie. [...]

La suite ci-dessous sur le site du journal 'Initiative communiste", journal du PRCF :

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 16:38
Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht. La révolution assassinée

Mardi, 15 Janvier, 2019 Jean-Paul Piérot dans l'Humanité

Il y a cent ans, la semaine sanglante de Berlin mettait fin à l’espoir d’un changement révolutionnaire en Allemagne né en octobre-novembre 1918. Le 15 janvier 1919, Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg étaient assassinés sur ordre du ministre SPD de la Guerre, Gustav Noske. Un acte qui pèsera très lourd lors de la montée du nazisme.

« Est-il vrai que Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg soient morts ? Est-il vrai qu’ils aient été tous deux abominablement assassinés ? Nous voudrions pouvoir douter de l’authenticité de l’atroce nouvelle. Hélas ! Il semble bien qu’aucun doute n’est permis. » Le 18 janvier 1919, l’Humanité exprime sa stupéfaction et sa tristesse. « Par quelle fatale loi faut-il que le sang des martyrs soit nécessairement la semence d’où sortiront les temps nouveaux ? » observe Amédée Dunois. Une communauté de destin liait Jean Jaurès, tué par un nationaliste le 31 juillet 1914 au café du Croissant, et les deux dirigeants spartakistes abattus par des membres des Freikorps, à Berlin, ce 15 janvier 1919. Entre ces deux crimes, la Première Guerre mondiale, qu’ensemble ils avaient voulu empêcher, avait décimé toute une génération de jeunes Français et Allemands.

Autant de conditions pour réussir une révolution socialiste

Cette exécution sommaire va frapper à mort la révolution de novembre, qui avait suscité tant d’espoirs dans le mouvement ouvrier, chez les penseurs marxistes. Un haut niveau de développement, une classe ouvrière nombreuse et organisée, un Parti social-démocrate le plus ancien et le plus puissant d’Europe étaient autant de conditions pour réussir une révolution socialiste. Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg n’ont pas été assassinés par des ennemis de classe traditionnels, monarchistes ou nationalistes, leur mort a été commanditée par des dirigeants sociaux-démocrates, des hommes qui peu de temps auparavant siégeaient au Reichstag dans le même groupe parlementaire que Karl Liebknecht.[...]

Lire la suite ci-dessous :

Dimanche 13 janvier 2019 - Commémoration et manifestation en l'honneur de rosa Luxembourg et Karl Liebknecht - Vidéo ci-dessous

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 15:49
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15 janvier 2019 2 15 /01 /janvier /2019 18:24
Maurice Thorez Discours du 17 avril 1936 sur les ondes de Radio-Paris
"Pour la réconciliation du peuple de France
Et maintenant nous travaillons à l’union de la nation française contre les 200 familles et leurs mercenaires. Nous travaillons à la véritable réconciliation du peuple de France.
Nous te tendons la main, catholique, ouvrier, employé, artisan, paysan, nous qui sommes des laïques parce que tu es notre frère et que lu es comme nous accablé par les mêmes soucis.
Nous te tendons la main, volontaire national, ancien combattant devenu croix de feu parce que tu es un fils de notre peuple que tu souffres comme nous du désordre et de la corruption, parce que tu veux comme nous éviter que le pays ne glisse à la ruine et à la catastrophe."

Le texte intégral ci-dessous :

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 16:13

Conseil municipal du 17 décembre 2018

La colère populaire contre l’injustice sociale et fiscale
Pierre-Alain Millet au conseil municipal de Vénissieux

Merci madame le maire de faire écho en ce début de conseil à la colère populaire contre l’injustice sociale et fiscale et de donner le temps d’un premier débat en permettant à chaque force politique de s’exprimer. La fracture politique et citoyenne qui marque notre pays, a conduit celui qui se présentait comme Jupiter à descendre de son Olympe Elyséen, avec retard et difficulté, et à nous demander d’organiser des débats publics. Quel aveu ! Celui qui n’avait pas de mots assez durs pour l’ancien monde, celui qui avait séduit 18% des inscrits en se présentant comme neuf, 18% seulement, mais cela lui a suffit pour devenir président, ce représentant commercial des banques et de la finance qui a réussi le tour de force médiatique de faire croire à un nouveau monde, celui-là même, bousculé par l’histoire ancienne et toujours actuelle des luttes sociales, celui-là demandent aux entreprises, aux syndicats et aux élus locaux de tenter de retisser un lien social que sa propre pratique politique avait rejeté et même ringardisé. [...]

