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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 08:55

"Cette défaite fournit en outre un argument de poids face aux discours de tous ceux qui insistent en permanence sur le fait que les grèves seraient le fruit de "minorités" (donc illégitimes), chez Air France ou ailleurs."

"Les salariés d'Air France administrent au contraire magistralement la démonstration que ceux qui se mettent en grève forment le plus souvent l'expression d'avant-garde de griefs dans lesquels se reconnaissent y compris une large part de ceux qui ne participent pas directement à la mise en mouvement."

Extraits du texte de Stéphane Sirot cité ci-dessous

Photo Humanité

Photo Humanité

Publié le par FSC

AIR FRANCE :

Plus de 45.000 salariés

83,44 % de votants à la consultation provoquée par la direction sur sa politique salariale avec en plus à la manière monarchique le chantage à la démission du PDG en cas de refus.

Mais rien n'y a fait,

55,33 % des salariés ont rejeté les propositions de la direction et le PDG a donc donné sa démission.

L'intégralité sur le site du Front syndical de classe suivi de l'analyse de Stéphane Sirot :

http://www.frontsyndical-classe.org/2018/05/air-france-enorme-camouflet.html

La défaite en rase campagne du PDG d'Air France est une bonne nouvelle.
Elle fait respirer : l'air nauséabond du temps, volontiers teinté d'un bonapartisme plébiscitaire dont les ordonnances Travail ont étendu le champ d'application, reçoit un petit coup d'air frais plaisant. L'ordre dominant, tout à sa démarche de domestication des contre-pouvoir, les aime lorsqu'ils accompagnent ses décisions ; s'ils lui résistent, il cherche à se donner les moyens de les contourner. Cet exemple emblématique illustre de façon salutaire que le monde du travail, en particulier lorsqu'il peut s'appuyer sur un champ syndical déterminé, est en capacité de briser la logique de chantage à laquelle il est volontiers soumis.
Cette défaite fournit en outre un argument de poids face aux discours de tous ceux qui insistent en permanence sur le fait que les grèves seraient le fruit de "minorités" (donc illégitimes), chez Air France ou ailleurs. Comme si les mouvements sociaux se devaient au demeurant de fonctionner selon les normes des institutions politiques et de la démocratie libérale. Les luttes sociales ont au contraire constamment été, dans notre histoire, le vivier d'une démocratie alternative, fondée non pas sur une légalité délégataire de type partisan, mais sur une légitimité construite dans la dialectique représentants/représentés dont les Assemblées générales sont le lieu d'élaboration directe. De surcroît, bien des grèves de notre histoire sociale ont été et sont menées par une frange du salariat ; ce qui ne signifie en aucun cas que celle-ci porte des revendications "minoritaires". Les salariés d'Air France administrent au contraire magistralement la démonstration que ceux qui se mettent en grève forment le plus souvent l'expression d'avant-garde de griefs dans lesquels se reconnaissent y compris une large part de ceux qui ne participent pas directement à la mise en mouvement.
Accessoirement, ajoutons que le syndicalisme de lobbying de la CFDT est pour le moins interrogé par ce résultat. Moins prompts à dénoncer les réformes ultra-libérales et socialement destructrices du pouvoir macronien que la détermination et le bien-fondé des revendications des grévistes, les dirigeants de cette confédération se trouvent eux aussi désavoués. A force de trop vouloir se situer dans la sphère institutionnelle et de réfléchir/agir selon les règles établies par le pouvoir politique ou les directions d'entreprise, il arrive que l'on se trouve embarqué sur le navire à la dérive de l'ordre dominant.
Il souffle bel et bien un vent de contestation, un esprit de résistance. Jusqu'où et comment ? Il appartient à chacun de participer à construite la réponse à donner à cette question, en se gardant toutefois de le faire à partir des logiques culturelles, économiques et sociales forgées par l'éco-système capitaliste.

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 22:40
A la mémoire de Boualem Khalfa
mardi 1er mai 2018
par  Alger républicain

 

A Alger : Le 1er mai, quatre morts et plusieurs blessés à la manifestation patriotique organisée par le Parti du Peuple Algérien (PPA).

Ahmed Bouda, un des dirigeants du PPA à l’époque, raconte :

« Nous avons réparti les militants en trois groupes :

  • Groupe de Belcourt et des environs, rendez-vous Place du Gouvernement (place des Martyrs) ;
  • Groupe de la Casbah, rendez-vous à Sidi Abderrahmane ;
  • Groupe El Biar–Birkhadem, rendez-vous devant la prison de Serkadji ;

Les groupes devaient prendre le départ à 17 heures et converger vers la rue d’Isly (…).

Ordre formel avait été donné aux militants de ne porter aucune arme, même blanche, mais de se munir de la carte d’identité. Ils scandaient les mots d’ordre du parti (…) et marchaient pacifiquement, drapeau déployé en tête du cortège.

Dans la Grande Aventure d’Alger républicain, on peut lire les souvenirs de Boualem Khalfa, alors militant du PPA qui sera plus tard directeur d’Alger républicain et membre de la direction centrale du Parti communiste algérien (PCA) :

« Dans l’après-midi du 1er mai, il participe avec ses amis du PPA à la manifestation organisée à Alger. Sous la couverture des Amis du Manifeste, le PPA a appelé ses membres et sympathisants à défiler indépendamment de la CGT. Khalfa fait partie du cortège qui, de la Basse-Casbah, doit en fin de parcours rejoindre la Grande-Poste celui de la CGT. Les consignes données sont très strictes : pas d’armes, « pas même une épingle » ont formellement recommandé les dirigeants pour éviter toute provocation. Les mots d’ordre lancés sont précis et peu nombreux. L’un d’eux proclame « Liberté pour tous » et un autre, qui revient très souvent, demande la libération des détenus politiques et notamment celle de Messali Hadj. Au cours de la manifestation tout à coup, de façon plus ou moins spontanée, un cri libérateur, scandé bientôt par la foule tout entière : « Yahia el Istiqlal ! » (Vive l’Indépendance) et, soudain au-dessus des têtes, le drapeau algérien interdit est brandi.

Dans la rue d’Isly (Larbi Ben M’Hidi), à la hauteur du Casino, tout près du siège de la XXe Région militaire, les forces de l’ordre barrent la route au cortège. Et, brusquement, sans semonces, les policiers ouvrent le feu. Les pavés se tachent de sang. Un des responsables de la daira (district) du PPA, Mohamed Belhaffaf, est tué par l’une des premières rafales. Trois militants, Abdelkader Ziar, Mohamed Laïmèche, et Ahmed Boughmalah sont eux aussi mortellement touchés. Sept autres, emportés par des amis, ne survivront pas à leurs blessures. Des dizaines d’hommes ensanglantés, soutenus par des manifestants valides, tentent de trouver refuge dans les couloirs et sous les portes cochères des immeubles avoisinants. Boualem Khalfa, dans le groupe de tête a vécu tout cela et il ne pourra pas l’oublier. »

Dans la foule descendue de la Casbah, il y avait le jeune Taleb Abderrahmane, 15 ans, qui deviendra, en 1956, le chimiste de l’ALN. Il fabriquera les bombes qu’utilisera la Zone Autonome en riposte aux attentats perpétrés sous les ordres du gouvernement français de Guy Mollet avec son ministre résident, Robert Lacoste. Condamné trois fois à mort, Taleb Abderrahmane a la tête tranchée, le 24 avril 1958, à la prison de Serkadji.

Mohamed Rebah

Auteur de Taleb Abderrahmane guillotiné le 24 avril 1958. Editions APIC. Alger, avril 2013.

 

Kateb Yacine, Henri Alleg et Boualem Khalfa

 

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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 15:58

Pour le 5 mai, on a eu un petit problème : vous êtes trop nombreux ! Du coup la Préfecture de police qui pensait qu'on organisait une petite boum entre amis... n'a plus tellement validé notre rassemblement au Louvre.

Alors, pour embêter personne, on vous propose de se retrouver, toujours un pique-nique festif, à 12h, directement place de l'Opéra, avec, au programme:

  • Des prises de paroles du Capitaine Marleau, de lutteurs, de Frédéric Lordon, de moi-même, etc.
  • Un rassemblement festif en musique avec l'Orchestre Debout !
  • Un départ en cortège, depuis Opéra à 14h !

On partira en cortège jusqu'à la place de la Bastille, donc, avec plein de petites scènes, une plus grande, et une surprise de dernière minute : un concert du Soviet Suprem ! 

A samedi ! 

L'équipe

 
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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 15:03

« La vérité, victime de la guerre », tel est le titre d’une chronique parue récemment dans Le Monde (26/04/18). Il eût été plus conforme au texte de l’intituler : « La vérité, victime de la Russie ».

C’est en effet un long réquisitoire contre Moscou que la directrice éditoriale du quotidien du soir, Sylvie Kauffmann, propose à ses lecteurs. Sans grande surprise et pêle-mêle, tout y passe : attaque chimique contre la Ghouta syrienne, affaire Skripal, drame du vol de la Malaysian Airlines, Ukraine, Crimée, guerres hybrides...

A chaque fois, Vladimir Poutine est pris la main dans le sac de mensonge, de mauvaise foi, de propagande éhontée. Une des caractéristiques qui donnent un « tour nouveau » à la situation internationale actuelle est « le recours à la contre-vérité en temps de paix par la Russie, orfèvre en la matière ». Au passage, la rédactrice décoche quelques rafales en direction d’Emmanuel Todd, et d’Alexis Corbière (LFI), coupables de complicité plus ou moins volontaire.

[...]

Tribune reprise sur RT par Le Grand soir : https://www.legrandsoir.info/le-monde-la-guerre-hybride-et-l-arroseur-arrose.html

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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 15:16
http://filiu.blog.lemonde.fr/files/2018/04/2018-04-07t093613z_2125613652_rc176903bdd0_rtrmadp_3_israel-palestinians-protests_0.jpg

http://filiu.blog.lemonde.fr/files/2018/04/2018-04-07t093613z_2125613652_rc176903bdd0_rtrmadp_3_israel-palestinians-protests_0.jpg

Des soldats israéliens sur la barrière terrestre le long de la frontière avec Gaza, à proximité du kibboutz israélien de Nahal Oz, dans le sud du pays, le 30 mars 2018 (Crédit : Jack Guez/AFP) - Vu sur "The Times of Israel"

Des soldats israéliens sur la barrière terrestre le long de la frontière avec Gaza, à proximité du kibboutz israélien de Nahal Oz, dans le sud du pays, le 30 mars 2018 (Crédit : Jack Guez/AFP) - Vu sur "The Times of Israel"

par Pauline Perrenot,
Extraits

"La « Marche du retour » qui a rassemblé 30 000 Gazaouis à son premier jour, le vendredi 30 mars, a été réprimée dans le sang par l’armée israélienne : ses soldats ont assassiné 22 Palestiniens tandis que les blessés par balles se comptent par milliers. Ce massacre a fait l’objet d’un traitement médiatique qui, quoiqu’abondant, et parfois pertinent, n’en souffre pas moins des travers malheureusement « classiques » dès lors que les médias s’intéressent à la question palestinienne en général, et à la violence de l’État d’Israël en particulier. Si nous ne prétendons pas à l’exhaustivité, nous revenons ici sur un certain nombre de biais qui s’inscrivent dans une double continuité : celle d’une information internationale de plus en plus bâclée par les médias dominants d’une part [1] et celle, plus spécifique, de la couverture médiatique du conflit opposant les Palestiniens à Israël [2].

Depuis que nous avons écrit ces lignes, la manifestation du vendredi 6 avril a été réprimée dans le sang : les soldats israéliens ont tué dix Palestiniens et blessé par balles des centaines d’entre eux. Force est de constater que les biais médiatiques identifiés dans cet article sont toujours de mise."

[...]

De « tensions » en « affrontements »

Autre tare récurrente dès qu’il s’agit du conflit opposant les Palestiniens à Israël : présenter ce qui relève de massacre comme des « affrontements » voire de simples « tensions » contribue à invisibiliser les rapports de force en minimisant les violences d’une part et en considérant, de l’autre, que les deux « camps » seraient à égalité. Ce vocabulaire culmine dans l’invisibilisation même de l’intervention meurtrière des militaires israéliens : « les affrontement ont causé la mort d’au moins douze personnes », « affrontements et face-à-face meurtriers » ou encore « la manifestation a fait 16 morts ».

Franceinfo

France 2

Europe 1

Le Télégramme 

France 24

L'intégral ci-dessous

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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 09:04

 

 

 

 

 

Ruptures n°75 est paru.

Aperçu du sommaire :

– l’éditorial qui pointe les objectifs et les enjeux des bombardements occidentaux sur la Syrie, ces derniers ayant en outre fait une victime collatérale : l’UE

– une analyse approfondie de la guerre commerciale engagée par Donald Trump, qui pourrait se transformer en escalade, et qui implique des rivalités de domination entre USA, Chine, et UE

– une analyse des élections hongroises du 8 avril, à l’issue desquelles Viktor Orban remporte pour la troisième fois une majorité de deux tiers des sièges, au grand dam de Bruxelles

– un éclairage sur le bras de fer qui se poursuit entre Barcelone, où le parlement régional est bloqué, et Madrid, où le gouvernement central, sans majorité absolue, semble englué dans ce conflit

– et, bien sûr, comme chaque mois, les brèves…

Pour recevoir cette édition et les suivantes, il n’est pas trop tard pour s’abonner.

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29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 23:19

Les chiffres du jour

  • + 8 % de grévistes supplémentaires par rapport au 24/04 ;
  • 84,32 %, c’est le taux de grévistes sur l’ECT PACA le 28/04 ;
  • 88 %, c’est le taux de grévistes à l’ET Midi-Pyrénées le 28/04 ;
  • 930 473 euros, c’est le montant de la cagnotte lancée par les intellectuels et les artistes au 28/04.

La suite ici :https://www.cheminotcgt.fr/actions/action-a-partir-des-3-et-4-avril-2018/info-luttes-n-17/

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29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 23:10
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28 avril 2018 6 28 /04 /avril /2018 23:22

Emission Dimanche en Politique sur le thème mai 68, 50 ans après diffusée le dimanche 28 avril 2018. / © France 3 Normandie

Emission Dimanche en Politique sur le thème mai 68, 50 ans après diffusée le dimanche 28 avril 2018. / © France 3 Normandie

Mai 68 : un événement  que les historiens considèrent aujourd’hui comme le plus grand mouvement social du XXe siècle. 50 ans après, qu'en reste-t-il ?

Par Richard Plumet

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28 avril 2018 6 28 /04 /avril /2018 23:17

C’est l’histoire d’un aventurier devenu journaliste. Pas Joseph Kessel, mais presque. Maurice Lemoine, figure bien connue des spécialistes de l’Amérique latine, était de passage à Paris entre deux escapades à Caracas et Bogota. Nous avons donc pris rendez-vous.

«On me prend parfois pour un gauchiste.» Difficile de contredire cette réputation en France lorsque l’on a défendu les FARC et que l’on défend maintenant le pouvoir au Venezuela. Souvent caricaturé comme un suppôt de Chavez en France, Maurice Lemoine a pourtant accepté de se confier à Sputnik. Rendez-vous chez lui, dans le quartier de la Goutte d’Or, quartier historique du XVIIIe arrondissement de Paris, entre les salons de coiffure afro et les cafés Internet crasseux. Une fois arrivé, il fait part de ses réserves quant à ce portrait, pas très motivé à l’idée de ce papier, opposé, dit-il à la starification des journalistes. L’entretien commence malgré tout, après avoir été rassuré sur mes intentions, ne prétendant à aucune visée voyeuriste façon «Ambition intime».

La suite ici : https://venezuelainfos.wordpress.com/2018/04/19/maurice-lemoine-journaliste-et-globe-trotter-je-suis-en-colere-contre-ma-profession/

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