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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 22:23

Lu sur www.france-palestine.org

 

Orange est associé à la compagnie israélienne de télécommunications Partner, qui opère dans les Territoires palestiniens occupés. Se disant « prêt à abandonner » ces liens, le PDG du groupe français a dû faire marche arrière sous les pressions du gouvernement israélien et de Laurent Fabius, qui oublie les engagements constants de la France.

René Backmann, Médiapart, mardi 9 juin 2015

 

« Les liaisons dangereuses d’Orange dans le Territoire palestinien occupé » : c’est le titre d’un rapport publié au début du mois dernier par cinq ONG et deux syndicats (il est à lire ici). Dans ce document de cinquante pages, ces organisations [1] révélaient que le groupe de télécommunications français Orange, dont l’État détient 25,05 % des parts, était lié avec l’entreprise israélienne Partner qui possède 208 antennes et installations diverses dans des colonies israéliennes de Cisjordanie, illégales au regard du droit international.

Partner a construit des antennes sur des terres palestiniennes confisquées, expliquaient les auteurs du rapport, offre ses services aux colons et à l’armée et contribue à assurer la viabilité économique et le maintien des colonies au détriment des Palestiniens. Par sa présence, constatait le document, Partner contribue aussi à perpétuer une situation considérée comme illégale par la communauté internationale. Le tout en violation du droit international et des droits humains.

  • JPEG - 35.6 ko
  • Stéphane Richard, PDG d’Orange

En conclusion de leur document, les organisations signataires recommandaient donc à Orange d’« exiger de Partner de ne pas opérer dans les colonies israéliennes dans le territoire palestinien occupé pour éviter de contribuer au maintien d’une situation jugée illégale par la communauté internationale » et, en cas d’échec, d’« interrompre sa relation d’affaires avec Partner et d’émettre une déclaration publique par laquelle l’entreprise marque clairement sa volonté d’éviter de contribuer à la viabilité économique et au maintien des colonies israéliennes ».

Orange avait d’abord répondu en assurant qu’il n’était pas « opérateur en Israël », et qu’il ne détenait aucune action ou droit de vote de Partner. Le contrat existant permettant à Partner d’utiliser « la marque et l’image d’Orange en échange d’une redevance », avait expliqué l’entreprise française, avait été « signé par le propriétaire de l’époque et transmis à France Télécom en 2000 lors de l’acquisition de la marque ». Ce qui ressemblait fort à un dégagement en touche.

Mercredi dernier, changement de stratégie d’Orange. En visite au Caire, le PDG Stéphane Richard indique être « prêt à abandonner demain matin » les liens avec Partner « sans exposer Orange à des risques énormes » sur le plan légal ou financier. Le lendemain, confirmation : Orange annonce par un communiqué sa décision de cesser « à terme » sa relation avec Partner, tout en précisant que cette décision « n’a aucune motivation politique et relève d’une volonté d’avoir la maîtrise totale de sa marque ». Rappelant qu’il est lié à Partner par un accord expirant en 2025, Orange ajoute qu’il respectera « strictement les accords existants ».

En Israël, où la campagne internationale « boycott, désinvestissement, sanctions » (BDS) est considérée comme une menace diplomatique majeure, la décision d’Orange est reçue – et traitée – comme une agression.

« Je dois avouer avoir été surprise par ces informations, qui ne me semblent pas raisonnables pour une entreprise de la taille d’Orange, réplique dans une lettre à Stéphane Richard la ministre israélienne des affaires étrangères, Tzipi Hotovely. Je suis confiante dans le fait que ces informations ne reflètent pas les intentions de votre compagnie. Et vous prie donc de clarifier cette question le plus vite possible. » « J’appelle le gouvernement français à rejeter publiquement les déclarations et les agissements malheureux d’une compagnie dont il est en partie propriétaire », exige de son côté le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, manifestement furieux. Il accuse Orange de participer à un « drame absurde », celui dans lequel une démocratie « respectueuse des droits de l’homme », exposée aux « menaces sécuritaires », est confrontée « aux condamnations systématiques et aux tentatives de boycott. On ne pardonnera pas ce drame absurde… ».

Est-ce le poids de cette menace ? Le lendemain, Laurent Fabius déclare que la France est « fermement opposée au boycott d’Israël ». Puis l’entourage de François Hollande affirme à l’AFP que « la France n’est pas dans une action sur le boycott qui puisse avoir la moindre ambiguïté. Un industriel a le droit de choisir ses partenaires en Israël. Orange veut continuer à travailler. C’est à Orange et à Orange seul de déterminer avec qui ». Comprenne qui pourra.

Entretemps, Stéphane Richard a rectifié sa stratégie. Ou son discours. « Orange est présent en Israël pour y rester », déclare le PDG, qui affirme « regretter sincèrement » la « controverse » née de ses propos et proclame : « Nous aimons Israël. »

En d’autres termes, une fois de plus, le gouvernement israélien a réussi l’un de ses tours de passe-passe diplomatiques favoris : transformer une mesure étrangère – en l’occurrence un projet de mesure – parfaitement licite, contre sa politique de colonisation illégale, en une agression contre Israël. C’est-à-dire faire surgir le mot boycott lorsqu’il s’agit, comme ici, d’agir conformément au droit international en cessant de soutenir l’occupation. Qu’il ait été assisté dans cette besogne par le ministre français des affaires étrangères est consternant.

Peut-être faut-il rappeler que sur l’occupation des territoires palestiniens par Israël, la position officielle de la France est pourtant assez claire. Comme l’ONU et l’Union européenne, elle ne « reconnaît pas la souveraineté d’Israël » sur ces territoires et « ne les considère pas comme faisant partie intégrante du territoire d’Israël ». Au cours de sa première visite présidentielle dans les territoires occupés en novembre 2013, François Hollande avait d’ailleurs rappelé « l’illégalité de la colonisation » et demandé son « arrêt total et définitif ».

Quant au ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, sa signature figure, avec celles de quinze autres ministres des affaires étrangères européens, au bas d’une lettre adressée le 13 avril 2015 à Federica Mogherini, haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères. Dans cette lettre, il est rappelé que « l’expansion des colonies israéliennes illégales dans les Territoires palestiniens occupés, et autres territoires occupés depuis 1967, menace la perspective d’un accord de paix juste et définitif ». Cette lettre avait pour but de rappeler à Mme Mogherini que les directives de juillet 2013 sur l’identification des produits des colonies « doivent être appliquées, conformément à la politique constante de l’UE qui vise à la préservation de la solution à deux États ».

[1] Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire), Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), Ligue des droits de l’homme (LDH), Al-Haq (défense des droits de l’homme en Palestine), Association France-Palestine Solidarité (AFPS), CGT, Union syndicale « Solidaires ».

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 13:05
Dernière info sur les circonstances de cette arrestation sur La Marseillaise
Pierre Stambul (UJFP) brutalisé par le RAID à Marseille

Le co-président de l'Union juive française pour la paix a été plaqué au sol et interpelé chez lui à Marseille en pleine nuit ce mardi par le RAID. Il est censé avoir assassiné Sarah sa compagne. "Elle était pourtant à côté de moi sans que ça les calme", témoigne-t-il à "la Marseillaise" après 7h de garde à vue dans le commissariat du 8e.


Relâché, Pierre Stambul en est convaincu : la police a été abusée par le hacker franco-israélien Ulcan.
"Il a fait la même chose à Jean-Guy Greilsamer l'autre co-président de l'UJFP mais aussi à une élue FdG de Mantes-la-Ville. La police n'a pas fait le rapprochement?! Chapeau!", s'indigne Pierre Stambul, en route pour une conférence à Toulouse intitulée "antisémitisme, antisionisme à qui profite l'amalgame" que rien ni personne ne l'aura finalement empêché de tenir.