La suite sur le blog Vénissian de Pierre-Alain Millet :

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20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 17:07

 

L’Autre Voie pour l’humanité

20.00

L ’Autre Voie pour l’humanité, réunit des points de vue pluriels d’auteurs-militants de toutes disciplines et d’horizons politiques différents, convergeant vers la nécessité de construire une société plus humaine hors des arcanes du capital. Dans ces moments de crise généralisée et de nouveaux bruits de bottes, il n’est ni banal, ni fréquent d’ouvrir grande la porte à l’expression collective d’une communauté intellectuelle et militante qui avance en toute liberté des idées aussi fortes que celles qui consistent à creuser dans le sol encore noir du réel le sillon neuf d’une réalité plus fraternelle. On les pensait encore sommeillant sur le bord des rives étroites et sombres d’un néolibéralisme s’imaginant triompher, et les voilà ouverts à des pensées qui portent la réflexion d’une autre voie par laquelle un nouveau monde est possible. Car rien n’est plus utile en ces temps de déconstruction radicale que de penser critiquement le capitalisme et d’apporter les outils d’une diversité militante qui propose à chacun et à tous d’agir en conscience contre cette hégémonie de classe qui aliène l’homme et détruit l’environnement naturel pour la seule et inique accumulation du capital. Et ne serait-ce que pour ces brins de raison et d’espoir apportés dans le chaos de la marchandisation absolue, comme le dit si bien Éluard dans Derniers poèmes d’amour : « La nuit n’est jamais complète Il y a toujours puisque je le dis Puisque je l’affirme Au bout du chagrin une fenêtre ouverte Une fenêtre éclairée Il y a toujours un rêve qui veille Désir à combler faim à satisfaire Un cœur généreux Une main tendue une main ouverte Des yeux attentifs Une vie la vie à se partager. »

Prix public 20 euros

ISBN 978-2-37607-157-0

Les cent auteurs sont : Acot, Andréani, Assante, Astier, Beitone, Ben Ayed, Benhaim, Benjelloun, Bertile, Bilski, Bihr, Bouanani, Bras, Broda, Bruyère, Caron, Charvin, Chastenet, Christofol, Collin, Combes, Corcuff, Coupechoux, Cukier, De Pascale, Di Ruzza, Drweski, Ducange, Duclos, Dupeyron, Dupret, Durand, Etiévent, Faïta, Ferrière, Flamand, Fovet, Frabetti, Friot, Gastaud, Gaudichaud, Gautero, Gaxie, Genevée, Gerbeau, Ghasarian, Glaymann, Gori, Guénoun, Gürsel, Hedde, Hemet, Herrera, Hoareau, Iafelice, Ivorra, Jules, Lapointe, Laurent, Lenormand, Le Puill, Löwy, Masson, Mayer, Mileschi, Mills, Miqueu, Montellier, Morilhat, Obadia, Page, Palheta, Panitch, Pellicani, Pereira, Pfefferkorn, Pigenet, Politzer, Poltier, Pornon, Porteilla, Pouzat, Prone, Pujo, Quiniou, Richaud, Rizk, Ruscio, Saint-Paul, Sanchi, Sauret, Schwartz, Serre, Sirot, Streiff, Testart, Villeneuve, Vitale, Viveret, Wharton, Zarka, Zekri

Notre ami et camarade, Pascal Acot est l'un des contributeurs.

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19 décembre 2018 3 19 /12 /décembre /2018 15:11
PCF, fin d’une histoire ou fin d’une dérive ?

mercredi 12 décembre 2018 par Francis Arzalier

Depuis un siècle, le Parti Communiste Français, né en 1920 de la rupture radicale avec la Social-démocratie, coupable de collusion avec l’impérialisme guerrier et le colonialisme, avait pour mission en France d’animer de son mieux les luttes de classe, contre le Capitalisme et l’impérialisme, et d’être dans ce but l’avant-garde révolutionnaire de la classe ouvrière et de ses alliés pour l’égalité entre les hommes et entre les peuples.

Il a rempli ce rôle historique avec bonheur à de nombreuses reprises, en 1936 en étant le fer de lance des luttes sociales victorieuses durant le Front Populaire, en organisant la Résistance armée contre les occupants Nazis et leurs alliés Pétainistes de 1940 a 44, en étant l’acteur essentiel des conquêtes sociales et politiques de la France libérée en reconstruction, en pesant de tout son poids contre les guerres coloniales et contre l’alignement de la France sur l’impérialisme occidental antisoviètique aux temps qu’on dit de "guerre froide".


Durant tout ce XXème siècle, les faux pas ne manquèrent pas : ils sont inhérents à tout organisme vivant. Ce fut ainsi le cas en été 1940 quand quelques dirigeants d’un PCF interdit et pourchassé dans un pays bouleversé par la défaite crûrent bon de demander la reparution légale de l’Humanité aux occupants allemands sur injonction de la diplomatie soviétique. Erreur majeure, réparée quelques mois plus tard, mais symptomatique d’une confusion entre les aspirations révolutionnaires et les intérêts particuliers d’un état, fut il socialiste.

