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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 13:55

par Raoul Marc Jennar

Extrait :

" Ce que Macron transformera demeurera.

Rappeler les dangers d’un parti qui plonge ses racines dans Vichy, c’est indispensable. Passer sous silence la révolution conservatrice qui se prépare, c’est irresponsable.

Il faut résolument s’opposer à Le Pen. Mais cela ne peut en aucune façon conduire à relativiser et à minimiser le danger majeur que représente aussi l’élection de Macron."

La suite ci-dessous:

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 22:41
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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 23:40
2ème tour des élections présidentielles : nous aurons en face deux adversaires de classe.

mardi 25 avril 2017

Le verdict est donc tombé. Avant de pouvoir faire une analyse précise des chiffres et tirer tous les enseignements de ce scrutin quelques éléments à chaud.

Le taux d’abstention reste très fort et c’est particulièrement vrai dans les quartiers populaires là où vivent celles et ceux qui ont le plus intérêt à un renversement du système. Ce refus de vote montre bien qu’il y a encore du chemin à faire pour redonner une perspective et un espoir au monde du travail et de la précarité.

Cet élément relativise grandement le résultat du candidat arrivé en tête à l’issue de ce premier tour en particulier quand on le rapporte au pourcentage des inscrits (18%) et plus encore quand on y ajoute toutes celles et ceux qui sont privés de droit de vote.

Cette victoire de premier tour est d’abord celle des médias qui ont consacré à leur poulain un matraquage médiatique sans précédent. Elle permet au PS (et à François HOLLANDE) désavoué par le peuple de trouver avec Macron une solution de raccroc qui fait de lui l’artisan d’un retour à la 4ème république au temps de l’alliance des socialistes et de la droite.

Avec 3 candidats dans le carré de tête la droite et son extrême montrent à nouveau qu’elles sont fortes électoralement dans ce pays. Par-delà leurs idées, il est quand même rassurant que le candidat de droite pris la main dans le sac du pillage des fonds publics, ne soit pas au second tour.

L’élément nouveau, en l’absence de candidat communiste, est la forte progression du score de Jean Luc Mélenchon (+8%, + de 3 millions de voix supplémentaires), candidature et programme dans lequel se sont reconnus nombre de militant-e-s du monde du travail, nombre de personnes des milieux populaires et qui ont vu dans cette candidature la possibilité de s’appuyer dessus pour aller plus loin et changer de système.

Au passage on peut noter que ce score aurait certainement été encore plus fort si Benoit Hamon n’avait pas maintenu sa candidature, voire ce dernier aurait permis à Jean Luc Mélenchon d’atteindre le deuxième tour. De ce fait, au vu du résultat final, Benoit Hamon et le PS sont objectivement les alliés de Macron.

On peut se demander quelle sera la majorité issue des législatives et nous pouvons déjà entrevoir les tripatouillages auxquels elles vont donner lieu à droite et au PS en tenue de camouflage.

Face à eux, il appartient aux forces qui affirment vouloir rompre avec le capitalisme de s’unir pour cette échéance.

Sans attendre, nous l’avions dit avant le premier tour, cela est encore plus vrai ce soir, tout dépendra de nos luttes.

Avec LE PEN (la candidate de l’extrême droite xénophobe et anti ouvrière) et MACRON (le représentant d’UBER et du CAC 40), le capital est assuré d’avoir un pouvoir a son service et cela nous impose dès le 1er mai de dire haut et fort que nous ne laisserons pas faire.

Dans l’immédiat nous appelons à renforcer l’ANC afin de contribuer à donner au pays l’organisation révolutionnaire dont il a besoin.

Le bureau de l’ANC

Le 24 avril 2017

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 22:19
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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 22:11
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 16:14
lundi 24 avril 2017 sur Rouge Midi

 

Le verdict est donc tombé. Avant de pouvoir faire une analyse précise des chiffres et tirer tous les enseignements de ce scrutin quelques éléments à chaud.

Le taux d’abstention est fort et les partisans du refus de vote forment encore le premier parti de France. Cela est particulièrement vrai dans les quartiers populaires là où vivent celles et ceux qui ont le plus intérêt à un renversement du système. Ce refus de vote montre bien qu’il y a encore du chemin à faire pour redonner une perspective et un espoir au monde du travail et de la précarité.

Cet élément relativise grandement le résultat du candidat arrivé en tête à l’issue de ce premier tour en particulier quand on le rapporte au pourcentage des inscrits (18%) et plus encore quand on y ajoute toutes celles et ceux qui sont privés de droit de vote.

Cette victoire de premier tour est d’abord celle des médias qui ont consacré à leur poulain un matraquage médiatique sans précédent. Elle permet au PS (et à François HOLLANDE) désavoué par le peuple de trouver avec Macron une solution de raccroc qui fait de lui l’artisan du retour à la 4e république au temps de l’alliance des socialistes et de la droite.

Avec 3 candidats dans le carré de tête la droite et son extrême montrent à nouveau qu’elles sont fortes électoralement dans ce pays. Par-delà leurs idées, il est quand même rassurant que le candidat de droite pris la main dans le sac du pillage des fonds publics, ne soit pas au second tour.

L’élément nouveau, en l’absence de candidat communiste, est la forte progression du score de Jean Luc Mélenchon (+8%, + 4millions de voix), candidature et programme dans lequel se sont reconnus nombre de militant-e-s du monde du travail, nombre de personnes des milieux populaires et qui ont vu dans cette candidature la possibilité de s’appuyer dessus pour aller plus loin et changer de système.

Au passage on peut noter que ce score aurait certainement été encore plus fort si Benoit Hamon n’avait pas maintenu sa candidature, voire ce dernier aurait permis à Jean Luc Mélenchon d’atteindre le deuxième tour. De ce fait, au vu du résultat final, Benoit Hamon et le PS sont objectivement les alliés de Macron.
On peut se demander quelle sera la majorité issue des législatives et nous pouvons déjà entrevoir les tripatouillages auxquels elles vont donner lieu à droite et au PS en tenue de camouflage.

Face à eux, il appartient aux forces qui affirment vouloir rompre avec le capitalisme de s’unir pour cette échéance.

Sans attendre, nous l’avions dit avant le premier tour, cela est encore plus vrai ce soir, tout dépendra de nos luttes.

Avec LE PEN (la candidate de l’extrême droite xénophobe et anti ouvrière) et MACRON (le représentant d’UBER et du CAC 40), le capital est assuré d’avoir un pouvoir a son service et cela nous impose dès le 1er mai de dire haut et fort que nous ne laisserons pas faire.

Dans l’immédiat nous appelons à renforcer rouge vif et l’ANC afin de contribuer à donner au pays l’organisation révolutionnaire dont il a besoin.

Le 23 avril 2017

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 16:05

Là où Jean-Luc Mélenchon est en tête ou second (Liste non exhaustive)

Mardi 25 Avril 2017 sur le blog de Nicolas Maury

Voici une liste (non exhaustive) des beaux scores de Jean-Luc Mélenchon lors du premier tour des élections présidentielles un travail de recensement de Roba Dub
 
Là où Jean-Luc Mélenchon est en tête ou second (Liste non exhaustive)
 
Départements où Mélenchon arrive n°1:
Ariège 26,77%
Dordogne 22,97%
Seine Saint Denis 34,03%
Saint Pierre et Miquelon 35,45%
Martinique 27,36%
Guyane 24,72%
La Réunion 24,53%
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 15:17

Analyse intéressante.  Mais nous ne partageons pas l'analyse que Jacques Sapir fait du Front National. Dire que "Parler à son sujet de parti « fasciste » ou « de haine » n’a guère de sens", c'est refuser de placer le Front National dans son processus historique et oublier qui sont ses amis et ses fondateurs.  Quant à la "haine",on ne peut nier que M Le Pen désigne sans cesse les immigrés à la vindicte des électeurs, leur faisant porter une partie des difficultés des Français.

Y.G.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 09:27

mis en ligne sur le blog d'Action communiste le 02/03/2015

Mitterrand et le Front National : 33 ans après (I)

Le 2 mars 2015, Le Figaro écrit « Départementales : un sondage donne le FN en tête avec 33% des voix ». Précisément, cela fait 33 ans que François Mitterrand et le Parti Socialiste ont lancé (en 1982) avec des moyens considérables l'opération de promotion du FN. L'ouvrage La main droite de Dieu d'Emmanuel Faux, Thomas Legrand et Gilles Perez, Seuil 1994, rappelle en détail cet épisode. Quel est à présent le bilan de l'aventure politique qui a fait suite à ce soutien médiatique apporté par une certaine « gauche » gouvernementale au Front National ? L'objectif de Mitterrand et du PS étant d'empêcher la « droite » de récupérer le mécontentement populaire engendré par leur politique. Trente-trois ans après, le dernier sondage sur la montée électorale prévisible du FN n'est pas une vraie surprise pour la presse internationale. The New York Times Magazine analysait il y a deux semaines : « France’s ultranationalist fringe party isn’t so fringe anymore ». Il y a une semaine, Reuters rapportait notamment « France's National Front seen leading local elections: poll ». Ce week-end, The Independent écrivait explicitement « Rise of the French far right: Front National party could make sweeping gains at this month's local elections ». De même, la semaine dernière El Mundo commentait « El Frente Nacional se confirma como primer partido de Francia ». Le 2 mars, avec le titre « El avance de los populismos », La Región n'hésite pas à comparer le Front National avec Syriza. Hier, El Temps s'interrogeait sur l'actuelle « Efervescència nacionalista ». L'auteur se demandait d'emblée « ce que peuvent avoir en commun » des mouvements comme le FN, Syriza, Ukip, Podemos... Une question devenue de plus en plus fréquente, sous des formes diverses. Dans un article intitulé « Roma, Lega in piazza con CasaPound. "Vaffa" di Salvini a Renzi e Fornero », Corriere della Sera rapporte « E’ stato letto dal palco anche un messaggio della presidente del Fronte Nazionale francese Marine Le Pen ». Mais comment a-t-on pu en arriver à une telle situation de crise politique où, partout en Europe, le discrédit des partis « de gouvernement » actuels et précédents ne cesse de s'aggraver ? Une chose paraît évidente : l'amertume et la colère populaires après trois décennies de mondialisation à outrance et de politique musclée des représentants du capitalisme est en passe d'atteindre un seuil critique. Quels que soient les partis qui récupèrent à présent (et jusqu'à quand ?), sur le plan électoral, cette détresse croissante des populations.

 

Le Courrier International écrivait la semaine dernière « Vu des Etats-Unis. Le Front national intrigue l'Amérique ». C'est le moins que l'on puisse dire.

Mais précisément, quelle est l'origine de la montée du Front National, et à quoi répondait-elle à cette origine ? Comment la montée progressive du FN a-t-elle pu perdurer, jusqu'à aboutir à la situation actuelle ?

Des extraits de l'ouvrage La main droite de Dieu sont accessibles aux adresses http://michel.delord.free.fr/maindroite.pdf et http://lepcf.fr/LA-MAIN-DROITE-DE-DIEU .

On peut lire, notamment :

[ « L'unité nationale, ce n'est pas l'uniformité, c'est le pluralisme des opinions, le choc des idées.» Ce 8 mai 1982, Jean-Marie Le Pen écoute le discours que François Mitterrand prononce à Orléans. Il décide de saisir la balle au bond. Le Front national n'en finit pas de végéter: 0,2 % des voix aux élections législatives de juin 1981 et pas mieux aux cantonales de mars 1982. Conséquence: aucune chaîne de télévision n'a pris la peine de se déplacer pour le congrès du FN qui vient de s'achever en cette fête de Jeanne d'Arc. Jean Marie Le Pen n'apprécie pas cette absence. Et il le fait savoir en écrivant à l'Élysée. L'appel présidentiel au respect du pluralisme vient à point nommé.]

(fin de l'extrait)

et plus loin :

[Sur les conseils de Michel Charasse, François Mitterrand signe, le 22 juin, une réponse écrite à Jean-Marie Le Pen: « Il est regrettable que le congrès d'un parti soit ignoré par Radio-Télévision. [...] Elle ne saurait méconnaître l'obligation de pluralisme qui lui incombe [...]. L'incident que vous signalez ne devrait donc plus se reproduire. Mais d'ores déjà, je demande à Monsieur le Ministre de la Communication d'appeler l'attention des responsables des sociétés Radio-Télévision sur le manquement dont vous m'avez saisi. »]

(fin de l'extrait)

François Mitterrand a ainsi pris des mesures très conséquentes visant à contraindre les médias à accorder une place importante à la médiatisation du Front National. On peut lire à ce sujet dans La main droite de Dieu :

[La première chaîne, alors publique, se montre la plus zélée. (...) Annik Beauchamps se souvient de s'être fait imposer la présence du président du Front national: « C'était en fin d'après-midi, Alain Chaillou et moi-même, nous avons reçu l'ordre d'inviter, pour le journal de 23 heures, Jean-Marie Le Pen, et c'était un ordre suffisamment précis pour qu'on soit obligés d'y obéir. »]

(fin de l'extrait)

 

Le Front National a ainsi été à l'origine (1982 et années suivantes), pour François Mitterrand et le Parti Socialiste, un moyen de préserver une hégémonie électorale que menaçait leur propre politique de « rigueur ».

Rappelons, à ce sujet, que François Mitterrand et Jean-Marie Le Pen se connaissaient depuis longtemps, au point d'avoir été ensemble témoins de la défense des putschistes d'Alger (notamment, Raoul Salan) en 1962. L'avocat de la défense n'était autre que Jean-Louis Tixier-Vignancourt, ancien secrétaire général adjoint à l’Information de l’État français du gouvernement de Vichy (1940-41) et fondateur en 1953-54 du Rassemblement National. C'est à sa demande, que Mitterrand est intervenu.

En 1965, Jean-Louis Tixier-Vignancourt sera candidat à la Présidence de la République avec Jean-Marie Le Pen comme directeur de campagne. Il appellera à voter pour François Mitterrand au second tour.  Par la suite, Mitterrand bénéficiera systématiquement du soutien de l'extrême-droite et des nostalgiques de l'Algérie française.

En 1982, au moment où l'opération de promotion du Front National a été lancée, François Hollande et Ségolène Royal faisaient déjà partie de l'entourage de François Mitterrand et de son gouvernement.

On trouve parmi les ministres en exercice au sein du gouvernement de Pierre Mauroy en 1982 Gaston Defferre, Michel Jobert, Charles Fiterman, Michel Rocard, Jean-Pierre Chevènement, Pierre Bérégovoy, Robert Badinter, Claude Cheysson, Charles Hernu, Jack Lang, Edith Cresson... En juin 1982, un blocage des prix et des revenus a eu lieu, le motif déclaré étant de contrer l'inflation. La politique gouvernementale se trouvait déjà « sous tension ».

La politique dite de « rigueur» sera ouvertement déclarée en mars 1983. Les ministres du nouveau gouvernement Mauroy étaient Jacques Delors, Pierre Bérégovoy, Gaston Defferre, Charles Fiterman, Robert Badinter, Claude Cheysson, Charles Hernu, Michel Rocard, Laurent Fabius, Alain Savary, Edith Cresson, Roger Quilliot, Michel Crépeau et Marcel Rigout.

La suite sera examinée plus en détail dans des articles ultérieurs.

 

Indépendance des Chercheurs

indep_chercheurs@yahoo.fr

http://science21.blogs.courrierinternational.com

http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia

Groupes de discussion :

http://groups.yahoo.com/group/problemes_des_scientifiques

http://groups.yahoo.com/group/combatconnaissance

 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 22:51
Lu sur El Diablo -Communcommune
 Premiers commentaires des COMMUNISTES du PRCF sur le 1er tour de la PRÉSIDENTIELLE

Même si l’abstention progresse un peu par rapport à la présidentielle précédente, les électeurs ont ignoré très majoritairement les appels au boycott lancés ici et là.

L’un des deux chouchous du grand capital, la marionnette de l’Empire fédéraliste européen, de l’ubérisation générale de la société, l’homme du très délétère slogan « ni droite ni gauche », E. Macron, est en tête, avec cependant un score très inférieur au quart de l’électorat inscrit. Il a surtout bénéficié d’un soutien massif et indécent de la part des financiers et de la presse et du capital et aussi, de toute une partie de l’appareil du PS et de la CFDT, de tous ceux qui ont imposé la honteuse loi Travail. Macron veut mettre en place un « parti démocrate » à l’américaine, 100 % capitaliste, qui, rompant avec les références du PS, fussent-elles hypocrites, à la gauche populaire, pourra mener une politique totalement décomplexée au profit du MEDEF, américaniser à fond notre vie politique, notre culture et même notre langue. Mais comme Renzi en Italie, Macron ne tarderait pas à trouver face à lui le mouvement ouvrier français qui n’a pas oublié le grand affrontement de classes contre la loi Travail ni enterré le Non populaire à la constitution européenne. Pas question de décerner à Macron un brevet d’antifascisme alors que c’est l’orientation maastrichtienne, patronale, guerrière et atlantiste des Sarkozy, Hollande, et de l’ensemble de ses ministres et ex-ministres de Hollande, dont Macron, qui, depuis des années, creuse le lit de l’extrême droite en France. D’autant que désormais, Macron est aussi soutenu par les pontes des LR, par le PS et bien entendu, par la Commission européenne et par Berlin, non pas bien entendu par « antifascisme », mais pour opérer au plus tôt le « saut fédéraliste européen » qu’ont déjà préparé Hollande et Merkel dans le dos de leurs peuples respectifs.

Le Pen est au second tour, fût-ce avec un score moins élevé que celui dont elle rêvait pour briguer efficacement l’Elysée. Les militants du PRCF agiront sur le terrain pour faire baisser le score du FN en milieu ouvrier car ce parti déshonore la France, divise la classe ouvrière, pousse à la guerre intercommunautaire et à la fascisation du pays, même si la marche à l’Etat policier a largement été orchestrée depuis des décennies par les LR et par les gouvernements PS (qui tentaient encore il y a peu d’interdire des manifs intersyndicales de masse !). En militant d’arrache-pied en milieu populaire pour diminuer les votes FN, il faut faire reculer au maximum ce parti de haine qui pourrit l’ambiance politique dans ce pays depuis des années et qui bloque l’alternative progressiste pour le plus grand bien du capital en dévoyant le patriotisme légitime d’une partie du peuple dans l’impasse mortelle du racisme.

Pour autant, alors que la droite (Fillon, Juppé, etc.) et le PS appellent déjà à voter Macron, le PRCF ne cautionnera pas par son vote ce candidat dont la politique ultra-maastrichtienne vise à dissoudre la nation, à accompagner les guerres US, à pulvériser tous les acquis sociaux… Donc à nourrir le FN qui se nourrit de toutes ces trahisons sociales et nationales pour usurper et dévoyer la référence à la nation.

Fillon est éliminé du second tour : juste punition pour l’indécence de ce candidat super-thatchérien et profiteur. Les LR et les partisans égoïstes et versaillais de Fillon vont connaître à nouveau des jours difficiles et c’est tant mieux pour les travailleurs et pour le mouvement populaire.

Indépendamment des électeurs sincères qui l’ont suivi, Hamon paie la facture d’un PS détruit par la politique servilement pro-MEDEF de Hollande et il arrive 5ème de cette élection. Les jaurésiens qui adhèrent encore au PS vont-ils enfin comprendre que ce parti belliciste, entièrement soumis à l’UE, à l’OTAN et au MEDEF, n’est plus, depuis longtemps, un lieu décent pour des progressistes véritables ?

Même s’il n’atteint pas le second tour, J.-L. Mélenchon obtient un score élevé qui est un point d’appui pour les progressistes et les travailleurs de ce pays. Il parvient à ce résultat malgré la campagne anticommuniste indécente menée contre lui par Hollande, Laurent Berger et Cie. Le PRCF est fier d’avoir fait le choix clair de l’intervention communiste active, « critique mais constructive et dynamique », pour soutenir cette candidature qui était la seule dans l’état actuel des rapports de forces, à pouvoir préserver et élargir l’espace progressiste indispensable aux résistances sociales. Certes, Mélenchon n’est pas communiste et ses positions sont restées plus qu’hésitantes sur le Frexit progressiste incontournable pour rouvrir la voie du socialisme en France. Mais JLM veut sortir de l’OTAN et c’est vital dans une période où le fascisant D. Trump marche aux affrontements militaires les plus dangereux de la Syrie à la Corée en passant par l’Ukraine. Il faut donc d’urgence, sans se démobiliser, travailler à défendre la paix avec tous les vrais démocrates. C’est dans cet esprit que le PRCF appelle tous les démocrates épris de paix à organiser ensemble des rassemblements, avant le second tour, contre Trump et sa marche à la guerre sur tous les fronts.

Plus que jamais le PRCF tend la main à tous ceux qui veulent agir pour reconstruire le vrai parti communiste, soutenir le syndicalisme de classe, construire le Front de résistance antifasciste, patriotique, populaire et écologique indispensable pour briser la fascisation, bloquer la marche de Trump à la guerre mondiale et sortir à temps la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme.

 

Pôle de Renaissance Communiste en France - Le 23 avril 2017

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