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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 16:14


Par le Parti de la démondialisation (Pardem)

Le 19 octobre 2017

C’est en Bretagne que le Pardem a décidé d’organiser son université d’automne du 2 au 4 novembre 2017.
Plus précisément à Saint-Malo. Il est encore temps de vous inscrire.

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 16:44

Nous publions ci-dessous, pour l’ information de nos lecteurs, une déclaration eurocritique de JLM.

On peut être agacé par le côté “y a que nous” de cette déclaration même si les critiques adressées au Ps, au Pcf et au par JLM sont tout à fait justifiées.

On retiendra surtout le passage pertinent où JLM montre le lien déterminant qui associe l’euro-constructivisme à la casse sociale impulsée par Macron. Au fur et à mesure qu’on s’approchait du second tour de la présidentielle, cet aspect essentiel avait été minoré par JLM pour attirer les électeurs de B. Hamon. Bien entendu l’articulation “plan A – plan B” est illusoire à nos yeux car l’UE est irréformable de l’intérieur,  comme le Ps ou le Pcf-Pge d’ailleurs.

À nous, militants franchement communistes et citoyens indépendantistes de gauche de travailler la réalité politique telle qu’elle est pour aider les progressistes à construire une France franchement insoumise à l’UE du capital en critiquant les illusions et en prenant appui sur l’idée juste, rappelée par JLM, que oui, construire l’ supranationale, c’est nécessairement détruire la France du CNR.

 [...]

Extraits du texte de JL Mélenchon sur l'UE:

"L’Europe doit revenir en débat

Était-ce trop long ? Cela expliquerait pourquoi le discours d’Emmanuel Macron sur l’Europe à la Sorbonne n’a pas dépassé le niveau habituel des commentaires laudateurs convenus et superficiels. Pourtant son contenu mérite davantage d’attention. Le nouveau président opère une véritable bascule des termes sur plusieurs points cruciaux. En particulier quand il installe le concept de « souveraineté européenne » pour le placer au sommet de la hiérarchie des normes. Et surtout pour le substituer à la « souveraineté nationale ». Il ose aussi quelques propositions dont on se demande pourquoi elles n’ont suscité aucune réaction. Tout de même ! Il suggère par exemple que la France, comme l’Allemagne et l’Italie, renoncent à leur Commissaire européen « pour montrer l’exemple » d’une volonté d’effacer la primauté des intérêts nationaux en Europe.  Et quelques autres perles de cette nature.

Comme il est impossible d’ouvrir un tel débat dans l’environnement d’atrophie intellectuelle médiatique courant, seule une vigoureuse interpellation symbolique permettra d’y parvenir peut-être. Avec notre amendement pour supprimer la présence du drapeau attribué à l’Union européenne dans le décor de l’hémicycle de l’assemblée nationale nous avons déjà atteint le gros nerf réactif.  Celui qui enclenche en pilotage automatique les gargarismes eurolâtres. C’est un premier palier atteint. Un pavoisement coutumier, non réfléchi ni délibéré, est devenu tout d’un coup un rite sacré, protégé par des vestales acrimonieuses. En tête, évidemment, le PS, dont les 16 dirigeants sont tombés d’accord avec les 60 membres du bureau national de ce parti pour la première fois depuis bien longtemps pour s’étrangler ensemble d’indignation contre « la France insoumise ». Hélas aussi indétectables que leurs auteurs, ces gros sanglots ont été engloutis dans la masse des attaques quotidiennes dont nous faisons l’objet. Mais j’ai noté tout de même l’épisode. Car les mêmes n’avaient rien à dire sur le contenu du discours d’Emmanuel Macron. C’est donc qu’ils sont d’accord. Tel est le PS repeint en « nouvelle gauche » : il s’oppose à l’opposition. Pendant ce temps, l’Europe des traités de Lisbonne et de l’année 2012 reste la camisole de force destructrice des nations qui la composent. Ses fondateurs ne peuvent échapper au bilan de ce qu’ils ont fait. C’est pourquoi ils préfèrent faire du violon sur des sujets sentimentaux comme le drapeau, et d’autres fétiches de cette sorte.