 

Léo Purguette

Publié le 9 Juin 2015 par Cocomagnanville

Arrestation de Pierre Stambul

COMMUNIQUE DE L'UJFP

C’est aujourd’hui à 1h30 du matin que le Raid a débarqué au domicile de notre camarade Pierre Stambul, co-Président de l’Union Juive Française pour la Paix.
Les forces de police ont utilisé le protocole pour neutralisation de terroriste retranché armé : portes cassées, et devant les habitants pacifiques réveillés recherche immédiate de caches d’armes.

Faisant évidemment chou blanc, le Raid n’en a pas moins appelé la police nationale qui a emmené Pierre menotté.

A cette heure, Pierre n’est toujours pas relâché. Tout porte à croire que cette mise en scène dont on ne sait qui est à l’origine vise à empêcher Pierre d’assurer l’intervention prévue ce soir à Toulouse par l’UJFP et le comité BDS (Boycott, Désinvestissement Sanctions tant que Israël ne se conforme pas au droit international).

Cette intervention grotesque et scandaleuse doit faire l‘objet d’une protestation unanime de toutes les personnes attachées aux droits humains.

Le Bureau National de l’UJFP le 09-06-2015 à 10h20

 

Note : Selon la police Pierre Stambul aurait été victime 

 

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 08:53

Cet article est reposté depuis Ça n'empêche pas Nicolas.

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25 mai 2015 1 25 /05 /mai /2015 14:45
Espagne, première approche ou ... Sourire à Madrid .

Publié le 25 Mai 2015

il est des lundi matins

la lumière est plus pure

Espagne, première approche ou ... Sourire à Madrid .


Comme pour la Grèce, d'abord se féliciter de voir la droite ici héritière du franquisme (un peu comme si le f-haine était une des composantes décisives de l'UMP) prendre une baffe mémorable et de voir le PS local se faire botter le cul.

Honneur aux Espagnols qui, certes par procuration, nous permettent cette joie que nos incrustés dans les alliances politicardes ici, les communautarismes de chapelle là, ont interdit au peuple français.

Une image forte, ici, le quotidien de déférence qui titrait il y a huit jours sur son édition.fr du matin "La surprise de Cameron" renvoie dans les sous-titres les élections espagnoles.

Pour le Monde , à en croire la taille des caractères, que la Grande-Bretagne reste à droite serait un évènement majeur, que Madrid soit arrachée aux héritiers de Franco une maladie honteuse à soustraire des regards.

Le Figaro se console comme il peut : "La droite reste en tête au niveau national mais sans dégager de majorité absolue dans les territoires où se sont déroulées, ce dimanche, les élections municipales et régionales."

L'Huma titre sur la victoire de Podemos à Madrid et Barcelone, mais reste timide sur la condamnation sans appel par le peuple espagnol de sa social-démocratie eurocratisée. Cela pourrait ici donner des idées.

Quant à Libé pas un mot dans son titre sur la chute du PSOE (-800 000 voix) qui ne se tient en place que parce que le PP chute plus que lui.

L'intérêt de ce qui se construit en Espagne -- mais aussi peut-être des limites qu'il appartient d'abord aux Espagnols de mesurer et si besoin fortifier en terme d'organisation -- ce sont les bases populaires du rassemblement, ses objectifs contre la spéculation foncière, contre les affairistes et les scandales financiers, pour l'emploi et la protection sociale (dont les retraites) autant de sujets qui interdisent récupération à l'extrême droite et qui s'ancrent dans les exigences populaires en combattant les choix économiques, idéologique et politiques de l'UE. Il lui faut maintenant se construire son projet alternatif, se l'inventer sans modèle d'importation tous faillis.

Le peuple espagnol dispose-t-il des outils politiques pour construire cette alternative que portent les résultats ? Pas évident. Mais de même que pour la Grèce, être observateur éventuellement porter appréciation, interdit de se poser en donneur de leçon (d'autant plus que le mouvement social en France n'a pas de son côté fourni d'effort marquant pour s'affranchir des forces institutionnelles qui veulent le contenir dans les structures de l'UE ou le faire dériver vers des modèles de type franquiste que les Espagnols à leur façon sont en train de rejeter.

