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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 09:26
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 22:21
Sur Initiative communiste, journal électronique du PRCF

PARDEM….LE SEUL OU SEUL ?

Communistes qui luttez depuis de longues années pour le socialisme, progressistes et patriotes qui luttez aussi pour une France plus juste et plus libre, syndicalistes qui chaque jour dans vos boîtes luttez contre l’exploitation capitaliste dans la perspective de l’appropriation collective des grands moyens de production et d’échange, certes reniée par des bureaucrates confits de minables contreparties pour leur "partenariat" avec le patronat, mais bien vivant chez les travailleurs, tous vous devez savoir qu’en fait il n’y a "qu’un seul parti au service du peuple"; ce micro-parti, le Pardem, qui rejette en enfer tous les autres et se complait dans son splendide isolement, devrait cependant renouer avec le réel.

Le PRCF s’est adressé à un grand nombre d’organisations démocratiques pour des initiatives communes en faveur de la défense de la paix. Parmi elle le Pardem. A ce jour nous n’avons reçu aucune réponse du "seul parti qui défende le peuple". Sans doute trop occupé à organiser sa présence massive (?) aux législatives après une vaine tentative aux présidentielles… Compte tenu du naufrage électoral de son frère-ennemi, F. Asselineau de l’UPR, ce fut sans doute une bonne chose pour eux que nos amis du Pardem n’aient pas obtenu les signatures indispensables.

Soulignons que le boycott médiatique dont se dit victime le Pardem n’a pas empêché Jacques Nikonoff d’être invité dans la matinale de France Culture le 26/04/ 2017 entre les deux tours de la présidentielle, honneur auquel les dirigeants de notre organisation n’ont pas eu droit. Sans doute parce que France-Culture a été touché par la grâce "du seul parti qui défende le peuple"….

Oui retour au réel et à l’esprit de responsabilité pour avancer ensemble dans la direction de l’émancipation sociale et nationale avec des actes unitaires.

 

Pour information, voici la position du Pardem.  Il affirme par ailleurs qu'il présentera des candidats en Normandie. 

Voici le lien :http://www.pardem.org/legislatives-2017/318-le-pardem-participera-aux-elections-legislatives-de-2017

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13 mai 2017 6 13 /05 /mai /2017 16:55

 

"Cela ne réglera pas les problèmes mais cela empêchera du moins des mesures nocives et destructrices d’être prises."

Le jour d’après par ·

Emmanuel Macron a été élu avec une large majorité des votes exprimés le 7 mai, soit pratiquement 66,1% des « votants ». Il atteint un score impressionnant en pourcentage, mais qui est aussi un score en trompe l’œil. Cela a été dit dans de nombreux commentaires. Maintenant que les chiffres définitifs du 2ème tour de l’élection présidentielle sont disponibles, il convient de tirer un bilan plus précis de ce qui est survenu. Il est aussi temps de penser à l’avenir. Après les émotions, feintes ou réelles, de l’élection présidentielle, est venu le temps du jour d’après.

 

Les résultats du 2ème tour

Venant après le coup de tonnerre du 1er tour qui vit la politique française passer du bipartisme, voire du tripartisme au quadripartisme, le 2ème tour révèle aussi son lot de surprises. Il convient d’analyser plus précisément la répartition de ce vote. L’importance du nombre des abstentions et des votes « blancs ou nuls » ramène en effet son score à 43% des inscrits. Par ailleurs on notera l’importance des abstentions et des bulletins blancs qui, combinés, représentent près de 31,8% des inscrits.

TABLEAU 1

En pourcentage des inscrits

 E. Macron43,63 %
M. Le Pen22,38 %
Abstentions25,44 %
Blancs6,35 %
Nuls2,21 %
   

Une première constatation s’impose : le score d’Emmanuel Macron n’est nullement impressionnant. On est à mille lieu du « ras de marée » que décrit la presse. Par contre, le fait qu’il enregistre presque deux fois plus de votants que son adversaire doit être souligné. Ce niveau est donc à mettre en parallèle avec celui obtenu en 2002 par Jacques Chirac dans une élection présidentielle où, déjà, un candidat de Front National était au 2ème tour. Jacques Chirac, il faut le rappeler, était président sortant. Il se représentait à la suite du septennat qu’il avait effectué à la suite de l’élection présidentielle de 1995. Il avait d’ailleurs réalisé un fort mauvais score lors du premier tour de l’élection de 2002. Il était, en théorie, assez mal placé pour réaliser un score écrasant lors du second tour de l’élection, même si les ralliements de toute part avaient afflués.

Dans ce cas de figure très particulier, Jacques Chirac avait néanmoins obtenu les suffrages de 62% des inscrits. Un écart de 19 points s’est donc creusé en 15 ans, entre l’élection de Jacques Chirac et celle d’Emmanuel Macron. Cet écart est hautement significatif. Il montre qu’il y a eu plus un vote par défaut, les sondages, apprendre avec précaution, indiquent que seuls 41% des personnes ayant choisi le vote Macron approuvent son programme. Un sondage de Louis Harris le confirme. Ce sondage porte sur les électeurs ayant voté soit pour Emmanuel Macron, soit pour Marine le Pen.

TABLEAU 2

Degré d’approbation du programme de chaque candidat

 Adhérent au projetN’adhérent pas au projet
Macron41 %59 %
Le Pen60 %40 %
En proportion des inscrits
Macron17,9 %25,7 %
Le Pen13,4 %9,0 %

Source : Harris Interactive

Si on compare cela aux résultats de l’élection de 2012, ou François Hollande avait réuni sur son nom au 2ème tour près de 42,5% des inscrits, et 55% de ses électeurs se disaient persuadés (plus ou moins) par son programme. Ainsi, c’étaient 23,3% des inscrits que l’on pouvait dire « adhérent au projet » de François Hollande, à comparer aux 17,9% d’Emmanuel Macron. Cela n’avait pas empêché François Hollande d’être l’un des pires Président de l’Histoire depuis 1873.

Ceci conduit donc à relativiser non pas tant le victoire elle-même d’Emmanuel Macron, qui est indiscutable, que la portée et la signification de cette victoire.

 

La stratégie électorale d’Emmanuel Macron

Les fractures du 1er tour pour l’instant perdurent. Et elles pèseront lourd dans les élections législatives à venir. On peut d’ores et déjà discerner la stratégie d’Emmanuel Macron sur ce point : il va tenter de briser Les Républicains, tout en finissant d’assécher le P « S ». Mais, cela risque de se révéler contradictoire. Chaque pas qu’il fera en direction des « Républicains » fera monter les antagonismes à sa gauche. Or, l’acte de décès du P « S » étant de fait acté avec le ralliement maintenant ouvert de ténors à la recherche de voix comme Manuel Valls, il devient possible à Jean-Luc Mélenchon de rallier une bonne partie des électeurs qui s’étaient portés sur Benoît Hamon au 1er tour. En tout état de cause, il n’est pas dit que la stratégie électorale d’Emmanuel Macron fonctionne. On pourrait ainsi retrouver aux législatives une France segmentée en quatre, mais avec un pôle à gauche plus fort que ce qu’il était au 1er tour. Et, si cette stratégie fonctionne néanmoins, elle risque fort de prendre l’apparence d’une énorme tambouille électorale qui provoquera un haut le cœur chez une majorité des électeurs. En ce cas, on aurait une tripartition de la vie politique française, mais l’éclatement de la droite traditionnelle ne se ferait pas sans conséquences, et pourrait renforcer le parti qui sera issu du Front National. Tel est bien le dilemme dans lequel se trouve Emmanuel Macron : il doit en faire assez pour provoquer l’éclatement de la droite traditionnelle, mais au risque de provoquer et le passage de ce qui reste d’électorat de gauche au P « S » vers Jean-Luc Mélenchon, et de provoquer le passage d’une partie de l’électorat de droite vers Marine le Pen.

Cette dernière indique qu’elle souhaite faire évoluer le Front National. Si cette évolution devait se limiter à un changement de nom, l’effet qu’elle peut en attendre sera des plus limité. Elle a payé au prix fort les voltefaces de la fin de la campagne et un débat exécrable. En fait, lancée sur une dynamique clairement ascendante au sortir du 1er tour, ou les intentions de votes la mettaient à 38%, elle avait atteint en quelques jours les 42%. De ce niveau, elle est retombée à 34% au soir du 2ème tour. On peut estimer qu’elle a perdu au moins 2,5 millions de votes du fait de ses tergiversations et ses palinodies sur des sujets de la plus haute importance comme la question de la sortie de l’Euro ou la question de l’âge de départ à la retraite. Il reste à savoir si l’électorat gardera en mémoire la fort mauvaise image qu’elle a donnée dans la dernière semaine de la campagne. Si tel devait en être le cas, la capacité à attirer des électeurs des Républicains pour les élections législatives en serait altérée.

Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, n’a pas à rougir de sa campagne pour le 1er tour, où il s’est battu comme un beau diable face à une presse extrêmement hostile, n’hésitant pas à dénaturer et caricaturer ses positions. Son attitude pour le second tour, en dépit de pressions honteuses, a été un succès. Mais, les divergences qui existent aujourd’hui entre la France Insoumise et l’appareil du PCF, les accords et les petits arrangements de dernière heure, vont malheureusement peser non pas tant sur la campagne mais sur les résultats.

 

L’enjeu des législatives

On voit bien désormais que le principal enjeu des législatives qui viennent sera de savoir si le parti d’Emmanuel Macron, dont la stratégie est aujourd’hui en passe de se clarifier, atteindra la majorité absolue des députés, voire pourrait atteindre cette même majorité au prix d’une alliance avec ce qui survivrait du P « S ». Cet enjeu est essentiel. Qu’Emmanuel Macron obtienne une majorité absolue au parlement et il pourra mettre en œuvre à travers le mécanisme des ordonnances son projet économique qui peut s’analyser comme une baisse des coûts salariaux d’environ 20% afin de redonner la compétitivité qui manque à la France du fait de l’existence de l’Euro. Car, cette baisse des salaires, qui sera obtenue soit directement soit indirectement par la destruction du code du travail et par le transfert sur l’impôt des allègements de cotisations sociales correspond de fait à l’écart des salaires réels tel qu’établi par le Fond Monétaire International. Cela va entraîner une explosion des inégalités, et un renforcement du pouvoir des plus riches et des plus puissants sur la société.

C’est bien là l’enjeu caché de ces élections législatives qui viennent. Ce n’est certes pas le seul. L’engagement européen d’Emmanuel Macron, qui s’était engagé durant la campagne à « refonder » l’Europe se heurte à l’attitude de la Commission européenne mais aussi à celle des dirigeants allemands. Il n’aura pas d’alternative et devra soit choisir l’affrontement, ce à quoi il répugne, soit subir de nouvelles pertes de souveraineté. On verra sans doute dans les semaines qui viennent se dévoiler sa personnalité sur ce point.

C’est pourquoi, il est particulièrement important que le Parti d’Emmanuel Macron n’obtienne, ni de près ni de loin, la majorité au Parlement. Cela ne réglera pas les problèmes mais cela empêchera du moins des mesures nocives et destructrices d’être prises.

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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 21:56
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 21:53
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 21:44

Emmanuel Macron a donc été élu avec une large majorité des votes exprimés le 7 mai. Avec 66% des « votants » il atteint un score impressionnant, mais en trompe l’œil. L’importance du nombre des abstentions et des votes « blancs ou nuls » ramène son score à 43% des inscrits. Ce niveau est à mettre en parallèle avec celui obtenu en 2002 par Jacques Chirac dans une élection présidentielle où, déjà, un candidat de Front National était au 2ème tour. Dans ce cas de figure très particulier, Jacques Chirac avait obtenu les suffrages de 62% des inscrits. L’écart de 19 points qui s’est creusé en 15 ans, entre l’élection de Jacques Chirac et celle d’Emmanuel Macron est hautement significatif. Il montre qu’il y a eu plus un vote par défaut, les sondages, à prendre avec précaution, indiquent que seuls 43% des personnes ayant choisi le vote Macron approuvent son programme.

