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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 10:04

La Commission de Venise confirme que l'interdiction des symboles communistes en Moldavie est contraire aux normes européennes

Mardi 14 Avril 2015

La Commission européenne pour la démocratie et le droit (Commission de Venise) considère que l'introduction de sanctions pour l'utilisation des symboles communistes en Moldavie est contraires aux normes européennes - traduction Nico Maury
 
La Commission de Venise confirme que l'interdiction des symboles communistes en Moldavie est contraire aux normes européennes
 
La Commission de Venise, en réponse à la demande de la Cour constitutionnelle de Moldavie a exprimé que l'interdiction des symboles communistes est en conflit avec l'article 10, "Liberté d'expression" et 11 "La liberté de réunion et d'association de la Convention européenne des protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales".

Selon les auteurs du document, "la faucille et le marteau ne peut être considéré en Moldavie uniquement comme des symboles du régime communiste totalitaire, car il n'y a aucun lien existant entre l'idéologie totalitaire communiste et les symboles du Parti communiste (PCRM), qui utilise un marteau et une faucille depuis 1994" .

"La faucille et le marteau ont été enregistrés en tant que symboles du PCRM et l'utilise pour des raisons légitimes. Grâce à ces symboles les communistes ont participé à six législatives, présidentielles et l'un des cinq élections locales, et le PCRM est maintenant le plus grand parti d'opposition représentés au parlement et ne souhaite pas renverser l'ordre constitutionnel et démocratique " juge la Commission de Venise.

Elle considère l'interdiction des symboles communistes pour les élections comme une "atteinte à la liberté de réunion, et au droit d'élire et d'être élu."

La Commission ne voit pas de menaces réelles menace de dictature chez les communistes, et estime donc que "l'interdiction des symboles à titre préventif pour protéger la démocratie ne peut pas être considéré comme un besoin social impérieux".

Enfin, la Commission a déclaré que la loi sur l'interdiction des symboles communistes "est inconstitutionnelle et doit être annulé, parce que sinon, la Moldavie ne pourrait pas éviter la perte d'un procès devant la Cour européenne des droits de l'homme."

Rappel :
En décembre 2012, le Parti des communistes de la république de Moldavie avait saisi la Commission de Venise du Conseil de l'Europe, suite au vote de l'interdiction de l'utilisation des symboles communistes à des fins politiques. Au 1er octobre 2012 en Moldavie est entrée en vigueur une loi condamnant le régime totalitaire communiste et l'interdiction de l'utilisation des symboles communistes à des fins politiques.

Une jurisprudence qui peut servir en Ukraine

Le 9 avril 2015, la Verkhovna Rada d'Ukraine a adopté une loi interdisant la propagande et l'idéologie communiste et national-socialiste, ainsi que leur utilisation comme symbole.

source
Nicolas Maury
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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 09:19

03 avril 2015 |  Par Laurent Chemla sur Mediapart.

 

C'est à vous, députés et sénateurs qui allez bientôt voter d'une seule voix le projet de loi sur le renseignement présenté par le gouvernement, c'est à vous que ce message s'adresse.


Nous le savons déjà: vous allez le voter. Sans aléa, après un débat cosmétique qui ne servira qu'à corriger quelque coquille ici ou là, vous allez le voter.

Contre l'avis de deux juges antiterroristes, contre les avis du Syndicat de la Magistrature, de la CNCDH, de l'ordre des Avocats de Paris, de la CNIL, de l'Union Syndicale des Magistrats, vous allez le voter.


Contre l'avis d'Amnesty, de RSF, de la LDH et de la Quadrature du Net, vous allez le voter.

Alors que, de partout, les mises en garde affluent, que le New York Times fait sa Une sur "La France, État de surveillance", que le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe s'inquiète de la dérive sécuritaire liberticide que cette loi implique, et que même le président de l'actuelle commission de contrôle des interceptions de sécurité dénonce la faiblesse des garanties qu'apporte ce texte, vous allez le voter.