Quoiqu’il en soit on parlera d’Europe. Heureusement. On ne peut reprocher au président d’avoir ramené le thème dans le débat. Son diagnostic a le mérite de la lucidité. En effet, pour la première fois l’odieuse forfaiture et trahison de l’après 2005 a été prise en compte par un chef d’État français. Et l’idée que si rien ne se fait tout s’effondrera au profit des courants identitaires est aussi une marque de réalisme. Il est dommage que cette forme de prise de conscience occupe si peu de place dans l’espace public actuel saturé par l’obsession contre les musulmans. Il empêche de voir les milliers de réactionnaires polonais en prière sur les frontières le 7 octobre, jour anniversaire… de la bataille de Lépante en 1571. Ces milliers d’illuminés de notre chère « Europe des valeurs » veulent nous adjurer de « rester l’Europe face aux musulmans » en « revenant » au christianisme ! Il est temps de dire que le militantisme de cette sorte d’énergumènes dans tant de pays est aussi une question que nous devrons affronter le moment venu. Bien sûr, les propositions que Macron avance sont d’une tout autre nature. Mais elles amplifient toutes le caractère confiscatoire de la structure européenne sur la souveraineté populaire. En contribuant à faire de nos pays des coquilles vides pour ce qui concerne la vie des droits sociaux communs, il alimente la décomposition dont se nourrissent directement tous les communautarismes. Ce n’est pas une accusation. C’est un débat que nous voulons ouvrir et voir tranché.

Le drame de ce discours reste donc son déni de la faillite en cours. Macron prétend « refonder l’Europe ». C’était le mot d’ordre du Front de gauche en 2014. Il suivait le « changer l’Europe » de 2009. Clairement le message ne fut pas entendu par ceux à qui il s’adressait ! Le score fut très médiocre : 6,5% nationalement. D’aucuns s’en contentèrent puisqu’ils en tiraient tous les avantages matériels. Nous, nous n’avons jamais renoncé à peser sur les évènements. Nous avons donc fait un bilan et cherché d’autres pistes pour déployer la bataille.  Sur la base de ce constat, nous avons initié une autre logique d’action que nous avons appelé « plan A/plan B » qui consiste à offrir une alternative à l’éternelle vaine supplication en faveur « d’une autre Europe ». Le PGE au niveau européen et le PCF au niveau national n’ont pas été d’accord avec cette option. Leur soutien à Tsípras au moment même où nous rompions avec lui en raison de sa capitulation sans condition devant la Troïka a provoqué une coupure dans les rangs de « l’autre gauche » européenne. C’est toujours la même question : rompre ou composer politiquement. Soutenir Tsípras c’est annoncer que l’on est prêts à céder quand on gouvernera. Et même pire : c’est avouer qu’on ne comprend rien à ce qui se passe et qu’on ne prétend plus avoir la moindre influence sur le sujet. Au fond c’est la même question tout le temps : agissons-nous pour voir nos idées se réaliser ou sommes-nous juste une composante du décor ?

Mais cela, c’est le passé. Dorénavant, il s’agit d’autre chose. Les progrès des identitaires dans tous les pays sont massifs. Ils soulignent le caractère irréel des traditionnelles lettres au père noël européen. « Et maintenant l’Europe sociale » et « pour l’Europe qui nous protège » et tous les slogans éculés avec lesquels la « vieille gauche » s’est abasourdie. Le « plan A ou plan B » est dorénavant un vigoureux courant européen alternatif. Il est assez divers pour bien exprimer l’état à partir duquel nous repartons pour construire une force cohérente sur le continent.  Il tient au moins une réunion par trimestre en Europe et le nombre des groupes et partis qui s’y inscrivent s’élargit sans cesse. Pendant ce temps, les groupements du passé marmonnent leur litanie sans écho. Leur vie bureaucratique est leur seule réalité.

J’estime que le débat européen commence en France le 10 octobre à l’Assemblée nationale avec la déclaration politique du gouvernement. Je forme le vœu qu’il ne s’éteigne plus jusqu’à l’élection européenne de 2019. Et je suis d’accord avec Macron pour vouloir que cette élection soit le moment d’un débat sur le fond. Pour notre part, nous le préparerons comme un référendum. La politique de Macron est celle du pire libéral de l’Europe actuelle. Stop ou encore ?"

