Aujourd’hui le président du Medef applaudit à cette version du « dialogue social ». Pour Valls, comme le patronat, c’est le 49-3: les parlementaires n’ont plus ni droit d’amender, ni droit de débattre avant de voter une loi et cela quoiqu’en pensent leurs électeurs !
- LE SCAN ECO sur le Figaro.fr

LE SCAN ÉCO - Le président du Medef approuve que certaines mesures modifient le code du Travail sans avoir été discutées par les partenaires sociaux ou les députés. Le principal, c'est qu'elles aillent dans le sens des entreprises. Un opportunisme que Laurence Parisot, sa prédécesseuse, rejetait au nom de la démocratie sociale.
Les temps changent au Medef… On le sait, Pierre Gattaz n'est pas un grand fan du dialogue social. Pour le patron des patrons, le temps des grandes négociations interprofessionnelles qui accouchent d'accords minimalistes ou des sommets sociaux en tout genre est révolu. «Il faut arrêter de tourner autour du pot, confiait d'ailleurs le président du Medef, il y a deux mois, dans une interview au Figaro. Si on reste dans le registre de la lutte des classes, on va mettre des siècles à réformer le pays. Et il sera trop tard. On peut faire toutes les conférences sociales que l'on veut, mais si on ne lance pas des réformes ambitieuses comme Schröder et Hartz l'ont fait en Allemagne, cela ne servira à rien».
Résultat, Pierre Gattaz comprend sans sourciller le passage en force de Manuel Valls sur la loi Macron. «L'utilisation du 49-3 permet d'éviter des risques, des zigs et des zags, a-t-il avoué ce mardi matin lors de sa conférence de presse mensuelle. La loi Macron va globalement dans le bon sens même si ce n'est pas le grand matin libéral (…), c'est une aurore. Je soutiens le 49-3 si ça permet d'aller dans la bonne direction». Il est même allé jusqu'à juger «dommage» que les Républicains (ex-UMP) aient décidé de saisir le conseil constitutionnel lorsque la loi sera promulguée.
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