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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 11:40

15 octobre 2015 : Le syndicat PAME a occupé le ministère du travail grec

Lu sur Solidarité internationale

15 octobre 2015 : Le syndicat PAME a occupé le ministère du travail grec

Communiqué du Parti communiste grec (KKE), 16 octobre 2015, traduction MlN pour Solidarité internationale PCF

Le matin du 15 octobre 2015, des travailleurs, membres de plusieurs dizaines de syndicats des secteurs privé et public rassemblés dans le « Front militant de tous les travailleurs » (PAME) ont occupé symboliquement le ministère du travail.

Les militants du PAME ont occupé le ministère et déployé une banderole géante sur sa façade sur laquelle était écrit : « Nous ne deviendrons pas les esclaves du 21ème siècle. Non à la destruction de la Sécurité sociale, aux plans de licenciements de masse, aux saisies, à la pauvreté et au chômage » ainsi qu’un appel aux manifestations du PAME le 22 octobre et à la grève du 12 novembre.

Dans sa déclaration, le PAME a souligné que les mesures du gouvernement « écrasait ce qui reste de « social » dans les assurances sociales. En même temps qu’il donne de l’argent pour libérer les grands groupes de leurs dettes, il essaie de détruire la sécurité sociale et de la transformer en charge individuelle pour chaque travailleur.

"Ils veulent nous faire travailler jusqu’au grand âge, sans retraite, sans protection au travail, sans accès à la santé et aux aides sociales. Ils précipitent les travailleurs dans les griffes des prédateurs qui considèrent la prévention des risques sociaux comme un moyen de faire du profit, dans les griffes des compagnies d’assurance et des assurances santé privées."  

Le démantèlement de la Sécurité sociale doit échouer ! La nouvelle offensive contre les droits acquis par la lutte et le sang pendant tant d’années doit être mise en échec. »

Christos Katsotis, membre du Comité central du KKE et député a participé au rassemblement du PAME. Le vendredi 16 octobre, l’occupation se poursuivait avant une manifestation dans le centre d’Athènes en soirée, organisée par le PAME.

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 08:07

Publié par Michel El Diablo

VENEZUELA : Que se passe-t-il dans le chavisme ?

Exerçons une seconde notre mémoire: toutes les batailles électorales qu’a livrées le chavisme furent précédées de phases dures d’agression politique et économique. Coups d’État, sabotages pétroliers, attentats contre le réseau électrique, lock-outs patronaux, boycott économique, violences de l’extrême droite, tentatives de putsch militaire, pression internationale, attaques médiatiques persévérantes, asphyxiantes et généralisées, qui trouvent leur origine dans les cercles politiques et économiques de la droite nationale et internationale. Cette histoire a déjà été racontée : de Pedro Carmona (1) à la plantation Daktari (2), des plans de Fedecámaras (3) à ceux du Département d’État (4).

La seule constante qui a favorisé le chavisme, entre résistance et offensive, fut la clarté de la direction politique et la cohésion populaire : une force unitaire, consciente de son devenir. Depuis 2002 une réflexion s’y incarne collectivement, qu’on peut résumer en paraphrasant l’expression populaire : “nous avons trop nagé pour mourir sur la rive”.

L'article complet (avec photos) sur: https://venezuelainfos.wordpress.com/2015/10/13/que-se-passe-t-il-dans-le-chavisme/

 
 
VENEZUELA : Que se passe-t-il dans le chavisme ?
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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 16:25

Nous avons reçu de Berlin ces photos de la manifestation et ce texte témoignage que nous mettons en ligne.

MANIFESTATION DU  OCTOBRE A BERLIN CONTRE LE TRAITE TRANSATLANTIQUE,LE CETA  (Tafta version canada ), et TISA ( Accord sur les services )

MANIFESTATION DU OCTOBRE A BERLIN CONTRE LE TRAITE TRANSATLANTIQUE,LE CETA (Tafta version canada ), et TISA ( Accord sur les services )

Depuis Berlin : Témoignage de deux militants anti-Tafta.

 

Nombreux cars affrétés par les syndicats
Nous savions que la manifestation du 10 octobre allait dépasser en ampleur les manifestations locales précédentes d'octobre 2014 qui comptait environ 2000 participants et de printemps 2015 qui en comptait peut-être 4000, mais la participation au niveau national ce samedi 10 octobre a dépassé toutes nos attentes. Nous avons d'abord été impressionnés par le nombre de bus affrétés par les différentes organisations, surtout par les syndicats qui se prononcent officiellement contre le T.T.I.P. (Verdi, par exemple, mais également IGMetall). Ils créaient même un petit embouteillage en arrivant sur la gare, lieu de départ de la manifestation. La place Washington devant la gare centrale de Berlin était pleine. Arrivés sur la place, nous voulions rejoindre les drapeaux du D.K.P. que nous voyions au loin, mais nous ne pouvions tout simplement pas avancer ou nous frayer un chemin à travers la foule car nous étions tous très serrés les uns contre les autres. Nous avons donc attendu. Une heure.

 

Une multitude de slogans

Pendant ce temps, le cortège avait déjà commencé! Cela nous donna le temps d'observer les nombreux panneaux "fait maison" des manifestants. Si certains étaient naifs, "TTIP seulement avec des règles démocratiques" (ce qui serait une contradiction en soit),  la plupart montraient un attachement à la démocratie et une critique du gouvernement allemand. Beaucoup également mettaient en évidence la contradiction entre les intérêts des "grandes entreprises" (=Konzerne) et les intérêts des citoyens. Beaucoup étaient très créatifs: un Cobra-TTIP faisant face à des lapin-merkel, lapin-hollande, lapin-gabriel... L'ambiance était joyeuse, un magnifique soleil d'octobre aidant.

En revenant de la manifestation, nous remarquons que les organisateurs avaient loués des panneaux d'affichage aux arrêts de bus. Une caricature de Sigmar Gabriel, ministre S.P.D. du gouvernement actuel et fervent défenseur du TTIP a retenu notre attention: "Recherché: extrémiste de la conformité au marché". Quelle joie!
 

La presse allemande défend le traité et tente de dévaloriser le mouvement

Nous apprenons le soir que la tête du cortège avait atteint la colonne de la victoire dans le Tiergarten, alors que 10.000 manifestants étaient encore sur la place Washington.
Une partie de la presse allemande (notamment Spiegel Online) utilise le fait que des groupes d'extrême-droite étaient également présents pour décrédibiliser la manifestation (nous, nous ne les avons pas vus). C'est le même problème qu'en France: il suffit que l'extrême-droite s'empare d'un thème social pour que médias et politiques libéraux de droite ou de "gauche" tente de décrédibiliser tout un mouvement et empêcher la gauche de se mobiliser et de penser. Beaucoup ont aussi minoré l'ampleur du rassemblement ou ont fait parlé des "spécialistes" pour expliquer que les centaines de milliers de participants n'avaient rein compris ...

 

Internationalisme

Les organisateurs avaient invité un représentant de l'association américaine "public citizen" à parler sur la scène à la fin de la manifestation.  [ "Public citizen" est une organisation de défense des consommateurs qui s'oppose clairement à la signature du traité transatlantique ].  Il a conclu son discours de solidarité par ces mots "Your victory is our victory". 
 

Berlin-10 Octobre 2015 : témoignages photos et récit en direct de la manifestation anti TAFTABerlin-10 Octobre 2015 : témoignages photos et récit en direct de la manifestation anti TAFTA
Berlin-10 Octobre 2015 : témoignages photos et récit en direct de la manifestation anti TAFTA
"VOUS SIEGEZ ENCORE LA-HAUT, VOUS LES LACHES, PAYES PAR LES ENTREPRISES ET MEPRISANT LES DEMOCRATIES  MAIS BIENTOT LA JUSTICE REGNERA A NOUVEAU ET LES PEUPLES SERONT (VOS) JUGES / ET LES PEUPLES REGNERONT ALORS QUE DIEU VOUS GARDE!"  (INSPIRE DE KARL THEODOR KÖRNER- 1800)

"VOUS SIEGEZ ENCORE LA-HAUT, VOUS LES LACHES, PAYES PAR LES ENTREPRISES ET MEPRISANT LES DEMOCRATIES MAIS BIENTOT LA JUSTICE REGNERA A NOUVEAU ET LES PEUPLES SERONT (VOS) JUGES / ET LES PEUPLES REGNERONT ALORS QUE DIEU VOUS GARDE!" (INSPIRE DE KARL THEODOR KÖRNER- 1800)

Berlin-10 Octobre 2015 : témoignages photos et récit en direct de la manifestation anti TAFTABerlin-10 Octobre 2015 : témoignages photos et récit en direct de la manifestation anti TAFTABerlin-10 Octobre 2015 : témoignages photos et récit en direct de la manifestation anti TAFTA
Berlin-10 Octobre 2015 : témoignages photos et récit en direct de la manifestation anti TAFTABerlin-10 Octobre 2015 : témoignages photos et récit en direct de la manifestation anti TAFTA
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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 08:43

Publié par Jean Lévy

Il peut avoir la tête tranchée dans les heures qui viennent...

Il peut avoir la tête tranchée dans les heures qui viennent...

Collectif Communiste Polex 

La hache saoudienne ne doit pas s’abattre sur le jeune saoudien, coupable d’avoir manifesté contre le régime…

 

Les heures, les minutes comptent pour empêcher l’exécution barbare de Ali Al-Nimr, condamné à avoir la gorge tranchée par le bourreau du royaume saoudien.

La grâce demandée par le président de la République en faveur du jeune saoudien – il avait 17 ans à l’époque de la manifestation – ne suffit pas : il faudrait que la France annonce des mesures de rétorsion à l’encontre du régime du roi Salmane,   en cas d’exécution de la sentence. Or, ce même gouvernement français  se réjouit d’avoir vendu à l’Egypte  les deux frégates refusées à la Russie, alors que cette opération  est financée par l’Arabie saoudite !

Les 900 millions d’euros ainsi récupérés par la France, risquent d’avoir le goût du sang des égorgés de Ryad : en effet,  depuis le début de l'année, 133 personnes ont été exécutées dans le royaume, contre 87 sur l'ensemble de 2014, selon un décompte de l'AFP établi sur la base de communiqués officiels.

L’exécution de Ali Al-Nimr  serait une tache de sang sur le contrat signé par la France.

Il faut empêcher ce crime !

