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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 16:10

Cuba, parole à la défense !

Préface de Gerardo Hernández Nordelo à l’édition cubaine du livre “Cuba, parole à la défense !” de Salim Lamrani
Par Gerardo Hernández Nordelo
Mondialisation.ca, 10 mars 2016
Couv_parole_defenseOK

Quand on lit la biographie de Salim Lamrani sans le connaître, on s’imagine une personne d’un âge vénérable : Docteur és Etudes ibériques et latino-américaines de l’Université de Paris-Sorbonne, maître de conférences à l’Université de La Réunion, journaliste, essayiste, collaborateur du Monde Diplomatique, l’Humanité, Alger Républicain Radio Miami, La Nueva Réplica, Rebelión, Latinoamérica, Progreso Weekly et Znet… Il a donné des conférences en compagnie de Noam Chomsky, Ken Livingstone, Ignacio Ramonet, Howard Zinn, entre autres personnalités, et a été invité par des universités aussi prestigieuses que le Massachusetts Institute of Technology, la Northeastern University de Boston, la Thomas Jefferson School of Law de San Diego, l’Université de Santa Barbara, le Sarah Lawrence College de New York, la Sonoma State University, l’Université de Stanford et l’Université de San Francisco, pour citer seulement quelques exemples. Lamrani est également l’auteur d’ouvrages importants qui ont été publiés en différentes langues, et il est fréquemment consulté et cité en tant qu’expert de diverses questions, dont les relations entre Cuba et les Etats-Unis. C’est plutôt honorable pour quelqu’un qui n’a même pas encore atteint l’âge de quarante ans.

Je me trouvais déjà en prison quand j’ai eu entre les mains un ouvrage de Salim Lamrani : Superpower Principles. US Terrorism against Cuba, un livre qui a été, à l’époque, une importante contribution à la lutte des Cinq pour la justice, à laquelle cet auteur s’est impliqué très tôt. Dès les premières pages, j’ai remarqué quelque chose que j’ai retrouvé par la suite dans ses autres travaux : la maîtrise impeccable des citations et des références. A une époque où données et affirmations sont régulièrement assenées sans que l’on sache vraiment quelle est leur provenance, Lamrani est très respectueux du droit de ses lecteurs à vérifier et à approfondir ce qu’ils lisent, et il offre les moyens pour cela. C’est un élément parmi tant d’autres qui renforcent le sérieux et le prestige de ses ouvrages.

Avec Cuba, parole à la défense !, l’auteur apparaît une nouvelle fois comme un analyste intelligent, sagace et en aucun cas complaisant. Dix personnalités ayant une connaissance approfondie de la réalité cubaine – plusieurs d’entre elles sont des protagonistes de chapitres importants de notre histoire – s’unissent dans ce livre pour offrir au lecteur un apport d’une grande valeur. D’ailleurs, de nombreuses questions abordées par Lamrani avec ses interlocuteurs sont régulièrement évoquées par des amis de Cuba qui nous rendent visite ou que nous, les Cinq, avons croisés lors de nos voyages à l’étranger. Le processus d’amélioration des relations entre Cuba et les Etats-Unis a suscité un certain nombre d’interrogations et d’inquiétudes parmi les amis de la Révolution cubaine qui, de bonne foi, sont en quête de réponses. Beaucoup d’entre elles se trouvent dans les pages de ce livre. Il s’agit, bien évidemment, des opinions de ces personnalités, mais elles sont cimentées par leur expérience, et par la maîtrise absolue de chacun des thèmes abordés. En outre, elles sont magistralement présentées par l’auteur, spécialiste du sujet.

« Lecture indispensable », a-t-on l’habitude de dire. Indispensable ou non, ce qui est sûr est que Salim Lamrani met à notre disposition une œuvre accessible et agréable, qui nous mène à travers les ruelles de l’histoire pour déboucher sur la réalité intéressante et complexe de la Cuba d’aujourd’hui et de ses relations avec le voisin du Nord. Il y a quelques années ce livre aurait eu une importance certaine. Aujourd’hui, pour les personnes intéressées par le sujet, il pourrait s’agir d’une lecture obligatoire.

Gerardo Hernández Nordelo

Héros de la République de Cuba.

Cuba, parole à la défense !

Paris, Editions Estrella, 2015

20€

Ouvrage disponible en librairie et sur Amazon.

