Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 21:56
La commission européenne lance la chasse aux "fuites"

La Commission européenne entend mettre fin à la divulgation de ses documents internes, voire confidentiels. Selon le site spécialisé Euractiv, elle devrait présenter pour ce faire, le 30 septembre, une « stratégie anti-fuite ». Hélas pour Bruxelles, ces préparatifs ont déjà… fuité, et mis en alerte les syndicats maison – pourtant peu réputés pour leur attachement à une lutte des classes radicale. Ceux-ci craignent une détérioration des conditions de travail, un risque de harcèlement moral, voire le développement de « pratiques dignes de l’inquisition ».

La responsable des ressources humaines de l’exécutif communautaire a évoqué des sessions de formation, une campagne de communication, ainsi qu’un engagement sous forme de déclaration annuelle. Des « journées de l’éthique » devraient en outre être organisées pour rappeler aux eurofonctionnaires les sanctions qu’ils encourent s’ils révèlent des informations internes à la presse.

Cette fébrilité bruxelloise s’explique par les mauvaises surprises que la Commission a subies depuis un an. Ces dernières semaines en particulier ont été révélés les petits secrets de l’ancien Commissaire Neelie Kroes (qui dirigeait discrètement un Fonds aux Bahamas), de même que les rencontres très informelles entre l’ancien président, José Manuel Barroso, et des hauts représentants du monde des affaires et de la finance...

La suite ici: http://ruptures-presse.fr/bruxelles-transparence-fuites-ethique-capitaux/

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 13:06
Camarades je demande la parole ! - Un livre de militants - "Quelle sera demain la place des syndicats, dans une Europe du fric qui n'a jamais voulu être sociale ?"
Camarades je demande la parole !

Eux n’hésitent pas : loi travail, négociations secrètes TTIP, retraites à la casse, chômeurs exclus en masse. Dans une Europe du fric, qui n’a jamais voulu être sociale.

Et en face ? Du côté des travailleurs ? D’abord, malgré tout, cette très bonne nouvelle : le peuple est dans la rue, partout en Europe et au-delà. Debout.

Mais quelle sera, demain, la place des syndicats? Cogérer la misère imposée, de recul en reculade ? Ou bien renouer avec les glorieuses traditions de résistance ? Camarades, je demande la parole ! propose des pistes pour rénover, démocratiser et moderniser le syndicalisme. Afin de ne pas rater le rendez-vous avec la jeunesse agressée, mais révoltée aussi et en recherche. Elle a droit à un avenir.

Résumé

Écrit et dirigé par :

Jean-Pierre Page : ancien membre de la Commission exécutive confédérale de la CGT, responsable du département international

 

Avec:

Charles Hoareau : ancien membre de la Commission exécutive confédérale de la CGT et responsable national des chômeurs CGT.
Philippe Cordat : secrétaire général de l’Union régionale Centre de la CGT.
Jean-Claude Vatan : ancien secrétaire général de l’union départementale CGT du Cher.

 

Contributions de :

Marina Alfier : déléguée production, fédération italienne des travailleurschimie,textile,énergieetdesmanufacturesCGIL-Italie.
Steve Early : ancien responsable de la Fédération des télécommunications de l’AFL-CIO, journaliste, écrivain. USA
Fernando Mauricio : responsable du département international de la CGTP-IN. Portugal
Julio Gambina : membre de la direction nationale de la CTA d’Argentine, directeur de l’institut d’études et de formation de la CTA, économiste. Argentine.
Antonio Balbino : ancien vice-président de la Fédération de la métallurgie de la CUT, président de la Fédération métallurgique de la CTB. Brésil.
Swadesh Dev Roye : secrétaire international du CITU. Inde
Antonio Cocciolo : président de la fédération des métallurgistes FGTB et membre du bureau fédéral de la FGT. Belgique

Pour commander ce livre, rendez-vous sur le site d'Investig'action en cliquant sur le lien ci-dessous..

