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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 14:55
Présidentielle : le taux de participation à midi dans la Manche

Le taux de participation communiqué par la préfecture de la Manche est de 26,16% à midi.

Il est légèrement supérieur à celui du 1er tour de la présidentielle en 2012. Ce taux à 12h était alors de 25,37%

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/manche/nord-cotentin/cherbourg-en-cotentin/presidentielle-taux-participation-midi-manche-1238409.html#xtor=EPR-521-[france3regions]-20170423-[info-titre2]

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 14:52
Présidentielle : le taux de participation à midi dans le Calvados

Le taux de participation communiqué à midi par la préfecture du Calvados est de 26%

Il est inférieur à celui du 1er tour de la présidentielle en 2012 : 28%

La suite en cliquant ci-dessous

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/caen-mer/presidentielle-taux-participation-midi-calvados-1238395.html#xtor=EPR-521-[france3regions]-20170423-[info-titre1]

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 12:54
Tourcoing : la CGT de Westaflex choquée par les consignes du patron pour l'élection présidentielle
 

Le site de Westaflex à Tourcoing / © Google Street View Le site de Westaflex à Tourcoing / © Google Street View

Le président du groupe Poujoulat - propriétaire de Westaflex à Tourcoing - a appelé ses 1 500 salariés à faire "le choix de la responsabilité" à l'élection présidentielle dimanche et mis en garde notamment contre les "promesses irréalistes", s'attirant une vive réplique de syndicalistes CGT. [...]

"Embrigadement politique", "nouveau paternalisme" selon la CGT

"Se couper de l'Europe serait une erreur grave aux conséquences irréversibles", affirme-t-il. M. Coirier "regrette" aussi que "les débats de fond aient été étouffés par des affaires et des polémiques". "Faites le choix de la responsabilité et méfiez-vous des promesses irréalistes, elles cachent souvent des lendemains bien sombres", conclut M. Coirier.

Le patron de Poujoulat se dirige-t-il "vers un embrigadement politique, ou un nouveau paternalisme qui ne vise en fait qu'à défendre ses intérêts aux détriments des nôtres ?", a réagi dans un tract - intitulé "Mon patron, ce génie, pense pour vous !" la section syndicale CGT de Westaflex à Tourcoing, filiale de ce groupe qui réalise environ 200 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel. "Une majorité des salariés de Westaflex est choquée du contenu de ce courrier" car ils se sentent "infantilisés avec cette tentative d'influence (sur leur) vote", a affirmé de son côté l'union locale CGT de Tourcoing qui a médiatisé cette initiative.

Lire la totalité en cliquant ci-dessous :

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 12:32
Mélenchon assure qu'il ne veut sortir ni de l'Europe ni de l'euro.. : une déclaration qui pose problème... par Jean LEVY

Jean-Luc Mélenchon :

 "Ne croyez pas ce qu'ils vous disent : 'il veut sortir de l'Europe, de l'euro' (...), allons, un peu de sérieux",

a déclaré le candidat de La France insoumise

" canempechepasnicolas" :

par Jean LEVY

Cette déclaration pose problème à de nombreux électeurs prêts à voter Mélenchon. En effet, il est clair que l'application d'une politique progressiste n'est pas compatible avec la discipline imposée aux Etats de l'Union européenne par la Commission de Bruxelles, elle-même expression de l'oligarchie financière,  maître d'oeuvre de cette forteresse de l'argent-roi.

Laisser croire au miracle d'un Juncker ou d'une Merkel permettant à un Etat comme la France de choisir une autre voie que celle dictée par les intérêts des multinationales européennes, allemandes en premier, c'est créer l'illusion mortifère qui conduirait à la démobilisation populaire, comme dans les années 80, avec l'expérience Mitterrand, ou en Grèce après la trahison de Tsipras...

Alors que faire ? Comment voter dimanche ?

Certains amis et camarades ont tranché : voter Mélenchon participe de la duperie, et pour eux point de salut hors d'un vote tranché pour Asselineau, qui le plus clairement des candidats exprime la volonté concrète de sortir de l'Union européenne en recourant,comme les Britanniques, à  l'article 50 et aux longues négociations prévues dans le cadre du traité.

Cette position a le mérite de la clarté.

Mais quelle politique poursuivre durant cette période ? Ne pas se soucier des interdits européens et nationaliser les secteurs clefs de notre économie ? Mais croit-on que les autorités de Bruxelles laissent faire et admettent la sécession française sans réagir ?

Le croire, c'est verser dans l'hypothèse Mélenchon...

Car, rompre avec l'Union européenne, c'est briser la construction mise en place par les puissances financières, c'est à dire la financiarisation de l'économie, toujours plus concentrée, à partir d'un terrain de chasse ouvert à la concurrence sans limites, débarrassé d'obstacles juridiques, de frontières, de contraintes légales, de protections sociales (lois nationales, codes du travail, droits de douanes ...)  "La libre circulation des capitaux, des hommes et des marchandises" n'est-ce pas  'le sens commun' de l'Union, sa bible, son horizon ?

Alors, qui peut croire que "légalement ", Berlin et sa succursale de Bruxelles laisseront sans réagir se développer le processus de dislocation de l'Union européenne ?

Peut-on penser que le capital financier globalisé va-t-il se faire harakiri ?

Ne croit-on plus à la lutte de classe, dans la phase terminale du capitalisme,  alors que cette lutte  est plus âpre que jamais, l'impérialisme luttant pour sa survie ?

Mais, pourraient dire certains amis, tout cela, on le sait, et ces considérations théoriques ne règlent pas le vote de dimanche prochain.

Certes, mais rappeler ces quelques vérités montrent que ce vote ne constitue qu'un moment de la lutte, et quel que soit le bulletin déposé dans l'urne le 23 avril 2017, il faut être conscient que le combat qui va s'engager dans les semaines et mois qui vont suivre nécessitera le rassemblement de tous ceux et celles qui, à la Présidentielle, voteront différemment. 

Ceux qui voteront Mélenchon ont en tête l'offensive que le monde de l'argent compte mener une fois élu, l'un de ses candidats, Macron ou Fillon. Le programme de ceux-ci en font foi. C'est la descente aux enfers promise pour les salariés, les chômeurs, les retraités. Cette perspective ne peut laisser indifférent aucun camarade, aucun militant.

Mais voter Mélenchon n'a qu'un intérêt : celui de capitaliser des millions de bulletins en sa faveur pour permettre de redonner confiance afin de poursuivre dans la rue et dans les entreprises le sursaut populaire indispensable, l'insurrection sociale nécessaire pour battre le Capital.

Sans cette levée en masse des salariés et des jeunes, aucun scrutin ne suffit pour infliger une véritable défaite au grand patronat et à ses porte-voix politiques. 

L'expérience de mai-juin 36 pour le positif, mai 81 dans le sens contraire, le prouve.

Telle est la morale de cette Histoire que nous vivons.

 

Le candidat de la France insoumise considère les autres pays de l'Union européenne ni comme des ennemis, ni comme des maîtres, mais comme des "partenaires".

Le candidat à la présidentielle française Jean-Luc Mélenchon a assuré mardi qu'il ne souhaitait sortir ni de l'Europe ni de l'euro, enjoignant ses détracteurs à "un peu de sérieux" sur cette question, lors d'un meeting à Dijon. "Ne croyez pas ce qu'ils vous disent : 'il veut sortir de l'Europe, de l'euro' (...), allons, un peu de sérieux", a déclaré le candidat de La France insoumise dont le discours est retransmis par hologramme dans six autres villes françaises.

"Sûr" de parvenir à renégocier. Il a évoqué des "enjeux immenses de savoir si nous allons nous opposer les uns aux autres en Europe ou si nous allons faire baisser les tensions qui existent entre les peuples". Attaqué par ses concurrents sur sa volonté d'appliquer immédiatement son plan B consistant à sortir des traités européens avec les pays qui souhaitent accompagner la France, Jean-Luc Mélenchon s'est dit "sûr" de parvenir à négocier une modification des traités. "Je suis sûr d'y arriver parce que jusqu'a présent personne (en France) n'a jamais dit 'non'", a-t-il argumenté devant, selon son équipe, plus de 35.000 personnes réparties en sept sites.

Il a rappelé qu'en Europe, les autres pays "ne sont pas nos ennemis mais ne sont pas aussi nos maîtres, ils sont nos partenaires et dans un partenariat on discute des problèmes pour les régler".

 

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 12:31
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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 10:21

reçu par courrier

L’espoir serait-il de retour ?

Les prochaines élections présidentielles se déroulent dans un contexte inédit !

Depuis des dizaines d’années l’enjeu se résume à la répétition lancinante d’échéances électorales ou il faut choisir entre le candidat du Parti Socialiste, le candidat de droite ou d’extrême droite. La finalité demeure toujours la même, à savoir : qui va le mieux mettre en œuvre le programme du Capital ?

Cette impasse a engendré chez les travailleurs une perte de confiance, une lassitude, un découragement. La main du capital s’est faite plus lourde au point qu’on peut parler de régression sociale sans précèdent, de recul de civilisation.

Ce partage des rôles entre « les élites au pouvoir de droite comme de gauche » a fonctionné jusqu’à présent dans une “consanguinité de classe”.

Elle est aujourd’hui en question. Ce qui était vécu comme un horizon, un mur indépassable, mondialisation oblige, a commencé à se lézarder ! La conscience se fraye son chemin, une conviction largement partagée est que “ça ne marche plus”, le système est à bout de souffle, il est en crise profonde.

Une chose est certaine, la fuite en avant de celui-ci à laquelle on assiste va entrainer toujours plus d’injustices sociales, plus de richesses accumulées dans les mains de quelques-uns, plus de violences et de guerres. On peut tordre les faits comme l’on veut, les interpréter, une réalité concrète et incontestable s’impose à tous, il suffit de voir les conséquences de la faillite de l’Union Européenne, ou l’extrême tension internationale pour s’en convaincre.

Nous vivons la fin d’une époque, il est urgent d’en tenir compte. Comme disait Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaitre et dans ce clair- obscur surgissent des monstres ».

J’ai la faiblesse de penser que comme on l’a vu ailleurs les peuples consciemment ou confusément ou parfois les deux ont envie de dire : « Assez » !

Ne faut-il pas déjà réapprendre à dire Non, avant de dire Oui à autre chose.

Pour ma part ce qui change radicalement à travers ces élections présidentielles et de manière imprévue c’est que le peuple prend conscience que les choses sont liées et que leur condition de vie et de travail en dépend. On parle de nouveau de classes sociales, de mode de production, de propriété, de justice sociale, de partage des richesses, d’environnement comme notre richesse commune, de paix, de sortie de l’OTAN, d’une critique radicale de la finalité même de l’Union Européenne, d’égalité, de fraternité, de liberté.

Dans ces circonstances peut grandir l’idée de rupture avec l’ordre des choses existantes, avec la crise capitaliste, avec la cause des inégalités en France, en Europe et dans le Monde ! C’est un changement qualitatif qu’on ne saurait sous-estimer !

Certes ce n’est pas une révolution, mais c’est déjà plus qu’une rébellion contre les idées reçues ! Cette évolution même si elle est modeste est réelle, palpable, visible ! On ne supporte plus les diktats d’en haut, les décisions prises a votre place, l’idée même de souveraineté populaire, d’indépendance, de libre choix, bafoués ou considérés comme obsolètes. On veut dire son mot, ce choix peut devenir une force matérielle si l’on s’en empare, c’est de cela qu’il s’agit aussi avec cette élection présidentielle.

Le printemps de la colère en 2016 n’avait-il pas déjà donner un avant-gout des choses, révélé un mouvement beaucoup plus profond qu’il n’y paraissait. La combativité, l’enthousiasme que l’on retrouve dans les meetings de Jean-Luc Mélenchon ne sont-ils pas le prolongement de ce que nous avons connu voici un an.

L’espoir serait-il de retour ?

Si comme je le pense c’est le cas, alors il faut le soutenir, faire en sorte qu’un plus grand nombre se réapproprie la politique. Il faut les encourager à aller au fond des choses. Cela doit se faire en toute lucidité, les yeux grands ouverts.
Il faut bien admettre que ces exigences rencontrent les positions, les arguments, les discours tenus et défendus par Jean-Luc Mélenchon.

Alors devrait-on faire « la fine bouche » comme le suggèrent certains ? Ne devons-nous pas plutôt faire le choix d’encourager le mouvement populaire, nourrir sa combativité et sa réflexion, cultiver chez lui l’idée qu’il est la force qui peut tout quand il est rassemblé, qu’il veut se faire entendre et prendre ses affaires en mains. Il faut pour cela se saisir de cette opportunité, « l’histoire ne repasse pas les plats deux fois » !

On me répondra sans doute : « d’accord, mais peut mieux faire, ou encore ça ne fait pas le compte ». Voyons les choses en face telles qu’elles sont, non pas comme on se les imagine.

Depuis des dizaines d’années, la « gauche » dont la direction du PCF a fait l’impasse sur la critique des causes de la crise du système capitaliste, sur la signification des luttes de classes, en d’autres termes sur le contenu à donner à une stratégie anti capitaliste et anti impérialiste. Comment s’étonner qu’il y ait un prix à payer aux abdications et aux renoncements, au recul de l’esprit critique, à la perte des repères de classes.

La nature a horreur du vide. Il est d’ailleurs étonnant d’observer que les mêmes qui trouvent que Jean-Luc Mélenchon ne va pas assez loin exigent qu’il s’efface derrière le candidat du Parti Socialiste.

Au fond il est réconfortant de voir que les choses bougent, les jeunes s’impliquer en plus grand nombre, les gens reprendre espoir. C’est sans doute pour cela qu’aux yeux de nombreux commentateurs ce « désordre » est inquiétant. Ils considèrent qu’on ne saurait déranger le bon ordonnancement des choses.

Il est vrai qu’on n’avait pas vu un tel climat depuis longtemps ! C’est sans doute pourquoi réapparait “le spectre”, son couteau entre les dents. Ainsi on nous annonce pêle-mêle un tsunami économique, financier et social, la révolution voire même la guerre civile et jusqu’à l’adhésion de la France à l’ALBA cette créature subversive d’Hugo Chavez et Fidel Castro en Amérique Latine. Certains annoncent leur intention de quitter la France si Jean-Luc Mélenchon est élu. La peur, « la trouille » est chez certains chevillée au corps. Ça ne s’arrêtera pas là !

Tout cela confirme bien que la lutte des classes n’est pas une vue de l’esprit, que la contradiction capital/travail doit d’une manière ou d’une autre être résolue. C’est pourquoi on ne se plaindra pas qu’en parle un candidat : Jean-Luc Mélenchon. Il ne fait pas qu’en parler, il propose ce qui avouons-le est un peu plus qu’un début. On ne s’en contentera pas, certes et alors ! Pourquoi cela devrait-il être un problème et conduire à un soutien à dose homéopathique ?

Une chose est sûre : ne pas s’engager dans la clarté serait jugé sévèrement par le peuple, les travailleurs tout particulièrement, qui eux attendent autre chose que des « jérémiades ».

Comme dans les grands mouvements sociaux il faut faire confiance à la clairvoyance de ceux qui agissent. Il est donc important que la candidature de Jean-Luc Mélenchon puisse incarner même avec toutes ses limites, une alternative. Car c’est de cela qu’il s’agit !

Comme il le propose je pense qu’annuler la loi El Khomri, combattre « l’ubérisation », relancer l’emploi et la consommation populaire, défendre et valoriser la production française, en finir radicalement avec la dette, quitter l’OTAN, mettre un terme à la monarchie présidentielle, mettre les choses à plat sur l’Europe, agir pour la paix, c’est aller dans la bonne direction. C’est le moyen de redonner du sens aux valeurs de l’action collective qu’un grand peuple comme le nôtre a construit par ses révolutions, ses mouvements sociaux, ses résistances, ses combats internationalistes pour la souveraineté et l’indépendance nationale.

Il faut donc encourager le mouvement populaire à faire ce pas en avant. Ce n’est qu’un début mais ce sera le meilleur moyen pour lui de continuer à engranger des progrès tangibles en s’appuyant sur ses nouveaux points d’appui afin de poursuivre le combat transformateur et émancipateur.

Il faudra inventer de nouvelles formes de pouvoir politique, d’autogestion, de contrôle ouvrier. Il ne peut y avoir de processus de transformation sans une vaste expérimentation sociale et politique, aussi bien avant le changement qu’après.

Voilà pourquoi, et au-delà du résultat, il va s’agir de construire et multiplier les réseaux, les contre-pouvoirs face aux institutions supranationales, politiques, économiques et financières, aux puissances hégémoniques, pour imposer les rapports de force dont le mouvement populaire, les travailleurs ont besoin.

Voilà les raisons pour lesquelles, après une longue réflexion et en réfutant toute idée d’homme providentiel ou de délégation de pouvoir je voterai pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Nous vivons une période inédite de la lutte de classes nationale et internationale, toute la question, maintenant, est de savoir si nous serons capables de nous hisser à la hauteur de ce qu’elle exige.

Jean-Pierre Page

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 16:04
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 16:41
Être utiles à notre camp

jeudi 6 avril 2017, par Charles Hoareau, Francis Arzalier sur le site de l'ANC

Nous le savons, depuis plusieurs années maintenant, patronat et gouvernement sont à l’offensive et avancent sur leur projet : casse de l’industrie, transformation de la France en bronze-cul de l’Europe et reprise de tous les droits conquis par des décennies de lutte. Pour faire avancer leur projet ils n’hésitent pas à s’attaquer aux libertés avec une violence inégalée depuis longtemps.

Dans la séquence électorale en cours, nombre de candidats aux élections expliquent tranquillement qu’ils veulent aller plus loin dans l’exploitation, ou, s’ils ne le disent pas, ne portent aucune proposition de changement de société qui peuvent laisser espérer un avenir meilleur. Le danger est grand que le grand capital se trouve renforcé à l’issue des votes et qu’à l’inverse le camp du travail se trouve en face de plus grands obstacles pour stopper l’offensive.

Dans ce contexte les questions qui sont posées à notre camp où les communistes, organisés ou pas, ne sont pas seuls, c’est d’une part comment résister et d’autre part comment passer à la contre-offensive en poussant notre projet de changement de société s’appuyant sur le progrès social.

L’histoire nous l’apprend, il n’y a jamais eu de conquête sans luttes, luttes basées sur des majorités d’idées et passant par-dessus les diversités voire se nourrissant d’elles.

Les conquêtes de 36 n’auraient jamais eu lieu avec le seul Front populaire (dont elles n’étaient pas au programme) et celles de 68 ont eu lieu malgré un gouvernement réactionnaire. A chaque fois la rue a été déterminante pour faire avancer l’histoire. Même pendant le CNR dont on parle tant en ce moment, Ambroise Croizat expliquait en 1946 qu’il ne serait pas arrivé à créer la sécurité sociale sans la CGT et les luttes qu’elle a menées pour vaincre les résistances patronales sur ce sujet.

Notre époque n’échappe pas à la règle et quelques soient les résultats, les travailleurs devront lutter encore plus fort : soit pour empêcher la mise en œuvre des programmes destructeurs d’un vainqueur issu du camp du capital, soit pour imposer une réelle mise en œuvre d’un programme progressiste annoncé.

Cette évidence rappelée cela ne veut évidemment pas dire qu’il y a un trait d’égalité entre tous les candidats et que l’on pourrait faire comme si rien ne changera quelle que soit la majorité de gouvernement. Plus encore nous savons que le score d’un candidat favorable au camp des travailleurs aide le rapport de force selon le juste mot, en 1975, de Yvon Chotard alors dirigeant du syndicat patronal : « on ne fait pas la même politique avec un parti communiste à 20% ou à 10% ».

Refuser de voter ?

Bien sûr 40 ans plus tard nous ne sommes pas dans la même situation et de ce fait, d’aucuns, peuvent considérer qu’il n’y a pas lieu de voter en l’absence du programme communiste qu’ils appellent de leurs vœux, porté par le candidat d’un parti de la classe ouvrière de notre temps.

Un programme à la hauteur de nos convictions avec, pour ne prendre que quelques mesures : nationalisation (non pas étatisation mais réelle gestion par la nation) de toutes les banques, des transports, de la communication, des grandes entreprises…, un monopole public en matière de santé, d’éducation, d’énergie… une échelle des salaires de 1 à 5 avec un SMIC à 2000€, un programme qui affirme le droit à la libre circulation des hommes et des idées… et tout cela bien sûr dans un pays débarrassé de la dictature de l’Union européenne et militant pour la dissolution de l’OTAN. Le réseau Faire vivre le PCF a d’ailleurs fait des propositionsqui montrent ce que pourrait être un programme communiste de notre temps.

La personnalisation accrue, scrutin après scrutin, peut également nourrir les refus de vote dans un scrutin qui s’apparente de plus en plus à cautionner une monarchie élective au service des puissants, phénomène encore aggravé par l’inversion du calendrier électoral, mesure adoptée faut-il le rappeler sous le gouvernement de la gauche plurielle de Jospin.

Une personnalisation qui consacre la rupture de fait avec une époque où le collectif décidait tout à la fois du programme et des personnes aptes à le porter, où l’organisation ne relevait ni de la tactique du cercle rapproché ni du tirage au sort mais de la démarche collective (même si ce fut souvent avec des défauts nous le savons bien). Ceux qui refusent de voter font aussi observer sans doute à juste titre que jamais campagne électorale n’est apparue autant focalisée sur des individus tentant de se poser en sauveur suprême.

Enfin le dernier argument, et non des moindres, des partisans du refus de vote est qu’à force de voter par défaut ou voter contre, depuis plus de 30 ans on ne cesse de renforcer l’extrême droite qui se nourrit entre autres des espoirs déçus et des promesses non tenues…

Tous ces arguments conduisent celles et ceux qui les avancent à dire que le moment de l’adéquation entre les luttes et le vote n’est pas venu, que pour l’instant il faut construire une organisation révolutionnaire, (pour l’ANC en s’appuyant sur notre Manifeste) et mettre toutes nos forces dans les luttes. On peut partager ou pas les arguments qui précèdent mais force est de reconnaitre que ce sont de vraies raisons que l’on ne peut balayer d’un revers de main.

Sont-elles suffisantes pour refuser de voter ?

Voter par défaut ?

Évidemment même si on considère que l’on ne peut s’engager derrière une candidature il est clair qu’elles ne se valent pas toutes et force est de constater que certaines d’entre elles équivalent à des déclarations de guerre contre le monde du travail.

Quand Le Pen parle d’interdire la CGT ou que Fillon parle de guerre éclair contre les droits : les choses sont clairement posées. Quand Macron, dont les lois en tant que ministre n’ont cessé de viser à affaiblir le camp du travail face aux licencieurs, quand donc il annonce la fin des régimes spéciaux ou la réforme de l’impôt sur la fortune on n’a pas à hésiter longtemps. Enfin un Hamon qui sous ses airs de frondeur, n’a pas censuré le gouvernement et se situe bien dans la continuité du PS d’aujourd’hui, ne peut évidemment retenir notre adhésion.

Comme disait Elsa Triolet « la barricade n’a que deux côtés ».

Comme le disent nombre de militants de la CGT, dans ces élections il y a des candidats issus d’organisations qui ont combattu la loi travail et d’autres non et cela fait une différence de taille. En élargissant il est clair qu’il y a deux sortes de candidatures, celles qui sont issues de forces de notre camp, celui de celles et ceux qui refusent l’avenir qui nous est promis par le capitalisme et ce quelles que soient les divergences que l’on peut avoir sur les solutions à mettre en œuvre, et les autres, toutes les autres, les candidatures qui se coulent sans sourciller dans le moule capitaliste voire veulent le renforcer.

Si on part de cette analyse-là évidemment, on va regarder la période actuelle d’une autre manière.

D’abord on va la considérer comme un moment de débat politique dont les communistes ne peuvent être absents mais au contraire doivent s’impliquer pour peser sur les contenus et les formes d’élaboration de ceux-ci, donner leur point de vue sur l’organisation et la manière de prendre en compte les besoins sociaux.

Ensuite, quoique l’on pense du processus électoral et des offres politiques qui sont faites, un fort score de l’extrême droite ou de Macron sera un coup porté aux luttes. A l’inverse, un fort score de candidats opposés aux lois de casse des droits renforcera le camp du combat pour le progrès social.

Cela est d’ailleurs particulièrement palpable pour les législatives ou une élection locale où des politiques peuvent se révéler être des points d’appui dans tel ou tel conflit. C’est, forts de cette analyse, que des camarades vont s’engager et/ou simplement voter pour être utiles à nôtre camp.

Avec ce regard, aller voter aujourd’hui, y compris pour une candidature qui ne correspond pas en tous points à ce que l’on voudrait n’est donc pas un « vote par défaut » mais plutôt un vote pour appuyer le camp du combat, un tremplin, une étape que l’on va franchir les yeux grands ouverts sur l’objectif à long terme.

Notre rôle de communistes

Il y a un choix à faire : soit s’en tenir à une forme de rigueur (ou de pureté) révolutionnaire et il n’y a aucun jugement péjoratif là-dedans, soit décider de prendre appui sur la dynamique, le débat public qu’entraine la séquence électorale et se servir du vote, et en particulier du vote Mélenchon, comme point d’appui de la période pour faire progresser les idées et le rapport de forces.

  • - D’abord parce qu’une candidature de remise en cause de l’idéologie dominante est en soi l’occasion d’un riche débat entre personnes, celles qui n’ont pas ou peu d’expérience politique, de réflexion sur une solution alternative…mais aussi les autres.
  • - De plus, et il n’y a qu’à lire le programme pour s’en convaincre, on est devant une situation ouverte. Par exemple quand il est écrit dans ce programme qu’il faut mettre en place une commission pour réfléchir au bien–fondé de ce qui a été privatisé depuis 30 ans et étudier ce sur quoi on peut revenir, cela laisse évidemment la porte ouverte à la bataille des idées et à l’avancée des nôtres.
  • - De même l’affirmation de la nécessité d’une sécurité sociale qui couvre à 100% les dépenses de santé, celle de s’appuyer sur les façades maritimes de la France comme facteur de développement, celle de poser les questions de l’énergie ou de l’environnement de façon à préserver l’avenir ne nous laisse-t-il pas une possibilité et même une responsabilité d’intervention ?
  • - Sur l’Union Européenne, les questions du plan A et du plan B ne nous laissent elles pas grandes ouvertes, la possibilité d’intervenir pour mettre en lumière que la sortie de l’euro est un passage obligé ? En plus si on prend en compte qu’un référendum sur cette question est annoncé par les tenants de la France Insoumise cela ne peut que nous renforcer dans cette démarche.
  • - Toujours au plan international quand il est annoncé la volonté de se rapprocher des BRICS en prenant appui sur le système bancaire mis en place par cette alliance, cela peut-il nous laisser indifférents et surtout sans possibilité d’intervention ? Comment pourrions-nous rester indifférents à la volonté affirmée de sortir de l’OTAN, machine guerrière au service de l’impérialisme ?
L’ANC et le rassemblement

Dans la période compliquée où nous sommes, ce n’est pas sur les stratégies électorales que nous pourrons rassembler toutes celles et ceux qui veulent changer de société et en finir avec le capitalisme. C’est cet élément qui a conduit avec juste raison l’ANC à ne donner aucune consigne de vote.

Ce qui nous rassemble toutes et tous, notre base commune immédiate de communiste est notre Manifeste. Cela ne doit pas nous conduire, à notre simple avis d’individus qui cherchent la solution du côté du communisme, à négliger des étapes que nous n’avions pas forcément prévues et qui pour autant peuvent être autant d’étapes d’un processus révolutionnaire.

A chacun d’entre nous de faire le choix qui lui semble le plus utile pour notre camp. En ce qui nous concerne il nous semble que nous ne pouvons pas être absent du vote et d’une possibilité de rassemblement avec nombre de celles et ceux avec qui nous luttons chaque jour.

Francis Arzalier – Charles Hoareau.

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 16:20
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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 14:23

C'est une manière très démocratique de régler la représentativité syndicale...  Il est vrai que Marine Le Pen n'a jamais caché sa forte antipathie contre la CGT et ses militants.  Les militants CGT savent à quoi s'attendre en cas de victoire des frontistes.

Voici ce qu'elle dit des syndicats dans son programme : "Instaurer une véritable liberté syndicale par la suppression du monopole de représentativité et moraliser la vie syndicale par un contrôle public du financement des syndicats".  C'est à dire favoriser l'implantation de syndicats ayant l'onction du FN.  Quant au contrôle public du financement des syndicats, effectué par le FN, on peut tout craindre ... D'autant que, dans une édition du syndicat Sud sur le FN, on trouve des extraits du projet concernant les syndicats ( le site du FN étant régulièrement "nettoyé", il n'est pas sûr que l'on retrouve ces phrases textuellement) : "archaïques et non représentatifs", accusés "d'asphyxier l'entreprise française".  On dirait du Macron. Ou du Fillon ?

Y.G.

 

Rappel - Novembre 2016

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