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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 14:18

Quel camp remportera les élections législatives au Portugal ? La plus grande incertitude règne, tant le nombre d’indécis est important. Plus de 20 % des électeurs n’ont pas arrêté leur choix, et la plupart d’entre eux pourraient bien opter pour l’abstention.

Ce qui semble plus que certain en revanche, c’est que tout devrait se jouer entre l’actuel Premier ministre, Pedro Passos Coelho, du Parti social-démocrate, centre-droit et le socialiste António Costa. L‘écart est faible, avec un léger avantage pour Passos Coelho, qui a repris du terrain en se plaçant au centre et en accusant son rival d‘être “radical”.

Cependant, il a peu de chances d’obtenir la majorité absolue, et devrait donc gouverner en minorité, car il n’a plus de partenaire possible à droite. Le CDS-PP de Paulo Portas est déjà l’allié du PSD de Passos-Coelho.

Pendant la campagne, Antonio Costa a contre-attaqué en disant aux Portugais que les conservateurs cherchaient à se maintenir au pouvoir prétextant la stabilité et la continuité alors même qu’ils ont déstabilisé les personnes, les familles et les entreprises. Mais, Costa non plus, n’aura pas de béquille pour former un gouvernement.

Les deux partis parlementaires à la gauche du PS, le Bloco d’Esquerda (Bloc de Gauche représenté par Catarina Martins) et le PCP (Parti Communiste Portugais représenté par Jeronimo de Sousa) ont rejeté d’emblée toute alliance.

Un Parti Socialiste, un gouvernement PS, qui a défendu les coupes des salaires, des retraites, comment pourrait-il exiger du PCP de voter en sa faveur ?“ expliquait Jeronimo de Sousa lors d’un débat.

Reste le vote des jeunes électeurs… Comment vont-ils voter pour la première fois ? Et les électeurs de gauche, vont-il voter utile en optant pour le PS ? Quel sera le taux de participation ? Autant de questions que se posent les analystes politiques. Seuls les 9,5 millions d‘électeurs portugais pourront y répondre.

Interview avec Joaquim Vieira, journaliste et analyste politique

Extraits

Maria Barradas, journaliste d’euronews a mené cette entrevue et a commencé par lui demander “qu’est-ce que les Portugais attendent de cette élection ?”

Joaquim Vieira :
“Je pense essentiellement que les Portugais attendent un gouvernement qui puisse les sortir de cette dernière période de quatre ans de crise, d’austérité et de soumission à un plan de sauvetage, qui a été difficile et douloureux pour toute notre société. A présent, ils veulent la stabilité, ils attendent un moyen d’accéder à un plus grand développement, ils veulent des progrès et de la croissance économique“.

M.B. :
“Le choix réside vraiment entre un gouvernement dirigé par Pedro Passos Coelho ou par António Costa. Quelles sont les principales différences entre les propositions des deux candidats ?”

Joaquim Vieira :
“Les propositions sont quand même assez identiques. Tous les deux souscrivent, par exemple, au pacte de stabilité budgétaire des pays de la zone euro, et donc dans le cadre macro-économique général, il n’y aura certainement pas beaucoup de différence, bien que nous puissons dire qu’en ce qui concerne le parti socialiste, il y a peut-être une plus grande sensibilité sociale dans la résolution de certaines questions. Mais de toutes façons, il y a des conditions très strictes qui encadrent les politiques qui peuvent être appliquées.
A droite, nous avons une coalition qui est plus réaliste dans l’application des politiques. A gauche, du côté du PS, les proposititions sont plus basées sur des scénarios de croissance économique, de développement, qui peuvent éventuellement ne pas se produire.“

M.B. :
“Quels sont les scénarios politiques possibles après le vote ? Que peut-il se passer ?”

Joaquim Vieira :
Probablement qu’aucune des forces politiques en présence n’atteindra la majorité absolue. Ce qui va se passer, c’est que nous aurons probablement un contexte d’instabilité politique avec éventuellement des accords au parlement, des accords spécifiques pour l’approbation de certaines mesures. Par exemple, il peut y avoir une majorité de gauche au parlement – c’est un scénario possible- mais je ne pense pas qu’il soit possible de former un gouvernement, parce qu’entre le PS et les autres forces politiques de gauche il y a un abîme, des sujets énormes qui les divisent, notamment en matière de politique européenne“.

M.B. :
“Malgré tout, vous croyez qu’il y a marge de manoeuvre pour former un gouvernement ou le pays peut se retrouver tout simplement, soudainement, “ingouvernable” ?”

Joaquim Vieira :
“Je pense que dans une démocratie, il y a toujours des solutions, et donc je ne crois pas que le pays pourrait devenir ingouvernable. Ces accords parlementaires peuvent, par exemple, se faire uniquement à court terme en attendant qu’il y ait de nouvelles élections.
Par contre, de nouvelles élections ne pourront pas être organisées pour l’instant, parce que nous allons avoir des élections présidentielles en janvier. Par conséquent, s’il y a une situation d’instabilité dans le parlement après l‘élection de dimanche, il est presque certain que nous ne pourrons avoir des élections que dans un an. Maintenant, il est vrai aussi qu’aucun parti ne voudra prendre la responsabilité de renverser le gouvernement parce qu’il sait que ça a un coût électoral très elevé”.

M.B. :
“Comment interpréter cette éventualité de ne pas avoir de majorité au parlement ? Est-ce-à dire que les Portugais sont satisfaits avec les politiques des quatre dernières années ou au contraire qu’ils ne trouvent pas d’alternative dans les propositions de l’opposition ?”

Joaquim Vieira :
Je dirais que les Portugais ne sont pas satisfaits, ce programme d’austérité a été d’une certaine dureté et a donc causé beaucoup de mécontentement. Simplement, même s’ils ne voient pas de raisons de voter pour la coalition actuelle, qui est aux affaires, ils n’ont pas non plus trouvé de raisons d’opter pour le PS. Il est tout à fait possible que le niveau d’abstention reste très élevé, reflétant précisément le mécontentement et l’insatisfaction que les Portugais ont vis-à-vis des partis actuels et du spectre politique qui se présente à ces élections“.

Par Beatriz Beiras | Avec AGENCES, MARIA BARRADAS

Copyright © 2015 euronews

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 14:33

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le 13e congrès de la Confédération européenne des syndicats s'est ouvert hier mardi 29 septembre 2015 à Paris. 507 délégués y sont présents dont 8 pour la CGT. La Française Bernadette Segol, secrétaire générale sortante qui n'est syndiquée dans aucune confédération française, y a invité le pouvoir exécutif de l'Europe capitaliste, celui qui décide de tout à la place des peuples et donc des travailleurs, à savoir Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, et François Hollande pour les 28 chefs d'état et de gouvernement membres de l'UE. Ils ont parlé en premier devant les congressistes rassemblés.

Un peu comme si au congrès de la fédération des cheminots CGT, Guillaume Pépy, le patron qui saborde le rail public dont il a la charge, venait présenter son programme. Bonjour l'ambiance, mais ce n'est que mon point de vue.

Jean-Claude Juncker donc, ex-patron du groupe de la monnaie unique et ex-premier ministre du paradis fiscal qui est le grand-duché du Luxembourg, une sacré référence en progrès social, a promis "un socle social minimum qui entourera, pour le protéger, le marché du travail". Vous avez bien lu, le marché du travail, celui qui est dirigé par le patronat et ses alliés gouvernementaux de droite et de gôche en Europe. Mais pas les travailleurs du vieux continent.

Ensuite a parlé François Hollande, une référence lui aussi en matière de progrès social, lui qui ouvre au privé tous les services publics français,  lui qui a allongé la date de départ à la retraite, lui qui va charcuter le Code du Travail sous les vivats du MEDEF...

Bon, d'entrée de jeu, le camarade Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, avait ouvert le congrès de la CES ainsi: "Tout au long de la semaine, nous ne ferons pas la révolution; mais nous allons changer l'Europe; avant d'être celle des marchés, l'Europe doit être celle des salariés". Vous avez bien lu, on garde toutefois l'Europe des marchés et donc le capitalisme.

Dormez bien travailleurs et nations de l'Europe, la CES est bien partie pour défendre toujours plus de justice et de progrès social.

Les quelques interventions citées ont été prises dans le compte-rendu que fait l'Humanité du premier jour du 13e congrès de la CES.

Sinon, travailleurs de France et de Navarre, vous avez le bonjour de François de l'Elysée, celui qui allait s'attaquer à la finance et au patronat.

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 14:23

Publié par Jean Lévy

Ruptures n°2 arrive chez les abonnés !

 

L’encre du n°2 de Ruptures est à peine sèche qu’il arrive ce jeudi chez les abonnés, comme annoncé.

Le menu a un peu évolué par rapport à l’esquisse initiale, du fait de l’actualité :

L’éditorial est consacré à la crise des réfugiés et migrants – ses causes, et les intérêts discrets en jeu.

En page 2 sont développées deux informations : d’une part la crise agricole, qui heurte depuis cet été les producteurs de lait, de viande porcine et bovine ; d’autre part les conséquences de la crise grecque sur l’avenir de l’Union européenne, ainsi que les rôles et les objectifs de différents responsables de celle-ci.

La page 3 est consacrée à une analyse de la crise des migrants, aux responsabilités de l’Union européenne, et aux divisions qui s’exacerbent au sein de cette dernière.

Les pages 4 et 5 proposent un reportage exclusif à Lisbonne, quelques jours avant les élections générales au Portugal (4 octobre). Ce pays fut, comme la Grèce, mis sous tutelle par la Troïka.

La page 6 offre deux critiques : celle de l’ouvrage d’Alain Borer, De quel amour blessée (Gallimard, 2014) – une ode brillante et combative à la langue française ; et celle du film de Jacques Audiard, Dheepan, qui a obtenu cette année une imméritée Palme d’or à Cannes.

On retrouve page 7 les brèves, ainsi qu’une interview de Rainer Rupp, spécialiste allemand de géopolitique, sur les perspectives en Syrie, le rôle de la Russie, et les divisions des Occidentaux.

Enfin, la page 8 rend compte en détail du scrutin grec du 20 septembre, en rappelant son contexte.

 

Si ce n’est déjà fait, c’est le moment de s’abonner !

Ruptures

 

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 13:45

[Démocratie Kaput 4] Voyez comment l’Europe est sous tutelle

Extraits

Nous reprenons ici, lu sur Les crises une série d'articles sur l'histoire de la mise sous tutelle des peuples européens et de la mort de leur souveraineté.  Une mine pour qui veut rappeler l'histoire de l'UE et se souvenir des trahisons de nos dirigeants, formes nouvelles de collaboration des "élites nationales" et du patronat européen.  Au moment où la Confédération européenne des syndicats, qui a appelé à voter tous les traités, ouvre son congrès à Paris, ce rappel est lourd de signification. Vous noterez que les objectifs fixés en 2015 sont uniquement au service du patronat européen.  Pour lire l'intégralité de l'article, cliquez sur le titre ci-dessus[Démocratie Kaput 4].AC.

 

Suite du billet sur l’histoire de la mise sous tutelle de l’Europe… de notre dossier Démocratie Kaput :

  1. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (1992-2005)
  2. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (2006-…)
  3. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (Résumé)
  4. Voyez comment l’Europe est sous tutelle
  5. Voyez comment la France est sous administration de Bruxelles
  6. Épilogue

VIII. Europe 2020

Après l’échec lamentable de la “stratégie de Lisbonne”pour 2000-2010 (“faire de l’économie de l’Union européenne « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d’ici à 2010, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale”), l’UE a adopté la stratégie Europe 2020 (source).

[...]

Afin d’atteindre cette ambition, l’UE s’est fixé cinq grands objectifs à atteindre en 2020 au plus tard:

  • porter à 75 % au moins le taux d’emploi de la population âgée de 20 à 64 ans;
  • investir 3 % du produit intérieur brut dans la recherche et le développement;
  • réduire d’au moins 20 % les émissions de gaz à effet de serre, porter à 20 % la part des énergies renouvelables et accroître de 20 % l’efficacité énergétique;
  • réduire le taux d’abandon scolaire à moins de 10 % et augmenter à 40 % au moins le taux de diplômés de l’enseignement supérieur;
  • réduire de 20 millions le nombre de personnes menacées par la pauvreté ou l’exclusion sociale.

Les objectifs de la stratégie Europe 2020 sont également soutenus par sept initiatives phares au niveau européen et dans les pays de l’UE: Union pour l’innovation; Jeunesse en mouvement; la stratégie numérique pour l’Europe; une Europe efficace dans l’utilisation des ressources; une politique industrielle à l’ère de la mondialisation; la stratégie pour les nouvelles compétences et les nouveaux emplois; la Plateforme européenne contre la pauvreté.

Tout ceci figure dans les conclusions du Conseil européen de Bruxelles des 25 et 26 mars 2010.

[...]

IX. Les lignes directrices de 2010

La stratégie Europe 2020 est mise en œuvre à travers six grandes orientations de politiques économiques des États membres et de l’Union (recommandation du Conseil du 13 juillet 2010 ; source) et quatre lignes directrices pour les politiques de l’emploi des États membres (décision du Conseil du 21 octobre 2010 ; source), qui remplacent celles de la stratégie de Lisbonne. Elles ont été adoptées pour 5 ans.

[...]

Les lignes directrices pour les politiques de l’emploi sont :

X. Les lignes directrices économiques de 2015

En juillet 2015, le Conseil a modifié les lignes directrices des grandes orientations de politiques économiques. elles sont désormais pour 2015-2020 : (merci M. Valls)

  1.  favoriser les investissements
  2.  renforcer la croissance par la mise en œuvre de réformes structurelles dans les États membres
  3. éliminer les principales entraves à la croissance durable et à l’emploi au niveau de l’Union
  4. rendre les finances publiques plus viables et plus propices à la croissance

On note que les seuls intitulés sont déjà terriblement néolibéraux. Quelques extraits (24 fois le mot croissance dans ce petit document) :

Il est essentiel que les États membres mettent en œuvre des réformes structurelles ambitieuses, tant sur les marchés de produits que sur le marché du travail, ainsi que dans les systèmes de protection sociale et de retraites [...]

La réalisation de réformes visant à renforcer la concurrence, notamment dans le secteur non marchand, un meilleur fonctionnement des marchés du travail et l’amélioration de l’environnement des entreprises contribuent à supprimer les entraves à la croissance et à l’investissement et à accroître la capacité d’adaptation de l’économie.  [...]

Il est nécessaire de poursuivre les réformes des marchés du travail et des systèmes de sécurité sociale afin de promouvoir la croissance et l’emploi, tout en garantissant l’accès de tous à des prestations et services sociaux de grande qualité, abordables et durables. Les actions menées dans le domaine des réformes des marchés du travail, par exemple les mécanismes de fixation des salaires et l’augmentation des taux de participation, devraient l’être conformément aux orientations plus détaillées contenues dans les lignes directrices pour l’emploi. [...]

Il convient de poursuivre le processus de réforme et d’intégration des marchés des produits pour permettre aux consommateurs et aux entreprises de l’Union de bénéficier de prix plus bas et d’un choix plus vaste de biens et de services. L’intégration plus poussée des marchés ouvre aux entreprises un marché nettement plus grand que leur marché national, ce qui leur offre des possibilités d’expansion supplémentaires. L’amélioration de la compétitivité et de l’intégration des marchés de produits stimulera également l’innovation et peut aider à s’adapter et à réagir plus rapidement aux bouleversements économiques, tant dans les différents États membres que dans l’ensemble de l’Union. [...]

Il est essentiel de poursuivre l’intégration du marché unique, notamment d’éliminer les entraves qui subsistent, d’accroître la concurrence et d’améliorer l’environnement des entreprises afin que l’Europe reste attrayante pour les entreprises, tant nationales qu’étrangères. Il est nécessaire, pour reculer les limites de la productivité en Europe, d’accroître l’innovation et la formation du capital humain [...]

Un secteur financier performant est essentiel pour le bon fonctionnement de l’économie.  [...]

Il est nécessaire de prendre des mesures pour mettre en place un marché durable de la titrisation en Europe, ce qui contribuera à améliorer la capacité de financement effective des banques de l’Union. Il est nécessaire de créer une véritable Union des marchés de capitaux en exploitant l’acquis du marché unique des services financiers et des capitaux. [...]

Les politiques budgétaires doivent être menées dans le respect du cadre fondé sur les règles de l’Union, notamment le pacte de stabilité et de croissance, complété par des dispositions budgétaires nationales saines. [...] Les États membres de la zone euro sont invités à continuer de suivre de près et d’examiner la situation budgétaire globale de la zone euro, y compris l’orientation de l’action budgétaire.

Le passage à une fiscalité plus propice à la croissance, dans le respect du pacte de stabilité et de croissance, peut contribuer à remédier aux inefficacités du marché et à jeter les bases d’une croissance soutenue et de la création d’emplois.  [...] L’efficacité du système fiscal pourrait être améliorée par un élargissement des assiettes fiscales [...]

 

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 09:18
Les taux de remboursement des médicaments vont-ils se réduire encore ?

UL CGT Dieppe Sécurité sociale

27 sept. 2015

Les taux de remboursement des médicaments vont-ils se réduire encore ?
L'Agence fédérale d'information mutualiste (AFIM) publie, dans sa livraison du 24 septembre 2015, un article inquiétant intitulé: "Médicaments: vers la remise à plat des critères d'évaluation".

Dans cette article l'Afim annonce que si Dominique Polton, la responsable du groupe de travail sur l'évaluation des médicaments, n'a pas encore rendu son rapport à la ministre de la santé Marisol Touraine, les "évolutions " qu'il préconise sont d'ores et déjà connues.

En fait, sous prétexte d'accroitre "la transparence, la rigueur, la reproductibilité des évaluations", et de créer un indicateur unique, il s'agit de créer les conditions pour justifier le déremboursement d'un nombre plus important encore de médicaments.

Rembourser une partie des médicaments à un taux unique, qui se situerait "autour de 60%", et dérembourser ceux qui ne sont remboursés aujord'hui qu'à 15%, serait un des scénarios proposés dans le projet final du rapport sur l'évaluation des médicaments.

Attention: la suppression du taux à 15%, aurait pour conséquence le déremboursement total de ces médicaments !

En effet, les mutuelles ne peuvent que complémenter un remboursement préalable de la Sécurité sociale. Un médicament qui n'est plus remboursé par la sécurité sociale ne sera donc plus remboursé du tout par les complémentaires !

On voit l'effet désastreux que le déremboursement des médicaments — (prétendument) "de confort" — provoque sur le pouvoir d'achat des patients à qui les médecins continuent de les prescrire. C'est 20€ à 30€, par mois et par traitement, que les patients doivent débourser sans remboursement pour, par exemple, les traitements de l'arthrose, ou des hémoroïdes, car ils ne seraient que des médicaments "de confort".  

Les maladies chroniques (ALD) continueraient, elles, — mais jusqu'à quand ? — à bénéficier d'un taux de prise en charge à 100%.

La "simplification" c'est contre vous !

Pour Dominique Polton, il s'agirait du "shéma le plus rationnel" pour "simplifier"  le système — toujours la simplification ! — et le rendre "plus cohérent" (avec quoi ? sans doute avec l'austérité !). Il présenterait également "l'avantage d'aligner la France sur la très grande majorité des pays européens", c'est à dire donc sur les pays où la sécurité sociale est la moins sociale. Où est donc l'avantage pour les assurés sociaux en France ? Nulle part !

Mais pourquoi font-ils cela ? Parce qu'il y a un tabou !  Celui des ressources de la Sécurité sociale.

Les gouvernements successifs ne cessent de réduirent ces ressources. Les exonérations de cotisations patronales (que les puissants appellent "les charges") atteignent aujourd'hui des niveaux gigantesques. Les 50 milliards du fameux "Pacte de Responsabilité" assèchent ces ressources, et tout est mis en oeuvre pour mettre en place et justifier de désastreuses restrictions, qui n'ont comme effet que de transférer les charges sur le malade !

Le dossier est si sensible que le gouvernement, que, s'il ne dément pas le projet, déclare qu'une telle réforme ne serait pas inscrite dans son agenda. Interrogé le 8 septembre sur Radio Classique, sur les différentes pistes proposées par Dominique Polton, la ministre de la Santé a indiqué que le remboursement n'était "absolument pas" le sujet du rapport quelle a commandé en début d'année. En effet, le gouvernement marche sur des charbons ardents !

Toujours est-il que les liquidateurs de la Sécurité sociale continuent leur sale boulot.
Si on ne les stoppe pas, leur travail de démolition n'aura jamais de fin !

D'où l'importance pour les salariés et les retraités de se mobiliser fortement et rapidement ! Et de mettre toutes leurs revendications dans la balance, car, on le voit bien, tout a des incidences sur leur pouvoir d'achat: blocage des salaires et des pensions, hausse de la TVA, pacte de responsabilité, hausse des impôts, déremboursements de médicaments, etc.

Retraités, le 1er octobre rassemblez-vous et manifestez votre mécontentement avec 9 de vos organisations CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, FSU, SOLIDAIRES. FGR-FP, LSR et UNRPA:
A Dieppe, rendez-vous le jeudi 1er octobre à 10h30 place Louis Vitet
Actifs, jeunes, retraités, rassemblez-vous et manifestez votre mécontentement à l'appel des syndicats CGT, FSU, FO, et Solidaires: le 8 octobre
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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 12:17

Quand le succès de Syriza et Tsipras
est salué par la social-démocratie européenne…

 

Par Jean Lévy et Claude Beaulieu

mercredi 23 septembre 2015, par Comité Valmy

 

Ainsi, les Grecs ont reconduit Tsipras et Syriza à la tête du gouvernement hellénique.

Ce vote est salué par François Hollande, Bernard Guetta et Martin Schulz, comme une victoire de la social-démocratie. Exit, pour ces derniers du Pasok, leur ex-parti frère, relégué au magasin des accessoires.

Le PS joue Tsipras et Syriza.

Pour le chef de l’État « C’est un succès important pour Syriza, pour Tsipras et pour la Grèce qui va connaître une période de stabilité avec une majorité solide et avec des dirigeants, et notamment Alexis Tsipras qui a courageusement défendu ses positions et notamment l’accord conclu au Conseil européen le 13 juillet », a déclaré François Hollande, qui se rendra à Athènes « sans doute dans les prochaines semaines ». « Avec Alexis Tsipras, nous avons convenu de travailler ensemble avec d’autres pour que cette idée de la gauche puisse être promue en Europe »

L’hommage appuyé ainsi réservé par le président de la République, au parti qui se voulait, il y a six mois encore, révolutionner la politique grecque en renversant la table de l’austérité, chasser la troïka du pays et redonner à celui-ci indépendance et souveraineté, a de quoi surprendre ceux qui, encore aujourd’hui, placent en Syriza et Tsipras le renouveau de la gauche européenne…

Mais si Syriza a remporté la mise, peut-on dire qu’il s’agit d’une victoire ?

Examinons les chiffres.

Le premier enseignement de ce premier scrutin grec est celui de la lassitude. Le niveau de l’abstention (près de 45 %) est le principal fait de la soirée. C’est dix points de plus qu’en janvier et si l’on ajoute les bulletins blancs ou nuls (2,5 % des suffrages contre 0,5 % en janvier), on peut prendre la mesure du désaveu de la politique en Grèce.

Ces chiffres réduisent d’autant la popularité apparente de Tsipras : moins d’un Grec sur cinq est resté fidèle à son mouvement, alors que près d’un sur deux a refusé de mettre un bulletin dans l’urne. Pourtant un porte-parole de Syriza a annoncé dans la soirée que le parti mettrait en œuvre le plan conclu avec les créanciers internationaux tout en continuant à négocier sur les conditions de son application...

Le sentiment dominant demeure la désaffection de la population grecque vis-à-vis de la politique, et plus encore de la « gauche » et de ceux qui en revendiquent l’héritage.

Cette désespérance a touché en premier les candidats de l’Unité populaire, autour des vingt-cinq députés qui avaient quitté Syriza s’estimant trahis du fait de la capitulation de sa direction. Ils recueillent moins de 3% des suffrages. D’autres listes issues, elles aussi de Syriza n’atteignent pas 1%. Un vote en faveur des listes dissidentes aurait signifié une confiance en l’avenir.

Or, c’est la résignation qui règne.

Ce sentiment touche les électeurs de Syriza : ceux qui s’en sont détournés comme ceux-ci qui ont estimé que Tsipras serait « moins pire » que la droite revenue au pouvoir. On connaît la chanson en France. Et on sait ce que cela a donné !

Le KKE obtient lui, 5,5%, loin des 8,48 réalisés par Aléga Papariga en mai 2012. Il perd 37 582 voix mais conserve ses 15 députés (contre 26 en 2012). Ces élections sont un avertissement. Sa stratégie « Classe contre classe », de rejet de toutes les autres sensibilités, systématiquement considérées comme étant au service du Capital, l’a isolé. Cette démarche stratégique a démontré son inefficacité et l’on peut estimer que la recherche d’un rassemblement anti-oligarchique, mettant en avant la reconquête de l’indépendance nationale, aurait été plus adaptée à la lutte contre l’euro dictature.

Les autres partis ont également pâti de la désaffection populaire. « Nouvelle démocratie », le mouvement traditionnel de la droite, qui a gouverné la Grèce en alternance avec le Pasok, durant des décennies, obtient 28, 1%.

« Aube doré » qui regroupe les nostalgiques de la dictature des colonels, totalise 6,96% et conforte sa position de troisième force du pays, tout en perdant aussi des voix.

Quelle leçon à tirer de la situation grecque ?

En terre hellène comme en France et sur tout le continent soumis, aucun changement démocratique ne peut être envisagé dans le cadre de l’Union européenne. Les financiers tiennent non seulement les cordons de la bourse, mais ils tirent les ficelles politiques des gouvernements qu’ils se proclament de « gauche » ou qu’ils se revendiquent de droite. Le grand patronat ne s’est pas, depuis des lustres, investi dans la construction européenne pour permettre à quelque peuple insolent de déroger à la règle : la dictature des marchés. Ceux qui, au PCF entre autres, nous chantent le grand air de l’Europe sociale, trompent les Français.

L’expérience grecque nous en démontre la triste actualité.

Le 21 septembre 2015

Jean Lévy
Claude Beaulieu
Du Bureau national du Comité Valmy

 

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 14:06

Publié par Michel El Diablo

Plan d’austérité en FINLANDE, Bruxelles se réjouit

Le Premier ministre finlandais, Juha Sipila, a annoncé le 8 septembre un plan d’austérité pour son pays, qui suscite un fort mécontentement. Les fonctionnaires verront le nombre de leurs jours de congés réduit de 20%. Pour l’ensemble des salariés, deux jours fériés – l’Ascension et l’Epiphanie – ne seront plus rémunérés. La protection sociale est également touchée, puisque le premier jour d’arrêt-maladie ne sera plus indemnisé. Quant aux heures supplémentaires, les majorations seront fortement réduites. Les mesures devraient entrer en vigueur aux échéances des différentes conventions collectives de branche.

La situation économique du pays, jadis cité en exemple, n’est guère brillante. Le taux de chômage officiel ne cesse de grimper, et atteint aujourd’hui 9,7%. Outre les problèmes qui touchent deux secteurs importants pour l’économie nationale – la filière bois-papier, et l’électronique – le blocage des importations russes en provenance de l’UE (une décision de Moscou en rétorsion aux sanctions prises à son égard) touche rudement la Finlande, qui a d’importantes relations commerciales avec son voisin oriental.

Mais M. Sipila affirme avoir trouvé la vraie cause des malheurs finlandais : le « coût du travail » unitaire est aujourd’hui 20 % supérieur à la moyenne européenne, selon Eurostat. Or, le pays ayant adopté l’euro, une dévaluation n’est pas possible. Le chef du gouvernement entend donc baisser de 5% ledit « coût du travail » en quatre ans à travers le plan annoncé.

Avant les élections de 2015, le précédent gouvernement finlandais s’était déjà illustré par son attitude particulièrement intransigeante dans les négociations avec la Grèce. Il était dirigé par Jyrki Katainen, qui est brièvement devenu, en 2014, Commissaire européen aux Affaires économiques, en remplacement d’un compatriote et camarade de parti, Olli Rehn, lui aussi considéré comme un faucon.

Inutile de préciser qu’Helsinki n’a donc rien à refuser à Bruxelles.

Le 21 septembre 2015

 

SOURCE: Ruptures

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 22:12

Par · 22 septembre 2015

Les élections de dimanche 20 septembre en Grèce ont vu un nouveau succès de SYRISA et d’Alexis Tsipras. Mais ce succès laisse un arrière-goût amer. Certes, en pourcentage des voix, Tsipras semble avoir remporté son pari. La gauche de SYRIZA, qui avait quitté le parti à la suite de la capitulation du 13 juillet 2015 ne sera pas présente au Parlement. Pourtant, les résultats sont inquiétants à plus d’un égard. Ainsi, l’abstention a progressé de 7% par rapport aux élections de janvier 2015. La fuite des électeurs hors des partis ayant accepté les conditions iniques de Bruxelles est impressionnante. Syriza perd 14% de ses électeurs, la Nouvelle Démocratie en perd 11% et To Potami près de 50%[1]. Seul la parti d’extrême-droite « Aube Dorée » maintien à peu de choses près son nombre de voix (et donc progresse par rapport à l’élection du 25 janvier).

Les votes « blancs » et « nuls » augmentent aussi de manière considérable. Tout indique que la méfiance de l’électorat envers ses institutions a fait un bond considérable entre janvier et septembre ?

Graphique 1

Régions ou SYRIZA et Nouvelle Démocratie sont arrivées en tête.

A - ElecGrèce

Rouge: SYRIZA

Bleu: Nouvelle Démocratie

L’analyse que l’on peut faire de ce scrutin montre que les électeurs de gauche ont considéré qu’il valait mieux donner leur voix (pour ceux qui l’ont fait) à SYRIZA et ainsi éviter le retour aux affaires du parti de droite oligarchique « Nouvelle Démocratie ». Le népotisme de ce parti (comme d’ailleurs celui du PASOK) a laissé de très mauvais souvenirs.

Mais, cela ne peut constituer qu’un moindre mal. Il est évident que le 3ème mémorandum sera appliqué dans toute sa dureté et que Tsipras, ayant accepté les conditions qui lui ont été imposées, n’aura guère de marge de manœuvre. L’idée d’une résistance passive, si elle peut avoir un certain crédit dans l’opinion, ne tient pas devant les faits[2]. La gauche de refus n’a pu ni su concrétiser la désaffection sensible pour Syriza tant en raison de ses divisions (trois partis se disputaient les votes des déçus de SYRIZA) qu’en raison de son sectarisme (pour le KKE).

C’est du côté de la situation économique que les événements vont se précipiter dans les prochaines semaines. La situation de la Grèce ne saurait s’améliorer de par l’application du 3ème mémorandum, qui d’ailleurs n’a pas été fait pour cela, et elle est d’ores et déjà considérée comme étant désespérée[3]. Les premières indications sur le 3ème trimestre laissent à penser que la contraction de l’activité économique en juillet et août 2015 a été très violente. La production industrielle pourrait baisser de -8% à -10% et le PIB de -3% à -5%. Bien entendu, de telles baisses de production vont entraîner un recul des recettes fiscales et dès la fin octobre le gouvernement grec devra demander de nouvelles sommes à ses créditeurs.

Il est clair aujourd’hui qu’il n’y a pas d’avenir pour la Grèce tant qu’elle reste dans la zone Euro et tant qu’elle ne fait pas défaut sur une part importante de sa dette. Ceci commence à se dire tant aux FMI que dans les couloirs de l’Union européenne. Le dossier grec est donc toujours sur la table. Même si, aujourd’hui, d’autres problèmes sont en train de focaliser l’attention, comme la crise des réfugiés, il sera de retour dans les problèmes politiques d’ici la fin du mois d’octobre.

[1] http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/resultats-des-elections-en-grece-les-chiffres/

[2] Godin R., « La Grèce entre en résistance », La Tribune, 21 septembre 2015, http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-grece-entre-en-resistance-506776.html

[3] Bootle R., Greece’s new government and the Troika have to face the awful truth, The Independant, 20 septembre 2015, http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/11878690/Greeces-new-government-and-the-Troika-have-to-face-the-awful-truth.html

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 21:30

Par · 22 septembre 2015

 

Les élections de dimanche 20 septembre en Grèce ont vu un nouveau succès de SYRISA et d’Alexis Tsipras. Mais ce succès laisse un arrière-goût amer. Certes, en pourcentage des voix, Tsipras semble avoir remporté son pari. La gauche de SYRIZA, qui avait quitté le parti à la suite de la capitulation du 13 juillet 2015 ne sera pas présente au Parlement. Pourtant, les résultats sont inquiétants à plus d’un égard. Ainsi, l’abstention a progressé de 7% par rapport aux élections de janvier 2015. La fuite des électeurs hors des partis ayant accepté les conditions iniques de Bruxelles est impressionnante. Syriza perd 14% de ses électeurs, la Nouvelle Démocratie en perd 11% et To Potami près de 50%[1]. Seul la parti d’extrême-droite « Aube Dorée » maintien à peu de choses près son nombre de voix (et donc progresse par rapport à l’élection du 25 janvier).

Les votes « blancs » et « nuls » augmentent aussi de manière considérable. Tout indique que la méfiance de l’électorat envers ses institutions a fait un bond considérable entre janvier et septembre ?

Graphique 1

Régions ou SYRIZA et Nouvelle Démocratie sont arrivées en tête.

A - ElecGrèce

Rouge: SYRIZA

Bleu: Nouvelle Démocratie

L’analyse que l’on peut faire de ce scrutin montre que les électeurs de gauche ont considéré qu’il valait mieux donner leur voix (pour ceux qui l’ont fait) à SYRIZA et ainsi éviter le retour aux affaires du parti de droite oligarchique « Nouvelle Démocratie ». Le népotisme de ce parti (comme d’ailleurs celui du PASOK) a laissé de très mauvais souvenirs.

Mais, cela ne peut constituer qu’un moindre mal. Il est évident que le 3ème mémorandum sera appliqué dans toute sa dureté et que Tsipras, ayant accepté les conditions qui lui ont été imposées, n’aura guère de marge de manœuvre. L’idée d’une résistance passive, si elle peut avoir un certain crédit dans l’opinion, ne tient pas devant les faits[2]. La gauche de refus n’a pu ni su concrétiser la désaffection sensible pour Syriza tant en raison de ses divisions (trois partis se disputaient les votes des déçus de SYRIZA) qu’en raison de son sectarisme (pour le KKE).

C’est du côté de la situation économique que les événements vont se précipiter dans les prochaines semaines. La situation de la Grèce ne saurait s’améliorer de par l’application du 3ème mémorandum, qui d’ailleurs n’a pas été fait pour cela, et elle est d’ores et déjà considérée comme étant désespérée[3]. Les premières indications sur le 3ème trimestre laissent à penser que la contraction de l’activité économique en juillet et août 2015 a été très violente. La production industrielle pourrait baisser de -8% à -10% et le PIB de -3% à -5%. Bien entendu, de telles baisses de production vont entraîner un recul des recettes fiscales et dès la fin octobre le gouvernement grec devra demander de nouvelles sommes à ses créditeurs.

Il est clair aujourd’hui qu’il n’y a pas d’avenir pour la Grèce tant qu’elle reste dans la zone Euro et tant qu’elle ne fait pas défaut sur une part importante de sa dette. Ceci commence à se dire tant aux FMI que dans les couloirs de l’Union européenne. Le dossier grec est donc toujours sur la table. Même si, aujourd’hui, d’autres problèmes sont en train de focaliser l’attention, comme la crise des réfugiés, il sera de retour dans les problèmes politiques d’ici la fin du mois d’octobre.

[1] http://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/resultats-des-elections-en-grece-les-chiffres/

[2] Godin R., « La Grèce entre en résistance », La Tribune, 21 septembre 2015, http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-grece-entre-en-resistance-506776.html

[3] Bootle R., Greece’s new government and the Troika have to face the awful truth, The Independant, 20 septembre 2015, http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/11878690/Greeces-new-government-and-the-Troika-have-to-face-the-awful-truth.html


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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 16:37

Le KKE utilisera ses forces pour rassembler le mouvement populaire, pour une alliance populaire – déclaration du KKE 21 sept 2015

 

Déclaration du Secrétaire général du comité central du , Dimítris Koutsoúmbas – 21 septembre 2015

 

Discours de Dimitri Koutsoubas Secrétaire National du KKE (parti communiste grec)Discours de Dimitri  Secrétaire National du KKE ()

 

Selon les résultats définitifs, le KKE a reçu 5,55% des voix.

 

Dimítris Koutsoúmbas:

 

« Le KKE salue les centaines de milliers de personnes qui ont lui ont fait confiance avec leurs votes. Tous ces hommes et femmes qui ont ignoré le chantage et les manipulations, ont surmonté les hésitations et les diverses réserves afin d’unir leurs forces avec le KKE.

  Le KKE utilisera sa force politique, électorale et parlementaire à travailler au rassemblement général globale et au renforcement du mouvement des travailleurs, pour la construction d’une grande alliance sociale du peuple.

  Le KKE est la seule force dont la lutte contre le mémorandums est en même temps une lutte conséquente contre le système capitaliste lui-même, le système qui crée également les alliances prédateurs qui n’apportent que de nouveaux tourments pour le peuple, le pays et la jeunesse.

  Le KKE, comme toujours, se tiendra au coté de notre peuple, systématiquement contre tout gouvernement qui est prêt à mettre en œuvre le mémorandum barbare.

 

  Les rapports de force au parlement ne peuvent conduire qu’à un gouvernement de coalition. Ses déclarations programmatiques sont déjà écrites, il s’agit de la mise en œuvre du 3e mémorandum. La classe capitaliste, son personnel politiques et gouvernementale, avec la troïka, veulent gagner le consentement des personnes afin de mettre en œuvre les mesures barbares sans résistance. Ils veulent une inoffensive et fausse opposition de façade afin q d’avoir les mains libres pour mener l’offensive anti-populaire.

  Les résultats des  dans leur ensemble sont négatifs pour les ouvriers, les artisans et petit paysans des villes et des campagnes, les jeunes, les retraités.

 

  Le KKE mènera systématiquement et continuellement la lutte au sein du Parlement et au sein du mouvement populaire afin d’isoler la monstruosité nazie, Golden Dawn ».

 

  Il y a besoin de renforcer le KKE partout, dans les lieux de travail, dans les lieux d’éducation, les quartiers populaires, dans les endroits où le cœur de notre lutte et de notre peuple cruellement affecté bat vraiment.

 

http://fr.kke.gr/en/articles/The-KKE-will-utilize-its-forces-for-the-regroupment-of-the-movement-for-the-peoples-alliance/

 

traduction www.initiative-communiste.fr site web du PRCF

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