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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 18:57
Référendum en Italie : pourquoi l'Europe va trembler.
par Coralie Delaune sur son blog "L'arène nue"
 
 
«En Italie, les gens sont de plus en plus déçus par l'euro. Les Italiens commencent à réaliser que l'Italie ne fonctionne pas bien dans l'euro», expliquait Joseph Stiglitz au journal allemand Die Welt début octobre. Le prix Nobel d'économie pronostiquait donc un «Italexit» (une sortie italienne) dans un proche avenir.
Le référendum à haut risque qui se tient dans la Péninsule ce dimanche peut-il aboutir à ce résultat? Les deux éléments paraissent a priori sans lien puisque la consultation portera sur l'équilibre des institutions italiennes. Toutefois, la crise politique susceptible d'en résulter dans ce pays à l'économie en berne pourrait secouer l'Europe durement. Après la crise grecque de 2015 et le «Brexit» de juin 2016, ce pourrait être un nouvel acte de l'effondrement européen qui se joue sous nos yeux.
Sur quoi le référendum porte-t-il?
On pourrait croire qu'il ne concerne que les Italiens puisque le scrutin du 4 décembre porte sur un projet de réforme constitutionnelle. Ce projet est soumis au peuple faute d'avoir obtenu la majorité des deux tiers nécessaire à une simple adoption parlementaire.
Le texte prévoit de transformer la chambre haute du Parlement pour en faire un «Sénat des régions» au périmètre réduit, en diminuant des deux tiers le nombre de ses membres et en lui conférant un rôle essentiellement consultatif. Il s'agit d'abaisser les pouvoirs de ce Sénat et de mettre fin au «bicaméralisme parfait» qui donne exactement les mêmes prérogatives aux deux chambres, que ce soit pour le vote des lois ou pour celui de la confiance au gouvernement. En effet, le fonctionnement actuel des institutions est jugé source de lenteurs et d'instabilité politique (Rome a connu 63 gouvernements en 60 ans....). En tout état de cause et comme expliqué sur le site Telos, «il s'agirait d'une rupture symbolique très forte [car] le bicaméralisme parfait [...] caractérise la vie politique italienne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale […]. Pour les constituants de 1946, il s'agissait alors de consolider autant que possible la digue démocratique, au sortir de vingt ans de fascisme».
Mais si le résultat du référendum est décisif pour l'Europe, c'est parce que le Premier ministre Matteo Renzi y a lié son avenir. Certes, quelques expériences récentes nous enseignent qu'il faut rester prudent face aux sondages. Pourtant, force est d'admettre que dans le présent cas, ils vont tous dans le même sens. Tous mettaient le «oui» en tête au début de l'année 2016. La tendance a commencé à s'inverser au printemps, puis s'est complètement retournée. Le «non» est aujourd'hui donné vainqueur par tous les instituts. Il faut dire que dans les faits, le scrutin s'est transformé en vote pour ou contre Renzi. Plébiscité lors de son arrivée au pouvoir, le Chef du gouvernement a énormément déçu depuis. [...]
Lire l'intégralité en cliquant ci-dessous.
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 23:05
Airbus : 1.164 postes supprimés malgré des bénéfices records

Plus de 1.000 postes s'apprêtent à être supprimés chez Airbus dans le cadre de la réorganisation du groupe, a confirmé ce mardi l'avionneur, qui a pourtant enregistré en 2015 un bénéfice net de plus de 2 milliards d'euros...
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 18:09
Avis de régression générale

La Conférence des Présidents du Parlement européen a décidé le 17 novembre dernier de refuser à deux commissions du dit parlement le droit d’examiner le CETA, l’accord de libre échange EU-Canada. Cette décision est sans précédent.

A chaque année qui passe les espoirs d’une « mondialisation heureuse » s’éloignent. Certes, seuls les hommes les plus naïfs et ceux qui avaient intérêt à leur faire croire à cette fable grossière usaient ces dernières années de cet adjectif collé à un processus mortifère puisque orchestré par « les nouveaux maîtres du monde » contre les « multitudes ». Partout, les possesseurs du capital exploitent de manière éhontée puis jettent sans vergogne des « flux » de main-d’œuvre qui viennent alors grossir les rangs des outsiders. Partout, une économie de dévoration ravage les écosystèmes pour nourrir en « ressources » épuisables la méga-machine dont les rejets nocifs sont, de plus, impossibles à contenir désormais. Partout, les fractures sociales et écologiques poussent des pans entiers des sociétés humaines vers le désespoir. Sur ce terreau fertile des hommes et des femmes se prétendant de bonne volonté se font élire pour diriger à leur tour le système qui les a si bien servi jusqu’alors. Ils ne feront ensuite qu’aggraver le sort des plus humbles et renforcer celui des nantis car telle est la loi du capitalisme débridé dont ils ne songeront surtout pas à inverser le sens profond.
 
La mondialisation pourrait ne pas être malheureuse. Pour ce faire il faudrait qu’elle soit conduite autrement que par la domination exorbitante des firmes transnationales dont le capital est de plus en plus concentré dans les mains de gros actionnaires toujours plus gourmands. Dans de telles conditions, prôner le libre-échange comme mode dominant de fonctionnement des marchés ne peut qu’accroître les inégalités de développement tant à l’intérieur des nations que dans la confrontation des nations entre elles. La domination du libre-échange en donnant la priorité presque absolue à la dimension économique des activités humaines ne peut que favoriser l’affaiblissement progressif des normes de protection des communautés locales ou de l’environnement en général. Ce dernier avatar est évidemment insoluble en l’absence d’un droit international digne de ce nom. Enfin, la financiarisation exacerbée de l’économie, en renforçant toujours plus la volatilité des capitaux, ne fait que favoriser le risque de déstabilisation des économies locales rarement préparées à supporter les conséquences de décisions prises par des « donneurs d’ordres » souvent très éloignés des lieux de la production des richesses matérielles et des lieux de vie des hommes. Une autre mondialisation, basée sur le partage réel des richesses et une exacte connaissance des besoins des hommes partout où ils vivent, est éminemment souhaitable. Elle ne sera possible qu’au prix de la condamnation du néolibéralisme économique que des régimes politiques, que l’on fait encore mine de croire démocratiques, soutiennent contre vents et marées. Le changement radical n’est donc hélas pas pour demain matin !
 
Car, demain matin c’est le populisme mauvaise version qui va triompher en France – entre autres exemples européens – comme c’est désormais le cas aux Etats-Unis. Nous entendons là l’accession au pouvoir suprême de candidats portés par le désarroi des « perdants » – et de ceux qui croient l’être – à qui l’on a savamment désignés les boucs-émissaires responsables de leurs difficultés et des malheur du pays. Ces vainqueurs aux petits pieds eu égard aux défis du temps ne sont en rien des hommes d’ouverture sauf dans le domaine de la circulation du capital et de la recherche du profit quoi qu’il en coûte. Ils vont un peu plus, si ce n’est totalement, fermer les frontières aux « nouveaux envahisseurs », chasser de leur pays tous ceux qu’ils décréteront indésirables avec l’assentiment des pans déculturés de la société qui du coup aura bien du mal à garder ce nom. Donald Trump n’aime pas les Musulmans, les Noirs, les Mexicains notamment parce que ces derniers sont catholiques. Il rêve d’une Amérique des origines, blanche et protestante, qui au moment de la lutte pour les Droits civiques dans les années soixante n’existait pourtant déjà plus. Sa politique de fermeture au monde couplée à l’allègement sensible des impôts frappant les plus favorisés ne pourra qu’aggraver la situation des plus déshérités dont la hargne envers les faux coupables désignés grandira encore tout comme la réponse sécuritaire qui trouvera là un alibi commode pour justifier d’autres fermetures et un durcissement de l’arsenal répressif. Il semble que l’Europe pourra, de son côté, difficilement échapper au même scénario. Ainsi, l’idéal démocratique de l’Occident s’éloignera chaque jour un peu plus.
 
L’espoir en une démocratie vivifiée s’évanouit donc lui aussi. Ainsi, la Conférence des Présidents du Parlement européen a décidé le 17 novembre dernier de refuser à deux commissions du dit parlement le droit d’examiner le CETA, l’accord de libre échange EU-Canada. Cette décision est sans précédent. Depuis des semaines, les représentants de la droite, des libéraux et des sociaux-démocrates faisaient tout leur possible pour étouffer le débat sur le CETA, manœuvre après manœuvre. Avec cette décision, la boucle est bouclée : il n’y aura pas d’espace au Parlement européen pour un débat démocratique sur le premier des traités transatlantiques. La commission Commerce international (INTA) est en charge du dossier, et fait tout son possible pour empêcher d’autres commissions de se pencher sur l’accord, et d’étudier le texte sous d’autres angles : environnement, agriculture, démocratie, consommation, etc. Lors de la même réunion de la Conférence des Présidents, il a aussi été décidé de ne pas débattre d’une motion défendue par plus de 80 députés de toutes couleurs politiques, sur la légalité des dispositions de protection des investissements du CETA. Ces scandaleuses décisions montrent à quel point les fanatiques du libre-échange, y compris sociaux-démocrates, ont une peur bleue du débat sur le contenu de ce traité. Qui a dit pourtant que la démocratie c’est le débat ? Et l’on s’étonnera que les peuples n’y croient plus !
 
Pour changer les orientations profondes de la mondialisation il faudra d’abord renvoyer les hommes qui la façonnent. Albert Einstein n’avait-il pas dit : « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont généré ». Honorons enfin cette parole par des actes.

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 23:46

Au fond du trou : Juncker demande de suspendre tout référendum sur l'UE... parce que les citoyens pourraient mal voter !

ILLUSTRATION

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, vient de lancer un cri d’alarme : les États devraient cesser de consulter leurs peuples sur la question de l’UE, car cela « rajouterait de la défiance à l’énorme défiance déjà présente au cœur de l’UE ».

Et notre oligarque en chef de s’expliquer :

« Concernant les référendums sur l’adhésion à l’UE, je pense qu’il n’est pas sage d’organiser ce type de débat, non seulement parce que je pourrais être préoccupé par le résultat final, mais parce que cela renforcera le nombre considérable de controverses déjà présentes au cœur de l’UE. »

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 16:24

Vous noterez la très grande prudence et le quasi silence de nos médias nationaux qui ne parlent que fort peu du référendum italien pourtant crucial pour l'avenir des Italiens, de l'Italie, de l'UE et des peuples européens.  Y. G.

Italie : un "non" le 4 décembre conduira-t-il à une sortie de la zone euro ?
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L'Italie va-t-elle sortir de la zone euro après le 4 décembre ?
L'Italie va-t-elle sortir de la zone euro après le 4 décembre ? (Crédits : © Fabrizio Bensch / Reuters)
Le scénario catastrophe d'un "Italexit" après une défaite de la réforme constitutionnelle lors du référendum du 4 décembre en Italie est de plus en plus évoqué. Une option possible, mais loin d'être probable.

Le 4 décembre prochain, les électeurs italiens doivent se prononcer sur la réforme de la constitution proposée par le président du conseil Matteo Renzi. Cette réforme porte principalement sur l'organisation territoriale et sur les pouvoirs et l'élection du Sénat qui perdrait son égalité parfaite avec la Chambre des députés, notamment pour renverser le gouvernement.

Au-delà de la réforme proprement dite, c'est évidemment et surtout le chef du gouvernement lui-même qui est l'enjeu au cœur de ce vote. En personnalisant à l'extrême ce vote, il en a fait un plébiscite sur son mandat. Le choix des Italiens débordera donc de la seule problématique constitutionnelle. C'est du reste ce qui explique qu'une partie des élus du Parti démocrate (PD) de Matteo Renzi appellent à voter « non » à un projet qu'ils ont approuvé au parlement...

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:07
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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 16:41
Le numéro 13 de Ruptures est arrivé chez les abonnés
Parution prochaine de l’édition de novembre de Ruptures

Le n°13 de Ruptures arrive chez les abonnés le jeudi 24 novembre.

La Une ouvrira cette édition sur la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles, susceptible d’ébranler les bases de la mondialisation ainsi que la géopolitique planétaire

L’éditorial analysera le désarroi des dirigeants de l’UE, déstabilisés tant par les thèmes de campagne du candidat républicain que par le tsunami populaire qu’ils n’avaient pas vu venir et qu’ils redoutent désormais en Europe

La page 2 fera le point sur le pitoyable état de la croissance en zone euro du fait de l’austérité liée à la monnaie unique, même si la Commission, consciente de son impopularité, renonce pour l’instant aux sanctions, tout en continuant à enfoncer la Grèce

La page 3 analysera les trois tabous occidentaux mis sur la table par la campagne électorale aux Etats-Unis : le libre échange, le dogme climatique et l’Alliance atlantique. Certains responsables européens tentent de saisir l’occasion pour plus d’intégration, notamment militaire

La page 4 rendra compte des présidentielles en Moldavie (hors UE) et en Bulgarie, où les candidats présumés pro-russes l’ont emporté sur leurs adversaires soutenus par Bruxelles, le tout sur fond de crise sociale, de corruption et de désillusion européenne

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 23:19
Grèce : Alexis Tsipras affiche son obéissance totale aux créanciers
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Alexis Tsipras envoie des signaux de soumission aux créanciers. Pour remonter dans les sondages ?
Alexis Tsipras envoie des signaux de soumission aux créanciers. Pour remonter dans les sondages ? (Crédits : © Michalis Karagiannis / Reuter)
Le premier ministre grec a remanié son gouvernement en excluant les quelques récalcitrants et revu son objectif de restructuration de la dette à la baisse. Son objectif semble désormais celui d'accepter rapidement les demandes des créanciers pour obtenir une victoire de façade sur le terrain de la dette. Et remonter dans les sondages.

Alexis Tsipras est pressé d'en finir avec la deuxième revue du programme prévu par le troisième mémorandum. C'est en effet à l'issue de cette deuxième revue que les négociations sur la dette publique grecque pourront réellement débuter. Avant la réunion de l'Eurogroupe des 19 ministres des Finances de la zone euro ce lundi 7 novembre, le chef du gouvernement grec a donc envoyé un message fort : il a remanié son gouvernement ce samedi dans un sens très favorable à la politique de « réformes » voulue par les créanciers.

Un remaniement pour plaire aux créanciers

Tous les ministres qui avaient émis des doutes sur la politique de privatisation, notamment, ont été écartés. Alexis Tsipras a ainsi exclu du gouvernement le ministre de la mer, Theodoros Dritsas, qui avait émis des réserves sur la privatisation du port du Pirée... tout en la signant. Mais c'est surtout le transfert au ministère de l'Intérieur, dont se désintéressent les créanciers, de Panos Skourletis, jusqu'ici ministre de l'Energie, qui est significatif du changement de stratégie du gouvernement.

Panos Skourletis avait fait part de son opposition à la privatisation complète de la compagnie publique d'énergie réclamée par les créanciers. Il est remplacé par Giorgos Stathakis, jusqu'ici ministre de l'Economie et qui est un partisan connu des « réformes ». C'est lui qui, en juillet 2015, avait plaidé auprès d'Alexis Tsipras pour que la Grèce accepte un nouveau mémorandum. Giorgos Stathakis sera lui-même remplacé par Dimitris Papadimitriou, un économiste qui a travaillé dans de nombreuses universités aux Etats-Unis, et qui a un profil tout à fait rassurant pour les bailleurs de fonds.

Alexis Tsipras a clairement voulu envoyer un message aux créanciers : les privatisations ne seront pas remis en cause, ni freinées, et la « volonté de réformes » du gouvernement est complète. Il n'y aura plus aucune tentative de retarder l'application des demandes de l'Eurogroupe. Le transfert du ministre du travail, Giorgos Katrougalos, qui avait bâti une réforme des retraites que les créanciers avaient du mal à accepter, au poste symbolique de vice-ministre des Affaires étrangères, va dans le même sens. Sa remplaçante, Effie Achtioglou, jusqu'ici sa vice-ministre, est réputée pour entretenir d'excellentes relations avec les autorités européennes. C'est un élément clé alors que la grande affaire du prochain mois devrait être la réforme du droit du travail réclamée par les créanciers.

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 22:56
Les ambiguités de JL Mélenchon : " Pourquoi ne pas dire tout simplement "sortir de l'UE" ?"
L’éditorial paru dans l’édition d’octobre de Ruptures (par Pierre Lévy)

L’insoumis-chèvre mi-chou

 

L’Union européenne connaît la plus profonde crise de son histoire. Mais, par delà les drolatiques péripéties pré-électorales françaises, tant le PS que Les Républicains continuent de partager ce mantra qui leur sert de programme commun subliminal : « l’Europe est notre avenir ». Dans la perspective des scrutins du printemps prochain, ils s’efforcent cependant de rester discrets sur ce thème tant il devient de plus en plus repoussoir.

Le Front national, quant à lui, cultive pour l’heure l’ambiguïté. Alors que beaucoup d’électeurs pensent utiliser ce vote pour exprimer leur refus de Bruxelles, des responsables de ce mouvement plaident pour adoucir une image « trop anti-européenne » jugée susceptible d’effrayer certains électeurs.

Or qui prétendrait conduire des choix tranchant avec les orientations actuelles sans rompre avec l’intégration européenne est soit un naïf, soit un imposteur. La remarque vaut pour tous les candidats. Arnaud Montebourg développe ainsi une certaine schizophrénie en proposant de désobéir à l’UE… en payant des amendes plutôt que d’imaginer quitter la galère.

Pour sa part, Jean-Luc Mélenchon lançait le 16 octobre sa nouvelle mouvance baptisée La France insoumise. Une formulation d’apparence prometteuse. Encore faut-il s’assurer de sa portée concrète, car rien n’est pire que de se payer de mots. Or le candidat libre redoublant à la magistrature suprême propose de « sortir des traités européens ». Mais pourquoi ne pas dire tout simplement « sortir de l’UE » ?

L’eurodéputé n’a-t-il pas quelque mal à lâcher les rêves qu’il a nourris des décennies durant ? Car il reprend désormais la formule mi-chèvre mi-chou : « l’Europe, on la change ou on la quitte »… ce qui redonne une once de crédibilité à l’hypothèse « on la change ». Pourtant, depuis des lustres, il n’a pas manqué de responsables politiques pour aligner les rodomontades promettant de « changer », d’« infléchir », de « réorienter », de « refonder » l’Europe… Sans autre résultat que de soumettre toujours plus les peuples au carcan communautaire.

François Hollande s’était ainsi engagé, en 2012, à « renégocier » immédiatement le traité imposant la gouvernance économique, pour finalement y renoncer dès sa deuxième rencontre avec Angela Merkel ; le Grec Alexis Tsipras était arrivé au pouvoir en janvier 2015 après une campagne promettant de tenir tête à Bruxelles – on connaît la suite.

Combien de Tsipras faut-il à l’« insoumis » Mélenchon pour admettre cette réalité : l’Europe n’a été conçue et ne peut fonctionner que dans l’intérêt de l’oligarchie ; et pour abandonner l’illusion qu’on pourrait la faire tourner dans l’intérêt des peuples, alors que son but fondamental est d’aliéner la liberté de ceux-ci ?

Il continue imperturbablement de suggérer un « plan A » visant une « sortie concertée » ; et un « plan B » menaçant d’une sortie unilatérale, sortie qu’un forum européen (où Jean-Luc Mélenchon côtoie notamment… Yanis Varoufakis) caractérisait ainsi en septembre 2015 : « si l’euro ne peut pas être démocratisé, s’ils persistent à l’utiliser pour étrangler les peuples, nous nous lèverons, nous les regarderons dans les yeux et nous leur dirons : ‘essayez un peu, pour voir !’ »…

Mais dans quel monde vit l’ex-président du Parti de gauche ? Laisser entendre qu’il pourrait se dessiner une coalition européenne de gouvernements – actuels ou futurs – susceptibles de s’inscrire dans le sillage de cette « France insoumise », c’est ignorer la réalité politique et juridique de l’UE.

« L’Europe de nos rêves est morte » se désole le candidat. Il devrait revenir sur terre : les Français – les classes populaires en particulier – n’ont jamais majoritairement rêvé d’Europe. Lui-même en revanche fut un farouche défenseur du traité de Maëstricht en 1992, avant d’admettre s’être trompé ; il fut un supporter fervent de Syriza, avant de prendre quelques distances…

Admettre ses erreurs, c’est bien ; en tirer les leçons, ça serait mieux. Faute de quoi, la candidature Mélenchon risque de s’avérer plus dangereuse que toutes les autres, car elle peut réanimer des illusions que MM. Hollande, Juppé, Sarkozy et consorts ne sont plus capables – et c’est tant mieux – de porter.

Par son refus d’énoncer un objectif facilement intelligible par tous – « Frexit veut dire Frexit » pour paraphraser nos amis anglais – le vote proclamé « insoumis » pourrait bien, fût-ce involontairement, apporter une nouvelle caution « de gauche » au principe de l’intégration.

Et constituer ainsi l’ultime roue de secours de Bruxelles en déroute.

 

Pierre Lévy

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 14:47

La désindustrialisation en France et en Normandie est une préoccupation des Français et des salariés en France.  La recherche du tout profit, l'omniprésence des multinationales sur les marchés, bref le choix capitaliste fait par les gouvernements successifs et l'Union Européenne ( concurrence libre et non faussée) sont responsables de cette désindustrialisation.  La liberté donnée aux entreprises de sous-traiter, d'embaucher des travailleurs détachés, la toute puissance des multinationales qui rachètent, puis liquident des pans entiers de l'industrie en France, en Normandie ( Chapelle Darblay à Grand-Couronne, Sidel à Octeville sur Mer, Lafarge, Vallourec ... ) au nom de la liberté d'entreprendre alarment nos concitoyens et les salariés.  Cela devient une préoccupation électorale majeure.
Hervé Morin, président de la toute nouvelle région Normandie l'a bien senti.  Comment donc répondre à cette aspiration du produire en France sans contrevenir aux règles de l'Union Européennes et de la commission de Bruxelles qu'il soutient sans faiblir?  Contradiction.  Il a donc élaborer des règles de "préférence régionale" pour les commandes publiques.  On espère qu'elles auront l'heur de  satisfaire la commission et la cour de justice européenne.  Car en cas contraire, M. Morin ira-t-il jusqu'à se dresser contre la Commission, l'UE et les règles européennes ?  On en doute.

Il ne va pas jusqu'à proclamer qu'il veut soutenir l'industrie nationale.  Sans doute "national" est-il un plus  gros mot que "régional" pour notre président de région.  C'est que "national"  évoque "souveraineté et populaire".  Et ça, le fervent européiste, opposant à la souveraineté du peuple français, qu'est M. Morin ne peut pas le supporter.

Yvette Genestal

 

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