Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 15:08

Mis en ligne le 3 avril 2017

Avec l'Europe, l'internationale de la finance et du grand patronat s'est dotée d'un gouvernement supra national, véritable outil à accroître ses profits au prix de guerres de conquêtes et d'austérité imposées à tous les peuples. Imposées parce que l'autorité de Bruxelles prime sur celle des différents états , privant ainsi les peuples de pouvoir infléchir fondamentalement par leur vote la politique qu'ils réprouvent.
C'est là la cause principale des abstentions de vote et du regain de popularité du Front National. L'alternance au gouvernement Droite/ Parti socialiste , alternance qui ne change rien, voire qui mène au pire, entraîne au découragement, au désaveu des partis et à l'abstention. L'adhésion quasi totale des autres partis à l'UE fait apparaître le parti de Le Pen comme le seul opposant à l'Europe. L'Europe ayant fait preuve de sa nocivité, l'alternance droite-PS et ses alliés ayant fait faillite, l'ensemble des partis européistes étant recalés à l'épreuve des faits, c'est dans un contexte de crise politique sans précédent que se déroule l'élection présidentielle. Contraint de poursuivre la même politique sous des apparences nouvelles, pour mieux duper l'électorat populaire, le Cac 40 tente de promouvir de nouveaux personnages. E. Macron, dont le passé dans les banques et au gouvernement d'Hollande, offre des garanties de loyauté à la finance, est de ceux-là.

Changer de politique pour vivre mieux et retrouver l'indépendance nationale est pourtant désormais une nécessité. Cela passe forcément par la mise en oeuvre d'un programme offrant une perspective de rupture avec la politique de l'UE et la soumission à la mondialisation capitaliste pratiquée par nos gouvernements successifs. Pour pouvoir être appliqué, un tel programme exige qu' un rassemblement populaire majeur en nombre et en convictions soit réalisé.

L'élection présidentielle, parce qu'elle a été conçue pour confisquer le pouvoir des citoyens, parce qu'elle provoque un déchaînement médiatique visant à déboussoler un peu plus les électeurs, ne crée pas les conditions favorables à la réalisation d'un tel rassemblement. Mais elle est cependant de nature à susciter les confrontations. Celle des personnes bien sûr auxquelles la droite et le PS voudraient qu'on se limite, mais aussi celle des programmes et des idées seule capable d'éclairer les consciences. C'est ce débat que nous devons mener avec l'ensemble des victimes de la politique actuelle et avec tous les partisans d'un réel changement démocratique pour notre pays. Il nous faut débattre pour convaincre et camper à l'occasion de la présidentielle un rapport de forces susceptible à la fois d'éviter la politique du pire et d'être l'amorce d'un rassemblement populaire progressiste et combattif capable d'imposer dans le futur des conquêtes démocratiques profondes. A nos yeux, le seul candidat apte à rassembler les forces de progrès est Jean Luc Mélenchon. Notre soutien à sa candidature ne doit pas être entendu comme un quelconque ralliement inconditionnel à sa personne. Il témoigne simplement de ce que celui -ci est le seul candidat dont les propositions peuvent servir de base à un débat fécond susceptible de générer un rassemblement populaire et déterminé. C'est d'un tel rassemblement que dépendront les acquis des luttes à mener pour contrecarrer les appétits de profits du grand patronat et de la finance, pour conquérir de nouveaux droits politiques et pour que la France retrouve la voie de l'indépendance nationale.

Action Communiste le 29 mars 2017

Partager cet article
Repost0
22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 22:38
Défendons les médecins du travail !

Sur le site de la CGT

Voir en ligne : Signez la pétition !

