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Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Une intersyndicale CGT, FO, FSU, SUD, UNEF organise une opération péage gratuit à Fresnes-lès-Montauban ce mardi sur l'autoroute A1. Elle veut ainsi protester contre la loi travail.
Une opération péage gratuit a eu lieu ce mardi matin sur l'autoroute A1, au niveau du péage de Fresnes-lès-Montauban dans le sens Paris-Lille.
L'action était menée par une intersyndicale rassemblant la CGT, FO, FSU, SUD et le syndicat étudiant UNEF.
Une cinquantaine de personnes a participé à cette action dirigée contre le projet de loi travail. Les automobilistes ont été invités à passer gratuitement les barrières de péage, bloquées par les manifestants. Des tracts leur ont été distribués.[...]
La suite ci-dessous
13 Juillet 2016 , Rédigé par aragon 43 ( le blog de Bernard Lamirand)
MARX ELABORANT LE CAPITAL
MARX ET LA JOURNEE DE TRAVAIL NORMALE ( le capital chapitre X Titre V)
Reprise d’un paragraphe important de Karl Marx sur le travail vu par le capitalisme à son époque.
Je le cite et chacun pourra le mettre en rapport avec ce qui se passe aujourd’hui dans des conditions différentes de l’organisation du travail mais sur le fond "les salopards en chapeau feutre" existent toujours.
« Qu’est-ce qu’une journée de travail ?Quelle est la durée du temps pendant lequel le capital a le droit de consommer la force de travail dont il achète la valeur pour un jour ?Jusqu’à quel point la journée peut-elle être prolongée au-delà du travail nécessaire à la reproduction de cette force ?
A toutes ces questions, comme on a pu le voir, le capital répond : la journée de travail comprend vingt-quatre heures pleines, déduction faite de quelques heures de repos sans lesquelles la force de travail refuse absolument de reprendre son service. Il est évident que par soi-même le travailleur n’est rien autre chose la vie durant que force de travail, et qu’en conséquence tout son temps disponible est, de droit et naturellement, temps de travail appartenant au capital et à la capitalisation.
Du temps pour l’éducation , pour le développement intellectuel, pour l’accomplissement de fonctions sociales, pour les relations entre parents et amis, pour le libre jeu des forces du corps et de l’esprit, même pour la célébration du dimanche, et cela dans les pays des sanctificateurs du dimanche, pure niaiserie !
Mais dans sa passion aveugle et démesurée, dans sa gloutonnerie du travail extra*, le capital dépasse non seulement les limites morales, mais encore la limite physiologique extrême de la journée de travail. Il usurpe le temps qu’exige la croissance, le développement et l’entretien du corps en bonne santé. Il vole le temps qui devait être de respirer l’air libre et à respirer la lumière du soleil. Il lésine sur le temps des repas et l’incorpore, toutes les fois qu’il le peut, au procès même de la production, de sorte que le travailleur, rabaissé au rôle de simple instrument, se voit fournir sa nourriture comme on fournit du charbon à la chaudière, de l’huile et du suif à la machine. Il réduit le temps de sommeil, destiné à renouveler et rafraichir la force vitale, au minimum d’heures de lourde torpeur sans lequel l’organisme épuisé ne pourrait plus fonctionner.
Bien loin que ce soit l’entretien normal de la force de travail qui serve de règle pour la limitation de la journée de travail, c’est au contraire la dépense possible par jour, si violente et si pénible qu’elle soit, qui règle la mesure du temps de répit de l’ouvrier. Le capital ne s’inquiète point de la durée de la force de travail. Ce qui l’intéresse uniquement, c’est le maximum qui peut -être dépensé dans une journée. Et il atteint son but en abrégeant la vie du travailleur, de même qu’un agriculteur avide obtient de son sol le plus fort rendement en épuisant sa fertilité.
La production capitaliste, qui est essentiellement production de plus value, absorption du travail extra, ne produit pas simplement après la prolongation de la journée qu’elle impose la détérioration de la force de travail de l’homme, en la privant de ses conditions normales de fonctionnement et de développement, soit au physique, soit au moral - elle produit l’épuisement et la mort précoce de cette force. Elle prolonge la période productive du travailleur pendant un certain laps de temps en abrégeant la durée de sa vie.
Mais la valeur de la force de travail comprend la valeur des marchandises sans lesquelles la reproduction du salarié ou la propagation de sa classe seraient impossible. Si donc la propagation contre nature de la journée de travail , à laquelle aspire nécessairement le capital en raison de son penchant démesuré à se faire valoir toujours davantage, raccourcit la période vitale des ouvriers, et, par suite, la durée de leurs forces de travail, la compensation des forces usées doit être nécessairement plus rapide, et, en même temps, la somme des frais qu’exige leur reproduction plus considérable, de même que pour une machine la portion de valeur qui doit être reproduite chaque jour est d’autant plus grande que la machine s’use plus vite, il semblerait en conséquence, que l’intérêt même du capital réclame de lui une journée de travail normale."
nota : cette reprise du chapitre X Titre V la lutte pour la journée de travail normale mérite toute notre attention dans les conditions d’aujourd’hui avec le capitalisme qui hurle pour l’allongement du temps de travail sur la journée, les dimanches, les nuits, sur la vie avec le recul de l’âge de la retraite mais aussi avec les puissants moyens de la révolution informationnelle lui permettant d’organiser mieux encore l’exploitation des salariés dans toutes les formes de précarité des emplois et y compris en utilisant des formes de travail comme elles existaient au 19eme siècle autour du travail aux pièces avec maintenant des salariés transformés en auto-entrepreneurs et dont le travail dépend du capital et de l’organisation qui lui permettra d’extorquer le maximum de plus value en payant la force de travail à l’instant T.
Bernard LAMIRAND
*la plus-value extra (ou différentielle). Marx s’étend peu sur cette plus-value. On peut pourtant considérer qu’elle est particulièrement enrichissante dans tous les sens du terme : pour le capitaliste et pour l’analyse que l’on peut faire du capitalisme. La plus-value extra est obtenue dès lors qu’un capitaliste réalise – via des innovations – des gains de productivité qui lui permettent de produire les mêmes biens mais en moins de temps que ses concurrents
Les organisations syndicales de salarié-es et de jeunesse (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) ont pris acte et dénoncent la nouvelle utilisation du 49-3, véritable déni de démocratie, pour faire passer le projet de loi travail. C’est bien la preuve, si celle-ci était nécessaire, que ce texte de régression sociale reste minoritaire. Soutenues par une large majorité de la population, elles réaffirment leur opposition à ce projet et la nécessité de nouveaux droits pour les salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-es, retraité-es. Ce sont encore plus d’un million qui ont participé à la votation citoyenne et signifié leur rejet de ce projet. Les nombreux rassemblements et manifestations de ces derniers jours, notamment le 5 juillet, ont réunis plusieurs dizaines de milliers de participantes.
Les organisations syndicales et de jeunesse dénoncent les conditions contraignantes de manifestations qui ont empêché certain-es d’y participer. Elles réaffirment que la liberté de manifester doit rester un droit.
Les mobilisations initiées depuis quatre mois n’ont pas été entendues par ce gouvernement. Qu’à cela ne tienne ! La détermination, malgré le passage en force à l’assemblée nationale, reste intacte et toute la période estivale sera l’occasion de la rappeler. Nombre d’initiatives locales, sur tout le territoire, sont déjà prévues et organisées de manière unitaire.
Les organisations syndicales et de jeunesse invitent l’ensemble des salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-es, retraité-es à adresser une carte postale au président de la République pour lui assurer qu’ils seront toujours mobilisés à la rentrée !
Les organisations (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) donnent rendez-vous à l’ensemble des salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-es, retraité-es pour une journée d’actions et d’initiatives le 15 septembre pour obtenir l’abrogation de la loi Travail et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.
Elles se retrouveront pour faire le point le 31 août.
Paris, le 8 juillet 2016
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Manifestation à Ferguson, credit Photo Loavesofbread – CC BY-SA 4.0 – source
Le racisme ne tombe pas du ciel.
Il n’est pas dans la « nature humaine » qui d’ailleurs n’existe pas.
C’est une construction sociale qui est le résultat de rapports sociaux déterminés.
Considéré autrui comme inférieur à cause de la couleur de sa peau ou de son appartenance à un autre pays que le sien n’a rien de spontané: pas de racisme dans le jardin d’enfants.
En revanche quand l’idéologie dominante – celle des classes dominantes – justifie le colonialisme, c’est-à-dire le pillage et l’exploitation d’un pays par un autre, en prétendant qu’il est naturel et sain que le plus « civilisé » domine le « sauvage », alors une image du colonisé s’impose dans la société du colonisateur : celle d’un inférieur.
Certes il y a une diversité de justification de la « mission civilisatrice » à l’affirmation d’une » guerre des races », mais le fond reste le même : le racisme permet aux classes dirigeantes de s’enrichir par le colonialisme et de diviser ceux qui sont exploités, colonisés ou prolétariat du pays colonisateur.
Aux États-Unis où l’esclavage a été abolit très tardivement (à partir de 1865 après une guerre civile ), où les populations « indiennes » ont été liquidées et se trouvent toujours déportées dans des camps, et où la ségrégation de fait n’est pas terminée (les mariages mixtes n’ont été autorisés qu’en 1967), le racisme reste un problème central dans la société. Et ce n’est pas l’élection d’un président noir qui change la situation sociale des afro-américains étasuniens. [...]
L'article intégral sur le site du PRCF, Initiative communiste.
Encore un effort camarades !
S’il est un dogme sur lequel il existe en Europe un consensus de fait entre la droite et la majorité des forces se réclamant de la gauche, c’est bien celui du libre-échange. Il a même été promu au statut de « liberté fondamentale » dans les traités européens qui placent la liberté de circulation des capitaux, des biens, des services et des personnes (sous-entendre des travailleurs) au-dessus de toute autre considération. Par ailleurs, sa promotion constitue l’unique raison d’être de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et elle fait également partie de la « boîte à outils » du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. C’est sur ses bases qu’ont été conclus depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale des dizaines de traités commerciaux bilatéraux ou multilatéraux.
Comment une doctrine élaborée il y a plus de deux siècles [1], c’est-à-dire bien avant que Marx et Keynes ne prennent la plume, a-t-elle jusqu’à aujourd’hui pu être mise en œuvre un peu partout dans le monde sans que ses fondements théoriques et ses résultats pratiques ne soient massivement questionnés ?
On distinguera ici à cet égard trois types de posture. En premier lieu, celle des idéologues « purs » pour lesquels le libre-échange est une sorte de vérité révélée qui, pas plus que les autres religions, ne saurait être matière à débat. Leur principal fief est la Commission européenne où leur foi fait bon ménage avec leurs intérêts professionnels et institutionnels de fonctionnaires européens. A l’abri des traités qui lui donnent dans ce domaine une compétence exclusive au sein de l’Union européenne (UE), l’exécutif bruxellois consacre en effet une grande partie de son temps à négocier des traités de libre-échange avec d’autres ensembles régionaux ou des pays tiers. Toute nouvelle signature d’un tel traité élargit le périmètre de ses attributions et renforce ainsi sa position face aux Etats membres. Tout échec l’affaiblit. C’est pourquoi son président, Jean-Claude Juncker, fait actuellement des pieds et des mains pour se faire confirmer le mandat de négociation du Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (PTCI ou TTIP et TAFTA en anglais) avec Washington.
La deuxième posture est celle des néolibéraux pragmatiques, moins soucieux de considérations idéologiques que des bénéfices qu’ils tirent du libre-échange. Ils y voient à juste titre un outil permettant de déconnecter la sphère économique et financière de la sphère politique et démocratique, cette dernière – leur bête noire – étant jugée trop réceptive aux pulsions « populistes ». Ce qu’ils visent c’est « l’installation de l’entreprise au centre des rapports sociaux, comme forme universelle de gouvernement des conduites, comme mode de production des existences individuelles, comme horizon des espérances » [2].
Jusque-là, rien d’illogique. Ce qui l’est, c’est le troisième type de posture, celle d’une social-démocratie confrontée aux ravages de la libéralisation planétaire du commerce et de l’investissement dans son propre électorat [3], mais qui, gangrenée par le néolibéralisme, a renoncé à la combattre. La situation est encore plus paradoxale pour une grande partie de la gauche radicale qui confond libre-échange et internationalisme. Certes, elle est très active dans les mobilisations contre les accords de libre-échange, en particulier actuellement du PTCI/TTIP et on voit bien ce qu’elle combat. Le problème est qu’elle ne dit pas quel système elle préconise à la place, soit par absence de réflexion soit par crainte d’être assimilée au Front national. A de rares exceptions près, dont celle de Jean-Luc Mélenchon, ses dirigeants n’ont pas le courage de proposer la seule alternative cohérente et progressiste : un protectionnisme solidaire et altruiste [4]. Il s’agirait, d’une part, de subordonner les accords commerciaux au respect de normes sociales et environnementales et, d’autre part, de rétrocéder aux organisations sociales des pays du Sud tout ou partie des droits de douane perçus au Nord pour manquements à ces normes.
Encore un effort camarades pour prononcer le mot protectionnisme sans rougir !

Dans la nuit du jeudi 02 au vendredi 03 juin, un grand écran publicitaire de 15 mètre carré a été piraté aux pieds de la Commission Européenne affichant un message appelant à la fin des négociations sur le TTIP, ce traité de libre-échange entre les Etats-Unis et les pays de l’Union européenne.
Le message publicitaire pour les vols low-cost et les portes ouvertes du Parlement Européen a été remplacé par le message :
TTIP GAME OVER:
No more negociations,
No more free-trade deals,
It’s time for action

Un des activistes explique le sens de cette action : « le TTIP est un non-sens environnemental, social, économique et démocratique, nous voulons la fin des négociations ! Après de nombreuses mobilisations, il est grand temps que la voix des citoyens et des citoyennes soient entendues ici, rue de la Loi, dans les quartiers de la Commission Européenne ».
Cette action s’inscrit dans la vague de mobilisation citoyenne contre le TTIP qui depuis plusieurs années dénoncent les effets pervers de cet accord : communes hors TTIP, pétitions, initiative citoyenne européenne, manifestations … « Nous espérons que les Etats membres montrent enfin un peu de courage politique ces 28 et 29 juin pour rendre compte du mécontentement des citoyens européens à Monsieur Juncker et enfin, arrêter les négociations pour le TTIP », explique un des auteurs de cette action.
Plus d’infos :
"L’OCDE a tiré mercredi la sonnette d’alarme en appelant les États à activer d’urgence le levier de la politique budgétaire pour éviter le piège d’une “croissance molle” qui menace une économie mondiale atone. « Le monde est piégé dans une croissance molle », a alerté le secrétaire général Angel Gurria, à l’occasion de l’ouverture de la réunion ministérielle de l’OCDE à Paris, soulignant qu’elle est de surcroît menacée par un éventuel Brexit ou encore « les perturbations financières » sur les marchés émergents. […] « Il y a urgence », a assuré la chef économiste, Catherine Mann, qui constate que l’économie mondiale n’est toujours pas sortie de la crise huit ans après. D’autant plus que la croissance « s’est essoufflée » dans la plupart des économies émergentes, le moteur de l’économie mondiale ces dernières années, et que les pays avancées n’ont pas pris le relais, affichant un « modeste » redressement."
Source : Boursorama
Lu sur Les-crises.fr
Source AFP

Un panneau d'une agence Pôle Emploi (image d'illustration). © AFP/ PASCAL GUYOT
L'objectif affiché de ce rapport du Conseil d'analyse économique (CAE) est de relancer l'emploi des plus de 50 ans afin que la France se rapproche des moyennes de l'OCDE. La mesure principale est d'aligner la durée d'indemnisation des seniors sur celle du régime général.
Le taux d'emploi des seniors a fortement augmenté ces 15 dernières années : pour les 55-64 ans, il est passé de 37,9 % au début de 2008 à 48,9 % à la fin de 2015, soulignent les auteurs, Pierre Cahuc, Jean-Olivier Hairault et Corinne Prost. Ils attribuent cette augmentation aux réformes des retraites (recul de l'âge légal de départ, augmentation de la durée de cotisation, quasi-suppression des pré-retraites à financement public), et de l'assurance-chômage (fin du dispositif de dispense de recherche d'emploi).
Cependant, ce taux reste inférieur de 10 points à la moyenne de l'OCDE, une différence provenant surtout du faible taux d'emploi des 60-64 ans (25 % en 2014, + 10 points en 7 ans, comparé à 68 % pour les 55-59 ans, +12 points).
[...] Lire la suite en cliquant sur le lienci-dessous
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Chômage : un rapport propose de réduire la durée d'indemnisation des seniors
L'objectif affiché de ce rapport du Conseil d'analyse économique (CAE) est de relancer l'emploi des plus de 50 ans afin que la France se rapproche des moyennes de l'OCDE. La mesure principale est...
Publié le 23 mai 2016 sur le blog d'Action Communiste
Les salariés belges sont opprimés par les mêmes exploiteurs que le peuple français : le patronat européen et le capitalisme mondialisé
Les salariés français et belges sont sous la coupe de la même tyrannie : celle de l'Union Européenne et de sa politique en faveur de la "concurrence libre et non faussée" ...
Pour les salariés Belges voici aussi, une "réforme structurelle du marché du travail", connue maintenant sous le nom de "Loi Peeters". Elle répond exactement aux recommandations de la commission européenne et à ses injonctions très libérales en faveur du tout profit et du capitalisme mondialisé et spéculatif.
Pourtant le Parti du Travail de Belgique, dont nous saluons la combativité, ne mentionne à aucun moment la Commission européenne.
En France, en Belgique, dans tous les pays de l'UE, les peuples sont soumis aux réformes libérales pour le tout profit, voulues par le patronat européen avec l'appui des gouvernements sociaux-démocrates et conservateurs. Il est temps que les salariés, les ouvriers, le prolétariat moderne, renouent avec les luttes solidaires et internationalistes désignant les ennemis communs : le capitalisme mondialisé et la dictature supranationale de l'Union Européenne. Et s'opposent ensemble aux recommandations européennes qui, entre autres, renforcent la précarité, la baisse du pouvoir d'achat, remettent en cause le droit à la retraite et à la sécurité sociale, mettent à bas les services publics ...
Les salariés des transports et de l'énergie ont eux aussi leurs revendications spécifiques communes : notamment, l'arrêt des privatisations et des investissements spéculatifs au détriment des intérêts des salariés et des usagers.
Chacun, dans notre pays, combattons les lois imposées par nos ennemis communs et dénonçons la politique de l'Union Européenne. Proposons d'en sortir en construisant des politiques de coopération et d'échanges équitables, avantageuses pour les peuples et non pour les multinationales. Si nous ne le faisons pas, l'Union Européenne continuera ses méfaits année après année et ouvrira un boulevard aux partis d'extrême-droite en Europe.
Y.G.
Voici ci-dessous un extrait des dernières recommandations de Mai 2016 de la commission européenne au gouvernement belge :
Extraits
Par ailleurs, la Commission recommande que la Belgique au cours de la période 2016-2017,
1. réalise un ajustement budgétaire d’au moins 0,6 % du PIB vers l'objectif budgétaire à moyen terme en 2016 et en 2017 ; utilise les recettes exceptionnelles pour accélérer la réduction du ratio de la dette publique ; s’accorde sur des objectifs budgétaires contraignants parmi tous les niveaux de pouvoir ; simplifie le régime fiscal et supprime les distorsions en matière de dépenses fiscales.
2. procède à la révision de la « Loi de 1996 » sur la compétitivité et l’emploi, en concertation avec les partenaires sociaux ; s’assure que les salaires puissent évoluer en ligne avec la productivité ; assure l’efficacité des politiques d’activation du marché du travail ; avance en matière de réforme de l’éducation et de la formation professionnelle, et fournisse des aides à la formation, notamment pour les personnes issues de l’immigration.
3.renforce la capacité à innover, notamment en favorisant l’investissement en capital des connaissances; renforcer la concurrence dans le secteur des services aux entreprises comme dans celui du commerce en supprimant les restrictions d’exploitation et d’établissement. Combler les lacunes en matière d’investissement dans les infrastructures de transport et de capacité de production énergétique.
Ci-dessous un lien vers le document de la Commission
Les recommandations de la Commission à la Belgique ( 2016-2017)
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La fin de la semaine des 38 heures, des semaines hyper-flexibles ou l’intérim à vie. Voilà quelques exemples de ce qui se cache derrière le projet de réforme du marché du travail voulu par le ministre de l’Emploi Kris Peeters (CD&V). Résumé des cinq mesures principales de la loi Peeters, qui sont autant de raisons de la rejeter.
La loi Peeters va permettre à tous les employeurs de négocier 100 nouvelles heures supplémentaires avec chacun de leurs employés. 100 heures supplémentaires par an, ça fait deux heures supplémentaires par semaine. C’est donc clairement la fin de la semaine de 38 heures, qui passera en moyenne à 40 heures. 100 heures, c’est aussi 12 journées de travail en plus par an.
Ce paquet de 100 heures constitue un tout nouveau système d’heures supplémentaires qui s’ajoute au système déjà existant. Il peut même être étendu à 360 heures si un accord sectoriel le prévoit. Il existe en dehors de toutes les conventions collectives existantes, il s’applique de manière individuelle, sans motivation, sans contrôle des syndicats et sans récupération.
Les seules limites ? La journée de travail ne peut dépasser 11 heures et la semaine 50 heures.
Cette mesure est mauvaise :
Le temps de travail ne serait plus calculé par semaine mais bien par année (c’est l’annualisation du temps de travail). Cela signifie que vous pouvez travailler plus à certains moments et moins à d’autres, tant que vous prestez 38 heures par semaine en moyenne sur l’année, sans dépasser 9 heures par jour et 45 heures par semaine. Aujourd’hui, certains secteurs et entreprises ont un régime d’annualisation du temps de travail.
Il serait aussi possible, selon les secteurs, de faire des écarts jusqu’à 143 heures par rapport à l’horaire normal, soit 17 journées de travail, avant de devoir bénéficier d’un repos compensatoire (en plus du pot de 100 heures supplémentaires).
Cette mesure est mauvaise :
Les horaires possibles ne seront par exemple plus mentionnés dans le règlement de travail. On mettra seulement l’heure potentielle de début et celle de fin. Même chose pour les jours de la semaine.
La loi ouvre la porte à ce que les horaires ne soient communiqués que 24 heures à l’avance.
Le sursalaire des heures complémentaires (= les heures faites en plus de l’horaire fixé dans son contrat à temps partiel et en-dessous d’un horaire temps plein) sera beaucoup plus limité. Et, si c’est le travailleur qui a fait la « demande » pour des heures complémentaires, il n’aura plus droit à aucun sursalaire.
Cette mesure est mauvaise :
La Loi Peeters veut mettre en place un compte-carrière. On pourra y stocker des heures supplémentaires non payées, des congés pas pris, etc.
Cette mesure est mauvaise :
La loi Peeters c’est l’instauration d’un contrat intérimaire à durée indéterminée. Les travailleurs seraient donc liés à une agence d’intérim, et chaque entreprise pourrait directement faire appel à eux.
Cette mesure est mauvaise :
C’est lors du conclave budgétaire de début avril que le ministre de l’emploi Kris Peeters a fait adopter par le gouvernement une note de « réforme structurelle du marché du travail », maintenant connue sous le nom de Loi Peeters. L’objectif de la réforme est clair : « La production, le chiffre d’affaires et la marge bénéficiaire doivent être accrus, tandis que les coûts doivent être réduits ». En résumé, la réforme doit permettre d’augmenter les profits des entreprises (la marge bénéficiaire) et baisser les coûts (nous, les travailleurs).