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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 07:49

Entretien

Alexis Goursolas Responsable du service stratégie et analyse des politiques publiques à la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS)

Le 16 octobre, Emmanuel Macron a annoncé une concertation autour de sa stratégie de lutte contre la pauvreté. Tout en saluant la volonté du gouvernement de mettre en œuvre une approche préventive, par l’investissement social, en faveur des enfants et des familles, Alexis Goursolas, de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), dénonce les réductions budgétaires à venir qui vont aggraver les inégalités.

Le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS), très dynamique, peut-il être un outil efficace de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, par sa capacité d’innovation et d’ancrage local ?

Le dynamisme de l’ESS a été essentiel pour faire reculer la pauvreté et l’exclusion et il l’est toujours. Mais on ne peut pas tout faire reposer sur ces seuls acteurs, comme c’est essentiellement le cas actuellement. On ne peut considérer que l’on va s’en sortir uniquement en s’appuyant sur leur dynamisme, même si beaucoup de réponses innovantes ont été apportées par les associations. Car cette lutte doit être l’affaire de tout le monde, et donc avant tout du gouvernement, ce qui appelle une politique publique forte, structurée et ambitieuse.[...]

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 06:41
Lu sur :
http://cgtchomeursrebelles56.blogspot.fr/2017/10/1er-novembre-assurance-chomage-les.html

Les "négociations" de l'assurance chômage sont de grands moments de théâtre :
Le MEDEF, qui co-dirige l'UNEDIC avec la CFDT ou FO depuis des années, fait semblant de "négocier" avec l'ensemble des syndicats. En réalité, il se contentera d'un accord avec ses "partenaires" de toujours.
Souvent, la CFE-CGC signe aussi. La CFTC se cale sur la position de la CFDT.


 



La CGT, seul syndicat qui organise les chômeurs, a une autre analyse que le MEDEF et ses partenaires, qui considèrent que c'est aux chômeurs de payer la crise : Au lieu de baisser les droits des chômeurs, la CGT propose de faire payer ceux qui abusent du système, c'est-à-dire les patrons qui abusent des contrats pourris (interim, CDD, temps partiel avec salaire de misère).

De fait, un salarié en CDI temps plein ne coûte rien à l'assurance chômage tant qu'il est sous contrat.
Il ne coûte à l'assurance chômage que si il est licencié.
En revanche, un salarié sous contrat intérim, CDD, ou temps partiel, va forcément, et rapidement, se retrouver au Pôle emploi, et donc être indemnisé.
Les patrons qui abusent des CDD, intérim, et autres temps partiels payés une misère, devraient donc, vu qu'ils coûtent cher à l'assurance chômage, contribuer plus à l'assurance chômage.

Ce n'est pas le choix qui a été fait par les signataires de l'accord de l'assurance chômage du 14 avril 2017 qui s'applique - en plus grande partie - le 1er novembre 2017. Pour ces signataires, il est urgent de faire quelque chose concernant la dette cumulée de l'assurance chômage, soit 30 milliards d'euros, un an de budget de l'assurance chômage. 
Et c'est aux victimes de la crise de payer la note.


Les intérimaires : Une baisse d'allocation jusqu'à -28%

Les intérimaires qui subissaient une intense précarité - illégale - liée à des contrats à la semaine, seront ceux qui subiront la plus forte baisse de leur allocation.
Cas-type : Un allocataire qui cumulait un contrat par semaine pendant 4 mois, et qui travaillait 5 jours par semaine, était indemnisé, à l'issue de ses contrats, sur la base suivante : 

Salaire journalier de référence : Revenu brut hebdomadaire / 5

Mais ça, c'était avant ! 
A partir du 1er novembre, il sera indemnisé sur cette base : 

Salaire journalier de référence : Revenu brut hebdomadaire / 7

Sur une semaine, la perte est de 28%. Les intérimaires au "contrat à la semaine" vont donc voir leur allocation baisser de 28%. 
L'argument avancé par les signataires de la convention (MEDEF, CGPME, U2P, CFDT, CFTC, CFE-CGC et FO) ? L'équité
Il est donc, pour ces signataires, "équitable" que ce soient les intérimaires, victimes de la précarité, qui subissent une baisse de leur allocation, pour renflouer les caisses de l'Unedic. 
Pour les intérimaires, ce sera donc la TRIPLE PEINE : précarité, surmortalité au travail, baisse d'allocation. Encore bravo aux signataires de la convention. [...]

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 14:22

Alors que les éleveurs multiplient les actions pour pointer du doigt le rôle des distributeurs, ils dénoncent une crise liée à des "problèmes de négociations".

Une femme devant le rayon beurres d'un supermarché, le 20 octobre 2017 à Nantes
Une femme devant le rayon beurres d'un supermarché, le 20 octobre 2017 à Nantes Crédit : AFP / Loïc Venance
 

Les nombreux rayons vides dans la plupart des grandes et moyennes surfaces depuis plus de deux semaines sont le résultat, selon les éleveurs laitiers, des pratiques des distributeurs, qui ne paient pas le juste prix aux producteurs. "C'est un problème de négociations commerciales entre industriels laitiers et distributeurs", a indiqué à l'Agence France-Presse une porte-parole de la FNPL (producteurs de lait).
 
Dès jeudi, dans l'Ille-et-Vilaine et dans la Sarthe, les paysans ont distribué aux clients des supermarchés des tracts "Intox, la pénurie de beurre n'existe pas", dans lesquels est écrit, entre autres choses: "Si ce rayon est vide, c'est que ce magasin ne veut pas payer le beurre à son juste prix !". Une vingtaine de producteurs laitiers d'Ille-et-Vilaine ont aussi mené une action au supermarché Cora de Pacé, dans la banlieue de Rennes, dont le rayon beurre était quasiment vide. [...]

Lire la suite en cliquant ci-dessous :

 

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26 octobre 2017 4 26 /10 /octobre /2017 09:15

Nous reprenons ci-dessous un extrait du livre de Pascal Acot, paru en mai 2017 aux éditions "Le Temps des Cerises".  Prémonitoire ou plutôt analyse pertinente du rôle de la Commission européenne et de l'UE : imposer aux peuples le point de vue des multinationales.

 

"Voici ce qui constitue l'essence même de l'UE : ne pas tenir compte de la souveraineté populaire dans les Etats membres"

"L'Europe favorable à Monsanto

Le Roundup est un herbicide aujourd'hui controversé. Il a été commercialisé en 1975 par la firme américaine Monsanto. Son principe actif est le glyphosate, substance efficace mais ayant mauvaise réputation car elle serait toxique, irritante, dangereuse pour l'environnement1 et cancérogène. Il est considéré depuis mars 2015 comme cancérogène « probable » par le Centre international de recherche sur le cancer, une agence intergouvernementale créée en 1965 par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), sous l'égide des Nations-Unies. Il convient donc de prendre les avis de cette institution très au sérieux.

Or ce n'est pas ce que fait la Commission Européenne. Elle fait même tout le contraire. Le 24 avril 2015, L'UE a autorisé la commercialisation de 19 OGMs dont 11 de Monsanto. Les autres sont des produits de l'américain Dupont et des Allemands Bayer et BASF.2 Cette autorisation valait pour 10 ans. Très adroitement, tout comme dans l'affaire des OGMs, l'UE a accepté que chaque Etat membre ait le droit de bannir individuellement ces produits, dont ceux qui contiennent du glyphosate, désormais tenu pour « probablement » cancérogène. Ce n'était pas courir un grand risque : la puissante association écologiste Greenpeace avait accusé le président de la Commission Européenne d'alors, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker « d'agir en faveur des Etats-Unis et de Monsanto », et cette accusation avait fait son chemin. Dans le contexte d’une Europe supranationale gravement fragilisée, la concession de l’UE aux Etats membres peut-être considérée comme une décision, disons, raisonnable...

