25 avril 2023
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Pour info. La réalité du Venezuela est forcément contradictoire. Tout comme celle de nombreux pays d'Amérique latine qui tentent d'échapper au pillage de leurs richesses et à la domination économique, militaire, culturelle et idéologique nord-américaine. Le Parti communiste du Venezuela critique la politique du gouvernement vénézuélien, dénonce la corruption et l'inflexion "libérale" de sa politique. Régulièrement il accuse le gouvernement bolivarien de pourchasser les militants communistes. Il mène également une campagne pour soutenir les salariés qui luttent contre la corruption. Cette lutte ne semble pas cependant contradictoire avec la politique bolivarienne et les intérêts du Venezuela.
Quoiqu'il en soit, le gouvernement du Venezuela soutient Cuba, développe une politique bolivarienne socialiste, "communale", entretient des relations avec la Chine, la Russie. Il mène, avec d'autres pays d'Amérique latine qui se sont engagés dans des transformations sociales, une politique étrangère commune face aux Etats-Unis.
Et il est dans l'intérêt des peuples désireux de s'émanciper de la mondialisation capitaliste dominée par les Etats-Unis et l'UE, de soutenir le Venezuela et son gouvernement bolivarien. Sans renoncer à un regard critique. Pour être mieux solidaire.
Cet article lu sur le blog de Thierry Deronne nous y aide.
YG
Caracas, 20 avril 2023. Réuni avec le président de Bolivie Luis Arce Lucho Arce, le président du Venezuela Nicolás Maduro propose de faire des deux nations un pôle public industriel qui produira et garantira les engrais nécessaires aux paysan(ne)s d’Amérique latine et des Caraïbes.
Dans divers secteurs de l’opposition vénézuélienne, dans les grands médias ou dans les habituels cercles « science-po-trotskistes » de la classe moyenne, circule une nouvelle antienne. La lente sortie du blocus occidental serait due au fait que Nicolas Maduro a fini par « embrasser le capitalisme » ou a « pris un tournant néolibéral ». Pour Alberto Barrera Tyszka, du New York Times (1), le néolibéralisme serait même le pan économique de la « dictature » de Maduro.
Les « preuves » varient : des images de quartiers huppés de Caracas où on trouve des boutiques ostentatoires, des restaurants et des casinos de luxe, aux offres d’emplois sur les plateformes numériques et à la circulation des dollars dans l’économie. Pour le « Parti communiste du Venezuela » (aujourd’hui dans l’opposition et qui s’allie ici ou là avec la droite), « les bas salaires, la réduction des dépenses publiques et les prétendues tentatives de privatisation encadrés dans la loi anti-blocus sont des expressions de ce néolibéralisme qui confirment l’éloignement de Maduro du chavisme ».
Pour qu’une politique économique soit néolibérale, certaines conditions doivent être remplies. L’une d’elles est la déréglementation de tout ce qui est possible en matière d’activité économique. Soit l’élimination de tous les facteurs de contrôle, de surveillance, de protection sociale ou de gestion de l’État sur les secteurs stratégiques, financiers et les services publics essentiels. Avec son cortège d’inégalités, de désespoir social et de répression, seuls les plus riches pouvant encore s’offrir des soins, une éducation, un logement ou des aliments de qualité. Comme exemple récent de thérapie de choc néolibérale, nous avons le gouvernement de Mauricio Macri en Argentine (2015-2019) (ou bien sûr le « miracle chilien » de l’époque de Pinochet). Politiquement, le «laboratoire néolibéral» que dirigeait Macri en Argentine impliquait la montée des banquiers et des technocrates à des postes de pouvoir élevés, façonnant un gouvernement d’entreprise parsemé de PDG. Liée à ces « ajustements » néolibéraux, son administration a contracté une dette extraordinaire auprès du Fonds monétaire international (FMI) et de créanciers privés (fondos buitres), pour un total de plus de 250 milliards de dollars.
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Published by Action communiste
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dans
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Maduro
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9 mai 2022
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François Hollande : le PS « ne doit se rallier » ni à LFI, ni à EELV
Ils préfèrent un PS qui rougisse à un PS rouge : un à un, les principaux cadres du quinquennat de François Hollande s’élèvent contre l’accord électoral avec La France insoumise pour les élections législatives. Toute honte bue, les fossoyeurs du Parti socialiste donnent des leçons de pureté idéologique.
Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. Au début, on souriait en entendant les éléphants du PS barrir contre l’accord électoral entre le parti à la rose et La France insoumise. Et puis plus du tout, à mesure que le grotesque cédait sa place à l'indécence. Ceux-là qui ont si bien conduit la barque de la gauche entre 2012 et 2017 que François Hollande a été contraint de renoncer à briguer un second mandat ; ceux-là qui ont mis le pied à l’étrier d’un président de la République ayant fait du mépris social sa marque de fabrique ; ceux-là qui ont tant œuvré pour le PS qu’il ne réunit plus qu’1,7 % des voix au premier tour de la présidentielle ; ceux-là se permettent aujourd’hui de donner des leçons de pureté idéologique.[...]
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2 juin 2021
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Le 22 février dernier, dans une interview à BFM Business, Mme Amélie de Montchalin, “Ministre de la Transformation et de la fonction publiques”, a déroulé les grandes lignes de la réforme de la fonction publique qu’elle a sagement concoctée sous les auspices de M. Macron[1]. Sans surprise, il s’agit de poursuivre la casse du statut de la fonction publique et la précarisation de l’emploi public au nom du fameux remboursement de la dette et de l’amélioration de la compétitivité de la France, refrain seriné et chanté en cœur par les gouvernements successifs, le MEDEF et l’Union Européenne.
Amélie de Montchalin sonne la charge pour détruire le statut des fonctionnaires
Dans son interview du 22 février, la Ministre a annoncé “une réforme très profonde sur la manière de gérer les carrières des hauts fonctionnaires” en fustigeant le fait qu’actuellement ces carrières “peuvent progresser indépendamment de leurs résultats” ce qui constituerait, selon elle, une “rente à vie”. Elle a aussi insisté sur la nécessité d’augmenter le recours à la rupture conventionnelle, et sur la volonté du gouvernement “d’individualiser les parcours professionnels” et de favoriser les promotions “sur la base des résultats et de la performance” des hauts fonctionnaires. On notera au passage l’utilisation de l’expression “rente à vie” qui sous-entend que les hauts fonctionnaires seraient des privilégiés qui seraient assis sur un tas d’or leur permettant de vivre sans travailler, ce qui constitue une insulte à toutes les personnes qui s’investissent au quotidien pour gérer et animer toutes les grandes administrations françaises notamment dans un contexte de forte baisse des moyens. Par ailleurs, même si Mme de Montchalin n’évoque pour l’instant que les hauts fonctionnaires, nous ne devons pas êtres dupes car cette charge a certainement pour but de préparer le terrain à une attaque bien plus large contre l’ensemble des fonctionnaires et, par conséquent, contre tous les citoyens qui bénéficient des services publics (éducation, santé, aide sociale, sécurité, justice, culture, etc.). La Ministre a plusieurs fois expliqué qu’elle avait clairement l’intention de poursuivre “la transformation de la fonction publique” d’ici la fin du quinquennat Macron. La “réforme” à venir devrait donc compléter et approfondir celle de 2019[2].[...]
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29 janvier 2021
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Cet article est reposté depuis bx-moscou : août..
9 septembre 2020
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Cet interview d’un “marxiste” qui est probablement un trotskiste, en tous les cas gauchiste, comme il se présente, nous décrit une situation originale, il est dans une opposition de gauche ultraminoritaire mais il juge sévèrement l’opération en cours et son impopularité réelle, le traumatisme qu’a été la répression qui n’avait jamais eu lieu en Biélorussie, l’absence de base ouvrière aux manifestations, une sorte de mai 68 aux aspirations peu claires mais avec une opposition libérale… Comme souvent dans ce blog pour éclairer une situation que nos médias inventent largement, nous multiplions les points de vue, ceux des partis communistes (ici il est avec Loukachenko), celui des “russes” pro-poutine qui sont partagés entre refus des manœuvres type maïdan, sympathie des libéraux pour et l’opinion russe en colère contre Loukachenko qui a montré trop de sympathie pour Kiev et pas assez pour le Donbass ou la Crimée… Il s’en dégage une vision assez partagée de la situation en Biélorussie corroborée par cet interview.
(note et traduction de Danielle Bleitrach).
03/09/2020
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La suite sur le blog "Histoire et société" :
https://histoireetsociete.com/2020/09/09/un-maidan-bielorusse/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=les-newsletter-total-derniers-articles-de-notre-blog-histoire-et-societe_1
Published by Action communiste
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