La suite ci dessous

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 21:48

La liste des soutiens d’Emmanuel Macron que nous proposons ci-dessous n’est pas exhaustive mais elle est à notre connaissance la plus complète disponible à ce jour. Les personnalités sont classées par catégorie (« Patrons et banquiers », « Responsables politiques », etc.), puis par ordre alphabétique. Les possédants, que leur capital soit prioritairement économique, politique ou culturel, sont, sans surprise, en bonne place…

La suite ici sur le site de Ruptures : https://ruptures-presse.fr/actu/liste-soutiens-emmanuel-macron-pouvoir-argent-election-presidentielle/

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 09:34

Demain, la classe dominante organise un nouveau rendez-vous électoral. Ce sera la fin d’une interminable période où la classe politique s’est enfoncée dans une médiocrité et un ridicule sans précédent. Le monde du Travail aspire à bien autre chose que cette comédie insupportable, en dehors de toute réalité.

Ce n’est pas parce que le Capital pose des urnes qu’il y a démocratie ; ce n’est pas parce qu’il y a vote qu’il y a démocratie ! Cette farce « démocratique » revêt un fait inédit : les comédiens qui y participent ne savent pas qu’ils jouent dans une comédie ! Si notre avenir et nos vies n’en dépendaient pas, ce serait très drôle.

Un problème insoluble

Dans cette élection à deux tours conçue pour éliminer tout candidat représentant le monde du Travail, ce dernier se retrouve maintenant confronté à un problème sans solution ; il faut faire son « choix » entre deux finalistes, tous les deux « fabriqués par le système » pour le préserver en mettant en scène leur prétendue opposition. Chaque électeur est ainsi sommé de voter CONTRE l’un ou l’autre, CONTRE une des deux faces de la même pièce, du même système !

Si le mécanisme est rodé, et si la classe dominante aura un œil attentif sur le nombre de spectateurs qui seront venus à son dernier spectacle, la participation au premier tour donne déjà une certaine légitimité à cette élection et au piège qui vient de se refermer sur nous.

 

Un besoin de légitimité et d’apparence démocratique au système

La classe dominante a besoin d’organiser cette farce pour créer un masque démocratique à tout ce qu’elle met en place et impose au monde du Travail. Aucune alternative à sa suprématie ne peut voir le jour dans ce système qu’elle a elle-même mis en place. Pourtant, sans spectateurs à cette comédie ridicule, le masque tomberait, l’aspect autoritaire de la domination apparaîtrait au grand jour, la délégitimation des institutions et de celui élu serait le début de tous les possibles. C’était bien l’enjeu du vote du premier tour et de celui de demain : il faut un maximum de spectateurs, de participants pour légitimer et rendre crédible l’institution et tout ce qui va être fait dans les cinq prochaines années. D’ailleurs, on voit le Capital faire feu de tout bois pour faire voter et limiter l’abstention !

Dès le premier tour, il fallait donc ratisser large pour que cet évènement soit une réussite en terme de participation. Pourtant, nous étions sommés de faire notre marché entre des programmes similaires qui évacuent toute éradication du capitalisme, du libéralisme. Les candidats présentent des programmes alors qu’une élection devrait être le moment où le Peuple donne un mandat impératif, défini par lui, imposé à ceux ou celui qui prétendent le représenter.

Ce n’est pas cela qui se passe. Pire, quel que soit le vainqueur, il se rendra immédiatement après son élection, comme ses prédécesseurs, à Berlin auprès d’Angela Merkel pour prendre ses consignes. Ainsi l’imposent les institutions européennes qui consacrent la suprématie allemande dans l’UE et qui empêchent, par les différents traités, toute autonomie des gouvernements nationaux dans la conduite de politiques économiques qui déplaisent au Capital.

Un instrument de division

Comme dans toute structure réformiste de la classe dominante, le monde du Travail se trouve divisé ; c’est d’ailleurs son autre rôle. Il faut en finir avec ce dispositif conçu pour empêcher le rassemblement et le changement de société. Seul le point de vue réformiste a sa place dans les institutions du Capital. Et ce point de vue est non seulement un chemin complètement opposé à celui du point de vue révolutionnaire, mais en plus il est un obstacle au développement de ce dernier. En aucun cas, le point de vue réformiste ne peut être une étape préalable au développement d’un changement de société.

De plus, comme après chaque élection présidentielle couplée aux législatives, la dynamique d’un mouvement social construit pendant des années se retrouve brisée, et le monde du Travail se retrouve à devoir repartir à zéro.

