Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 02:51
Rattrapée par la Grèce, Wall Street finit la semaine par une baisse


New York - Wall Street a conclu vendredi la semaine par une baisse, négligeant de bons chiffres pour suivre le net déclin de ses homologues européennes, reprises par le pessimisme concernant la Grèce: le Dow Jones a cédé 0,78% et le Nasdaq 0,62%.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a perdu 140,53 points à 17.898,84 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 31,41 points à 5.051,10 points.

L'indice élargi S&P 500, jugé le plus représentatif par de nombreux investisseurs, a reculé de 0,70% à 2.094,11 points.

Wall Street est revenue sur sa hausse des deux précédentes séances, dans la foulée de places européennes plombées par la Grèce face au blocage des négociations sur la dette du pays, ont résumé les analystes de la maison de courtage Charles Schwab.

La Grèce s'apprête à faire samedi de nouvelles propositions de réformes à ses créanciers, mais les marchés sont de plus en plus inquiets après avoir appris que la zone euro avait discuté de la possibilité d'un défaut du pays, jusqu'ici sujet tabou, si la situation empêche Athènes, à court d'argent, de rembourser le Fonds monétaire international (FMI) à la fin du mois.
L'évocation de ce scénario a fait chuter la Bourse d'Athènes, qui a perdu près de 6% vendredi, au lendemain d'une hausse de plus de 8%. L'indice Eurostoxx 50, représentatif de l'évolution des places européennes, a cédé près de 1,5%.
Même si Wall Street a subi ce mouvement international, elle a enregistré une réaction moins violente à ces actualités qui provoquent, comme on peut s'y attendre, beaucoup plus d'instabilité en Europe, car les conséquences d'une sortie de la Grèce de la zone euro y seraient plus sensibles, a nuancé Jack Ablin, de BMO Private Bank.

De plus, même si l'actualité grecque est très négative dans le sens où l'on ne semble pas sortir de l'impasse (...) elle constitue surtout un prétexte pour des investisseurs désireux de passer à la vente, selon Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.

Il estimait que d'autres facteurs étaient à l'oeuvre, dont la frilosité des marchés à l'approche de la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, mardi et mercredi.
[ ...]


(©AFP / 12 juin 2015 22h32)

Partager cet article
Repost0
14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 13:29

Le Groupe parlementaire européen du KKE: Le Traité de Partenariat Transatlantique pour le commerce et l'investissement (TTIP) ne peut pas être corrigé, il doit être rejeté par les peuples

Publié le par anonyme sur Analyse communiste international

Le Groupe parlementaire européen du KKE: Le Traité de Partenariat Transatlantique pour le commerce et l'investissement (TTIP) ne peut pas être corrigé, il doit être rejeté par les peuples

Le groupe parlementaire européen du Parti communiste de Grèce (KKE) exprime son opposition au report, hier (10/06/2015), du vote du parlement européen lié au Traité de Partenariat Transatlantique pour le commerce et l'investissement entre l'UE et les USA (TTIP).

Dans sa déclaration le groupe note entre autres:

"Le groupe parlementaire européen du KKE est opposé catégoriquement au report du vote suivant les recommandations du rapport du Comité du commerce international sur le Partenariat Transatlantique pour le commerce et l'investissement entre l'UE et les USA (TTIP). Le Président du Parlement européen, après consultation, en accord avec les groupes politiques des Partis populistes, les sociaux démocrates, les libéraux, les Conservateurs-réformistes, ont décidé unilatéralement le retrait du vote de l'ordre du jour, en utilisant les règlements réactionnaires du Parlement européen.

"Le retrait du vote sert le besoin de trouver des compromis et des équilibres parmi les groupes politiques au parlement de l'UE et leur cohésion interne. Ce retrait est le résultat des conflits d'intérêts et de la rivalité des sections du capital dans l'UE en liaison avec le Traité Transatlantique. La discussion, en concluant qu'il n'y aurait pas de vote, aura été transformée en un débat purement académique, pour camoufler l'attitude réelle des forces politiques envers l'accord anti-peuple, c'est à dire, que certains le soutiennent et que d'autres, malgré les astérisques et les observations, telles que les forces de SYRIZA et de la Gauche Européenne GUE/NGL, lui donnent libre cours dans une foule d'amendements, en tentant prétendument de ... le corriger, et agissent stratégiquement dans la même direction.

Le KKE comme il l'a affirmé à plusieurs reprises rejette le TTIP et souligne que les recommandations, les corrections et les amendements ne peuvent pas l'améliorer. Il est dans l'intérêt des peuples de le rejeter et se soulever contre ce Traité anti-peuple et le système qu'il lui a donné naissance."

(Source- Solidnet- Traduction de l'anglais par la rédaction du Lien)

source:http://www.lien-pads.fr/2015/06/le-groupe-parlementaire-europeen-du-kke-le-traite-de-partenariat-transatlantique-pour-le-commerce-et-l-investissement-ttip-ne-peut-p

Publié dans TAFTA

Partager cet article
Repost0
12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 17:38
Grèce: vers le défaut?

Par sur le blog Russeurope  · 12 juin 2015

L’Eurogroupe serait-il en train de se faire à l’idée de la possibilité d’un défaut grec ? Des informations, en provenance de Reuters[1], semblent le confirmer. Une réunion d’expert qui s’est tenu à Bratislava le jeudi 11 juin aurait pour la première fois explicitement évoqué la possibilité que, faute d’un accord, la Grèce puisse faire défaut. Ces informations confirment aussi que même si certains gouvernements ont travaillé depuis plusieurs mois sur cette hypothèse, c’est la première fois que l’Eurogroupe a abordé cette question.

Les conséquences d’un défaut.

Un défaut de la part de la Grèce impliquerait non seulement la dévalorisation radicale des créances grecques détenues à titre bilatéral par différents Etats de la zone Euro ou détenues par le MES, mais aussi l’impossibilité d’user de ces titres comme collatéral dans le cadre du mécanisme d’aide d’urgence à la liquidité (ELA) mis sur pied par la Banque Centrale Européenne. Le défaut entraînerait la suspension immédiate de l’ELA et obligerait le gouvernement grec à user d’instruments monétaires constituant une proto-monnaie, instruments qui en quelques semaines deviendraient une monnaie alternative. Notons que, dans ce scénario le gouvernement grec est obligé de créer ces instruments et qu’il peut prétendre que c’est contraint et forcé par l’attitude de la BCE qu’il le fait. Ouvertement, le gouvernement grec pourrait continuer à prétendre qu’il entend rester au sein de la zone Euro, tout en mettant sur pied le processus qui dans les faits aboutira à la recréation de la Drachme. Le gouvernement grec pourrait continuer à prétendre qu’il n’a pas voulu ce défaut et cette sortie de l’Euro, tout en préparant à encaisser les bénéfices de ces événements. Et ces bénéfices sont bien plus importants que ce que l’on pense et que l’on dit.

Les bénéfices d’un défaut.

Les conséquences de ce défaut seraient nettement plus importantes sur les partenaires de la Grèce que pour la Grèce elle-même. Des sommes importantes sont sorties de Grèce depuis le mois de février. On estime qu’il y a aujourd’hui plus de 30 milliards d’euros qui sont sortis depuis le mois de février et qui sont détenus par des acteurs grecs sur des comptes à l’étranger. Une fois la Drachme créée, ces sommes reviendrait en Grèce, et compte tenu de la dépréciation de la Drachme par rapport à l’Euro, les acteurs (entreprises et ménages) qui ont fait sortir ces liquidités gagneraient en pouvoir d’achat en Grèce. On peut penser que le gouvernement grec pourrait alors établir un contrôle des changes et prélever une faible taxe (5%) sur ces retours, ce qui permettrait aux ménages et entreprises de légaliser une partie de leurs avoirs, tout en donnant un gouvernement grec des moyens financiers supplémentaires pour compenser la partie de la population qui n’a pu faire sortir des liquidités. Ce « retour » de l’argent détenu à l’extérieur pourrait bien être l’équivalent de ce que le gouvernement grec a demandé à l’Union européenne, soit un plan d’investissement. Compte tenu de l’amélioration de la compétitivité des exportations grecques du fait de la dépréciation de la Drachme, l’effet positif de ce mécanisme pourrait bien être important.

Bien entendu, la Grèce devra faire face à un choc d’inflation importé. Mais, pour une dépréciation de 30% de la Drachme par rapport à l’Euro, ce choc ne devrait pas excéder le 6% à 8% la première année, et certainement moins (4% à 6%) la seconde année. Par contre, les effets positifs sur l’économie (et sur le secteur touristique en particulier) pourraient être très importants.

Le coût d’un défaut pour les partenaires de la Grèce.

Pour les partenaires de la Grèce, par contre, non seulement faudra-t-il gérer les conséquences économique d’un défaut (ce qui impliquera une nouvelle action de la BCE) mais ce sont surtout les conséquences financières et politiques qui poseront problèmes. D’un point de vue strictement financier, la réalité d’un défaut dans la zone Euro lancera un mouvement spéculatif et l’on cherchera à deviner quel sera le prochain pays qui sera le « maillon faible ». D’ores et déjà on constate que les bons du Trésor portugais, italiens et espagnols voient leurs taux monter rapidement. Mais, c’est surtout politiquement que le choc sera le plus important. Toutes les fadaises et les stupidités crasses sur « cela ne peut pas arriver » ayant été démentie se posera immédiatement le problème de l’Euro. Bien entendu, les gouvernements tenteront de limiter ce choc politique. Mais, s’il y a bien une chose que nous apprend la crise financière russe d’août 1998, c’est que les conséquences politiques d’un événement dont tout le monde pensait qu’il était impossible sont dévastateurs pour l’idéologie qui a proclamée la soi-disant impossibilité de cet événement.

[...]

[1] http://www.reuters.com/article/2015/06/12/us-eurozone-greece-default-idUSKBN0OS1BD20150612

Partager cet article
Repost0
12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 14:20
Cette victoire des "Indignés" à Madrid ne s'inscrit pas dans le même contexte que la victoire de Syriza en Grèce.  En effet les "Indignés" s'allient, à Madrid, avec le PSOE qui soutient toutes les mesures austéritaires européennes.  Difficile de croire qu'une telle alliance puisse répondre à l'attente des Madrilènes, même localement.  Les illusions semées par la social-démocratie ont la vie dure, surtout dans un pays où la droite a des liens historiques avec l'ancienne dictature.
Que feront les Indignés lors des prochaines élections nationales ? AC

Edité par avec ( lci.TF1.fr )
le 12 juin 2015 à 12h54 , mis à jour le 12 juin 2015 à 13h00.

Extraits

 

Manuela Carmena Madrid Espagne mairie Podemos

Manuela Carmena, prend ses fonctions de maire de Madrid le 13 juin 2015. Image d'archives. / Crédits : PEDRO ARMESTRE / AFP

 

Elle a été militante communiste, travaillé pour les Nations unies et été l'une des premières femmes nommée juge dans l'Espagne machiste post-franquisme. Dès samedi, cette ancienne magistrate de 71 ans, candidate des "indignés" d'Ahora Madrid, sera à la tête de la capitale espagnole.

Elle ne voulait pas se lancer. Elle aura finalement mis fin à deux décennies de gouvernement de droite dans la capitale espagnole. Manuela Carmena sera intronisée, samedi, nouvelle maire de Madrid, à la suite d'un accord entre les "indignés" d'Ahora Madrid - liste née de l'alliance entre Ganemos Madrid et Podemos - et les socialistes du PSOE. Avec 29 sièges (20+9), Ahora Madrid fait ainsi mieux que le Partido popular (21), qui gérait la ville depuis 24 ans. Il aura fallu moins de trois mois à cette ancienne magistrate de 71 ans pour séduire les électeurs madrilènes. L'un des moments forts de sa campagne ? Sa pique envoyée à son adversaire du PP, Esperanza Aguirre, lors d'un débat télévisé. "Je ne te comprends pas, Esperanza... Qu'après nous avoir fait tant de mal, tu veuilles encore gouverner. Tu as fait un mal terrible à la démocratie", a-t-elle lancé à l'ancienne ministre de 63 ans, également ancienne présidente du Sénat et présidente de la région de Madrid entre 2003 et 2012.

[...]

Logement, emploi : 5 mesures phares pour ses 100 premiers jours

Née le 9 février 1944 dans une famille de commerçants madrilènes, elle dit avoir toujours pensé qu'il fallait "se battre pour un monde meilleur". Ce qu'elle a fait contre le franquisme lors de ses études de droit dans les années 1960. A cette époque, elle rejoint le Parti communiste pour "lutter contre Franco". Une décision qui lui vaut d'être expulsée de l'université de Madrid où elle fait ses études de droit. En 1977, deux ans après la mort du dictateur, elle échappe à un attentat de l'extrême-droite qui vise le cabinet d'avocats dans lequel elle exerce. Plusieurs de ses collègues trouvent la mort, l'Espagne est sous le choc.

Quatre ans plus tard, elle devient magistrate. Une nomination mal perçue par ses pairs. "Je ne peux pas te féliciter: tu es une femme, tu es une "rouge" et je n'ai aucune envie que tu sois dans le corps judiciaire", entend-t-elle de la parte de l'un de ses supérieurs. Elle est tour à tour juge d'instruction, juge d'application des peines, jusqu'à accéder au Tribunal suprême. La justice, un sentiment avec lequel elle souhaite diriger la ville. Manuela Carmena, qui se dit indépendante, a ainsi prévenu : elle veut être la maire de tous les Madrilènes. Pour ses 100 premiers jours de gouvernement, elle s'est donné comme objectif cinq mesures phares concernant le logement, l'arrêt de la privatisation des services publics, l'accès aux services de santé et l'emploi. Et pour cela, elle a d'ores et déjà annoncé qu'elle présidera elle-même les débats du Conseil municipal. Une mission que n'exerçaient pas ses deux prédécesseurs.

Ouest-France.  Extrait.

Les « indignés » avaient obtenu 31,8 % des suffrages

"Sa liste composée en partie de personnes issues du mouvement des « indignés », né en mai 2011 à Madrid contre l'austérité et la corruption, a obtenu 20 sièges (31,8 % des suffrages) contre 21 (35,5 %) pour Esperanza Aguirre. Les socialistes ayant eu neuf sièges (15,3 %), Manuela Carmena pourra gouverner avec eux."

Le Monde.fr

Extraits

"La capitale espagnole, gouvernée par la droite depuis 24 ans, est en passe de changer de main. La candidate issue du mouvement des indignés, Manuela Carmena, sera en effet investie samedi 13 juin maire de Madrid. Sa liste a obtenu, jeudi 11 juin, le soutien du Parti socialiste (PSOE) après plus de deux semaines de négociations."

"Le PSOE ne veut pas froisser Manuela Carmena

Durant les négociations, le leader socialiste de la capitale espagnole, Antonio Miguel Carmona, a soigneusement évité d’imposer des mesures qui pourraient être repoussées par Ahora Madrid.

Ainsi, il n’a pas insisté pour encourager une baisse des impôts que refuse Manuela Carmena. La nouvelle maire préfère en effet maintenir leur volume en l’état mais préfère les réajuster pour que les plus riches payent plus quand les plus pauvres payeront moins."

La Provence.com

Extraits

[|...] Manuela Carmena a d'ailleurs annoncé que ses premières décisions seraient pour les personnes risquant chaque jour de perdre leur toit, en tentant de trouver des solutions pour freiner les expulsions ou des logements alternatifs.

La juge qui roule à vélo veut aussi s'en prendre à la corruption qui gangrène la politique espagnole, favoriser les transports en commun et réduire de moitié son salaire, de 100.000 à 45.000 euros annuels.

[...]

L'ancienne magistrate de 71 ans a promis de gouverner "pas seulement pour ceux qui ont parié pour le changement", mais "aussi pour ceux qui n'y croient pas".

Sa rivale Esperanza Aguirre a tenté de convaincre le Parti socialiste de la soutenir contre Carmena, car, disait-elle, Podemos veut se servir de Madrid comme tremplin "pour casser le système démocratique occidental". (sic)

"Nous allons séduire ceux qui ne croient pas au changement", a promis Manuela Carmena, qui devra d'abord composer avec la région de Madrid, encore dirigée par la droite.

 

Avec le PSOE comme allié, cela risque de s'avérer problématique ...AC

Partager cet article
Repost0
12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 13:29
Vidéo : les syndicalistes du PAME occupent le ministère des finances à Athènes !

Paru sur Initiative communiste le 11 juin 2015

"Nous avons assez saigné ! Nous avons assez payé ! Peuple, prenez la situation dans vos propres mains ! Bloquez les nouvelles mesures et les memorandums sans fin !"

Aujourd’hui, plusieurs centaines de travailleurs.de dizaines de syndicats à la fois du secteur public et privé qui manifestaient à l’appel du PAME (syndicat de lutte des classe, communiste) ont occupé le Ministère des Finance Grec, où ils ont fait flotter une immense banderole sur la façade du bâtiment avec le slogan:

Nous avons assez saigné ! Nous avons assez payé !

Peuple, prenez la situation dans vos propres mains !

Bloquez les nouvelles mesures et les mémorandums sans fins !

Aujourd’hui, plus de 700 syndicats et organisations populaires ont appelés à des manifestations avec le PAME cette après midi, partout en Grèce avec une participation massives des travailleurs, de la jeunesse, des femmes et des retraités, massivement descendus dans la rue, et ce alors que la Commission Européenne, le FMI et la BCE – c’est à dire la Troika – continuent de renforcer l’euro-austérité et de l’imposer à la Grèce. Notamment, la Troika impose une nouvelles réduction des retraites et une augmentation de la TVA.

Aujourd’hui, deux ans après que l’UE totalitaire a fait cesser d’émettre la télévision et la radio publique grecques, l’ERT a recommencé à émettre par l’hymne national!

Plus que jamais, solidarité internationaliste avec les travailleurs grecs, les travailleurs d’europe. STOP austérité c’est STOP UE. Brisons les chaines de l’Union européenne,, pour s’en sortir, il faut en sortir.

source : http://pamehellas.gr/index.php/en/homepage/92-press-releases/5082-urgent-pame-occupied-the-ministry-of-finance-of-greece

Transparent der Gewerkschaftsfront PAME am Finanzministerium in
Banderole du Front des travailleurs PAME sur la face du ministère des finances grecs 11 juin 2015
Foto: EPA/Pantelis Saitas/dpa
  • Par
  • Mis à jour

L'Adedy, syndicat des fonctionnaires grecs, et le Pame, coalition de syndicats proches du parti communiste KKE, ont appelé jeudi à des manifestations à Athènes craignant de nouvelles mesures de rigueur, que le gouvernement grec et les créanciers, UE et FMI, sont en train de discuter.

Les syndicats craignent que le gouvernement de la gauche radicale d'Alexis Tsipras adopte de nouvelles mesures de rigueur pour pouvoir sortir de l'impasse financière et débloquer la dernière tranche des prêts internationaux au pays, dont les caisses sont vides.

L'Adedy appelle à 18H30 locales (15H30 GMT) à un rassemblement devant l'Université d'Athènes, dans le centre de la capitale. De leur côté, quelques dizaines de militants du Pame ont pénétré tôt jeudi matin dans le ministère grec des Finances situé sur la place Syntagma, dans le centre d'Athènes, et déployé sur la façade du bâtiment une grande banderole. Le Pame appelle également à une manifestation ce soir à Syntagma à 16H30 GMT.

Les deux précédents plans de rigueur, qui avaient imposé d'importantes coupures dans les salaires et retraites, en 2010 et 2012, avaient provoqué de violentes manifestations massives à Athènes. Le parti actuellement au pouvoir, la gauche radicale Syriza, dans l'opposition à l'époque, avait joué un rôle majeur dans la contestation.

Sur le Parisien.fr, 11 Juin 2015, 16h33 | MAJ : 11 Juin 2015, 16h33

 

 

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras à Bruxelles, le 10 juin 2015

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras à Bruxelles, le 10 juin 2015 (AFP/Alain Jocard)

Le Fonds monétaire international (FMI) a jeté un froid jeudi dans les négociations entre la Grèce et ses créanciers, en affirmant qu'un accord était encore loin, Athènes réaffirmant être prêt à "intensifier" les discussions pour tenter de trouver un compromis sur sa dette.
"Il y a encore des différences majeures entre nous dans des secteurs essentiels et il n'y a pas eu de progrès pour réduire ces différences récemment.

 

Nous sommes encore loin d'un accord", a affirmé le porte-parole du fonds, Gerry Rice, lors d'un point de presse à Washington.
Parmi les principaux points de désaccords figurent la réforme du système de retraites, les impôts et le financement des dépenses publiques, a développé ce porte-parole.
Il a souligné que le FMI ne "quittait jamais la table des négociations" mais que "la balle était maintenant dans le camp grec", en précisant que l'équipe des négociateurs du FMI avait pour l'heure quitté Bruxelles pour regagner Washington.
M. Rice a précisé que la Grèce était en train de préparer de nouvelles propositions de réformes afin d'obtenir le déboursement de 7,2 milliards d'euros, dont elle a cruellement besoin pour éviter un défaut de paiement.
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a lui aussi appelé jeudi les autorités grecques à se montrer "un peu plus réalistes", estimant que "ce n'est plus le moment de jouer". "Nous avons besoin de décisions et non plus de négociations".
Le porte-parole du gouvernement grec Gabriel Sakellaridis a de son côté assuré que son pays était prêt à "intensifier" les négociations, "y compris dans les prochaines 24 heures", pour tenter de régler les "questions en suspens" après le round intense de discussions mercredi et jeudi à Bruxelles avec les créanciers de la Grèce.
En théorie, un accord doit être approuvé au plus tard lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro jeudi prochain à Luxembourg. Signe de l'importance de cette réunion, la patronne du FMI, Christine Lagarde, sera présente.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui devait regagner Athènes dans la soirée, a rencontré jeudi le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui joue volontiers le rôle de facilitateur dans ces difficiles négociations.
L'entretien a duré deux heures et faisait suite à une réunion trilatérale la veille entre M. Tsipras, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, François Hollande. M. Tsipras avait alors déjà parlé "d'intensifier" les discussions avec ses créanciers.
Même si aucune véritable percée n'a été enregistrée, ces échanges ont suscité un vent d'optimisme sur les marchés: la Bourse d'Athènes a fini sur un bond de 8%. Les autres places en Europe, plus prudentes, ont pour la plupart terminé en légère hausse.
- Nouvelles concessions -

"Nous travaillons pour combler les divergences qui subsistent (...) et afin de parvenir à un accord qui garantisse un redressement de la Grèce avec de la cohésion sociale et une dette publique soutenable", a affirmé M. Tsipras au sortir de la réunion avec M. Juncker.
Athènes semble prêt à des concessions. "Il y aura une légère hausse des taxes qui ne va pas affecter les bas revenus", a indiqué le ministre de l'Economie Georges Stathakis.
Interrogé sur l'éventuelle augmentation de la TVA, l'un des points de blocage jusqu'ici, le ministre adjoint de la Réforme de l'Etat, Georges Katrougalos ne l'a pas exclue. "Malheureusement pour le moment il faut augmenter les recettes publiques. Le système de fiscalité n'est pas encore juste (...) il ne s'agit que des mesures temporaires visant à favoriser la reprise économique. On va assurer que les bas revenus ne soient pas affectés".
Enfin, un accord se dessine sur le chiffre de l'excédent primaire budgétaire, que les créanciers veulent fixer à 1% en 2015. Ce chiffre conditionne le montant des économies à réaliser par le pays.
Sur cette question, "il ne reste pas grand chose à faire pour trouver une solution commune", a estimé mercredi une source proche des discussions.
Athènes avait proposé en début de semaine un solde de 0,75%. Le gouvernement grec s'est dit prêt à revoir sa position mais sans aller jusqu'à 1%, a rappelé jeudi le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis.
La perspective de nouvelles mesures de rigueur en Grèce a provoqué l'ire des fonctionnaires grecs, et du Pame, la coalition de syndicats proches du parti communiste KKE. Ils ont appelé à des manifestations, dont un rassemblement en fin de journée devant l'Université d'Athènes, dans le centre de la capitale.

Partager cet article
Repost0
11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 22:48
Négociations au bord du gouffre

Par sur le blog Russeurope  · 11 juin 2015

La nouvelle de l’interruption des négociations entre la Grèce et ses créanciers ce jeudi 11 juin n’est ni une surprise ni une nouvelle. D’un part, on peut penser qu’il s’agit plus d’une suspension des négociations et que ces dernières reprendront d’ici quelques jours, quitte à ce que nous soyons encore soumis au régime de la douche écossaise. Mais, d’autre part, sur le fond, il est clair qu’il y a un désaccord fondamental sur la nature politique de ces négociations.

 

La nature des désaccords

Ce que cherche l’Union européenne, par le biais de l’Eurogroupe, c’est de cautériser le précédent ouvert par l’élection de janvier 2015 en Grèce. Il s’agit de faire la démonstration non seulement en Grèce, mais ce qui est bien plus important en Espagne, en Italie et en France, qu’on ne peut « sortir du cadre de l’austérité » tel qu’il a été organisé par les traités. L’important est donc de faire plier la Grèce non pas pour elle-même, ou pour humilier ses dirigeants (même si certains dirigeants européens sont sur cette position) mais pour ôter l’envie aux peuples d’Europe de se rebeller par voie électorale contre les diktats de Bruxelles et Francfort.

Ce que cherche le gouvernement grec, c’est à imposer une solution politique à la question de la dette, qui permette de trouver une autre voie que celle de l’austérité. C’est pourquoi, et moyennant un tel accord et un programme d’investissements en Grèce, ce gouvernement serait prêt à faire des concessions que ce soit sur les privatisations ou sur les retraites. Mais, pour que ces concessions aient un sens il faut un accord politique global. Le Ministre des finances de la Grèce, M. Varoufakis, l’a rappelé en début de semaine[1].

L’attitude de l’Eurogroupe a ainsi largement fait évoluer la négociation vers ce que Yanis Varoufakis appelle une « guerre ».

 

Accords et désaccords

Aussi, on peut être techniquement très proche d’un accord et politiquement très éloigné. Les différents dirigeants européens (M. Jean-Claude Juncker en premier), les dirigeants allemands, comprennent très bien cette problématique. Ils ne mesurent pas encore complètement la détermination du gouvernement grec et de M. Tsipras. Cette détermination s’appuie sur plusieurs facteurs :

  1. La situation de la Grèce est tellement dramatique, et le soutien dont bénéficie le Premier-ministre et son parti est tel, que l’on ne le voit guère reculer. Le ferait-il qu’il se suiciderait politiquement. Or, l’homme est jeune. Il sait qu’il représente aujourd’hui un véritable symbole, que ce soit en Grèce ou en Europe. Il pourrait faire des concessions s’il obtenait le principal. Mais, fors cela, il n’a aucun intérêt à capituler. Bruxelles croit que Tsipras est un Papandréou plus jeune et se trompe complètement.
  2. La Grèce à bien moins à perdre d’une rupture que les oligarques de Bruxelles, de Paris ou de Berlin. Un échec des négociations entraînerait un défaut, et ce défaut conduirait probablement à une sortie de l’Euro. Le choc serait important pour la Grèce, mais cette dernière retrouverait rapidement le chemin de la croissance. Par contre, la zone Euro n’y résisterait très probablement pas. Dans ces conditions, et mesurant tout ce qui a été investi politiquement et symboliquement dans l’Euro, il est clair que l’hypothèse d’un défaut est bien plus insupportable pour un François Hollande, un Pierre Moscovici, un Matteo Renzi, voire une Angela Merkel que pour Alexis Tsipras.
  3. La Grèce joue d’ailleurs ici avec la Banque Centrale Européenne. Cette dernière est contrainte en un sens de continuer à financer les banques commerciales grecques alors qu’il y a un mécanisme désormais important de retrait des dépôts depuis le mois de février. Mais, ce phénomène joue en réalité dans la main de Tsipras car il peut alors dire que les capitaux qui sortent actuellement de Grèce y reviendraient rapidement en cas d’une sortie de l’Euro et d’une dévaluation massive de la monnaie grecque retrouvée. Ce processus contribue en réalité à sécuriser une partie de l’épargne grecque dans l’optique d’une sortie de l’Euro. C’est pourquoi le gouvernement grec a refusé de mettre en place un contrôle des capitaux.
  4. Si l’on considère la question sous un angle géopolitique il est aussi clair que les Etats-Unis et l’Union européenne ont bien plus à perdre que la Grèce. Une rupture entre la Grèce et l’Eurogroupe jetterait ce pays dans les bras de la Russie. La Grèce s’opposerait à la poursuite des sanctions dès le mois de juillet, et pourrait s’appuyer sur le couple Russie-Chine pour trouver les investissements dont elle a besoin. Les rodomontades des diplomates européens qui, à Bruxelles, promettent de « faire la peau » à la Grèce ou à Chypre si ces pays changeaient de camps ne sont que des rodomontades.

 

L’Eurogroupe en panne de stratégie.

En fait, c’est l’Eurogroupe, et en son sein l’Allemagne, qui se trouve en panne de stratégie. Donne-t-il raison à la Grèce, accepte-t-il une renégociation globale de la dette avec une annulation d’une parie de cette dernière, et immédiatement il verra l’Espagne, le Portugal, l’Italie et peut-être même l’Irlande demander des conditions analogues à celles qui ont été consenties à la Grèce. Maintient-il sa position intransigeante et il risque la rupture, avec un défaut grec, et un processus de dislocation de la zone Euro qui commencera très vite. C’est ce qui explique le caractère chaotique des négociations actuelles. Il est effectivement difficile pour les négociateurs grecs de négocier avec des gens sans stratégie. Le problème est décuplé par la situation en Allemagne. Si la chancelière est consciente du risque qu’elle prend par une politique intransigeante, elle doit aussi tenir compte de son propre ministre des finances, très opposé à l’idée d’un accord car il en mesure le prix à la fois en termes de perte de crédibilité de l’Allemagne dans le domaine de la politique économique mais aussi – et peut être plus directement – en matière budgétaire. Il est clair que si la zone Euro évoluait vers une logique tournant le dos à l’austérité la pression serait très forte pour que l’Allemagne contribue en finançant les pays du Sud de l’Europe. Ce serait « l’Union de transfert » dont l’Allemagne ne veut pas entendre parler.

Plus que jamais la négociation est donc incertaine. Il faut comprendre que des motifs politiques et pas uniquement – ni même principalement de rationalité économique – interviennent dans cette négociation. Il y a aussi la dimension géopolitique et l’on voit bien ici que les Etats-Unis, à cause de la logique de guerre froide qu’ils cherchent à imposer vis-à-vis de la Russie, ont un intérêt au maintien de la zone Euro et de l’Union européenne.

 

 

[1] Harald Schumann et Elisa Simantke pour le Tagesspiegel : http://www.euractiv.com/sections/euro-finance/varoufakis-greeces-creditors-have-turned-negotiations-war-315247


Partager cet article
Repost0
10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 22:45

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).
 
Le 8 juin 2015.
 
Le M’PEP ne soutient plus l’idée de la « construction d’une grande force politique de gauche ». La gauche, en incluant le Parti socialiste (PS) comme le font certains, est déjà rassemblée en deux ensembles. Le premier gravite autour du PS avec un cercle rapproché constitué d’Europe-Ecologie-Les-Verts (EELV) et du Parti radical de gauche (PRG) qui n’en sont que des filiales. Un deuxième cercle existe, plus éloigné, qui est le Front de gauche. Le point commun à ces deux ensembles est leur accord de fond sur le maintien de la France dans l’euro, l’Union européenne et plus généralement dans les institutions qui, comme le FMI, l’OMC et la Banque mondiale sont les piliers de l’ordre néolibéral mondial. C’est pourquoi, au lieu de parler de « gauche », nous préférons parler de construction d’une force politique visant à défendre les intérêts des classes dominées. Cette nouvelle force ne peut venir ni des dirigeants du PS, ni de ceux du Front de gauche ou du NPA, c'est-à-dire de la gauche telle qu’elle est. Postuler que la gauche telle qu’elle est n’est pas fidèle à ce qu’elle devrait être ou aurait dû rester, c’est postuler l’existence d’une gauche qui ne soit pas historique mais mythique. Rien ne vient étayer ce postulat, tout vient le contredire.
 
(…)
 
Pour lire la suite, cliquez ci-dessous :
http://www.m-pep.org/L-evolution-revolutionnaire

Partager cet article
Repost0
10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 22:36

Lu sur Michel El Diablo

« Forum européen des Alternatives » : une fausse alternative de plus

Les 30 et 31 mai 2015 s’est tenu à Paris un Forum européen des Alternatives initié par la Gauche Européenne dont Pierre Laurent secrétaire général du PCF est président. 200 personnalités y participaient parmi lesquelles des représentants de Syriza et Podemos. « Toutes les forces de la gauche française étaient présentes » a souligné le journaliste qui fit un compte-rendu de cette rencontre dans le journal « l’Humanité ».

Beaucoup de monde donc mais pour dire quoi ? Pas un seul de ceux qui ont pris la parole, parfois longuement, n’a abordé le seul constat qui aurait mérité d’être traité sous tous ses aspects : entre les peuples et le capitalisme qui les exploite, il n’y a pas d’entente possible.

Au lieu de ça nous avons eu droit à des discussions insignifiantes sur « dire adieu à l’austérité », changer le système bancaire, le travail au 21ème siècle, faire des européens émancipés etc. Le débat sur «  mettre en échec le TTIP (Traité Transatlantique Europe Amérique du Nord") fut le seul qui apporta des éléments intéressants. Tout ça, pour ça !

On n’a pas trouvé une seule fois dans le programme les mots CAPITALISME, MONOPOLES, COLONIALISME, NATIONALISATIONS, PROPRIETE DES MOYENS DE PRODUCTION… « Ce débat est loin d’être fini » affirme un journaliste dans « l’Humanité ». C’est vrai qu’il ne lui reste plus qu’à commencer…sur une base de classe.

C’est ce qu’ont dû penser certains des participant( e)s à ce Forum venus dans l’espoir de trouver des réponses aux questions de plus en plus fortes que les salariés et le peuple se posent concernant leur avenir et celui de notre pays. Notre parti les invite à participer nombreux au grand débat que nous organisons à l’automne à leur intention.

PS : Derrière ce Forum se profilent les élections régionales de décembre dans notre pays. La direction du PCF propose « des listes de large rassemblement au 1er tour…  Un bon score de ces listes sera la meilleure garantie ». On prend les mêmes et on recommence !

SOURCE :

 

Partager cet article
Repost0
9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 08:34

8 Juin 2015 , Rédigé par Réveil Communiste Publié dans #Initatives et rendez-vous, #Qu'est-ce que la "gauche", #Front historique

 

ATTENTION!!!!!!!


Peut-on fêter les 70 ans de la Sécurité Sociale avec ceux qui organisent sa destruction ?

Le Gouvernement a décidé de saisir l’opportunité de la date de l’ordonnance ayant créé la sécu, le 4 octobre 1945, pour organiser de grandes festivités.Partout en France auront lieu des journées portes ouvertes des caisses locales, des Conseils d’Administration exceptionnels, des manifestations culturelles…En partenariat avec l’Education Nationale, la Sécurité Sociale a lancé un concours en février à destination des jeunes.3 500 élèves planchent d’ici juillet sur 4 thèmes avec notamment le fait d’écrire une lettre de réponse à Simone Veil qui interpellait les jeunes générations sur la sécu lors du 60ème anniversaire.


Les lauréats seront récompensés lors d’un évènement national organisé à Paris le 6 octobre. Il devrait être présidé par François Hollande.


Le dossier de presse réalisé à cet effet oublie d’évoquer Ambroise Croizat, bâtisseur de la Sécurité Sociale en tant que Ministre Communiste du Travail, lequel a conçu les lois avec la mise en place de 138 caisses, avec l’aide de la CGT (malgré l’opposition violente de la droite, des assurances privées, des médecins, des patrons et de la CFTC). Encore une fois en manipulant l'histoire, Il ne parle que de Pierre Laroque qui n’a été que le fonctionnaire et commis d’écriture qui mit en forme l’ordonnance du 4 octobre 1945 portant création de la sécu. Celle-ci était l’émanation directe du CNR (Conseil National de la résistance) et de la réflexion et conception collective menée sous la maîtrise d’œuvre de Croizat dès sa nomination comme président de la Commission du Travail à l’Assemblée Consultative (juin 1943). Ceci en lien très actif avec les services de santé dirigé par François Billoux, autre Ministre Communiste, jamais évoqué lorsqu’on parle de la sécurité sociale.


Il est difficile d’admettre la réalité de l’Histoire et surtout l’activité brûlante et la modernité d’un homme comme Ambroise Croizat à l’heure où droite, patronat et gouvernement actuel veulent privatiser ce bien national qu’est notre belle sécurité sociale. Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à celui que l’on baptise justement « le ministre des travailleurs » pour ce 70ème anniversaire est de nous battre sans cesse partout pour que la sécurité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé, mais qu’elle reste ce que Croizat et le peuple de France qui l’ont bâti, ont voulu qu’elle soit : un vrai lien de solidarité, un rempart au rejet, à la souffrance et à l’exclusion.


Alors investissons les journées portes ouvertes, Conseils d’Administration Exceptionnels ou animations culturelles en octobre pour parler de nos revendications et propositions, afin de regagner une sécurité sociale comme l’a bâti Ambroise Croizat.


Michel Etievent-Daniel Blache ( CGT)

Partager cet article
Repost0
9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 03:01

http://romanin.over-blog.com  le 8 Ju

MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70EME ANNIVERSIRE DE LA SECU...PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS...
MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70EME ANNIVERSIRE DE LA SECU...PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS...

MARISOL TOURAINE NE CONNAIT PAS AMBROISE CROIZAT... ET POUR LE 70 EME ANNIVERSAIRE DE LA SECU... PRÉPARE UN PLAN DE SUPPRESSIONS DE 22000 POSTES DANS LES HÔPITAUX ET UN PLAN D’ ÉCONOMIE DE TROIS MILLIARDS D'EUROS....


Non, non, et non... ce n'est ni Laroque, ni de Gaulle, ni le saint esprit ou je ne sais qui encore qui ont créé la Sécu.!!!!!

Et je le répèterai jusqu'à l'extinction de mes feux!.... c'est une création du Conseil National de la Résistance, ( sous une forte impulsion de ses membres de gauche et communistes) bâtie par le peuple de France sous la maitrise d'œuvre d'Ambroise Croizat, ministre communiste du travail et de la sécurité sociale. Et cela par le biais d'un rapport de force à la libération qui etait le suivant: 


-29 % des voix au PCF, 
-5 millions d'adhérents à la CGT, 
-une classe ouvrière grandie par sa résistance, 
-un patronat sali par sa collaboration. 


Et cela face a tous ceux qui étaient contre et ont tenté de la sabotet des 1945: la droite, la CFTC, les assurances privées, les medecins, la mutualité, les patrons......


Sans PCF , sans CGT, vous n'auriez jamais eu de Sécurité Sociale, la plus grande conquête de la dignité et bises à ceux qui luttent pour la défendre et l'améliorer.


Michel Etievent

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents