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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 11:11
Sur Acrimed
par Julien Baldassarra,

Depuis le 1er janvier 2018, le terme de « grogne » a le vent en poupe. Certains journalistes n’hésitent pas à l’utiliser pour décrire n’importe quelle lutte sociale. Des gardiens de prison aux aides soignantes, tous « grognent » comme des bêtes. Tour d’horizon de ce petit vocable qui, tout en prétendant rendre compte d’un « mécontentement », dépolitise et ridiculise les mobilisations sociales. Julien Brygo pointait déjà quelques articles le 29 janvier dernier sur Twitter, accompagnés d’un commentaire de son cru : « Groin \ɡʁwɛ̃\ masculin – (Zoologie) Museau du cochon, du sanglier. “Des porcs assoupis enfonçaient en terre leur groins.” — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1867) ».

Quel est le point commun entre les personnels soignants des EHPAD qui dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail, les professeurs et les étudiants opposés au Plan Étudiants du gouvernement et les gardiens de l’administration pénitentiaire mobilisés suite aux attaques physiques que certains d’entre eux ont subies ces dernières semaines dans l’exercice de leur travail ?

De nombreux médias ont trouvé la solution : tous « grognent ». Nous posions déjà la question en 2003 : « manifestants et grévistes sont-ils des animaux » ? Nous relevions à l’époque combien l’usage à outrance du terme « grogne », et ses connotations péjoratives, contribuaient non seulement à atténuer, dans l’imaginaire des lecteurs, l’ampleur des mobilisations sociales, mais également à les dépolitiser. Nous écrivions alors :

Les manifestants font du bruit, ils ne parlent pas. La « rue » « grogne » mais est incapable de produire une pensée, une parole, une action politique. On retrouve là aussi un des ressorts de disqualification de la dimension politique les plus à l’œuvre de nos jours : l’individualisation et la psychologisation des rapports sociaux.[...]

Lire la suite sur le site d'Acrimed :

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9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 05:14

Cet article est reposté depuis Front Syndical de Classe.

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9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 03:32

Le problème est que ce n'est pas seulement le gouvernement de Belgique qui a imaginé de restreindre les droits des travailleurs.  Partout dans l'UE, c'est le même scénario.  Allemagne, Italie, Grèce, Belgique, France ... Tous ont cassé leur législation du travail, trop favorable aux salariés selon les patrons européens.  En Europe de l'Est, pas trop de problèmes. "Décommunisation" et destruction des lois en faveur des salariés sont allés de pair.  C'est même pour que cette destruction s'accélère que les portes de l'UE se sont ouvertes pour eux.  Pour rendre irréversible le retour au capitalisme et pour mettre en concurrence les exploités de l'Est avec les exploités de l'Ouest ...

La destruction des protections des salariés, c'est la politique de l'UE.

Alors pourquoi accuser séparément chacun son gouvernement ?  Alors qu'il y a concertation au plus haut niveau européen : patronat européen, Commission de Bruxelles puis Conseil européen pour dévaloriser le travail et les salariés ?

Accuser et son gouvernement et la Commission européenne permettrait de fédérer les luttes et de les encourager.  Connaître ses ennemis et les désigner, c'est déjà une avancée des luttes.

Commentaire AC

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9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 00:12

Par Denis Collin • Jeudi 01/02/2018 sur "La Sociale"
 


 

Il n’est pas toujours facile de comprendre ce qui sortirait de l’application du rapport Mathiot et les chiens de garde veillent au grain (y compris le SNALC définitivement rallié au pouvoir depuis qu’il a perdu une partie de ses effectifs). Certains font mine de croire que ce n’est qu’un rapport alors que Blanquer a annoncé que l’architecture ne changerait pas.

Il y aurait à faire des considérations terminologiques intéressantes. La LV1 n’existe plus, elle est remplacée par l’anglais et suivie non d’une LV2 mais de « la langue vivante ». Les langues anciennes ne figurent pas dans le répertoire (sauf peut-être dans les options) et les mathématiques s’appellent maintenant « mathématiques-informatique ». Ces détails (le diable est dans les détails) sont en eux-mêmes révélateurs. Comme est révélateur le fait que ce rapport reprend de nombreux éléments de la réforme Darcos (rejetée à l’époque) et … des propositions de « Terra Nova », un club qui servait de boîte à idées pour toute l’aile droite du PS.

Je vais essayer ici d’aborder le détail du projet et de montrer de quoi il s’agit en testant quelques cas.

Dans mon lycée, il y a actuellement 14 sections de terminale qui demandent 60 heures d’enseignement de philosophie. Parmi ces 14 sections, 3 sections de terminale littéraire avec 8 heures hebdomadaires. Avec le rapport Mathiot, les heures de philosophie feraient partie du « tronc commune » (unité 1) où 6 disciplines se disputent 12 heures d’enseignement. On peut donc estimer que la philosophie aurait 2 heures sur ces 12 heures. Pour mon lycée, cela ne ferait plus que 28 heures de philosophie par semaine. On peut donc supprimer 2 postes sur les 4 ! Admettons que, par extraordinaire, la philosophie bénéficie de 3 heures hebdomadaires, cela ferait 42 heures soit entre un poste et un poste et demi supprimé. Soyons fou ! Imaginons que l’on introduise la philosophie dans une majeure ou une mineure de l’unité 2. Imaginons que plus de 12 élèves choisissent cette majeure ou cette mineure, cela ferait encore 3 ou 4 de philosophie soit au total entre 45 et 46. C’est toujours 15 heures de moins par rapport à la situation actuelle (un service d’agrégé, par exemple). Et c’est une hypothèse très optimiste car compte-tenu du nouveau mode dit d’orientation (en fait de sélection), les élèves sont invités à s’orienter en fonction des « attendus » des établissements d’enseignement supérieur. Quel élève choisirait une discipline pour laquelle les attendus « philosophie » seraient seulement ceux des UFR de philosophie et des CPGE littéraires (et encore, pas nécessairement) ? Dans le meilleur des cas, dans l’hypothèse la plus folle donc, seule une poignée d’élèves aurait 7 heures de philosophie au lieu de 8 aujourd’hui pour les 2000 classes de TL que comptent les lycées de ce pays. Pour tous les élèves des actuelles filières ES et S, le projet Mathiot détruit toute tentative de dispenser un enseignement élémentaire de philosophie.  En tout cas, dans les hypothèses les plus optimistes, on aboutit à la suppression d’un quart des professeurs de philosophie. Tout cela au nom de la promotion de la philosophie « discipline universelle ». Le rapport Mathiot est un exercice terrifiant de « novlangue ».  [...]

 

Une interview de Blanquer donnée à « SOS éducation » et subrepticement supprimée du net :

Extraits:

"Il faut simplement une méthodologie de la réforme." Qu’il développe ensuite :

« Pour commencer en douceur, il faut donner de la liberté à certains territoires, à certaines structures, sur la base du volontariat. Il faut faire réussir des initiatives à moindre échelle, avant de les généraliser.

Sur l'éventualité de voir apparaître "une offre scolaire autonome", M Blanquier explique : "Sans aller vers des logiques de privatisation, on peut aller vers des logiques de délégation, qui permettent d'accomplir mieux le service public en responsabilisant davantage les acteurs."

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 11:15

Sur le blog "Histoire et Société"

02 Fév
  • Non seulement Macron a désigné Maurice Thorez, mais les médias ont censuré cette référence de son discours. Les mêmes médias qui n’avaient pas fait état de la différence de ce qu’il disait en anglais et en Français à Davos sur les « réformes » imposées à la France, ont continué leur oeuvre de destruction de la mémoire en supprimant toute référence au rôle des ministres communistes dans leur application du programme de la Résistance, et la vigilance que ce parti a exercé sur tous ces « conquis ». Cela aurait peut-être témoigné à quel point la France a besoin d’un vrai parti communiste et donné du punch à notre Congrès. Toutes choses que le capital a le souci d’éviter.  (note de Danielle Bleitrach)

On le savait depuis longtemps : la bourgeoisie, l’oligarchie et le patronat n’ont jamais admis les conquêtes de la Libération dans un moment qui leur était défavorable compte-tenu de leur attitude vis-à-vis de l’occupant nazi.

Denis Kessler assureur ex-responsable CFDT avait donné une traduction extrêmement claire à cette attitude en déclarant en 2007 dans la revue Challenges :

 » il s’agit aujourd’hui « de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! « 

Et c’est de l’étranger, au cours de son voyage en Tunisie que Macron martelle :

« La fonction publique ne doit pas être une citadelle protégée ! »

Et étrangement bien que dans ses déclarations il ait nommément fait directement allusion à l’action de Maurice Thorez en 1947, cette référence a disparu des compte-rendu de la presse ‘Le Figaro, l’Express …)

Pourtant MACRON a bel et bien déclaré les choses suivantes :

« Enfin regardez les choses en face, nous avons aujourd’hui une fonction publique qui procède mémoire du statut de Maurice Thorez de 1947 … »

Nous y voilà donc![...]

La suite ci-dessous:

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 10:38
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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 10:31

 

PÉTITION - BOMPARD REND LES MILLIARDS ! ON EXIGE DES EMPLOIS... PAS DES SUPPRESSIONS D'EMPLOIS !
Allez sur le site de la CGT Carrefour pour signer la pétition.  Ci-dessous.
 
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6 février 2018 2 06 /02 /février /2018 17:47

États généraux du progrès social – PCF, 3 février 2018

Intervention d'Anicet Le Pors

Contenu développé de l’intervention dans la vidéo d’introduction de la séance plénière

1/ Comment vont les services publics et la fonction publique ? 

La France dispose de services publics importants tant dans les administrations de l’État, des territoires, des établissements hospitaliers et de recherche, de puissantes entreprises publiques. C’est l’aboutissement d’une longue histoire fondée sur des principes républicains d’égalité, d’indépendance et de responsabilité – une fonction publique efficace et intègre établie par un statut, une loi et non un contrat. Le statut général des fonctionnaires de 1946, élaboré sous l’autorité de Maurice Thorez, ministre de la Fonction publique et secrétaire général du Parti communiste et soutenu activement par la CGT a été fondateur. Le statut de 1983 actuellement en vigueur a approfondit cette conception et l’a étendu, il a été fédérateur.

Mais les services publics manquent aujourd’hui des moyens nécessaires pour répondre pleinement aux besoins fondamentaux de la population Les fonctions publiques font l’objet d’attaques, les fonctionnaires de dénigrements alors que toutes les enquêtes montrent que les Français sont attachés aux services publics et ont dans l’ensemble une bonne opinion des agents du service public, des fonctionnaires

La fonction publique est donc un enjeu politique majeur.

2/ Quels sont les combats qui sont face à nous ? 

Les attaques contre la fonction publique n’ont jamais cessé. Dès la cohabitation 1986-1988, la loi Galland s’est attaqué à la fonction publique territoriale. On se souvient que, à peine élu Nicolas Sarkozy en avait appelé en 2007 à une « révolution culturelle » dans la fonction publique pour contester le statut et mettre les fonctionnaires sous contrats de droit privé. Il a échoué car, dans la crise financière de 2008, l’opinion publique a défendu l’idée qu’avec un secteur public étendu la France disposait d’un efficace « amortisseur social » de la crise. Le statut des fonctionnaires n’a pas été attaqué frontalement sous Hollande mais ce dernier a totalement manqué de courage et d’ambition.

Macron, lui, est un adversaire résolu de tous les statuts et un partisan déclaré du marché généralisé et du contrat pour tous au niveau de protection sociale le plus bas possible. Il a jugé le statut général des fonctionnaires inadapté et annoncé la réduction de 120 000 emplois dans la fonction publique. Mais il a tenu compte de l’expérience sarkozyste et il avance masqué. Il a mis en place une véritable machine de guerre contre les services publics, le Comité d’action publique pour 2022 dit CAP 22 dont l’objectif est de réduire la fonction publique aux fonctions dites régaliennes (police, justice, armée, administrations centrales …), tout le reste, c’est-à-dire 90%, étant placé sous conventions collectives et contrats individuels négociés de gré à gré. Il espère ainsi en finir avec le statut des fonctionnaires issu de la Libération, couvrant aujourd’hui quelque 5; 6 millions de salariés, le service public avec les salariés des entreprises publiques représentant un quart de la population active en France. Tel est le cadre général des combats à venir.

3/ Quelle protection sociale pour le XXIe siècle ? 

Le pouvoir macronien voudrait accréditer l’idée selon laquelle le marché capitalitse serait « la fin de l’histoire », l’horizon indépassable de la modernité. Il n’en est tien. Nous sommes aujourd’hui en réalité dans une période de pertes de repères, mais surtout comme l’a dit Edgard Morin de « métamorphose ». Un monde nouveau est à venir dont les caractéristiques émergent déjà sous nos yeux. Un monde fait de toujours plus d’interconnections, d’indépendances, de coopérations, de solidarités nécessaires. Or tous ces mots se condensent en France dans une expression, une idée : le service public qui a une longue histoire et est promis à un grand avenir. J’ai la conviction que le XXIe siècle sera l’ « âge d’or » du service public, car là est la modernité, la démocratie et la paix. Il reste à en convaincre les usagers ; les élus, les agents, les fonctionnaires et toute la population. Comme aurait dit le général de Gaulle : « vaste programme ! »


Bernard Trannoy : Problème et pas des moindre. Défendre et produire des services publics et une protection sociale de qualité impose, implique d'être souverain dans nos choix. Ce préambule est totalement incompatible avec notre maintien dans l'U.E et dans l'€uro. Faute de cela les dits Etats généraux ne sont tout au plus qu'une vaste mascarade. En refusant ce choix les dirigeants du PCF et bien d'autres intériment de fait toutes les dégradations, is n'en sont que les faire valoir.

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6 février 2018 2 06 /02 /février /2018 17:18

La délégation collectif CGT Carrefour au ministère du travail a transmise le tableau ci-dessus avec les montants du CICE et des exonérations de cotisations salariales, les bénéfices engendrées et les dividendes versées aux actionnaires : 


2 milliards d’exonération de cotisations salariales en 5 ans qui ont servis à verser 2 milliards de dividendes aux actionnaires. 

Elle a réitéré la demande au gouvernement d’interdire les licenciements pour les entreprises qui font du bénéfice.

Elle a rappelé qu’il était honteux de donner des exonérations de cotisation salariale à des groupes qui versent des dividendes aux actionnaires et qui en même temps licencie.

La
CGT du collectif Carrefour ne négociera aucun plan de départ de volontaire et ne viendra pas à la table des négociations. On luttera jusqu’au bout afin que tous les emplois soient préservés. 

Elle a dénoncé le fait que les forces de l’ordre soit au service de Carrefour et nous interdit l’accès dans les magasins dans la région parisienne pendant les grèves. 

Pour la
CGT du collectif Carrefour, les responsables sont les différents gouvernements et plus particulièrement celui-ci qui a assoupli les lois du travail, la direction de Carrefour qui fait de la finance et non du commerce et l’ensemble des organisations syndicales qui accompagnent les licenciements. 

Elle a demandé qu’il n’y ait aucun licenciement dans le groupe Carrefour, que carrefour forme les salariés, et qu’il y ait de l’embauche pour mieux servir les clients et améliorer les conditions de travail des salariés. 

Patrice Ivon, membre du cabinet de la ministre du travail, a rétorqué qu’il serait vigilant avec le « plan de départ volontaire » et qu’il voudrait qu’il soit assorti d’une formation pour ceux qui partent.
La CGT du groupe Carrefour lui a rétorqué qu’elle est contre tout « plan de départ volontaire ».

 

source : Facebook

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6 février 2018 2 06 /02 /février /2018 10:23

samedi 3 février 2018

Par Francis Arzalier (ANC).

Les luttes collectives sont une nécessité. Elles ne peuvent naître que de la prise de conscience rationnelle des difficultés ressenties quotidiennement par les citoyens, et l’analyse de leurs causes. Tout discours militant est condamné à l’impuissance, s’il ne repose pas sur l’expérience vécue tous les jours par ceux vivant de leur travail.

Ainsi, les communistes s’évertuent depuis des décennies à dénoncer les gouvernements français successifs, qui sous Mitterand, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron, ont tous reporté sur les budgets communaux des dépenses relevant au départ de l’état : un mécanisme pervers, qui aboutit à une hausse d’impôts pour la majorité des contribuables, mais que sa complexité rend difficilement perceptible.

En 2018, l’asphyxie des Communes et des départements va atteindre des sommets. Certaines villes vont devoir fermer des équipements collectifs ( piscines, gymnases, etc ) qu’on ne peut plus entretenir, et les routes communales et départementales ( la grande majorité ) auront de plus en plus de "trous en formation" : il reste aux militants d’éclairer la cause, et
d’énoncer les responsabilités.

La Santé est un autre sujet quotidien qui nous concerne d’autant plus que nous avançons en âge. Le système français de Santé fut au Vingtième siècle reconnu comme un des plus perfectionnés du Monde. Un réseau des plus denses de généralistes, qui assuraient consultations et visites jusque dans le moindre village. Ils étaient certes libéraux, mais je les ai vus dans le hameau de mon enfance venir soulager par tous les temps les malades, et la Sécurité Sociale, cette conquête admirable de la libération de l’oppression nazie, le permettait.

Leur dévouement valait à ces "médecins de campagne" ou " de quartier" une telle affection populaire que souvent ils se faisaient élire conseillers généraux ou députés de leur secteur. Les hôpitaux, fort modernisés des années 1945 à la fin du siècle, avaient aux yeux du monde entier la réputation méritée de pratiquer un diagnostic, des soins et une chirurgie d’avant garde, à la portée de tous les citoyens grâce encore une fois à la Sécurité Sociale. Cette réputation de qualité des soins est toujours mondialement reconnue : il n’est qu’à voir le nombre de chefs d’état étrangers qui y accourent encore, de Bouteflika l’Algerien aux Monarques richissimes du Golfe Arabique. Mais parallèlement,tout le système s’effondre peu à peu, il suffit d’en avoir besoin pour mesurer à quel point.

Il est devenu courant de décrire les " déserts médicaux " de la France rurale, alors que la réalité est bien plus grave. La pénurie de médecins s’étend à toutes les banlieues urbaines, notamment dans les moins aisées. Ainsi, dans des villes du Val d’Oise la plupart des généralistes " référents" se limitent aux consultations, et refusent à leurs patients attitrés de rendez vous urgents, en les renvoyant à SOS-Medecins ( des prestataires qui par définition ne les connaissent pas ) ou aux Urgences des hôpitaux. Quant aux Spécialistes ( ophtalmologues, rhumatologues, etc ), submergés, ils n’offrent la plupart de rendez-vous que plusieurs mois après la demande. Et quand on parvient à les voir, c’est pour constater des dépassements d’honoraires à peu près généralisés, puisque autorisés.

Le plus grave est les carences de plus en plus flagrantes de l’Hôpital public, soumis depuis des années à une cure d’austérité drastique : quelques milliards d’euros d’économies sur le fonctionnement, des fermetures et regroupements de services, et surtout moins de personnel. Il suffit de quelques jours d’hospitalisation pour en constater les effets : si la qualité des actes chirurgicaux et médicaux est encore identique, c’est grâce au dévouement de soignants submergés de tâches, trop fatigués et peu nombreux souvent, pour pouvoir assurer l’accompagnement permanent des malades, cette part si nécessaire de la thérapie hospitalière. [...

Lire la suite sur le site de l'ANC :

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