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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 23:19

Les chiffres du jour

  • + 8 % de grévistes supplémentaires par rapport au 24/04 ;
  • 84,32 %, c’est le taux de grévistes sur l’ECT PACA le 28/04 ;
  • 88 %, c’est le taux de grévistes à l’ET Midi-Pyrénées le 28/04 ;
  • 930 473 euros, c’est le montant de la cagnotte lancée par les intellectuels et les artistes au 28/04.

La suite ici :https://www.cheminotcgt.fr/actions/action-a-partir-des-3-et-4-avril-2018/info-luttes-n-17/

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 15:49

Il a fallu l'opiniâtreté de la famille et l'appui de la CGT pour s'opposer à la crapulerie de l'entreprise, malheureusement soutenue par la CPAM de l'Eure.

Extraits 76 actu

"Le suicide d’un mécanicien de l’usine Renault de Cléon (Seine-Maritime) a été reconnu comme étant « du fait du travail ». C’est ce qu’a statué la Cour d’appel de Rouen dans un arrêt révélé jeudi 19 avril 2018.

La caisse primaire d’assurance maladie de l’Eure et la SAS Renault avaient fait appel après s’être opposées à la reconnaissance de ce suicide en un accident du travail comme le réclamait sa veuve, appuyée par la CGT. "

Extraits FR3 Normandie

"En 2011, un mécanicien de Renault Cléon de 42 ans se suicidait à son domicile, la cour d'appel de Rouen relie cet acte à son activité professionnelle et aux difficultés rencontrées par le salarié.

Concernant le suicide de 2011, la cour relève "un climat général détérioré" et "des problèmes relationnels entre l'encadrement et le personnel" au sein de l'usine. Les juges relient cet acte "à une évaluation dévalorisante réalisée en mars 2011, la déception de ne plus pouvoir travailler de nuit ou encore des inquiétudes liées à une mobilité refusée et à des difficultés de maintenir son salaire".

L'intégralité des articles ci-dessous :

 

Sa veuve avec l'appui de la CGT réclamait que l'accident du travail soit reconnu et qu'à cette fin le lien du geste malheureux avec l'activité professionnelle de son mari soit établi.  Il a donc fallu 7 ans pour qu'enfin justice soit rendue.  Car la direction de Renault et la CPAM de l'Eure refusaient que soit admis l'accident du travail.

Les élus et militants syndicaux ont dû se battre longtemps pour obtenir gain de cause.  Ils ont en tout et pour tout 104 élus pour défendre 6000 salariés.  C'est bien peu comparé aux armées d'avocats, de juristes du travail que font travailler les patrons de Renault et leur allié objectif en l'occurrence : la CPAM de l'Eure.  Des avocats, des juristes payés pour une bien mauvaise cause : prouver que les méthodes de direction et la hiérarchie n'ont rien à voir avec le suicide d'un salarié alors que l'ambiance dans l'entreprise - selon ceux qui y travaillent - y était délétère.

Que voulaient donc économiser Renault et la CPAM sur le dos d'une famille meurtrie, d'une famille de salariés modestes ?  Combien de profits a réalisé Renault depuis 2011 ?

Ce que refuse Renault, c'est que soient mises à jour ses méthodes et l'exploitation subie par les salariés.  Et la CPAM, pourquoi cet appui à Renault ?  Est-ce bien là son rôle ?

Pour défendre les salariés contre cette multinationale pour qui  tous les coups sont permis, il faut des élus suffisants et expérimentés.  Et il n'y a pas trop de candidats. Or les ordonnances Macron diminuent drastiquement le nombre de ceux-ci. En encadré la situation de l'usine de Cléon après la mise en application de la réduction du nombre de délégués, repris dans un tract de la CGT distribué à Renault Cléon.AC

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 13:19

 

 

 

 

vendredi 6 avril 2018 par A.N.C

Cela fait à peine 11 mois que M ; Macron est élu et un vent de rébellion commence à souffler parmi les salarié-e-s mais aussi les professions libérales, les magistrats, les agriculteurs, les étudiants…M. Macron qui a voulu reprendre à son compte la stratégie de la guerre éclair et tous azimuts, prônée par le candidat battu Fillon se heurte à la résistance du peuple. Les organisations qui patiemment ont démonté les mesures et les arguties gouvernementales ont joué et jouent un grand rôle dans cette montée du mouvement social.

C’est dans ce moment que vient sur le devant de la scène, un débat sur la CGT, le syndicalisme et le politique ainsi que leurs rôles respectifs. Et l’on reparle même de la charte d’Amiens ce texte de 1906 certains voulant le jeter à la poubelle, d’autres en faisant une lecture quasi religieuse et d’autres encore une interprétation actuelle qui les arrange et donc peu rigoureuse…
Il semble donc important d’y revenir au moment où la bataille engagée concerne un choix politique de société.

La Charte d’Amiens

[...]

Lire la suite ici : http://ancommunistes.fr/spip.php?article470

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9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 22:11

 

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 23:30
 

La DRH de la SNCF demande aux Directeurs d’établissement d’appliquer des mesures illégales afin de démobiliser les cheminots.
De nombreux responsables refusent ces injonctions contraires à leur éthique.
Cette diversion sur la forme de la lutte ne doit pas masquer le fond des revendications.

De nombreux cadres, même s’ils ne s’inscrivent pas (encore) dans le mouvement social engagé, refusent de quitter leur poste de travail pour aller remplacer les grévistes ! « A-t-on le droit de m’envoyer en gare ? » demandent-ils.

La fréquence de cette question a motivé une déclaration de Guillaume Pepy. Il affirme que « les cheminots travaillant (pendant la grève) ont besoin d’être soutenus, que ce soutien d’un cadre de direction, gilet rouge (un temps) est un beau geste ». Et de renchérir sur le fait que « ce sont de belles histoires que ces rencontres entre les agents et des cadres de direction, et les gens du terrain sont contents ! »

Après la réapparition dans les discours des dirigeants, des notions de service public et d’usagers à chaque mouvement social, nous assistons maintenant à leur redécouverte du personnel opérationnel et de tout l’intérêt d’un management de proximité solidaire !

La Fédération CGT des cheminots déplore vivement que cette posture n’inspire pas au quotidien les décisions de ces mêmes dirigeants dans leur conduite de l’entreprise et n’éclaire pas d’un autre jour leurs choix exclusivement financiers et technocratiques ! Les cadres en proximité pour « soutenir » (autrement dit remplacer) le personnel opérationnel, il fallait oser ! Nos dirigeants, mis en difficulté par l’exaspération des agents, en appellent à une notion de solidarité singulièrement pervertie…

La solidarité, la vraie, prend un cours nouveau, les temps changent !

Guillaume Pepy, les hauts dirigeants de l’entreprise, affichent des positions dures, « zéro tolérance » avec les débordements qui pourraient avoir lieu pendant la grève. Il n’y aurait « qu’un seul préavis car il n’y a qu’un seul motif de grève » martèle le Président, « les grévistes doivent assumer ! » Encore faudrait-il qu’en matière de débordements, la direction commence par rester dans le lit de la Loi et ne la détourne pas pour satisfaire un esprit revanchard qui ne fera que mettre de l’huile sur le feu !

Soucieux de respecter avant tout la Loi, dans un esprit de neutralité, conforme à l’indépendance d’esprit au service de l’intérêt général que confère le Statut, des DRH ont refusé d’appliquer des directives illégales sur les retenues des jours de grève. Ils expriment également leurs inquiétudes sur l’avenir de l’entreprise et du mode ferroviaire et ne veulent pas participer à leur enterrement en soutenant cette réforme dogmatique et la parodie de concertation.

Les cheminots de tous collèges se retrouvent ainsi dans une véritable solidarité pour refuser le tunnel sans fin de l’austérité, les restructurations permanentes, le « bashing » anti-cheminots impulsé et nourri d’en haut et défendre un service public de qualité à nos concitoyens.

Quant à la tentation de tordre le bras à la Loi, la direction devrait y prendre garde. Déjà, des cheminots grévistes ont obtenu réparation par la justice de retenues effectuées en 2016 avec remboursement des retenues illégales et paiement des frais d’avocats par l’entreprise ! Si la direction persiste, d’autres suivront !

Cheminots de tous collèges, de tous Statuts, refusons la casse de l’entreprise publique.

Face à cette posture dogmatique du comité exécutif bien à l’abri dans ses « bunkers » qui expose sa ligne hiérarchique, nous invitons l’encadrement, notamment celui de proximité, à se tourner vers les élus UFCM-CGT pour les accompagner, les aider, voire poser la problématique du prêt de main d’œuvre illicite.

Portons de véritables alternatives : Ensemble pour le fer.

Inscrivons-nous massivement dans le mouvement
des 8 et 9 avril 2018.

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 13:28
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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 23:41
Christophe FREBOU le 3 avril

Les cheminots du Havre devaient reprendre leur piquet de grève dès ce matin, 5 heures

SNCF. Aujourd’hui, le trafic au départ et à l’arrivée de la gare du Havre sera de nouveau impacté par le mouvement des cheminots. Pour ces derniers, comptant sur le soutien des usagers, il y va de la survie d’un service de qualité.

Les deux Intercités (Le Havre-Paris) de 6 h 27 et 13 h 57 puis rien d’autre. Pas plus de deux rames se sont donc, comme annoncé, élancées des quais de la gare du Havre alors qu’à quelques pas de là, une centaine de cheminots tenaient le piquet de grève. Entre agacement et envie de se faire entendre comme force de proposition alors que la gare est quasi désertée par les usagers ayant, de leur côté, pris leurs dispositions. Il devrait en être de même aujourd’hui dès 5 heures, au deuxième des 36 jours de grève déposés au cours des trois prochains mois.

Face à l’ouverture à la concurrence

Agacement face aux difficultés de trouver un interlocuteur régional. « Comment arriver à se faire entendre ? Au Havre, nous n’avons plus de direction régionale. C’est donc au directeur d’établissement des contrôleurs et des voyageurs que nous avons remis nos revendications locales ainsi qu’une copie d’Ensemble pour le Fer (NDLR : le rapport de la Fédération CGT des cheminots sur l’avenir du service public ferroviaire) », fustige Baptiste Bauza, délégué syndical CGT-SNCF. « C’est à l’image du semblant de négociations que met en place le gouvernement qui n’a pas manqué de rappeler qu’il restait encore un mois de rencontres. Mais tout cela est à l’image de l’émission de télévision The Voice. Sauf que cette fois, c’est l’inverse, la ministre (NDLR : Élisabeth Borne) nous écoute puis nous tourne le dos une fois qu’on en a terminé. »

À entendre les syndicalistes, les rares usagers rencontrés aux abords de la gare se voudraient compréhensifs. Selon un sondage Ifop publié le week-end dernier, 46 % des Français trouveraient le mouvement des cheminots justifié. « Évidemment pour eux c’est plus difficile les jours de grève mais les passagers n’oublient pas que la galère c’est au quotidien qu’ils la vivent », martèle Jean-Marie Mutel, secrétaire du syndicat CGT des cheminots du Havre. « Alors que l’on m’explique en quoi nos conditions de travail empêchent un train d’arriver à l’heure. On cherche tout simplement à monter les Français contre les cheminots en vue de préparer l’ouverture à la concurrence. »

Car autour du tas de palettes enflammées au pied de la salle Duponchel, c’est évidemment le sujet qui est sur toutes les lèvres. Une préparation qui serait à l’origine de bon nombre de dysfonctionnements. « On a cherché à cloisonner chaque métier afin de mieux portionner la SNCF avant de la découper en secteurs soumis l’un après à la concurrence », poursuit le délégué. « Conséquence, on interdit aux cheminots d’être polyvalents. Donc si un conducteur fret est disponible afin de pallier l’absence d’un conducteur voyageur, il ne peut le remplacer. »

Michel, jeune retraité, arborant fièrement son badge « CGT-cheminots » est venu soutenir ses anciens collègues. « J’étais électricien au service équipement. Puis du jour au lendemain, on a séparé les activités haute et basse tension. J’étais chargé de la basse tension. Si un problème sur la haute tension intervenait, il fallait donc faire venir un collègue de Rouen. Comment peut-on imaginer que c’est de la faute des cheminots si la SNCF n’est plus capable de fournir un service de qualité ? »

Un service que le syndicat local CGT des cheminots voudrait repenser. Ce matin, à l’occasion d’une rencontre sous-préfecture, une délégation déposera une série de propositions « pour le développement du ferroviaire local ». Parmi elles, une desserte sur la zone industrielle du Havre où chaque jour 36 000 personnes se rendent. « La direction et le gouvernement ne sont pas dans une démarche constructive. Nous, si, et nous le prouvons ».

[...] La suite sur le site de P Nie : http://www.paris-normandie.fr/region/greve-sncf-au-havre--les-cheminots-se-veulent-force-de-proposition-JD12667709

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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 14:21
Lu sur le site de l'IHS-76
Le 5 avril prochain à la « Maison du Peuple  » de Sotteville les Rouen, BERNARD THIBAULT présente » LA TROISIÈME GUERRE MONDIALE EST SOCIALE »

 

 

Extraits de la présentation lue sur le site de l'IHS-CGT de Seine-Maritime

 

"En Europe les droits sociaux sont fréquemment présentés comme des « privilèges » d’un autre temps.

La version néolibérale de la mondialisation a fait de la concurrence un absolu qui s’est étendu à la planète entière. Les dégâts humains de cette véritable guerre sociale mondiale sont énormes.

Pourquoi cette situation? Quelles sont les origines, qui est responsable et comment s’en sortir?

C’est le sujet de la rencontre débat que vous propose notre Institut Cgt d’ Histoire Sociale de Seine-Maritime avec Bernard THIBAULT le 5 avril prochain à 14 h 30 à « LA MAISON DU PEUPLE » de Sotteville les Rouen.

 

BERNARD THIBAULT est membre du Conseil d’administration de l’ organisation internationale du travail (OIT) et a été secrétaire général de la CGT de 1999 à 2013."

 

Commentaire : Nul doute que l'analyse de la situation, de ses origines et de ses responsables est essentielle pour penser une stratégie pour s'en sortir.  Nul doute également que le coeur du débat est, pour la France, et cela vaut pour chaque pays, l'analyse des moyens mis en oeuvre par le capitalisme mondialisé pour asservir les peuples.

 

En Amérique latine, c'est l'intervention des Etats-Unis dans les affaires intérieures de pays souverains.  En Afrique, au Moyen-Orient, c'est l'impérialisme et ses guerres.  Ce capitalisme est aussi l'objet d'un combat féroce des Etats-Unis et des pays de l’UE contre la Chine et la Russie qui entendent contrôler leur capitalisme national et s'opposer à la volonté hégémonique des premiers.

 

L'UE, dont l'ancêtre, la CEE, fut voulue et portée sur les fonts baptismaux par les Etats-Unis dans le contexte de la guerre froide et du plan Marshall, en est l'instrument en Europe.  On ne peut aborder ce débat sans réfléchir sur les institutions et organismes qui l'épaulent : UE, cour de justice européenne, euro, banque européenne, confédération européenne des syndicats ...  On doit aussi s'interroger sur la notion de "version néolibérale de la mondialisation".  Car parler de "version" suggère une autre "version".  Or cette autre version n’existe pas.  La dite "version néolibérale domine  toute la vie économique et sociale mondiale.  Disons les choses crûment : c'est la version XXIème siècle du capitalisme.  Cette expression suppose que ce serait autre chose et pire que le capitalisme.  Cela laisse le champ libre aux tenants d'un impossible  "capitalisme aménagé" ...  L'UE veut faire croire qu’elle le tente en taxant les GAFA et en dénonçant les paradis fiscaux - ce qui n'est pas à refuser, mais sans illusion - pendant qu'elle met toutes ses forces politiques et idéologiques dans la bataille pour la "concurrence libre et non faussée" de nos services publics qu'elle rêve de privatiser ? 

Ce débat sur la guerre sociale mondiale et comment s'en sortir survient au moment, justement, où se livre, en France, une bataille essentielle pour les services publics et le service public ferroviaire.  Et contre le dogme de la "libre concurrence".  Avoir la tête claire sur les enjeux et les moyens de s'en sortir ne peut que renforcer la détermination et la force des luttes.  Débattre de toutes ces questions peut y contribuer.  A condition qu’aucun sujet ne soit tabou.  Notamment la responsabilité de l’UE.

 

Yvette Genestal

 

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 16:28
Mardi 27 Mars 2018 sur editoweb
Le 20ème congrès de l'Union départementale des syndicats et des sections syndicales du Val-de-Marne c'est tenu en novembre 2017 à Villejuif. Dans son rapport, l'UD dresse un bilan sombre de la Confédération syndicale internationale et de sa branche européenne (Confédération européenne des syndicats)
 
 
UD CGT du Val-de-Marne va s'affilier à la Fédération Syndicale Mondiale (FSM-WFTY)
 
Voilà ce que dit le secrétaire général de l'UD CGT du Val-de-Marne Cédric Quintin dans son rapport :

Après un retour historique sur la Commune de Paris de 1871, la révolution socialiste d'Octobre 1917, le Front populaire de 1936 ... le dirigeant de la CGT a dressé un bilan dramatique de la situation politique, sociale du monde. Il dresse un constat sévère sur les incapacités de la Confédération syndicale internationale et de sa branche européenne (Confédération européenne des syndicats) et souhaite un rapprochement avec la Fédération Syndicale Mondiale, notamment l'affiliation de l'UD à la FSM :
[...]

 

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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 09:16

L'Union Européenne en gestation-le point de vue de la CGT en 1957

Lors du congrès de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) qui se tient à Leipzig du 4 au 15 octobre 1957, Benoît Frachon, secrétaire général de la CGT de France,  prononce un discours dans lequel il pointe les dangers du Marché commun qui allait donner naissance à l'Union européenne

[...]

Je veux limiter mon intervention à deux points sur lesquels il me semble nécessaire d'apporter une contribution à leur approfondissement.

 

Le premier est le Marché commun des six pays d'Europe.

A première vue, cette question semble intéresser plus particulièrement les syndicats membres du Marché commun. En réalité, elle soulève des problèmes qui ont une valeur internationale.

La CGT française s'est prononcée à l'unanimité contre le Marché commun sans rémission.

Cependant, les promoteurs de ce Marché ont fait beaucoup de propagande pour le présenter comme une réforme progressive, une mise en commun des ressources de l'Allemagne, de la France, de l'Italie, de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg, et comme un moyen d'améliorer le sort des peuples de ces pays.

Cette propagande cache des visées bien différentes.

Le Marché commun fait partie d'un ensemble de mesures conçues et mises en œuvre par les impérialistes américains en vue de poursuivre leur objectif de domination mondiale.

Les six pays intéressés font partie de cette machine de guerre qu'est l'OTAN et qui a déjà abouti à la création de nombreuses bases militaires américaines en Europe, à la militarisation à outrance des pays membres, à imposer à leurs peuples des charges militaires écrasantes, à la remilitarisation de l'Allemagne de l'Ouest.

[...]

Elle n'est cependant pas la seule raison.

Le Marché commun constitue en fait un grave danger pour l'économie nationale des pays les plus faibles et une menace non moins grave pour les travailleurs de l'ensemble de ces pays. Contrairement à ce qu'en disent les promoteurs, le Marché commun ne fait pas disparaître les contradictions internes du régime capitaliste. Ces contradictions s'expriment déjà dans notre pays par les craintes exprimées par certains dirigeants d'industries ou d'entreprises menacées par la concurrence d'industries similaires d'autres pays du Marché commun mieux placés qu'eux. Le Marché commun ne peut favoriser le développement économique dans tous les pays intéressés, il ne peut aboutir qu'à l'hégémonie des capitalistes et des monopoles les plus puissants, en l'occurrence les monopoles allemands étroitement associés aux monopoles américains.

Ce en quoi cette question du Marché commun a une importance internationale pour les syndicats réside notamment dans les moyens employés par les monopoles et les gouvernements qui mènent leur politique pour essayer de le faire admettre par les masses populaires et la classe ouvrière, alors qu'il constitue une véritable trahison des intérêts nationaux de la plupart des pays qui y participent. Ce qui intéresse les travailleurs de tous les pays, ce sont les moyens que ces mêmes monopoles et gouvernements utilisent pour troubler la conscience de classe des travailleurs et pratiquer une politique réactionnaire en essayant de la parer des vertus du progrès, en utilisant même parfois ou en faisant utiliser par des dirigeants d'organisations ouvrières un langage à prétention socialiste. [...]

 

Le renforcement des monopoles signifie également une domination plus grande des capitalistes sur l'État et l'utilisation de l'appareil de cet État contre les libertés et les droits de la classe ouvrière. Le Marché commun prévoit la libre circulation des travailleurs dans les six pays intéressés. On nous présente cela comme une grande conquête dans la voie de la liberté, une espèce de préface à la suppression des frontières. La vérité est beaucoup plus prosaïque.

Pour s'opposer aux revendications de la classe ouvrière, pour réduire les salaires réels, imposer de longues journées de travail et des conditions de travail toujours plus dures, les capitalistes ont besoin d'une armée de réserve de chômeurs. La soi-disant libre circulation des travailleurs leur permettra d'utiliser à leur gré cette armée, de la transporter d'un pays à l'autre suivant les besoins.

En ce qui concerne le niveau de vie des travailleurs, tous ceux qui veulent cacher les véritables buts du Marché commun affirment que les salaires et conditions sociales seront nivelés par le haut. Mais comme le rappelait le camarade Di Vittorio, c'est au contraire vers le niveau le plus bas que s'orientent les capitalistes de tous les pays. Chez nous, bien avant que le Marché commun ait été voté par le Parlement, les patrons répondaient aux demandes d'augmentation des salaires formulées par les syndicats par la nécessité de faire face à la concurrence dans le futur marché et faisaient peser la menace du chômage.

Chez nous, les dirigeants social-démocrates de droite, ainsi que les dirigeants réformistes et les partisans de la collaboration des classes dans les syndicats présentent le Marché commun comme une tranche de socialisme.[...]

En lire davantage ici : http://hlguemene.over-blog.org/pages/LUnion_Europeenne_en_gestationle_point_de_vue_de_la_CGT_en_1957-1400140.html

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