La société Orys, sous-traitante dans le nucléaire, en veut au Dr Dominique Huez, médecin du travail à la centrale nucléaire EDF de Chinon dans l’Indre et Loire, maintenant retraité. Ce dernier a eu le malheur d’émettre un certificat médical en 2011 faisant état de harcèlement moral contre l’un de ses employés.
La justice a depuis reconnu le harcèlement moral, en condamnant Orys à 20 000 euros de dommages et intérêts, au profit du salarié harcelé. Nonobstant, Orys a poursuivi le Dr Dominique Huez pour certificat mensonger devant la chambre disciplinaire du Conseil de l’Ordre.
Contre toute attente, la chambre disciplinaire a condamné en appel Dominique Huez à un avertissement et au versement de 1000 euros au bénéfice de Orys, en septembre dernier. Non contente de ne pas avoir obtenu le versement de ses 1000 euros, Orys a fait saisir deux véhicules ainsi qu’un compte épargne appartenant au Dr Huez, le tout représentant une somme de… 30 000 euros.

 

Couverture

Orys fait partie de ces employeurs qui veulent empêcher les médecins du travail de remplir leur mission au service des salariés. Leur objectif est d’obliger les médecins du travail à ne pas indiquer l’existence d’un lien entre santé et travail. Une centaine de praticiens sont ainsi visés chaque année en France. Il s’agit d’une stratégie globale qui tend à remettre en cause l’ensemble des protections des salariés (loi Macron, inspection du travail, loi travail, etc.)

Nous demandons

- Que cessent les poursuites et les pressions envers le Docteur Huez, les médecins du travail, et tous les médecins qui exercent en pleine conscience leurs activités de prévention et de soin.
 À l’Ordre des Médecins, de ne pas recevoir les plaintes des employeurs et de respecter la conscience professionnelle de ses pairs.
-Couverture À l’État, garant de la protection de la santé et de la sécurité au travail, de veiller au respect des droits des travailleurs.

 

Couverture

Signez la pétition !

Qui est Orys ?
C'est une entreprise de sous-traitance du nucléaire ( maintenance ) qui fait de gros profits :
"Orys espère doubler de taille avant 2020. Depuis 1992, le groupe réalise 20 % de croissance annuelle." ( Les Echos - 23/09/2015 - Voir l'article ci-dessous )
 
Partager cet article
Repost0
21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 12:54
Tourcoing : la CGT de Westaflex choquée par les consignes du patron pour l'élection présidentielle
 

Le site de Westaflex à Tourcoing / © Google Street View Le site de Westaflex à Tourcoing / © Google Street View

Le président du groupe Poujoulat - propriétaire de Westaflex à Tourcoing - a appelé ses 1 500 salariés à faire "le choix de la responsabilité" à l'élection présidentielle dimanche et mis en garde notamment contre les "promesses irréalistes", s'attirant une vive réplique de syndicalistes CGT. [...]

"Embrigadement politique", "nouveau paternalisme" selon la CGT

"Se couper de l'Europe serait une erreur grave aux conséquences irréversibles", affirme-t-il. M. Coirier "regrette" aussi que "les débats de fond aient été étouffés par des affaires et des polémiques". "Faites le choix de la responsabilité et méfiez-vous des promesses irréalistes, elles cachent souvent des lendemains bien sombres", conclut M. Coirier.

Le patron de Poujoulat se dirige-t-il "vers un embrigadement politique, ou un nouveau paternalisme qui ne vise en fait qu'à défendre ses intérêts aux détriments des nôtres ?", a réagi dans un tract - intitulé "Mon patron, ce génie, pense pour vous !" la section syndicale CGT de Westaflex à Tourcoing, filiale de ce groupe qui réalise environ 200 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel. "Une majorité des salariés de Westaflex est choquée du contenu de ce courrier" car ils se sentent "infantilisés avec cette tentative d'influence (sur leur) vote", a affirmé de son côté l'union locale CGT de Tourcoing qui a médiatisé cette initiative.

Lire la totalité en cliquant ci-dessous :

Partager cet article
Repost0
21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 12:32
Mélenchon assure qu'il ne veut sortir ni de l'Europe ni de l'euro.. : une déclaration qui pose problème... par Jean LEVY

Jean-Luc Mélenchon :

 "Ne croyez pas ce qu'ils vous disent : 'il veut sortir de l'Europe, de l'euro' (...), allons, un peu de sérieux",

a déclaré le candidat de La France insoumise

" canempechepasnicolas" :

par Jean LEVY

Cette déclaration pose problème à de nombreux électeurs prêts à voter Mélenchon. En effet, il est clair que l'application d'une politique progressiste n'est pas compatible avec la discipline imposée aux Etats de l'Union européenne par la Commission de Bruxelles, elle-même expression de l'oligarchie financière,  maître d'oeuvre de cette forteresse de l'argent-roi.

Laisser croire au miracle d'un Juncker ou d'une Merkel permettant à un Etat comme la France de choisir une autre voie que celle dictée par les intérêts des multinationales européennes, allemandes en premier, c'est créer l'illusion mortifère qui conduirait à la démobilisation populaire, comme dans les années 80, avec l'expérience Mitterrand, ou en Grèce après la trahison de Tsipras...

Alors que faire ? Comment voter dimanche ?

Certains amis et camarades ont tranché : voter Mélenchon participe de la duperie, et pour eux point de salut hors d'un vote tranché pour Asselineau, qui le plus clairement des candidats exprime la volonté concrète de sortir de l'Union européenne en recourant,comme les Britanniques, à  l'article 50 et aux longues négociations prévues dans le cadre du traité.

Cette position a le mérite de la clarté.

Mais quelle politique poursuivre durant cette période ? Ne pas se soucier des interdits européens et nationaliser les secteurs clefs de notre économie ? Mais croit-on que les autorités de Bruxelles laissent faire et admettent la sécession française sans réagir ?

Le croire, c'est verser dans l'hypothèse Mélenchon...

Car, rompre avec l'Union européenne, c'est briser la construction mise en place par les puissances financières, c'est à dire la financiarisation de l'économie, toujours plus concentrée, à partir d'un terrain de chasse ouvert à la concurrence sans limites, débarrassé d'obstacles juridiques, de frontières, de contraintes légales, de protections sociales (lois nationales, codes du travail, droits de douanes ...)  "La libre circulation des capitaux, des hommes et des marchandises" n'est-ce pas  'le sens commun' de l'Union, sa bible, son horizon ?

Alors, qui peut croire que "légalement ", Berlin et sa succursale de Bruxelles laisseront sans réagir se développer le processus de dislocation de l'Union européenne ?

Peut-on penser que le capital financier globalisé va-t-il se faire harakiri ?

Ne croit-on plus à la lutte de classe, dans la phase terminale du capitalisme,  alors que cette lutte  est plus âpre que jamais, l'impérialisme luttant pour sa survie ?

Mais, pourraient dire certains amis, tout cela, on le sait, et ces considérations théoriques ne règlent pas le vote de dimanche prochain.

Certes, mais rappeler ces quelques vérités montrent que ce vote ne constitue qu'un moment de la lutte, et quel que soit le bulletin déposé dans l'urne le 23 avril 2017, il faut être conscient que le combat qui va s'engager dans les semaines et mois qui vont suivre nécessitera le rassemblement de tous ceux et celles qui, à la Présidentielle, voteront différemment. 

Ceux qui voteront Mélenchon ont en tête l'offensive que le monde de l'argent compte mener une fois élu, l'un de ses candidats, Macron ou Fillon. Le programme de ceux-ci en font foi. C'est la descente aux enfers promise pour les salariés, les chômeurs, les retraités. Cette perspective ne peut laisser indifférent aucun camarade, aucun militant.

Mais voter Mélenchon n'a qu'un intérêt : celui de capitaliser des millions de bulletins en sa faveur pour permettre de redonner confiance afin de poursuivre dans la rue et dans les entreprises le sursaut populaire indispensable, l'insurrection sociale nécessaire pour battre le Capital.

Sans cette levée en masse des salariés et des jeunes, aucun scrutin ne suffit pour infliger une véritable défaite au grand patronat et à ses porte-voix politiques. 

L'expérience de mai-juin 36 pour le positif, mai 81 dans le sens contraire, le prouve.

Telle est la morale de cette Histoire que nous vivons.

 

Le candidat de la France insoumise considère les autres pays de l'Union européenne ni comme des ennemis, ni comme des maîtres, mais comme des "partenaires".

Le candidat à la présidentielle française Jean-Luc Mélenchon a assuré mardi qu'il ne souhaitait sortir ni de l'Europe ni de l'euro, enjoignant ses détracteurs à "un peu de sérieux" sur cette question, lors d'un meeting à Dijon. "Ne croyez pas ce qu'ils vous disent : 'il veut sortir de l'Europe, de l'euro' (...), allons, un peu de sérieux", a déclaré le candidat de La France insoumise dont le discours est retransmis par hologramme dans six autres villes françaises.

"Sûr" de parvenir à renégocier. Il a évoqué des "enjeux immenses de savoir si nous allons nous opposer les uns aux autres en Europe ou si nous allons faire baisser les tensions qui existent entre les peuples". Attaqué par ses concurrents sur sa volonté d'appliquer immédiatement son plan B consistant à sortir des traités européens avec les pays qui souhaitent accompagner la France, Jean-Luc Mélenchon s'est dit "sûr" de parvenir à négocier une modification des traités. "Je suis sûr d'y arriver parce que jusqu'a présent personne (en France) n'a jamais dit 'non'", a-t-il argumenté devant, selon son équipe, plus de 35.000 personnes réparties en sept sites.

Il a rappelé qu'en Europe, les autres pays "ne sont pas nos ennemis mais ne sont pas aussi nos maîtres, ils sont nos partenaires et dans un partenariat on discute des problèmes pour les régler".

 

Partager cet article
Repost0
19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 10:52
Partager cet article
Repost0
19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 10:21

reçu par courrier

L’espoir serait-il de retour ?

Les prochaines élections présidentielles se déroulent dans un contexte inédit !

Depuis des dizaines d’années l’enjeu se résume à la répétition lancinante d’échéances électorales ou il faut choisir entre le candidat du Parti Socialiste, le candidat de droite ou d’extrême droite. La finalité demeure toujours la même, à savoir : qui va le mieux mettre en œuvre le programme du Capital ?

Cette impasse a engendré chez les travailleurs une perte de confiance, une lassitude, un découragement. La main du capital s’est faite plus lourde au point qu’on peut parler de régression sociale sans précèdent, de recul de civilisation.

Ce partage des rôles entre « les élites au pouvoir de droite comme de gauche » a fonctionné jusqu’à présent dans une “consanguinité de classe”.

Elle est aujourd’hui en question. Ce qui était vécu comme un horizon, un mur indépassable, mondialisation oblige, a commencé à se lézarder ! La conscience se fraye son chemin, une conviction largement partagée est que “ça ne marche plus”, le système est à bout de souffle, il est en crise profonde.

Une chose est certaine, la fuite en avant de celui-ci à laquelle on assiste va entrainer toujours plus d’injustices sociales, plus de richesses accumulées dans les mains de quelques-uns, plus de violences et de guerres. On peut tordre les faits comme l’on veut, les interpréter, une réalité concrète et incontestable s’impose à tous, il suffit de voir les conséquences de la faillite de l’Union Européenne, ou l’extrême tension internationale pour s’en convaincre.

Nous vivons la fin d’une époque, il est urgent d’en tenir compte. Comme disait Antonio Gramsci : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaitre et dans ce clair- obscur surgissent des monstres ».

J’ai la faiblesse de penser que comme on l’a vu ailleurs les peuples consciemment ou confusément ou parfois les deux ont envie de dire : « Assez » !

Ne faut-il pas déjà réapprendre à dire Non, avant de dire Oui à autre chose.