Mesdames, messieurs, vous qui, en théorie, représentez la voix du peuple, c'est ce même peuple que vous vous apprêtez à trahir.

En mettant (quel que soit l'enrobage sur le pseudo-anonymat des données reccueillies) la totalité de la population sur écoute, en traitant chaque citoyen de ce pays comme un terroriste en puissance, c'est le peuple que vous vous apprêtez à dénoncer comme votre ennemi.

Je vous engage à relire, avant de voter, la définition de ce qu'est un État policier selon Raymond Carré de Malberg:

L'État de police est celui dans lequel l'autorité administrative peut, d'une façon discrétionnaire et avec une liberté de décision plus ou moins complète, appliquer aux citoyens toutes les mesures dont elle juge utile de prendre par elle-même l'initiative, en vue de faire face aux circonstances et d'atteindre à chaque moment les fins qu'elle se propose : ce régime de police est fondé sur l'idée que la fin suffit à justifier les moyens. À L'État de police s'oppose l'État de droit.

En écartant le juge judiciaire de toute autorisation préalable aux écoutes administratives, c'est l'État de droit que vous détruisez: garant des libertés individuelles, sa remise en cause nie le principe de séparation des pouvoirs.

Et tout ça pour quoi ?

S'il fallait en croire les maigres débats - imposés par la procédure d'urgence choisie par le gouvernement - cette négation de tous nos principes fondateurs serait nécessaire pour lutter contre le terrorisme.

Mais cette loi ne concerne pas que la lutte antiterroriste, loin de là: elle s'applique à tous les domaines de la vie en société. "Engagements internationaux", "Intérêt public", "Intérêts économiques et scientifiques", voici quelques-uns des motifs pour lesquels vous allez autoriser, sans contrôle, la surveillance de chaque citoyen.

Oh, bien sûr, pendant le débat public on ne vous agitera que la menace terroriste, à l'instar de la fiole censée prouver l'existence d'armes de destruction massives en Irak, on vous répètera l'argument mensonger selon lequel "90% des jihadistes se sont radicalisés sur Internet". Oh, oui, si vous osez vous opposer à ce déni de démocratie, on vous accusera d'être responsables des attentats qui pourraient avoir lieu sans ce texte.

Le même argument vous a déjà été servi pour justifier le récent texte qui permet la censure administrative - sans juge - de n'importe quel site Internet (et dont l'OSCE demande déjà qu'on le reconsidère).

Pourtant, dans cette période où chacun s'interroge sur ce qui nous définit comme une société, c'est justement le moment de vous souvenir des principes qui ont fondé ce pays.

Mais, dans ce moment où le terrorisme n'a de cesse que de voir disparaître toute pratique démocratique, c'est justement l'instant où vous devez vous lever pour défendre les droits fondamentaux et pour rejeter les arguments démagogiques.

Mesdames, messieurs, s'il vous reste ne serait-ce qu'une once de probité, vous lirez les arguments des opposants à ce texte, sans oeillères et sans calcul politique de bas étage.

Et si vous ne voulez pas être un traître à la république, madame, monsieur, vous vous y opposerez à votre tour.

[Edit au 07/04/2015: depuis que j'ai écris cette lettre, beaucoup d'autres ont pris position contre le projet de loi, notamment le Défenseur des droits (cinglant), Gandi ou Human Right Watch. Évidemment, ça ne changera rien au vote.]

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 21:21

Odessa brave l’interdiction de la junte de Kiev

11 avril 2015 sur le blog Histoire et société

Odessa a célébré hier le 71 ème anniversaire de la Libération de l’occupation fasciste. Les citoyens avec à leur tête un groupe du PCU ont défié l’interdiction de la junte interdisant les symboles de la période soviétique et la bannière de la Victoire.

 

Photo de Con l'Ucraina antifascista.
Photo de Con l'Ucraina antifascista.
Photo de Con l'Ucraina antifascista.
Photo de Con l'Ucraina antifascista.
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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 14:53

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 22:57
Lu sur le blog de l'UL CGT de Dieppe
Lutte contre le terrorisme: Projet de loi sur le renseignement, un texte liberticide

la CGT Droits et libertés 

 

Lutte contre le terrorisme: Projet de loi sur le renseignement, un texte liberticide

Lu sur le site de la CGT

Alors que le projet de loi sur le renseignement est discuté en commission à l’Assemblée nationale, la CGT police demande le retrait d’un texte qui, sous prétexte de lutte contre le terrorisme, veut élargir les domaines concernés par les surveillances téléphoniques, sans contrôle judiciaire et en concentrant les pouvoirs dans les mains du seul Premier ministre.

« Une loi qui, sous couvert de mieux protéger contre le terrorisme, va en réalité être une des plus liberticides jamais votées depuis celle sur l’état d’urgence. »
CGT Sgap de Paris et préfecture de police

Violences collectives, intérêts politiques et intérêts économiques sont parmi les nouveaux domaines pour lesquels les surveillances téléphoniques pourraient être autorisées. Le syndicat s’inquiète du flou qui entoure ces notions – toute personne participant à un rassemblement pourrait-elle être mise sur écoute ? –, mais aussi du « flou juridique total » concernant les nouveaux outils que les services de renseignement auront à leur disposition.

De plus, le pouvoir décisionnaire serait appliqué sans aucun contrôle judiciaire et se trouverait concentré entre les mains d’un seul homme, le premier ministre. Celui-ci pourrait même se passer, dans certains cas, de l’avis de la future commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR).

La nécessaire lutte contre toute forme de terrorisme « ne doit pas se faire au prix des libertés publiques » explique la CGT Sgap de Paris et préfecture de police dans un communiqué du 22 mars 2015.

La CGT police demande donc le retrait de ce projet de loi au profit d’un texte « recentré sur le terrorisme » et « doté de garde-fous beaucoup plus importants qu’une simple commission administrative privée de moyens ».

Loi renseignement : tous surveillés ! - Ligue des droits de l'Homme

Loi renseignement : tous surveillés ! - Ligue des droits de l'Homme

Communiqué de l'Observatoire des libertés et du numérique (OLN). Présentant le projet de loi relatif au renseignement adopté en Conseil des ministres ce 19 mars 2015, le Premier ministre a fi...

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 22:50

Michel El Diablo

UKRAINE - 9 mai 2015 : « nous n’avons pas peur » les anciens combattants antifascistes de l’Armée Rouge vont défiler dans Kiev
UKRAINE - 9 mai 2015 : « nous n’avons pas peur » les anciens combattants antifascistes de l’Armée Rouge vont défiler dans Kiev

« Nous n’avons pas peur »: les anciens combattants vont marcher dans le centre de Kiev, le 9 mai 2015  (jour du 70e anniversaire de la défaite de l’Allemagne nazie et de la victoire contre le fascisme) ; l’interdiction probable de la célébration du Jour de la Victoire en Ukraine sera une insulte aux anciens combattants de la Grande Guerre patriotique.

Cependant, ils ont l’intention de marcher sur Khreschatyk, même s’il y a un risque que les extrémistes d’extrême-droite les attaquent. Selon le chef de l’organisation des anciens combattants de l’Ukraine Nikolai Martynov à  Kiev , la Verkhovna Rada (ndt parlement à Kiev) a adopté la loi n°2558 «sur la condamnation des régimes socialiste et nazis en Ukraine et l’interdiction de leurs symboles »  et empêche les  anciens combattants de célébrer le Jour de la Victoire.

» Le décret présidentiel supprime le concept de Grande Guerre Patriotic, il supprime le jour férié du 9 mai pour mettre en avant le 8 mai, nommé « jour du souvenir et de la réconciliation ». Quand Victor Iutschenko est arrivé au pouvoir, il nous a interrogé au sujet de la réconciliation. Nous luis avons répondu que la direction de notre organisation ne pouvait pas répondre seule à cette question et lui avons proposé de soumettre la question aux vétérans. Noues les avons interviewés, et ils nous ont alors dit à 99,9% que la réconciliation avec ceux qui n’ont pas été réhabilité était hors de question. Quelle réconciliation? L’Allemagne nazie s’est rendu » . Martynov a aussi dénoncé ce décret comme inconstitutionnel, car la décision a été prise sans referendum? Si elle est approuvé, la loi du président, selon la direction de l’association des vétérans d’Ukraine, en vertu de l’interdiction va supprimer le jour des défenseurs de la patrie. « Dans mon bureau se trouve une copie du drapeau de la victoire, du drapeau des vétérans. A l’inverse dans le centre de la ville il y a des containers poubelles. Et j’ai bien bien peur que si les activistes [d’extrème droite] de Parvy Sektor viennent, ils m’étranglent avec ce drapeau et me jettent dans une de ces poubelles. Les vétérans ressentent de nombreux actes d’intimidations. Et de nombreux ravages de la part du SBU et des forces de l’ordre ». Il craint également pour le 9 mai d’être attaqué par les extrémistes de « Secteur Droit ».

Ses déclarations sont confirmées par un vétéran, le colonel Dimitri Stadniuk :

« Nous n’accepterons jamais le fait d’être interdit de célébrer le 9 mai. Nous viendrons pour ouvrir le centre ville. Et laissons les essayer de tirer sur nous. Nous n’avons pas peur. Nous nous battrons, s’ils nous y obligent »

Le 2 mai 2014, à Odessa, au lendemain du 1er mai, des dizaines de militants antifascistes et de gauche étaient massacrés dans l’incendie de la maison des syndicats à Odessa.

Cette semaine, à Berlin où se déroulent des cérémonies du 70e de la victoire contre le nazisme, il est significatif de constater qu’une délégation représentant les peuples soviétiques – qui ont été les principaux artisans de cette victoire payé du prix de 27 millions de morts –  a été la seule délégation empéchée d’accéder à une cérémonie au Reichtag à Berlin malgré son invitation officielle, et prise à partie par des activistes nationalistes ukrainien sans réaction de la police allemande… Dans le même temps, le président français Hollande recevait l’oligarque-président de la junte de Kiev Poroschenko à Paris, annonçant la livraison d’équipement à l’armée de Kiev (hélicoptères, système d’armement).

Plus que jamais, solidarité antifasciste avec le peuple ukrainien. No Pasaran !

D’après : http://politikus.ru/events/48072-my-ne-poboimsya-veterany-namereny-marshirovat-v-centre-kieva-9-maya.html  

Traduction JBC pour www.initiative-communiste.fr

 

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 16:08
Communiqué de l'AFPS
Salah Hamouri, interdit d’étudier, victime de l’arbitraire militaire

http://www.france-palestine.org/Salah-Hamouri-interdit-d-etudier-victime-de-l-arbitraire-militaire

Salah Hamouri, pour qui nous nous sommes battus au long de ses si longues années de détention, vient de recevoir un « ordre militaire » lui interdisant, pour raisons de sécurité et pour une durée de six mois, d’entrer en Cisjordanie. Sans donner le moindre indice, le commandant militaire évoque de « sérieux doutes pour la sécurité de l’Etat et des citoyens » à l’appui de sa décision. Ainsi pour protéger les citoyens israéliens, Salah n’est plus autorisé à se rendre de Jérusalem à Ramallah ! L’arbitraire militaire semble là poussé jusqu’à l’absurde.

Salah est étudiant en droit à Ramallah dans une antenne de l’université d’Al Qods. Cet ordre militaire s’il est appliqué signifie qu’il n’est tout simplement plus autorisé à suivre ses cours et à se présenter à son examen de fin d’année en juillet ce qui le privera de son diplôme.

Salah, qui est résident de Jérusalem, a passé sept années de sa jeunesse dans les prisons de l’occupant. Dès sa libération il a voulu vivre pleinement comme les autres jeunes de son âge et construire sa nouvelle vie pour devenir avocat, sans rien renier de son combat pour la liberté.

Avec cette mesure, il s’agit pour l’autorité militaire israélienne de chercher à le casser. Il n’est pas le seul dans son cas. Cette volonté de briser leurs espoirs personnels s’applique à tous les jeunes qui sortent de prison dès lors qu’ils ne donnent pas l’impression d’avoir renoncé à leur engagement. C’est une entreprise politiquement stupide et vouée à l’échec, mais profondément inhumaine et destructrice.

Salah est Palestinien, il est aussi Français. De ce fait nous demandons aux autorités françaises de mettre tout en œuvre pour qu’il puisse bénéficier des mêmes droits que les autres citoyens français vivant dans le ressort de compétence du Consulat général de France à Jérusalem.

Salah a le droit d’étudier, d’aller et de venir, le droit de vivre, tout simplement ! Les autorités françaises doivent se battre pour que ce droit lui soit reconnu.

Le Bureau national
Paris, le 30 mars 2015
--

Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Fax. : 09 56 03 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 13:21
Lu sur le site du syndicat de la magistrature
Loi renseignement : Tous surveillés !

Communiqué de presse de l’observatoire des libertés et du numérique

Communiqués de presse, publié le 24 mars 2015, mis à jour le 24 mars 2015

Présentant le projet de loi relatif au renseignement adopté en Conseil des ministres ce 19 mars 2015, le Premier ministre a fièrement assuré qu’il contenait « des moyens d’action légaux mais pas de moyens d’exception ni de surveillance généralisée des citoyens » !

Certes, ce projet légalise des procédés d’investigation jusqu’à présent occultes. Mais pour le reste, les assurances données quant au respect des libertés relèvent d’une rhétorique incantatoire et fallacieuse. Et, prétendant que ce projet de loi fait l’objet d’un large consensus, le gouvernement soumet l’examen du projet en procédure accélérée, confisquant ainsi le débat parlementaire.

« Pas de moyens d’exception » : sonoriser des espaces privés, capter des images, accéder en temps réel aux données de connexion Internet ou installer des dispositifs de recueil des communications couvrant de larges périmètres de l’espace public, suivant la technique du chalutier jetant son filet pour faire le tri ensuite : voilà donc des dispositifs qui ne constituent pas « des moyens d’exception » ! Faudrait-il donc admettre qu’ils relèveront dorénavant du quotidien le plus banal ?

« Pas de surveillance généralisée des citoyens » : au prétexte de la lutte légitime contre le terrorisme, le projet déborde largement hors de ce cadre. Il prévoit que les pouvoirs spéciaux de renseignement pourront être mis en œuvre pour assurer, notamment, « la prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ». Au nom de la lutte contre le terrorisme, ce sont donc aussi les mouvements de contestation sociale qui pourront faire l’objet de cette surveillance accrue. L’ensemble des citoyens constituera ainsi la cible potentielle du contrôle, à rebours de ce qui est affirmé.

Plus grave, tout le dispositif est placé entre les mains de l’exécutif évitant le contrôle par le juge judiciaire de mesures pourtant gravement attentatoires aux libertés individuelles qu’il est constitutionnellement chargé de protéger.

La vérification du respect des critères, particulièrement flous, de mise en œuvre de ces pouvoirs d’investigation exorbitants, est confiée à une commission qui fonctionne selon une logique inversée : pour les autoriser, un seul membre de la commission suffit, sauf en cas d’urgence, où l’on s’en passe. Mais pour recommander d’y renoncer, la majorité absolue des membres de la commission doit se prononcer, l’exécutif demeurant en dernier ressort libre d’autoriser la mesure. Et si la commission ne dit mot, elle consent. L’atteinte à la liberté devient ainsi la règle, la protection l’exception.
Ce n’est qu’a posteriori, et seulement si le filtre de la commission est passé, que des recours juridictionnels pourront être formés, exclusivement devant le Conseil d’Etat. Et, secret défense oblige, ils seront instruits sans respect du contradictoire. Ils resteront illusoires quoiqu’il en soit, puisque par définition, le plaignant doit être dans l’ignorance des mesures de surveillance qui peuvent le concerner.

Enfin, vice majeur du dispositif, aucune limite n’est fixée pour déterminer à quel moment et selon quels critères le régime du renseignement relevant d’une police administrative d’exception doit laisser place à une enquête judiciaire de droit commun, avec les garanties qu’elle comporte pour ceux qui en font l’objet. Le juge judiciaire pourrait donc continuer ainsi de rester à l’écart d’investigations portant sur des délits ou des crimes dont l’élucidation relève pourtant de sa mission.

Ce projet de loi installe un dispositif pérenne de contrôle occulte des citoyens dont il confie au pouvoir exécutif un usage quasi illimité. Il est à ce titre inacceptable. Seul un véritable contrôle a priori de techniques de renseignement proportionnées et visant un objectif strictement défini relevant de la sécurité nationale, restera respectueux des droits fondamentaux.

L’Observatoire des libertés et du numérique appelle les citoyens et les parlementaires à se mobiliser pour conduire ce projet vers sa seule finalité légitime : mettre les dispositifs d’encadrement de la surveillance et du renseignement en adéquation avec les exigences de l’Etat de droit.

Organisations membres de l’OLN : Cecil, Creis-Terminal, LDH, Quadrature du Net, Saf, SM.

Contacts presse
Syndicat de la Magistrature (SM) : 01 48 80 47 88 Laurence Blisson, SM : 06 75 42 47 06 Feriel Saadni, service communication LDH : 01 56 55 51 08 contact-oln@ldh-france.org

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 10:43
Projet de loi sur le renseignement: La liberté d’être surveillé et de ne plus manifester! [CGT POLICE]

La peur... la peur est un outil incroyablement puissant. Les récents attentats terroristes ont exacerbé ce sentiment, donnant ainsi la possibilité à nos gouvernants de proposer une loi qui, sous couvert de mieux protéger contre le terrorisme, va en réalité être une des plus liberticides jamais votées depuis celle sur l'état d'urgence.

Utilisant ainsi les gens qui sont morts pour la liberté d'expression, ou en raison de leur religion, un gouvernement de gauche (!) veut faire passer une loi qui ne va pas seulement concerner le terrorisme, la prolifération d'armes de destruction massive ou encore la contre-ingérence, mais qui va se glisser dans des domaines plus variés tels que les "intérêts majeurs de politique étrangère" et les "violences collectives pouvant porter gravement atteinte à la paix publique".

Que viennent faire ces deux catégories dans la lutte contre le terrorisme? Quel rapport ont-elles avec la mort de journalistes, de personnes en raison de leur religion ou de nos collègues?

Qui va définir la nature de ces "intérêts majeurs" ou décider de ce qu'on doit considérer comme "violences collectives"? Une simple manifestation ne pourrait-elle pas être classée dans cette catégorie, vu le "risque" inhérent de ce genre de rassemblement qu'il tourne mal?

Toute personne participant à un rassemblement pourrait être mise sur écoute? Réalisez-vous ce que ça implique quant au respect de la vie privée?!

Sans parler du flou juridique total qui entoure les outils qui seront ainsi à disposition des services de renseignements.

La CGT-POLICE comprend qu'il soit nécessaire de lutter activement contre toute forme de terrorisme, mais cela ne doit pas se faire au prix des libertés publiques!

Car c'est ce que cette loi est : une atteinte grave à ces libertés!

Et tout cela dans les mains d'une seule personne : le Premier ministre, qui décidera qui doit être surveillé ou non. Et on s'étonne que l'opposition annonce qu'elle va voter cette loi!

De l'avis même de Marc TREVIDIC, juge spécialisé dans le terrorisme, il s'agit de donner des pouvoirs exorbitants aux services de renseignements dans des domaines biens plus larges que la seule lutte contre le terrorisme, parlant de notions particulièrement vagues. Il précise que : "Ces pouvoirs exorbitants se feront sans contrôle judiciaire". Ne mentons pas aux Français en présentant ce projet comme une loi antiterroriste. Il ouvre la voie à la généralisation de méthodes intrusives, hors du contrôle des juges judiciaires, pourtant garants des libertés individuelles dans notre pays."

La CGT-POLICE, en mémoire notamment de nos collègues tombés pour protéger une liberté individuelle qu'est la "liberté d'expression", demande l'abandon de cette loi telle qu'elle a été présentée et en demande une nouvelle non seulement recentrée sur le terrorisme, mais dotée de garde-fous beaucoup plus importants qu'une simple commission administrative qui serait, comme à l'accoutumée, privée des moyens et personnels nécessaires à la mise en oeuvre de sa mission de surveillance.

ENSEMBLE, NE LAISSONS PAS LE TERRORRISME GAGNER : LUTTONS POUR PRÉSERVER NOS LIBERTÉS.

Paris le, 22 mars 2015

cgt.police.paris@gmail.com

 

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 14:29

EL DIABLO [le blog]

 

 

EXIGEONS la libération de Marwan Barghouti, le « nouveau Mandela » palestinien
Se rappeler de la libération de Mandela et exiger la mise en liberté de Marwan Barghouti 

Il serait temps que Marwan Barghouti, le « nouveau Mandela » palestinien, soit libéré après 20 d’incarcération dans des prisons israéliennes En ce 11 février, nous devrions commémorer la libération de Nelson Mandela qui avait été libéré de prison le 11 février 1990 après vingt-cinq longues années.

Cette date devrait aussi nous évoquer une autre figure : celle de Marwan Barghouti, le leader palestinien qui est coincé derrière les barreaux en Israël depuis 20 ans.

A l’instar de Mandela, il est celui qui pourrait, s’il sortait de prison, réunir toutes les factions, gagner la présidence, entamer des négociations en vue d’une paix définitive pour son peuple, obtenir le soutien de ce-dernier et ensuite mener à une transition vers la vérité et la réconciliation dans un nouveau pays indépendant.

Malheureusement, il demeure dans sa cellule, dans la prison de Hadarim situé sur la côte méditerranéenne près d’Herzliya. Le seul moyen de le libérer serait de lancer une campagne internationale, semblable à celle qui avait permis la mise en liberté de Nelson Mandela.

Nous appelons tous ceux qui défendent l’idée d’un Etat palestinien indépendant à soutenir la campagne internationale pour libérer Marwan Barghouti et tous les prisonniers palestiniens (http://fmaapp.ps/) et à prendre part aux campagnes en France, en Italie et dans d’autres pays européens afin de célébrer ce 15 avril 2015 l’anniversaire de sa capture et de son arrestation.

 

Il y a 25 ans, Nelson Mandela, sourire aux lèvres, le poing levé, gagnait enfin sa liberté. « Enfin libre… enfin libre. » Ce jour marquait le commencement d’une nouvelle ère et l’apartheid allait enfin toucher à sa fin.

Bien qu’il reste beaucoup de progrès à réaliser, la mise en liberté de Mandela et d’autres prisonniers combattant l’apartheid a poussé le gouvernement à entamer un dialogue visant la paix, la liberté, la réconciliation et la cohabitation pacifique. Alors que nous commémorons cet évènement historique qui a changé l’Afrique du Sud ainsi que le monde, le destin de Marwan Barghouti, autre symbole de la paix, nous vient à l’esprit.

L’histoire de Marwan est très semblable à celle de Mandela. Ils sont tous les deux à l’origine des premières ramifications de leurs mouvements politiques, et ils ont forgé leur légitimité grâce à leur activisme et à leur rôle central dans le soulèvement des masses contre l’oppression. 

Au moment de leur arrestation, ils étaient chefs de leurs partis politiques respectifs et, alors qu’ils étaient en prison, ils sont devenus aux yeux de tous des symboles de la paix. Ils ont refusé de se défendre au tribunal et ont plaidé la cause de leur peuple.

Alors qu’ils luttaient pour le droit à résister à l’oppression, ils prônaient essentiellement une lutte pacifique en vue d’obtenir la paix, et ce même lorsqu’il s’agissait de luttes armées. Ils ont également été capables de maintenir l’unité au sein de leur peuple, tout en étant ouvert au dialogue avec autrui. 

Cette année marque le 25ème anniversaire de la libération de Mandela. Marwan est derrière les barreaux depuis 20 ans et il n’a pas mis un pied dehors durant les 13 dernières années de son incarcération. En octobre 2013, une campagne internationale pour la libération de Marwan et de tous les prisonniers politiques palestiniens avait été lancée depuis la cellule de Nelson Mandela à Robben Island.

A cette occasion, nous avons décidé de mettre en place l’International High Level Committee (un comité international de haut niveau), étant donné que la solidarité internationale permet de contribuer à notre liberté et à celle de nos alliés. De telles campagnes internationales portent un message fort : elles montrent que l’emprisonnement de nos alliés a des conséquences politiques et morales considérables pour les forces de l’oppression. 

Lorsque l’on parle de prisonnier politique, le cas le plus significatif et le plus choquant est celui de la Palestine. 800 000 palestiniens ont passé un séjour en prison. Beaucoup d’entre eux ont écopé entre 25 et 30 ans de prison. Il n’y aucune exception : enfants, femmes, membres du parlement et défenseurs des droits de l’homme dépérissent dans les prisons israéliennes. 

La lutte contre l’apartheid reflète de manière emblématique le combat pour la liberté et les droits de l’homme à travers le monde. L’apartheid était connu pour son oppression et son injustice extrême.

Existe-t-il aujourd’hui un conflit plus représentatif que le conflit palestinien du combat pour la liberté face à l’oppression, du le droit sur la force, de la justice face à l’impunité ?

Les politiques coloniales et discriminatoires d’Israël, aussi bien dans les territoires occupés que dans ses propres frontières, montrent clairement que nous assistons à la renaissance de l’apartheid, renaissance que nous ne pouvons tolérer. 

En lançant la campagne pour la libération de Marwan et de tous les prisonniers palestiniens (inspirée par la campagne pour la libération de Mandela), nous ne dénonçons pas seulement l’occupation et les conséquences qu’elle a sur les Palestiniens ; nous affichons clairement que la lutte palestinienne est la prolongation légitime de la lutte contre l’apartheid, et que la libération de Marwan et de tous les prisonniers palestiniens est une étape nécessaire pour redonner la liberté au peuple palestinien. 

Nous commémorerons un jour la mise en liberté de Marwan et nous pourrons admirer son sourire et son poing levé. Dès qu’Israël sera disposé à mettre un terme à l’occupation, Marwan sera ouvert au dialogue et prêt à agir en faveur de la paix. Toutes nos victoires contre l’oppression, le racisme, la discrimination, la ségrégation et l’apartheid doivent nous permettre de faire régner la liberté et la dignité en Palestine, ainsi que la paix basée sur le droit international. 

Source : Palestine Briefing 

Traduit de l’anglais par Muhammat Asa pour Investig’Action

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