Pour les copies dédicacées et commandes, contacter Salim Lamrani : lamranisalim@yahoo.fr

 

La source originale de cet article est Mondialisation.ca
Copyright © Gerardo Hernández Nordelo, Mondialisation.ca, 2016
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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 16:59
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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 23:25
Libertés syndicales : Renault licencie et appelle la police contre ses travailleurs en Turquie

par Olivier Petitjean sur le site Observatoire des multinationales

Confronté aux revendications de ses ouvriers dans son usine Oyak, en Turquie, Renault a choisi la voie de la répression. La firme automobile française a annulé les élections syndicales prévues le 29 février, licencié des dizaines d’ouvriers dont plusieurs délégués syndicaux, et appelé la police à la rescousse pour briser leurs manifestations.

L’usine Oyak de Renault, qui affiche une capacité de production de 360 000 véhicules par jour, est une joint-venture entre Renault et le fonds de pension de l’armée turque. Située dans la ville de Bursa, elle emploie environ 5000 ouvriers.

Des élections syndicales devaient s’y tenir le 29 février dernier, qui ont été annulées à la dernière minute par la direction de l’usine. Celle-ci a allégué des pressions exercées par le ministère du Travail et de la Sécurité sociale de Turquie. Selon la Confédération syndicale IndustriALL, Renault a annoncé en même temps la mise à pied de dix ouvriers, dont deux représentants du personnel.

En réponse, les ouvriers ont fait grève et bloqué l’usine. Choisissant la manière forte, la direction de Renault a appelé la police pour déloger les manifestants, ce qui a donné lieu à des affrontements et des tirs de gaz lacrymogène. Une vingtaine d’ouvriers ont été arrêtés, et plusieurs dizaines d’autres ont été soit licenciés, soit mis à pied. Effet de cette atmosphère de terreur ? Le travail a repris dans l’usine le 2 mars.

Répression de la société civile turque

Au printemps 2015, l’usine de Renault à Bursa avait été le point de départ d’un conflit social de deux semaines, qui s’était étendu à d’autres usines automobiles de la région. Au terme de leur mouvement, les ouvriers avaient obtenu des augmentations de salaires, ainsi que le droit de choisir librement leurs représentants.

À l’arrière-plan de ce conflit social, il y aurait aussi la volonté de Renault et du gouvernement turc de préserver la mainmise du syndicat « officiel » proche du gouvernement AKP, au détriment du syndicat Birlesik Metal-Is, indépendant et affilié à IndustriALL. Les faits survenus à Bursa seraient donc à remettre dans le contexte de la vague de répression qui s’abat actuellement sur la société civile turque.

IndustriALL, qui a signé un accord cadre mondial avec Renault (lire notre entretien avec Kemal Özkan d’IndustriALL), a vigoureusement dénoncé l’attitude du constructeur français. « Les récents événements et le manque d’action de Renault sont en contradiction directe avec l’accord-cadre mondial, et nous demandons à l’entreprise de le respecter, a déclaré son secrétaire général, Jyrki Raina. Si la situation se poursuivait comme c’est le cas aujourd’hui, les conséquences pour Renault seraient encore plus grandes, avec le démantèlement de 20 ans de construction du dialogue social au niveau international. »

Olivier Petitjean

— 
Photo : Birlesik Metal-Is

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 16:09

Cet appel a vocation à être rejoint par d'autres militants européens, dans ou hors Union Européenne.

Appel européen

Nous sommes des travailleurs, des jeunes, des militants syndicalistes et politiques de toutes tendances du mouvement ouvrier, de tous les pays du continent européen (membres ou non de l’Union européenne).

Un référendum est convoqué le 23 juin en Grande-Bretagne, avec une question à l’ordre du jour : « rester » dans l’Union européenne ou « la quitter ».

Nous saluons et appuyons les syndicats, les sections du Labour et les militants ouvriers britanniques qui, malgré les consignes de la direction du Labour et des sommets de la Confédération européenne des syndicats (CES), ont décidé d’appeler à voter pour « quitter » l’Union européenne le 23 juin !

De la Grèce au Portugal, de la Pologne à l’Allemagne… nous avons depuis des années, fait l’expérience de ce que signifient les traités européens fondés sur la « concurrence libre et non faussée », les directives et les plans dictés par l’Union européenne ou par la Troïka (et mis en œuvre par chacun des gouvernements, quels que soient leur couleur politique).

Nos peuples et les travailleurs de toute l’Europe ont subi cette politique, que leurs pays soient membres de l’Union européenne ou qu’ils soient sous « partenariat d’association » : déréglementation, casse des Codes du travail et des droits ouvriers (retraites, Sécurité sociale, conventions collectives), privatisations-destruction des services publics et coupes dans les budgets au nom de la dette, remise en cause de toute forme de souveraineté nationale et populaire.

Nous constatons que l’Union européenne (imbriquée dans l’OTAN par les traités) soutient les interventions militaires étrangères qui jettent sur les routes de l’exil des millions de réfugiés.

Nous constatons que lors du sommet européen des 18 et 19 février, le premier ministre britannique et la Commission européenne ont scellé un accord qui aggravera encore la mise en concurrence des travailleurs entre eux. Au nom de cet accord, tout travailleur originaire d’un pays de l’UE, émigré en Grande-Bretagne, sera privé pendant quatre ans de tous les droits sociaux arrachés par la classe ouvrière britannique. Ce qui ne pourra amener qu’à une concurrence entre travailleurs, qu’à une nouvelle offensive pour baisser le « coût du travail » des travailleurs britanniques, et favoriser un climat xénophobe réactionnaire.

Contre cette « Union européenne » qui tente par tous les moyens de dresser les travailleurs les uns contre les autres au plus grand profit des capitalistes et des banquiers, nous opposons l’union des travailleurs et des peuples de toute l’Europe pour la défense et la reconquête de leurs droits, de la souveraineté et de la démocratie.

Avec les 578 délégués réunis à Trondheim au congrès de la Confédération syndicale norvégienne (LO), nous soutenons les travailleurs britanniques qui, voteront pour« quitter l’UE »et« lutter main dans la main avec les travailleurs d’Europe et du monde entier ».

Une victoire des travailleurs britanniques le 23 juin sera un point d’appui pour tous les travailleurs qui dans tous les pays, s’opposent par leur propre lutte de classe, aux plans de destructions de l’Union européenne et des gouvernements qui appliquent sa politique.

Premiers initiateurs :

Peter KREUTLER (vice-président Afa Düsseldorf, Ver.di membre de la direction de la conférence des délégués du personnel du secteur 6 (Fonctionnaires nationaux et territoriaux) de Düsseldorf
Dr Cornelia MATZKE (ancienne députée au 1er Parlement régional de Saxe après 1989, Ver.di)
Norbert MÜLLER (Ver.di, AfA, Francfort/Main)
Peter SAALMÜLLER (Ver.di, SPD)
Anna Helena SCHUSTER (Ver.di, déléguée du personnel)
Birgit SCHUTZ (Syndicat NGG de la restauration, membre du conseil d’entreprise, AfA Düsseldorf)
Holger PFEIFFER (Ver ;di, délégué du personnel)
H.W. SCHUSTER (Ver.di, délégué du personnel, Président de l’AfA Düsseldorf)

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 13:24

6 Mars 2016 , Lu sur  Réveil Communiste

La marginalisation du KKE et la crise grecque (titre de RC)

Le Parti communiste grec KKE a complètement raté le rendez-vous avec l'histoire de l'année 2015. Comme par hasard, il est souvent cité comme référence dans les groupuscules communistes en France qui ne parviennent pas à sortir de leur isolement malgré leurs débats et imprécations. Sur la question, ci dessous un texte critique émanant d'un militant internationaliste grec très respecté. Comme quoi le contraire d'une erreur (ou d'une trahison manifeste comme ce fut le cas de Tsipras et sa clique) peut fort bien être une erreur aussi.

(reproduit sur RC le 7 août 2015)

Quelques réflexions sur la communication du comité central du KKE du 13 juillet 2015

Par Alexandre Moumbaris

Les mesures sociales que recommande le KKE ainsi que l’urgence de leur mise en œuvre: l’organisation sur les lieux de travail, dans les quartiers, les divers comités de solidarité…, sont plus qu’indispensables. Cela permettrait hormis la subsistance, le développement d’un pouvoir politique populaire alternatif, susceptible éventuellement d’offrir un terreau à d’autres développements à la lutte populaire.

Il est manifeste que le KKE avait bien avertit et dénoncé SYRIZA pour son imposture, qui s’est transformée en flagrante trahison de la volonté des citoyens grecs exprimée par le vote «NON» au référendum. On comprend, surtout à postériori, l’appel du KKE à voter par un double «NON» («NUL» au comptage). Il semblerait que l’importance de la victoire du «NON» ait dérangé les calculs de SYRIZA, qui aurait été plus à l’aise dans sa politique avec une «victoire» du «NON» beaucoup plus modeste.

Il est clair aussi que le KKE, par son histoire et son activité en général, syndicale aussi, qui appelle a d’importantes et nombreuses loyautés au sein de la classe ouvrière et du peuple en général, mais il a aussi une très grande responsabilité à assumer.

Toutefois, il faut avoir en vue les réalités d’aujourd’hui ainsi que celles de l’histoire récente. La résistance grecque EAM (Front de libération nationale) qui représentait la majorité du peuple grec pendant l’occupation allemande, avait subi à la fin de 1944 l’intervention militaire et les massacres, conduits par les «alliés occidentaux» ayant pour but l’assujettissement du peuple grec et la remise sur le trône du roi Georges II (de la dynastie danoise de Slesvig-Holsten-Sønderborg-Glücksborg) qui avait la faveur des Britanniques. On peut dès lors dire que les Grecs ont chassé les occupants allemands pour être à nouveau occupés, cette fois-ci par leurs «alliés occidentaux». Entre 1946 et 1949 a eu lieu une guerre, dite «civile», où les «alliés» furent bel et bien impliqués. Elle a été perdue bien que les communistes aient eu quelques frontières amies, ce qui n’est pas le cas maintenant. Cette situation anticommuniste répressive a persisté des années après. En 1967 a eu lieu le coup d’état de la junte des colonels, instigué et soutenu par les «alliés» étasuniens avec la même répression qui a duré jusqu’en 1974. Un des résultats en a été l’invasion de Chypre et l’occupation d’un tiers de son territoire par la Turquie.

Nous n’entrerons pas dans le détail de la malfaisance de toutes ces luttes intestines fomentées par nos «alliés»: les morts, les emprisonnements, les exils, les dégâts…. mais elles ont laissé des traces indélébiles, dans les mémoires aussi.

Considérant ce qui est dit plus haut et que l’OTAN a des bases militaires en Grèce (Souda, en Crète), au Kossovo (Bondsteel) voisin et ailleurs dans la région, que les guerres en Ukraine, en Syrie… ainsi que les provocations frontalières de la Turquie attisent délibérément une tension permanente, un changement de régime, risquerait fort de donner lieu à une intervention étrangère en conjonction avec des collaborateurs locaux.

Le KKE aux dernières élections législatives a obtenu 5,47% des suffrages et compte à la Vouli 15 députés sur 300. Si de nouvelles élections devaient avoir lieu demain, il obtiendrait sûrement un large vote en conséquence de la désaffection pour SYRIZA et d’autres partis, toutefois il serait hautement improbable qu’il ait la majorité. Ce serait moins improbable qu’il conduise une coalition, et moins encore d’y participer comme partenaire minoritaire. Une telle alliance, par sa nature même, temporaire, aurait un objectif circonscrit. Cela a été le cas en 1989/90 quand le KKE s’est allié avec la ND et avec le PASOK, un précédent qui montre qu’il n’a pas toujours été hors de question qu’il participe à un gouvernement majoritairement bourgeois si les circonstances le demandaient.

Refuser l’instauration d’une monnaie nationale, parce qu’elle servirait à la bourgeoisie ou à l’impérialisme, implique obligatoirement le soutien passif de l’Euro. Le KKE déconsidère que celle-ci puisse servir à un autre usage. Il ne prend pas en compte le fait que la monnaie nationale est partie intégrante de la souveraineté, qu’elle constitue un de ses attributs régaliens quel que soit le régime: bourgeois, socialiste ou autre. À qui et à quoi servirait-elle, est une autre question. On ne peut pas confondre l’outil et son usage. Il en est de même pour la présence de frontières délimitant le territoire et sa gestion économique, sa langue, son histoire, sa culture, sa dignité; tous ces éléments qui répondent à l’indépendance et à la souveraineté d’un peuple, d’une nation, valent le combat pour les obtenir. Y compris dans le cadre du système capitaliste, c’est préférable que d’être une colonie, une semi-colonie ou «territoire» sous tutelle, quel que soit le terme pour décrire sa situation d’aujourd’hui. C’est une étape intermédiaire nécessaire sur la voie du socialisme.

Donc dans cette affaire et dans le cadre de l’exploitation capitaliste il y a deux enjeux et dans cet ordre de priorité, mais qui se confondent, la lutte du peuple entier pour la souveraineté nationale et la lutte la classe ouvrière avec ses alliés pour le socialisme. Dans le premier cas la lutte est motivée face à la double exploitation des travailleurs: l’exploitation exercée par le capitalisme étranger en collaboration avec la couche compradore de la bourgeoisie nationale, et l’exploitation exercée par la bourgeoisie nationale. Dans le second cas il n’y a que l’exploitation des travailleurs par la bourgeoisie nationale.

Il en découle logiquement, surtout dans une situation de faiblesse du Parti que s’il tient à se battre, il est obligé de faire des alliances avec d’autres forces patriotiques y compris celles de la bourgeoisie nationale contre le capitalisme étranger et ses collaborateurs de la couche compradore de la bourgeoisie. Dans la même veine il est même nécessaire de défendre la bourgeoisie nationale et par exemple la défendre contre toute importation préjudiciable aux producteurs locaux, faire tout son possible pour que le pays devienne autosuffisant.

Au-delà des alliances nationales il est nécessaire de se servir aussi de tous les appuis internationaux avantageux lui permettant de contrecarrer ses adversaires et de renforcer le pouvoir des forces populaires et du progrès, comme par exemple la Russie ou les BRICS.

Dans une situation qui est vraiment difficile, même existentielle, la sortie de la Grèce de l’Union européenne et de la zone-euro, pour le KKE n’est envisageable que par la voie du socialisme, et pour arriver à cette fin il y a tellement de conditions préalables, qu’on n’en voit ni le bout ni le chemin. On ne peut pas faire de vagues allusions au socialisme … et puis proposer comme voie «le renforcement du Parti comme condition préalable» en vue de «la restructuration du mouvement ouvrier» qui «revendiquerait des mesures de soulagement immédiates» du peuple qui permettrait de «changer le rapport-de-forces négatif» pour «renforcer la combativité» «contre le fatalisme et la subordination de la classe ouvrière ….contre ses vieux et nouveaux gestionnaires de la barbarie capitaliste».

Le but n’est pas, en soi, de combattre – ce qui est un processus, un moyen – mais de survivre, de progresser et de vaincre!

le 28 juillet 2015

Alexandre MOUMBARIS

SOURCES:

Les dossiers du BIP

https://dossiersdubip.wordpress.co

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 16:39

L’Orient le Jour avec AFP, vendredi 4 mars 2016. 

Repris sur le site de l'Association France Palestine Solidarité

AFP

Les Palestiniens ont accusé jeudi le Conseil de Paris d’attenter à la liberté d’expression et de favoriser la colonisation israélienne après le vote récent par cette assemblée d’un texte contre une campagne internationale de boycott d’Israël.

"Condamner un mouvement légitime et non-violent contre un régime d’apartheid aux politiques racistes (...) revient à soutenir activement l’entreprise colonisatrice toujours en cours", a écrit Saëb Erakat, numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), à la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, dans une lettre dont l’AFP a eu la copie.

Le Conseil de Paris, assemblée délibérante qui règle les affaires de Paris, a adopté le 16 février un "vœu" disant que Paris et sa maire "ont de manière constante affirmé leur opposition au mouvement de boycott d’Israël et dans le même temps, leur attachement à la promotion de la paix entre Israéliens et Palestiniens".

Cette assemblée s’était dite inquiète que le collectif Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) ait pris pour cible les échanges culturels "vecteurs de paix et de tolérance", en appelant notamment au boycott d’un spectacle d’une compagnie de danse israélienne à l’Opéra Garnier.

Un vœu exprime une position ou un engagement du Conseil de Paris sur un sujet d’intérêt pour lui mais qui échappe à sa compétence. A ce titre, il n’a pas de caractère légalement contraignant.

M. Erakat a déploré de "sévères restrictions à la liberté d’expression" imposées par "la capitale de la liberté, de l’égalité et de la fraternité". Il presse le Conseil de Paris à "condamner l’occupation et la colonisation illégales de la Palestine par Israël".

BDS est une campagne mondiale lancée initialement par des organisations non-gouvernementales palestiniennes inspirées par le modèle sud-africain. Elle vise à mettre fin à l’occupation et à la colonisation israélienne des Territoires palestiniens. Elle exhorte à refuser de consommer des produits israéliens, de commercer ou de signer des accords avec des entreprises israéliennes. Elle s’étend à la culture et vise des artistes accusés de cautionner l’occupation et la colonisation.

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 18:18

L’implication de l’OTAN dans la question des réfugiés représente un développement dangereux




Déclaration de Georgos Loucaides, porte-parole du Comité central du Parti progressiste des travailleurs de Chypre (AKEL – Parti communiste). 10 février 2016, traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – Vivelepcf »





L’implication de l’OTAN dans la gestion des flux de réfugiés en mer Egée, suivant les objectifs de la Turquie et de l’Allemagne, représente un développement dangereux. Les nouvelles mesures et les mécanismes que prévoient l’Union européenne et l’OTAN font peser des menaces flagrantes sur la souveraineté de leurs Etats-membres. Dans le même temps, l’intensification de la répression exercée contre les réfugiés et la militarisation de la crise laissent présager d’autres tragédies en mer Egée et dans toute la Méditerranée. L’implication de l’OTAN vient s’ajouter à la création par l’UE d’une garde côtière frontalière qui pourra agir même sans l’approbation de ses Etats-membres.

Qui peut donc faire confiance à la machine de guerre, dénommée OTAN, pour prendre soin des réfugiés et des civils ? Où finiront les civils syriens réfugiés alors que leur pays est toujours noyé dans le sang ? Comment va-t-on dissuader les réfugiés d’avoir recours à des passeurs tant que l’UE n’aura créé aucun cadre et aucun parcours légaux et sûrs pour qu’ils déposent leur demande d’asile? Jusqu’à quand l’UE va-t-elle continuer à marchander et négocier avec la Turquie les vies, la sécurité et la dignité des millions de personnes qui fuient la furie de la guerre ?

AKEL réaffirme qu’il n’y a pas d’autre solution définitive à la crise des réfugiés que la fin de la sanglante guerre civile en Syrie. Celle-ci ne pourra pas arriver tant que les pays de l’OTAN et leurs alliés n’auront pas arrêté, une fois pour toutes, toute forme de soutien à l’organisation de l’Etat islamique, de financement, d’équipement de celle-ci et de commerce avec elle, tant qu’ils n’auront pas cessé de saper les forces qui combattent l’Etat islamique sur le terrain.

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 15:12

Appel urgent d’une députée kurde de Turquie aux organisations internationales

Sur le blog de Nicolas Maury

Un appel de Sibel YİĞİTALP, Députée de Diyarbakir, Parti démocratique des Peuples (HDP), pour l’évacuation des civils piégés dans la ville assiégée de Sur/Diyarbakir
 
Appel urgent d’une députée kurde de Turquie aux organisations internationales
Je suis membre de la grande Assemblée nationale de Turquie, élue dans la province de Diyarbakir. Je vous écris cette lettre du district de Sur, dans le centre historique de Diyarbakir, qui est actuellement bombardé par les forces armées turques. Depuis août 2015, Sur a été soumise à 6 couvre-feux décrétés pour des durées indéterminées, en application de la stratégie militaire du gouvernement turc de l’AKP consistant à réprimer par les armes les revendications politiques du peuple kurde. Le dernier couvre-feu qui est en cours depuis le 11 décembre 2015 a coûté la vie à plus de 100 civils. Les tirs d’artillerie sur les différents quartiers du district ont par! ailleurs entraîné la destruction d’une grande partie des habitations et du patrimoine historique, et provoqué le départ forcé de dizaines de milliers d’habitants.

Je lance cet appel en raison de l’imminence d’un nouveau drame. Tandis que l’offensive des forces armées turques continue avec la même intensité, nous avons été informés du fait que plus de 200 personnes étaient piégées dans des sous-sols où elles s’étaient réfugiées pour se protéger des tirs d’artillerie. Nous avons la confirmation que ces personnes sont quasiment toutes des civils parmi lesquels se trouvent au moins 20 enfants. Durant les 7 derniers jours, j'ai, avec plusieurs autres députés de Diyarbakir, contacté toutes les instances et les représentants du gouvernement dans la ville pour demander l'ouverture d'un couloir d'évacuation afin de permettre aux civils de quitter en sécurité les zones visées par les opérations militaires. Malheureusement, toutes n! os requ&e circ;tes sont demeurées sans réponse.

Aujourd'hui, nous avons reçu des appels téléphoniques des personnes piégées sous les bombes. Elles ont indiqué que leur situation s'empirait avec l'augmentation du nombre de personnes blessées par les tirs d'artillerie et l'aggravation de leur état. Au cours de la dernière semaine, 12 personnes ont été tuées par les forces de sécurité. Leurs corps gisent encore dans la rue, leurs proches ne pouvant les récupérer du fait du pilonnage continu des quartiers. Nous sommes face à une guerre engagée contre la population de Sur.

Nous lançons cet appel pour vous demander de prendre des mesures urgentes afin d’exhorter le Gouvernement turc à lever le couvre-feu sur Sur, ne serait-ce que provisoirement, pour permettre l'évacuation des civils. Nous sommes convaincus que vos interventions peuvent permettre l'enclenchement d'un dialogue constructif et la mise en place d'une coordination avec les autorités gouvernementales pour l'évacuation des civils rescapés.

Voici les noms et âges de plusieurs des enfants réfugiés dans les sous-sols, à Sur : Elif Su Aslan (4 mois), Özgür Aslan (3 ans), Muazzez Aslan (4 ans), Rojda Aslan (7 ans), Gülistan Aslan (11 ans), Beritan Tosun (2 ans), Şerife Tosun (10 ans), Ruken (4 ans), Berfin .... (4 ans), Kadir Şahin (11 ans), Furkan Dağ (11 ans), Mehmet Karacadağ (14 ans)

Sibel YİĞİTALP, Députée de Diyarbakir, Parti démocratique des Peuples (HDP)
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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 17:51
20 Février 2016 sur le blog "Histoire et Société"

Cette nuit, la France et les Etats-Unis ont repoussé une motion russe au Conseil de sécurité des Nations Unies, demandant à ce que soit respectée la souveraineté des Syriens. Ils l’ont repoussé en disant que « cette position n’avait pas d’avenir ».

Un grand mouvement de la paix est plus que jamais nécessaire et nous avons fort à faire en France vu la politique néo-coloniale, complètement vassalisée aux Etats-Unis de notre gouvernement, sans attendre le bon vouloir d’autres pays et mouvements progressistes européens dont la responsabilité est moins engagée que le nôtre dans la propagation de la guerre et du terrorisme qu’il prétend combattre…

Danielle Bleitrach

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19 février 2016 5 19 /02 /février /2016 14:51

http://www.collectif-communiste-polex.org/bulletin/bulletin_135_art_1.ht

 

publié le : 17 Février, 2016

Tout au long du XXeme siècle, les États Unis devenus grande puissance industrielle et militaire, ont proclamé que le reste du continent d'Amerique et ses peuples était son pré- carré : il leur était dû d'en exploiter les richesses, agricoles ou minières, d'en diriger les lois et les gouvernements, corrompus ou dictatoriaux, quitte à les réimposer à leurs peuples par une intervention militaire: Marines et canonnières étaient là pour ça. Quand les citoyens élisaient un patriote honnête comme Allende au Chili, il suffisait à la CIA d'organiser avec l'aide des opposants locaux le chaos social, et un quelconque Pinochet rétablissait l'Ordre impérial et la religion du marché, sur quelques milliers de cadavres....

Une île cependant avait réussi des 1960 à conquérir les armes à la main le droit de choisir son destin: Cuba, avec Fidel Castro et ses Barbudos, son peuple courageux et le soutien d'une lointaine URSS, a réussi à expulser truands et affairistes états-uniens et leurs soutiens locaux, et à proclamer une société socialiste, égalitaire et patriote, malgré les USA. Elle l'a payé de 50 ans de blocus économique et politique, de multiples tentatives de subversion et d'invasion, d'autant plus graves que l'URSS s'effondrait en 1990.

Mais le peuple Cubain résista, en souffrant, car heureusement le monde changeait peu à peu, et d'abord cette Amérique dite" Latine", parce qu'on y parlait espagnol, portugais ou francais, a côté des langues indigènes. À partir de la fin du siècle, un vent impétueux de contestation progressiste emporta la plupart des peuples d'Amerique, alors même que ceux d'Europe s'enfonçaient dans une véritable contre-revolution conservatrice. Ce vent nouveau fit éclore des gouvernements désireux d'indépendance nationale, d'arracher aux capitalistes étrangers les richesses de la Nation, d'en faire profiter la majorité paysanne et ouvrière, les pauvres et les " Indiens " jusque là méprisés. Chavez au Venezuela, Morales en Bolivie, Lula au Brésil, et même Cristina Kirchner en Argentine, nationalisaient les ressources, et employaient enfin les bénéfices des puits de pétrole et des mines à vaincre la misère, la maladie et l'analphabétisme, à la grande fureur des politiciens et milliardaires de Washington, de Caracas, et de Rio.

Le mouvement peut sembler aux naïfs parmi nous irrésistible, certains crurent même y déceler le début d'un " socialisme du XXIème siècle ", les prémices d'une " nouvelle Internationale des Peuples ": c'était négliger un peu vite que ce mouvement était disparate, mélange de révolutionnaires authentiques, et de Nationalistes et Réformistes enclins aux compromis, et qu'un opposition locale persistait, influente dans la bourgeoisie et les médias; c'était surtout oublier que l'impérialisme US était toujours aussi fort et actif, quitte à adapter ses méthodes en fonction du rapport de forces, et que la marche de l'histoire n'est jamais unidirectionnelle, qu'elle peut connaître des retours en arrière.

L'offensive des stratèges du " Monde Libre "( comme le nomment les partisans du capitalisme ) contre l'ébullition progressiste américaine au XXIeme siècle, reposa sur le constat que les états trublions, rétifs à la " religion du Marché",tiraient l'essentiel de leurs ressources de leur production de sources d'énergie ( pétrole ou gaz ) ou minerais, dont le rapport permettait de couvrir les importations nécessaires au quotidien: faiblesse insigne, héritée de siècles de sous-développement et de domination étrangère. Il suffisait donc aux États-uniens, qui contrôlent les fluctuations des cours mondiaux du pétrole et du gaz avec leurs compères Saoudiens, de provoquer délibérément l'effondrement, diminuant ainsi d'une bonne moitié en quelques mois les ressources du Venezuela. La population y fut ainsi réduite à une inflation galopante, aux pénuries des produits les plus quotidiens, et aux diatribes vengeresses de l'opposition libérale, subitement déguisée en défenseur des déshérités. Le résultat fut celui attendu dans les bureaux de Washington et les salons de Caracas: le 6 novembre 2015, les elections qui avaient jusque là donne quitus à Chavez et son successeur Maduro ont envoyé au Parlement 70 pour cent de députés de Droite. Cet échec, dont on ne peut encore peser toutes les conséquences, n'était pas un éclair dans un ciel américain sans nuages: Peu auparavant, une majorité " libérale " a vaincu dans les urnes Cristina Kirchner, et le Brésil est agité de manifestations dirigées par la Droite.

L'effondrement espéré par Washington de l'expérience socialiste au Venezuela a des objectifs continentaux, ceux de l'Imperialisme américain, qui renouvelé en Amerique la vieille théorie des dominos. Théorie revendiquée par les stratèges militaires et économiques de l'Occident, et des EtatsUnis : l'ennemi principal, irréductible depuis 50 ans, le régime socialiste Cubain, asphyxié par la disparition de l'aide de ses alliés, vénézuéliens et autres, n'aura plus comme solution que s'en remettre au bon vouloir du " Grand Ami " Yankee, et à se convertir au grand marché capitaliste mondial. Ce projet ne relève d'aucune obsession complotiste, il a été souvent affirmé par les responsables de la CIA, comme d'ailleurs celui états-unien de " remodeler le Moyen-Orient" pour mieux le contrôler, au détriment des états nationaux trop rétifs, Iran, Irak, Syrie. Les opposants " libéraux " cubains ne s'y trompent pas. Certains, comme Yoani Sanchez, blogueuse qu'adorent nos médias occidentaux, ont frétille de joie à l'issue des elections de Caracas: " Le Venezuela voit déjà la sortie et il emporte avec lui une île qui n'ose pas encore arrêter les coups d' un gouvernement violent, claquer la porte et commencer une nouvelle vie. " ( 14 y médio, La Havane, 7/12/2015).

Le repérage des objectifs de l'Imperialisme ne signifie en aucun cas qu'ils vont réussir, les peuples d'Amerique en décideront. Ils le feront y compris en corrigeant  d'éventuelles erreurs, qui ne relève de personne d'autre que d'eux mêmes: nous serions mal venus de nous poser en donneurs de leçon, alors que nous nous révélons pour l'instant incapables de revivifier la mouvance progressiste française, et de limiter l'expansion de l'extrême-droite xénophobe. Notre seul impératif est de réaffirmer notre solidarité avec les révolutionnaires d'Amerique, et nous le ferons efficacement en luttant dans notre pays contre le capitalisme, et l'impérialisme occidental qui inspirent nos dirigeants.

Francis Arzalier

 

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