Pour ma part ce qui change radicalement à travers ces élections présidentielles et de manière imprévue c’est que le peuple prend conscience que les choses sont liées et que leur condition de vie et de travail en dépend. On parle de nouveau de classes sociales, de mode de production, de propriété, de justice sociale, de partage des richesses, d’environnement comme notre richesse commune, de paix, de sortie de l’OTAN, d’une critique radicale de la finalité même de l’Union Européenne, d’égalité, de fraternité, de liberté.

Dans ces circonstances peut grandir l’idée de rupture avec l’ordre des choses existantes, avec la crise capitaliste, avec la cause des inégalités en France, en Europe et dans le Monde ! C’est un changement qualitatif qu’on ne saurait sous-estimer !

Certes ce n’est pas une révolution, mais c’est déjà plus qu’une rébellion contre les idées reçues ! Cette évolution même si elle est modeste est réelle, palpable, visible ! On ne supporte plus les diktats d’en haut, les décisions prises a votre place, l’idée même de souveraineté populaire, d’indépendance, de libre choix, bafoués ou considérés comme obsolètes. On veut dire son mot, ce choix peut devenir une force matérielle si l’on s’en empare, c’est de cela qu’il s’agit aussi avec cette élection présidentielle.

Le printemps de la colère en 2016 n’avait-il pas déjà donner un avant-gout des choses, révélé un mouvement beaucoup plus profond qu’il n’y paraissait. La combativité, l’enthousiasme que l’on retrouve dans les meetings de Jean-Luc Mélenchon ne sont-ils pas le prolongement de ce que nous avons connu voici un an.

L’espoir serait-il de retour ?

Si comme je le pense c’est le cas, alors il faut le soutenir, faire en sorte qu’un plus grand nombre se réapproprie la politique. Il faut les encourager à aller au fond des choses. Cela doit se faire en toute lucidité, les yeux grands ouverts.
Il faut bien admettre que ces exigences rencontrent les positions, les arguments, les discours tenus et défendus par Jean-Luc Mélenchon.

Alors devrait-on faire « la fine bouche » comme le suggèrent certains ? Ne devons-nous pas plutôt faire le choix d’encourager le mouvement populaire, nourrir sa combativité et sa réflexion, cultiver chez lui l’idée qu’il est la force qui peut tout quand il est rassemblé, qu’il veut se faire entendre et prendre ses affaires en mains. Il faut pour cela se saisir de cette opportunité, « l’histoire ne repasse pas les plats deux fois » !

On me répondra sans doute : « d’accord, mais peut mieux faire, ou encore ça ne fait pas le compte ». Voyons les choses en face telles qu’elles sont, non pas comme on se les imagine.

Depuis des dizaines d’années, la « gauche » dont la direction du PCF a fait l’impasse sur la critique des causes de la crise du système capitaliste, sur la signification des luttes de classes, en d’autres termes sur le contenu à donner à une stratégie anti capitaliste et anti impérialiste. Comment s’étonner qu’il y ait un prix à payer aux abdications et aux renoncements, au recul de l’esprit critique, à la perte des repères de classes.

La nature a horreur du vide. Il est d’ailleurs étonnant d’observer que les mêmes qui trouvent que Jean-Luc Mélenchon ne va pas assez loin exigent qu’il s’efface derrière le candidat du Parti Socialiste.

Au fond il est réconfortant de voir que les choses bougent, les jeunes s’impliquer en plus grand nombre, les gens reprendre espoir. C’est sans doute pour cela qu’aux yeux de nombreux commentateurs ce « désordre » est inquiétant. Ils considèrent qu’on ne saurait déranger le bon ordonnancement des choses.

Il est vrai qu’on n’avait pas vu un tel climat depuis longtemps ! C’est sans doute pourquoi réapparait “le spectre”, son couteau entre les dents. Ainsi on nous annonce pêle-mêle un tsunami économique, financier et social, la révolution voire même la guerre civile et jusqu’à l’adhésion de la France à l’ALBA cette créature subversive d’Hugo Chavez et Fidel Castro en Amérique Latine. Certains annoncent leur intention de quitter la France si Jean-Luc Mélenchon est élu. La peur, « la trouille » est chez certains chevillée au corps. Ça ne s’arrêtera pas là !

Tout cela confirme bien que la lutte des classes n’est pas une vue de l’esprit, que la contradiction capital/travail doit d’une manière ou d’une autre être résolue. C’est pourquoi on ne se plaindra pas qu’en parle un candidat : Jean-Luc Mélenchon. Il ne fait pas qu’en parler, il propose ce qui avouons-le est un peu plus qu’un début. On ne s’en contentera pas, certes et alors ! Pourquoi cela devrait-il être un problème et conduire à un soutien à dose homéopathique ?

Une chose est sûre : ne pas s’engager dans la clarté serait jugé sévèrement par le peuple, les travailleurs tout particulièrement, qui eux attendent autre chose que des « jérémiades ».

Comme dans les grands mouvements sociaux il faut faire confiance à la clairvoyance de ceux qui agissent. Il est donc important que la candidature de Jean-Luc Mélenchon puisse incarner même avec toutes ses limites, une alternative. Car c’est de cela qu’il s’agit !

Comme il le propose je pense qu’annuler la loi El Khomri, combattre « l’ubérisation », relancer l’emploi et la consommation populaire, défendre et valoriser la production française, en finir radicalement avec la dette, quitter l’OTAN, mettre un terme à la monarchie présidentielle, mettre les choses à plat sur l’Europe, agir pour la paix, c’est aller dans la bonne direction. C’est le moyen de redonner du sens aux valeurs de l’action collective qu’un grand peuple comme le nôtre a construit par ses révolutions, ses mouvements sociaux, ses résistances, ses combats internationalistes pour la souveraineté et l’indépendance nationale.

Il faut donc encourager le mouvement populaire à faire ce pas en avant. Ce n’est qu’un début mais ce sera le meilleur moyen pour lui de continuer à engranger des progrès tangibles en s’appuyant sur ses nouveaux points d’appui afin de poursuivre le combat transformateur et émancipateur.

Il faudra inventer de nouvelles formes de pouvoir politique, d’autogestion, de contrôle ouvrier. Il ne peut y avoir de processus de transformation sans une vaste expérimentation sociale et politique, aussi bien avant le changement qu’après.

Voilà pourquoi, et au-delà du résultat, il va s’agir de construire et multiplier les réseaux, les contre-pouvoirs face aux institutions supranationales, politiques, économiques et financières, aux puissances hégémoniques, pour imposer les rapports de force dont le mouvement populaire, les travailleurs ont besoin.

Voilà les raisons pour lesquelles, après une longue réflexion et en réfutant toute idée d’homme providentiel ou de délégation de pouvoir je voterai pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Nous vivons une période inédite de la lutte de classes nationale et internationale, toute la question, maintenant, est de savoir si nous serons capables de nous hisser à la hauteur de ce qu’elle exige.

Jean-Pierre Page

Partager cet article
Repost0
13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 02:04
Communiqué de presse de l’Union Santé Action Sociale CGT 76
sur le site de l'Union des syndicats de la santé et de l'action sociale CGT76
Veulent-ils la mort des  hôpitaux publics de Haute Normandie?

La quasi totalité des hôpitaux publics sont en déficit depuis des années.

La loi Bachelot et la tarification à l’activité (T2A), la loi Touraine avec son cortège de fermetures de lits , de suppressions de postes, de restrictions budgétaires, et maintenant de mise en place des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) ont contribué à étrangler financièrement les budgets des hôpitaux.

Coup de grâce pour 2017 ?

* La baisse des tarifs à activité identique (T2A) : ex : pour un même acte et une même durée d’hospitalisation, les hôpitaux seront moins rémunérés

* La baisse des dotations régionales : par  la remise en cause des crédits qui relèvent des fonds d’interventions régionales, sous le prétexte que l’ARS de Normandie (fusion de celles de Haute Normandie et de Basse Normandie) doit « harmoniser » entre les 2 ex-régions les dotations en question. Et bien sûr, les harmonisations se font par le bas !

Preuve s’il en est besoin que la CGT avait raison de dénoncer la réforme territoriale, dont l’unique but est de réduire les dépenses publiques.

 

 Aujourd’hui, en annonçant des suppressions de crédit à la hauteur de :

CH  Pont Audemer : 450 000 euros,

CH Lillebonne :        400 000 euros,

CH Fécamp :             2 millions,

CHU de Rouen :       6 millions,

CH Evreux :             4 millions

CH Dieppe :             3 millions,

GHH Le Havre :      5 millions,

CH EU :                   109 000 euros,

l’ARS fait preuve d’une véritable volonté de nuire aux services publics en rendant très incertain l’avenir des petits établissements  de notre département et décide d’éloigner à plus ou moins long terme les usagers de l’accès aux soins. Elle fragilise les conditions de travail de tous les salarié-e-s des établissements , déjà très mises à mal !

L’Union Santé Action Sociale CGT de Seine Maritime refuse cette « saignée » budgétaire et appelle tous les salarié-e-s et tous les syndicats du secteur sanitaire et social du département à organiser dans leur établissement une riposte à la hauteur des risques encourus.

Imposons l’augmentation des budgets pour une santé publique de qualité accessible à tous.

 

Pour Le bureau de l’Union Syndicale CGT  Santé- Action Sociale 76 ,

Partager cet article
Repost0
12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 13:42

Le maire PCF de Tarnos au tribunal pour une banderole anti-austérité

Mercredi 12 Avril 2017

Jean-Marc Lespade (PCF), qui refuse de retirer un calicot du fronton de sa mairie, est convoqué au tribunal administratif de Pau, demain
 
Le maire PCF de Tarnos au tribunal pour une banderole anti-austérité
 
Convoqué par la justice pour une banderole. Ce n’est pas un manifestant qui est attendu au tribunal administratif de Pau (Pyrénées-Atlantiques), ce mercredi, mais le maire communiste d’une petite commune des Landes, ­Tarnos, qui compte 12 500 habitants. Enfin, manifestant, il l’est tout de même. Déterminés à dénoncer l’austérité qui pèse sur les comptes de la ville, Jean-Marc Lespade et son équipe municipale ont décidé de le faire savoir sur le fronton de l’hôtel de ville : « Hold-up de 1,3 million sur le budget communal ! Ne nous laissons pas tondre », peut-on y lire. La préfecture ne voit pas l’initiative d’un bon œil et a enjoint l’édile d’y mettre un terme au nom « du principe de neutralité des bâtiments et des services publics », a confirmé hier son service de communication .

« Expliquer les conséquences de cette austérité »

Pour ce calicot apposé début 2016, Jean-Marc Lespade, qui encourt une astreinte de 100 euros par jour tant qu’il reste en place, est, lui, résolu à ne pas flancher. « Nous avons trois objectifs : alerter la population, faire œuvre de pédagogie, en expliquant les conséquences de cette austérité, et appeler à la mobilisation », résume-t-il alors que les collectivités territoriales ont dû faire face à une baisse de leur dotation d’État de 27 milliards d’euros en cumulé sur le quinquennat. « En dépit des contraintes, nous maintenons notre engagement de ne pas augmenter la fiscalité locale pour la 8e année consécutive », se félicite le maire PCF, tout en déplorant vivement les sacrifices auxquels l’austérité a contraint sa majorité, comme l’annulation d’un festival ou encore le report de certains investissements, notamment une piscine. « Dans notre budget, la dotation annuelle de l’État ne ­représente plus que 325 000 euros, contre 1,6 million quatre ans plus tôt. Elle est ainsi passée de 136 euros par habitant à 26 euros. Une obole ! » s’alarme-t-il.


« Des animateurs de citoyenneté »

Alors, quand l’argument de la « neutralité » lui est opposé à propos de sa banderole, la réponse ne se fait pas attendre : « Alerter, c’est le rôle des élus. Nous sommes des animateurs de citoyenneté, pas des gens qui décident seuls dans leur coin », rétorque Jean-Marc Lespade, qui se souvient de la tradition dont il est l’héritier, à l’instar de ce maire communiste de Tarnos, Pierre Dufourcet, destitué en 1923 pour avoir décidé d’inscriptions pacifistes sur le monument aux morts, ou des banderoles qui au cours des années 1980 ont mis l’hôtel de ville aux couleurs des luttes contre les suppressions d’emplois ou pour la libération de Nelson Mandela.

L'Humanité
Nicolas Maury sur son blog
Partager cet article
Repost0
12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 13:26
Des résultats financiers de nouveau en forte hausse qui doivent profiter aux postiers et au service public

 

Chiffre d’affaire : 23, 294 Milliards d’€uros →   +1,1%
Résultats d’exploitation : 975 Millions d’€uros
                                    (pratiquement 1 Milliard)
→  +11,5%
Résultat net : 849 Millions d’€uros→  +33,6%

C’est la présentation des résultats financiers qui a été faite au Conseil d’Administration du Groupe La Poste le 23 février. Derrière ces « performances » dont se félicite la direction, il y en une réalité moins glorieuse qui est le quotidien que vivent l’ensemble des salariés du Groupe La Poste et les usagers.

La différence de progression entre le chiffre d’affaire (+1%) et le REX (+11%) démontre que notre croissance repose sur la réduction des coûts (fermeture de bureaux, suppressions d’emplois) et les gains de productivité réalisés sur la santé des postières et des postiers et non sur le développement industriel de nos activités.

Cette année encore, 7 023 emplois (Equivalent Agent Année) ont été supprimés soit 80 000 en 10 ans (source : projet de loi de finance 2016). C’est aussi une augmentation forte de la précarité, 3 355 CDD de plus en 2016 par rapport à 2015 et une force de travail variable (heures supplémentaires, CDD, Intérim) qui représente 12% du volume des effectifs.

Le corollaire est, une nouvelle augmentation des journées d’arrêts dues aux accidents de travail et maladies professionnelles (+ 1,2%), et ce malgré la baisse des effectifs, ainsi qu’une augmentation des taux de fréquence et de gravité des accidents de travail (respectivement +26,21% et +1,44%). Cela malgré un versement à La Poste de 315 Millions de CICE censés développer l’emploi.

Toutefois le personnel n’est pas résigné, en témoigne une augmentation des journées de grève de 60,62%. En effet, les luttes ont été nombreuses à La Poste cette année, pour l’emploi, les conditions de travail, le service public, notamment à la distribution et pour le maintien des bureaux de poste. Ainsi, il y a eu 2 164 CDI embauchés de plus en 2016 par rapport à 2015. C’est indéniablement le résultat des luttes et de la campagne pour l’emploi initiée par la CGT.

Face à ces résultats financiers, le personnel est en droit d’attendre dans les négociations salariales qui vont s’ouvrir, plus que les 0,5% que propose actuellement la direction de La Poste.

Pour la CGT, les postières et les postiers doivent être au centre de la stratégie de La Poste et bénéficier des résultats de leur travail. C’est par le rassemblement et la lutte qu’ils l’obtiendront. D’ores et déjà, la CGT appelle les personnels à se mobiliser, à décider ensemble des formes d’actions et à créer un véritable rapport de force, cela dès le 21 mars dans le cadre de la mobilisation interprofessionnelle pour l’industrie et le service public.

 

Partager cet article
Repost0
12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 08:55
Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents