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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 17:43
"Vendredi 23 septembre, l'Humanité posait la question: "Bruxelles, la commission européenne serait-elle un nid de corruption?"
Pourquoi ne pas demander à l'inspecteur Gadget de mener une enquête, en attendant une Europe sociale et démocratique? Non?"
 
Lire l'article sur le blog de Roger Colombier.
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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 16:44

ape

 

Devant la perte de beaucoup de marchés, l’état d’esprit de rente français réagit. Peu importe où les parts de marchés perdues se trouvent dans le monde, l’impérialisme français considère que la géographie se trompe, et qu’elles sont situées en France surtout lorsqu’elles sont dans son ancien empire colonial. Le Zambèze doit davantage venir au secours de la Corrèze !

 

Le capitalisme est en crise. C’est un secret de polichinelle. Cette crise est aggravée par la perte de marchés.

La météo économique est aussi mauvaise pour la France impérialiste, deuxième pays moteur de l’UE, et ses entreprises en Afrique. Sur les neufs premiers mois de l’année 2013, la Chine socialiste avec 4,95 milliards de dollars d’exportation devient en 2013 le premier fournisseur de l’Algérie devant la France qui suit avec 4,7 milliards. Entre 2000 et 2011, « la part de marché de la France au sud du Sahara a décliné de 10,1% à 4,7% ».

Entre 2005 et 2011, la part de marché de la France a fondu de 18 points en Côte d’Ivoire, de 6 points au Sénégal et de 8 points au Gabon. En 2011 et 2012, la France fournit respectivement 12,8 et 11,8% des importations du Cameroun contre 10,8 et 10,4% pour la Chine. « En dix ans, la France a perdu la moitié de ses parts de marché en Afrique subsaharienne », a reconnu récemment Pierre Moscovici. Que l’on est loin, par exemple, de 1996 où la France était premier fournisseur de l’Afrique avec 21% des parts de marchés et une balance commerciale bénéficiaire de 30 milliards de francs français.

Devant la perte de beaucoup de marchés, l’état d’esprit de rente français réagit. Peu importe où les parts de marchés perdues se trouvent dans le monde, l’impérialisme français considère que la géographie se trompe, et qu’elles sont situées en France surtout lorsqu’elles sont dans son ancien empire colonial. Le Zambèze doit davantage venir au secours de la Corrèze ! Même si le prix à payer est que sur les 10 derniers pays du classement PNUD en 2014 les 07 soient francophones. Ces 70% doivent être mis en corrélation avec un autre chiffre. Sur un total de 67 coups d’Etat qui se sont passés en Afrique dans 26 pays au cours des 50 dernières années 16 de ces pays sont des ex-colonies françaises, ce qui signifie que 61% des coups d’Etat en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises. C’est là un premier élément de réponse à ceux qui se demandent pourquoi les APE sont passés plus facilement aujourd’hui qu’en 2007.[...]

Lire la suite ici : http://www.investigaction.net/francophonie-et-ape-deux-colonialismes-qui-se-suivent-et-se-ressemblent/#sthash.Nc0WzU5t.dpuf

 

L'auteur du précédent article, Guy Marius Sagna mène la lutte contre les APE en Afrique ( Traité de partenanriat économiques qui sont à l'Afrique et aux Africains ce que Tafta est aux Européens ) avec en plus le néo-colonialisme.  Il est l'objet de la vindicte du pouvoir en place pour cela et a été récemment arrêté puis libéré.

Ci-dessous quelques éléments reçus par courriel à ce propos.

Dakar, le 23 Septembre 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE

Guy Marius SAGNA, Coordonnateur de la Coalition NON AUX APE et membre du Secrétariat Permanent de Yoonu Askan Wi a été agressé, violenté et arrêté dans la matinée du jeudi 22 septembre 2016 alors qu’il s’apprêtait à diriger dans l’après midi la marche de ladite Coalition ‘’autorisée’’ au dernier moment par le Préfet de Dakar. De victime il a été transformé en coupable, accusé d’ « outrage à un agent public dans l’exercice de ses fonctions ». Fait rocambolesque, la police du Point E a même fait courir le bruit qu’il a été arrêté parce que confondu à un Gabonais au moment où il s’adressait le plus naturellement possible à une télévision de la place venue l’interviewer à propos de la marche contre les APE ! Délit de facies ! Violation flagrante des libertés d’expression garanties par la Constitution du Sénégal !

Présentement Guy Marius vient d’être déféré devant un Procureur qui pourrait être tenté de jouer sur le week-end pour le faire garder en prison, en attendant d’être jugé dans les prochains jours.

Non au déni de justice ! Non à la dictature émergente de l’Etat - Parti APR ! La forfaiture ne passera pas.

Dakar le 24 septembre 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE : GUY MARIUS SAGNA LIBERE !

Guy Marius SAGNA, coordonnateur de la Coalition NON AUX APE et membre du Secrétariat Permanent de Yoonu Askan Wi, détenu depuis jeudiu 22 septembre au Commissariat du Point E, vient à l’instant d’être libéré « sur ordre du Procureur », sans autre forme de procès, le Procureur lui demandant toutefois de se tenir à sa disposition !

La forfaiture ne passera pas, elle ne restera pas sans suite non plus : la lutte continue contre la signature et la ratification des APE en même temps que pour le respect des libertés démocratiques garanties par la Constitution du Sénégal.

Madieye MBODJ

Porte parole national de Yoonu Askan Wi / 776441830

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 16:58
Le drame des salariés de Triskalia intoxiqués aux pesticides

21 septembre 2016 / Julie Lallouët-Geffroy, Inès Léraud et Vincent Feuray (Reporterre)
 

 
Le drame des salariés de Triskalia intoxiqués aux pesticides

Six anciens salariés de Triskalia accusent le géant de l’agroalimentaire breton de les avoir exposés sciemment aux pesticides. Tous sont malades. Jeudi 22 septembre, le tribunal des affaires sociales de Saint-Brieuc rendra sa décision sur l’indemnisation de deux d’entre eux, qui réclament chacun 365.000 euros. Cette affaire révèle les coulisses de l’usage des pesticides dans l’agro-industrie.

Mise à jour le 22 septembre 2016
Le montant de l’indemnisation des deux anciens salariés de Triskalia a été révélé jeudi 22 septembre : Laurent Guillou va toucher 114 000 euros, et son ancien collègue Stéphane Rouxel 105 000 euros. Ils ne feront pas appel de la décision.


- Glomel, Plouisy (Côte-d’Armor), reportage

Dans le paysage breton, impossible d’éviter Triskalia, première coopérative agricole, issue de nombreuses fusions et rachats et devenue un géant : 18.000 agriculteurs adhérents, 4.800 salariés, et 300 sites. On retrouve le groupe sous les enseignes Point vert et Gamm vert, les marques Paysan breton, ou Mamie Nova. Triskalia est incontournable. Mais depuis quelques années, elle a aussi été impliquée dans plusieurs affaires d’intoxication de salariés. La première et la plus emblématique a éclaté à Plouisy, en 2011.

C’est dans ce bourg situé près de Guingamp que siège Nutréa, la filiale de Triskalia dédiée à l’alimentation animale. Dans ses immenses silos sont stockées une centaine de milliers de tonnes de céréales destinées à nourrir les élevages industriels de la région. À partir de 2009, les salariés de Nutréa ressentent d’étranges symptômes. « J’ai commencé à avoir mal à la tête et aux yeux. Je prenais jusqu’à 5 Nurofen 400 par jour pour conduire malgré tout. Puis j’ai eu des flashs : une coupure, un blanc, une reprise, et je ne savais pas ce qu’il s’était passé », raconte Claude Le Guyader, ancien chauffeur.[...]

Lire la suite ici : https://reporterre.net/Le-drame-des-salaries-de-Triskalia-intoxiques-aux-pesticides

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 21:30
En achetant Monsanto, Bayer contrôlera près d’un tiers du marché mondial des semences

par Sophie Chapelle sur l'Observatoire des multinationales

C’est un mariage redouté par les militants écologistes qui vient d’être officialisé. Le 14 septembre, le groupe chimique et pharmaceutique allemand Bayer a annoncé la signature d’un accord de fusion définitif avec la multinationale américaine Monsanto pour 66 milliards de dollars (59 milliards d’euros).

C’est l’acquisition la plus chère jamais payée par un groupe allemand [1]. . La fusion de ces deux mastodontes – d’un côté Bayer, fabricant des très décriés néonicotinoïdes, de l’autre Monsanto, spécialiste des semences génétiquement modifiées et fabricant de l’herbicide RoundUp – consolide leur main mise sur l’agriculture. Cette opération fait de Bayer le numéro un mondial des semences et des pesticides, contrôlant respectivement 30 % et 24 % de chacun de ces secteurs [2].

D’autre fusions sont en cours dans le secteur de l’agrochimie. La multinationale chinoise ChemChina projette de racheter pour 43 milliards de dollars l’entreprise suisse Syngenta. Les groupes américains Dow et DuPont ont également entrepris de fusionner leurs activités. La concentration sans précédent du marché des semences dans les mains d’une dizaine de firmes se resserre en conséquence autour de trois conglomérats. L’enjeu : accompagner la vente des semences de blé, de maïs, de riz ou de soja par des herbicides, insecticides et autres fongicides adaptés. Ces firmes se lancent aussi dans les prévisions météo pour les récoltes ainsi que dans les polices d’assurance spécialisées en cas de sécheresse ou d’inondation... [3]

L’approbation de cet accord de fusion entre Bayer et Monsanto doit encore être soumis aux actionnaires de la multinationale américaine, et au feu vert des autorités de la concurrence américaine et européenne. Signe de sa confiance, Bayer précise dans un communiqué qu’il s’engage à verser deux milliards de dollars à Monsanto s’il n’obtient pas toutes les autorisations réglementaires nécessaires. L’échéance est fixée à fin 2017.

Sophie Chapelle

À lire aussi : Bayer-Monsanto : ces inquiétants nouveaux monstres de l’agrochimie

Dessin : © Rodho

[1] Voir le communiqué de Bayer

[2] Source : ETC Group 2013. Voir notre article.

[3] Voir notre article.

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 14:11

La filière nucléaire ne peut pas être sacrifiée sur l’autel des décisions politiciennes

Ce jour, 14 septembre 2016, près de 300 agents EDF SA, venus des 4 coins de France, se sont rassemblés à Levallois-Perret, pour protester contre l’inscription de la fermeture de Fessenheim à l’ordre du jour du CCE.

Dès le soir du mardi 13 septembre, une baisse de production de plus de 200 MW a été effectuée. De nombreux salariés ont cessé le travail ce jour avec notamment 82 % du personnel de Fessenheim en grève.

La FNME-CGT avec les salariés refuse l’aberration de cette fermeture anticipée.

 

En effet :

  • L’impact environnemental serait en opposition avec les objectifs de diminution des émissions de CO2, la perte des 12 TWh annuels de Fessenheim nécessiterait à court terme la mise en œuvre de moyens de production au bilan carbone plus important,
  • La ridicule indemnisation ne compenserait que le bénéfice d’exploitation d’une seule année et fragiliserait un peu plus la situation économique d’EDF,
  • La suppression de milliers d’emplois, directs et indirects, facilitée par le licenciement pour raisons économiques instauré par la loi travail, serait une catastrophe sociale,
  • Le réseau d’électricité serait fragilisé par le déséquilibre production/consommation inhérent au retrait des 1800 MW d’électricité produits par Fessenheim.

 

Au vu de ces incohérences, les membres du CCE ont voté unanimement une résolution et mandaté des expertises aux fins d’analyser et de permettre au CCE d’appréhender pleinement l’information transmise.

La FNME-CGT rappelle son opposition totale à une fermeture anticipée et non motivée techniquement de la centrale de Fessenheim, outil du Service Public de l’Électricité.

La FNME-CGT combattra de toutes ses forces cette aberration environnementale, économique et sociale.

Stoppons les fermetures d’usines organisées par le MEDEF et le gouvernement !

Demain, jeudi 15 septembre 2016, tous les salariés de l’énergie sont appelés à l’arrêt de travail contre la loi travail et la déstructuration des entreprises de l’énergie.

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 09:39
Alstom : 400 personnes réunies à Belfort pour soutenir les salariés

Par Nicolas Wilhelm et Hajera Mohammad, France Bleu Belfort-Montbéliard, France Bleu Besançon et France Bleu mardi 13 septembre 2016

Près de 400 personnes réunies devant la mairie de Belfort pour soutenir les salariés d'Alstom, le 12 sept 2016.

Près de 400 personnes réunies devant la mairie de Belfort pour soutenir les salariés d'Alstom, le 12 sept 2016. © Radio France - Hugo Flotat-Talon

Une semaine après l'annonce de la fin de la production des motrices de train à Alstom Transport, 400 habitants se sont réunis ce lundi soir, place d'Armes à Belfort pour soutenir les 400 employés concernés. Tous réclament le maintien du site à Belfort.

La suite en cliquant ci-après : https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/alstom-400-personnes-reunies-belfort-pour-soutenir-les-salaries-1473747651

Grande manifestation jeudi matin pour sauver "Alstom Belfort"

Publié le 12 septembre 2016

 

 

© dr - cliquez sur l'image pour agrandir
 

Suite à l'annonce de la suppression d'ici 2018 de la production de trains sur le site historique de Belfort, une grande manifestation est organisée devant la maison du peuple de Belfort ce jeudi 15 septembre 2016 à 10h. Les salariés du site d'Alstom partiront à 9h30 de la porte des trois chênes pour rejoindre le cortège. Par ailleurs, une opération "Belfort, ville morte" est organisée le samedi 24 septembre 2016 à 14h.

Lire la suite en cliquant ci-dessous

 

 

 

 

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 01:02

"En annonçant 5.500 suppressions de postes, l’américain Cisco est le dernier d’une longue liste de grandes entreprises comprimant massivement leurs effectifs, alors qu’elles sont bien portantes et empilent d’imposants bénéfices."

Lire la suite en cliquant ci-dessous.

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 22:25

par

L’accord signé entre les producteurs de lait et le géant Lactalis limitera un peu les dégâts pendant quelques mois, après les blocages menés fin août. Mais il n’enrayera pas la crise agricole ni les drames se jouant dans les fermes. Le prix du litre de lait acheté au paysan en 2016 correspond à celui de 1986... Pas étonnant, dans ces conditions, que nombre d’éleveurs soient en grande difficulté. A ce rythme, 45 000 producteurs laitiers pourraient disparaitre d’ici dix ans. Pendant ce temps, les marges financières ont augmenté pour les multinationales du secteur et la grande distribution. De grandes fortunes se bâtissent grâce au lait. Qui osera réguler de nouveau ce secteur livré à la loi du plus fort ?

« Une sortie de crise positive pour le secteur laitier ». C’est en ces termes que le premier ministre Manuel Valls s’est félicité de l’accord trouvé le 30 août à Laval, en Mayenne, entre les producteurs de lait et l’un de leurs principaux collecteurs, Lactalis (Lactel, Président, Bridel, Salakis...). Jusqu’à fin 2016, les éleveurs pourront vendre leur tonne de lait 290 euros – soit 0,29 euros par litre de lait – contre 257 euros en août (0,25 €/l). Suite à l’accord, la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricole, le syndicat majoritaire) a immédiatement demandé la fin des blocages, saluant cette augmentation et l’alignement de Lactalis sur des niveaux de prix similaires à ses concurrents.

Cette petite hausse des prix soulagera un peu les trésoreries des éleveurs. Mais n’enrayera pas la crise agricole. Les mêmes problèmes risquent de se reposer dès début 2017. « Il faut au moins 0,35 euros pour couvrir les coûts de production et rémunérer le travail », estime le syndicat Confédération paysanne. L’accord signé à Laval aboutit à une moyenne de 0,27 euros par litre sur l’année. C’est justement le prix du litre de lait qui était payé au producteur... il y a trente ans !

[...]

Lire la suite en cliquant ci-dessous

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 13:57
Refusons la marche à la guerre

2014 : Innombrables commémorations de la Grande Guerre, multiples interrogations. Les plus jeunes, ébahis et incrédules, se demandent comment une telle ineptie funeste a été possible. La croient d’un autre siècle.

Mais les commémorations, devenues rituelles, ne sont que pures conventions et ne délivrent qu’une version aseptisée et consensuelle. L’histoire officielle qu’elles véhiculent n’aide en rien à comprendre la mécanique qui a broyé l’Europe et ses peuples. Dans le pire des cas elle présente la guerre comme un grand malheur, une fatalité, et conclue que « plus jamais ça ». Mais elle ne précise pas plus jamais quoi.

Dans le meilleur, elle mentionne la responsabilité des gouvernants, plus rarement celle des militaires et de l’état major. Si elle rappelle parfois les rôles de Jean Jaurès, de Rosa Luxembourg, rarement elle approfondit leurs arguments politiques, et presque jamais ne souligne la justesse et la clairvoyance de leur lutte. Il faut chercher soi-même les discours de Vaise et du Pré Saint Gervais, et l’assassinat du fondateur de l’Humanité est relégué au rang d’une péripétie de l’histoire. Du côté de la marche à la guerre, elle esquive souvent la responsabilité de Poincaré et de ses gouvernements. Elle ne dit pas l’aveuglement de Philippe Pétain, l’impréparation des chefs et leur incompréhension totale de ce qui allait advenir.

Elle évite de rappeler, bien sûr, le procès de l’assassin de Jean Jaurès, si révélateur : en mars 1919, à l’issue d’un procès ayant duré cinq jours, Raoul Villain est acquitté. Et la veuve de Jaurès est condamnée aux dépens du procès…

Il ne s’agit nullement d’une erreur judiciaire. En ce lendemain de guerre, les dirigeants politiques, les cadres de l’armée, les intellectuels, réalisent abasourdis l’ampleur de la boucherie et des destruction qu’ils ont laissées advenir ou même encouragées ; ils craignent la juste colère du pays. La nation toute entière n’ose regarder en face cette ineptie historique, les manipulations, les mensonges, les aveuglements, même lorsqu’elle en a été la victime. Les classes dirigeantes, surtout, redoutent avec terreur que le peuple ne comprenne enfin leur irresponsabilité, voire les intérêts criminels qui les ont guidées. Mais les victimes elles mêmes ne veulent pas voir rappeler leur propre aveuglement, le consentement abusé de beaucoup. Alors il est essentiel, vital, que personne ne se souvienne de Jean Jaurès, de son combat contre la guerre jusqu’à son dernier jour. L’amnésie est vitale pour la concorde, et surtout pour le maintien au pouvoir des mêmes classes. Personne ne doit rappeler que Jaurès, guidé par son analyse sociale, fut plus lucide que les hommes politiques et plus clairvoyant que les stratèges militaires. Que contre tous, il avait mis en garde contre les hécatombes imbéciles qui se profilaient. Avait montré comment militaires et pouvoirs économiques feraient bon marché des vies de travailleurs... Puis des autres. Avait crié à quel point la guerre était le stade suprême de l’exploitation des peuples par les classes possédantes.

Il fallait donc que l’assassin de Jaurès soit acquitté ; il fallait que son geste soit pris comme celui d’un patriote, qu’il occulte la lumière de la juste lutte de Jean Jaurès contre l’obscurantisme belliqueux. La guerre était devenue sacrée, et le président du tribunal déclara au prévenu : « Vous êtes un patriote Villain »...

L’histoire officielle, et le récit médiatique qui accompagne ces « commémorations » et « devoirs de mémoire » gomme donc tout cela. Mais surtout, au grand jamais elle ne rappelle qu’une guerre se mène toujours avec l’assentiment des peuples. Que les pouvoirs, lorsqu’ils se sont convaincus de l’intérêt que la guerre présente pour eux (pour cause de surproduction, de crise économique, de difficultés de politique intérieure...) savent trouver les mots, savent faire entonner des chants, trouvent les mises en scène, les arguments, les prétextes. Savent, quand besoin est, les créer, cela s’est vu. Savent cacher les risques, les conséquences, les malheurs. Savent faire oublier que dans une guerre, même si on la mène très loin, il y a des victimes des deux côtés. Savent faire croire que c’est l’autre qui a commencé, qu’il sera seul puni, et que la meilleure solution est de riposter. « On les aura ».

En 14-18, c’est connu, « on » devait être à Berlin avant Noël, avec si peu de morts. En 39-45, en Allemagne, on devait conquérir l’Europe, et jamais la fortune de guerre ne se retournerait, jamais un avion ennemi ne survolerait le Reich. Aux États-Unis même, il fallut des trésors de communication pour convaincre le peuple d’aller participer aux massacres européens puis asiatiques. Puis il y eut les Malouines, l’Afghanistan, l’Irak, et à chaque fois le scénario se reproduisit : celui de la manipulation, des demi-vérités et du mensonge, celui que la commission Chilcot vient de rendre public et officiel au Royaume Uni. Hélas, seule une petite fraction des populations, des intellectuels même, sait résister à ces sirènes. Seuls quelques dirigeants ont la lucidité ou le courage de ne pas hurler avec les fauteurs de guerre au risque de passer pour des anti patriotes ou des défaitistes.

C’est donc en dernier ressort les peuples eux mêmes qui sont l’ultime rempart contre ce qui est toujours présenté comme LA solution et qui est TOUJOURS le début d’une catastrophe. S’ils se laissent entraîner, plus rien n’arrête la marche à la guerre.

Or nous en sommes là. Pour des raisons dont tout le monde sait qu’elles ne sont pas pures, mais qui portent les jolis noms de droits de l’homme, de liberté, de sécurité, de lutte contre la barbarie, nos gouvernants nous entraînent aujourd’hui dans cet engrenage, se saisissent des terribles événements qui eux-mêmes s’inscrivent dans cette logique et en découlent pour partie. Afrique, Moyen-Orient, Ukraine, Corée, Chine même, les « ennemis » sont partout, qu’il faudrait aller étouffer dans l’œuf.

Et l’on voit ressurgir marseillaise, prestige de l’armée, apologie des armes, des avions de guerre, des technologies mortifères qui assureront l’anéantissement de l’ennemi sans risque aucun pour nous. Pourtant qui peut encore croire, plus qu’en Afghanistan, qu’en Irak, en Libye ou autrefois sur le sol européen, que la guerre apportera une solution ?

Mais aujourd’hui, et semble-t-il de manière croissante, les porte-paroles, les dirigeants politiques, les télévisions, la presse, sans mémoire, inconscients ou sans vergogne jouent ce jeu périlleux et nous mènent vers le gouffre. Puis les peuples, une grande partie tout au moins, se laissent emporter par la rhétorique, les « experts » et les images. Plus tard, trop tard, l’archiduc d’Autriche et Sarajevo l’ont montré, plus personne ne contrôle rien, et la logique de la guerre s’auto-alimente.

Puis voici qu’après l’abominable action criminelle du 14 juillet à Nice, la classe politique tétanisée sombre dans le déshonneur en tentant de s’emparer de l’événement. Et voici que dans la surenchère qui en découle, une partie de cette caste nous appelle maintenant à préparer la guerre civile en armant des milices dans nos rues. On en a vu l’efficacité à Beyrouth autrefois, en Syrie aujourd’hui... Voici même qu’on entend des voix appeler à « la guerre totale », rappelant un pathétique épisode, prélude à une défaite totale.

Il y a de quoi, aujourd’hui, être très inquiets, il y a de quoi se souvenir des marches vers la guerre, l’aveuglement n’est pas d’un autre temps. Il y a de quoi s’y opposer de toutes nos forces.

Gérard Collet

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 14:42
Un autre regard critique… venant du Sud : Union Européenne, droit et devoir d’inventaire

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Et c’est le droit, et le devoir, de tous les peuples du monde de s’affranchir, de se libérer, pour construire un autre monde, post-capitaliste, post-impérialiste, post-européen…

Elle se fissure l’UE actuelle, avant peut-être un long et profond processus de désagrégation. Cela devait arriver, seulement que nous ne savions point ni quand ni comment. Le Royaume-Uni vient de décider de quitter l’Union européenne après un referendum, qu’ainsi soit-t-il. La Grèce aurait pu le faire en 2015, car il y avait toutes les raisons d’un « Grexit », mais son gouvernement n’eut pas le courage ni voulut se doter des moyens pour le faire et laissa piétiner son référendum anti-austérité.

La CECA-EURATOM//CEE/Union Européenne fut et reste encore le volet civil et économique de l’OTAN. Elle était destinée au début à amarrer l’Allemagne à la France, au dessein fixé par les USA à l’Europe occidentale, avec le Plan Marshall d’abord. Ce fut inauguré avec l’éclosion de la guerre froide, cette ère de paix impossible, guerre improbable, lancée en mars 1947 par un célèbre discours de Harry Truman. Pour faire face aux Soviétiques il fallait donc à la base neutraliser définitivement l’Allemagne, initiatrice des deux guerres mondiales, par des moyens irréversibles. Cependant, même occupé par les vainqueurs du nazisme en 1945 -soviétiques, états-uniens, britanniques et français- et divisé ensuite en deux États, la RFA et la RDA, le pays de Goethe et de Bismarck ne pouvait que se réindustrialiser et redevenir la première puissance industrielle de l’Europe occidentale, et aussi se réunifier in fine.

A sa double mission initiale se rajouta une autre, fondamentale. Depuis le milieu des années 1980 apparut clairement une nouvelle fonction pour la CEE (Communauté économique européenne), ne pas la moindre et bien plus vaste, celle de prescripteur et vecteur fondamental de la politique néolibérale dans le sous-continent. La philosophie et les objectifs de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), promotrice du libéralisme économique en Europe occidentale, étaient directement adoptés par Bruxelles. Bousculant la souveraineté des États et des peuples, corrodant ou détruisant peu à peu les garanties de protection sociale des travailleurs, leurs salaires et leur pouvoir d’achat, en démolissant petit à petit l’État social. Depuis 2002 la monnaie unique est ainsi son instrument permanent de torture. L’euro fort bénéficie avant tout et surtout à l’Allemagne.

Le système construit en Europe occidentale pour consolider la guerre froide consistait donc en : a. une doctrine, l’endiguement de l’URSS et ses alliés ; b. la force militaire avec le développement des armes nucléaires -déjà en possession des USA depuis 1945- et la dissuasion ensuite ; c. l’alliance atlantiste, l’OTAN, fondée en avril 1949 ; d. le Plan Marshall (1948-1951). A la fin, celui-ci fut suivi en 1951 par la première institution ouest-européenne en tant que telle, la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier). L’URSS ayant rejeté la proposition d’aide financière états-unienne, car conditionnée à l’acceptation du libéralisme économique par les pays bénéficiaires et vecteur d’une mise sous tutelle économique et culturelle, fonde en janvier 1949 le CAEM(COMECON)-Conseil d’assistance économique mutuelle, incluant tous les pays de l’Europe de l’Est et finalement une alliance militaire, le Pacte de Varsovie, le 14 mai 1955, en réponse à l’adhésion à l’OTAN le 9 mai 1955 de la RFA, en voie de remilitarisation.

La astucieuse trouvaille française, consistant à vouloir dompter et brider l’ogre germanique, car d’après Robert Schuman l’objectif était de rendre une nouvelle guerre avec les Allemands non seulement impensable mais aussi matériellement impossible, se retourna contre ses créateurs. C’est l’Allemagne, réunifiée même -mais plutôt parler d’une annexion par la RFA de la RDA – après la chute du Mur de Berlin en 1989, qui fini par faire de l’UE une sorte de nouveau saint-empire romain-germanique, euro-germanique, où rien ne se fait contre Berlin ou sans le consentement de Berlin, qui nomme -ou consenti la désignation de- l’exécutif et les technocrates à Bruxelles, avec des feuilles de route bien précises. Le deutschemark devenu €/euro fut depuis toujours bien contrôlé à Francfort par la banque centrale allemande.

Les prémices du rassemblement ouest-européen furent le traité défensif de Dunkerque entre la France et le Royaume-Uni en 1947, et le traité défensif de Bruxelles de mars 1948 devenu ensuite Union de l’Europe occidentale, qui fut comme une répétition générale. Un intense travail souterrain et de lobbying (entre 1948-1960) du Comité américain pour une Europe unie/American Committee on United Europe finançait et soutenait en sous-main les personnalités et mouvances fédéralistes européennes, notamment le Mouvement européen international.

Ce traité exclusivement ouest-européen (France, Royaume-Uni et Benelux) fut suivi par la signature à Washington le 4 avril 1949 du traité défensif créant l’OTAN. Les membres fondateurs de l’alliance militaire furent les cinq que nous venons de citer du traité de Bruxelles plus les États-Unis, le Canada et encore quatre autres pays européens, la Norvège, le Danemark, l’Islande et le Portugal (du dictateur Salazar). A présent toute l’UE sauf cinq pays -l’Irlande, l’Autriche, Chypre, la Suède et la Finlande- font partie de cette alliance défensive … qui devint offensive.

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http://www.investigaction.net/un-autre-regard-critique-venant-du-sud-union-europeenne-droit-et-devoir-dinventaire/

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