La plupart du temps, les erreurs étaient le fruit des tentations électoralistes, carriéristes, opportunistes, toujours présentes quand un parti révolutionnaire agit au sein d’une " démocratie parlementaire ", au sein de laquelle le suffrage universel et les alliances qu’il implique lui apportent des lambeaux de pouvoir politique, notamment sur le plan local.

Ainsi, le PCF atténua fort dès 1937 ses mots d’ordre anticolonialistes pour ne pas déplaire à ses alliés socialistes et radicaux du Front Populaire (alors même qu’il dénonçait avec pertinence la " non intervention" du gouvernement Blum en Espagne livrée aux insurgés Franquistes avec l’aide d’Hitler et de Mussolini ).

Plus grave encore, les députés PCF en 1956 votèrent les " pouvoirs spéciaux " accordés à l’armée coloniale en Algérie, dans l’espoir fallacieux d’entraîner le gouvernement du Socialiste Guy Mollet à négocier avec les insurgés anticolonialistes. Ce qui n’aboutit qu’à y multiplier exactions et tortures.

Mais ces erreurs ponctuelles (et il y en eut bien d’autres) ne changeaient pas la nature profonde du PCF, suffisamment ancré dans les luttes de classe, suffisamment adossé à la classe ouvrière, pour corriger à chaque fois les dérives, après un temps d’hésitation.
Ainsi le vote malheureux des " pouvoirs spéciaux " n’empêcha pas le PCF d’être l’animateur essentiel des luttes populaires pour la paix en Algérie et contre l’OAS de 1957 à 1962. En 1969 encore,la candidature pour le PCF de Jacques Duclos aux Présidentielles prouva qu’on pouvait mener un combat électoral sans tomber dans les dérives opportunistes : Elle obtint 21,6 pour cent des voix, score inégalé depuis.

Le temps des dérives unitaires

C’est à partir de la décennie 70 que les tendances à l’opportunisme droitier, l’électoralisme et le carriérisme conquirent progressivement le PCF, ses directions nationales, départementales et locales, ses élus nationaux, départementaux, communaux, et ceux qui en dépendaient de façon directe ou indirecte, permanents du parti et syndicaux, voire salariés de collectivités locales, souvent promus pour leur capacité à obéir plus que pour leurs qualités d’analyse militante.

La raison essentielle de cette gangrène fut le choix de la stratégie dite " d’Union de la Gauche", la recherche constante d’alliances électorales permettant de conquérir des parcelles de pouvoir politique local et national, qui se concrétisa en 1977 dans un Programme Commun de Gouvernement avec Parti Socialiste et Parti Radical de Gauche. Démarche d’alliance qui ne pouvait déboucher que sur une allégeance au partenaire social-démocrate, seul capable d’assurer l’élection et la réélection de candidats PCF aux scrutins successifs.

L’accès aux pouvoirs devenait peu à peu le but premier du Parti, justifiant l’abandon progressif de pans entiers de son programme révolutionnaire, et son alignement sur les choix d’un PS dominateur décidé à utiliser ce partenariat pour laminer les Communistes à son profit. Les exemples de ces dérives opportunistes des dirigeants du PCF sont légion, trop nombreux pour être énumérés.

Il suffira de citer le soutien du PCF a Mitterrand comme candidat unique de la Gauche à l’élection présidentielle de1965, funeste erreur renouvelée en 1974, en cachant aux jeunes militants communistes qui l’ignoraient et allaient remplir ses meetings, le passé sulfureux de ce politicien, ordonnateur en 1957 des répressions, tortures et exécutions de militants anticolonialistes algériens quand il était ministre.

C’est dans le même état d’esprit d’allégeance opportuniste que le Secrétaire général du PCF annonça en 1976 à la presse l’abandon de la notion de "dictature du prolétariat" adoptée en 1920 en référence à la Révolution russe, sans débat entre militants, avec pour seule motivation de "ne pas effrayer les électeurs de Gauche" !


Mais l’exemple le plus flagrant de cette débandade idéologique vint en 1981 après l’élection de Mitterrand, quand la plupart des dirigeants du PCF se répandaient en discours enflammés et ridicules sur "la marche au Socialisme entamée par la France " parce que le Président avait eu la bonté de choisir quelques ministres PCF, et quand les mêmes dirigeants expédiaient en secret aux élus et militants locaux (dans le Val d’Oise par exemple) ce genre de directives : " Camarades, il faut calmer le jeu sur le terrain, nous sommes au Gouvernement ! ".1

La suite ici sur le site de l'ANC : http://ancommunistes.org/spip.php?article976

1- En Seine-Maritime, le même genre de directives fut adressé aux membres du secrétariat fédéral, convoqué en toute urgence par Roland Leroy, alors directeur de l'Humanité et membre du bureau politique. 

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