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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 14:44
Commentaires : La preuve que le "dialogue social" est l'inverse de ce qu'il prétend être.En guise de « dialogue social », Manuel Valls sort une nouvelle fois le 49-3.  «Le pays demande de l'autorité pour combattre le terrorisme mais aussi pour faire avancer les réformes», confiait-il dans le Journal du Dimanche quelques jours avant la grève du 9 avril. Il proposait alors un « nouvel ordre social ».  Il prévenait  :"Toujours avec l'esprit de dialogue, mais sans trembler, avec tous les moyens que donne la Constitution, nous continuerons sans relâche à réformer"
Aujourd’hui le président du Medef applaudit à cette version du
« dialogue social ».  Pour Valls, comme le patronat,  c’est le 49-3: les parlementaires n’ont plus ni droit d’amender, ni droit de débattre avant de voter une loi et cela quoiqu’en pensent leurs électeurs !   

 

Pierre Gattaz, lors de sa conférence de presse mensuelle au mois d'avril (JAN SCHMIDT WHITLEY/Le Figaro).

LE SCAN ÉCO - Le président du Medef approuve que certaines mesures modifient le code du Travail sans avoir été discutées par les partenaires sociaux ou les députés. Le principal, c'est qu'elles aillent dans le sens des entreprises. Un opportunisme que Laurence Parisot, sa prédécesseuse, rejetait au nom de la démocratie sociale.

Les temps changent au Medef… On le sait, Pierre Gattaz n'est pas un grand fan du dialogue social. Pour le patron des patrons, le temps des grandes négociations interprofessionnelles qui accouchent d'accords minimalistes ou des sommets sociaux en tout genre est révolu. «Il faut arrêter de tourner autour du pot, confiait d'ailleurs le président du Medef, il y a deux mois, dans une interview au Figaro. Si on reste dans le registre de la lutte des classes, on va mettre des siècles à réformer le pays. Et il sera trop tard. On peut faire toutes les conférences sociales que l'on veut, mais si on ne lance pas des réformes ambitieuses comme Schröder et Hartz l'ont fait en Allemagne, cela ne servira à rien».

Résultat, Pierre Gattaz comprend sans sourciller le passage en force de Manuel Valls sur la loi Macron. «L'utilisation du 49-3 permet d'éviter des risques, des zigs et des zags, a-t-il avoué ce mardi matin lors de sa conférence de presse mensuelle. La loi Macron va globalement dans le bon sens même si ce n'est pas le grand matin libéral (…), c'est une aurore. Je soutiens le 49-3 si ça permet d'aller dans la bonne direction». Il est même allé jusqu'à juger «dommage» que les Républicains (ex-UMP) aient décidé de saisir le conseil constitutionnel lorsque la loi sera promulguée.

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 13:36

Publié par Michel El Diablo

 
Ce livre est avant tout un cri d’alarme.

Depuis plusieurs années, on assiste à une uniformisation dramatique de la pensée économique. Cette affaire n’est pas anecdotique parce qu’elle affecte la vie quotidienne de tous les citoyens.

Présentation :

Alors que, sous la pression des économistes libéraux, la ministre de l’enseignement vient de geler – pour ne pas dire « enterrer » – la création d’une section qui regrouperait les économistes hétérodoxes au sein du CNU (Conseil National des Universités), ces derniers s’insurgent contre la mort annoncée du pluralisme en économie. Après le lancement de la pétition « Pour le pluralisme, maintenant ! » et parce que de l’enseignement de l’économie dépend une partie de l’avenir de notre société, L’AFEP (Association Française d’Économie Politique) prend position contre la pensée unique et pour le maintien d’une économie critique…

 

Ce livre est avant tout un cri d’alarme. Depuis plusieurs années, on assiste à une uniformisation dramatique de la pensée économique. Cette affaire n’est pas anecdotique parce qu’elle affecte la vie quotidienne de tous les citoyens. Elle a pour enjeu le choix des politiques qui ne peuvent se réduire aux seules conceptions néolibérales. Ce manifeste raconte comment une orthodoxie a fini par étouffer la diversité des conceptions. Il a pour point de départ une lettre dans laquelle l’économiste Jean Tirole jette tout le poids de son récent prix Nobel pour bloquer une réforme visant à restaurer le pluralisme des doctrines économiques à l’université. Dès réception, sa destinataire, Geneviève Fioraso, à l’époque secrétaire d’état à l’enseignement supérieur, retire son décret.
Voilà donc un économiste libéral qui demande à l’État d’intervenir pour l’aider à maintenir sa position de monopole dans l’ordre universitaire et une ministre de gauche qui obtempère. Pourtant il fut un temps où la gauche n’avait pas peur des pensées économiques alternatives et des débats d’idées.

Date de parution : 13/05/2015
ISBN : 979-10-209-02-733
112 pages 

10 euros

 

 

 

SOURCE:

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 14:34

 

Vu sur la galerie photos du Nouvel Obs.

 

Ce ne sont pas seulement des phrases qui "mettent la pression", ce sont des phrases insultantes pour le peuple grec et les élus qu'il s'est choisis.  Pas sûr que ce soit de nature à le mettre à genoux. 

La parenté de l'attaque et les allusions faites à l'enfance et à l'irresponsabilité confirme la collusion entre le FMI et l'Union européenne.

Naguère, pendant la révolution française, le maréchal de Brunswick qui commandait les armées prussiennes et les forces contre-révolutionnaires coalisées contre la nation française menaça, dans un manifeste qui porte son nom,  les Parisiens.  Il leur était promis une « exécution militaire et une subversion totale » s’il était fait « la moindre violence, le moindre outrage à LL. MM. le roi et la reine ».  On sait que sans doute ce message fut rédigé par des nobles émigrés ayant rallié les armées prussiennes.

Les émigrés nobles et les rois européens n'avaient visiblement rien compris au processus révolutionnaire en cours.  Les Français et les Parisiens n'entendaient pas renoncer à ce qu'ils venaient de si durement conquérir.

Le résultat fut la prise des Tuileries, puis l'emprisonnement et le procès du roi...

Sans rêver une telle révolte, le mépris de caste et de classe manifesté par Christine Lagarde et ses alliés européens pourrait bien se heurter à une forte réaction de rejet du peuple grec.  

La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 14:24

19 juin 2015 |  Par martine orange sur Médiapart

Alors qu’un accord semble impossible à atteindre et que le système bancaire grec est au bord de l’effondrement, les Européens cherchent d’urgence un plan B pour la Grèce. Tous évoquent un contrôle des capitaux et une possible sortie de la Grèce de l’euro. Revue des scénarios à l’étude.

 

« Soit il y a un accord, soit il faut un plan B », avait prévenu le ministre irlandais des finances Michael Noonan avant le énième sommet de l’Eurogroupe. Il n’y a pas eu d’accord, le 18 juin, comme cela était prévisible. Une heure a suffi pour dresser un nouveau constat de désaccord entre le gouvernement grec et les autres responsables européens.

Et maintenant, il faut penser l’impensable : il peut arriver que la Grèce fasse faillite ; il peut arriver que la zone euro éclate. Même si les chefs de gouvernement européens tentent encore de faire croire qu’un accord avec la Grèce est possible – un nouveau sommet d’urgence est prévu lundi à Bruxelles –, les chances ne cessent de s’amenuiser, tant les positions semblent irréconciliables, tant l’Europe continue de s’accrocher à un plan dont la démonstration de la faillite n’est plus à faire, tant la situation du système bancaire devient tendue. « Nous sommes dangereusement proche d’un état d’esprit qui accepte un accident », a averti le ministre grec des finances, Yanis Varoufakis.

© Reuters

Rappelant son mandat politique et son devoir moral, le gouvernement grec maintient sa ligne : il veut un plan d’aide viable économiquement, juste socialement. Il a prévenu ses partenaires européens : s’il n’y a pas d’accord au 30 juin, la Grèce ne paiera pas le 1,6 milliard d’euros qu’elle doit rembourser au FMI.

Les agences de notation – Standard & Poor’s comme Moody’s – ont tenté de calmer les financiers qui commencent à s’alarmer de la situation. Si la Grèce ne rembourse pas le FMI le 30 juin, cet événement ne constituera pas officiellement un défaut, affirment-ils. Athènes, selon les statuts du FMI, disposerait de 30 jours supplémentaires pour honorer ses échéances. De plus, le FMI étant un créancier institutionnel, l’absence de remboursement ne déclenche pas une procédure de défaut, comme dans le cas de non-remboursement d’un créancier privé.

À son arrivée à Bruxelles, jeudi, la directrice générale du FMI a douché les espoirs. « La Grèce doit respecter ses obligations. Le paiement du 30 juin est définitif. Il n’y aura ni période de grâce, ni nouveau délai », a-t-elle déclaré. Klaus Regling, le responsable du mécanisme financier européen, qui a assuré une partie des plans de sauvetage pour l’Europe, lui a emboîté le pas : « Nos prêts sont liés à ceux du FMI. Si celui-ci n’est pas payé au 30 juin, ce sera considéré comme un événement déclencheur de défaut. Et nous avons alors la possibilité de demander le paiement anticipé de nos prêts. »

Les Européens, qui n’ont cessé de sous-estimer la capacité de résistance de Syriza depuis son élection, agitent la menace du péril à venir, en cas d’échec. « S’il n’y a pas d’accord, nous entrons dans des eaux inconnues », a prévenu le président de la BCE, Mario Draghi. En écho, le gouverneur de la banque de Grèce, ancien ministre des finances du gouvernement de droite d’Antonis Samaras, a adressé mercredi une mise en garde sévère au gouvernement grec et aux parlementaires. « Faute d’accord, l’échec marquerait le début d’un chemin douloureux qui pourrait conduire en premier à un défaut de la Grèce et par la suite à la sortie de la Grèce de la zone euro et vraisemblablement de l’Union européenne. (…) Une crise d’endettement gérable se transformerait en une crise incontrôlable, faisant courir de grands risques au système bancaire et à la stabilité financière », a-t-il déclaré. « Tout cela conduirait à une profonde récession, une chute dramatique des revenus, une hausse exponentielle du chômage et un effondrement de toutes les réalisations économiques que la Grèce a obtenues depuis son entrée dans l’union européenne et spécialement dans la zone euro. Alors qu’elle est membre du cœur de l’Europe, la Grèce se verrait reléguée au rang de pays pauvre dans l’Europe du Sud. »

[...]

Suite ici

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 17:11

Lu sur Mediapart, le blog de Agence media Palestine

19 juin 2015 |  Par Agence Média Palestine

 

Haîfa 20 juin 2015

Michèle Sibony

Je suis arrivée en Israël une première fois cette année 2015 le 6 janvier, veille du 7, et l'écho des attentats a résonné ici de façon impressionnante sur la proximité France-Israël, l'affaire Orange que je viens d'observer ici à nouveau, finit d'annuler la distance qui sépare ces deux pays, dans la connivence, la complicité, la hargne ou la colère.

Première question à se poser, de nombreuses entreprises européennes néerlandaises allemandes ont désinvesti des banques israéliennes, à la suite des directives européennes sur les entreprises agissant en territoire occupé , de très nombreux fonds de pension britanniques, nord américains, norvégiens, suédois, ont désinvesti d' entreprises israéliennes en raison de leurs liens avec l'occupation et de la colonisation illégale, de grands syndicats nord américains britanniques, ont annoncé leur inscription dans le BDS. Certes cela a fait du bruit ici, mais c'est la première fois que l'on voit «imposer» à un patron étranger de se déplacer pour venir s'excuser.. La France serait-elle considérée comme un territoire conquis, non plus à convaincre, mais à mettre au pas si elle ose bouger? Il est évident que cela n'est possible qu'avec l'assentiment du gouvernement français. Il aurait suffi d'une parole forte de notre ministre des affaires étrangères, pour remettre le gouvernement d'ici à sa place.

C'est une des raisons pour laquelle on peut parler de connivence voire même de complicité. Il y en a d'autres.

Lire la suite ici.

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 08:00

18 Juin 2015 , Rédigé par Réveil Communiste 

Libérez Alexandre Bondartchouk !

Le 18 mars 2015 à Kiev Alexandre Bondartchouk, dirigeant du Parti des Travailleurs d'Ukraine a été arrêté.

Il a siégé au parlement ukrainien au cours des troisième et quatrième législatures, et il est le rédacteur en chef du journal "la classe ouvrière", c'est un antifasciste actif et un champion de la justice sociale.

Après son arrestation, il a été inculpé d'atteinte à l'intégrité territoriale de l'Ukraine, devenant à son tout un prisonnier politique.

AB a participé à la lutte contre l'OTAN, et s'élève contre la réhabilitation des soutiens ukrainiens d'Hitler, et cette activité militante est le motif principal de son arrestation.

Il est à la tête de l'Union des Travailleurs d'Ukraine, le syndicat qui se bat pour le respect des droits des travailleurs. Son arrestation confirme de manière frappante la réalité de la répression politique en Ukraine.

Contact pour contribuer au soutien des prisonniers politiques en Ukraine : mitya.dezhnev@mail.ru

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 03:53

Publié par Jean Lévy

 
le 15 juin 2015

Le lancement du mensuel Ruptures a franchi de nouvelles étapes.

Le 30 avril, la campagne de financement participatif s’était terminée avec succès. Dès lors, la rédaction s’est consacrée à la préparation de la dernière édition de l’ancienne formule du journal Bastille-République-Nations (BRN).

Cette édition spéciale « 29 mai », soit très précisément le dixième anniversaire de la victoire du Non au référendum sur le Traité constitutionnel européen, est parue le jour dit (si d’aventure vous avez contribué au financement de Ruptures, et que vous n’avez pas reçu ce numéro, n’hésitez pas à nous alerter).

Depuis cette date, l’équipe du journal consacre toute son énergie à la parution du numéro 1 de Ruptures, qui prend la suite de BRN. Ce numéro sera daté du 30 juin.

Au menu notamment : le sommet européen prévu les 25 et 26 juin, les réformes discrètement préparées pour renforcer la « gouvernance économique » européenne, le bras de fer entre Athènes et Bruxelles, un reportage en Grèce, les recensions de livres et/ou de films, les élections dans cinq pays européens, les brèves…

Le tout selon une maquette totalement rénovée…

Cette première parution – un événement ! – met toute la rédaction sous pression, afin d’être à la hauteur de vos attentes. Cela explique aussi que ce présent site se soit trouvé de fait placé en hibernation, après une intense activité en mars et avril.

Mais la période estivale (le mensuel papier ne paraît jamais en juillet et en août) sera consacrée à la montée en régime d’un site définitif, actif et réactif au quotidien, en lien avec l’activité « Ruptures » sur les réseaux sociaux. Ce site, qui prendra le relais du site de lancement, devrait être mis en ligne fin juin.

La responsabilité de l’équipe du journal est importante. Mais le succès repose également sur ses lecteurs.

N’hésitez pas à faire remarques, suggestions, critiques et propositions ! Les compliments sont également autorisés…

De plus, Ruptures, comme c’était le cas pour BRN, ne vit que par ses recettes d’abonnement (et ultérieurement, de vente en kiosques) et les contributions financières qu’il reçoit.

Il est donc plus que jamais bienvenu de s’abonner, voire de continuer à soutenir l’aventure par des dons. Abonnements et contributions peuvent être réalisés en ligne, mais aussi par chèque ou RIB (courrier postal).

Merci d’avance !

…Et rendez-vous à la fin du mois pour une belle surprise !

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 22:40
Lu sur Politis.fr

http://www.politis.fr/Pierre-Stambul-Une-police-entre,31543.html

Le coprésident de l’UJFP raconte l’interpellation brutale et inexpliquée dont il a été victime chez lui il y a trois jours.

Dans la nuit du 8 au 9 juin, le coprésident de l’Union Juive française pour la paix (UJFP), Pierre Stambul, a été victime chez lui d’un assaut toujours inexpliqué du RAID, commando dit d’élite de la police nationale. Trois jours plus tard, il n’a toujours reçu ni excuses ni explications de la part des autorités.

Pierre Stambul revient ici pour Politis sur les circonstances de cette agression.

Vous n’avez toujours eu aucune nouvelle des autorités ?

Pierre Stambul : Le préfet prétend avoir téléphoné à l’UJFP, mais à ce jour l’UJFP n’a strictement rien reçu. Mon propriétaire a commencé à recenser tous les dégâts, mais il n’a lui non plus eu aucune nouvelle des autorités.

Comment cela s’est passé ?

Il était 3h50 du matin lorsque les policiers du RAID sont rentrées de force chez la voisine et ont pointé un pistolet sur elle en criant « on cherche M. Stambul ». Mais elle vient d’arriver et elle ne me connaît pas. Elle a fait ce qu’ils n’avaient pas fait, c’est-à-dire qu’elle a pris son ordinateur et cherché mon nom. Ils auraient fait ça, rien ne se serait passé. On peut quand même se poser des questions : c’est la quatrième agression en quelques semaines, et il y en eu une cinquième le lendemain chez Jean-Claude Lefort. Cela, exactement selon le même procédé. Et Jean-Claude Lefort (ancien président de France Palestine Solidarité, Ndlr) a été député pendant dix-huit ans. Il n’était pas difficile de le situer.

Vous pensez que l’agression vient d’Ulcan, alias Grégory Chelly, ce militant d’extrême-droite qui agit depuis Israël où il est réfugié…

Cela ne fait guère de doute. Il s’en était lui-même vanté après l’agression contre un autre responsable de l’UJFP, Jean-Guy Greilsamer, le 31 mars, et contre Pierre Haski, du site Rue 89.

Mais ce n’est tout de même pas Ulcan qui dirige le RAID…

Non, on peut penser à certaines collusions. Est-ce qu’un mandat d’arrêt international a été lancé contre Grégory Chelli ? A ma connaissance, aucun. On a affaire à une agression par un psychopathe d’extrême-droite protégé par un Etat voyou, et la France laisse faire.Mais on a en plus une police complètement incompétente. Je peux dire que ce ne sont pas des tendres. Mais pas seulement ça. C’est surtout qu’on m’a mis dans une situation où je n’ai jamais pu parler et où je n’ai jamais eu d’interlocuteur. J’ai immédiatement été plaqué au sol, tutoyé, insulté, menotté avec des menottes qui vous blessent les poignets et se resserrent dès que l’on bouge.

Ma femme, que j’étais censé avoir tuée, était à cinq mètres de moi, retenue dans la chambre par d’autres « Robocop ». Je suis resté comme ça trois quarts d’heure, avec tous les voisins qui arrivaient. Nous allons d’ailleurs déposer une plainte commune avec le propriétaire. Mais lorsqu’ils se sont rendus compte qu’ils s’étaient trompés, ils ne m’ont pas du tout libéré. Ils ont passé la main à la police nationale. On m’a emmené ma compagne et moi, et j’ai été placé en garde à vue alors qu’ils avaient tous les éléments.

J’ai été maintenu dans une cellule pisseuse. A 8 heures moins dix j’ai enfin été interrogé. Mais je ne serai libéré qu’à 11h30, après avoir été remis en garde à vue. Au passage, il faut dire qu’au commissariat, c’était Zola. Les policiers ne comprenaient rien. Une anecdote : le journaliste israélien de Haaretz, Gideon Levy, a téléphoné pour m’apporter son soutien, mais les policiers n’ont pas compris. Pas un seul parlait anglais. Ma déposition est d’ailleurs couverte de fautes.

On a donc affaire à tous les niveaux à une incompétence incroyable. Mais il y a sans doute quelque chose de bien pire qui est une collusion. J’ai tout de suite compris que c’était Ulcan et que j’étais accusé d’avoir tué ma femme, parce que ce sont ses méthodes. En cinq minutes, les policiers ont compris qu’ils s’étaient fait avoir. Le type du raid l’a même dit à ma femme. Il était 3h30 du matin. Je suis sorti à 11h30.

Les dégâts sont importants ?

Ils ont fracturé la porte d’entrée du lotissement et les portes de deux locataires. Ils ont plaqué au sol le fils du propriétaire qui est venu témoigner pour moi. Le propriétaire est d’ailleurs venu pour porter plainte contre la police, et ils ont refusé de prendre la plainte.

MEHDI FEDOUACH / AFP

Pourquoi cette opération aujourd’hui ?

Je pense que l’on a voulu m’empêcher de faire la conférence qui était prévue à Toulouse le soir même. Le site JSS News (extrême droite israélienne. Ndlr) avait lancé un appel au covoiturage pour mobiliser. Sur le site de la Ligue de Défense Juive, il y avait également un appel à empêcher à tout prix la conférence. Mais la conférence a eu lieu. A 20h30, il y avait trois cents personnes.

Et la supposée contre-manifestation nationale a réuni vingt personnes. Ce qui n’a pas empêché le Crif de donner une version selon laquelle il y aurait eu des slogans antisémites. Version évidemment complètement fausse mais qui a été reprise par La dépêche du Midi. En fait, il s’agissait, avec trois membres du bureau national de l’UJFP, de faire entendre une parole juive contre le sionisme.

Nota Bene :

Photo de Une : THOMAS SAMSON / AFP

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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 08:43

Publié par Michel El Diablo : Communiqué de l'UJRE

DESCENTES DE POLICE chez des militants PRO-PALESTINIENS

Communiqué
 

DESCENTES DE POLICE CHEZ DES MILITANTS PROPALESTINIENS

Pierre Stambul, coprésident de l’Union Juive Française pour la Paix et l’ancien député, Jean-Claude Lefort, ancien président de l’Association France Palestine Solidarité, ont été à vingt-quatre heures d’intervalles, l’objet d’une descente de police aussi musclée qu’inutile, puisque déclenchée sur la base d’informations erronées.

Eva Labuc avait été victime de pareil procédé le mois dernier.

Tous sont manifestement visés en raison de leur lutte pour la reconnaissance de l’État de Palestine, dont la création a été décidée par les Nations Unies il y près de 70 ans.

Dans un pays qui se prévaut de la liberté d’expression, c’est inadmissible.

A ce titre, l’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide (UJRE*) les assure de son entière solidarité.
 
Elle continuera de militer, comme elle le fait depuis la première heure pour une paix juste au Proche-Orient ; pour une reconnaissance mutuelle des États d’Israël et de Palestine, dans leurs frontières de 1967 ; pour le respect des droits de l’homme au Proche-Orient et en France, contre les lois liberticides. 
 
UJRE
Paris, le 11 juin 2015

 * L’UJRE, issue du mouvement de résistance « Solidarité » naît en 1943, dans la clandestinité, dans et par la Résistance à l’occupant nazi.

 

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 23:03

Publié par Michel El Diablo

Rencontre entre Jean-Claude Lefort, qui conduisait une délégation de parlementaires français, et Yasser Arafat, le président de l’Autorité palestinienne, le 18 novembre 2002, à Ramallah (AFP PHOTO/HO/Omar RASHIDI)

Rencontre entre Jean-Claude Lefort, qui conduisait une délégation de parlementaires français, et Yasser Arafat, le président de l’Autorité palestinienne, le 18 novembre 2002, à Ramallah (AFP PHOTO/HO/Omar RASHIDI)

Intervention policière au domicile d’un ex-député pro-palestinien 

Vingt-quatre heures après l’irruption nocturne et violente du Raid au domicile de Pierre Stambul, co-président de l’Union juive française pour la paix, c’est chez Jean-Claude Lefort, ex-président de l’association France-Palestine Solidarité, que les policiers ont débarqué.

Selon l’ancien député du Val-de-Marne, il était 2h30 du matin quand une vingtaine de policiers de la Brigade anti-criminalité sont intervenus à son domicile, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). C’est un voisin qui a averti Jean-Claude Lefort qui se trouvait en province. Constatant son absence, les policiers n’ont pas défoncé la porte, contrairement à ce qui s’était passé la veille au domicile marseillais de Pierre Stambul.

Il est difficile cette fois de croire à une « bavure policière ». Beaucoup de questions se posent. De qui viennent les ordres ? Pourquoi ses interventions nocturnes chez des personnalités connues, responsables associatifs ou ancien élu de la République ? Pour l’heure, Pierre Stambul n’a toujours reçu aucune explication ni aucune excuse. Et le préfet est aux « abonnés absents » lorsque Jean-Claude Lefort tente de le joindre au téléphone. Il est grand temps que le ministre de l’Intérieur s’explique.

 

SOURCE:

 

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