L'intégralité ci-dessous :

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 21:57
« Modèle allemand » : quand Macron insulte ses concitoyens depuis Berlin

Si Emmanuel Macron voulait renforcer son image de président des riches, il ne ferait pas autrement. Depuis le début de son mandat, il multiplie les dérapages verbaux à l’encontre des perdants de la mondialisation. Dernière en date : dans un entretien accordé au quotidien allemand Der Spiegel, il explique l’opposition à sa réforme de l’ISF par une forme de « jalousie typiquement française ». Il en profite pour réaffirmer sa volonté de « réformer » le système social français… et son admiration pour le « modèle » allemand.

 

Dans cet entretien, l’Allemagne est présentée comme l’archétype des pays qui ont été « gagnants dans la mondialisation ». La France, de son côté, pâtit encore de ses pudeurs à l’égard de la réussite et de la richesse. Ce sont les réflexes de « jalousie » des Français qui expliquent que l’économie de la France se porte aussi mal. Un discours tristement classique.

La rhétorique macronienne se caractérise par trois leitmotivs. L’apologie du “mérite”, de la prise de risque, de la mobilité sociale, bref, de la souplesse et de la réussite (comprendre : la souplesse pour les salariés et la réussite pour les autres). Le « rapprochement franco-allemand », c’est-à-dire le rapprochement du système social français vis-à-vis de l’exemple allemand. Enfin, la réalisation de « l’intégration européenne ». Ces trois thématiques sont en réalité les trois facettes d’un même projet, d’une même vision du monde. Il s’agit d’en finir avec le modèle égalitariste de protection sociale à la française, qui entretient la paresse, punit la réussite et sanctionne la richesse. C’est Denis Kessler, ex-numéro 2 du Medef, qui a défini ce projet avec le plus de clarté : il s’agit de  »défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance », c’est-à-dire les réformes sociales mises en place par les communistes et les gaullistes à la Libération. [...]

Lire la suite sur le blog "Le vent se lève":

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 17:09
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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 17:42

Des privés et des fonctionnaires ensemble.  Avec la CGT, l'UNSA, FO, et beaucoup de drapeaux FSU.  Les Transports CFDT aussi, encore très remontés.  Les enseignants étaient nombreux.  Bien sûr, il aurait fallu être plus.   Les 30 dernières années de luttes passées, sans réel succès, pèsent.  Imaginons un jeune enseignant trentenaire : de toute sa vie, les salariés se sont battus pour qu'on ne leur arrache pas les conquêtes si péniblement gagnées. Il s'agissait de préserver les acquis.  Pas d'en conquérir.  Et peu à peu, sous l'égide de l'Union Européenne et au nom de la compétitivité face à la mondialisation capitaliste, les droits des salariés sont rognés. 

Dans ces conditions, la journée du 10 Octobre est un vrai succès.  Et le gouvernement devrait l'apprécier ainsi.

Construire des luttes, dans les entreprises, dans les bureaux, pour gagner contre l'autoritarisme, pour les conditions de travail, pour les salaires.  Et créer, sur les lieux de travail, des rapports de force favorables aux salariés pour faire grandir les luttes contre la guerre de classe que mènent le patronat et ses multinationales contre tous les salariés, tous les travailleurs, y compris les indépendants, les auto-entrepreneurs et les petites entreprises ...

La colère existe.

Qu'elle s'exprime.  Et pas seulement dans la rue.  Pas seulement à l'Assemblée Nationale ou au Sénat !  Dans les ateliers et dans les bureaux aussi.  Tous ensemble.

Yvette Genestal

9000 manifestants à Rouen - 10 Octobre
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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 05:13

Oui, la France abandonne sa souveraineté économique.  C'est la politique de l'Union Européenne, instrument de la mondialisation capitaliste - par son entrée européenne.  Dans ce contexte, la souveraineté européenne n'a aucun sens ... Car les multinationales n'ont pas de frontières.  Or l'UE ouvre une voie royale à ces dernières, qu'elles soient européennes (et, comme leur nom l'indique, elles sont rarement seulement européennes ...). Avec les traités de libre-échange, CETA avec le Canada, Tafta avec les Etats-Unis, la porte est grande ouverte aux multinationales américaines.  E. Macron, dans sa camapgne s'est prononcé pour.  Contradiction ? Apparemment.  La notion de souveraineté européenne est un écran de fumée pour avancer vers plus de dérégulation et davantage d'intégration européenne, c'est-à-dire d'intégration à la mondialisation capitaliste.YG.

Sebastien Jumel sur sa page facebook ( video visible sur facebook).