Maintenant, qui peut croire que l’on peut rassembler derrière un candidat dans une institution faite pour diviser ? Et qui peut croire que Mélenchon aurait pu rassembler le monde du Travail alors que dès le soir du premier tour, aucune unité ne se fait sentir, pire, des conflits commençaient déjà pour les prochaines élections législatives !

La souveraineté populaire n’a jamais pu trouver une issue dans ce cadre… et pour cause !

Le Travail est seul créateur de valeur, mais quand en parle-t-on ? Comment peut-on croire qu’il pourrait y avoir démocratie sans que cette valeur soit décidée collectivement et démocratiquement ? Comment les producteurs de valeur peuvent-ils se faire représenter par des gens qui ne « travaillent » pas ? Quel doit être le véritable lieu de l’expression populaire souveraine ?

Nous voyons bien que les institutions créées pour la classe dominante ne peuvent répondre à ces questions et empêchent tout possible subversif pour le monde du Travail.

Les enjeux de l’affrontement Capital/Travail deviennent colossaux

Comme l’appétit gargantuesque du Capital grossit sans limites, il lui faut piller toujours plus de richesses au monde du Travail. Cela se traduit par des rapports de plus en plus violents. De ce fait, peu importe le candidat derrière lequel la bourgeoisie avait décidé de se ranger, il devra appliquer une politique violente et acharnée contre ceux qui sont les seuls à créer de la valeur. Cela se traduira inévitablement par des mesures encore plus antidémocratiques et liberticides contre nous.

Il va être de plus en plus difficile pour la classe dominante de cacher le régime autoritaire dans lequel elle nous enferme, et elle n’aura d’autres choix que réprimer sévèrement toute tentative de révolte. Finalement, sous couvert de lutter contre l’extrême droite, on risque de donner carte blanche à un futur régime autoritaire et fascisant ; le PS, en la matière, renouvelle son historique part de responsabilité !

Roland LEROY, dans la revue « les cahiers du communisme » d’octobre 1962 au sujet du plébiscite gaulliste, écrivait : « Le but du plébiscite est de liquider les derniers vestiges de démocratie en France, aggraver la dictature de fait du pouvoir personnel, accélérer la fascisation de l’État pour poursuivre la politique des monopoles, néfaste aux travailleurs et à la Nation. » N’est-ce pas toujours d’une extrême pertinence 55 ans plus tard ?

La bouillie intellectuelle qui nous est servie quotidiennement au travers de partis politiques complètement dépolitisés doit laisser la place à l’expression du monde du Travail pour peu qu’il s’attache à s’approprier la politique et à prendre en main ses affaires ; comme le propose Rouge Vifs IDF au travers la création d’un réseau de militants révolutionnaires en entreprise.

Alors, si d’aventure le mandat du futur président pouvait tenir si longtemps, qui voudra aller voir le prochain spectacle du Capital dans 5 ans ?

Source , le site de Rouges Vifs Ile de France : http://rougesvifs.org/?p=377#more-377

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 14:28

Quand le PCF n'est plus le PCF, il se crée un vide politique.  25 ans que ça dure.  Le temps pour le FN de chausser les souliers des batailles passées des communistes pour l'indépendance de la France.  A sa manière raciste et xénophobe.  Et en plagiant pour le social le PCF des années 60.

Heureusement que JL Mélenchon a su mettre dans sa campagne des présidentielles une opposition tenace à l'UE, à la mondialisation capitaliste, pour la paix.  Insuffisant ?  Certes.  Mais ceux qui, à gauche,  se sont battus depuis des dizaines d'années, souvent seuls, contre les politiques européennes ne sont plus isolés.  Le vent a changé.  Il souffle majoritairement contre la commission de Bruxelles.  Et ce n'est pas grâce au PCF. 

Et ça continue.  Pierre Laurent appelle à voter Macron sans retenue.  C'était déjà très tardivement que le PS fut dénoncé.  Avant ça les élus communistes voulaient "faire réussir la gauche" ... Et c'est très timidement que le PCF s'est mis à critiquer l'Union Européenne.  Que représente-t-il après ça ?  Encore un peu.  Chez les salariés.  Dans certaines municipalités dirigées par un maire communiste de terrain.  Les militants communistes, malgré la politique désastreuse de leur parti et souvent en s'en désolant, continuent à essayer de le faire vivre.  Les camarades qui tentent de le faire revenir à une politique de classe, sans compromission, et à une politique d'indépendance nationale et de rapports fraternels, égalitaires, avec les autres peuples sont toujours minoritaires.

C'est dans ce contexte qu'il faut replacer les débats sur les candidatures aux législatives.  Bien sûr les Insoumis sont tentés de fondre sur les bastions communistes où ils ont fait de bons scores.  Ils arguent de leurs scores à la présidentielle.  Mais il serait cocasse que les insoumis exigent des militants communistes, très attachés à leur parti quoiqu'il soit, une soumission totale.  En Seine-Maritime les communistes ont décidé depuis longtemps de soutenir JL Mélenchon.  Pas forcément tout son programme.  Si on veut battre les politiques de droite sous toutes leurs formes, il faudra bien accepter de ne pas se battre les uns contre les autres.  Sinon, les salariés perdront la bataille des législatives, mais aussi les bénéfices idéologiques des résultats des présidentielles.  Et les batailles électorales, les batailles menées dans l'hémicycle peuvent aussi être des luttes de classes, si l'on s'en donne les moyens.

Les salariés, les militants politiques et syndicalistes à gauche ne pardonneraient pas un échec et un recul sur le rassemblement contre les politiques européennes et patronales, pour la paix.  Un rassemblement, pas une tractation de couloir.

Yvette Genestal

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 22:17

Tribune de François Ruffin parue dans Le Monde et reprise sur Médiapart

Lettre ouverte à un Président déjà haï [par François Ruffin]

« Il y a, dans la classe intermédiaire, chez moi, chez d’autres, encore un peu la volonté de “faire barrage”, mais qui s’amenuise de jour en jour, au fil de vos déclarations, de votre rigidité. Mais en dessous, dans les classes populaires, c’est un carnage », affirme le journaliste et réalisateur, François Ruffin, dans une tribune du Monde : « Lettre ouverte à un président déjà haï ».
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Tribune, publiée le 4 mai sur lemonde.fr (accès restreint) par François Ruffin, journaliste fondateur et rédacteur en chef du journal « Fakir » (ICI), réalisateur du film documentaire « Merci Patron ! » (ICI), animateur de Nuit Debout, à présent candidat de rassemblement à gauche du PS (le Parti communiste, Europe Écologie – Les Verts, France insoumise et Ensemble) dans la première circonscription de la Somme (Amiens – Flixecourt – Abbeville). 

 

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« Monsieur Macron, je regarde votre débat, ce soir, devant ma télé, avec Marine Le Pen qui vous attaque bille en tête, vous, « le candidat de la mondialisation, de l’ubérisation, de la précarité, de la brutalité sociale, de la guerre de tous contre tous », et vous hochez la tête avec un sourire. Ça vous glisse dessus. Je vais tenter de faire mieux.

D’habitude, je joue les petits rigolos, je débarque avec des cartes d’Amiens, des chèques géants, des autocollants, des tee-shirts, bref, mon personnage. Aujourd’hui, je voudrais vous parler avec gravité. Vraiment, car l’heure me semble grave : vous êtes détesté d’emblée, avant même d’avoir mis un pied à l’Elysée.

Lundi 1er mai, au matin, j’étais à la braderie du quartier Saint-Maurice, à Amiens, l’après-midi à celle de Longueau, distribuant mon tract de candidat, j’ai discuté avec des centaines de personnes, et ça se respire dans l’air : vous êtes haï. Ça m’a frappé, vraiment, impressionné, stupéfait : vous êtes haï. C’était pareil la veille au circuit moto-cross de Flixecourt, à l’intuition, comme ça, dans les discussions : vous êtes haï. Ça confirme mon sentiment, lors de mes échanges quotidiens chez les Whirlpool : vous êtes haï. Vous êtes haï par « les sans-droits, les oubliés, les sans-grade » que vous citez dans votre discours, singeant un peu Jean-Luc Mélenchon. Vous êtes haï, tant ils ressentent en vous, et à raison, l’élite arrogante (je ne vais pas retracer votre CV ici).

Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Je vous le martèle parce que, avec votre cour, avec votre campagne, avec la bourgeoisie qui vous entoure, vous êtes frappé de surdité sociale. Vous n’entendez pas le grondement : votre heure, houleuse, sur le parking des Whirlpool, n’était qu’un avant-goût. C’est un fossé de classe qui, face à vous, se creuse. L’oligarchie vous appuie, parfait, les classes supérieures suivent.

Il y a, dans la classe intermédiaire, chez moi, chez d’autres, encore un peu la volonté de « faire barrage », mais qui s’amenuise de jour en jour, au fil de vos déclarations, de votre rigidité. Mais en dessous, dans les classes populaires, c’est un carnage. Les plus progressistes vont faire l’effort de s’abstenir, et ce sera un effort, tant l’envie les taraude de saisir l’autre bulletin, juste pour ne plus vous voir. Et les autres, évidemment, le saisiront, l’autre bulletin, avec conviction, avec rage.

Vous êtes haï, vous êtes haï, vous êtes haï. Et c’est dans cette ambiance électrique que, sans concession, vous prétendez « simplifier le code du travail par ordonnances ». C’est dangereux. Comme si, le 7 mai, les électeurs vous donnaient mandat pour ça.

Dimanche 30 avril, sur France Inter, une électrice de Benoît Hamon regrettait votre « début de campagne catastrophique », votre « discours indigent », votre « dîner à La Rotonde », votre manque d’« aise avec les ouvriers ». Nicolas Demorand la questionna : « Et vous allez voter au deuxième tour, Chantal ? » « Plus c’est catastrophique, plus je vais y aller, parce que j’ai vraiment peur de l’autre », lui répondit l’auditrice en un fulgurant paradoxe.

A cet énoncé, que répliqua votre porte-parole, l’économiste Philippe Aghion ? Il recourut bien sûr à la tragique Histoire : Shoah, négationnistes, Zyklon B, Auschwitz, maréchal Pétain. En deux phrases, il esquissa toute l’horreur du nazisme. Et de sommer Chantal : « Ne pas mettre un vote, s’abstenir, c’est en fait voter Mme Le Pen. Il faut que vous soyez bien consciente de ça. » Contre ça, oui, qui ne voterait pas ?

Mais de ce rejet du pire, vous tirez un blanc-seing. Votre économiste parlait, le 30 avril, comme un missionnaire du FMI : « Réduire la dépense publique », « les coupes d’abord dans le social », « sur l’assurance-maladie », « la tarification à l’acte », « l’assurance-chômage », « les collectivités locales ». Tout y passait.

Et d’insister sur le traitement de choc : « C’est très important, le calendrier, il faut aller très vite. Il faut miser sur le capital politique de l’élection pour démarrer les grandes réformes dès le début, dès le début. Quand on veut vraiment aller vite sur ces choses-là, je crois que l’ordonnance s’impose. Je vois la France maintenant, un peu un parallèle avec l’après-guerre, je crois que nous sommes à un moment semblable à la reconstruction de 1945. » Rien que ça : la comparaison avec une France à genoux, qui a servi de champ de bataille, qui n’avait plus de ponts, plus d’acier, plus d’énergie, bref, ruinée, alors que le CAC 40 vient, cette année, de verser des « dividendes record » aux actionnaires.

Mais de quel « capital politique » parlez-vous ? La moitié, apparemment, de vos électeurs au premier tour ont glissé votre bulletin dans l’urne moins par adhésion à votre programme que pour le « vote utile ». Et pour le second, si vous obtenez la majorité, ce sera en souvenir d’Auschwitz et du « point de détail ». Des millions de Français ne se déplaceront pas, qui ne veulent pas choisir entre « la peste et le choléra », qui vous sont d’ores et déjà hostiles.

C’est sur cette base rikiki, sur cette légitimité fragile que vous comptez mener vos régressions à marche forcée ? Que ça passe ou ça casse ? Vous êtes haï, monsieur Macron, et je suis inquiet pour mon pays, moins pour ce dimanche soir que pour plus tard, pour dans cinq ans ou avant : que ça bascule vraiment, que la « fracture sociale » ne tourne au déchirement. Vous portez en vous la guerre sociale comme la nuée porte l’orage. A bon entendeur. »

Source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/05/04/francois-ruffin-lettre-ouverte-a-un-futur-president-deja-hai_5122151_3232.html

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