Si, dans les heures qui viennent,  des milliers et des milliers de personnes reprenaient cet appel et le relayaient  sur les réseaux sociaux, le mouvement d’opinion serait plus efficace que les suppliques officielles.

 

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 17:09

Le monarque Hollande a décidé sans consulter le moins du monde ses sujets, comme il le fit pour l'intervention au Mali, et comme l'avait fait auparavant Sarkozy en Libye, d'envoyer les avions français bombarder des localités de Syrie, avec ses compères US et Britanniques, alors même que le gouvernement légitime de Damas ne le veut pas. Cela sous le prétexte de punir les intégristes-terroristes de DAECH, dont le seul ennemi résolu et efficace est l'armée nationale syrienne que les médias parisiens persistent à présenter comme l'incarnation du Mal.


Comment pourrait on croire aux bonnes intentions occidentales, quand le même Hollande ne cesse depuis 10 ans d'affirmer sa volonté de détruire le régime syrien, certes autoritaire, mais dont personne ne peut nier le caractère laïque, protecteur des minorités religieuses et représentatif de la volonté nationale? D'autant que les Alliés occidentaux de Messieurs Fabius et
Hollande, Anglo- Saxons, Turquie de l'OTAN, monarques pétroliers intégristes du Golfe, Saoudiens et Qataris, persistent à laisser s'alimenter en armes et mercenaires le "Djihâd" de DAECH.


Qui peut croire que la destruction de quelques villages syriens et de leurs habitants, combattants et civils mêlés, résoudra les problèmes de la région, qui, déjà, fourmille de foules de réfugiés tentant de fuir la guerre au péril de leur vie en se précipitant vers le mirage européen?
L'hypocrisie est depuis des années commune à tous ces " coalisés " occidentaux, affairés à redessiner à leur profit la carte du Moyen-Orient au détriment des peuples: il y a quelques semaines, le gouvernement islamiste turc Erdogan, un des piliers de l'OTAN, à prétexté intervenir contre DAECH, pour en réalité mener une offensive contre ses opposants kurdes du PKK. Comment ne pas craindre que les frappes françaises et occidentales n'aient pour objectif essentiel la destruction de l'état national syrien, après ceux d'Irak par les USA et de Libye par Sarkozy, avec les résultats de chaos sanglant que l'on sait?


L'intervention militaire impérialiste n'est en aucun cas la solution, elle n'apporte ni la paix ni la démocratie dont les peuples ont besoin, mais le meurtre, les camps de réfugiés et la fuite affolée de " migrants " qui transforment les pays européens en poudrières xénophobes.


Francis Arzalier, Collectif Polex
Le 08/ 09 / 2015

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 16:41

Lettre d'Espagne

 

Le Parti Communiste espagnol a une longue histoire glorieuse de luttes, durant la guerre contre le fascisme franquiste, et durant quatre décennies de clandestinité.
L'Espagne et la France ont un passé différent: Nous avons hérité des révolutionnaires de 1789 une Nation unie malgré ses différences régionales, alors que les Communistes d'Espagne ont depuis longue date reconnu l'existence de Nationalités (Catalogne, Euzkadi, etc ) au sein de leur État : Le PCF et le PCE ont cependant mené des combats communs, au service de la République de Front Populaire, et dans la Résistance antifasciste. Ils ont connu aussi les mêmes dérives opportunistes et électoralistes à la fin du XXème siècle, qui ont entraîné la même perte d'influence.
Comme en France, certains Communistes d'Espagne fidèles à leur idéal, ne se résignent pas à ce déclin: A preuve, ces réflexions de militants d'Andalousie commentant le document-programme proposé par la direction d'Izquierda Unida (l'équivalent du Front de Gauche français). On peut ainsi voir à quel point les préoccupations des Communistes de part et d'autre des Pyrénées se rejoignent.

Collectif Communiste Polex
publié le : 8 Septembre, 2015

 

Contenu du processus d'unité populaire (extraits)
1 S'agit-il d'une dénonciation claire du mode de production capitaliste et de ses manifestations dans les divers cadres géographiques? Ou, au contraire, consiste-t-il à légitimer les politiques social- démocrates pratiquées par le PSOE, comme cela s'est fait, par exemple en Andalousie ( où IU et PSOE dirigeaient ensemble la Région de 2012 à début 2015 ).
Le document ne mentionne pas le socialisme comme objectif absolument nécessaire de l'Unité Populaire: un socialisme qui combatte efficacement l'inégalité sociale, le chômage et la misère, qui fasse la promotion d'une nouvelle démocratie politique et économique, et qui en finisse avec les agressions contre l'environnement; un socialisme qui mise résolument sur la paix.
Au contraire, l'expression utilisée, confuse et ambiguë, est le " changement de modèle productif " inclus dans un programme permettant la " sortie sociale de la crise " ( ? ). Le document n'indique pas en quoi consisterait ce changement, ni ce que serait ce " nouveau modèle."
S'il s'agit d'un oubli, c'est énorme, si c'est délibéré, c'est encore pire.
La stratégie d'Unité Populaire n'a de sens que si elle a pour objectif, de manière constante, la construction d'une société socialiste. Tout autre démarche conduit au renforcement du capitalisme et transforme l'Unité Populaire en une organisation au service de la social-démocratie et du bipartisme, ne pouvant déboucher que sur des changements cosmétiques, perpétuant un régime d'oppression et d'exploitation qui bénéficie à une minorité.
2 Il nous paraît au contraire pertinent, et même indispensable, d'appeler à la rupture démocratique comme objectif de base de l'Unité Populaire.
Mais pour que cette stratégie de rupture démocratique soit crédible aux yeux des protagonistes appelés à construire cette Unité Populaire, il faut que soit pratiquée l'autocritique correspondante. Pourquoi s'évertuer à passer sous silence les responsabilités -politiques- de ceux qui ont participé à la mise en place du régime de 1978, fruit d'un pacte entre les forces sociales, politiques et économiques de la dictature franquiste, avec celles de la Droite parlementaire et Nationaliste, de la Social-démocratie, et de " l'Euro-Communisme "?
Aujourd'hui, il n'est pas crédible d'appeler à une rupture démocratique, si, en même temps, on s'acharne à éviter l'analyse d'une " transition", qui a si fort lésé les intérêts des ouvriers et des couches populaires.
Parce que cette " transition " de 78 eut, entre autres, pour conséquences: la légitimation a la tête de l'État du personnage désigné par le Dictateur, en oubliant les aspirations de renouer avec le régime républicain, et en méprisant tous les citoyens qui avaient lutté et souffert pour lui; que le pouvoir de la Finance est aujourd'hui plus grand que dans les dernières années du Franquisme; que les privilèges de l'Église catholique n'ont pas diminué, bien au contraire, depuis 1978; que depuis 78, un extraordinaire processus de privatisations et d'expropriations a entraîné une accumulation accélérée du Capital dans les mains d'une minorité; que les réformes successives du Droit du Travail et de la protection sociale adoptées par les gouvernements du PSOE et du PP ont sévèrement rogné d'importantes conquêtes du mouvement ouvrier, avec la connivence d'un syndicalisme de collaboration de classe promu au détriment de celui de combat ( Accords de Moncloa en 1977 ); que se sont multipliées les atteintes à la souveraineté nationale, territoriale, économique et financière ( OTAN, boucliers anti-missiles, bases états-uniennes, disparition de la monnaie nationale, limitation du déficit de l'État, base permanente US de déploiement rapide en Afrique, etc ); que la Loi d'Amnistie de 1997 a laissé impunis les crimes du Franquisme. Et, plus récemment, s'y sont ajoutées des atteintes multiples aux droits sociaux, économiques, et aux libertés (loi " bâillon "), sans oublier le sauvetage des banques privées, alors que le chômage dépasse toujours 25 pour cent des salariés.
Nous avons le droit et le devoir d'analyser notre passé avec un regard critique, si nous voulons éviter de commettre de nouvelles erreurs: le projet d'Unité Populaire doit être formulé à partir de l'autocritique.
3. Il n'y aura pas d'Unité Populaire ni même pas de réponse électorale efficace au bipartisme, si elle ne s'appuient pas sur une large mobilisation sociale et ouvrière, dans les villes et les entreprises, contre l'oppression et l'exploitation dans les usines, contre les expropriations, les privatisations et les régressions de toutes sortes en dehors des lieux de production......
4 Le projet d'Unité Populaire ne peut passer sous silence les agressions de l'Impérialisme dans et hors de notre aire géographique. Unité Populaire doit signifier appui et solidarité effective avec les peuples en lutte pour leur émancipation politique, économique, et sociale, contre l'Impérialisme, et la dénonciation constante et ferme des positions opportunistes et complices de la Social-démocratie: le rôle honteux de valet de l'Empire contre les gouvernements progressistes d'Amérique Latine joué par Felipe Gonzalez en est un bon exemple...
Les responsabilités ( au sein de l'Unité Populaire ) doivent être confiées par des élections directes des militants de base en Assemblées...
L'intégration des militants syndicaux et sociaux est prioritaire au sein de l'UP: les militants de l'UP doivent s'impliquer de manière active dans les mobilisations sociales, ouvrières et populaires en cours et à venir, avec le souci de favoriser leur développement...
Le renforcement de l'organisation et le réarmement idéologique sont des tâches urgentes au sein de l'UP: combattre les positions réformistes, revivifier les valeurs supérieures du Socialisme,....provoquer la rupture démocratique, l'ouverture d'un processus constituant, la récupération de la souveraineté par la sortie de l'UE, de l'OTAN, de l'Euro, le démantèlement des bases militaires étrangères.....
Les positions réformistes sont celles qui font le plus de tort au caractère démocratique de l'organisation. Les conduites et les actes d'autoritarisme dans notre organisation, à tous les niveaux, sont basés sur ces déviations. C'est la tâche de chacun, y compris des militants de base, de s'y opposer, et de défendre sans cesse un mode d'organisation et une réflexion vraiment collective.

Traduction du collectif polex

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 14:02
SOLIDARITE avec les MIGRANTS, OUI, PAS avec les DJIHADISTES qui les chassent pour le compte des impérialistes occidentaux.

fauteurs de guerresAu rassemblement parisien de « solidarité avec les  » qu’ont porté ce week-end le PS et sa mouvance d’ « extrême gauche », on a vu flotter partout, non pas le drapeau officiel de l’Etat syrien à deux étoiles, mais celui de la « rébellion » djihadiste (à trois étoiles) encouragée par les pétromonarchies intégristes chères à Hollande (qui vend, humanitairement au Qatar et à l’Arabie saoudite, des « Rafales » qui leur serviront à écraser les révoltes populaires).

La solidarité avec les peuples commence par l’observation d’un devoir élémentaire : celui de NE PAS s’ingérer dans leur affaires, de NE PAS les déstabiliser (au départ pour faire tomber un allié de la Russie et de l’Iran), en se souvenant du mot de Robespierre : « LES PEUPLES N’AIMENT PAS LES MISSIONNAIRES ARMES ». Cela s’appelle le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et celui des travailleurs à VIVRE ET A TRAVAILLER AU PAYS au lieu de servir d’ « armée mondiale de réserve du capital » à l’aune de l’euro-mondialisation !

qui sème le néocolionalisme et vend des armes récole des réfugiésN’oublions jamais que dames patronnesses et dagues patronales appartiennent à la même famille politique : celle de l’impérialisme, ennemi principal de tous les peuples, y compris le nôtre, et de ses créatures intégristes !

Ajoutons que voir flotter un drapeau intégriste porté par des individus masqués sur la statue de la République est une insulte au peuple français et à tous les martyrs républicains du 19ème siècle tombé pour la liberté des peuples.

Plus que jamais, SOLIDARITE AVEC LES COMMUNISTES SYRIENS qui luttent pour une indépendante, unie, laïque et démocratique où tous les Syriens qui le souhaitent pourront vivre et travailler !

Paris: Le drapeau des djihadistes en Syrie flottait lors du rassemblement en soutien aux réfugiés

 

rebelles en syrie

Le drapeau qu’arborent les groupes terroristes en Syrie depuis 2011 porte trois étoiles

 

syrie_damas_drapeau_sn635

Le drapeau officiel de l’Etat syrien porte deux étoiles.

***

Lors du rassemblement du 5 septembre à Paris, réclamant « l’accueil des et le respect de la dignité humaine de tous les migrants »,  nous avons été fort surpris de voir flotter des drapeaux à trois étoiles, emblème des groupes djihadistes en Syrie, et de l’opposition au gouvernement Assad alignée sur les puissances engagées à déstabiliser la Syrie. Une déstabilisation qui a très largement provoqué la fuite de millions de Syriens.

 

paris - drapeau  syrie 2

 Au rassemblement de soutien aux réfugiés, samedi 5 septembre, place de la République à Paris. (Photo Martin Colombet. Hans Lucas)

syrie - paris

 Place de la République à Paris le 5 septembre 2015 (Photo FB)

Silvia Cattori | 6 septembre 2015Source: http://arretsurinfo.ch/paris-le-drapeau-des-djihadistes-en-syrie-flottait-lors-du-rassemblement-en-soutien-aux-refugies/

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6 septembre 2015 7 06 /09 /septembre /2015 15:00

L'Union Européenne en gestation-le point de vue de la CGT en 1957

Lu sur Réveil communiste.

Source : http://hlguemene.over-blog.org/page /LUnion_Europeenne_en_gestationle_point_de_vue_de_la_CGT_en_1957-1400140.html

Lors du congrès de la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) qui se tient à Leipzig du 4 au 15 octobre 1957, Benoît Frachon, secrétaire général de la CGT de France,  prononce un discours dans lequel il pointe les dangers du Marché commun qui allait donner naissance à l'Union européenne

[...]

"Je veux limiter mon intervention à deux points sur lesquels il me semble nécessaire d'apporter une contribution à leur approfondissement.

Le premier est le Marché commun des six pays d'Europe.

A première vue, cette question semble intéresser plus particulièrement les syndicats membres du Marché commun. En réalité, elle soulève des problèmes qui ont une valeur internationale.

 

La CGT française s'est prononcée à l'unanimité contre le Marché commun sans rémission.

Cependant, les promoteurs de ce Marché ont fait beaucoup de propagande pour le présenter comme une réforme progressive, une mise en commun des ressources de l'Allemagne, de la France, de l'Italie, de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg, et comme un moyen d'améliorer le sort des peuples de ces pays.

Cette propagande cache des visées bien différentes.

Le Marché commun fait partie d'un ensemble de mesures conçues et mises en œuvre par les impérialistes américains en vue de poursuivre leur objectif de domination mondiale.

Les six pays intéressés font partie de cette machine de guerre qu'est l'OTAN et qui a déjà abouti à la création de nombreuses bases militaires américaines en Europe, à la militarisation à outrance des pays membres, à imposer à leurs peuples des charges militaires écrasantes, à la remilitarisation de l'Allemagne de l'Ouest.

Rien qu'en France, il y a actuellement sous les armes un million deux cent mille hommes, beaucoup plus qu'il n'y en a jamais eu en période de paix, même immédiatement avant la Deuxième Guerre mondiale. Ce serait déjà suffisant pour rejeter et combattre une telle forme de mise en commun des ressources et des moyens de production.

Elle n'est cependant pas la seule raison.

Le Marché commun constitue en fait un grave danger pour l'économie nationale des pays les plus faibles et une menace non moins grave pour les travailleurs de l'ensemble de ces pays. Contrairement à ce qu'en disent les promoteurs, le Marché commun ne fait pas disparaître les contradictions internes du régime capitaliste. Ces contradictions s'expriment déjà dans notre pays par les craintes exprimées par certains dirigeants d'industries ou d'entreprises menacées par la concurrence d'industries similaires d'autres pays du Marché commun mieux placés qu'eux. Le Marché commun ne peut favoriser le développement économique dans tous les pays intéressés, il ne peut aboutir qu'à l'hégémonie des capitalistes et des monopoles les plus puissants, en l'occurrence les monopoles allemands étroitement associés aux monopoles américains.

 

Ce en quoi cette question du Marché commun a une importance internationale pour les syndicats réside notamment dans les moyens employés par les monopoles et les gouvernements qui mènent leur politique pour essayer de le faire admettre par les masses populaires et la classe ouvrière, alors qu'il constitue une véritable trahison des intérêts nationaux de la plupart des pays qui y participent. Ce qui intéresse les travailleurs de tous les pays, ce sont les moyens que ces mêmes monopoles et gouvernements utilisent pour troubler la conscience de classe des travailleurs et pratiquer une politique réactionnaire en essayant de la parer des vertus du progrès, en utilisant même parfois ou en faisant utiliser par des dirigeants d'organisations ouvrières un langage à prétention socialiste. C'est ainsi que la concentration toujours plus poussée des moyens de production entre les mains de quelques monopoles, l'expropriation et la disparition de petites et moyennes entreprises au profit des grands capitalistes sont présentés comme un moyen d'enrichissement du peuple et d'amélioration de la situation de la classe ouvrière. Mais nous savons bien que le renforcement des monopoles signifie, au contraire, une exploitation renforcée de la classe ouvrière, l'augmentation des prix par rétablissement des prix de monopole. Les propriétaires des mines en Allemagne de l'Ouest viennent de nous en donner l'exemple par la récente augmentation des prix de l'acier en France.

 

Je rappelle que le pool charbon-acier qui devait, aux dires de ses promoteurs, aboutir à une réduction des prix, a provoqué, au contraire leur augmentation de 30 %.

 

Le renforcement des monopoles signifie également une domination plus grande des capitalistes sur l'État et l'utilisation de l'appareil de cet État contre les libertés et les droits de la classe ouvrière. Le Marché commun prévoit la libre circulation des travailleurs dans les six pays intéressés. On nous présente cela comme une grande conquête dans la voie de la liberté, une espèce de préface à la suppression des frontières. La vérité est beaucoup plus prosaïque.

 

Pour s'opposer aux revendications de la classe ouvrière, pour réduire les salaires réels, imposer de longues journées de travail et des conditions de travail toujours plus dures, les capitalistes ont besoin d'une armée de réserve de chômeurs. La soi-disant libre circulation des travailleurs leur permettra d'utiliser à leur gré cette armée, de la transporter d'un pays à l'autre suivant les besoins.

 

En ce qui concerne le niveau de vie des travailleurs, tous ceux qui veulent cacher les véritables buts du Marché commun affirment que les salaires et conditions sociales seront nivelés par le haut. Mais comme le rappelait le camarade Di Vittorio, c'est au contraire vers le niveau le plus bas que s'orientent les capitalistes de tous les pays. Chez nous, bien avant que le Marché commun ait été voté par le Parlement, les patrons répondaient aux demandes d'augmentation des salaires formulées par les syndicats par la nécessité de faire face à la concurrence dans le futur marché et faisaient peser la menace du chômage.

 

Chez nous, les dirigeants social-démocrates de droite, ainsi que les dirigeants réformistes et les partisans de la collaboration des classes dans les syndicats présentent le Marché commun comme une tranche de socialisme.

 

Une plus grande centralisation des moyens de production, une division du travail plus poussée, à une échelle plus grande, est présentée par eux comme une voie ouverte vers le socialisme.

 

Mais le développement de la forme sociale du travail en même temps qu'une plus grande concentration de la propriété privée des moyens de production n'est pas du socialisme. Il y manque une simple petite chose : la transformation de la propriété privée des monopoles en propriété collective. Mais cela ne se réalise pas par des dissertations prétendument théoriques, ni par des appels à la bonne volonté des propriétaires, ni par une collaboration avec eux dans l'espoir de leur faire abandonner bénévolement tout ou partie de leurs privilèges.

 

Ce n'est pas pour réaliser le socialisme que les monopoles et les gouvernements des six pays ont mis debout le Marché commun, ni pour aller si peu que ce soit dans cette voie. Non seulement aucun de ces gouvernements n'est socialiste, mais aucun d'eux n'est un gouvernement s'appuyant sur les larges masses populaires. Alors, si l'on pense que la libération de la classe ouvrière exige une lutte acharnée contre les monopoles, on avouera que c'est une singulière façon de préparer la lutte et de s'orienter vers la victoire que de commencer par renforcer son ennemi.

 

Cette présentation du Marché commun européen comme un progrès n'est pas une nouveauté.

 

Voilà plus de trente ans, nous avons connu des discussions qui s'apparentent à celles d'aujourd'hui. Elles se déroulaient à propos d'une conception émise alors dans certains milieux ouvriers sur les États-Unis d'Europe. Elle s'était terminée par la confusion de ses protagonistes à qui il avait été facile de démontrer qu'il n'était guère possible de développer une discussion sur ce sujet sans s'occuper de ce que pourraient être ces États-Unis d'Europe, ou capitalistes ou socialistes. Dans le premier cas, il n'est pas possible de concevoir que puissent être surmontées les contradictions internes du régime capitaliste.

 

Il est possible, disions-nous à ce moment-là, que les capitalistes de différents pays essaient de surmonter leurs difficultés croissantes en organisant des ententes, dans le genre de celle du Marché commun. Elles ne peuvent aboutir à un progrès social et économique quelconque, mais au renforcement des monopoles et si, dans un cadre limité, ces monopoles peuvent ainsi atténuer momentanément certaines contradictions, ces contradictions sont reportées à une échelle plus élevée, à l'échelle internationale.

 

Dans les organismes du Marché commun, les monopoles et leurs gouvernements ont réservé une place aux représentants des syndicats, pas tous les syndicats mais ceux qui soutiennent ce Marché, ce qui indique qu'ils ne tiennent pas du tout à voir dans leurs doctes assemblées des représentants authentiques de la classe ouvrière dénoncer leurs manigances et informer les travailleurs de la réalité des choses. Eux-mêmes, les représentants des syndicats admis, se plaignent qu'on ne leur offre qu'un strapontin. Mais les monopoles n'ont besoin de représentants ouvriers dans leurs entreprises de brigandage que pour donner le change, pour servir de paravent et non pour autre chose.

 

Il faut faire preuve de beaucoup de naïveté pour croire que dans le Marché commun, dans cette assemblée de rapaces, les monopoles s'embarrasseront des avis des représentants des syndicats.

 

Nous avons, dans l'histoire des luttes de la classe ouvrière en France, un exemple célèbre de cette espèce de collaboration entre la bourgeoisie et la classe ouvrière. En 1848, lorsque par son action révolutionnaire, la classe ouvrière renversa le pouvoir absolu, la bourgeoisie lui ravit le résultat de sa victoire et prit le pouvoir pour son propre compte. Mais elle aussi avait besoin de faire croire à sa volonté de collaboration avec la classe ouvrière. Elle institua une Commission à la tête de laquelle elle plaça un socialiste opportuniste bien connu, Louis Blanc, qui consentit à lui donner sa caution. Cette Commission n'avait aucun autre pouvoir que celui de discourir, et tandis que la bourgeoisie, avec son gouvernement et son Parlement, votait des lois antiouvrières, organisait la répression contre les travailleurs, assurait ses privilèges, la Commission du Luxembourg, comme on l'appelait, palabrait à longueur de journée sur les droits des ouvriers, ce qui désorientait et décourageait la classe ouvrière.

 

Nous, nous sommes convaincus de la nécessité impérieuse pour les travailleurs et les syndicats des six pays du Marché commun de s'unir pour se défendre ensemble contre les menaces nouvelles qui pèsent sur eux du fait de ce marché. Ce n'est pas d'une Commission du Luxembourg qu'ils ont besoin, mais d'une solide unité d'action.

 

Nous sommes aussi convaincus que cette union permettra de nouvelles conquêtes sociales. Les travailleurs des six pays de la petite Europe ont beaucoup de revendications communes et ils luttent déjà dans leurs pays respectifs pour les faire triompher. Le Marché commun, l'union des monopoles pour les exploiter en commun sera un élément de plus pour leur faire comprendre que leur union à eux est possible et nécessaire. Nous sommes décidés à tout mettre en œuvre pour qu'elle se réalise sur la base de la lutte contre les monopoles unis dans le Marché commun. Nous avons établi quelques contacts avec les travailleurs des syndicats de la République fédérale Allemande. Nous ne négligerons rien pour les affermir et les étendre. Nous multiplierons nos efforts unitaires auprès des syndicats de la République Fédérale allemande pour une action commune. Mais nous ne nourrissons pas de l'illusion dangereuse de domestiquer cette machine infernale forgée par les monopoles sur l'initiative des impérialistes américains qu'est le Marché commun.

 

L'intérêt des travailleurs de tous les pays du Marché commun est de combattre pour sa destruction et nous ne pensons pas que le fait qu'il ait été voté par les Parlements soit une raison pour que nous abandonnions la lutte pour sa liquidation. Nous ne nous inclinons pas devant le fait accompli. Nous savons qu'une partie du peuple de France, trompé ou mal informé, réagira contre les conséquences inévitables de ce Marché commun.

En tout cas, la CGT française poursuivra sa lutte, non seulement avec la classe ouvrière, mais en s'appuyant sur toutes les forces nationales qui veulent sauvegarder l'indépendance de notre pays et assurer un développement de son économie nationale.

 

[...]

 

Extraits de l'intervention de Benoît Frachon, secrétaire général de la CGT de France sur le Marché commun devant le Congrès de la Fédération Syndicale Mondiale (Leipzig -du 4 au 15 Octobre 1957)-publiée dans dans  Cahiers internationaux. Novembre 1957, n° 90; 9e année, pages 91-94.

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 16:11

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5 septembre 2015 6 05 /09 /septembre /2015 10:07

 

3 septembre 2015

Après avoir découvert la vidéo de réfugiés molestés par la police macédonienne fin août, un Syrien nous témoigne sa colère. Pour des raisons soi-disant humanitaires, la Syrie a été plongée dans le chaos. Mais lorsqu'il s'agit de gérer les conséquences de cette désastreuse entreprise, l'Europe manque à l'appel humanitaire. "J’espère que les gouvernements européens ont compris que les guerres qu’ils soutiennent ne peuvent pas n’engendrer que des bénéfices nets mais entraînent d’autres problèmes à traiter qui n’en sont qu’à leurs débuts", se désole Bassem Khouzam.



Je suis bouleversé par cette vidéo qui montre les atrocités commises par la police macédonienne sur les centaines d’immigrés qui arrivent dans le pays et qui, pour la plupart, sont Syriens.
 

Comme le montre la vidéo, la police a intentionnellement lancé des bombes lacrymogènes sur des familles, y compris des enfants. On voit le choc, la peur, les cris et les larmes des enfants.

Personnellement, je n’ai jamais vu une telle barbarie. La police aurait pu dresser tout simplement une barrière qui empêche les gens d’avancer. Sa réaction me laisse croire que le but était d’envoyer un message aux immigrés clandestins.

Les cris de la petite fille accrochée à la tête de son père - dont on ne sait pas s’il est mort ou s’il a juste perdu connaissance - me rappelle les cris d’une autre petite fille lors de la mort des membres de sa famille abattue par les soldats israéliens sur la côte de Gaza. Sauf que cette fois, pour le désespoir de l’humanité, cette atrocité a été commise sur le sol européen.

D’après ce que j’ai entendu dire par les autres immigrés, la Macédoine n’est pas l’étape la plus difficile sur le chemin d’espoir vers les pays de rêves, ce qui laisse comprendre que ce pays a subi une pression de la part des pays d’accueil les plus ciblés qui ont répercuté cette pression sur d’autres, comme la Macédoine et la Grèce.

En tant que Syrien, je condamne cette action contre mes compatriotes et je suis choqué qu’une telle action barbare soit commise sur le sol européen. Je suis conscient des problèmes engendrés par l’immigration de masse qui n’est pas cette fois "choisie" par les pays d’accueil, mais j’ai une autre solution plus judicieuse et plus radicale à proposer aux gouvernements européens :

Pour éviter de commettre de telles atrocités qui constituent une grande honte pour l’Humanité et non seulement pour l’Europe et ses valeurs, et au lieu de refuser à ces familles le droit de trouver un avenir digne et sauf, je propose de leur laisser trouver cet avenir dans leur pays d’origine.

Je propose que les gouvernements européens concernés arrêtent de nourrir la guerre dans mon pays et dans la région, qu’ils arrêtent de fournir des armes à Al-Qaeda, qu’ils arrêtent leurs efforts contre toute solution politique basée sur autre chose que leurs intérêts, et qu’ils arrêtent leurs sanctions inhumaines tellement efficaces dans la création de l’enfer en Syrie.

Plusieurs gouvernements européens étaient et sont toujours impliqués dans cette "Proxy War" contre le peuple Syrien et, s’ils le cachaient depuis cinq ans, ils ne le cachent plus maintenant. Plusieurs gouvernement européens continuent encore de fournir une couverture politique aux groupes djihadistes d’Al-Qaeda et d’extrémisme "islamiste", ils fournissent les armes et participent au commandement de leurs opérations militaires depuis les "Military Operation Command" (MOC’s) situés en Turquie et en Jordanie contre un état souverain et un peuple.

Je ne crois pas que ce film montre la tragédie la plus émouvante, d’autre histoires non filmées sont plus cruelles encore : je pense aux tirs sur les bateaux pneumatiques qui transportent les immigrés et aux milliers de Syriens qui sont noyés. Je pense aussi à ceux qui luttent pour rester vivants à l’intérieur de la Syrie, ceux qui n’ont même pas les moyens de tenter l’arrivée en Europe, mais souffrent des conséquences des sanctions européennes qui ont créé depuis des années maintenant des crises de nourriture, de carburant, de transport, etc., et qui visent, prétendument, Assad et son gouvernement et non pas le peuple syrien.

L’Europe participe à la guerre d’influence politique et économique des Etats-Unis. Et elle le fait sous prétexte purement humanitaire. Mais l’Europe s’est révélée incapable de traiter les répercussions les moins douloureuses de la guerre. De plus, elle a failli à sa mission humanitaire vis-à-vis de l’immigration des populations, car elle préfère toujours l’immigration sélective des médecins, ingénieurs ou académiciens syriens.

J’espère que les gouvernements européens ont compris que les guerres qu’ils soutiennent ne peuvent pas n’engendrer que des bénéfices nets mais entraînent d’autres problèmes à traiter qui n’en sont qu’à leurs débuts.

Quand je constate que la « sage » Europe persiste à soutenir la politique américaine, je pense que l’état du monde ressemble aux films de fiction : d’un côté, des terres qui permettent une vie florissante, de l’autre, des terres maudites, habitées par des êtres étranges que l’on s’acharne à repousser. En tout cas, s’il y a eu quelqu’un pour penser que commettre une telle atrocité sur le sol européen et en diffuser les images pouvait empêcher les immigrés de fuir leur enfer et de tenter d’arriver en Europe, je crois qu’il s’est lourdement trompé et qu’il n’a pas bien mesuré le désespoir.

Source : Investig’Action

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