[Industrie] Fusion-absorption d'Alstom par l'Allemand Siemens, les chantiers navals STX qui passent sous contrôle italien : l'Etat laisse filer coup sur coup deux de nos fleurons industriels sans réelle garantie pour la pérennité des emplois et des sites industriels, au-delà de la communication qui accompagne ces opérations. Cet après-midi j'ai interpellé à l'Assemblée le ministre, Bruno le Maire, sur ces renoncements industriels. Je l'ai interrogé sur le risque que fait courir à DCNS rebaptisé Naval groupe, dans notre région à Cherbourg et chez nos voisins bretons, ces manœuvres par lesquelles la France abandonne sa souveraineté économique.#Dcns#Stx#assemblee

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 14:22

Extrait de l'analyse du Pardem

"C’est l’union européenne qui impose l’accélération de la casse des réglementations protectrices du travail

Dans le cadre du « Semestre européen» la Commission européenne impose d’appliquer des « recommandations par pays ».

Celles concernant la France ont été publiées le 11 juillet 2017. On y retrouve toutes les âneries néo-libérales déversées à longueur d’année. C’est pourquoi elle veut nous imposer de « consolider les mesures de réduction du coût du travail » (baisse des salaires) et « poursuivre la réduction des charges réglementaires pesant sur les entreprises» (augmentation de la précarité, renforcement de l’arbitraire patronal). En attendant, tous les syndicats membres de la Confédération européenne des syndicats (CES), rouage de l’UE, devraient en sortir."

 

PARDEM - Ordonnances sur le démantèlement du Code du travail : Un acte de lutte des classes très défavorables aux salariés
PARDEM - Ordonnances sur le démantèlement du Code du travail : Un acte de lutte des classes très défavorables aux salariés
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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 15:18

En Allemagne, mais aussi en France, certains patrons - agence d'architecture par exemple - imposent à leurs salariés le statut de "travailleur indépendant". En toute illégalité. Ici c'est l'auto-entreprise qu'on veut imposer ... S'auto-exploiter et exploiter un ou deux de ses anciens collègues, c'est ce que refusent les chauffeurs des ambulances des Trois rivières.

En matière d'exploitation, c'est l'imagination débridée sous l'ère Macron ! YG

Les salariés des ambulances des Trois rivières occupaient hier, dans la zone d’activités de l’Alouette, l’un des deux sites de la société, avec Les Cantonales à Fourmies.

"J e crois qu’on s’est mal compris. J’ai juste voulu expliquer comment ça se passe quand on décide de devenir indépendant... »

– « Non, tu ne m’as pas tenu ce discours : tu m’as proposé d’être auto-entrepreneur. De choisir deux personnes et de monter mon auto-entreprise. »

Greg, devant la grande majorité de sa cinquantaine de collègues, brise un à un les arguments de son nouveau directeur. Réunis dans le garage à ambulances de la zone d’activités de l’Alouette, devant lequel un piquet de grève est en place depuis 8 heures du matin, presque tous les salariés des Ambulances des Trois rivières écoutent attentivement l’échange. José, le directeur, est en nage. Greg, dans son gilet jaune fluo, fulmine. Comme beaucoup d’autres, il n’en revient pas. Le rachat de leur entreprise par un certain Ludovic Paresys date de cet été à peine. Et déjà, leur emploi est menacé.

«Il faudrait faire un nombre d’heures énorme pour atteindre le chiffre d’affaires qu’on nous promet. Ça n’est pas pareil au niveau des retraites, congés, arrêts maladie...»

La suite ci-dessous :

http://www.lunion.fr/52088/article/2017-09-28/les-ambulanciers-refusent-l-auto-entrepreneuriat

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 14:34
Lu sur le blog "Le vent se lève"
L’Allemagne est le pays le plus souverainiste d’Europe – Entretien avec Coralie Delaume
 

Commençons par le fait marquant de l’élection. La CDU réalise son pire score depuis 1949. Le SPD tombe à 20%. Comment expliquer que leur « modèle », si parfait nous dit-on, déplaise tant aux Allemands ?

Je ne sais pas si c’est le « modèle » qui leur déplaît, ou la crainte que celui-ci ne finisse par être détruit qui les a mobilisés. Je pense qu’il y a des deux et que c’est difficile à démêler.

Le « modèle » ne convient sans doute plus à l’électorat de gauche, celui qui aurait dû voter SPD. On le sait, le pays est très inégalitaire. Il compte un nombre record de travailleurs pauvres, de personnes contraintes de cumuler plusieurs emplois, de salariés – surtout des femmes – contraints au temps partiel subi, etc. Par ailleurs, l’Allemagne souffre de sous-investissement chronique en raison d’une préférence marquée pour l’austérité budgétaire, et certaines infrastructures (routes, ponts) sont en piteux état. De nombreux articles sont récemment parus dans la presse française sur ces questions et c’est une très bonne chose. Il est temps qu’on atterisse et que l’on sorte de la fascination longtemps exercée par le « modèle allemand ». Le Monde lui même a fini par se réveiller avec un papier sur « L’envers du miracle allemand » paru au lendemain du scrutin.

Une partie de l’électorat social-démocrate s’est donc détournée du SPD, qui gouvernait main dans la main avec la droite depuis quatre ans, et n’a absolument rien fait pour infléchir la trajectoire. Ayant appartenu à la « Grande coalition » dirigée par Angela Merkel, le parti social-démocrate n’apparaît plus comme une alternative. D’où son score piteux et son choix d’aller se refaire une santé dans l’opposition, non sans avoir pris soin de placer à la tête de son groupe au Bundestag une représentante de l’aile gauche du parti, Andrea Nahles, ce qui semble indiquer une prise de conscience quant aux raisons de l’échec.

Mais si les électeurs de gauche ont jugé le SPD insuffisamment à gauche, les électeurs de droite ont vraisemblablement jugé, eux aussi, le bilan de la CDU insuffisamment à droite. Eux sont satisfaits du « modèle allemand » excédentaire, austéritaire, idéal pour préserver l’épargne d’une population qui vieillit.  Ils ne veulent en aucun cas partager les fruits de la politique actuelle avec les autres pays européens, souvent jugés dispendieux. D’où une dimension « souverainiste » marquée dans le vote de droite, qu’il s’agisse du vote AfD, ou du vote FDP. Les libéraux allemands du FDP, avec lesquels Merkel va devoir négocier (ainsi qu’avec les Verts) pour former une coalition, sont en effets devenus des souverainistes ombrageux. Ils ne veulent en aucun cas que l’Europe se transforme en « union de transferts », et militent pour que les pays déficitaires soient mis au ban de la zone euro.

 

L’autre fait majeur de cette élection, c’est la percée de l’AfD qui se situe à 13%. Elle a repris un million d’électeurs à la CDU. Pourtant, l’AfD reste un parti libéral. Pourquoi cette percée dans une Allemagne fracturée par les inégalités ?

Pour la même raison que je viens de donner concernant le FDP : c’est un vote de droite qui juge la CDU insuffisamment à droite. Je pense d’ailleurs qu’il faut regarder le phénomène AfD et FDP avec les mêmes lunettes. Car le second est la version fréquentable et propre sur elle de la première. En Allemagne, les partis les plus souverainistes sont extrêmement libéraux. C’est une particularité logique. Elle tient à la position de pays excédentaire de la République fédérale, à sa situation de créancier des autres pays européens. [...]

Lire la suite ci-dessous :

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 14:23

 

Depuis 2010 sont appliquées en Grèce des mesures ressemblant étrangement, sur de nombreux points, aux « lois Travail XXL » qui doivent être prochainement adoptées par ordonnances en France. Sept ans après les premières dispositions, le bilan est inquiétant.


Le 25 mai 2017, tout le monde a entendu parler de l’attentat perpétré, en Grèce, contre Loukás Papadímos, l’ex-banquier reconverti en premier ministre qui, en novembre 2011, avait constitué un gouvernement mêlant les sociaux-démocrates du Pasok, le parti de droite Nouvelle démocratie et un parti d’extrême-droite appelé LAOS.

Une autre explosion est passée sous silence : elle s’est produite dans l’entreprise Top Gas, à Elefsina à quelques kilomètres d’Athènes, et a grièvement blessé trois salariés. Elle est symbolique des conditions dans lesquelles vivent, au travail, des milliers de Grecs. Ironie de l’Histoire, c’est ce banquier qui a signé l’acte de décès du droit du travail grec. [...]

La suite en cliquant ci-après : http://www.investigaction.net/fr/en-grece-les-lois-macron-avant-lheure/

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