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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 14:02
Mouvement social au port de Rouen. Pneus et palettes brûlés, et préavis de grève

Des salariés du Grand port maritime de Rouen (Seine-Maritime) ont manifesté leur colère, jeudi 21 janvier 2016, à la suite d'une réunion avec la direction. Explications.

Mise à jour : 21/01/2016 à 12:14 par Timothée L'Angevin

Lire l'intégralité de l'article sur Normandie-actu

Les salariés ont brûlé dspneus et des palettes devant le siège du Grand Port de Rouen (DR)

Les salariés ont brûlé des pneus et des palettes devant le siège du Grand Port de Rouen (Seine-Maritime), jeudi 21 janvier 2016. (Photo envoyée par un lecteur)

« Tant que la direction ne se remettra pas à table avec les salariés, nous brûlerons des pneus et des palettes tous les jours. » Fabrice Lottin, secrétaire général CGT, avertit le Grand port maritime de Rouen (Seine-Maritime). [...]

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 12:17

Le nouveau numéro du "Fil rouge", journal de "l'Institut CGT d'histoire sociale de Seine-Maritime" est paru.  Toujours aussi remarquable.  A lire pour tous les salariés pour voir comment les luttes ont construit la résistance contre le patronat et sa domination.  A lire pour comprendre comment les salariés, les ouvriers ont pris conscience de leurs intérêts communs et construit leurs outils de lutte collectifs. Le dernier numéro est consacré à l'entreprise Caillard au Havre et aux luttes que les militants de la CGT animèrent.

Histoire du mouvement ouvrier : le dernier numéro de "Fil Rouge" est paru

Le fil rouge n° 57

  • Caillard, une usine qui a fait vibrer le Havre et le quartier de l’Eure
  • La Normandie au XIXe siècle. Entre tradition et modernité.
  • Résistance(s). Rouen, sa région, la vallée du Cailly. Entre histoire et mémoire (1940 -1944)
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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 08:37
Commentaires publiés en avril 2015 par AC alors que des menaces pesaient sur l'emploi à Vallourec: 
L'investissement au Brésil et aux Etats-Unis semble plus juteux pour les actionnaires que l'implantation historique en France.  Le climat est d'ailleurs très favorable aux actionnaires de l'entreprise aux Etats-Unis ( Youngstone): les salariés y ont interdiction de créer un syndicat sur le site ...
 Quand le président du directoire de Vallourec prétend « surcapacité de production » en Europe il faut entendre délocalisation.  C’est en effet après avoir lourdement investi au Brésil et aux Etats-Unis que Vallourec déclare vouloir rentabiliser ses investissements.  Comprenons : l'entreprise Vallourec investit dans de nouvelles usines sur le continent américain en sachant pertinemment qu’elle sera en surproduction en Europe … et décide de licencier en France et en Allemagne. 
Cette surcapacité de production est en réalité organisée pour justifier des suppressions d'emploi en Europe de l'Ouest pour le plus grand bénéfice des actionnaires ! L’État a engagé 4,5 millions d’aides publiques cette année, 3 millions l’an dernier. Les cadeaux fiscaux et sociaux n’ont jamais été aussi importants. Pourtant l'emploi industriel continue de fondre.  Les multinationales et les banques bradent l'emploi et le secteur industriel.  Le problème n'est donc ni la fiscalité ni les cotisations sociales mais l'appétit des actionnaires !  Ce ne sont pas les salariés qu'il faut licencier.  C'est le système qu'il faut changer.  AC

A cela il faut ajouter les difficultés liées à la concurrence venue de Chine et d'Europe de l'Est.  Le dumping social est le talon d'Achille de l'industrie française  mais les gouvernements successifs n’ont rien fait pour s'y opposer.  Pour Vallourec, E.  Macron a promis une "mobilisation d'urgence" de l'Etat français et préconisé la fermeté de l'Union européenne pour protéger un secteur "en grande difficulté"… Mais avec ce gouvernement on connaît la rengaine.  Petroplus, le secteur pétrolier, Goodyear, les papeteries de Chapelle Darblay : on attend toujours.  De surcroit, l’UE qui clame toujours que « modernité » rime avec « concurrence libre et non faussée » n’est pas prête à intervenir sur ces questions industrielles.  Il faudrait donc que le gouvernement prenne des décisions contraires aux règles européennes.  Or il participe  à toutes les décisions européennes et se précipite pour les mettre en oeuvre.  Seules de puissantes luttes  peuvent le contraindre à discuter des propositions des salariés.
Enfin, Vallourec est victime pour partie de la disparition progressive des raffineries de pétrole  en France, disparition qu’ont laissé faire – pour le moins - les gouvernements successifs en France.

AC, le 16 janvier 2016
 

En Seine-Maritime, un plan social plus important que prévu devrait être annoncé en février 2016

  • Par Richard Plumet
  • Publié le 15/01/2016 | 18:53 sur FR3Normandie

© France 3 Normandie

© France 3 Normandie

 

Près de Rouen, les syndicats de Vallourec (spécialiste mondial de fabrication de tubes métalliques sans soudures) étaient une fois de plus mobilisés ce vendredi 15 janvier. Selon eux, lors du plan social qui doit être annoncé le mois prochain, la moitié des effectifs du site de Déville serait menacée.

Une inquiétude motivée par la suspension, hier jeudi, du plan de sauvegarde de l'emploi prévu depuis des mois et qui devait être validé normalement le 19 janvier prochain.
Selon les syndicats, ce plan, qui prévoyait la suppression de 109 emplois, pourrait en compter deux fois plus…

VIDEO : le reportage France 3 Normandie d'Angèle de Vecchi et Patrice Cornily avec le témoignage de salariés de l'usine de Déville et l'interview de

  • Patrick Farcy, représentant CGT et  porte-parole de l'intersyndicale de Vallourec- Deville-lès-Rouen
  • Sébastien Thomas, DRH du site de Déville
 
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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 14:05
Goodyear : L'UD-CGT 76 dénonce l'indigne condamnation des 8 salariés et les dénis de justice commis à l'encontre des salariés qui osent se défendre
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 18:16

Vu sur le site de l'UL-CGT d'Elbeuf.

Une interview de Reynald Kubecky, secrétaire général de la CGT-Sidel, réalisée pour l'info-luttes de l'UD-CGT 76, en date du 21 décembre 2015, c'est-à-dire juste avant le CE extraordinaire.

Solidarité autour des Sidel
LA SOLIDARITE

LA SOLIDARITE

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 18:08
Sur le site de FR3 Normandie

Ce mardi (22 décembre) une assemblée générale des salariés faisait suite à un CE extraordinaire.

  • Par Richard Plumet
  • Publié le 22/12/2015

© Bénédicte DROUET / France 3 Le Havre-Baie de Seine

© Bénédicte DROUET / France 3 Le Havre-Baie de Seine

 

Une éclaircie avant Noël ?

Alors qu'une grève illimitée et un blocage partiel du site d'Octeville sur mer par des syndicats, une assemblée générale a eu lieu ce mardi après midi, après le CE.
Ce qui a été annoncé aux salariés, c'est le chiffre de 111.

Fruit de négociations avec la direction de SIDEL, (direction qui rappelait la semaine dernière  que "grâce au dialogue constructif, nous pensons qu'il est possible de réduire le nombre de suppressions de postes de 209 à 184 ") le nombre de suppressions de postes, qui au départ était de 209, a été ramené à 180, puis encore abaissé aujourd'hui à 111 postes, soit 13,5% de l'effectif.

Les syndicats organisent demain matin une autre assemblée générale, de 9h30 à 11h30, pour décider de la suite à donner au mouvement de grève.

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 10:51
Commentaire : Ce manque de médecins est de la responsabilité de l'Etat.  C'est d'ailleurs lui qui décide du nombre de postes au concours de médecine, dentistes et sages-femmes ... C'est en 1971 que l'Etat a mis en place ce qu'il a appelé le "numerus clausus".   C'est le moyen hypocrite trouvé par la France pour limiter le nombre de prescripteurs et ainsi réduire les dépenses de sécurité sociale.  C'est simple :  si vous avez un début de cancer et que vous tardez à trouver un médecin pour le diagnostiquer, la sécurité sociale gagnera en économisant sur les traitements que vous aurait prescrit le médecin en vous diagnostiquant à temps !  C'est aussi une façon de pousser à l'auto-médication pourtant souvent dangereuse, mais qui enrichit les firmes pharmaceutiques et allège votre porte-monnaie.  De 1971 à 2015, il s'est écoulé 44 ans.  Difficile pour l'Etat de prétendre qu'il n'avait pas prévu ça.  Or son rôle, c'est aussi de prévoir.  Notamment en matière de santé.  Bref dans certains secteurs en Normandie, il ne fait pas bon être malade.

 

 
Pour maintenir en 2022 une couverture de l’offre médicale en Haute-Normandie au moins égale à celle de 2013 il faudra trouver quelque 700 nouveaux médecins, conclut l’Insee régional dans une étude menée en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé (ARS) et rendue publique mardi (*). Les résultats de cette étude interviennent dans un contexte où la Haute-Normandie est l’une des plus mal loties de France en matière de démographie médicale. Les secteurs de Bernay, Gisors-Gournay, Pont-Audemer, Bourg-Achard, Vernon, Verneuil-sur-Avre ou de la vallée de l’Andelle sont les plus carencés. L’ARS peaufine sa stratégie et alerte les collectivités. « L’objectif est d’attirer 500 généralistes tout en prenant en compte les évolutions de la médecine. L’enjeu est également de mobiliser sans tarder les élus autour notamment de la création de Maisons de santé pluridisciplinaires », résume Luc Poulalion, directeur du pôle organisation des soins de ville à l’ARS de Haute-Normandie.
 
C’est une certitude. Sous l’effet du vieillissement de la population la demande haut-normande en matière de soins de proximité va augmenter ces prochaines années. Or à l’horizon 2022, quatre médecins sur dix et un dentiste sur trois installés en Haute-Normandie devraient cesser leur activité. Ils étaient respectivement 1600 et 595 inscrits à l’Ordre en 2013. Actuellement une vingtaine de jeunes médecins s’installent par an en Haute-Normandie. Et le bassin de Rouen capte à lui seul le tiers de ces installations. Le rythme des nouvelles installations ne suffira pas à compenser les cessations d’activités. Cent-dix internes en médecine générale sont inscrits cette année au tableau du CHU de Rouen. Globalement 70%  de ces praticiens exerceront demain une activité libérale. On estime qu’environ 75%  d’entre eux resteront en Haute-Normandie. « En tenant compte de la mobilité tendancielle des professionnels il subsisterait d’ici sept ans un déficit d’au moins 500 médecins », analyse pour l’Insee Jérôme Follin. Les besoins seront d’une intensité variable selon les territoires. Dieppe-Eu, Gisors-Gournay, Gaillon, Les Andelys sont les secteurs géographiques présenteront selon l’étude les tensions les plus fortes en particulier pour les médecins.
 
Sur la même période le remplacement des 200 dentistes qui partiront en retraite serait lui aussi difficilement assuré. A l’inverse, les dynamiques de formation et d’installation des infirmiers et Kinésithérapeutes devraient permettre, si elles se prolongent, de gommer au moins partiellement les retards accumulés. Mais l’enthousiasme de l’Insee sur ce terrain reste très mesuré. Les demandes de soins augmentent toujours en proportion de l’âge moyen d’une population. En l’occurrence de plus en plus âgée. L’augmentation de la demande des soins infirmiers est estimée entre +30 et +50% selon les territoires.
 
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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 17:09
Commentaires publiés en avril 2015 par AC alors que des menaces pesaient sur l'emploi à Vallourec: 
L'investissement au Brésil et aux Etats-Unis semble plus juteux pour les actionnaires que l'implantation historique en France.  Le climat est d'ailleurs très favorable aux actionnaires de l'entreprise aux Etats-Unis ( Youngstone): les salariés y ont interdiction de créer un syndicat sur le site ...
 Quand le président du directoire de Vallourec prétend « surcapacité de production » en Europe il faut entendre délocalisation.  C’est en effet après avoir lourdement investi au Brésil et aux Etats-Unis que Vallourec déclare vouloir rentabiliser ses investissements.  Comprenons : l'entreprise Vallourec investit dans de nouvelles usines sur le continent américain en sachant pertinemment qu’elle sera en surproduction en Europe … et décide de licencier en France et en Allemagne. 
Cette surcapacité de production est en réalité organisée pour justifier des suppressions d'emploi en Europe pour le plus grand bénéfice des actionnaires ! L’État a engagé 4,5 millions d’aides publiques cette année, 3 millions l’an dernier. Les cadeaux fiscaux et sociaux n’ont jamais été aussi importants. Pourtant l'emploi industriel continue de fondre.  Les multinationales et les banques bradent l'emploi et le secteur industriel.  Le problème n'est donc ni la fiscalité ni les cotisations sociales mais l'appétit des actionnaires !  Ce ne sont pas les salariés qu'il faut licencier.  C'est le système qu'il faut changer.  AC

Sur le site de fabrication de tubes en acier, à Deville-lès-Rouen, la mise en place du PSE inquiète. Pour maintenir la pression, les salariés ont débrayé, mardi 1er décembre 2015.

Mise à jour : 01/12/2015 à 19:30 par Fabien Massin

 

Vallourec, qui a un site à Déville-lès-Rouen, a engagé un important plan de restructuration. (photo DR)

Vallourec, qui a un site à Déville-lès-Rouen, a engagé un important plan de restructuration. (photo DR)

Vallourec, le fabricant de tubes en acier à destination de l’industrie pétrolière, est entré dans une vaste phase de restructuration. Le PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) implique la suppression de 1 500 postes en Europe, 550 en France, dont 109 (sur 380) sur le site de Déville-lès-Rouen, près de Rouen (Seine-Maritime). À Déville, les-Rouen, cette réduction de la voilure doit se faire sans licenciement, mais en privilégiant les départs en retraite non remplacés ou les reclassements en interne, assurait la direction du groupe, en juin 2015, lors d’une annonce confirmant le plan. Toutefois, l’incertitude est grande, du côté des salariés, qui, pour maintenir la pression, ont débrayé, mardi 1er décembre 2015.

Inquiétudes sur le périmètre de la restructuration
L’inquiétude va au-delà de la suppression annoncée des 109 postes, indique Dominique Boutard, responsable syndical CFDT. En fait, nous craignons que cela aille beaucoup plus loin. Nous avons peur que le site se spécialise dans les activités de traitement thermique. L’unité à chaud serait ainsi menacée, et 90 emplois supplémentaires avec. Le sujet a été évoqué au détour d’une question, lors d’une réunion informelle avec Philippe Carlier, le responsable Europe (secteur pétrole et gaz) au sein du groupe, le 17 novembre 2015.
Rendez-vous au siège de Vallourec le 8 décembre 2015

En conséquence, un comité d’entreprise extraordinaire a été convoqué, et la CFDT, le syndicat majoritaire sur le site de Déville-lès-Rouen, a appelé à un mouvement de grève, pour la journée de mardi 1er décembre 2015. Les équipes de nuit, du matin et de l’après-midi ont tour à tour débrayé pendant deux heures.

Lors du CE extraordinaire, la direction s’est voulue rassurante. Mais nous demandons plus d’informations précises, d’où le débrayage, qui nous a permis d’obtenir une nouvelle rencontre avec Philippe Carlier, au siège à Boulogne-Billancourt, le 8 décembre 2015.

L’activité de Vallourec dépend fortement de celle de l’industrie pétrolière.

Pour gagner en compétitivité, deux leviers d’actions sont possibles : baisser les coûts ou monter en gamme, expliquait la direction du groupe, à Normandie-actu, en juin 2015. Dans son projet de plan industriel européen, Vallourec a choisi de faire les deux.
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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 15:13

Les Sidel votent la grève reconductible

Vu sur le site de l'UL-CGT du Havre

Un mouvement de grève reconductible à Sidel près du Havre contre le plan social voulu par les actionnaires.
Octeville-sur-Mer Plan social. Les Sidel, près du Havre, haussent le ton et bloquent l'usine

Le dialogue était jusqu'ici privilégié à Sidel, le leader mondial de l'embouteillage frappé par un plan de restructuration. Après trois mois de combat, le site est bloqué.

Mise à jour : 14/12/2015 à 19:21 par Karine Lebrun sur Normandie-actu.

 

D'après l'intersyndicale, 500 salariés ont voté la grève reconductible et le blocage de leur entreprise, lundi 14 décembre 2015 (©CGT Sidel).

D'après l'intersyndicale, 500 salariés ont voté la grève reconductible et le blocage de leur entreprise, lundi 14 décembre 2015 (©CGT Sidel).

Ils avaient jusque là prôné le dialogue, mais les salariés de Sidel, à Octeville-sur-Mer, près du Havre (Seine-Maritime), après trois mois de combat pour protester contre le plan de restructuration qui va toucher de plein fouet leur entreprise – leader mondial de l’embouteillage – ont décidé de hausser le ton. Les grévistes – au moins 500 salariés selon l’intersyndicale CGT- CFDT – CFE-CGC – ont voté pour un mouvement de grève reconductible et décidé de faire brûler des palettes devant l’entrée de l’usine, lundi 14 décembre 2015. « Face au silence de notre direction, nous décidons de durcir le mouvement », prévient Reynald Kubecki, le délégué syndical CGT.

> Lire aussi : Plan social chez Sidel. La CGT des agents du port du Havre s’en mêle. Grève annoncée

Des soutiens

Des divergences existaient encore vendredi 11 décembre 2015 dans la manière de conduire le combat, au sein de l’intersyndicale. Les réticences seraient désormais tombées. Les syndicats s’affichent unis, désormais, dans cette volonté de perturber l’activité du site industriel, pour avoir une meilleure écoute. Le plan de restructuration prévoit un peu moins de 200 suppressions de postes, 24 créations, et 80 modifications de contrats. Lundi 14 décembre 2015, le maire de la commune d’Octeville-sur-Mer, Jean-Louis Rousselin, est venu à la rencontre des salariés. À l’entrée du site, le piquet de grève se préparait. « Nous nous sommes bien organisés. Un planning des relèves a été dressé de manière à maintenir une présence, de jour comme de nuit », annoncent les responsables syndicaux. Les salariés de Sidel peuvent compter en plus sur le renfort des hommes de l’Union locale CGT du Havre et de l’Union départementale. « Dès mardi 15 décembre, nous en appellerons à la solidarité financière»,  prévenait Reynald Kubecki.

Les salariés s’invitent à la mairie, à la sous-préfecture, et à l’Agglo

Les grévistes se sont aussi invités dans la soirée au conseil municipal du Havre pour « mettre les politiques devant leurs responsabilités ». Ils souhaitent multiplier les actions. Un rassemblement à la sous-préfecture est programmé mardi 15 décembre 2015, à 16h30. Jeudi 17 décembre 2015, les grévistes en colère doivent s’inviter au siège de la Codah, l’Agglomération du Havre, en ouverture du conseil communautaire, à 17h30.

Karine Lebrun
journaliste à Le Havre Infos - Twitter

Lu sur le site de l'UD-CGT 76 dans Infos-luttes.

Rassemblement et grève du mercredi 9 décembre, actions auprès des pouvoirs publics et stratégie de luttes

Un mouvement de grève reconductible à Sidel près du Havre contre le plan social voulu par les actionnaires.
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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 09:41
Arrêt de la production de Total au Havre
Sur Ouest France

La CGT a lancé un appel à la grève, mercredi. Hier, la direction de la raffinerie a décidé la mise à l'arrêt de la production.

La direction de la plateforme Total Normandie, à Gonfreville-l'Orcher, près du Havre, a ordonné hier la mise à l'arrêt de ses unités de raffinage. Cette décision fait suite « à un mouvement social, qui ne permet plus d'assurer une exploitation normale de la raffinerie. L'arrêt devrait durer deux à trois jours », indique la direction de Total à Normandie-actu.

Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), le syndicat CGT du groupe Total a lancé un appel à la grève nationale de 24 h, mercredi. « La direction, après vingt-quatre heures de grève, a proposé une augmentation de 1 % des salaires pour les cadres et de 1,2 % pour les ouvriers et les employés. Cela a été accepté par les syndicats CFDT et CFE-CGE. À la plateforme Normandie, la pilule est difficile à passer au vu du résultat opérationnel du site », explique Thierry Defresne, secrétaire général CGT de la raffinerie Total Normandie, où le mouvement s'est poursuivi hier. Les grévistes réclament une augmentation collective de 70 € par salarié et une prime de 2 500 € nets.

En 2015, la plateforme aurait enregistré un résultat de 400 millions d'euros, et un chiffre d'affaires de cinq milliards d'euros en 2014. « Ce résultat est le fruit de l'implication de tous les salariés. Il ne s'agit pas de traiter les résultats de chaque site, mais les salariés grévistes ont estimé que la direction locale n'a pas voulu reconnaître leur performance collective », écrivent deux délégués syndicaux, Gilles Costils et Emmanuel Real, dans un courrier à la direction. Ils demandent une rencontre, « dans les plus brefs délais », avec leur direction.

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