Communiqué de l'UD-CGT de la Manche
Condamner les organisateurs du dumping social sur l’EPR, c’est faire œuvre utile pour tous !
De 2008 à 2011, le grand chantier EPR de Flamanville a été le théâtre de pratiques inadmissibles à l’égard de salariés intérimaires polonais et roumains. Ce sont actuellement des millions de salariés qui se retrouvent menacés de déclassement social par leur mise en concurrence partout en Europe.
Délit de Travail dissimulé, délit de marchandage, délit de prêt illicite de main d’œuvre et d’emploi de salariés étrangers sans titre… Derrière la qualification de ces délits, il y a des hommes, des familles, spoliés de leurs droits sociaux élémentaires !
Les donneurs d’ordres responsables et coupables !
Le groupe Bouygues, les entreprises Quille, Welbond portent une écrasante responsabilité, leurs «sergents recruteurs de main d’œuvre» en l’occurrence les sociétés d’intérim Atlanco et Elco ont sciemment contourné le code du travail et les règles de détachement de salariés. De plus, personne n’est dupe sur la responsabilité d’EDF, maitre d’ouvrage, mais grand absent du procès. Ce procès nous éclaire sur l’offensive actuelle du MEDEF contre le code du travail, l’inspection du travail, le droit syndical, les prud’hommes, les services publics. Nous sommes clairement au carrefour de la dérèglementation et de la baisse du coût du travail.
Il nous faut redonner au travail tout son sens en portant nos propositions pour le progrès économique et social au travail comme dans la vie.
A l’occasion du rendu de jugement plus de 50 militants CGT des syndicats CGT de l’arsenal, d’AREVA NC, de l’Hôpital Pasteur, des Territoriaux de Cherbourg-Octeville, de la protection sociale, du CNPE Flamanville, de la MEF, d’EIFFAGE, du Salarié employeur… rassemblés ce mardi 9 juin devant le tribunal de Cherbourg attendait une décision de justice.
Le tribunal a prononcé une nouvelle fois, le report du rendu et son renvoi au 7 juillet prochain.
La CGT, investie sur le chantier EPR depuis le début, dans un contexte où le syndicalisme n’a pas le vent en poupe et où nous n’étions pas les bienvenus, sera présente le 7 juillet devant le tribunal de Cherbourg. Ce sera, espérons-le, l’occasion d’entendre un jugement exemplaire qui suivra les réquisitions du procureur de la république avec pour but la défense et l’amélioration des garanties collectives des salariés et le respect des droits des salariés gravement menacés.
Cherbourg, le 9 juin 2015
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