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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 12:54

Un rapport paru des heures avant le massacre de Nice: Ce ‘terrorisme’ n’est en rien ce qu’on croit !!

 publié le Samedi 16 Juillet à 00:33

Bien sûr, il faut toujours se méfier de ces pseudos révélations d’experts, et j’ignore tout de celui-ci. Pourtant ses interrogations rejoignent celles que je ne cesse de me poser sur la nature de ce à quoi nous sommes confrontés. D’abord la conviction qu’il s’agit avec Daech d’un fascisme et que celui-ci comme tous les fascismes a d’abord une nature de classe. Une manière pour un système qui depuis plus d’un siècle désormais est entré dans une phase de crise profonde, le capitalisme, multipliant les conflits inter-impérialistes et devenu de plus en plus destructeur (guerres mondiales, massacres de masse de la première guerre mondiale à la shoah en passant pas Hiroshima. Il ne s’agit plus d’opposer la folie manifeste de ceux qui combinent vocation suicidaire à pulsion homicide et qui rencontrent des réseaux sociaux de ce fascisme, mais de bien comprendre que nous avons là une situation qui manifeste la nature de la crise et contre lesquelles les réponses sécuritaires et militaires habituelles ne font qu’étendre le phénomène. La logique voudrait que la jeunesse soit elle même fragilisée en priorité. Ce que je tente de mettre en évidence c’est le fort lien existant entre la multiplication de certains déséquilibres individuels et la logique d’un système qui est en train de nous mener vers un suicide de l’espèce en envisageant y compris le recours à une guerre nucléaire (note de Danielle Bleitrach).

 

Londres: Un haut expert sécuritaire britannique a publié, hier 14 juillet, quelque heures avant le massacre de Nice, un rapport inédit dans lequel il alerte le monde que le terrorisme n’est pas ce que l’on croit.

 

Paul Rogers - Montage Lemag.ma

Paul Rogers – Montage Lemag.ma

‘’daech, al Qaida, Boko Haram, Al Shabab ou les talibans, sont tous des exemples d’une nouvelle dynamique post-étatique, qui sera la face apparente des conflits internationaux.  Mais leur signification réelle est beaucoup plus fondamentale.’’

Ainsi a écrit, Paul Rogers, grand expert britannique des affaires sécuritaires, professeur des études sur la paix à l’Université de Bradford, consultant à l’Oxford Research Group et conseiller aux ministères britanniques de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de la Défense, au service secret intérieur, le MI5 et auprès du cabinet du premier ministre du Royaume-Uni.

Paul Rogers a publié, hier 14 juillet à Londres, aux éditions IB – Tauris, un rapport intitulé ‘Irregular War: ISIS and the New Threats from the Margins’ – traduction libre: (Guerre asymétrique: daech et les nouvelles menaces des marges).

Dans ce rapport, Prof Paul Rogers défend la thèse suivante: Le terrorisme commis, ces dernières 15 années, par des groupes dits islamistes extrémistes, n’est au fait que l’expression apparente d’un malaise mondial beaucoup plus profond et qui ne manquerait pas d’embraser le monde, à l’avenir, si rien de crédible, n’est fait pour le solutionner.

Paul Rogers en a dit:

‘‘Le vrai problème du monde ne sera en rien, un prétendu choc des civilisations, mais un risque de plus en plus rapide, de révoltes des marginaux.’’

Pour le grand expert britannique,

‘‘daech est certainement un proto-mouvement pour les types de guerres qui deviendront dominantes dans un monde, de plus en plus divisé et sous différentes contraintes. Mais les facteurs sous-jacents de ces futurs conflits sont bien plus dangereux que la croissance des mouvements islamistes extrémistes.’’

Pour Paul Rogers, le danger émane d’un système de gouvernance mondiale profondément vicié:

‘‘Le monde économique produit plus d’inégalités et engendre de la marginalisation de masse, du ressentiment et de l’amertume. Ces souffrances combinées à l’apparition des limites environnementales mondiales persistantes, en particulier la perturbation climatique, sont le vrai cocktail explosif’’.

 

L’EXTRÉMISME N’A PAS DE RELIGION !!

