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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
17 novembre 2015 2 17 /11 /novembre /2015 14:12

Mis en ligne le mardi 3 Novembre 2015 sur le blog de Nicolas Maury

20 millions de japonais ont signé la pétition du JCP pour demander l'abrogation des lois guerrières selon Yoshiki Yamashita, Secrétaire général du Parti communiste japonais, lors d'une conférence de presse - article et traduction Nico Maury
 
20 millions de japonais ont signé la pétition du Parti communiste (JCP) pour l'abrogation des lois guerrières
La loi dite « d'auto-défense collective » votée par les députés du Parti Libéral-démocrate du Premier ministre Shinzo Abe provoque la colère des japonais. Des manifestations se déroulent régulièrement pour exiger l'abrogation de ces lois qualifiées de "guerrières" par les communistes japonais.

Des centaines de milliers de japonais ont manifesté, il y avait 120.000 manifestants devant la Diète (assemblée nationale du Japon) en septembre. Environ 200 rassemblements plus petits se sont produits à travers le Japon. A Osaka, 25.000 personnes se sont rassemblées pour dénoncer le projet de loi et le gouvernement Abe.

20 millions de japonais soutiennent les communistes

Yoshiki Yamashita, Secrétaire général du Parti communiste du Japon, lors d'une conférence il y a deux jours, a annoncé que les communistes avaient recueilli 20 millions de signatures pour l'abolition des lois "guerrières". Le dirigeant communiste exprime la détermination des communistes a amplifier le mouvement de protestation.

L'opinion publique veut l'abrogation des lois, et la sauvegarde du principe constitutionnel de "pacifisme". Environ 60% japonais, selon un sondage récent, étaient catégoriquement opposés à la législation sécuritaire du pays, et plus de 80% de la population exprimait des réserves sur cette politique du LDP. Cette hostilité aux nouvelles lois reflète le sentiment anti-guerre profondément enraciné au Japon, surtout dans la classe ouvrière.
Nicolas Maury
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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 14:31
DOCTEUR FOLAMOUR

DOCTEUR FOLAMOUR

Menaces de guerre !
 

Lu sur Collectif communiste Polex

publié le : 16 novembre, 2015

D’Extrême-Orient en Afrique, d’Ukraine au Moyen-Orient, la guerre menace ou ravage des gens. En Syrie, en Irak, au Yemen, tous les ingrédients existent d’un dérapage en troisième guerre mondiale, nourrie d’armes nucléaires, qui pourraient tuer des millions d’hommes en quelques heures. Des conflits armés naissent un peu partout de xénophobie nationaliste ou religieuse. Mais ils restent localisés, de « faible intensité », comme disent les militaires, tant que des interventions extérieures ne les transforment pas en brasiers.

Ces interventions ont un nom, l’impérialisme, volonté de puissance qui consiste pour un état à vouloir imposer sa volonté à un peuple étranger, par des moyens divers, économiques, politiques, et surtout militaires. Toute nation a le droit de garantir son indépendance, et cela a un coût budgétaire, généralement dit de « défense ». Mais certains de ces budgets sont énormément plus élevés que d’autres, très au-delà des nécessités de la protection des frontières nationales  : ainsi celui des USA, qui, à lui seul, atteint presque la moitié des dépenses mondiales en la matière !

Comparons ce qui est comparable : la principauté de Monaco ne saurait avoir besoin du même budget pour se protéger qu’un état cent fois plus peuplé : le seul critère de comparaison valable entre les états est le rapport entre le nombre d’habitants et le montant du budget de « défense ». Ce rapport permet de déceler les états impérialistes : leurs dépenses d’ordre militaire dépassent largement le seul besoin de se protéger d’agressions éventuelles et leur permettent d’intervenir en « Opérations Extérieures », parfois à l’autre bout du monde. Ce mode de classement révèle d’ailleurs quelques surprises, soigneusement cachées par nos médias habituels. (Sources : Thomson Reuters, Military balance 2015, reprises par Courrier International).

Les Etats-Unis d’Amérique, avec leur budget de « défense » faramineux (581 milliard de dollars pour 320 millions d’habitants) arrivent au chiffre énorme de 1815 dollars dépensés par citoyen étasunien : ce qui permet aux dirigeants de Washington de prétendre faire la loi dans tous les continents, d’entretenir des troupes combattantes ou des conseillers militaires et des bases de l’Asie à l’Afrique et des forces d’intervention sur toutes les mers du globe. Sans surprise encore, leurs accolytes de l’OTAN, Royaume Uni et France, les suivent avec respectivement 939 et 803 dollars par habitant, ce qui leur permet à la fois d’entretenir l’arme nucléaire et d’intervenir militairement en Afrique, au Moyen-Orient, etc. Au bord du Pacifique, le Japon capitaliste du gouvernement « revanchard » Abe fait tout pour reprendre place dans la cohorte impérialiste au côté des USA, en annulant les dispositions pacifistes inscrites dans la constitution japonaise de 1945. Il a déjà un budget de « défense » de 48 milliards de dollars, soit 375 dollars par habitant de l’archipel : ce n’est qu’un premier pas pour Monsieur Abe et l’impérialisme japonais qui ambitionnent de jouer un plus grand rôle contre la Chine, la Corée, etc.

Mais dans ce troupeau de l’impérialisme occidental, le plus étonnant (et révélateur) est l’Arabie Saoudite, trop souvent présentée comme un comparse secondaire : cette monarchie pétrolière Wahabite, qui finance et arme les subvertions intégristes en Afrique et au Moyen-Orient, dépense un budget guerrier de 81 milliards de dollars pour seulement 29 millions d’habitants, soit 2793 dollars par habitant, un record mondial ! ! ! En comparaison, les états présentés comme des menaces par nos médias font pâle figure : la Russie de Poutine, qui cherche à retrouver la place qui lui revient dans la diplomatie mondiale dépense dans ce domaine 489 dollars par habitant soit environ la moitié de celle du budget du Royaume Uni, et la Chine, le grand méchant loup de nos petits écrans, s’en tient à un budget de stricte défense nationale : 95 dollars par citoyen chinois ! ! ! Ces chiffres constituent une réponse évidente à la question qui taraude légitimement tous ceux qu’effraient les risques de conflit généralisé :

QUI MENACE LA PAIX DANS LE MONDE ? COMMENT ORIENTER LA LUTTE PLUS QUE JAMAIS NECESSAIRE CONTRE LES FAUTEURS DE GUERRE ?

Francis Arzalier




 

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 14:51
Commentaires : Le 6 décembre auront lieu des élections législatives au Venezuela.  Peu à peu les Etats-Unis relancent l'offensive contre les dirigeants bolivariens et le peuple qui le soutient. Ils financent les ONG proches des partis de droite et d'extrême-droite opposés à Maduro.  En Avril 2015, Obama déclare que le Venezuela présente "une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale" de l'Empire, rien de moins.  Et à un mois des législatives voilà que des opposants au régime bolivarien accusent Maduro de "crimes contre l'humanité".   Et bien sûr, les medias reprennent sans enquêter sur les violences commises par la droite et l'extrême-droite.   Ils relaient de plus en plus, sans nuances et de manière très simpliste, les campagnes idéologiques lancées par les puissances dominantes et les pouvoirs économiques et politiques. Y.G.
La déstabilisation au Venezuela suit le même schéma qu’au Chili en 1972 (El Telégrafo)

Le journaliste Maurice Lemoine a publié un livre au sujet des stratégies putschistes mises en place dans divers pays latino-américains : « Les enfants cachés du général Pinochet : Précis de coups d’Etat modernes et autres tentatives de déstabilisation ». Il analyse les techniques utilisées par les médias conservateurs dans le but d’influencer les opinions publiques et légitimer la déstabilisation.

Vous avez fait des recherches sur les coups d’Etat en Amérique latine et vous considérez qu’il y a des similitudes avec ce qui se passe aujourd’hui dans certains pays dirigés par des gouvernements progressistes. Quarante ans après, quelles sont ces similitudes ?

Je me trouvais à Caracas le 11 avril 2002, lors du coup d’Etat contre le président Hugo Chavez, et j’étais à des points stratégiques comme le pont Llaguno, ce qui m’a permis d’être un des premiers à pouvoir expliquer ce qui s’est réellement passé ce jour-là, photographies à l’appui. Je me trouvais aussi en Bolivie en 2008 lors de la tentative de déstabilisation du gouvernement d’Evo Morales et je connais aussi bien les cas du Honduras -ce qui est arrivé au président Manuel Zelaya [1]- et de l’Equateur [2]. C’est ce qui m’a poussé à écrire un livre sur les « coups d’Etat light » (Les enfants cachés du général Pinochet, 2015 [3]), mais j’ai pensé que pour pouvoir mieux comprendre notre actualité il fallait d’abord étudier les coups d’Etat des années 60 et 70, ce qui m’a permis de trouver les différences et les similitudes dans les techniques employées. Par exemple si vous analysez ce qui se passe aujourd’hui au Venezuela, la déstabilisation économique mise en place suit exactement le même schéma qu’au Chili en 1972.

[...]  Lire la suite sur le site du Grand Soir.

Article original en espagnol : La desestabilización en Venezuela sigue el patrón de Chile en 1972, El Telégrafo, Équateur, le 3 novembre 2015

Copyright © Maurice Lemoine, telegrafo.com, 2015

Traduit de l’espagnol par Luis Alberto Reygada pour Mondialisation.ca

Luis Alberto Reygada, journaliste indépendant franco-mexicain, géopolitologue, spécialiste de l’Amérique latine.

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 09:43

Lu sur le blog de l'UL CGT Dieppe Tafta, International

13 nov. 2015

Les syndicats américains se prononcent contre le traité Trans-Pacifique

En écho avec la dénonciation et les luttes en France et en Europe, contre l'accord de libre-échange UE-Etats-Unis appelé aussi TAFTA, il est intéressant de savoir que les travailleurs américains se mobilisent actuellement contre le même genre d'accord ultralibéral et anti-social pour la zone du Pacifique, appelé TPP (Partenariat Trans-Pacifique).

Après près de six ans de négociations, le texte de la TPP accord commercial a finalement été rendu public la semaine dernière, et entre dans sa  phase de ratification

Dans un appel aux médias, les dirigeants de l'Alliance BlueGreen - un partenariat national des syndicats américaines et des organisations environnementales américaines - a appelé le Congrès américain à rejeter le TPP.

"Cet accord ne fait rien pour augmenter les salaires des travailleurs américains, ni pour protéger l'environnement, mais il est facilite les procédures des sociétés pour expédier des emplois à l'étranger, dans des pays à bas salaires, avec une main-d'œuvre faible, et une faible protection de l'environnement," a déclaré le président du CWA, Chris Shelton . "La vérité de la question est très simple. Le TPP est un accord écrit par et pour les sociétés multinationales pour les aider à faire du profit au détriment direct de nos travailleurs et de notre environnement. Voilà une affaire que nous ne pouvons nous permettre."

Parmi les intervenants figuraient:

  • Michael Brune, directeur exécutif du Sierra Club;
  • Leo W. Gerard, président du Syndicat des Métallos;
  • Celeste Drake, de l'AFL-CIO (la Confédération américaine des syndicats de salariés), spécialiste de la politique commerciale,
  • Jake Schmidt, directeur de programme, au Natural Resources Defense Council.

Sont intervenus sur la même ligne, Paul Tonko, du Districk de New-York, 20ème arrondissement, et Bill Pascrell  du District du New-Jersey, 9ème arrondissement.

Ces dirigeants ont identifié les domaines clés où l'accord tombe à court, en permettant aux entreprises de contourner les lois et règlements américains dans un tribunal étranger, créant des menaces pour l'emploi aux États-Unis, en menaçant les lois et règlements difficilement arrachés sur le travail et les normes environnementales,

Source: la fédération américaine des travailleurs de la communication CWA (Communications Workers of America)

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 15:42

LES DOSSIERS DE WIKILEAKS SUR L’AMÉRIQUE LATINE

Par Alexander Main, Dan Beeton  |  26 octobre 2015     Lu dans Mémoire des luttes
 

Au début de l’été 2015, le monde avait les yeux rivés sur le combat héroïque de la Grèce contre un diktat néolibéral désastreux. On a pu voir comment les autorités financières de la zone euro ont infligé au peuple grec une douloureuse correction publique avec un zèle sadique.

Lorsque le gouvernement de gauche de la Grèce décida d’organiser un référendum national sur le programme d’austérité imposé par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale européenne (BCE) se livra à des représailles en restreignant les liquidités des banques grecques. Ce qui provoqua une fermeture prolongée de ces établissements financiers et plongea la Grèce dans une récession encore plus grave. Malgré le vote massif du peuple grec contre l’austérité, l’Allemagne et le cartel des créanciers européens ont pu bafouer la démocratie et obtenir exactement ce qu’ils voulaient : la complète soumission à leur programme néolibéral.

Au cours des quinze dernières années, un combat similaire contre le néolibéralisme a été livré dans tout le continent américain et, pour l’essentiel, sans la moindre information du public. Au début, Washington tenta de réprimer toute contestation en recourant à des méthodes encore plus féroces que celles utilisées contre la Grèce, mais le mouvement de résistance de l’Amérique latine contre l’agenda néolibéral a été largement couronné de succès. C’est un récit épique qui voit progressivement le jour grâce à l’exploration continue de l’énorme masse de câbles diplomatiques américains rendus publics par WikiLeaks.

Le néolibéralisme était très solidement implanté en Amérique latine bien longtemps avant que les autorités allemandes et celles de la zone euro ne commencent à imposer par la force des ajustements structurels à la Grèce et aux autres pays périphériques endettés. En recourant à la contrainte (les conditionnalités attachées aux prêts du FMI) et à l’endoctrinement (en formant les Chicago boys de la région), les Etats-Unis ont réussi, dès le milieu des années 1980, à répandre l’évangile de l’austérité fiscale, de la déréglementation, du prétendu « libre-échange », de la privatisation et de la réduction draconienne du secteur public à l’échelle de tout le continent.

Le résultat fut étonnamment semblable à ce que l’on a pu voir en Grèce : croissance stagnante (pratiquement aucune augmentation du revenu par tête d’habitant durant les deux décennies 1980-2000), pauvreté croissante, baisse du niveau de vie pour des millions de foyers, et pléthore de nouvelles opportunités pour les investisseurs et les grandes entreprises internationales avec, à la clé, des profits rapides.

A la fin des années 1980, la région commença à se rebeller et à se soulever contre les politiques néolibérales. Au début, la rébellion était essentiellement spontanée et inorganisée – comme ce fut le cas du Caracazo [1] au Venezuela début 1989. Mais, par la suite, les candidats anti-néolibéraux ont commencé à gagner les élections et – au grand dam de l’Establishment de la politique étrangère américaine – un nombre croissant d’entre eux ont tenu leurs promesses de campagne et ont commencé à mettre en œuvre des mesures de lutte contre la pauvreté, ainsi que des politiques hétérodoxes qui ont réaffirmé le rôle de l’Etat dans l’économie. Entre 1999 et 2008, les candidats orientés à gauche – opposés à des degrés variables au néolibéralisme et à l’hégémonie américaine – ont remporté les élections présidentielles au Venezuela, au Brésil, en Argentine, en Uruguay, en Bolivie, au Honduras, en Equateur, au Nicaragua et au Paraguay.

Une bonne partie de l’histoire des efforts du gouvernement américain pour contenir et faire refluer la vague anti-néolibérale est accessible à travers les dizaines de milliers de câbles diplomatiques de WikiLeaks en provenance des missions diplomatiques américaines de la région, du début des années 2000 à 2010. Les câbles – que nous analysons dans le livre The WikiLeaks Files : The World According to U.S. Empire publié par Verso Books – révèlent jour après jour les mécanismes d’intervention politique des Etats-Unis en Amérique latine, transformant en pure dérision la position officielle du Département d’Etat qui proclame que « les Etats-Unis ne s’ingèrent pas dans la politique intérieure des autres pays ». Un soutien matériel et stratégique est apporté aux groupes d’opposition de droite, dont certains sont violents et anti-démocratiques. Les câbles donnent aussi une image édifiante de l’état d’esprit idéologique de guerre froide qui règne chez les diplomates américains, et les montre tentant de faire usage de mesures coercitives rappelant celles récemment appliquées pour étouffer la démocratie grecque.

Sans surprise, les grands médias ont largement occulté ou passé sous silence cette embarrassante chronique d’agression impériale, préférant se concentrer sur les rapports des diplomates américains qui faisaient état d’actions potentiellement embarrassantes ou illicites de la part de responsables étrangers. Les quelques experts ayant pignon sur rue qui ont proposé une analyse plus développée des câbles prétendent, et ce n’est guère étonnant, qu’il n’existe pas de véritable fossé entre la rhétorique officielle des Etats-Unis et la réalité dépeinte dans ces câbles. Selon les propres mots d’un spécialiste américain des relations internationales, « on n’y trouve nullement l’image des Etats-Unis comme marionnettistes tout-puissants essayant de tirer les ficelles de différents gouvernements pour servir les intérêts de leurs grandes entreprises ».

On ne trouve pas une telle image ? Lecteurs, jugez par vous-mêmes.

[...]  Lire la suite sur Mémoires des luttes

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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 09:48

Nous publions un entretien très éclairant du Me Antoine Comte. L’AFPS n’est en aucun cas engagée par les commentaires qui apparaissent en dessous de l’article.

RT France, mardi 10 novembre 2015

Suite à la décision de la cour de cassation de condamner les appels au boycott des produits israéliens, RT s’est entretenu avec Me Antoine Comte, avocat de BDS, l’organisme qui avait lancé la campagne de boycott et aujourd’hui condamné.

 

RT France : Déplorant la décision de la cour de cassation, vous avez annoncé vouloir porter l’affaire devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Pouvez-vous nous expliquer vos motivations ?

Maître Antoine Comte : J’ai en effet dit qu’il s’agissait d’une grande régression dans la possibilité pour les citoyens de s’exprimer. Pouvoir critiquer la politique d’un Etat étranger fait partie intégrante de la Liberté d’expression. A ce sujet, il existe dans notre système des juridictions internes, mais également une juridiction européenne. Nous allons en effet porter cette affaire devant la CEDH qui est particulièrement attachée depuis toujours à la liberté de la presse. Pour moi, la question centrale est le droit pour les citoyens de s’exprimer sur des questions de politique Internationale. Je défends ce genre d’actions depuis le début de ma carrière. Il faut savoir que le boycott prôné par cette grande campagne internationale qu’est BDS a été lancé par la société civile palestinienne et plusieurs syndicats et associations. Cette mesure demande simplement que le droit international et les 40 résolutions des Nations Unies et du conseil de sécurité soient respectées. Cette campagne a été lancée à la suite de la construction du mur de séparation qui avait été critiquée par la Cour de Justice Internationale et qui avait demandé qu’on cesse la construction du mur en Israël, ce qui n’a jamais été fait.

Pour vous, ce boycott constitue donc une liberté fondamentale ?

C’est même nécessaire. Le boycott est l’expression des citoyens à la fois pacifique et non-violente et qui en même temps tient compte de la question centrale d’une position politique en dehors des partis, car il arrive heureusement que des citoyens prennent parti pour une cause commune sans tenir compte de leurs désaccords. En France, on a régulièrement des campagnes pour des boycotts en protestation contre la politique d’un Etat.

La Russie n’y a pas échappé et a fait l’objet de ce genre de campagnes, subissant des sanctions économiques importantes en lien avec la situation ukrainienne.Il y a eu des campagnes lancées en France contre la Chine sur la question du Tibet. La grande campagne contre l’apartheid en Afrique du Sud dans les années 70-80, appelée « Outspan » et qui visait à boycotter les oranges d’Afrique du Sud, a été une campagne très importante puisqu’elle a permis à la question de l’apartheid d’être mise sur l’agenda mondial et finalement obtenir la fin de cette politique injuste et discriminatoire. Il y a eu des dizaines de boycotts, notamment sur des événements sportifs comme les jeux olympiques ou le Mondial de football en Argentine pendant la dictature des colonels. Il n’y a pas d’expression citoyenne plus appropriée selon moi (à part les élections) qu’un appel au boycott pour des questions de politique internationale.

Pourquoi le boycott des produits israéliens serait-il une exception ?

C’est là qu’intervient le plus gros problème. Car le boycott des produits israéliens est le seul boycott dont on dit qu’il n’est pas conforme à la loi. Pour un juriste c’est une question très choquante.

On invoque, pour tenter de faire croire que ce boycott est illégal, une discrimination. Mais de quelle discrimination parle-t-on ? Car il ne s’agit pas de personnes, mais de produits ! J’ai demandé une QPC (Question Prioritaire de Constitutionnalité) car la loi de 1881 sur la Liberté de la presse protège les individus contre les discriminations, dans le travail, dans les opinions, les positions politiques etc. Dans le cas de BDS, on essaye de nous faire croire à une discrimination en traduisant un boycott de produits comme une discrimination à l’égard des producteurs israéliens. C’est d’autant plus ridicule et grotesque qu’il existe une règle très importante dans le droit international selon laquelle, une puissance occupante ne peut exploiter les ressources du pays ou de la zone occupée. Or, c’est exactement ce qui se passe dans les territoires palestiniens : les produits qui proviennent des colonies sont non-conformes en matière de droit international, ce qui justifie tout à fait un boycott. Le parlement européen a d’ailleurs demandé l’étiquetage des produits israéliens provenant des colonies. La manière dont la justice française traite ces question est gravissime et une telle régression est très inquiétante pour l’avenir.

Justement, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a comparé récemment cet étiquetage des produits provenant des colonies au « nazisme ». Que pensez vous de ses déclarations ?

De mon point de vue, ce n’est ni plus ni moins de la dérision politique. Comment peut-on assimiler un boycott de produits à l’antisémitisme, au nazisme, au fascisme ?

C’est tout simplement grotesque. Cela fait partie de la propagande d’un Etat qui n’a rien à voir avec les réalités. C’est très important de comprendre que le boycott est une démarche politique des citoyens. L’appel au boycott n’est autre que la critique d’une ligne politique d’un pays étranger qui est parfaitement acceptable. Quel Etat peut s’inquiéter que ses citoyens critiquent la politique américaine, russe, chinoise ou israélienne ? Comment peut-on imaginer que ce soit inquiétant ? C’est une forme d’expression comme une autre. Du moment que cela reste pacifique et dans le domaine de la libre expression d’une opinion, il n’y a rien à redire. Pour ma part cette décision de la cour de cassation restera véritablement une journée noire de la justice française, une journée extrêmement sombre, car la cour se méprend à mon avis complètement sur l’enjeu qui est la Liberté d’expression, un principe inéluctable depuis la Révolution française. Cette affaire démontre que les libertés ne sont jamais définitivement acquises et qu’il faut toujours se battre pour les obtenir.

D’autres pays pratiquent le boycott des produits israéliens, comme l’Islande par exemple. Pourquoi en France, cela serait-il interdit ? Existe-t-il des pressions extérieures qui motivent cette interdiction ?

La politique française devient depuis des années maintenant, de plus en plus soumise à des lobbys qui défendent leur propres intérêts. On laisse de côtés des questions fondamentales et universelles de Liberté au profit d’une politique qui se fait malheureusement en fonction de la pression des uns ou des autres. De plus, cette décision de la cour de cassation isole de fait la France du reste du monde où la campagne BDS est très respectée et très importante. Personne ne songe à dire que c’est une action illégale, alors qu’en France, il y a une véritable pression de la part d’un certain nombre d’associations comme le CRIF notamment [Conseil Représentatif des Institutions Juives de France], qui sont directement liées à l’Etat israélien - qui mène une politique extrémiste, il faut bien le souligner – et qui essaient d’utiliser tous les moyens du droit pour parvenir à rendre illégal quelque chose qui relève de la Liberté d’expression des citoyens. La France est de fait, devenue le seul pays avec Israël où le boycott des produits israéliens pose problème et est interdit, considéré comme illégal. Pour moi c’est une grave erreur de la part de la cour de cassation. Mais j’ai une grande confiance dans la décision qui va intervenir ultérieurement de la part de la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui a toujours défendu la liberté de la presse, le secret journalistique, les investigations complètes et extensives lorsque cela touche des gens importants ou même des gouvernements. Elle défend l’ensemble des possibilités d’expression de toutes les catégories de population et je crois que sa jurisprudence va dans le sens qui est le nôtre et qui affirme que les citoyens doivent avoir le droit de s’exprimer. Ce n’est pas un risque pour la Démocratie. Il y a bien des gens qui se prononcent contre la politique américaine, chinoise russe. Pourquoi Israël serait-il une exception ? Ce pays n’est pas au-dessus des lois !

Quel est le sentiment de BDS aujourd’hui ?

Nous sommes d’humeur combative. Il y a une formule en français qui dit « le droit ne se quémande pas, il se prend ». Donc nous n’allons pas nous réduire à quémander à une juridiction française le droit de continuer à faire des appels au boycott des produits d’un Etat qui pratique une politique discriminatoire et ségrégationniste. Nous sommes convaincus d’être dans notre bon droit et continuerons à nous battre pour que notre liberté d’expression soit reconnue. Il faut donc absolument que la décision de la cour de cassation soit renversée par la décision d’une juridiction supérieure et que la France soit condamnée. Que notre pays soit condamné par la Cour Européenne serait très désolant, mais c’est ce qui est nécessaire pour faire valoir le principe de Liberté d’expression. Et c’est ce qui risque d’arriver.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 22:54

Quand les bons sentiments nourrissent les Fascismes

 

publié le : 10 Octobre, 2015 sur Collectif Communiste Polex

Depuis le temps, nous devrions y être accoutumés: des monarques antiques, qui se proclamaient Fils des dieux, aux despotes contemporains ordonnançant les foules en troupeaux complaisants, la manipulation de l'opinion a toujours été la compagne attitrée des pouvoirs. L'exploitation de tous ceux qui n'ont que leur travail pour vivre, l'oppression politique du plus grand nombre par quelques privilégiés ne peuvent exister sans se justifier par les grands discours mensongers.

 

Les principaux médias actuels ont acquis en ce sens une efficacité plus grande que jamais dans l'histoire, permettant d'asséner à longueur de journée les seules versions de la Vulgate dominante, celle de la Bourgeoisie qui nous dirige, toutes étiquettes politiques confondues: c'est pour lutter contre de méchants terroristes barbus que l'armée de notre pays porte le feu guerrier en Afrique et en Orient, qui sont un peu plus loin nos alliés privilégiés,etc,.. Ces temps derniers,la manipulation s'est surpassée, à propos des "migrants" qui déferlent au péril de leur vie vers l'Europe et le mirage occidental. Nos bavards médiatiques réduisent ce drame à un discours compassionnel de bonne conscience, en utilisant sans vergogne un cadavre d'enfant échoué sur une plage turque, parce que son père a cru bon de payer très cher des passeurs pour affronter la haute mer et ses vagues sur un raffiot submersible à la moindre tempête.

Bien sûr,il faut accueillir correctement les immigrés légaux ou pas, et la France est loin en la matière d'être un exemple, des campagnes autour de Calais aux rues de Paris. Mais toute Nation a le droit fondamental de maîtriser son avenir et sa démographie:les pays développés d'Europe ne s'en privent pas, entre deux discours humanistes et démagogiques. Ils mentent, en occultant la cause première de ce chaos qui a transformé des millions d'hommes en réfugiés autour de la Méditerranée:ce sont les interventions militaires, diplomatiques et financières des grandes puissances occidentales, USA, Royaume-Uni, France, Turquie, et leurs alliés, les monarques pétroliers-intégristes du Golfe Arabique, Saoudiens et Qataris. Depuis le début de ce siècle, mus par la volonté commune de remodeler le Nord de l'Afrique et le Moyen-Orlent en espace à leur botte, ils ont détruit par la guerre les Etats nationaux d'Irak ( Bush ), de Libye ( Sarkozy ), organisé et financé les séparatismes armés, tribaux et religieux, contre l'Etat national de Syrie.Ils n'ont pas encore réussi à vaincre ce dernier mais, sur les décombres des villes détruites, ils ont ainsi donné naissance à ce monstre islamiste incontrôlable nommé DAECH, et réduit plusieurs millions de Syriens à l'état de réfugiés en quête d'un refuge.Ceux-là qui jouent aujourd'hui les pompiers sont en fait les pyromanes!

Ils mentent, en cachant que cet afflux soudain de " migrants " vers l'Europe est organisé sciemment par la Turquie dirigée par les Islamistes d'Erdogan, un des piliers de l'OTAN qui alimente en armes et combattants la subversion intégriste contre la Syrie depuis 15 ans. Qui pourrait être assez naïf pour croire que des dizaines de milliers d'hommes, femmes et enfants peuvent chaque semaine partir des ports turcs en navires affrétés à grand prix par des passeurs, sans que les responsables et services secrets de l'Etat turc, l'un des mieux organisés du monde, ne les voient?

Ils mentent, quand ils donnent en exemple le "grand coeur" et la générosité de Madame Merkel à l'égard des "migrants", alors qu'elle parle au nom du patronat allemand, l'un des plus prospères du monde déjà grâce à l'UE qui lui procure les immigrés sous-payés de Pologne et Bulgarie: ils voient dans cet afflux de " migrants " méditerranéens une main-d'oeuvre encore moins chère que celle venue de Varsovie ou Budapest.

Comment les discours sur commande de nos télévisions pourraient-ils ne pas émouvoir les coeurs sensibles, quand ceux qui devraient avoir pour mission d'en dénoncer l'hypocrisie les relaient avec complaisance? Lors du débat sur les "migrants" organisé à la Fête de l'Humanite, la seule représentante du Front de Gauche français, la députée européenne MC Vergiat,a limité son propos à des banalités humanistes et n'a pas hésité à couronner le tout d'une louange opportuniste, propre à satisfaire la bourgeoisie "de gauche" dont elle quémande les suffrages: "Madame Merkel a fait bouger les lignes, tant mieux"! Il a fallu MW Birkwald, député allemand du parti Die Linke, pour évoquer avec plus de sérieux "le grand patronat capitaliste allemand qui s'est plaint du manque de main d'oeuvre et de la démographie en berne...des réfugiés qui ont en moyenne 26 ans et sont aux 2/3 des hommes, une population intéressante pour les entreprises allemandes."...

Ils mentent en dénonçant en moralistes les réticences hongroises, grecques ou polonaises devant cet afflux massif de salariés concurrents, alors qu'il s'agit bien pour les dirigeants de l'Etat et de l'économie d'Allemagne de déstabiliser les pays vassaux de l'Est européen et des Balkans.

Ils mentent plus encore en cachant à quel point le déplacement de centaines de milliers de " migrants " subitement suscité par des officines occidentales, encouragé par nos médias, alors qu'ils vivaient depuis de longues années en Syrie et au Liban sans que nos responsables s'en émeuvent, est un cadeau inespéré pour les xénophobes d'extrême-droite qui piaffent aux portes du pouvoir dans la plupart des Etats d'Europe,orientale et centrale, en Grèce et en France. Les élections à Athènes l'ont montré, avant celles dans notre pays...

Quand la manipulation des bons sentiments prend cette ampleur,quand l'escroquerie confine ainsi à l'ignorer,on peut, on doit se demander à qui profite le crime, et qui l'organise. Depuis le début du 21ème siècle, l'impérialisme occidental a organisé le chaos au détriment des Etats nationaux en Afrique, en Orient: il le fait aujourd'hui en Europe, de l'Ukraine à la Grèce. Nos peuples en seront les victimes si la raison et l'intérêt des travailleurs ne les éveillent pas de leur léthargie avant le gouffre.

Francis Arzalier

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:30
Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS)

L’AFPS est engagée dans la campagne BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) avec ses partenaires du Collectif national pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens.

Lisez la suite ici et tenez-vous informésd http://www.france-palestine.org/+-Boycott-Desinvestissement-Sanctions-BDS-+JPEG - 58.8 ko

Lisez la suite ici pour vous tenir informé de la campagne "BDS" à laquelle participe l'AFPS dans toute la France.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 10:09

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 09:22

Communiqué : Le Collectif rouennais pour une paix juste et durable entre Palestinien-es et Israélien-nes (AFPS, Solidaires, PG, NPA, Ensemble, FSU, ATTAC, EELV, CCFD, LDH…), constate que le gouvernement d’extrême droite de M. Netanyahou et les colons israéliens continuent de mener la guerre contre les habitants, hommes, femmes et enfants des territoires occupés de Cisjordanie et du ghetto de Gaza. 

Il propose aux habitants de l’agglomération rouennaise de dire leur solidarité avec les Palestiniennes et les Palestiniens, 

vendredi 23 octobre à partir de 17h30 devant le Palais de Justice.

Soyons nombreux. C’est le moyen que nous avons de contredire l’attitude honteusement passive du gouvernement français face aux agissements du gouvernement israélien.

TRACT DIFFUSE PAR LE COLLECTIF ROUENNAIS POUR UNE PAIX JUSTE ET DURABLE ENTRE PALESTINIENS ET ISRAELIENS

TRACT DIFFUSE PAR LE COLLECTIF ROUENNAIS POUR UNE PAIX JUSTE ET DURABLE ENTRE PALESTINIENS ET ISRAELIENS

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