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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 14:20

Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 14:14


MENACES SUR LE VENEZUELA

 

Par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 14 juin 2015.

Les grands médias n’ont pas manqué de diffuser le geste historique de la poignée de main, le 10 avril 2015, entre le président des Etats-Unis Barack Obama et le président cubain Raul Castro. La scène se passait à Panama pour un sommet historique des Amériques, au complet, car Cuba y était représenté pour la première fois. C’était l’occasion d’annoncer le rapprochement des Etats-Unis et de Cuba présentée à la UNE par des commentaires attendris de nos techniciens de la propagande. Tout y était pour rappeler que, décidément, la plus grande démocratie mondiale dans son immense mansuétude ne souffrait d’aucune limite…

Ces grands médias ont, en revanche, littéralement passé sous silence et - pour cause - l’acte de pure atteinte à la souveraineté nationale du Venezuela dont cette même administration américaine s’est rendue coupable dès les jours suivants. Elle a en effet signé un ordre exécutif décrétant « l’urgence nationale aux États-Unis vu la menace extraordinaire et inhabituelle que représente le Venezuela pour notre sécurité nationale et notre politique extérieure ».

Il n’est pas interdit de penser que le geste positif vis-à-vis de Cuba, médiatisé à souhait, ne fut destiné à conquérir préalablement l’opinion internationale et tenter de diviser les pays des Amériques.

Cependant c’était sans compter avec l’acharnement souverainiste des peuples d’Amérique latine. À l’initiative d’Evo Morales, président de la république de Bolivie, ils n’ont pas tardé à réagir de concert, infligeant en cela une cinglante défaite largement méritée à Barack Obama. Un nouveau pas était franchi dans l’unité et la souveraineté latino-américaines. Tous les Etats membres de l’Union des Nations Sud-Américaines (Unasur), à savoir l’Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l’Équateur, le Guyana, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela se sont en effet réunis en session extraordinaire à Quito le samedi 14 mars 2015 pour manifester leur rejet unanime du décret pris par Washington contre le Venezuela le 9 mars 2015.

[...] Lire la suite ici.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 13:10

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 08:58

 

Un nouveau sondage montre le refus massif des nouvelles mesures d’austérité demandées par les créanciers et confirme la volonté de poursuivre les négociations. Syriza est toujours largement en tête avec 20% d’avance sur Nouvelle Démocratie.


18 juin 2015 - 

 

 

Sondage Prorata pour la radio StoKokkino

Sondage Prorata pour la radio StoKokkino

Un nouveau sondage réalisé par ProRata pour la radio StoKokkino confirme la position de Syriza devant son premier poursuivant, avec 20% d'avance sur la Nouvelle Démocratie de l'ancien Premier Ministre Antonis Samaras.

Selon ce sondage, les Grecs sont, pour une très grande majorité , contre les nouvelles mesures d'austérité demandées par les créanciers : 89% sont opposés à l'augmentation de la TVA sur l'alimentation, 88% sont contre l'augmentation de la TVA sur l'électricité et 83% sont contre les coupes dans les retraites.

Concernant les négociations en cours, seuls 7% des Grecs souhaitent accepter les propositions des créanciers, contre 25% qui préfèrent les rejeter et 59% qui souhaitent poursuivre les négociations (9% n'ont pas d'avis sur la question).

Si aucun accord ne devait être trouvé, 40% des Grecs souhaitent un référendum et 16% de nouvelles élections. 21% préféreraient accepter les termes actuels et 23% ne se prononcent pas.

Les intentions de vote :

Source : stokokkino.gr

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 13:40

Publié et commenté par Jean Lévy.  Nous partageons son analyse et son commentaire.

Chevènement : «Je veux un dialogue, de Mélenchon à Dupont-Aignan»...Jean Lévy commente...
Chevènement : «Je veux un dialogue, de Mélenchon à Dupont-Aignan»...Jean Lévy commente...
Chevènement : «Je veux un dialogue, de Mélenchon à Dupont-Aignan»...Jean Lévy commente...

L’ex-ministre socialiste, Jean-Pierre Chevènement, qui vient de quitter son petit mouvement MRC,appelle à une sorte d’alliance d’idées allant de la gauche de la gauche au souverainiste de droite, Nicolas Dupont-Aignan.

Samedi, Jean-Pierre Chevènement a quitté le Mouvement républicain et citoyen (MRC), dont il était le fondateur et le président d’honneur, pour « reprendre sa liberté ». A 76 ans, celui qui se considère « en dehors des logiques partisanes » veut tendre la main aux « républicains de l’autre rive » comme le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan.

 

Maintenant, que voulez-vous faire?


Jean-Pierre Chevènement.

Il faut créer un mouvement d’idées alternatif qui transcende les sensibilités historiques car on ne sortira pas la France de l’ornière sans cela. Le clivage gauche-droite ne correspond plus à la réalité depuis que la droite, tournant le dos au gaullisme, et la gauche, au projet de transformation sociale d’où est tirée sa légitimité, se sont retrouvées sur un projet soi-disant européen mais profondément régressif. On en voit aujourd’hui les résultats. Ce qui est en jeu c’est le redressement de la construction européenne à partir de ses nations et sur la base d’un projet « d’Europe européenne », pour reprendre l’expression du général de Gaulle.

Concrètement, qu’est-ce qui motive votre départ du MRC ?
J’ai essayé en vain de faire bouger la direction du MRC. Je lui ai proposé d’être le fer de lance d’une alternative républicaine dans une démarche de rassemblement sans sectarisme. Mais c’est un petit parti prisonnier de sa logique. C’est pourquoi le débat y a été étouffé. Pour ma part, je compte relancer le club République moderne que j’ai fondé en 1983 après avoir quitté le gouvernement.

Mais pourquoi vouloir privilégier Dupont-Aignan ?
Je suis partisan d’un dialogue sans exclusive et sans sectarisme avec tous ceux qui souhaitent une alternative républicaine, de Mélenchon à Dupont-Aignan. Je ne veux pas précipiter à la trappe les hommes et les femmes qui composent les partis de gouvernement, mais leur logiciel est complètement périmé. Ils doivent renouveler leur grille de lecture du monde. 

 

"canempechepasnicolas" :

 

Aujourd'hui, il faut le dire et le répêter, aucun changement réel d'orientation politique, économique et social ne peut se concevoir sans que notre peuple ait retrouvé souveraineté. Or, au sein de l'Union européenne, une seule voie est possible, celle du "tout marché"  au seul profit de l'oligarchie financière. Pas question de monnayer la moindre concession. Ou on accepte la vassalisation ou s'en échappe en sortant de l'UE. Pas de troisième voie, pas d'"Europe sociale" possible, ni de "redressement de la construction européene" envisageable :  les Grecs en savent quelque chose. 

 

Sans en tirer les leçons, l'initiative de Jean-Pierre Chevènement est vouée à l'échec. 

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 08:52
Commentaires : Les Grecs ne veulent pas de la politique d'austérité imposée par l'Union européenne et le FMI.  Mais ils veulent en majorité rester dans l'euro.  Il leur faudra choisir.  Nous soutenons ceux qui choisissent de résister.

Publié le 2015-06-18 à 08:27 | french.xinhuanet.com

 

ATHENES, 17 juin (Xinhua) -- Des citoyens grecs se sont rassemblés mercredi sur la place Syntagma d'Athènes et dans d'autres grandes villes du pays pour des manifestations symboliques pro-gouvernementales et anti-austérité alors que la crainte se fait sentir d'un possible défaut de paiement.

"La démocratie ne cèdera pas au chantage, nos vies n'appartiennent pas aux créanciers", ont clamé les manifestants à l'extérieur du parlement, avec des pancartes disant: "Finissons-en avec l'austérité".

Le rassemblement a été organisé via les réseaux sociaux après que le gouvernement grec a échoué dimanche à parvenir à un accord avec les créanciers internationaux, appelant à une fin des mesures de stricte austérité imposées au cours des cinq dernières années dans le pays lourdement endetté.

Après cinq mois de négociations sur les politiques qui devraient être menées en échange d'un financement international supplémentaire, la Grèce risque le 30 juin d'échouer à payer les remboursements qu'elle doit au Fonds monétaire international.

Dans ce cas, le pays pourrait se diriger vers une banqueroute financière et la sortie de la zone euro.

Des personnes de tous âges ont manifesté pour montrer leur soutien au gouvernement à la veille d'une autre réunion cruciale de l'Eurogroupe et d'un sommet de l'UE la semaine prochaine.

Jeudi, une autre manifestation est prévue via les réseaux sociaux avec comme slogan "Nous restons en Europe", en faveur du maintien de la Grèce dans la zone euro.

Sept Grecs sur dix sont favorables au maintien dans la zone de la monnaie commune européenne quel qu'en soit le prix, selon le dernier sondage publié cette semaine.

 

Avec "Bella Ciao" en fond sonore, une place parsemée de banderoles "Stop à l'austérité, soutenez la Grèce, changez l'Europe", 7.000 personnes étaient rassemblées à Athènes pour soutenir le Premier ministre Alexis Tsipras et son combat contre l'austérité voulue par Bruxelles.

Sept mille personnes, selon la police, demandant notamment "la fin des sacrifices", se sont rassemblées mercredi soir sur la place Syntagma, dans le centre d'Athènes, pour manifester leur soutien au gouvernement dans les négociations ardues qu'il mène actuellement avec les créanciers de la Grèce.

Plusieurs membres du gouvernement d'Alexis Tsipras leur ont rendu visite. La présidente du Parlement Zoé Konstantopoulou avait aussi fait le déplacement. Ces postures très radicales lui valent une très grande popularité. Elle a ainsi été l'initiatrice d'une commission sur la légalité de la dette qui compte prôner le non-remboursement de celle-ci aux créanciers, et d'une autre sur les réparations que l'Allemagne devrait à la Grèce pour les exactions commises pendant la deuxième guerre mondiale, qui a conclu que Berlin devrait verser quelque 300 milliards d'euros à Athènes.

Le ministre de l'Intérieur Nikos Voutsis a salué "l'aide" que les manifestants tentent d'apporter au gouvernement pour parvenir à un accord "en faveur du peuple".

Parmi les manifestants, Stelios Vitzileos, un retraité du BTP âgé de 82 ans, déplorait qu'ils (les créanciers, ndlr) "taillent, taillent, taillent, nous ne pouvons plus vivre, nous aimons l'Europe, nous voulons rester dans l'Europe, mais malheureusement, la manière dont ils nous poussent, c'est comme s'ils nous disaient d'en partir".

La Grèce mène de difficiles négociations pour tenter d'obtenir 7,2 milliards d'euros de ses créanciers (UE, BCE, FMI) qui lui permettraient tout juste de passer l'été, sa dette équivalant à environ à 180% de son PIB.

Article de la rédaction web d'iTELE avec AFP. Crédit photo : Bloco via Flickr

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 08:13

 

 La Rédaction

 
   
   

Selon M. Kazakos, professeur de droit du travail et membre du Comité d’audit sur la dette, les résultats préliminaires renforcent de manière déterminante la position de la Grèce dans les négociations et pourraient aboutir à la nullité des accords et des mesures d’austérité qui en ont découlé.


17 juin 2015 - 313 mots  

 

Aristides Kazakos.

Aristides Kazakos.

Les déclaration de M. Kazakos (via ERT) :

« Nous éclairons notre esprit et celui des gens en ce qui concerne les termes et les conditions, la légalité, l'illégalité ou non de toutes ces conventions et des mémorandums qui les accompagnaient. Documenter le fait qu'une grande partie de cette dette, sinon pas son intégralité, est illégale renforce de manière déterminante la position de notre pays dans la négociation.

Il ressort qu'une partie de la dette -je ne voudrais pas en dire plus en ce moment- est effectivement illégale, que tous les contrats de prêt de la dernière période, des cinq dernières années, ont en réalité été imposées à la république grecque sans que celle-ci n'ait le choix de refuser de conclure ces contrats et, surtout, de refuser les conditions odieuses qui les accompagnaient et, ça, vous savez, dans le droit aussi bien international que national, c'est illégal et il convient de le souligner car, en réalité, ce type de pratiques entraîne la nullité de tous ces accords et des mesures découlant des mémorandums.

Bien entendu, il faut ajouter que préciser le statut légal mais aussi les effets odieux, particulièrement odieux, de ces politiques est particulièrement important, non seulement pour la position de notre pays dans la négociation -concernant la restructuration qu'il pourrait poursuivre à l'avenir- mais aussi du point de vue des actes unilatéraux, conformément au droit international, à la convention de Vienne, par exemple, qui prévoit formellement que pareil accord peut être dénoncé (résilié), lorsque les conditions existant au moment de la conclusion ont été radicalement bouleversées et, parlant des conventions, il suffit de considérer les effets que ces politiques ont entraîné.»

Source : www.ert.gr

 

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 03:53

Publié par Jean Lévy

 
le 15 juin 2015

Le lancement du mensuel Ruptures a franchi de nouvelles étapes.

Le 30 avril, la campagne de financement participatif s’était terminée avec succès. Dès lors, la rédaction s’est consacrée à la préparation de la dernière édition de l’ancienne formule du journal Bastille-République-Nations (BRN).

Cette édition spéciale « 29 mai », soit très précisément le dixième anniversaire de la victoire du Non au référendum sur le Traité constitutionnel européen, est parue le jour dit (si d’aventure vous avez contribué au financement de Ruptures, et que vous n’avez pas reçu ce numéro, n’hésitez pas à nous alerter).

Depuis cette date, l’équipe du journal consacre toute son énergie à la parution du numéro 1 de Ruptures, qui prend la suite de BRN. Ce numéro sera daté du 30 juin.

Au menu notamment : le sommet européen prévu les 25 et 26 juin, les réformes discrètement préparées pour renforcer la « gouvernance économique » européenne, le bras de fer entre Athènes et Bruxelles, un reportage en Grèce, les recensions de livres et/ou de films, les élections dans cinq pays européens, les brèves…

Le tout selon une maquette totalement rénovée…

Cette première parution – un événement ! – met toute la rédaction sous pression, afin d’être à la hauteur de vos attentes. Cela explique aussi que ce présent site se soit trouvé de fait placé en hibernation, après une intense activité en mars et avril.

Mais la période estivale (le mensuel papier ne paraît jamais en juillet et en août) sera consacrée à la montée en régime d’un site définitif, actif et réactif au quotidien, en lien avec l’activité « Ruptures » sur les réseaux sociaux. Ce site, qui prendra le relais du site de lancement, devrait être mis en ligne fin juin.

La responsabilité de l’équipe du journal est importante. Mais le succès repose également sur ses lecteurs.

N’hésitez pas à faire remarques, suggestions, critiques et propositions ! Les compliments sont également autorisés…

De plus, Ruptures, comme c’était le cas pour BRN, ne vit que par ses recettes d’abonnement (et ultérieurement, de vente en kiosques) et les contributions financières qu’il reçoit.

Il est donc plus que jamais bienvenu de s’abonner, voire de continuer à soutenir l’aventure par des dons. Abonnements et contributions peuvent être réalisés en ligne, mais aussi par chèque ou RIB (courrier postal).

Merci d’avance !

…Et rendez-vous à la fin du mois pour une belle surprise !

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 22:36

Par · 15 juin 2015

Quelle image restera-t-il de l’Union européenne à la suite de la crise grecque ? En effet, quelle que soit l’issue de cette crise, que cette dernière se solde par un défaut de la Grèce et une probable sortie de la zone Euro, par la reconnaissance du bien-fondé de la position grecque et un traitement politique de la dette, ou par une capitulation du gouvernement grec, les conséquences de cette crise sur l’UE et son image seront très profondes. La crise aura mis en pleine lumière l’opacité des processus de décision au sein tant de l’UE que de l’Eurogroupe ou de la Banque Centrale Européenne. Elle aura souligné le caractère anti-démocratique de nombre de ces décisions et son aversion profonde quant à la souveraineté des peuples. L’Union européenne, sans s’en rendre compte, a assumé le rôle de la défunte Union soviétique en développant l’équivalent d’une doctrine de la « souveraineté limitée ». Quel que soit donc l’issue de cette crise, son impact sur l’image de l’UE sera désastreux.

 

Le non-dialogue et ses fondements.

Les conditions de gestion de cette crise ont été désastreuses, mais c’est un désastre dont la Commission européenne porte l’entière responsabilité. Dès l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement grec (l’alliance entre SYRIZA et les souverainistes de l’ANEL) il était évident que le cadre de la négociation ne pouvait être celui du « mémorandum ». Cette réalité a été refusée par les négociateurs de l’Eurogroupe qui ont constamment cherché à ramener le gouvernement grec à un cadre que ce dernier rejetait. La Commission européenne, et les diverses « institutions » européennes, ont affecté de croire que la négociation portait sur les montants d’aides alors que le gouvernement grec proposait de sortir de cette logique de l’aide et de traiter politiquement le problème de la dette, comme il fut fait en 1953 avec la dette de l’Allemagne. Ce refus de la part de la Commission d’entendre ce que lui disait le gouvernement grec a conduit à la transformation de ces négociations en ce que le Ministre grec des Finances, M. Yanis Varoufakis, appelle une « guerre »[1]. Comme l’on pouvait s’y attendre, cela a entraîné un durcissement de la position grecque. Aujourd’hui on assiste à une alliance de fait de la gauche de SYRIZA avec les souverainistes de l’ANEL, alliance qui conditionne largement l’attitude du Premier ministre Alexis Tsipras[2].

Si l’on est aujourd’hui au bord du gouffre, c’est largement parce que l’Union européenne a poursuivi dans cette négociations des objectifs eux aussi politiques : faire plier la Grèce afin de garantir qu’une remise en cause du cadre austéritaire voulu par l’Allemagne et par les pays qui ont accepté le rôle de vassaux de cette dernière, et il faut ici parler de l’Espagne, de la France et de l’Italie, ne puisse être remis en cause par des voies démocratiques. Progressivement, dans le printemps 2015, il est donc devenu évident que ce que cherchait l’Union européenne ce n’était point un accord avec la Grèce mais la reddition en rase campagne du gouvernement grec. Quelle que soit l’issue finale de ces « négociations », les peuples européens auront donc compris que du côté de Bruxelles il n’y avait que foi punique, et que M. Juncker ne pensait qu’à une paix carthaginoise.

De ce point de vue, et cela a une énorme importance, l’Union européenne a perdu la bataille de l’image. Elle s’est révélée telle qu’elle est en elle-même : une structure d’oppression et de répression, un ensemble profondément anti-démocratique. La réputation de l’Union européenne est désormais entachée par son comportement par rapport à la Grèce.


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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:16

Communiqué de l'UD-CGT de la Manche

Condamner les organisateurs du dumping social sur l’EPR, c’est faire œuvre utile pour tous !

De 2008 à 2011, le grand chantier EPR de Flamanville a été le théâtre de pratiques inadmissibles à l’égard de salariés intérimaires polonais et roumains. Ce sont actuellement des millions de salariés qui se retrouvent menacés de déclassement social par leur mise en concurrence partout en Europe.
Délit de Travail dissimulé, délit de marchandage, délit de prêt illicite de main d’œuvre et d’emploi de salariés étrangers sans titre… Derrière la qualification de ces délits, il y a des hommes, des familles, spoliés de leurs droits sociaux élémentaires !
Les donneurs d’ordres responsables et coupables !
Le groupe Bouygues, les entreprises Quille, Welbond portent une écrasante responsabilité, leurs «sergents recruteurs de main d’œuvre» en l’occurrence les sociétés d’intérim Atlanco et Elco ont sciemment contourné le code du travail et les règles de détachement de salariés. De plus, personne n’est dupe sur la responsabilité d’EDF, maitre d’ouvrage, mais grand absent du procès. Ce procès nous éclaire sur l’offensive actuelle du MEDEF contre le code du travail, l’inspection du travail, le droit syndical, les prud’hommes, les services publics. Nous sommes clairement au carrefour de la dérèglementation et de la baisse du coût du travail.

Il nous faut redonner au travail tout son sens en portant nos propositions pour le progrès économique et social au travail comme dans la vie.

A l’occasion du rendu de jugement plus de 50 militants CGT des syndicats CGT de l’arsenal, d’AREVA NC, de l’Hôpital Pasteur, des Territoriaux de Cherbourg-Octeville, de la  protection sociale, du CNPE Flamanville, de la MEF, d’EIFFAGE, du Salarié employeur… rassemblés ce mardi 9 juin devant le tribunal de Cherbourg attendait une décision de justice.
Le tribunal a prononcé une nouvelle fois, le report du rendu et son renvoi au 7 juillet prochain.

La CGT, investie sur le chantier EPR depuis le début, dans un contexte où le syndicalisme n’a pas le vent en poupe et où nous n’étions pas les bienvenus, sera présente le 7 juillet devant le tribunal de Cherbourg. Ce sera, espérons-le, l’occasion d’entendre un jugement exemplaire qui suivra les réquisitions du procureur de la république avec pour but la défense et l’amélioration des garanties collectives des salariés et le respect des droits des salariés gravement menacés.

Cherbourg, le 9 juin 2015

 

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