Mieux : la Commission européenne a annoncé le 1er juin 2016 qu'elle proposera une réautorisation provisoire du glyphosate en Europe, pour une durée de dix-huit mois. A rapprocher de sa décision datée du 15 juin 2016 sur les perturbateurs endocriniens. On sait que ceux-ci sont soupçonnés : « (…) de contribuer à l'augmentation de nombreuses maladies : infertilité, certains cancers, développement du cerveau, etc. (…) plusieurs études ont tenté de chiffrer le coût, pour la société, des maladies liées à une exposition aux perturbateurs endocriniens. Les estimations oscillent entre 157 et 288 milliards d'euros par an en Europe. »3

Voici ce qui constitue l'essence même de l'UE : ne pas tenir compte de la souveraineté populaire dans les Etats membres, c'est-à-dire de l'opinion des peuples, rejetée comme inessentielle et « populiste ». Mais l’UE sait lâcher du lest si c’est absolument nécessaire. Une seule explication : le délitement des institutions européennes est jugé largement préférable à une éventuelle implosion du système, qui entraînerait la disparition de la caste des parasites sociaux de la rue de la Loi.

1C'est un herbicide dit « de pré-levée » : il est pulvérisé à la surface du sol avant la levée de la culture à protéger.

2 Bayer vient de racheter Monsanto pour 66 milliards de dollars (septembre 2016). Ce qui a fait dire à de vilains esprits que nous assistons au rapprochement du pesticide zyklon B (utilisé dans les camps d’extermination nazis pour gazer des êtres humains) et de l’agent orange (utilisé par les Etats-Unis contre le peuple du Vietnam).

3Stéphane Horel, Le Monde, 16.06.2016 à 17h52."

Ci-dessous la présentation du livre de Pascal Acot

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23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 15:40

par Catherine Delvaux.
17/10/17

© reuters.

Des journalistes danois ont mené l'enquête.

Dans le cadre de l'émission "Operation X", diffusée au Danemark, des journalistes ont enquêté sur le destin des vêtements invendus chez H&M. En visitant l'entreprise Kara/Noveren, spécialisée dans l'élimination des déchets, ils ont découvert que la célèbre marque suédoise détruisait chaque année douze tonnes de vêtements. Depuis 2013, une soixantaine de tonnes ont été brûlées selon leurs calculs.

Pour Else Skjold, prof de design durable à l'Université de Kolding, ce n'est que le triste résultat de la surproduction au sein des entreprises de fast fashion comme H&M ou Zara. "C'est dramatique parce que les tendances de mode sont temporaires. Si quelque chose n'est plus à la mode, il ne peut plus être vendu." [...]

Lire la suite en cliquant ci-dessous :

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1525/Tendances/article/detail/3284886/2017/10/17/Chaque-annee-H-M-detruit-des-tonnes-de-vetements.dhtml

et aussi :

http://www.novethic.fr/empreinte-sociale/consommation/isr-rse/h-m-brule-t-il-ses-vetements-invendus-144926.html

https://mrmondialisation.org/hm-fait-bruler-des-vetements-neufs-invendus/

 

Et ça ne date pas d'hier !

En 2010 déjà.  Pas encore brûlés mais jetés à la poubelle !

http://www.lexpress.fr/styles/mode/h-m-jette-ses-invendus-a-la-poubelle_840523.html

Ces vêtements brûlés ou jetés neufs sont produits le plus souvent, en Asie, dans des conditions inacceptables d'exploitation des êtres humains et de pollution durable que nous n'accepterions pas dans nos pays occidentaux. 

Dans les usines d'Asie qui travaillent pour  cette grande marque, le respect des droits des salariés est lettre morte.  Mais de plus ces usines sont aussi une véritable source de dévastation pour leur environnement et leurs communautés.

Ainsi après avoir usé la vie des salariés et polluer gravement leur environnement, H&M détruit, brûle leur travail.  La vie, le travail de ceux qu'ils exploitent ne valent rien pour les actionnaires de H&M .

C'est ça le capitalisme.  Et on prétend qu'il n'y a pas d'autre alternative ?

Lire davantage ci-dessous

https://act.wemove.eu/campaigns/455

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 17:25

Destiné à anéantir l’Agriculture européenne et satisfaire un marché dicté par les politiques néolibérales, le CETA soulève des inquiétudes dans le monde socio-économique, intellectuel et agricole.

 

Le MODEF procède à l’analyse de l’impact sur l’Agriculture et prend en compte, le contexte climatique et environnemental, deux points totalement occultés par le CETA alors qu’un changement de modèle de développement agricole s’impose. Le gouvernement doit donc choisir entre CETA ou préservation de l’environnement. Le constat est alarmant, comme l’ont souligné de nombreux signataires députés européens.

L’adoption du CETA, c’est la mise en place de la concurrence totalement déloyale, dont la mise en pratique a déjà fait la preuve de sa nocivité pour notre Agriculture et l’emploi. Il en découlerait des répercutions sur notre sécurité et notre indépendance alimentaires. Or, la solution consiste à des coopérations mutuelles entre pays, en respectant les calendriers de production, les besoins nationaux et une stabilité des revenus.

Le MODEF s’oppose fermement à ce traité car nous relevons de grandes incertitudes :

-          Autour des règles commerciales, sanitaires, environnementales, sur l’avenir des règles encadrant l’usage d’antibiotiques, le principe de précaution, l’étiquetage des produits alimentaires, la circulation des OGM... Le CETA ne protègerait plus que 28 AOP sur les 50 que compte la production laitière. Le Canada pourrait exporter sans droit de douane 45 840 tonnes de bœuf vers l’Europe soit 11 fois plus qu’aujourd’hui et plus de 75 000 tonnes de viande porcine.

De nombreuses dispositions portent atteinte à la Constitution Française :  

Révision du mode des règlements de différents entre investisseurs et États, atteinte à la coopération en matières règlementaires, rien pour garantir le principe de précaution : environnement, alimentation, santé, le mot « précaution » n’est jamais utilisé, atteinte aux droits à l’exercice de la souveraineté (chapitre 21 du Traité).

Le CETA prévoit la création d’un comité mixte qui réunit des représentants du Canada et de l’UE mais pas de représentants des États membres et un grand nombre d’obligations qui portent atteinte aux conditions essentielles de la souveraineté nationale.

Le MODEF dénonce la nocivité du CETA que le Canada et l’U.E. veulent imposer aux 27 pays de l’UE. L’accord équivaut à moins de croissance, pertes d’emplois, salaires toujours plus bas et moins de rentrées fiscales (droits de douane, évasion fiscale organisée...etc.).

Cet accord est un traité inconstitutionnel. Le MODEF demande sa suspension et se prononce pour un référendum populaire  respecté.

Président du MODEF National,

            Jean MOUZAT

 

 

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 02:31
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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 17:22

Horace Roman, professeur de médecine connu pour son expertise dans l'endométriose, quitte le CHU de Rouen. Et ce n'est pas le seul. Le personnel s'inquiète, la direction rassure.

"Mais ces départs ne sont pas rares, ni nouveaux dans l’histoire hospitalière. Régulièrement, des médecins quittent le public pour le privé. « On vit une concurrence quasi déloyale avec les cliniques privées », admet Loïc Marpeau."

|Modifié le 16 Oct 17 à 10:21
Certains chirurgiens préfèrent laisser l’hôpital public pour le secteur privé. À Rouen, Horace Roman, spécialiste de l’endométriose, a fait ce choix. (©illustration/Pixabay)

Au sein du service gynécologique du CHU de Rouen, le personnel ne parle plus que de ça : le départ de leur chef, le professeur universitaire-praticien hospitalier Horace Roman. Ce gynécologue-obstétricien de renom est ce que l’on appelle familièrement un « ponte » de la médecine.

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 16:44

Nous publions ci-dessous, pour l’ information de nos lecteurs, une déclaration eurocritique de JLM.

On peut être agacé par le côté “y a que nous” de cette déclaration même si les critiques adressées au Ps, au Pcf et au par JLM sont tout à fait justifiées.

On retiendra surtout le passage pertinent où JLM montre le lien déterminant qui associe l’euro-constructivisme à la casse sociale impulsée par Macron. Au fur et à mesure qu’on s’approchait du second tour de la présidentielle, cet aspect essentiel avait été minoré par JLM pour attirer les électeurs de B. Hamon. Bien entendu l’articulation “plan A – plan B” est illusoire à nos yeux car l’UE est irréformable de l’intérieur,  comme le Ps ou le Pcf-Pge d’ailleurs.

À nous, militants franchement communistes et citoyens indépendantistes de gauche de travailler la réalité politique telle qu’elle est pour aider les progressistes à construire une France franchement insoumise à l’UE du capital en critiquant les illusions et en prenant appui sur l’idée juste, rappelée par JLM, que oui, construire l’ supranationale, c’est nécessairement détruire la France du CNR.

 [...]

Extraits du texte de JL Mélenchon sur l'UE:

"L’Europe doit revenir en débat

Était-ce trop long ? Cela expliquerait pourquoi le discours d’Emmanuel Macron sur l’Europe à la Sorbonne n’a pas dépassé le niveau habituel des commentaires laudateurs convenus et superficiels. Pourtant son contenu mérite davantage d’attention. Le nouveau président opère une véritable bascule des termes sur plusieurs points cruciaux. En particulier quand il installe le concept de « souveraineté européenne » pour le placer au sommet de la hiérarchie des normes. Et surtout pour le substituer à la « souveraineté nationale ». Il ose aussi quelques propositions dont on se demande pourquoi elles n’ont suscité aucune réaction. Tout de même ! Il suggère par exemple que la France, comme l’Allemagne et l’Italie, renoncent à leur Commissaire européen « pour montrer l’exemple » d’une volonté d’effacer la primauté des intérêts nationaux en Europe.  Et quelques autres perles de cette nature.

Comme il est impossible d’ouvrir un tel débat dans l’environnement d’atrophie intellectuelle médiatique courant, seule une vigoureuse interpellation symbolique permettra d’y parvenir peut-être. Avec notre amendement pour supprimer la présence du drapeau attribué à l’Union européenne dans le décor de l’hémicycle de l’assemblée nationale nous avons déjà atteint le gros nerf réactif.  Celui qui enclenche en pilotage automatique les gargarismes eurolâtres. C’est un premier palier atteint. Un pavoisement coutumier, non réfléchi ni délibéré, est devenu tout d’un coup un rite sacré, protégé par des vestales acrimonieuses. En tête, évidemment, le PS, dont les 16 dirigeants sont tombés d’accord avec les 60 membres du bureau national de ce parti pour la première fois depuis bien longtemps pour s’étrangler ensemble d’indignation contre « la France insoumise ». Hélas aussi indétectables que leurs auteurs, ces gros sanglots ont été engloutis dans la masse des attaques quotidiennes dont nous faisons l’objet. Mais j’ai noté tout de même l’épisode. Car les mêmes n’avaient rien à dire sur le contenu du discours d’Emmanuel Macron. C’est donc qu’ils sont d’accord. Tel est le PS repeint en « nouvelle gauche » : il s’oppose à l’opposition. Pendant ce temps, l’Europe des traités de Lisbonne et de l’année 2012 reste la camisole de force destructrice des nations qui la composent. Ses fondateurs ne peuvent échapper au bilan de ce qu’ils ont fait. C’est pourquoi ils préfèrent faire du violon sur des sujets sentimentaux comme le drapeau, et d’autres fétiches de cette sorte.

Quoiqu’il en soit on parlera d’Europe. Heureusement. On ne peut reprocher au président d’avoir ramené le thème dans le débat. Son diagnostic a le mérite de la lucidité. En effet, pour la première fois l’odieuse forfaiture et trahison de l’après 2005 a été prise en compte par un chef d’État français. Et l’idée que si rien ne se fait tout s’effondrera au profit des courants identitaires est aussi une marque de réalisme. Il est dommage que cette forme de prise de conscience occupe si peu de place dans l’espace public actuel saturé par l’obsession contre les musulmans. Il empêche de voir les milliers de réactionnaires polonais en prière sur les frontières le 7 octobre, jour anniversaire… de la bataille de Lépante en 1571. Ces milliers d’illuminés de notre chère « Europe des valeurs » veulent nous adjurer de « rester l’Europe face aux musulmans » en « revenant » au christianisme ! Il est temps de dire que le militantisme de cette sorte d’énergumènes dans tant de pays est aussi une question que nous devrons affronter le moment venu. Bien sûr, les propositions que Macron avance sont d’une tout autre nature. Mais elles amplifient toutes le caractère confiscatoire de la structure européenne sur la souveraineté populaire. En contribuant à faire de nos pays des coquilles vides pour ce qui concerne la vie des droits sociaux communs, il alimente la décomposition dont se nourrissent directement tous les communautarismes. Ce n’est pas une accusation. C’est un débat que nous voulons ouvrir et voir tranché.

Le drame de ce discours reste donc son déni de la faillite en cours. Macron prétend « refonder l’Europe ». C’était le mot d’ordre du Front de gauche en 2014. Il suivait le « changer l’Europe » de 2009. Clairement le message ne fut pas entendu par ceux à qui il s’adressait ! Le score fut très médiocre : 6,5% nationalement. D’aucuns s’en contentèrent puisqu’ils en tiraient tous les avantages matériels. Nous, nous n’avons jamais renoncé à peser sur les évènements. Nous avons donc fait un bilan et cherché d’autres pistes pour déployer la bataille.  Sur la base de ce constat, nous avons initié une autre logique d’action que nous avons appelé « plan A/plan B » qui consiste à offrir une alternative à l’éternelle vaine supplication en faveur « d’une autre Europe ». Le PGE au niveau européen et le PCF au niveau national n’ont pas été d’accord avec cette option. Leur soutien à Tsípras au moment même où nous rompions avec lui en raison de sa capitulation sans condition devant la Troïka a provoqué une coupure dans les rangs de « l’autre gauche » européenne. C’est toujours la même question : rompre ou composer politiquement. Soutenir Tsípras c’est annoncer que l’on est prêts à céder quand on gouvernera. Et même pire : c’est avouer qu’on ne comprend rien à ce qui se passe et qu’on ne prétend plus avoir la moindre influence sur le sujet. Au fond c’est la même question tout le temps : agissons-nous pour voir nos idées se réaliser ou sommes-nous juste une composante du décor ?

Mais cela, c’est le passé. Dorénavant, il s’agit d’autre chose. Les progrès des identitaires dans tous les pays sont massifs. Ils soulignent le caractère irréel des traditionnelles lettres au père noël européen. « Et maintenant l’Europe sociale » et « pour l’Europe qui nous protège » et tous les slogans éculés avec lesquels la « vieille gauche » s’est abasourdie. Le « plan A ou plan B » est dorénavant un vigoureux courant européen alternatif. Il est assez divers pour bien exprimer l’état à partir duquel nous repartons pour construire une force cohérente sur le continent.  Il tient au moins une réunion par trimestre en Europe et le nombre des groupes et partis qui s’y inscrivent s’élargit sans cesse. Pendant ce temps, les groupements du passé marmonnent leur litanie sans écho. Leur vie bureaucratique est leur seule réalité.

J’estime que le débat européen commence en France le 10 octobre à l’Assemblée nationale avec la déclaration politique du gouvernement. Je forme le vœu qu’il ne s’éteigne plus jusqu’à l’élection européenne de 2019. Et je suis d’accord avec Macron pour vouloir que cette élection soit le moment d’un débat sur le fond. Pour notre part, nous le préparerons comme un référendum. La politique de Macron est celle du pire libéral de l’Europe actuelle. Stop ou encore ?"

L'intégralité ci-dessous :

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 15:19

Contribution au débat

 

Populisme ? Vous avez dit populisme ?

Le document que Canaille le Rouge met en ligne se veut être une contribution à la réflexion. Il s'agit d'une étude sur le concept et l'histoire du populisme, sa charge idéologique. Il date de 2012 mais est en résonance avec l'actualité.

Cet article des cahiers de l'Institut d'histoire sociale de la CGT signé par André Naritssen mérite d'être lu et connu.

Il ne boucle pas les débats mais éclaire les enjeux dans un domaine où il est urgent de garder la tête froide pour ne pas perdre la boussole de la nature de classe de l'affrontement politique et donc de ses ressorts idéologique.

Bonne lecture,

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