Paul Rogers a expliqué dans son rapport que l’extrémisme se colore. Il emprunte des thématiques religieuses, nationalistes, ethniques ou idéologiques. Donc, croit-il,

‘‘L’idée que les mouvements islamistes radicaux sont le seul problème, est fondamentalement trompeuse et masque l’ampleur du problème auquel le monde est  confronté’’.

L’expert anglais a ajouté que face au terrorisme, le monde perd sa guerre, car les vrais facteurs de ce conflit ne sont jamais abordés, ni reconnus. Aveuglés les occidentaux refusent de reconnaitre que les vraies raisons de cette flambée extrémiste, sont autres que religieuses ou islamiques et qu’elles ne peuvent être dominées par la force militaire.

En fin, Prof Paul Rogers conclut que ce qui est nécessaire, est,

‘’une approche fondamentalement nouvelle de la sécurité mondiale,  si nous voulons éviter un monde très instable et violent, avec un âge d’insurrections qui pourraient impliquer des armes de destruction massive.’’

 »Nous devons », plaide-t-il,

‘‘changer radicalement notre compréhension de la sécurité, un changement qui est possible mais qui nécessite une vision globale et de l’engagement sincère.’’

Source : http://www.lemag.ma/Un-rapport-paru-des-heures-avant-le-massacre-de-Nice-Ce-terrorisme-n-est-en-rien-ce-qu-on-croit-_a103634.html

Qui est Paul Rogers ?

Paul Roger a travaillé dans le domaine de la sécurité internationale, le contrôle des armements et la violence politique pendant plus de 30 ans.

Il est Professeur de Recherche sur la paix à l'Université de Bradford. Il a écrit ou a édité 26 livres, notamment ' Pourquoi Nous Perdons la Guerre contre le terrorisme ' ( 2008).

Paul Rogers poursuit son travail sur les tendances en conflit international avec un accent particulier sur les interactions entre les divisions socio-économiques et des contraintes environnementales. Dans ce domaine d'étude, il travaille sur des questions telles que la politique de l'énergie, l'utilisation des ressources et de l'impact du changement climatique sur la sécurité internationale. Ses recherches portent notamment sur la radicalisation et la violence politique. Ses études et travaux portent principalement sur le Moyen-Orient et sur l'Asie du Sud et sur les liens de sécurité durables avec Oxford Research Group. Il est également impliqué dans un nouveau projet pilote pour le Réseau pour le changement social sur "Remote Control" - l'utilisation de drones armés, forces spéciales, les sociétés militaires privatisées et d'autres forces pour maintenir le contrôle, soulevant des questions de comportement éthique, la responsabilité, un précédent réglage et et risque de prolifération.

Source : Le site de l'Université de Bradford.

Compléments

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 14:48
Sur le blog de Jean Ortiz
Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... Toujours un oeil vif sur l'Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien...

AFP
Jean Ortiz
Dimanche, 17 Juillet, 2016 - 10:39

On a souvent écrit dans notre blog que l’Espagne n’avait pas rompu avec le franquisme et qu’il s’était recyclé, en quelque sorte, durant la mal nommée « transition » : la période dite de « récupération de la démocratie » après la mort du dictateur, en novembre 1975. Franco gouverna l’Espagne dans l’esprit de la « croisade », de la revanche de classe, comme un pays occupé, fusillant et garrotant jusqu’en septembre 1975...

L’incomplète défranquisation, l’oubli, la dépolitisation, l’impunité, négociés, et la démocratie séquestrée, bancale, ont permis au révisionnisme historique de travailler en profondeur ... l’Espagne profonde, celle qui vote PP par peur des « rouges » et surtout du changement, sous le poids des conservatismes, de l’oligarchie, de l’Eglise, de la finance, celle-là même qui prit part au « golpe » militaire et l’arrosa généreusement...
Le richissime banquier mafieux Juan March, l’Allemagne nazie, ses banques, le Portugal de Salazar, l’Italie fasciste, les autorités navarraises, quelques synarques français, tendirent immédiatement un pont d’or aux putschistes. La multinationale nord-américaine Texaco livra le pétrole nécessaire... La « caste » d’aujourd’hui, beaucoup de grandes familles de l’oligarchie financière actuelle, sont héritières de l’époque.

D’où le refus de la droite néo-franquiste, organisée dans le parti populaire, de condamner publiquement le franquisme, 80 ans après.

UN EXEMPLE

Le 14 juillet 2016, le groupe du PP, majoritaire au « gouvernement autonome » de la Communauté de Madrid, a refusé que soit discutée et votée une « Déclaration institutionnelle » de condamnation du franquisme, présentée par le groupe « Podemos ». L’Assemblée, présidée par un « poids lourd » du PP, la « pépéra » rajoïste Cristina Cifuentes, a repoussé brutalement l’initiative.
Le texte de « Podemos » exigeait simplement la « reconnaissance de tous ceux qui furent réprimés par le franquisme, de tous ceux qui durent s’exiler, des emprisonnés, des persécutés ». A plusieurs reprises, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a mis en demeure le gouvernement et les institutions espagnoles d’appliquer les législations, dispositions, traités, textes internationaux... que l’Espagne officielle a ratifiés, mais dont elle se contrefiche, en matière notamment de crimes contre l’humanité, de violations de droits de l’homme... Amnesty International parle d’ « exception macabre ». Il faut à la droite espagnole faire oublier encore et toujours les origines sanglantes de la monarchie parlementaire et son illégitimité.

PS. A quand l’annulation des procès militaires expéditifs et la réhabilitation de Julian Grimau, de Cristino Garcia, des « 13 roses », de Salvador Puig Antich, des suppliciés du FRAP, de l’ETA (1975), etc. ? A quand la transformation du fasciste « Valle de los Caídos », d’hommage aux « vainqueurs de la Croisade », tombeau monumental de Franco, en Musée de la mémoire des crimes du franquisme ? A quand la réparation des spoliations de toute sorte, de la répression économique dont furent victimes des dizaines de milliers de familles républicaines ? A quand un mea culpa de cette Eglise, complice et actrice de ce que l’historien Paul Preston appelle « l’holocauste espagnol » ? A quand une vraie « loi de mémoire » (justice, vérité, réparation), et des moyens pour l’appliquer ? A quand la fin de l’impunité ? 1936-2016 : 80 ans déjà.

Source : http://www.humanite.fr/blogs/18-juillet-1936-18-juillet-2016-le-franquisme-nen-finit-pas-de-mourir-611958

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 16:09

Le Mouvement kurde publie une déclaration sur la Tentative de Coup d’Etat en Turquie

16 Juil sur le blog "Histoire et société"
16/07/2016 – 11:16 0 1
 

L’organisation à la tête du mouvement kurde, La  Communautés Union du Kurdistan (KCK), lea Co – présidence du Conseil exécutif  a publié une déclaration au sujet de la tentative de coup d’ état hier soir en Turquie.

La déclaration dit;

« Il y a eu une tentative de coup d’Etat par des personnes dont l’identité et le but n’est pas encore  clair. Cette tentative vient juste avant la réunion du conseil militaire, où Recep Tayyip Erdoğan aurait dû désigner  des généraux proches de lui-même pour le haut niveau de l’armée. Une autre dimension frappante de la tentative de coup d’Etat est qu’il intervient à un moment où les discussions sur la politique étrangère du gouvernement de l’AKP fasciste, avaient lieu " .

La tentative de coup est la preuve de l’absence de démocratie

La déclaration faite par KCK dit;

« Peu importe quels  facteurs et  quels  axes politiques internes et externes, et pour quelles raisons une lutte pour le  pouvoir est menée, cette affaire ne relève pas de la défense pour ou contre   la démocratie. Au contraire, cette situation est la preuve d’un manque de démocratie en Turquie. Ces luttes de pouvoir et les tentatives de prise de pouvoir existent  dans les pays non démocratiques où un pouvoir autoritaire fait des tentatives de coup d’Etat pour renverser un pouvoir autoritaire lorsque les conditions se présentent . C’ est ce qui est arrivé en Turquie."

Un coup d’Etat a été organisée le 7 Juin

Il y a un an, Erdoğan et le Palais Gladio (force secrète de Erdoğan), aux côtés du Parti du Mouvement Nationaliste (MHP), tous les milieux fascistes, puissances nationalistes militaires (Ergenekon) et une partie de l’armée, ont organisé un coup d’Etat. Ce fut un coup d’Eat de palais (Erdoğan)  contre la volonté démocratique du peuple [qui ont voté pour le HDP et fait perdre à l'AKP la majorité absolue . Le parti fasciste AKP a fomenté une alliance avec toutes les puissances fascistes et une partie de l’armée dont le chef d’état-major en vue de réprimer le mouvement de libération kurde et les forces démocratiques. Le fascisme de l’AKP a conduit l’armée dans les villes et les villes kurdes, a fait brûler les villes au sol et massacrer des centaines de civils. Récemment, il a adopté de nouvelles lois qui ont donner l’immunité aux forces de l’État, ce qui empêche procès pour les crimes qu’ils ont commis. De cette façon, l’AKP est devenu un gouvernement qui a légitimé et légalisé la tutelle de l’armée sur la politique et  la société démocratique.

Coup d’Etat : tentative d’une faction militaire contre un autre

Il y avait déjà la tutelle militaire en Turquie avant la tentative de coup d’Etat d’hier; ce qui est à la base de la tentative d’un coup d’Etat par une faction militaire contre une autre . Ceci est la raison pour laquelle une section de l’armée a pris parti pour Erdoğan, parce qu’il y a déjà la tutelle militaire en Turquie.

Le fait que le MHP et les cercles nationalistes chauvins ont pris parti avec le palais Gladio (Erdogan) et ses alliés fascistes révèle très clairement que ce n’est pas un incident de lutte entre ceux qui revendiquent  la démocratie et ceux qui l’empêchent..

Faire d’ Erdoğan un démocrate est dangereux

En décrivant Erdoğan et la dictature fasciste AKP comme si elles étaient démocratique après cette tentative de coup d’Etat est une approche encore plus dangereuse que le coup d’Etat lui-même. Décrire la lutte pour le pouvoir entre des forces autoritaires, despotiques et anti-démocratiques comme une lutte entre les partisans et les ennemis de la démocratie ne servira qu’à légitimer le gouvernement fasciste et despotique au pouvoir..

Les forces de la démocratie ne sont pas d’un côté ou de l’autre

La Turquie ne dispose pas d’un groupe civil au pouvoir, ce n’est pas une lutte entre les forces existanteset les putschistes démocrates. La lutte actuelle est de savoir qui devrait diriger le système politique actuel, qui est l’ennemi de la démocratie et du peuple kurde. Par conséquent, les forces de la démocratie ne soit pas d’un côté ou de l’autre. .

Le coup d’Etat contre la démocratie est celle menée par l’AKP fasciste

S’il y a un coup d’Etat contre la démocratie, il est celui réalisé par le gouvernement de l’AKP fasciste. Le contrôle du pouvoir politique sur le pouvoir judiciaire, la mise en œuvre des lois et politiques fascistes par une majorité parlementaire, la suppression des immunités parlementaires, l’arrestation de co-maires, la suppression des co-maires de leurs positions, et l’emprisonnement de milliers de militants politiques du HDP et DBP ont constitué plus qu’un coup d’Etat réel. Le peuple kurde subit les attaques génocidaires, fascistes et colonialistes sans précédent dans le Kurdistan.

L’AKP faitt glisser la Turquie dans des affrontements

Ce qui a amené la Turquie à ce stade est le gouvernement de l’AKP, qui s'est transformé en un gouvernement de guerre contre le peuple kurde et les forces de la démocratie. Avec son caractère moniste, hégémonique et anti-démocratique, il a placé la Turquie dans le chaos et les conflits. Avec sa guerre contre le peuple kurde et les forces de la démocratie, il a gardé la Turquie dans un état de guerre civile. La dernière tentative de coup d’État montre que la Turquie a besoin de se débarrasser du gouvernement AKP fasciste et besoin d'un gouvernement démocratique. Les développements récents rendent urgent  pour la Turquie de démocratiser et de se débarrasser de son  gouvernement hégémonique et fasciste.

Pour résumer, les forces de la démocratie doivent faire face à la légitimation des politiques du gouvernement AKP fasciste sous le déguisement de la démocratie, et de créer une alliance démocratique qui serait vraiment démocratiser la Turquie. Cette tentative de coup d’Etat, montre qu’il est  nécessaire pour nous de ne pas ralentir la lutte contre le fascisme de l’AKP mais de l’améliorer afin que le chaos et les affrontements en Turquie aient une fin et qu'une nouvelle Turquie démocratique  émerge " .

Quelques liens en complément d'information

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 08:59

Ils ont réagi vite. Trop vite ? Pour Hollande, Valls, le procureur de Paris, les dirigeants de la droite, du PS, les médias à la botte, il ne pouvait s’agir que d’un acte « terroriste islamiste ». Sans aucun début de preuve, le couperet est tombé. Sans hésitation. Sans recul. Sans réflexion. Fallait bien faire entrer dans les têtes qu’une fois encore l’assassin était un terroriste, que la boucherie était le résultat d’un attentat. Un boulevard pour surfer sur l’émotion et prendre une fois de plus des mesures liberticides.

Et si le monstre responsable du carnage de jeudi soir à Nice était un « simple » misérable individu contaminé ou pas, influencé ou pas. Toutes les informations sur ce personnage vont dans le même sens : un fou, un déséquilibré en rupture avec sa famille, avec ses proches. Même le ministre de l’Intérieur semble avoir pris quelques distances avec les affirmations catégoriques de Valls hier soir sur France2. Dans ce contexte de manipulation de l’opinion, il ne serait pas étonnant qu’on découvre des éléments de dernière minute (sur un ordinateur visité où sous un lit, par exemple) permettant aux autorités de ne pas à avoir à rectifier leurs premières déclarations.

L’effroyable nuit vécue sur la Promenade des Anglais méritait compassion, respect et retenue. Elle a déchaîné les pires calculs et comportements de la caste politico-médiatique, aujourd’hui ou hier au pouvoir.

José Fort ( sur son blog)

Source : http://josefort.over-blog.com/2016/07/et-si-ce-n-etait-pas-un-attentat.html

Quelques liens sur les déclarations de Valls et Hollande.

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 14:33

Merci à Jean Lévy d'avoir écrit ce texte.  Nous le reprenons.  Et le faisons nôtre.

14 juillet 1789..."A votre avis, Hollande et son gouvernement dans quel camp auraient-ils été : dans celui des "émeutiers"  ou celui des aristocrates, des Gardes Suisses et du Royal Allemand ?

par Jean LEVY

 

La grande imposture de François Hollande et de son gouvernement, c'est d'oser célébrer l'insurrection populaire contre l'absolutisme royal,  et  de fêter son symbole, la prise de la Bastille par les manouviers des faubourgs. Certes, le pouvoir actuel n'a pas innové en la matière. Pour se limiter  aux cinquante dernières années, tous les présidents de la République ont participé à la mascarade, Mitterrand comme Sarkozy, Giscard comme Chirac. Au moins, le général de Gaulle avait le privilège d'avoir participé, comme on le sait, à la Libération de la France et à la recouvrance de sa souveraineté.

Mais le scandale,  aujourd'hui, c'est que François Hollande, l'initiateur de l'état d'exception toujours en vigueur, célébre sans vergogne le triomphe de la Liberté conquise par le peuple au prix de son sang. Car enfin, ce 14 juillet 1789, c'est bien une population exaspérée par un régime agonisant, où une petite minorité de privilégiés - les aristocrates - régnait sans partage sur 26 millions de sujets, méprisés, réduits à la misère -  et, en cette année-là, à la famine - alors que la Cour se gobergeait à Versailles dans un luxe provoquant.

Résultat de recherche d'images pour "1789 Images populaires et classes sociales aristocratie clergé"

 

Et ce pouvoir royal comptait bien réduire l'insurrection en faisant appel aux mercenaires étrangers, les régiments des Gardes suisses et du Royal allemand.

 

Trois ans plus tard, sentant trône menacé,  il fera appel aux rois d'Europe coalisés pour réduire en cendres le Paris insurgé.

On songe aujourd'hui, aux projets d'armée européenne chargée d'assurer l'ordre sur le continent intégré. 

 

En mai 2005,  Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne s'est prononcé dans un hebdomadaire allemand pour la mise en place d'une armée européenne. Le moment politique est le bon....Déjà, un "Eurocorps" est formé..

De plus, en France même, des manoeuvres militaires visent à initier la troupe aux combats de rue contre d'éventuels ennemis de l'intérieur...

Cette année, les cérémonies du 14 juillet, leur référence à la "liberté", leur utilisation par le pouvoir en place, ont quelque chose de plus indécent encore que dans la période passée.

En effet, prenant prétexte de cas de vandalisme autour des luttes sociales contre la loi travail, la France est mise en régime de liberté surveillée. Les manifestations syndicales sont confinées sur un trajet imposé, les participants contrôlés, voire fouillés, les rues barrées par des forces policères en tenue de guerre. Nul ne peut rejoindre ou quitter le défilé hors des rares points de passage autorisés, toutes stations du métro fermées : la nasse est hermétiquement bouclée. 
 

Et ces mêmes autorités osent célébrer la "liberté" à la gloire du 14 juillet !

Que de similitudes entre la fin de règne de la monarchie, celle des années précédant la prise de la bastille et celles que nous vivons aujourd'hui :

Hier, une aristocratie excécrée qui dispose de tous les pouvoirs qu'elle exerce en dominant la multitude soumise à son bon plaisir, 26 millions de paysans, de bourgeois et de manouvriers. Aujourd'hui, une oligarchie - financiers, grands patrons, politiques à leur dévotion,  tous gardés par leurs chiens de gardes, leurs médias - qui écrase à son seul profit un peuple exaspéré mais encore soumis, qui renâcle et qui commence à secouer ses chaînes...

Mais un jour viendra où  celui-ci détruira les nouvelles Bastilles...

Qui l'aurait dit le 13 juillet 89 ?

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 09:22
Lu sur El Diablo
Elena Radzikovskaïa

Elena Radzikovskaïa

Andreï Brajevski, ingénieur de 27 ans, est décédé dans l’incendie 
de la Maison des syndicats, à Odessa, le 2 mai 2014. À 60 ans, 
sa mère se bat depuis plus d’un an pour qu’une enquête indépendante s’ouvre enfin.

Le long des côtes de la mer Noire, la cité impériale d’Odessa a gardé son attrait. Le conflit qui frappe l’Ukraine n’a que peu de prise au premier abord sur l’un des plus importants ports marchands du pays. Les touristes continuent d’affluer par milliers pour profiter des charmes de la métropole fondée par l’impératrice Catherine II, au XVIIIe siècle. Dans le centre, la cicatrice des affrontements (7 000 morts) qui secoue la jeune République depuis le printemps 2014 apparaît distinctement dans le quartier de la gare. L’immeuble de la Maison des syndicats dévoile les stigmates du drame. Devant l’immense bâtiment noirci, des bouquets de fleurs sont déposés quotidiennement devant les portraits des quelques victimes. Parmi les 50 morts, le fils d’Elena Radzikovskaïa, Andreï Brajevski, un jeune ingénieur, qui militait auprès de l’organisation de gauche, anarchiste Borotba, âgé de 27 ans. « Il protestait avec de nombreux jeunes, des journalistes, des syndicalistes, des étudiants, des enseignants contre le coup d’État et les premières mesures du gouvernement Iatseniouk. Un campement avait même été dressé réunissant des centaines de personnes anti-Maïdan et un autre pro-Maïdan. Des provocations ont eu lieu à plusieurs reprises jusqu’aux violents affrontements qui ont éclaté en marge de la rencontre de football entre le Metalist de Kharkov et le club local, Tchornomorets », raconte Elena. Après une longue pause, elle reprend. « Aujourd’hui encore, cela m’apparaît inimaginable. Comment un tel drame a pu survenir dans notre cité ?… Et nous ne savons toujours pas exactement combien de nos proches, amis, camarades, collègues sont morts ce jour-là. Selon les témoignages que nous avons pu recueillir, ils sont plus d’une soixantaine à avoir péri le 2 mai », explique-t-elle.

Cette professeure d’histoire à l’université se bat désormais pour que justice soit rendue et poursuit des actions au sein du Collectif pour la paix en Ukraine. La soixantaine,
 Elena n’a jamais caché ses opinions et sa défiance vis-à-vis des nouvelles autorités ukrainiennes qui ont pris le pouvoir, en février 2014. « Comme beaucoup, j’émettais quelques doutes vis-à-vis de ce mouvement de contestation sur la place Maïdan à Kiev et sa récupération politique. Nous avions déjà assisté au même scénario il y a dix ans avec la révolution orange. L’Europe n’a jamais rien fait pour aider à lutter contre la corruption ou les inégalités. Bien au contraire », estime en remettant ses lunettes cette proche du Parti communiste, où elle a milité durant des années.

Les interrogations autour 
de cet incendie criminel demeurent

Le collectif cherche à obtenir l’ouverture d’une enquête officielle, sillonnant l’Europe pour trouver des soutiens auprès des médias, des partis politiques, des syndicats, des associations de défense des droits de l’homme. Sur place, l’ouverture d’une investigation indépendante est compliquée. Les interrogations autour de cet incendie criminel demeurent. Simple dérapage, règlement de comptes entre hooligans, crime politique… Tout le monde a son avis. Mais la discussion peut rapidement dégénérer, révélant les positions antagonistes bien entretenues par les médias gouvernementaux et russes. « C’est pour cela que nous réclamons une enquête indépendante. Malgré les menaces et les violences, nous avons poursuivi notre collecte d’informations. Même si de plus en plus de gens craignent de venir témoigner au tribunal, par crainte de représailles des forces fascistes comme Praviy Sektor. »

La colère et l’incompréhension des familles demeurent intactes : comment des affrontements ont-ils pu éclater en plein cœur de la ville et terminer par un incendie sans aucune intervention des forces de l’ordre ? « Ils s’en sont pris aux manifestants pacifiques – retraités, journalistes, syndicalistes, militants communistes, enseignants, écologistes – qui défendaient entre autres une option fédérale. Malgré des preuves matérielles nombreuses, des témoignages, on nous interdit de poursuivre en justice les responsables. Pire, certains d’entre eux participent actuellement à la vie politique de notre pays… Voilà notre belle démocratie qui favorise la montée de la haine et fracture notre société », analyse Elena, qui vit dans l’inquiétude de se faire arrêter ou attaquer par des membres de Pravy Sektor.

La tragédie du 2 mai a constitué un véritable tournant en Ukraine en accélérant la fragmentation de la société et la polarisation des positions qui contribuera au début du conflit dans le Donbass. À Odessa, les rassemblements de l’opposition se font plus rares, par crainte de représailles en étant accusés de terrorisme ou de séparatisme. L’intervention militaire menée par Kiev depuis avril 2014 dans l’est du pays se nomme « opération antiterroriste ». « Le pouvoir peut ainsi cibler toute force alternative, parler d’éléments étrangers. Mais je ne suis ni séparatiste, ni terroriste. Je veux faire entendre une opinion différente qui le dérange. Comment peut-on tuer des gens pour une opinion différente ? Le silence autour de ce drame est le plus détestable. L’Europe et ses dirigeants, si prompts à défendre les droits de l’homme, que font-ils pour les victimes d’Odessa et de cette guerre fratricide ? »

Vadim Kamenka

le 19 août 2015

UKRAINE : Elena Radzikovskaïa, veut connaître la vérité sur la mort de son fils

Le Parti communiste ukrainien interdit   Le gouvernement dirigé par Arseni Iatseniouk et le président Petro Porochenko ont choisi de poursuivre leur logique répressive 
et antidémocratique. 
Fin juillet, un décret ministériel interdit au Parti communiste ukrainien (KPU) de participer 
aux processus électoraux ! Autrement dit, il s’agit d’interdire au Parti communiste de participer 
à la vie politique, donc d’exister. Il s’inscrit dans une longue série 
de mesures d’atteinte 
à la démocratie comme 
la censure d’artistes et d’intellectuels russophones ou l’interdiction à des parlementaires européens de se rendre en Ukraine.

 

SOURCE:

Pour mémoire un article de Marianne paru en Mai 2014 à propos du silence entourant ce massacre dans les médias occidentaux.  Ce n'était pourtant pas moins grave que la tuerie de Charlie.

Mais personne ne s'est ému en France au point de porter une pancarte "Je suis la Maison des syndicats d'Odessa".

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 09:45

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 09:33

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 08:53

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 01:58

"Loin des feux de l'actualité français et européens, un projet de directive sur le terrorisme est en cours de discussion au Parlement européen et sera voté par la commission LIBE le 15 juin prochain. Cette directive, destinée à encadrer les politiques et législations antiterroristes européennes présentes et futures, est cruciale pour l'exercice des droits fondamentaux des Européens. Or les discussions et négociations politiques actuelles laissent craindre un fiasco généralisé des libertés et un alignement par le pire des mesures attentatoires aux droits, notamment concernant Internet, par la censure et la surveillance. Les eurodéputés doivent redresser la barre et renforcer les garanties apportées aux citoyens européens."

Source : La Quadrature du Net

Vu sur les-crises.fr

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