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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 14:11

C'est plutôt une épaisse feuille de route anti-sociale ...

Avec Macron,

quand c'est social, entendez "anti-social",

quand c'est "modernisation" comprenez "régression et retour en arrière, remise en cause des conquêtes sociales"

 

 |  sur le site de La Tribune
Emmanuel Macron a décidé de faire de la réforme du droit du travail la mère de toutes les réformes... Les ordonnances réformant le Code du travail seront adoptées à la fin de l'été. Si la barémisation des indemnités prud'homales est bien prévue, le reste du contenu demeure encore un peu flou.

Emmanuel Macron a décidé de faire de la réforme du droit du travail la mère de toutes les réformes... Les ordonnances réformant le Code du travail seront adoptées à la fin de l'été. Si la "barémisation" des indemnités prud'homales est bien prévue, le reste du contenu demeure encore un peu flou. (Crédits : CHARLES PLATIAU)

Le Premier ministre Édouard Philippe a comme convenu envoyé son "programme de travail pour rénover notre modèle social". Outre les ordonnances, au contenu non encore précisé, réformant dès cet été le Code du travail, des réformes des retraites et de l'assurance chômage vont aussi être proposées à moyen terme.

Manifestement pour le président de la République et son gouvernement, la réforme du droit du travail constitue la mère de toutes les réformes. Et des réformes dans le domaine social, il v a y en avoir beaucoup d'ici 2018 si l'on se réfère au "programme de travail pour rénover notre modèle social" que le Premier ministre et la ministre du Travail ont transmis ce 6 juin, comme convenu, aux organisations patronales et syndicales. Car, conformément aux engagements de campagne du candidat Macron, ce n'est pas le seul Code du travail qui va être concerné, mais aussi la formation professionnelle, les retraites, l'assurance chômage, etc. Même si, bien entendu, ce sont d'abord les ordonnances modifiant le droit du travail qui vont dans un premier temps occuper les esprits. Avec un calendrier maintenant quasiment fixé.

[...]

Lire la suite ci-dessous

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 15:25

Ceux qui tablent sur un mouvement autour d’un leader, en l’occurrence Mélenchon, et qui à se titre applaudissent à la démolition programmée des partis existants en imaginant que là est l’avenir, se trompent vraiment. Je n’insisterai pas sur l’utilité des partis, leur caractère plus démocratique que ce type de mouvement ce serait peine perdue… Ceux qui s’engouffrent là-dedans font fi de toute expérience, en particulier celle de la Grèce toute récente.

[...]

La suite sur le blog de Danielle Bleitrach

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 05:03

L'association SOS éducation est proche de la droite, voire de l'extrême-droite.

Elle avait publié coup sur coup deux longues interviews de Jean-Michel Blanquer, nouveau ministre de l'éducation nationale et de Christophe Kerrero, son futur très probable directeur de cabinet. Jean-Michel Blanquer y expliquait notamment: «Sans aller vers des logiques de privatisation, on peut aller vers des logiques de délégation, qui permettent d'accomplir mieux le service public en responsabilisant davantage les acteurs.»

Donc un ministre de l'éducation favorable à une privatisation de l'enseignement ...

Jean-Paul Mongin, le "directeur général de l'association" a salué la nomination de Jean-Michel Blanquer sur Twitter: «Une excellente nouvelle pour l'école et pour le pays».  SOS Education  avait soutenu publiquement François Fillon pendant la Primaire de la droite ...

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 14:21
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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 14:08

Communiqué du 02 mai 2017

 

 

INFRAROUGE
"Dans le secret de la violence sociale"
Mardi 23 mai 2017 à 23h15 - INÉDIT
Logo France 2
 
 
INEDIT 54'
INFRAROUGE
« Dans le secret de la violence sociale »
Hier Air France, Goodyear, Sony, Molex, Caterpillar, Sodimatex, Continental, etc… Aujourd’hui Whirlpool. Hier Nicolas Sarkozy ou François Hollande devant des ouvriers menacés, prenant des engagements, aujourd’hui Emmanuel Macron ou Marine Le Pen… Désillusion, exaspération, déception, perte de repère, abandon…. Chômage, misère, perte de toute relation sociale…. Manifestations, occupations, séquestrations… Etrange impression que cette confrontation à « la violence sociale », la violence ouvrière d’une part, visible, la violence patronale d’autre part, feutrée, cachée, camouflée… Dès lors demeure une question : est-il possible d’aborder sérieusement la violence sociale en se limitant à un de ses aspects – la violence ouvrière visible - et en ignorant l’autre -la violence patronale- souvent présentée comme simple fatalité ?

La violence sociale…

… Sa réalité, ses causes, ses responsables… Documentaire Mardi 23 mai - 23h15 - France 2.

Par Jacques Cotta sur son blog "La Sociale"• Vendredi 19/05/2017

Documentaire : "Dans le secret de la violence sociale" - Mardi 23 mai 2017 à 23h15 France 2

La violence sociale…

… Sa réalité, ses causes, ses responsables… Documentaire Mardi 23 mai - 23h15 - France 2.

Par Jacques Cotta sur son blog "La Sociale"• Vendredi 19/05/2017
 

 

Le dernier documentaire que j'ai tourné concerne la violence sociale. En campagne électorale, les candidats ont coutume d’aller voir les ouvriers en détresse et de leur promettre un sort meilleur. Nicolas Sarkozy en 2008, François Hollande en 2011 dans la sidérurgie, Marine Le Pen et Emmanuel Macron dernièrement à l’usine Whirpool d’Amiens. Mais pour quel résultat ?

Octobre 2015. Le président de la république, François Hollande réaffirme une des priorités de son quinquennat, la « modernisation du dialogue social ». Quelques jours seulement après cette nouvelle déclaration de bonnes intentions, la chemise du DRH d’air France en lambeaux, arrachée dans une bousculade sans précédent au sortir d’un CCE de la compagnie par des employés en colère, vient montrer la distance qui existe de la coupe aux lèvres.

L’image fait le tour du monde. La réalité du « dialogue » au grand jour ? Il n’est plus question dans les commentaires des hommes politiques, des éditorialistes, des responsables de la compagnie que de « violence sociale inacceptable ».


Pierre Gattaz réclame une punition. Le premier ministre Manuel Valls lui emboite le pas. Il qualifie les salariés de « voyous » et affirme « qu’il n’existe aucune excuse, pas même la violence sociale, à des actes de violence contre les personnes » ....

Nous y voilà ! En creux le terme est évoqué. « La violence sociale ». Mais de quoi s’agit-il ? Dans le fond, la chemise du DRH est-elle anecdotique ou au contraire révélatrice d’une situation qui dépasse la seule compagnie aérienne et qui témoigne d’une réalité sociale insupportable à des millions de salariés ?

Vision exagérée ou au contraire lucide ?
Pour comprendre, il fallait se rendre auprès des principaux intéressés, les rencontrer, les écouter.


Faudrait-il comme pour se rassurer limiter la violence sociale aujourd’hui à quelques « excités » ou au contraire reconnaître qu’elle n’a rien de bien original et a toujours été une des conséquences des rapports sociaux. Air France ne fait-il pas suite à une série d’autres évènements qui expriment les mêmes malaises ? Manifestations, bousculades, affrontements, occupations d’usines, séquestration de patrons... Dernièrement la situation des « Goodyear » passés en justice pour s’être opposés à plus de 1200 licenciements et avoir retenu leur responsable durant une trentaine d’heures vient indiquer la réalité d’une violence visible, mais aussi et surtout de celle dont on ne parle pas, ou peu, la violence subie qui pousse à commettre des actes tout aussi déterminés qu’ils ne sont pas prémédités.

Les manifestations de colère à Air France ou Goodyear sont-elles le « privilège » de ces entreprises, ou au contraire susceptibles d’atteindre celles qui se croient à l’écart au nom d’un dialogue social souvent plus imaginaire que réel ?


La société évolue souvent sous le coup de tensions, d’affrontements, de violence aussi. Encore faut-il tenter d’en saisir la signification et s’interroger sur les causes réelles et profondes qui peuvent pousser n’importe quel salarié, là dans l’industrie, ici dans les services, là dans le privé, ici dans le public à utiliser des méthodes à l’encontre de son patron ou de son responsable jusque-là inenvisageables…

La violence sociale aujourd’hui ? Il ne sert à rien d’attendre de nouvelles manifestations ouvrières pour l’évoquer. Elle est annoncée, programmée avec la « réforme » du code du travail jusqu’au bout dans la foulée d’El Kohmri, par l’utilisation des ordonnances, comme l’a annoncé le nouveau président de la république, Emmanuel Macron, dans la campagne électorale.


Derrière la réalité de la violence sociale se trouve un système qui désespère et broie l’individu. Derrière la violence ouvrière se trouve la violence patronale. Appréciation d’un autre temps ? Avec la réalité des faits, c’est cela aussi qu’il me semblait important d’aborder. Les responsabilités politiques, économiques et sociales qui désespèrent et poussent à l’action. Bref qualifier le mal pour tenter de réfléchir à un remède…


Documentaire:
"
Dans le secret de la violence sociale"
Mardi 23 mai 2017 à 23h15
France 2


Jacques Cotta
le 19 mai 2017

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 12:59

A lire.  Un vrai débat.  La question est : existe-t-il encore un espoir de reconstruire un vrai parti communiste à partir du PCF existant ?  La jeune génération de militants est-elle majoritairement déterminée à le faire ?

Y.G.

Cet interview du politologue Thomas Guénolé qu’un militant FI m’envoie est utile.

Derrière l’objectif affiché d’imposer une cohabitation, bien incertaine, l’objectif plus réaliste de JLM est bien de tenter d’affirmer la FI comme seul parti de gauche...

Car une cohabitation est bien irréaliste dans un contexte politique ou la droite n’a jamais été aussi élevée en France (plus haute qu’en 1969 !). Macron fera sa majorité à droite comme Collomb qui a une longue expérience lyonnaise que je connais bien. Il a fallu toute la détermination des communistes de Vénissieux victorieux en 2014 contre le PS pour bousculer tout ceux qui cherchaient leur place avec Collomb malgré sa majorité à droite, dont malheureusement d’autres élus communistes, mais aussi toute la gauche "alternative" lyonnaise des anciens communistes comme Maurice Charrier à Vaulx en Velin, aujourd’hui insoumis, mais allié de Collomb quand il était élu... Ce sera amusant de voir cette gauche alternative "de gauche" se contorsionner pour justifier de continuer à participer à l’exécutif de la métropole, exécutif qui préfigurait le macronisme... De fait, la "cohabitation" sera bien avec la droite...

Mais le texte éclaire la motivation principale de JLM, l’affirmation d’une seule grande force de gauche... FI

Je cite :

Certes, pour le PCF, signer la charte pose le risque d’une dissolution. Mais la question de la finalité et de l’utilité du PCF en tant que parti politique se pose. Si ce calcul est gagnant, il y aura une seule grande force de gauche « antisystème » : la France insoumise.

La question de l’utilité du PCF est effectivement posée, et comme ses dirigeants successifs font un par un la démonstration qu’il ne sert à rien, Hue passé annexe du PS avant de soutenir Macron, Buffet déjà insoumise appelant le PCF à "se dépasser"... La réponse semble couler de source... le PCF est inutile et va disparaitre... Si les dirigeants communistes cherchent bien sûr à préserver des places, et donc sont en partie en concurrence avec la FI, en réalité, ils sont en accord avec cet objectif de "refonder la gauche", ils ne croient plus au PCF... Incroyable d’ailleurs que ce parti existe encore alors que tous ses dirigeants depuis 20 ans essaient de le dissoudre/métamorphoser/faire muter/dépasser.. le vocabulaire varie mais l’idée est toujours la même, s’en débarrasser...

La question se résume en une formule célèbre, "en finir enfin avec 1920 !" La FI est, dans la continuité d’un Mélenchon héritier du Mitterrand de 71/81, l’aboutissement de la remise en cause de 1920... revenir à une gauche "acommuniste".

Un élément très pragmatique de ce texte montre qu’on sait faire de la politique à l’ancienne à la FI.. Car en fait, tant pis pour la cohabitation, la priorité est bien de créer les meilleures conditions possibles à l’hégémonie du nouveau parti et donc à son financement... Question : La FI pourra-t-elle durer ?

Oui, pour des raisons simples de financement des partis politiques : les subventions publiques qui découlent des législatives vont permettre de stabiliser son existence

Il vaut mieux faire gagner un député sortant PS-Macron et accumuler des voix pour son financement, surtout si l’inverse aurait fait prendre le risque d’avoir un député capable de maintenir l’hypothèse communiste...

Ainsi la FI maintient un candidat rejeté par les collectifs locaux à Vénissieux, ville ou le PC depuis 30 ans s’oppose aux orientations nationales du PCF, et gagne contre le PS, malgré Gérard Collomb venu personnellement faire campagne aux municipales en 2014, et dans un rassemblement fraternel avec le PG... une candidature qui a montré qu’elle respecte ses engagements, refusant de rejoindre l’exécutif large de Collomb dans la métropole de Lyon ... bref, une candidature qui peut faire perdre un PS sortant macroniste et consolider une opposition de gauche authentique...

Mais la FI se retire pour une candidature "nouvelle donne" dans le Calvados... il est vrai tout à fait compatible avec une gauche "acommuniste"... une gauche qui oscille entre les verts et un PS de gauche... la seule certitude qu’on a, c’est qu’elle ne sera jamais communiste...

Ce qui devrait conduire à un rappel historique : Qu’est-ce qu’une gauche "acommuniste" ? ... tout simplement une gauche socialiste... la boucle est bouclée... Mélenchon aurait terminé le travail de Mitterrand.

Je crains que cette stratégie ne se révèle mortifère pour ceux qui persistent à vouloir changer de société...

Tout ca n’empêche pas Nicolas, qu’la commune n’est pas morte ! (https://lepcf.fr/Quel-avenir-pour-le-parti-communiste)

pam

 

 

Thomas Guénolé : « Mélenchon veut imposer la cohabitation »

Thomas Guénolé Politologue, professeur à Sciences Po

Jean-Luc Mélenchon désarçonne une partie de la gauche par ses positionnements et sa stratégie. Pour Thomas Guénolé, le leader de la France insoumise est cohérent.

La campagne des législatives s’ouvre sur fond de divisions des candidatures à gauche, éloignant la probabilité d’une présence élargie au Parlement. Pour Jean-Luc Mélenchon, qui convoite l’hégémonie de l’opposition à gauche, l’union des partis ne fait pas sa force. Thomas Guénolé analyse cette stratégie.

Lire la suite et l'l'interview de Thomas Guénolé ci-dessous

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 16:08

"En choisissant Muriel Pénicaud, Macron met en service des responsables aux ordres des grands groupes transnationaux. "

 

Une "Danoneurs" au travail. Soyons sérieux !
jeudi 18 mai 2017

 

En désignant Muriel Pénicaud ministre du Travail, le couple Macron-Philippe se donne un atout fort, au service du maître du jeu, le grand patronat. Il veut de plus s’afficher social. Soyons sérieux. Il y a belle lurette que le « double projet économique et social » de Riboud Antoine, par ailleurs, à l’époque, poudre de perlimpinpin, a été jeté aux oubliettes. Une avant-garde de managers débarquant d’outre-Atlantique, qui sème la terreur au sein du groupe Danone, en est une démonstration éclatante.

Muriel Pénicaud est dans la droite ligne des politiques antisociales et de sacrifices imposés aux salariés sur l’autel des profits et de la stratégie de « course à la valeur » pour les actionnaires. Lors de son passage dans le groupe, elle a su au nom de la compétitivité, organiser la casse des emplois et des conditions de travail.

C’est sous son « régime minceur » que Lean management, appelé, en love langue Damaway, ou CAP ou WISE, a connu son apogée qui se concrétise par flicage permanent, non remplacement des départs, baisse des effectifs, réorganisation permanente, augmentation des cadences, stress causant de nombreux troubles musculo-squelettiques et psychosociaux… Les conditions de travail se sont gravement dégradées.

A toutes fins utiles, ses « bons et loyaux services », ont participé de la casse des emplois. Elle estampille en 2013 un plan de suppression de 900 emplois en Europe, dont plus de 200 en France. Vendu à l’époque à ceux qui voulaient bien accompagner les charrettes de licenciements, comme un plan de départs volontaires, ce plan dit d’économie, instauré au nom de la crise, a été une véritable bérézina pour les salariés. Elle a imposé des sacrifices [...]

La suite sur le texte attaché en PDF ci-dessous

 

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 15:20

Désigné chef de l’exécutif, ce sera donc à Edouard Philippe de porter la « loi travail puissance 10 » qu’Emmanuel Macron appelle de ses vœux. Le choix du maire du Havre qui a œuvré à réprimer les militants actifs dans cette « capitale de la lutte contre la loi travail » au printemps 2016 est à ce titre hautement symbolique.

Hier on apprenait la nomination d’Edouard Philippe, maire Républicain du Havre, à la tête de Matignon.

Au même moment, s’organisait près du Havre, point chaud de la lutte contre la loi Travail au printemps dernier, un rassemblement de soutien à Reynald Kubecki, co-secrétaire de l’Union Locale CGT du Havre. Ce dernier, et pour la 12ème fois en 6 ans, était convoqué dans les bureaux de la gendarmerie. Et c’est au poste que les syndicalistes CGT et leurs soutiens apprenaient la nomination à la tête de Matignon d’Edouard Philippe, qui n’a eu de cesse que de stigmatiser les militants du Havre, victimes d’un acharnement judiciaire pour avoir été les fers de lance de la contestation contre la Loi Travail au printemps dernier.

Le tout répressif pour clore un mouvement

En mai 2016, face à aux autorités locales, prenait place une incroyable mobilisation des travailleurs de la zone du Havre – dockers, ouvriers de la métallurgie, de la chimie – avec le blocage du terminal pétrolier et la mise en pénurie de carburant de la zone Grand-Ouest durant près d’un mois. La Havre, rebaptisée capitale de la lutte contre la loi travail, était à l’avant-garde du mouvement de contestation. « La zone industrialo-portuaire a été bloquée » actait le 25 mai 2016, l’actuel Premier Ministre et député-maire LR Edouard Philippe lors d’une de ses rares interventions à l’Assemblée pour une question au gouvernement.

A cette occasion, en plus de remettre en cause la fermeté du gouvernement à l’égard des « bloqueurs », il dénonçait, en référence à l’usage du 49.3, « un processus législatif qui ne vous fait pas honneur » et une « représentation nationale […] privée de débat » et l’incapacité du gouvernement à mener à bien un « dialogue social apaisé ». Il y a de quoi s’étonner de la part de Philippe, qui s’apprête à faire passer par ordonnance et en l’absence de concertation avec les syndicats la nouvelle mouture de la réforme du marché du travail. Il faut dire qu’à l’époque la droite, qui voit son programme être mis en place par un gouvernement PS, est en peine d’arguments.

Pour ce qui est du terrain et de la gestion de la contestation sociale, c’est par la force que les autorités s’emploient à casser le mouvement, dans la région du Havre comme dans le reste du pays. Le 27 mai, le terminal pétrolier de Donges est débloqué avec l’envoi des forces de l’ordre. Le 14 juin, lors d’une journée de mobilisation appelée à l’échelle nationale à Paris, les autorités cherchent à criminaliser les dockers du Havre. La fédération Nationale des Ports et des Docks CGT tout comme Philippe Martinez dénoncent alors les agissements des forces de l’ordre, qui ont « sans aucune explication possible, agress[é] notre cortège en faisant usage de leur matraque et de gaz lacrymogène ».

Manifestation au Havre contre la loi Travail

Au Havre, dès le mois de juin, ce sont les principaux acteurs de la contestation de loi Travail qu’on essaye de mettre au banc des accusés. D’abord, Laurent syndicaliste condamné par le tribunal du Havre à une peine de six mois de prison avec sursis, mise à l’épreuve pendant 18 mois avec obligation de réparer les dégâts commis à la permanence du PS du Havre.

Le 27 juillet, deux dockers comparaissent devant la justice, mais sont relaxés ; le 2 septembre, deux autres sont interpellés par la police à leurs domiciles respectifs, en plein congrès CGT avec la présence de Philippe Martinez sur la ville du Havre, et passent plusieurs heures en garde à vue. Puis la décision est prise de s’en prendre à la tête du mouvement : c’est alors au tour de Reynald Rubecki, co-secrétaire de l’UL CGT du Havre, d’être convoqué par la police, le 28 octobre, puis récemment le 15 mai. Un véritable acharnement judiciaire et une criminalisation du mouvement syndical s’inscrit, au Havre peut-être plus qu’ailleurs, dans la durée. Il est clairement question de déstabiliser l’organisation syndicale locale, de « couper les têtes » du mouvement de 2016 contre la loi Travail, de faire des exemples, pour prévenir les prochaines mobilisations. Dans cette gestion de la répression pour clore le mouvement contre la loi travail, Edouard Philippe, ex-Conseiller régional de Haute-Normandie (2004-2008), ex-conseiller général de la Seine maritime (2008-2012), maire et député local depuis 2010 et 2012, a certainement sa part de responsabilité. Une gestion qui lui a certainement valu, en plus de ses multiples accointances idéologiques avec le nouveau chef de l’État, son nouveau poste.

La réforme du marché du travail comme cheval de bataille

Preuve qu’il avait de quoi s’entendre avec le nouveau chef de l’État, à l’époque, Edouard Philippe se disait en accord avec la première version de la loi Travail. Et c’est par loyauté envers son parti, Les Républicains, et contre ses convictions, qu’il accepte bon an mal an de voter la motion de censure. Il faut dire que la réforme du marché du travail, c’est son cheval de bataille.

Face à Léa Salamé, invité sur le plateau d’On n’est pas couché en décembre 2014 pour discuter de la loi Macron, il montrait du doigt ses limites : « il faut revenir sur les 35 heures », il faut lever « les pesanteurs considérables qui pèsent sur le marché du travail », comme les « juridictions sur les lois prud’homales ». Du Macron tout craché. Concernant les 35 heures, Emmanuel Macron s’est déjà épanché sur la question : il est clairement pour une augmentation du temps de travail, tout comme pour l’insertion d’un plafonnement des indemnités prud’homales, points clefs de son programme pour le quinquennat.

Ces propositions, ce ne sont ni plus ni moins que les recommandations du rapport Attali, commandé sous Nicolas Sarkozy, que le gouvernement Hollande a entrepris de mettre en place et celui de Macron de renforcer. A ce titre, Jacques Attali, penseur de l’orthodoxie libérale à la française, proche d’Emmanuel Macron, n’est autre que l’animateur du Forum « Positive Economy » qu’Edouard Philippe a organisé au Havre.

Avec la nomination d’Edouard Philippe, ce que le gouvernement Macron en cours de constitution révèle déjà au grand jour, ce sont les profondes accointances idéologiques que partage le personnel politique français, du PS aux Républicains, par-delà le faux clivage partisan, véritable écran de fumée du pluralisme politique.

A la rhétorique du « changement », on opposera les similitudes de parcours entre le nouveau premier ministre et l’actuel président – passés tous les deux par l’ENA et par le PS avant d’en prendre la fuite – et leurs collusions idéologiques en faveur de l’ultralibéralisme. Mais le choix d’Edouard Philippe est celui, du point de vue de sa gestion de la contestation sociale dans sa circonscription, une nouvelle marque de continuité avec la période du hollandisme. Et c’est également un message envoyé aux travailleurs et aux opposants de la loi travail, dans sa version 2016 et dans celles qui sont sur le point de sortir : reprendre la contestation sociale à la manière des Havrais, en la généralisant au niveau national, pour faire plier un gouvernement qui la craint plus que tout.

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 14:25

Le de donne raison à la formule de Mélenchon durant la campagne présidentielle. Avec Macron, les travailleurs vont cracher du sang. Pour remplir les coffres des riches. Loin de faire du neuf et de renouveler le personnel , le gouvernement Macron confirme au contraire que Macron c’est l’exacte continuité de la Sarkhollande, la voulue par le MEDEF, imposée par la Commission Européenne sous la menace de l’Euro.

Ce gouvernement clairement dessiné pour plaire au MEDEF et à la droite dure devrait sans aucun doute à la veille des législatives faire réfléchir les travailleurs en France. Car ce gouvernement annonce clairement la couleur politique, brun bleue : euro austérité, répression policières (à l’image du nouveau secrétaire de l’Elysée, surnommé Monsieur Flashball pour sa responsabilité dans la violente répressions policières des manifs contre la Loi Travail), politique internationale guerrière et destruction du modèle social français résultat de plus d’un siècle de luttes sociales et démocratiques des travailleurs.

LRPS : c’est cela  , la machine à recycler les deux ailes du parti Maastrichien Unique LRPS et de ses ramifications (UDI, MODEM, ELLV, PRG…)

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 13:39

Avec près de trente ans de travaux sur la grande bourgeoisie au compteur, Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon sont des références en la matière. Mœurs, éducation, stratégies de préservation des privilèges… Les riches n’ont plus de secrets pour eux ! Après leur départ du CNRS en 2007, les sociologues passent des sciences humaines au militantisme. Ils présentent d’ailleurs cette année leur candidature aux législatives dans les Hauts-de-Seine. À l’occasion de la sortie de leur dernier livre « Les prédateurs au pouvoir » (éditions Textuel), Le Comptoir a contacté Monique Pinçon-Charlot qui a aimablement répondu à ses questions. Élections présidentielles 2017, guerre des classes et reconstitution de la gauche radicale sont au menu de cet entretien.

Le Comptoir : Dans votre dernier livre, Les prédateurs au pouvoir, vous attaquez la « pensée unique », expression peu claire car elle est utilisée par tout le monde d’Acrimed au FN. Comment définiriez-vous cette « pensée unique » ?

Monique Pinçon-Charlot

Aujourd’hui, selon la perception de l’oligarchie, les partis sont morts et il n’y a plus de gauche ni de droite. Quand on emploie l’expression « pensée unique », on vise bien le fait que la pensée néo-libérale est devenue une seconde nature. Elle est devenue le réel, quelque chose qu’on ne peut pas remettre en question. Le néolibéralisme peut être amélioré, amendé pour être encore plus violent, mais il ne peut pas être critiqué. On est bien dans un totalitarisme oligarchique et qui me fait toujours penser au roman 1984 d’Orwell, avec Big Brother à la tête d’un parti unique.

 

Lors de l’entre-deux-tours des présidentielles 2017, n’a t-on pas assisté à la démonstration de l’existence de cette pensée unique, avec l’injonction à voter Macron pour faire barrage au FN ? Sommes-nous dans ce que Emmanuel Todd appelait un « flash totalitaire » après les attentats de Charlie Hebdo ?

Je suis assez d’accord avec la formule. J’y adhère d’autant plus que le Front national est un parti qui, après sa création, a été renforcé et mis en scène par les socialistes : c’est le cas depuis 1983, au moment où la pensée unique a commencé à se constituer dans le sillage du renoncement du Parti socialiste, avec le tournant de la rigueur.

La suite ci-dessous:

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