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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 14:31

Lu sur CADTM

Audition de Philippe Legrain, ex-conseiller de Barroso, au Parlement grec (11 juin 2015) : « le gouvernement grec a tout intérêt à ne pas céder aux créanciers »

Compte rendu de la première audition organisée par la Présidente du parlement grec et la Commission pour la vérité sur la dette grecque

12 juin par Commission pour la vérité sur la dette grecque

Ce jeudi 11 juin s’est tenue au sein du Parlement grec la première audition de témoins organisée dans le cadre de la Commission pour la Vérité sur la dette grecque. Celle-ci s’est tenue dans la foulée d’une réunion de travail entre les membres de la Commission, la présidente du Parlement et l’eurodéputée Eva Joly, qui s’est ponctuée d’une conférence de presse.

Ces auditions, qui ont pour but de recueillir les déclarations de plusieurs acteurs clés ayant assumé des postes à responsabilité sur la scène grecque et européenne, représentent pour la Commission, mais aussi pour le peuple grec qui a pu suivre cette audition en direct à la télévision, un outil supplémentaire pour comprendre comment la Grèce est devenue une « quasi colonie » des Institutions européennes et du FMI, selon les propres termes de Philippe Legrain, la première personne a être auditionnée. Monsieur Legrain a assumé de février 2011 à février 2014 la fonction de conseiller économique de José Manuel Durão Barroso, président de la Commission européenne à cette époque.

Cette audition, menée par la Présidente du Parlement grec, Zoe Konstantopoulou, et Éric Toussaint, coordinateur scientifique de la Commission, a tout d’abord été l’occasion pour M. Legrain de confirmer ce qu’il avait dit avec force dans l’excellent documentaire « Puissante et incontrôlée la Troïka » |1| : En 2010, les grands dirigeants européens (dont la Commission européenne) et le directeur du FMI de l’époque, Dominique Strauss-Kahn, ont délibérément refusé de considérer la Grèce comme insolvable dans le but de protéger les intérêts des grandes banques européennes. En effet, selon les statuts du FMI, cette Institution ne pouvait pas prêter à un État dont la dette est déjà insoutenable.

Selon ses statuts, le FMI ne pouvait pas prêter à un État dont la dette est déjà insoutenable. L’objectif du prêt de 2010 était de prêter au gouvernement grec pour qu’il rembourse immédiatement les banques françaises et allemandes qui étaient les principales créancières de la Grèce. Ce prêt n’a donc pas bénéficié au peuple grec mais aux banques privées. S’en est suivie une augmentation importante de la dette publique grecque et l’imposition de mesures d’austérité d’une violence inouïe.

M. Legrain a rappelé les chiffres de l’exposition des banques européennes à la dette grecque en se basant sur les chiffres officiels de la Banque centrale européenne (BCE). Ainsi, en 2010 les banques françaises et allemandes étaient fortement exposées à la dette grecque puisqu’elles détenaient respectivement 20 et 17,2 milliards d’euros de titres. Une restructuration de la dette grecque à cette époque aurait donc entraîné des pertes que les grands dirigeants européens (français et allemands en tête) refusaient de faire subir à leurs « champions nationaux ». M. Legrain l’affirme clairement : les dirigeants d’Institutions tels que Jean-Claude Trichet, alors directeur de la BCE, ont clairement choisi de protéger les intérêts des banques de leur pays d’origine en s’opposant à toute restructuration de la dette grecque pourtant insoutenable. « Trichet a agi pour défendre les intérêts des banques françaises ».

M. Legrain va même plus loin. Non seulement le choix de ne pas restructurer en 2010 a laissé le temps aux grandes banques européennes de se dégager du « risque grec », mais la BCE les y a même aidés ! Il affirme en effet qu’en achetant à l’époque des titres grecs sur le marché secondaire, la BCE a permis aux grandes banques européennes de revendre leurs titres à bon prix |2|. Selon lui non seulement les grandes banques n’ont essuyé que peu de pertes mais certaines même ont réussi à dégager de beaux profits de cette opération.

Le choix de ne pas restructurer en 2010 a laissé le temps aux grandes banques de se dégager du « risque grec », et la BCE les y a aidés ! L’audition a également été l’occasion d’inviter M. Legrain à commenter la restructuration de la dette grecque qui a finalement été réalisée en 2012. Éric Toussaint a ainsi exposé une série de faits reconstitués grâce au travail d’audit en cours. M. Toussaint a souligné qu’il s’agissait d’une restructuration discriminatoire qui a sacrifié d’un côté les petits porteurs grecs et, d’un autre, profité aux grandes banques européennes. Ainsi les fonds de pension grecs y ont perdu jusqu’à 60 % de leurs actifs entraînant des pertes pour plus de 15 000 petits porteurs !

S’appuyant sur un document secret du FMI, la Présidente du Parlement a ensuite abordé la question des responsabilités. Cette note, datant de 2010, annonçait déjà que la situation de la Grèce devrait s’empirer, prévoyant pour l’année 2013 un ratio dette/PIB de 150 %. Après avoir rappelé que le ratio actuel est de 180%, la Présidente posa la question suivante : « Tenant compte de cette estimation de 2010 pensez-vous que l’erreur est acceptable ? Pensez-vous qu’il y ait responsabilité des prêteurs ? » En guise de réponse, l’ancien conseiller de monsieur Barroso a exposé trois facteurs qui expliquent selon lui le comportement des grands dirigeants européens et du FMI :

  1. 1-Les dirigeants européens sont sujets à un aveuglement idéologique qui les invite à poursuivre une politique d’austérité dont l’inefficacité est pourtant prouvée par les faits chaque jour.
  2. 2-Toutes les projections relatives aux memoranda et à ses conséquences sur l’économie étaient erronées, car la base même de ces projections était erronée. Ils sont partis du principe d’une Grèce solvable alors que ce n’était pas le cas.
  3. 3-Les responsables politiques n’ont pas de compte à rendre dans le système actuel, leurs choix et leurs actes ne prêtent donc pas à conséquence pour eux.

J’encourage le gouvernement grec à ne pas accepter les conditions des créanciers

Fort de cette analyse, M. Legrain n’a pas hésité à exposer les conclusions qu’il en tire : « J’encourage le gouvernement à ne pas accepter les conditions des créanciers en raison des souffrances économiques et de la colonisation politique déjà imposées au peuple grec ».

Après s’être engagé, à l’égard de la Présidente du Parlement grec et des membres de la Commission pour la Vérité sur la dette grecque, à rester à la disposition de leur travail d’audit, M. Legrain a été remercié et a repris son avion pour Londres.

Les membres de la Commission pour la Vérité sur la dette grecque ont quitté le Parlement pour poursuivre leur travail. Leur rapport préliminaire sera présenté les 17 et 18 juin prochain au Parlement grec en présence du Président de la République hellénique, de plusieurs ministres dont le chef du gouvernement Alexis Tsipras, de députés nationaux et étrangers, d’universitaires, d’économistes, de juristes et de membres de mouvements sociaux européens.

D’ici là, la Commission pour la Vérité sur la dette grecque aura encore l’occasion d’entendre monsieur Roumeliotis, ex-représentant de la Grèce au FMI, le 15 juin prochain.


Pour soutenir cette Commission : http://greekdebttruthcommission.org/

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 13:23
La dette grecque est illégale, illégitime et odieuse selon le rapport préliminaire du comité sur la dette

Les preuves présentées dans le rapport du comité international indiqueraient que la dette issue des plans d’austérité est une violation directe des droits fondamentaux de l’homme. Le comité serait arrivé à la conclusion que la Grèce ne devrait pas payer cette dette parce qu’elle est illégale, illégitime et odieuse.

Synthèse du rapport de la Commission pour la vérité sur la dette grecque.

En juin 2015, la Grèce se trouve à un carrefour. Elle doit choisir entre la poursuite des programmes d’ajustement macroéconomiques imposés par ses créanciers ou briser les chaînes de sa dette. Cinq ans après le début des programmes d’ajustement, le pays reste plongé dans une grave crise économique, sociale, démocratique et écologique. La boîte noire de la dette n’a pas été ouverte. À ce jour, aucune autorité, grecque ou internationale, n’a cherché à faire la lumière sur les causes et les modalités d’assujettissement de la Grèce au régime de la Troïka. La dette, au nom de laquelle rien n’a été épargné à la population, reste le dogme au nom duquel est imposé un programme d’ajustement néolibéral qui s’accompagne de la plus profonde et la plus longue récession jamais connue en Europe en temps de paix.

Prendre à bras-le-corps un ensemble de problèmes sociaux et économiques est une impérieuse nécessité autant qu’une responsabilité sociale. Prenant acte de cela, le Parlement Hellénique a mis en place en avril 2015 la Commission pour la Vérité sur la Dette publique grecque. Il lui a donné mandat pour mener des investigations sur l’origine et l’augmentation de la dette publique, la façon dont cette dette a été contractée et les raisons qui y ont amené, enfin sur ces l’impact qu’ont eu sur l’économie et la population les conditionnalités attachées à ces contrats. La Commission pour la Vérité a pour mission d’amener à une prise de conscience sur les questions relatives à la dette grecque, tant sur le plan interne qu’au niveau international, de formuler des arguments et de proposer des scénarios relatifs à l’annulation de la dette.

[...]

Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire l'article dans sa totalité.

Traduction : CADTM ( Comité pour l'annulation de la dette du Tiers Monde)

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 09:12
Lu sur Les-crises.fr, 26 juin

On apprend ce soir qu’Alexis Trispras a indiqué à l’instant à la télévision qu’il convoquait un référendum le 5 juillet à propos du plan d’aide en cours de discussion.

Le référendum portera sur “l’offre en forme d’ultimatum” des créanciers du pays. De fait Tsipras appelle à voter non.

Verbatim de ce message historique :

“Nous avons livré un combat dans des conditions d’asphyxie financière inouïes pour aboutir à un accord viable qui mènerait à terme le mandat que nous avons reçu du peuple.

Or on nous a demandé d’appliquer les politiques issues des mémorandums [de la Troïka] comme l’avaient fait nos prédécesseurs.

Après cinq mois de négociations, nos partenaires en sont venus à nous poser un ultimatum, [Lire ici], ce qui contrevient aux principes de l’UE et sape la relance de la société et de l’économie grecque. Ces propositions violent absolument les acquis européens.

Leur but est l’humiliation de tout un peuple, et elles manifestent avant tout l’obsession du FMI pour une politique d’extrême austérité. L’objectif aujourd’hui est de mettre fin à la crise grecque de la dette publique.

Notre responsabilité dans l’affirmation de la démocratie et de la souveraineté nationale est historique en ce jour, et cette responsabilité nous oblige à répondre à l’ultimatum en nous fondant sur la volonté du peuple grec.

J’ai proposé au conseil des ministres l’organisation d’un référendum, et cette proposition a été adoptée à l’unanimité.

La question qui sera posée au référendum ce dimanche prochain sera de savoir si nous acceptons ou rejetons la proposition des institutions européennes. Je demanderai une prolongation du programme de quelques jours afin que le peuple grec prenne sa décision.

Je vous invite à prendre cette décision souverainement et avec la fierté que nous enseigne l’histoire de la Grèce. La Grèce, qui a vu naître la démocratie, doit envoyer un message de démocratie retentissant. Je m’engage à en respecter le résultat quel qu’il soit.

La Grèce est et restera une partie indissoluble de l’Europe. Mais une Europe sans démocratie est une Europe qui a perdu sa boussole. L’Europe est la maison commune de nos peuple, une maison qui n’a ni propriétaires ni locataires. La Grèce est une partie indissoluble de l’Europe, et je vous invite toutes et tous à prendre, dans un même élan national, les décisions qui concernent notre peuple.” (Traduction:Vassiliki Papadaki)

Cela ne sera donc pas un référendum sur l’euro.

Par ailleurs, un officiel grec a indiqué qu’aucun contrôle des capitaux n’était prévu – et comprenez bien que, plus les capitaux sortent de Grèce, plus ils sont protégés d’une future dévaluation, et plus la dette de la Grèce envers la BCE augmente (et donc son risque augmente aussi)… Bonne nuit Super Mario !

Finalement, voilà ce qu’est un démocrate. Pensée, par exemple, à Pierre Moscovici, qui a reçu cette semaine un membre de l’opposition grecque (on se demande bien pour quoi – à 7 % des voix…)

[...]

Suite ici

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 15:52
Rouen : 3000 manifestants déterminés pour l'emploi, pour les salaires, contre la réforme régionale et la loi Macron, contre la politique d'austérité de Valls-Hollande et Bruxelles

C'est à l'appel de quatre syndicats, CGT-FO-FSU-Solidaires, que 3000 manifestants, les cheminots descendus de la gare, les "Pap Chap" en cortège depuis la zone industrielle et enfin le gros des manifestants de la rive gauche, ont convergé vers le théâtre des Arts où se tenait le Congrès des Régions. 

 

Photo Normandie actu
Photo Normandie actu

Photo Normandie actu

C'est par des gardes mobiles que furent accueillis les manifestants.  La tension fut grande à ce moment, à la mesure de la colère devant l'austérité, les suppressions d'emploi en cours ou à venir, dans le privé au nom des dividendes, dans le public au nom de l'austérité et toujours au nom des dividendes des maîtres des multinationales qui réclament toujours davantage de cadeaux fiscaux ou autres prébendes. "CICE, PACTE DE RESPONSABILITE, etc STOP A L’UTILISATION DEL’ARGENT PUBLIC POUR LICENCIER" pouvait-on lire sur une affichette de la CGT.   Les manifestants s'installèrent devant le théâtre des Arts et y restèrent jusqu'à 14 heures.  Pour faire entendre leur colère, leur inquiétude et leurs revendications aux élus régionaux.  Quelques élus du Front de gauche, PCF, d'EELV sont venus à la rencontre des manifestants.  Mais pourquoi donc sont-ils encore dans les exécutifs de ces conseils régionaux que leurs collègues socialistes sont  en train de saborder ?

1ère Photo Paris-Normandie, 2ème photo Yvette Genestal
1ère Photo Paris-Normandie, 2ème photo Yvette Genestal

1ère Photo Paris-Normandie, 2ème photo Yvette Genestal

C'est par des gardes mobiles que furent accueillis les manifestants.  La tension fut grande à ce moment, à la mesure de la colère devant l'austérité, les suppressions d'emploi en cours ou à venir, dans le privé au nom des dividendes, dans le public au nom de l'austérité et toujours au nom des dividendes des maîtres des multinationales qui réclament toujours davantage de cadeaux fiscaux ou autres prébendes. "CICE, PACTE DE RESPONSABILITE, etc STOP A L’UTILISATION DEL’ARGENT PUBLIC POUR LICENCIER" pouvait-on lire sur une affichette de la CGT.   Mais les manifestants s'installèrent devant le théâtre des Arts et y restèrent jusqu'à 14 heures.  Pour faire entendre leur colère, leur inquiétude et leurs revendications aux élus régionaux.  Quelques élus du Front de gauche, PCF, d'EELV sont venus à la rencontre des manifestants.  Mais pourquoi donc sont-ils encore dans les exécutifs de ces conseils régionaux que leurs collègues socialistes sont  en train de saborder ?

 

Sur le théâtre des Arts un pavillon déployé : "Les Régions, c'est l'avenir".  Les 21 présidents de région socialistes ( sur 22 ) ont tous approuvé la loi de régionalisation voulue par la commission de Bruxelles, les chefs d'Etat européens et le gouvernement Valls.  La disparition et le regroupement des régions, les dotations de l'Etat réduites du tiers auront des conséquences désastreuses pour les Normands.  Des centaines de milliers de suppressions d'emploi publics sont déjà programmées : Santé, Hôpitaux, aides et services sociaux, culture, tous les secteurs sont amputés. Avec des coupes drastiques de 54 milliards d'euros dans les budgets des collectivités locales, les salariés et les usagers ont de quoi être inquiets.  C'est clair : les collectivités locales rendront moins de services.  Alors proclamer "Les Régions, c'est l'avenir", c'est se moquer des salariés et des usagers.

Le secteur public largement représenté
Le secteur public largement représenté

Le secteur public largement représenté

Les entreprises victimes de la courses aux dividendes : Schneider Electric, Petroplus, UPM Papeteries de la Chapelle Darblay ...
Les entreprises victimes de la courses aux dividendes : Schneider Electric, Petroplus, UPM Papeteries de la Chapelle Darblay ...
Les entreprises victimes de la courses aux dividendes : Schneider Electric, Petroplus, UPM Papeteries de la Chapelle Darblay ...

Les entreprises victimes de la courses aux dividendes : Schneider Electric, Petroplus, UPM Papeteries de la Chapelle Darblay ...

C'était une manifestation très diverse.

Beaucoup de drapeaux CGT et des militants de FO, Solidaires et de la FSU.
Beaucoup de salariés du secteur privé en lutte pour leurs salaires et souvent également pour leur emploi : les Renault Cléon et Sandouville, Boréalis, Pétroplus, Vallourec, Danone de Gournay en Bray, Dresser Le Havre, les Pap Chap, Schneider Electric, la TCAR, les marins CGT ... On ne peut les citer tous mais les entreprises représentées étaient nombreuses.
Les salariés du public étaient nombreux également, inquiets des menaces de suppressions d'emploi, de surcharge de travail, des menaces sur le statut des fonctionnaires créé à la Libération par le vice-président communiste du Conseil, Maurice Thorez, chargé de la Fonction publique d'Etat, puis étendu à tous les fonctionnaires en 1983, sous l'autorité d'Anicet Le Pors, ministre communiste.  Côte à côte les employés territoriaux, très nombreux,  et notamment ceux de Rouen, en lutte depuis une semaine, les auxiliaires de vie, les salariés de la santé, ceux de la culture, les enseignants, les hôpitaux ...


 

Rouen : 3000 manifestants déterminés pour l'emploi, pour les salaires, contre la réforme régionale et la loi Macron, contre la politique d'austérité de Valls-Hollande et Bruxelles

A midi, les représentants syndicaux prirent la parole pour dénoncer la politique d'austérité du gouvernement, la réforme territoriale  et les cadeaux aux entreprises sur le dos des salariés.  Pascal Morel pour l'UD-CGT Seine-Maritime dénonça des mesures gouvernementales prises pour complaire au patronat européen et à la commission de Bruxelles, avec toujours la même rengaine "réduire le coût du travail".  Chaque intervenant fit un rapport avec la situation de la Grèce, victime de la Troïka.  Sur le camion de la CGT, le drapeau de la Grèce en signe de solidarité.

Un 25 juin, cette manifestation est un succès. 

Compte rendu d'Action communiste

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 22:25

RAZZIA SUR LA FRANCE, on liquide et on s’en va…

 

Posté par 2ccr le 18 mai 2015

Reprise d'un article posté sur Mediapart.

aavendreExit Ducros, exit Mory, exit MoryGlobal. De reprise en reprise ce fleuron du transport routier français est mort. Avec des milliers de chômeurs sur le bord de la route.
 
Dentresangle, autre pépite du transport routier français bouffé en quelques jours par une entreprise étazunienne, XPO Logistics. Une entreprise deux fois moins puissante que Dentressangle. XPO Logistics, 2,4 milliards de dollars et une perte de 63,6 millions de dollars ; Dentressangle : 4,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires et un bénéfice de 75,9 millions d’euros (pas de dollars!), en augmentation de 8% cette année. L’étazunien emploie 10.000 personnes sur 200 sites tandis que Norbert Dentressangle emploie 42.350 personnes sur 662 sites. «Dès l’acquisition, la marque Norbert Dentressangle va disparaître» avoue Hervé Montjotin, actuel président du directoire de Dentressangle. Cherchez l’erreur…
 
L’ouverture totale des frontières offre aux entreprises états-uniennes la possibilité de faire leur marché en Europe. C’est ce qu’on appelle la globalisation, la mondialisation prédatrice à la sauce dollar. Résultat : la liste des entreprises françaises qui passent sous pavillon étranger, surtout étazunien, s’allonge, s’allonge… Rachetées pour être dépouillées de leur savoir-faire, de leurs clientèle, de leurs brevets, de leurs actifs, de leur trésorerie, puis fermées, laissant les salariés sur le carreau.
 
Vous voulez des exemples ?
 
Péchiney. Vous vous souvenez de Péchiney. Un des fleurons de l’industrie française. Champion du monde de l’aluminium. Terminé. Mort Péchiney… Le groupe français a été racheté par le canadien Alcan en 2003. En 2007, ce dernier a lui-même été racheté par Rio Tinto. Résultat : Péchiney a été racheté pour être liquidé et ainsi éliminer un concurrent.
 
Arcelor. Le groupe sidérurgique – d’abord national sous le nom d’Usinor, devenu Arcelor en 2002 en fusionnant avec d’autres sidérurgistes européens – a été bouffé en 2006 par Mittal Steel Company. On connait les résultats : fermeture des usines, des milliers de chômeurs, toute une région ruinée… L’exemple typique, quasi caricatural, d’un rachat prédateur destiné à éliminer un concurrent.
 
Rossignol. C’était le numéro un mondial du ski avec 24% de parts de marché ! Il a été bouffé en 2005 par l’américain Quiksilver, surtout connu dans le monde du surf. Salomon ayant lui aussi été bouffé par Adidas, on ne peut plus skier français…
 
TDF (Télédiffusion de France). Racheté par Intermediate Capital et Texas Pacific Group. Les émetteurs de la Tour Eiffel sous donc sous contrôle yankee ! Bonjour la fierté nationale…
 
Comment cette razzia est-elle possible ? Pour deux raisons principales :
 
1 – Les dés sont pipés puisque les Etazuniens achètent avec de la monnaie de singe, le dollar, sorti de la planche à billet de l’oncle Sam. Elles n’ont pas été « achetées » mais razziées avec de la fausse monnaie.
 
2 – Les entreprises étazuniennes prédatrices sont bourrées de thunes qu’elles volent doublement : – elles « optimisent » leur fiscalité, c’est-à-dire qu’elles volent le fisc en France. Mais si elles rapatriaient leurs bénéfs aux Etats-Unis, elles devraient payer 35 % au fisc étazunien. Ce qu’elles ne veulent pas. Elles se trouvent donc à la tête d’une montagne de pognon planqué dans des paradis fiscaux, avec lequel elles font leur marché en France et en Europe.
 
Accessoirement, la baisse de valeur de l’euro par rapport au dollar fait que les entreprises européennes valent actuellement 25% de moins qu’il y a seulement quelques mois… Voilà comment tous les bijous de la famille France foutent le camp. Et ce n’est pas sans effets. Ces investisseurs étazuniens n’ont qu’un dieu : le fric, qu’une exigence : le maximum de rentabilité pour les actionnaires. Au détriment du développement de l’entreprise et, bien sûr, de l’emploi. Les patrons-voyous imposés par les actionnaires étazuniens n’ont dès lors pas d’états d’âmes pour délocaliser les entreprises là où la main d’œuvre coûte le moins. S’ensuivent le déplacement des sièges sociaux, des centres de recherche, la rupture avec les sous-traitants français, tuant des entreprises…
 
C’est ce qui se passe pour de très nombreuses entreprises françaises :
 
Alstom, entreprise majeure, stratatégique, est passé – du moins pour sa branche énergie, sous pavillon étazunien avec son rachat par Général Electric
 
Alcatel-Lucent bouffé par le Finlandais Nokia
 
Amora Maille : le groupe français a rejoint le groupe anglo-hollandais Unilever en 2000.
 
Brasseries Kronenbourg bouffé par le groupe danois Carlsberg
 
Converteam (conversion de l’énergie électrique) : racheté par General Electric en 2011. On peut mettre en relation avec le rachat-démantèlement de Alstom.
 
ClubMed bouffé par les Chinois
 
Danone : La branche biscuit du groupe (LU) a été racheté par l’américain Mondelez International en 2007.
 
Legrand (produits et systèmes pour installations électriques et réseaux d’information) : racheté par un groupe d’investisseurs étazuniens dont KKR et Goldman Sachs.
Marionnaud, le parfumeur est passé en 2005 sous pavillon chinois.
 
PriceMinister, pionnier de l’e-commerce français, a été racheté par le japonais Rakuten.
 
SPIE (ingénierie électrique et construction) : racheté par Clayton, Dubilier & Rice en 2011 pour 3 milliards de dollars US.
 
Smoby (jouets) : en 2008, le leader français du jouet est repris par le groupe allemand Simba.
 
Solocal (ex Pages Jaunes) : racheté par KKR et Goldman Sachs.
 
Et ce n’est pas tout… On va probablement vendre aussi GDF-Suez, le fournisseur essentiel du gaz pour toute la France. L’entreprise est en train de changer de nom pour que ça fasse moins désordre…
 
Et n’oublions pas l’aéroport de Toulouse vendu aux Chinois, et bientôt – Macron l’a dit – les aéroports de Nice et de Lyon…
 
Vous me direz, la France fait pareil à l’étranger… Ceci n’est pourtant qu’un hors d’œuvre avant le grand dépouillement si TAFTA passe… « Paul Emploi illimited » ! Voilà une entreprise qui va encore se développer…
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 13:47

Crise grecque

Certains économistes grecs estiment que l'effet négatif du plan d'austérité grec sur la croissance pourrait être de deux points de PIB.

Certains économistes grecs estiment que l'effet négatif du plan d'austérité grec sur la croissance pourrait être de deux points de PIB. (Crédits : Reuters)

latribune.fr  |   - 

Une réunion entre les dirigeants de la Commission européenne, de l'Eurogroupe, du FMI, du Mécanisme européen de stabilité, de la BCE et avec le Premier ministre grec Alexi Tsipras doit avoir lieu mercredi à 13 heures. Les retraites, la TVA et la fiscalité des entreprises restent des points de friction.

Les créanciers de la Grèce ont rejeté les propositions d'Athènes, a annoncé ce matin à son gouvernement le Premier ministre grec Alexis Tsipras, juste avant son départ pour Bruxelles, d'après l'agence Bloomberg qui cite, anonymement, un membre du gouvernement.

D'après une source gouvernementale anonyme citée par l'AFP, a déploré "l'insistance de certaines institutions qui n'acceptent pas des mesures compensatoires". Il visait en particulier le Fonds monétaire international qui, selon Athènes, n'accepte pas certaines des propositions grecques, a indiqué à l'AFP une autre source gouvernementale.

Réunion d'urgence

De fait, une réunion d'urgence doit avoir lieu ce mercredi 24 juin, alors que la Grèce et ses créanciers sont toujours en désaccord sur certains points, ont déclaré des responsables de l'Union européenne. Les dirigeants de la Commission européenne, de l'Eurogroupe, du Fonds monétaire international (FMI), du Mécanisme européen de stabilité (MES) et de la Banque centrale européenne (BCE) doivent se réunir à midi (10h00 GMT) à Bruxelles pour discuter de la Grèce. Ils seront rejoints une heure plus tard par le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

"Les positions avant cette rencontre avec Tsipras restent éloignées sur de nombreux points", a dit un responsable européen informé du contenu des discussions, en citant les retraites, la TVA et la fiscalité des entreprises.

Le plan d'austérité proposé est lourd, mais pas assez?

Désormais révélé en détail par le quotidien grec Kathimerini, le plan grec a pourtant la main lourde: les mesures prévues s'élèvent sur deux ans à 8 milliards d'euros, soit 4,4 % du PIB. Le relèvement de la TVA pour 2,1 milliards d'euros, des cotisations salariales pour 1,9 milliard d'euros et des taxes sur les entreprises de 2,2 milliards d'euros conduiront inévitablement à un affaiblissement de la demande dans un pays où elle demeure très faible.

Certains économistes grecs estiment que l'effet négatif sur la croissance pourrait être de deux points de PIB et une rumeur de marché évoquait mardi 23 juin une étude de la Deutsche Bank qui évoquait un effet allant jusqu'à 3 points de PIB. Du reste, mardi, dans les rues d'Athènes, un seul mot semblait sur toutes les lèvres, celui « d'austérité », à laquelle le gouvernement se serait rallié.

>> Aller plus loin Un accord économiquement coûteux pour la Grèce

(Avec AFP et Reuters)

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 17:30

Par · 20 juin 2015 sur le blog Russeurope

Quel que soit le résultat de l’Eurogroupe qui doit se réunir le 22 juin, lundi prochain, il est désormais clair que le gouvernement grec, abusivement appelé « gouvernement de la gauche radicale » ou « gouvernement de SYRIZA », mais en réalité gouvernement d’union (et le fait que cette union ait été faite avec le parti souverainiste ANEL est significatif), a remporté des succès spectaculaire. Ces succès concernent tant la Grèce, où le peuple a retrouvé sa dignité, que les pays européen, ou l’exemple donné par ce gouvernement montre désormais la marche à suivre. Mais, et c’est le plus important, ce gouvernement – dans la lutte sans merci qu’il a mené contre ce que l’on appelle par euphémisme les « institutions », c’est à dire pour l’essentiel l’appareil politico-économique de l’Union européenne, l’Eurogroupe, la Commission européenne et la Banque Centrale Européenne – a démontré que le « roi est nu ». L’ensemble de la structure, complexe et peu transparente de cet appareil politico-économique a été mis au défi de répondre à une demande politique, et c’est avéré incapable de le faire. L’image de l’Union européenne en a été fondamentalement altérée. Quoi qu’il sorte de la réunion de lundi prochain, qu’elle se solde par un constat d’échec ou par une capitulation de l’Allemagne et du courant « austéritaire », ou même, ce que l’on ne peut exclure, par une défaite du gouvernement grec, l’appareil politico-économique de l’UE aura fait au grand jour la preuve de sa nocivité, de son incompétence et de sa rapacité. Les peuples des pays européens savent désormais où se trouve leur pire ennemi.

[...]

Lire la suite ici.

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 14:34

 

Vu sur la galerie photos du Nouvel Obs.

 

Ce ne sont pas seulement des phrases qui "mettent la pression", ce sont des phrases insultantes pour le peuple grec et les élus qu'il s'est choisis.  Pas sûr que ce soit de nature à le mettre à genoux. 

La parenté de l'attaque et les allusions faites à l'enfance et à l'irresponsabilité confirme la collusion entre le FMI et l'Union européenne.

Naguère, pendant la révolution française, le maréchal de Brunswick qui commandait les armées prussiennes et les forces contre-révolutionnaires coalisées contre la nation française menaça, dans un manifeste qui porte son nom,  les Parisiens.  Il leur était promis une « exécution militaire et une subversion totale » s’il était fait « la moindre violence, le moindre outrage à LL. MM. le roi et la reine ».  On sait que sans doute ce message fut rédigé par des nobles émigrés ayant rallié les armées prussiennes.

Les émigrés nobles et les rois européens n'avaient visiblement rien compris au processus révolutionnaire en cours.  Les Français et les Parisiens n'entendaient pas renoncer à ce qu'ils venaient de si durement conquérir.

Le résultat fut la prise des Tuileries, puis l'emprisonnement et le procès du roi...

Sans rêver une telle révolte, le mépris de caste et de classe manifesté par Christine Lagarde et ses alliés européens pourrait bien se heurter à une forte réaction de rejet du peuple grec.  

La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
La directrice du FMI et les dirigeants  européens cherchent à humilier les Grecs.  Ce qu'ils refusent, c'est le vote et la souveraineté du peuple grec.
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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 14:24

19 juin 2015 |  Par martine orange sur Médiapart

Alors qu’un accord semble impossible à atteindre et que le système bancaire grec est au bord de l’effondrement, les Européens cherchent d’urgence un plan B pour la Grèce. Tous évoquent un contrôle des capitaux et une possible sortie de la Grèce de l’euro. Revue des scénarios à l’étude.

 

« Soit il y a un accord, soit il faut un plan B », avait prévenu le ministre irlandais des finances Michael Noonan avant le énième sommet de l’Eurogroupe. Il n’y a pas eu d’accord, le 18 juin, comme cela était prévisible. Une heure a suffi pour dresser un nouveau constat de désaccord entre le gouvernement grec et les autres responsables européens.

Et maintenant, il faut penser l’impensable : il peut arriver que la Grèce fasse faillite ; il peut arriver que la zone euro éclate. Même si les chefs de gouvernement européens tentent encore de faire croire qu’un accord avec la Grèce est possible – un nouveau sommet d’urgence est prévu lundi à Bruxelles –, les chances ne cessent de s’amenuiser, tant les positions semblent irréconciliables, tant l’Europe continue de s’accrocher à un plan dont la démonstration de la faillite n’est plus à faire, tant la situation du système bancaire devient tendue. « Nous sommes dangereusement proche d’un état d’esprit qui accepte un accident », a averti le ministre grec des finances, Yanis Varoufakis.

© Reuters

Rappelant son mandat politique et son devoir moral, le gouvernement grec maintient sa ligne : il veut un plan d’aide viable économiquement, juste socialement. Il a prévenu ses partenaires européens : s’il n’y a pas d’accord au 30 juin, la Grèce ne paiera pas le 1,6 milliard d’euros qu’elle doit rembourser au FMI.

Les agences de notation – Standard & Poor’s comme Moody’s – ont tenté de calmer les financiers qui commencent à s’alarmer de la situation. Si la Grèce ne rembourse pas le FMI le 30 juin, cet événement ne constituera pas officiellement un défaut, affirment-ils. Athènes, selon les statuts du FMI, disposerait de 30 jours supplémentaires pour honorer ses échéances. De plus, le FMI étant un créancier institutionnel, l’absence de remboursement ne déclenche pas une procédure de défaut, comme dans le cas de non-remboursement d’un créancier privé.

À son arrivée à Bruxelles, jeudi, la directrice générale du FMI a douché les espoirs. « La Grèce doit respecter ses obligations. Le paiement du 30 juin est définitif. Il n’y aura ni période de grâce, ni nouveau délai », a-t-elle déclaré. Klaus Regling, le responsable du mécanisme financier européen, qui a assuré une partie des plans de sauvetage pour l’Europe, lui a emboîté le pas : « Nos prêts sont liés à ceux du FMI. Si celui-ci n’est pas payé au 30 juin, ce sera considéré comme un événement déclencheur de défaut. Et nous avons alors la possibilité de demander le paiement anticipé de nos prêts. »

Les Européens, qui n’ont cessé de sous-estimer la capacité de résistance de Syriza depuis son élection, agitent la menace du péril à venir, en cas d’échec. « S’il n’y a pas d’accord, nous entrons dans des eaux inconnues », a prévenu le président de la BCE, Mario Draghi. En écho, le gouverneur de la banque de Grèce, ancien ministre des finances du gouvernement de droite d’Antonis Samaras, a adressé mercredi une mise en garde sévère au gouvernement grec et aux parlementaires. « Faute d’accord, l’échec marquerait le début d’un chemin douloureux qui pourrait conduire en premier à un défaut de la Grèce et par la suite à la sortie de la Grèce de la zone euro et vraisemblablement de l’Union européenne. (…) Une crise d’endettement gérable se transformerait en une crise incontrôlable, faisant courir de grands risques au système bancaire et à la stabilité financière », a-t-il déclaré. « Tout cela conduirait à une profonde récession, une chute dramatique des revenus, une hausse exponentielle du chômage et un effondrement de toutes les réalisations économiques que la Grèce a obtenues depuis son entrée dans l’union européenne et spécialement dans la zone euro. Alors qu’elle est membre du cœur de l’Europe, la Grèce se verrait reléguée au rang de pays pauvre dans l’Europe du Sud. »

[...]

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 10:20
Communiqué
Le Mouvement de la Paix s’associe aux actions de soutien au peuple grec qui auront lieu le samedi 20 juin 2015 en Europe et en France

Saint Ouen, le 17 juin 2015

 

Le Mouvement de la Paix s’associe aux actions de soutien au peuple grec qui auront lieu le samedi 20 juin 2015 en Europe et en France. Le Mouvement de la paix  insiste particulièrement  sur le fait que les dépenses militaires excessives encouragées par l’OTAN ont pesé lourdement  contre les budgets sociaux dans ce pays  dont le budget d’équipement militaire était le plus important d’Europe en pourcentage du PIB.

Enfin le Mouvement de la paix souligne que les premières aides financières versées à l’ancien gouvernement avaient d’abord servi à payer les factures d’achat d’armements présentées par les États vendeurs dont la France et l’Allemagne, sans contribuer de fait à la sortie de crise, bien au contraire dans la mesure où c’est autant d’argent qui a manqué pour faire face aux besoins économiques et sociaux du peuple grec.

 

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