Donc se réjouir de voir une nouvelle génération pointer rejetant l'héritage franquiste et celui des forces qui se sont acclimatées au régime mis en place pour sa succession.

Souhait personnel de Canaille le Rouge, mais qui ne lui appartient pas pour sa concrétisation, voir maintenant l'Espagne poursuivre l'écriture de son avenir avec l'encre Violette qui manque toujours à ses couleurs Jaune et Rouge.

C'est qu'en France depuis 80 ans on a l'Espagne au cœur et pour qui depuis des lustres fréquente régulièrement le 94 rue JP Timbaut, cela à du sens…profond.

Rédigé par Canaille Lerouge

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 17:25
Lu sur Les crises.fr.  Allez voir sur le site pour connaître les votes.

Parce que, à ce stade, l’Assemblée Nationale est une publicité vivante pour le poujadisme…

Voici donc le détail des votes sur le projet de loi, adopté par l’Assemblée.

N’hésitez pas à leur écrire ici, mais, bien mieux, à leur passer un coup de fil, en particulier à la permanence de votre député.

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 16:53
Expulsées d’Israël, une fois encore

AFPS 68, mardi 28 avril 2015

© L'alsace

Christiane Peterschmitt, bouquet à la main, et Ilham Nouari, à sa droite, à leur retour d’Israël, hier à l’EuroAirport. Photo L’Alsace/Nadine Muller

Pour la deuxième année consécutive, des membres de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) ont été expulsés d’Israël après quatre jours de détention. Partis jeudi dernier, Guy Peterschmitt, le président de l’AFPS 68, son épouse Christiane et Ilham Nouari, toutes deux membres de l’association, ont atterri à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. Ils devaient se rendre dans le village de Wadi Fukin, en Palestine, pour participer à un programme de coopération pour le développement rural et procéder à la réception des travaux de la phase finale d’un projet d’irrigation.

Mais à peine leur avion a-t-il touché le sol israélien que les trois membres de l’AFPS ont été interpellés et placés en centre de rétention. Pourtant, Guy Peterschmitt avait avec lui une lettre officielle du consulat français pour la mission qui conduisait le groupe en terres palestiniennes, dans un objectif de solidarité. Dimanche, tous trois sont passés du centre de rétention au tribunal de première instance de Jérusalem. Guy Peterschmitt « a été considéré comme un activiste qui touchait à la sécurité d’Israël, à l’ordre public », explique son épouse Christiane. Mais ce dernier a tout de même été autorisé à poursuivre sa mission en Palestine.

Christiane et Ilham ont, quant à elles, été expulsées du pays au motif qu’elles n’avaient pas fait de demande préalable d’autorisation d’entrée sur le sol israélien. « Un enfermement » « Ces agissements obligent le gouvernement français à une réaction officielle ferme auprès des autorités israéliennes. La France ne peut se soustraire à sa responsabilité de protéger les droits de tous ses ressortissants, a fortiori quand c’est le fait d’un État qui piétine en toute impunité le droit international », s’est insurgée Aline Parmentier, secrétaire du PCF 68, auquel certains membres de l’AFPS adhèrent, et présente hier à l’EuroAirport pour le retour de Christiane et Ilham.

D’autres membres de l’AFPS avaient tenu à être présents également, pour montrer « tout leur soutien ». « L’attitude et la politique du gouvernement israélien sont répressives et il multiplie les interdictions d’entrée sur son territoire. Il y a un emballement politique, un enfermement d’Israël, et nous redoutons que ça s’accentue encore », a lancé Noëlle Casanova, responsable de la Ligue des droits de l’homme section Mulhouse et de la coordination Mulhouse-Palestine, également présente à l’EuroAirport. En attendant, Christiane Peterschmitt et Ilham Nouari retenteront leur chance l’an prochain.

Deux jeunes Lillois, Meïssa B et Tofayl K, adhérents de l’AFPS Nord-Pas de Calais, qui se rendaient à Naplouse, ville palestinienne jumelée avec Lille, ont été refoulés mardi, 28 avril 2015, de l’aéroport israélien de Tel Aviv, qui est le seul permettant (...) 
 
Commentaires : Colonisation, expulsions des arabes israëliens de leur maison, enfants maltraités ou emprisonnés, les dirigeants israëliens se moquent des résolutions de l'ONU ou des lettres des pays européens.  Il serait temps que la France boycotte les produits israéliens venus des territoires colonisés, les entreprises israéliennes qui s'y sont installées et cessent de laisser des entreprises françaises collaborer avec ces dernières.
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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 22:35

30 avril 2015 sur Investig'action. Cliquez sur le titre pour lire l'article entier.

Lilia Solano est une militante colombienne des Droits de l’Homme reconnue. Elle est également membre du Frente Amplio por la Paz (Front Élargi pour la Paix), un acteur majeur dans les revendications de participation populaire en Colombie, dans un contexte de répression généralisée contre les hommes et femmes qui dénoncent le système en place. Dans cette interview accordée en exclusivité au Journal de Notre Amérique, elle décortique les vrais enjeux des pourparlers de paix en cours en Colombie, le rôle des médias dans la diabolisation de l'opposition ainsi que la complicité entre les Etats-Unis et le gouvernement colombien.

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 08:52

Petro Simonenko (KPU), à Strasbourg, obtient le soutien de la Gauche Unitaire Européenne (GUE)

Lundi 20 Avril 2015

Petro Simonenko, Premier secrétaire du Parti Communiste d'Ukraine (KPU), était invité à Strasbourg par le groupe de la Gauche Unitaire Européenne (GUE) à l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe - article et traduction Nico Maury
 
Petro Simonenko (KPU), à Strasbourg, obtient le soutien de la Gauche Unitaire Européenne (GUE)
 
La Gauche Unitaire Européenne (GUE), par la voix de son Président Tiny Kox, a exprimé son soutien unanime et sa solidarité au Parti communiste d'Ukraine. La représentante du KKE à l'APCE, Liana Kanelli, a souligné que les politiques anticommunistes en oeuvre en Ukraine étaient contraire aux droits de l'Homme, elle a fait une intervention allant dans ce sens lors d'une réunion plénière de l'APCE.

Petro Simonenko a décrit la psychose anticommuniste qui règne en Ukraine. Il y a une vague d'assassinats politiques, une véritable terreur morale et physique contre les communistes et d'autres forces de l'opposition.

"En Ukraine il y a une guerre, des assassinats. Le pays entre dans une phase de transition dans la répression politique puisque se déroulent des assassinats politiques. Et ces meurtres politiques visent à intimider la société tout entière. En fait, l'Ukraine est un état  terroriste" déclare le chef du Parti communiste ukrainien.

"Aujourd'hui, 400 communistes sont poursuivis dans des affaires pénales. Les communistes sont accusés de tous les péchés mortels en Ukraine. J'ai été interrogé par le SBU pendant 11h, sans interruption".

"J'ai été accusé de créer un groupe terroriste, que les communistes étaient des séparatistes et que nous financions le terrorisme. 
Ils nous ont accusés de préparer les militants sur le territoire de la Fédération de Russie. Moi et mes camarades sommes accusés d'actes terroristes à Odessa, dont celui du 2 mai de l'année dernière, ils affirment que c'est nous qui avons brûlés les militants dans la Maison des syndicats" déclare Petro Simonenko.
Nicolas Maury
 
Source
 
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 14:40

Publié par Michel El Diablo

Manifester en France, c’est risquer de finir en prison

par Jacques RANCIÈRE philosophe, Ken LOACH réalisateur, Judith BUTLER, philosophe, et une cinquantaine de personnalités

Libération – 17 avril 2015 – TRIBUNE

Le droit à manifester est un droit non négociable. Mais ce qui se dessine localement, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques.

Il plane dans ce pays une atmosphère bien étrange. Quoi que l’on puisse penser du douteux cortège de tête de la mobilisation fleuve ayant défilé dans les rues de Paris, le 11 janvier, après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, ce sont bien quatre millions de personnes qui ont choisi de manifester pour dire leur rejet des attentats et leur attachement à un certain nombre de valeurs démocratiques. Comme le notaient alors les correspondants de la presse internationale, c’est au travers de la «manif», sorte de paradigme hexagonal de l’expression collective, que les Français avaient décidé d’exprimer leur émoi. Hollande et son gouvernement, eux, jouaient la carte de l’émotion et de la responsabilité, n’hésitant pas à se présenter comme les hérauts de la liberté d’expression. Mais celle-ci, en France, avant comme après ce défilé historique, n’est pas un étalon universel, loin de là. Il existe des territoires et des villes où manifester peut conduire derrière les barreaux.

Que ce soit à Notre-Dame-des-Landes, à Sivens, à Nantes, à Lyon ou à Toulouse, ce n’est pas tous les jours le 11 janvier. Manifester oui, mais pas pour saluer la mémoire du jeune militant écologiste tué par un tir de grenade de la gendarmerie, Rémi Fraisse, dans la nuit du 25 au 26 octobre. Manifester oui, mais pas contre la série de violences policières commises par la suite à l’occasion de plusieurs manifestations interdites en préfecture. Manifester oui, mais pas contre l’interdiction de manifester elle-même. Ces interdictions qui se sont répétées sur l’ensemble du territoire sont une atteinte grave et révoltante à un droit démocratique fondamental. Nombreux sont celles et ceux qui, en novembre, n’ont pas accepté les diktats vigipiratesques et les arrêtés préfectoraux. Des dizaines ont alors été arrêtés, gardés à vue, déférés devant la justice et souvent condamnés. Qui à une peine de sursis et une amende, qui à une peine de prison ferme. C’est le cas de Gaëtan, étudiant toulousain en histoire de l’art au Mirail, militant politique et syndical, arrêté en marge de la manifestation interdite du 8 novembre. En première instance, il a écopé d’une peine de prison avec sursis et d’une amende. En appel, le juge a choisi d’aggraver la sentence, en le condamnant à six mois de prison, dont deux fermes.

Bien sûr la justice officielle sait toujours trouver des motifs pour transformer une résistance politique en un crime de droit commun, en inventant des chefs d’inculpation et en faisant témoigner ses propres policiers. La justice officielle, d’ailleurs, leur en sait gré puisqu’elle sait être reconnaissante avec eux, lorsqu’ils sont les auteurs de «bavures». Clémente avec les meurtriers de Malik, de Zyed ou de Bouna (le verdict sera rendu en mai), jamais condamnés à de la prison ferme, elle est impitoyable avec celles et ceux qui revendiquent le droit élémentaire de dire leur opposition à la société telle qu’elle est organisée, ou aux politiques telles qu’elles sont menées. Ce qui se renforce et se dessine localement, à partir de manifestation, piquet de grève ou mobilisation, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques, dont on peut craindre, si l’on n’y prend garde, qu’elle ne devienne le lot commun dans tout le pays. Aujourd’hui à Toulouse, sorte de ville-laboratoire, la moindre mobilisation revêtant une dimension un tant soit peu politique, féministe, antiraciste ou de solidarité internationale avec le peuple palestinien est encadrée, lorsqu’elle n’est pas interdite, comme si le moindre acte militant public portait en lui le germe du «terrorisme».

Dans son message de soutien à Gaëtan, Erri De Luca souligne combien «le droit à manifester est un droit non négociable». Il en sait quelque chose. «Pas de prison pour Gaëtan et tous les condamnés pour avoir manifesté», tel est le nom de la campagne actuellement menée pour dénoncer toutes ces atteintes, auxquelles on voudrait nous habituer, aux libertés démocratiques élémentaires. Nous nous associons ici à ce refus et témoignons de notre solidarité à son égard et à celui des autres condamnés après les manifestations contre les violences policières. Nous invitons chacune et chacun, en conscience, à mesurer la gravité de la situation actuelle.

Parmi les signataires : Marc Abélès, anthropologue, directeur de recherches au EHESS et CNRS ; Gilbert Achcar, professeur, Université de Paris-8 et SOAS, Université de Londres ; Tariq Ali, écrivain et réalisateur ; Etienne Balibar, professeur émérite, Université de Paris-Ouest ; Ludivine Bantigny, historienne, maître de conférences, Université de Rouen ; Emmanuel Barot, philosophe, maître de conférence HDR, Université Jean Jaurès/Mirail de Toulouse ; Enzo Traverso, historien, Cornell University ; Michel Broué, mathématicien, Professeur, Université Paris-Diderot ; Sébastien Budgen, éditeur ; Judith Butler, philosophe, Université de Berkeley, Californie ; Vincent Charbonnier, ingénieur d’études, IFÉ- ENS de Lyon ; Anne Clerval, maître de conférences en géographie, Université Paris-Est Marne-la-Vallée ; Alexis Cukier, docteur en philosophie, ATER, Université de Poitiers ; Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue, professeure émérite, Université Paris Diderot-Paris 7 ; Jean-Numa Ducange, historien, maître de conférences, Université de Rouen ; Cédric Durand, économiste, Université Paris 13 ; Franck Fischbach, philosophe, professeur à l’Université de Strasbourg ; Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherche émérite, CNRS ; Bernard Friot, sociologue et économiste, Université de Paris-Ouest ; Franck Gaudichaud, maître de conférences en Civilisation hispano-américaine, Université Grenoble-Alpes ; Barbara Glowczewski, anthropologue, directrice de recherches au CNRS et Collège de France ; Fabien Granjon, sociologue, professeur, Université Paris 8 ; Razmig Keucheyan, sociologue, maître de conférences, Paris Sorbonne-Paris IV ; Stathis Kouvélakis, philosophe, King’s College, Londres ; Ken Loach, réalisateur ; Frédéric Lordon, économiste, CNRS ; Michael Lowy, philosophe, CNRS ; Olivier Neveux, historien d’art, professeur, Université Lyon 2 ; Ugo Palheta, maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Lille-3 ; Willy Pelletier, sociologue, Université de Picardie ; Paul B. Preciado, philosophe, Université de New York ; Jacques Rancière, philosophe, professeur émérite, Université Paris 8 ; Kristin Ross, professeure de littérature comparée, New York University ; Valentin Schaepelynck, maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Paris 8 ; Guillaume Sibertin-Blanc, philosophe, maître de conférences HDR, Université Jean Jaurès/Mirail, Toulouse ; Eduardo Viveiros de Castro, anthropologue, Museo Nacional, Rio de Janeiro ; Slavoj Žižek, philosophe, Université de Ljubljana, Slovénie.

SOURCES:

 

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 20:12

Lu sur Histoire et Société, le blog de Danielle Bleitracht

L’épuration de la justice ukrainienne par les nazis de pravy sektor…

 L’épuration de la Justice.

Lynchage public d’un juge qui a pour seul tort de ne pas être du « bon » parti. L’incident a eu lieu le 9 avril. C’est pour l’instant des faits isolés, mais il est révélateur de l’ambiance qui règne en Ukraine. Le fait que des militants ultra nationalistes (Praviy Sektor) puissent faire cela sans que la police intervienne est assez symptomatique d’une société à la dérive. L’homme en question, un juge de la ville d’Ivano-Frankivsk, a été trainé hors de son bureau, mis dans une poubelle, molesté, obligé à se déshabiller en partie et promené ainsi dans la ville. Les militants ont conditionné sa libération au fait qu’il signe une lettre de démission (youtube, youtube, youtube, korrespondent.net).

Noter le sympathique signe très « européen compatible » et « valeurs communes de l’UE » d’un des militants épris de liberté et de tolérance en début de vidéo.


extrait de Les-Crises.fr PL | 15 avril 2015 à 1 h 57 min | Tags: Actu’Ukraine, Ukraine | Catégories: Crise Politique | URL: http://wp.me/p17qr1-iHk

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