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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 14:29
MOINS DE CAMIONS, PLUS DE WAGONS…. VITE !

Pollution atmosphérique

| sur le site de la Fédération CGT des cheminots

L’épisode actuel de pics de pollution dans les grandes agglomérations du pays semble atteindre une ampleur jamais vue depuis 10 ans. A Paris tout d’abord, puis à Lyon et sans doute ailleurs, des mesures exceptionnelles sont mises en place telle que la circulation alternée des automobiles et la gratuité des transports en commun.

Nous sommes face à un désastre environnemental et une catastrophe sanitaire.

Les mesures ponctuelles, pour nécessaires qu’elles soient, sont très insuffisantes. Il est urgent de s’attaquer aux causes profondes des émissions de polluants.

Or, les transports constituent le premier secteur d’émissions de polluants et de gaz à effet de serre.

Bien sûr, les véhicules individuels sont trop nombreux sur les routes. La seule alternative efficace réside dans le développement des transports en commun.

Par contre, on parle peu du Transport Routier des Marchandises (TRM).

Le TRM est ainsi le principal émetteur de pollution sur Paris et la petite couronne (53% des oxydes d’azote, 40% des particules fines). En 2009, les études montraient que 3 millions d’habitants de l’Ile-de-France étaient soumis à une qualité de l’air inférieure aux normes pour l’oxyde d’azote et 1,8 millions étaient soumis aux dépassements des seuils de particules.

Ces quelques chiffres, auxquels il faudrait ajouter ceux sur la congestion routière permanente, de l’accidentologie et du coût cumulé assumée par la collectivité, pointent une fois de plus l’hégémonie du mode routier dans le transport des marchandises.

En France, plus de 85% des marchandises sont transportés par la route, contre moins de 10% par le rail et moins de 5% par la voie d’eau. En Ile-de-France, première région économique d’Europe où se réalise près du tiers du PIB national, la part du rail n’est que de 5% !!

Il y a urgence à rééquilibrer les parts des différents modes de transport en faveur des plus vertueux.

C’est possible, à condition de sortir le transport et la logistique des griffes du marché. Cela nécessite une vraie volonté de l’Etat. La SNCF doit redevenir l’outil d’une vraie politique multimodale des transports.

Les cheminots et leurs organisations syndicales, aux côtés d’acteurs économiques et institutionnels font des propositions et tracent des pistes concrètes pour relancer le Fret ferroviaire.

C’est l’objet du documentaire « transport des marchandises, changeons d’ère », récemment réalisé par Gilles Balbastre pour le compte du CE National de Fret SNCF.

La Fédération CGT des cheminots vous invite à visionner ce documentaire sur You Tube ou sur le site www.fret21.org

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 15:22
Les salariés d’Hanjin Shipping au Havre dans la tourmente
 
Publié 08/12/2016 á 22H48 sur le site de Paris-Normandie
 

Dans quelques jours, les vingt-six salariés de l’agence Hanjin Shipping au Havre vont recevoir leurs lettres de licenciements. Dans les bureaux d’entrée de ville, c’est l’incompréhension qui prédomine.

     
     

    Comment a-t-on pu en arriver là ? Il n’y a pas encore si longtemps, la compagnie maritime Hanjin Shipping était le septième armateur mondial et le 1er en Corée du Sud. Aujourd’hui, ce géant du transport maritime, qui disposait d’une flotte de 132 navires dont 98 porte-conteneurs, est en faillite avec toutes les conséquences qu’on imagine. Localement, les victimes de cette déroute sont les vingt-six salariés de l’agence du Havre. « C’est une faillite historique. Lorsqu’on en parlait à des dockers il y a un mois et demi, ils ne voulaient même pas nous croire... » confie Anne-Sophie, une salariée de l’agence. À quelques jours de Noël, le personnel n’a toujours pas perçu les salaires des mois d’octobre et novembre. Et malgré l’arrêt de l’activité, ils doivent faire acte de présence dans leurs bureaux d’entrée de ville. La liquidation d’une entreprise internationale, dont le siège est à Séoul, s’est avérée complexe. Si aujourd’hui Hanjin Shipping Limited a toujours une existence en Corée du Sud, ses agences, qui en Europe dépendent d’un siège à Hambourg, sont depuis le 26 octobre en voie de fermeture. C’est donc un administrateur allemand qui est chargé du dossier pour la France.

    [...]

    La suite en cliquant : http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/les-salaries-d-hanjin-shipping-au-havre-dans-la-tourmente-GG7679495?utm_source=Newsletter+EcoNormandie+La+Quotidienne&utm_campaign=07b088b3a3-EcoNormandie_la_quotidienne+12_08_2016&utm_medium=email&utm_term=0_2178025532-07b088b3a3-138685725#

     

     

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    21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 00:39
    Présidentielles : le PRCF prend position – communiqué du PRCF

    Sur le site du PRCF "Initiative communiste"

    Après avoir démocratiquement à la base et consulté toutes les associations départementales, le Comité Central du PRCF qui s’est tenu le 13 novembre a adopté à l’unanimité moins une voix la motion «  » présentée par la commission exécutive.

    1. Concernant l’hypothétique (pré-)candidature d’un membre du aux présidentielles, elle n’aurait de sens « identitaire »…
      • que si elle militait sans équivoque pour que la France SORTE de l’Union Européenne du capital,
      • que si elle rappelle que le socialisme est la seule issue à la crise du capitalisme,
      • que si elle exclut d’avance tout ralliement au PS (notamment à Montebourg)
      • et que si elle exclut d’avance toute forme de candidature unique de la gauche au premier tour des législatives.on est loin de tout cela aujourd’hui
    2. Concernant la candidature de , tout en considérant qu’un vrai changement progressiste implique la rupture franche de la France avec l’UE dans la perspective du pouvoir populaire et que, de ce point de vue, la formule de Jean Luc Mélenchon, « l’UE, on la change ou on la quitte ! » n’est qu’un tout premier pas, le PRCF tend la main aux militants de la France insoumise et soutient de manière à la fois critique et constructive la candidature Mélenchon. C’est à l’heure actuelle le moyen le plus efficace pour combattre le fascisant FN, Valls-MEDEF et la droite thatchérienne, tout en ouvrant l’espace politique le plus large possible aux luttes à venir. Car c’est d’abord par l’action tous ensemble et en même temps que nous construirons le Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Écologique (FR.A.P.P.E. !) nécessaire pour battre le grand capital et engager le vrai changement.
      Dans cet esprit à la fois rassembleur et indépendant, sans perdre de vue l’exigence stratégique de reconstruire en France un vrai Parti communiste, le PRCF diffusera à au moins 100 000 exemplaires son programme communiste dans les manifs, aux entreprises, aux étudiants et dans les quartiers populaires, et cela avant le 1er tour de la présidentielle.

    du PRCF sur les présidentielles -14 novembre

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    19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 22:22
    Renault-Nissan, Airbus, Natixis... : les troublantes pratiques antisyndicales des entreprises françaises aux États-Unis

    par Olivier Petitjean

    La semaine dernière, des ouvriers américains du Mississippi ont fait le voyage jusqu’à Paris pour manifester, avec le soutien de l’acteur Danny Glover, contre la direction de Renault-Nissan. Celle-ci est accusé d’empêcher la création d’une section syndicale dans son usine de Canton. Auparavant, ce sont les employés d’un hôtel californien géré par Natixis qui ont saisi le point de contact national français, un mécanisme d’arbitrage extrajudirique, pour faire reconnaître leurs droits syndicaux. Les controverses sur les pratiques antisyndicales des entreprises françaises aux États-Unis se multiplient depuis quelques années.

    À l’occasion du Mondial de l’automobile, des ouvriers de l’usine de Renault-Nissan à Canton, dans l’État du Mississippi aux États-Unis, ont fait le déplacement à Paris. Pas pour admirer les derniers modèles de leur employeur et de ses concurrents, mais pour dénoncer le blocus de leur direction, qui empêche depuis douze ans la création d’une section syndicale dans l’usine. L’acteur Danny Glover avait même fait le déplacement pour les soutenir.

    Accompagnés de représentants de l’UAW, le syndicat automobile américain, les ouvriers de Canton évoquent une politique d’intimidation malheureusement très répandue dans cette région des États-Unis (lire notre précédent article sur cette affaire) : vidéos obligatoires pour les salariés visant à les mettre en garde contre les syndicats, et mise à l’écart des ouvriers les plus remuants. La direction refuserait même l’organisation du référendum nécessaire à la création d’une section syndicale. La grande majorité des 6000 ouvriers de l’usine de Canton sont noirs, et ils n’hésitent pas à faire le rapprochement entre leur lutte actuelle pour leurs droits syndicaux et la lutte des années 1960 pour les droits civiques, en recyclant son slogan « Nous sommes des hommes », et « pas des robots ».

    Ils souhaitaient également interpeller l’État français, actionnaire important de Renault (20%) et donc de Nissan. La ministre du Travail Myriam El Khomri aurait écrit à son homologue américain, sans résultat concret cependant. Du côté de la direction locale de Nissan, on assure en effet respecter les règles légales en vigueur.[...]

    La suite en cliquant ci-dessous

     

    En Suisse aussi ...

    Les tensions montent entre Nissan et ses salariés
    Mardi à midi, une quarantaine de personnes ont manifesté leur colère devant le siège rollois du constructeur nippon.

    Mardi à midi, une quarantaine de personnes ont manifesté leur colère devant le siège rollois du constructeur nippon.

    L’annonce du couperet était tombée au mois de septembre. La réorganisation entamée par Nissan Suisse de plusieurs départements frappe de plein fouet son siège basé à Rolle. En tout 92 postes sur les 228 que compte le site seront finalement déplacés à Montigny-le-Bretonneux, en région parisienne, où se trouve le siège de Nissan Europe. Depuis quelques semaines, la colère gronde tant du côté des employés que d’Unia, dont le mandat collectif de représentation est refusé par le constructeur nippon. A tel point qu’une quarantaine de personnes ont manifesté ce mardi devant les locaux rollois.[...]

    Lire la suite ici :

    http://www.tdg.ch/economie/entreprises/tensions-montent-nissan-salaries/story/18220038

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    19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 15:16

    Le futur traité de commerce Europe-USA, une menace pour les droits syndicaux ?

    22 mai 2014 par Rachel Knaebel

    Le projet de traité de commerce et d’investissement entre l’Union européenne et les États-Unis suscite toutes les inquiétudes, en raison du risque de remise en cause des normes environnementales et sanitaires des deux côtés de l’Atlantique. Pour les syndicats européens, une future zone de libre échange constituerait aussi une menace pour les droits des travailleurs et plusieurs protections sociales, comme le salaire minimum. Car les États-Unis ne reconnaissent pas la plupart des conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail, et les libertés syndicales y sont notoirement faibles. La protection des travailleurs pourrait-elle bientôt se trouver considérée comme une entrave au commerce ?

    Les droits des travailleurs, l’exercice de la liberté syndicale et la prévention de la santé au travail sont-ils menacés par l’accord commercial en cours de négociation entre l’Europe et les États-Unis ? C’est ce que craignent les syndicats européens. Le traité commercial transatlantique, appelé PTCI pour « Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement » – mais aussi TTIP ou Tafta – est négocié dans l’opacité depuis juillet 2013. Les électeurs ne savent pas grand chose des discussions. Les gouvernements et les députés européens en sont tenus éloignés. C’est la Commission européenne qui négocie le traité directement avec l’exécutif états-unien.

    Le traité vise à instaurer une vaste zone de libre échange : 29 États, 820 millions d’habitants, séparés par l’Atlantique Nord. Elimination des droits de douanes, suppression des « obstacles non-tarifaires » au commerce (licence d’exportation, contrôle qualité des importations…), harmonisation des normes et des réglementations, tels sont les sujets sur la table des négociations. Les normes européennes en matière sociale ou environnementale pourraient ainsi être jugées trop contraignantes, et vice-versa. Un tel traité pourra par exemple ouvrir les ports européens à l’arrivée du bœuf aux hormones américain.

    Les États-Unis, mauvais élève des droits des travailleurs

    Autre point sensible : les mécanismes de « protection des investissements ». Ceux-ci permettent aux multinationales états-unienne et européennes qui s’estimeraient « discriminées » par une réglementation de réclamer des indemnités aux États, devant des tribunaux d’arbitrage privés, si elles jugent leur investissements mis à mal. De tels tribunaux d’arbitrage existent déjà. Et leurs « arbitrages » se font le plus souvent en faveur des intérêts privés (voir L’industrie de l’arbitrage commercial international, ou comment des juristes gagnent des millions en poursuivant les États). Grâce à eux, des entreprises européennes ont par exemple engagé des poursuites contre l’augmentation du salaire minimum en Égypte ou contre la sortie du nucléaire décidée par l’Allemagne en 2011. La seule menace d’une plainte, contre l’interdiction d’un produit jugé toxique, d’une technique d’extraction ou du travail le dimanche par exemple, peut parfois suffire pour faire tomber les décisions d’États au profit des entreprises.

    Pour la Commission européenne, le jeu en vaut pourtant la chandelle. Selon elle, l’accord transatlantique va « stimuler la croissance et créer des emplois ». Un optimisme qui ne suffit pas à convaincre les syndicats européens. Au-delà du flou des prévisions sur les effets positifs que pourrait avoir le traité sur la santé économique européenne – 0,5% de croissance supplémentaire en Europe grâce au traité selon une étude commandée par la Commission – (lire Ces prédictions économiques « à la louche » qui justifient les politiques de libéralisation commerciale), les syndicats du Vieux Continent s’inquiètent au contraire des conséquences potentiellement dévastatrices sur le droit du travail.

    C’est que les États-Unis ne brillent pas par le niveau de protection qu’ils offrent aux travailleurs et à leurs libertés syndicales. Selon un classement des « pires pays où travailler » récemment révélé par la Confédération syndicale internationale (CSI), - et destiné à faire pendant au classement Doing Business (« meilleurs pays pour faire des affaires ») de la Banque mondiale, les États-Unis sont dans la catégorie 4 (« violations systématique des droits ») au même rang que le Pakistan, Haïti et l’Irak, et à peine une catégorie au-dessus que le Qatar, le Bangladesh et le Cambodge. Les « pires » pays européens - Pologne, Roumanie et Royaume-Uni - sont en catégorie 3 ; les autres en catégorie 1 (comme la France) et 2.

     

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    16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 22:38
    Les grandes banques françaises ont encore 75 mille milliards d’euros investis dans des produits dérivés

     

    35 fois le PIB de la France. C’est, selon les calculs d’Alternatives économiques, la somme investie par les quatre grandes banques françaises - BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole et BPCE - dans des contrats de produits dérivés, « au cœur de tous les dérapages de la finance depuis 1970 ». Un chiffre qui donne une idée des risques induits, même s’il tend à baisser depuis quelques années.[...]

    Lire la suite ici :http://multinationales.org/Les-grandes-banques-francaises-ont-encore-75-mille-milliards-d-euros-investis

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    9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 15:35
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    9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 15:01
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    29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 16:56

    Un partisan de la CGT devant les locaux d'Alstom le 27 septembre 2016© SEBASTIEN BOZON Source: AFP
    Un partisan de la CGT devant les locaux d'Alstom le 27 septembre 2016

     

    Menaces sur le devenir industriel d’Alstom, vindicte des classes dirigeantes contre des syndicalistes d’Air France : l’UE porte une lourde responsabilité, analyse Pierre Lévy, spécialiste des questions européennes.

    Hasard du calendrier... Deux mouvements sociaux emblématiques se sont simultanément invités dans l’actualité sociale française du 27 septembre : les salariés d’Air France venus soutenir leurs collègues comparaissant devant la Justice ; et ceux d’Alstom manifestant face aux menaces qui pèsent sur le site de Belfort, et plus généralement sur l’avenir industriel du groupe.

    5 octobre 2015, les images font le tour de France, et du monde : deux hauts responsables de la compagnie aérienne française contraints de fuir la colère des personnels – du manutentionnaire au pilote en passant par les hôtesses de l’air – à qui la direction s’apprêtait à annoncer une énième charrette, après avoir déjà supprimé 10 000 emplois en trois ans.

    Faut-il répéter la violence faite aux femmes et aux hommes jetés ainsi au rebut ? Tout cela parce qu’Air France est plongée dans l’univers d’un transport aérien largement déréglementé par l’entremise de l’Union européenne. Une déréglementation qui alimente la spirale de la «compétitivité», cette course sans fin dans laquelle les compagnies dites «à bas coût» tirent l’ensemble des conditions de travail et de rémunération vers le bas.

    "C’est que la classe dominante a jugé insupportable et dangereuse cette image : des patrons contraints de détaler piteusement devant la colère de ceux qui sont habituellement soumis, contraints, humiliés"

    Lire l'article intégral ici : https://francais.rt.com/opinions/26936-alstom-air-france-colere

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    28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 14:11
    Trou de la Sécu : quand Marisol Touraine se moque du monde...
     

    Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé s'est félicité des derniers chiffres du déficit du régime général de la Sécurité sociale. Ceux-ci seraient une très grande victoire, après 4 années de réformes structurelles et une nouvelle donne s'installerait clairement et durablement.

    Ce discours est à la fois ahurissant et insupportable pour les assurés sociaux tant il fait l’impasse sur les moyens qui ont été utilisés pour en arriver là, aussi bien dans la branche maladie que les autres branches de la Sécurité sociale... 

    " En 2012, j’ai pris cette situation à bras le corps. J’ai assumé. Assumé de dire que la situation était grave. Assumé de dire qu’il faudrait des efforts. Jamais par plaisir, mais toujours par responsabilité. Avec une exigence de chaque instant : moderniser notre protection sociale pour faire progresser les droits. Les résultats sont là. Depuis 2012, le déficit n’a cessé de diminuer, année après année. En juin, nous prévoyions un déficit de 5 milliards d’euros pour 2016. Nous le revoyons encore à la baisse : il devrait se situer à 3,4 milliards d’euros seulement. En 2017, le régime général de la sécurité sociale sera à l’équilibre, pour la première fois depuis 2001."

     
    A travers ce discours officiel de Marisol Touraine et des commentaires d'une certaine presse qui ne fait pas son travail d'information, le retour à l'équilibre financier, prévu pour l'année 2017, serait simplement le fruit d'une bonne gestion, occultant le détail des mesures scélérates qui ont été prises depuis de nombreuses années, aussi bien par la droite que la gauche au pouvoir. 

    La France est présentée comme un modèle du genre au niveau des soins médicaux, alors que les assurés sociaux et leurs bénéficiaires subissent, depuis des années, un grignotage continu des différentes prestations de l’Assurance maladie. En cause notamment les nombreux forfaits en tout genre restant à la charge des malades :

    - forfait d'1 € sur les actes médicaux, relevé à 4 €, lorsque plusieurs actes ou consultations sont effectués par un même professionnel de santé au cours d'une même journée,

    - forfait de 18 € sur les actes dont le tarif est égal ou supérieur à 120 €,

    - sans oublier le ticket modérateur qui reste à la charge de l’assuré s’il n’a pas les moyens financiers de s’offrir une mutuelle, 

    Cette érosion du remboursement des diverses prestations s’est encore aggravée avec l’augmentation considérable des prix de certains actes paramédicaux : [...]

    La mort de l’hôpital public

    Avec l'accélération des suppressions d'emplois dans les hôpitaux publics et les avantages croissants accordés aux cliniques privées, le service public hospitalier est à l'agonie. Pour le budget des hôpitaux jusqu'en 2017, trois milliards d'euros d'économies sont prévues, dont 860 millions issus de la maîtrise de la masse salariale, ce qui doit se traduire par la suppression de 22 000 postes, soit 2% des effectifs. Le ministère de la Santé ne communique pas vraiment sur le sujet, évoquant non pas une réduction des dépenses mais une évolution maîtrisée de l'augmentation des dépenses

    Trois milliards sur trois ans, ce n'est pas rien. Dans le détail, 1,2 milliard d'euros doit être économisé grâce à une mutualisation des achats des hôpitaux et une obtention de meilleurs tarifs auprès des fournisseurs. Une baisse de prix des médicaments doit par ailleurs permettre de dégager 350 millions d'euros, alors que des rapprochements entre hôpitaux voisins doivent permettre d'économiser 450 millions d'euros.

    On trouve aussi dans le document interne du ministère de la Santé qui détaille cette évolution maîtrisée le développement de la chirurgie ambulatoire, c'est-à-dire sans nuit passée à l'hôpital, pour une économie de 400 millions ou la réduction des durées d'hospitalisation pour 600 millions d'euros.

    Mais le sujet vraiment explosif, c'est bien cette fameuse maîtrise de la masse salariale qui ne se fera pas par des licenciements mais par des non-remplacements de départs à la retraite. n'oublions pourtant pas qu'au passage, des vacataires intérimaires pourront, eux, se voir remerciés...

    Dernier épisode en date, Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a décidé en mars 2016 de retirer des hôpitaux des traitements anticancéreux, pour la plupart innovants, qui considérés comme trop onéreux. C’est tout une partie de la population qui n’aura donc plus accès à une vingtaine de médicaments anticancéreux, mais également à des traitements antirejet pour les greffes du rein par exemple, car rayés de la liste des médicaments remboursés aux hôpitaux par la Sécurité sociale. Conséquence directe, ces soins ne seront accessibles que dans certains établissements à condition d’y mettre le prix.[...]

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