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 12:52

Paris déroule le tapis rouge aux banques de la City, et les expatriés français à Londres pleurent sur leur propre malheur après le référendum britannique. Spécialiste des questions européennes, Pierre Lévy ironise sur ces sacrifiés de notre époque…

 

© Toby Melville Source: Reuters
 

On les croyait froids, inhumains, plongés dans les eaux glacées du calcul égoïste. Eh bien, il a fallu une circonstance aussi tragique que le vote en faveur du Brexit… pour qu’on découvre avec émotion leur vraie nature : nos amis banquiers parisiens et leurs collègues régulateurs de la finance ont en réalité le cœur sur la main.

Ils ne supportent pas de voir leurs confrères britanniques plonger dans le malheur. C’est ainsi qu’on peut interpréter le communiqué commun de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et de l’autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Ces deux institutions françaises de bienfaisance ont annoncé, le 28 septembre, qu’elles «s’organis[ai]ent pour accueillir les établissements (financiers) britanniques désireux de s’établir sur le territoire français».

Les banques installées dans la City de Londres vont donc se voir proposer des «procédures d’agrément [un terme particulièrement bien choisi en l’espèce] accélérées et simplifiées». Ces éternels sacrifiés de notre époque que sont les établissements de crédit et institutions connexes devraient pouvoir demander plus facilement asile sur le Continent.

 

S’il y avait un impôt sur l’infortune, nul doute que le Trésor britannique ferait aujourd’hui des affaires

On notera avec émotion que les hôtes français ont eu la délicatesse de faire traduire en anglais la documentation à l’attention de ces néo-migrants en puissance. Car nul n’imagine que ces infortunées sociétés financières mondialisées aient les moyens de déchiffrer les informations rédigées dans l’improbable idiome vernaculaire parlé sur les rives de la Seine.

Bref, les financiers londoniens se voient dérouler le tapis rouge vers la place de Paris. Une générosité totalement désintéressée, proposée par ceux-là même qui avaient tenté de dissuader les électeurs anglais de (se) tirer les premiers. Apocalypse, catastrophe, cataclysme : telles seraient les conséquences inévitables d’un vote pour quitter l’Union européenne, avaient prédit les experts mondialisés français. En attendant le désastre annoncé, ces prophètes de malheur semblent maintenant trouver que le drame du Brexit peut finalement avoir de bons côtés. Laissez-venir à moi les petits capitaux…[...]

La suite ici : https://francais.rt.com/opinions/27142-incroyable-drame-banquiers

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 18:07

Quelques jours après l’amende record qu’elle a infligée à Apple pour les avantages fiscaux illégaux qui lui avait accordé l’Irlande, la Commission européenne a annoncé l’ouverture d’une enquête similaire à propos d’Engie. En cause : les conditions de faveur dont bénéficieraient certaines de ses filiales au Luxembourg. Une affaire aussitôt minimisée par les dirigeants du géant français de l’énergie. Pourtant, selon l’enquête menée par Les jours, Engie possède de nombreuses filiales dans le petit duché, dont l’unique raison d’être paraît bien de réduire son ardoise fiscale.

Lire l'article en cliquant sur le lien :http://multinationales.org/Les-montages-fiscaux-creatifs-d-Engie-au-Luxembourg

Partager cet article
Repost0
25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 17:43
"Vendredi 23 septembre, l'Humanité posait la question: "Bruxelles, la commission européenne serait-elle un nid de corruption?"
Pourquoi ne pas demander à l'inspecteur Gadget de mener une enquête, en attendant une Europe sociale et démocratique? Non?"
 
Lire l'article sur le blog de Roger Colombier.
Partager cet article
Repost0
25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 17:35
Goldman Sachs en contact avec Barroso à Bruxelles. ATS.

José Manuel Barroso, du temps où il était président de la Commission européenne.

 

José Manuel Barroso, au centre d’une polémique sur son embauche par Goldman Sachs, aurait entretenu des contacts étroits avec la banque américaine pendant son mandat à la tête de la Commission européenne (2004 à 2014), selon des documents révélés samedi par le journal portugais «Publico».

Les dirigeants de Goldman Sachs «faisaient parvenir au cabinet de Barroso, de manière confidentielle, des propositions sur des changements à apporter aux politiques de l’Union européenne», rapporte le journal, qui publie des extraits de lettres et mails obtenus auprès de la Commission européenne.

Rencontre secrète?

Une missive du 30 septembre 2013, signée par le patron de Goldman, Sachs Lloyd Blankfein, fait ainsi état d’une visite discrète de José Manuel Barroso au siège de la banque à New York. Selon le journal, cette visite ne figurait ni à son agenda officiel, ni dans les archives de la Commission.

«J’ai beaucoup apprécié notre discussion productive sur les perspectives économiques mondiales», écrit Sachs Lloyd Blankfein, qui a fini par embaucher José Manuel Barroso comme président non-exécutif de Goldman Sachs International.[...]

Lire la suite ici : https://lilianeheldkhawam.com/2016/09/25/goldman-sachs-en-contact-avec-barroso-a-bruxelles-ats/

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 22:02
© Dado RuvicSource: Reuters

© Dado RuvicSource: Reuters

La lutte de l'UE contre les «avantages fiscaux» accordés à Apple en Irlande a probablement une seconde dimension et s’inscrit dans une rivalité économique entre les deux rives de l’Atlantique, selon Pierre Lévy, spécialiste des questions européennes.

Robin des bois aurait-il pris les commandes à Bruxelles ? Le héros médiéval anglais, on s’en souvient, détroussait les riches au profit des pauvres et restituait au peuple le produit des impôts injustes. La Commission européenne semble vouloir l’imiter. Vraiment ?

Le Commissaire européen à la Concurrence, la Danoise Margrethe Vestager (dont les gazettes suggèrent qu’elle a servi de modèle à la super-héroïne de la série télévisée Borgen, une femme au pouvoir), a ainsi annoncé, le 30 août, qu’elle entendait contraindre la firme américaine Apple à rendre gorge – comprendre : à payer les arriérés d’impôts qu’elle aurait dû régler au Trésor irlandais, là où est établie une filiale européenne vers qui sont transférés ses substantiels profits réalisés dans tous les pays du Vieux continent.

Pourtant, le géant à la pomme n’avait nullement dissimulé quoi que ce soit au fisc de Dublin. Au contraire, celui-ci avait négocié deux arrangements autorisant de fait ces jeux d’écritures. Avec pour résultat un écrasant taux d’impôt qui a varié… de 0,05% en 2011 à 0,005% en 2014. 

Ces dispositions – «rescrits fiscaux» en bon français, «rulings» en anglais bruxellois – existent dans la plupart des pays européens. Elles sont conclues entre les autorités fiscales nationales et de grosses sociétés souvent transnationales, plus rarement avec des chômeurs en fin de droit.

L’objectif est d’attirer – on dit aussi de «séduire»… – les détenteurs de capitaux dans un contexte où la libre circulation de ces derniers constitue non pas seulement une «liberté fondamentale» garantie par les traités européens, mais l’essence même de l’Union européenne.

Il y a quelques mois cependant, la révélation du nombre et de l’ampleur de ces arrangements légaux entre amis avait soulevé quelques vagues, surtout lorsque l’on découvrit que le Premier ministre du Luxembourg fut un as en la matière, avant d’être propulsé à la tête de la Commission européenne. Depuis, Jean-Claude Juncker a fait amende (si l’on ose dire) honorable, et a juré de restaurer un peu de vertu dans ces domaines. Sans doute n’est-il pas fâché que son institution apparaisse ainsi en chevalier blanc.

En principe, les Etats disposent encore de quelque autonomie vis-à-vis de l’UE en matière fiscale. L’exécutif bruxellois a donc pris un chemin de traverse pour sévir : Mme Vestager a argué que ces cadeaux fiscaux étaient assimilables à des «aides publiques» – un péché capital pour Bruxelles puisque ces aides «faussent la concurrence». 

Dublin est donc sommé de récupérer les sommes qui lui ont échappé, soit 13 milliards d’euros plus les intérêts. Pour l’heure, le gouvernement irlandais refuse de bénéficier de cette manne (au nom de la sécurité juridique assurée aux entreprises) et a fait appel, de même que la firme américaine.

Quoi qu’il en soit, ce n’est donc pas l’amabilité fiscale en faveur des détenteurs de capitaux que la Commission met en cause, mais le fait que ces petits cadeaux ne sont pas accordés équitablement par tous les pays, donc que certains de ces derniers se trouvent désavantagés dans ce concours de séduction. 

Dès lors, outre le probable (mais vain) espoir qu’elle peut ainsi redorer son image auprès des peuples, la décision de la Commission vise à envoyer un triple message idéologique subliminal. Un : vive la concurrence libre et non faussée ! Deux : grâce à cette dernière, un gouvernement va encaisser des sous sur le dos d’un géant américain un peu trop filou (Amazon et Starbucks sont aussi ou ont été dans le collimateur). Et, trois : la libre circulation des capitaux est parfaitement naturelle est nécessaire. Car si celle-ci n’était pas en vigueur, les pratiques des multinationales transférant de pays à pays leurs profits pour mieux jouer les conditions fiscales les unes contre les autres ne pourraient exister.

Or cette libre circulation des capitaux, raison d’être fondamentale de l’UE, est cette liberté accordée aux «investisseurs» de placer leurs billes ici, de les retirer là, de rayer là-bas d’un trait de plume telle ou telle usine, bref, de décider du sort de l’économie d’un pays sans autre forme de procès. Inutile de préciser que la sévère Danoise se garde bien de remettre en cause cette merveille, bien au contraire.

Enfin, la décision du 30 août a probablement une seconde dimension et s’inscrit dans les rivalités économiques entre les deux rives de l’Atlantique. Dans le contexte d’une croissance qui peine à redémarrer, les contradictions s’aiguisent entre groupes américains et allemands, notamment. Les réjouissants (mais prévisibles) malheurs du projet de traité transatlantique, qui ne sera jamais signé, entrent également dans cet affrontement.

A telle enseigne que Washington a réagi violemment et dénoncé une décision qui peut remettre en cause «des années d’efforts multilatéraux». Le président Obama lui-même s’en est ému. Et le département du Trésor a évoqué «des réponses potentielles si la Commission poursuit dans cette voie».

Des sanctions américaines contre l’Europe ? Diable ! Voilà qui ferait probablement sourire à Moscou…

 

Pierre LÉVY

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 23:28
Partager cet article
Repost0
23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 23:03

Publié par El Diablo

Jean-Claude Juncker, président de la Сommission européenne - © Thomas PeterSource: Reuters

Jean-Claude Juncker, président de la Сommission européenne - © Thomas PeterSource: Reuters

Sanctions ou pas sanctions ? Suite à la confirmation des déficits budgétaires du Portugal et l'Espagne l'Europe est face à un dilemme, les deux options comportant des risques importants, explique Pierre Lévy, spécialiste des questions européennes.

Les observateurs s’accordent sur un point : face aux déficits budgétaires «excessifs» confirmés par l’Espagne et le Portugal, les dirigeants européens sont confrontés à un dilemme quasi-insoluble : s’ils sanctionnent les deux pays, l’UE accumulera un nouveau motif de colère populaire – et pas seulement dans la péninsule ibérique ; s’ils ne sanctionnent pas, le précédent ainsi créé achèvera de décrédibiliser le «pacte de stabilité» et les dispositifs renforcés de surveillance économique des Etats membres.

En 2015, Madrid a affiché un déficit public de 5,1% du PIB, bien au-delà des 4,2% promis. Et Lisbonne de 4,4%, à comparer à l’engagement de 2,7%. Le constat officiel, plusieurs fois repoussé, a dû être dressé par la Commission européenne. Le Conseil de l’UE a formellement acté, le 12 juillet, l’«infraction».

La Commission devrait prochainement fixer la hauteur de la sanction. L’hypothèse la plus probable est qu’elle décide d’amendes «symboliques» c’est-à-dire bien loin de la punition maximale prévue par les textes, soit 0,2% du PIB.

Si tel est le cas, on se réjouira certes que les peuples espagnol et portugais ne soient pas lourdement taxés par Bruxelles à travers un prélèvement autoritaire sur la richesse nationale. Reste tout de même le pire : le principe. Infliger une amende « symbolique » vise à maintenir le concept de la fessée.

 

"La réalité est que la monnaie unique ne peut «tenir» qu’à l’aide de règles drastiques et de contraintes de fer"

Car les règles de l’intégration européenne permettent d’infliger une punition collective à un pays. L’essence même d’une telle sanction, si l’on y réfléchit un instant, ramène plusieurs siècles en arrière, dans une logique quasi-féodale où les suzerains étaient fondés à humilier les vassaux. Des peuples peuvent ainsi à nouveau être «punis». Et ce, dans un contexte mondial où la notion archaïque de «sanction» contre un pays tend à se banaliser, signe d’une régression historique des relations internationales.

Mais si une telle arrogance discrédite encore un peu plus l’UE auprès d’un nombre croissant de citoyens de la plupart des Etats membres, Bruxelles pourrait bien perdre aussi sur l’autre tableau.

Car si l’amende est faible ou nulle, la conséquence à moyen terme est claire, au grand dam des promoteurs de la discipline budgétaire : l’effacement de fait du pacte de stabilité ainsi que des dispositifs particulièrement contraignants mis en place dans la foulée de la crise des années 2010, comme le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) imposé par Angela Merkel en 2012.

Or si un tel carcan avait été mis en place, ce n’est nullement du fait d’une folle obsession de quelques dirigeants austéritaires, comme le croient bien souvent les partisans d’une «autre Europe». Ces derniers pensent qu’il suffirait de réorienter l’UE et l’euro de manière «progressiste» pour renouer avec une intégration européenne heureuse. Evidemment, cette thèse relève du conte de fées pour petites filles.

La réalité est que la monnaie unique, partagée par des pays aux économies très différentes, ne peut «tenir» qu’à l’aide de règles drastiques et de contraintes de fer, seules capables de compenser les disparités entre pays. Bref, sans austérité, sans pacte, sans TSCG, l’euro ne peut que s’effondrer.

"On découvre que le pacte de stabilité est mort, et qu’à un moment ou un autre, l’euro ne lui survivra pas"

Certes, cette perspective ne se concrétisera pas en vingt-quatre heures, ne serait-ce que parce que tous les gouvernements de la zone euro sont – peu ou prou – adeptes de la « rigueur » budgétaire. Reste qu’avec les aléas économiques et politiques, surtout quand des échéances électorales approchent, peu de gouvernements ont définitivement renoncé à la tentation du «relâchement» de la discipline.

Et désormais, tous les pays – en particulier au Sud, mais également en France – ont compris que les sanctions, qui relevaient en réalité de la dissuasion, risquent bien de ne jamais être appliquées : comment en effet justifier aujourd’hui une indulgence politique avec Madrid et Lisbonne, et appliquer demain des sanctions sans pitié à l’encontre de Rome ou de Paris ?... Chacun pourra toujours exciper de «circonstances exceptionnelles».

En juin, on a eu confirmation qu’on peut quitter l’UE. En juillet, on découvre que le pacte de stabilité est mort, et qu’à un moment ou un autre, l’euro ne lui survivra pas.

Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule.

Pierre Lévy

SOURCE:

 

 

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 22:49
Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents