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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 21:31
Moralisation de la vie publique : les premières observations du Syndicat de la magistrature

Note remise à François Bayrou le 31 mai 2017 lors de l’entretien avec le Syndicat de la magistrature

Documents, publié le 1er juin 2017, mis à jour le 1er juin 2017

Le déroulement de la campagne présidentielle, secouée par des affaires impliquant des personnalités publiques et briguant un mandat comme les violentes accusations d’instrumentalisation adressées à l’institution judiciaire ont rappelé la nécessité d’enserrer la vie publique dans des règles plus strictes. L’appel à la « moralisation » - vocable peut-être impropre – de la vie publique implique aujourd’hui qu’une série de mesures soient prises afin de donner corps à des exigences citoyennes en matière de transparence et de lutte contre les abus par certains des prérogatives associées à leurs fonctions, notamment électives. Il en va de la confiance des citoyens dans les instances démocratiques : c’est ainsi de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen que chacun tire le droit « de demander des comptes à tout agent public de son administration ».

Or, des formes de tolérance et d’impunité ont longtemps perduré en France, au point que des institutions telles que le Groupe d’Etats contre la Corruption (GRECO), organe du Conseil de l’Europe, et l’OCDE dressent un portrait préoccupant de la situation française s’agissant de la prévention de la corruption.

En matière judiciaire, les causes sont multiples et tiennent tant à l’insuffisance des garanties textuelles (en matière d’indépendance des services d’enquête), de moyens humains (pour les services d’enquête spécialisés) que d’obstacles légaux à l’engagement de poursuites (insuffisance des textes ou verrou légal). De manière plus large, les mécanismes de transparence peinent à trouver leur voie dans notre démocratie. Dès lors qu’ils s’appliquent aux pouvoirs publics, ils constituent pourtant une assurance pour les citoyens, à la condition évidente qu’ils soient complétés par un contrôle effectif du respect des prescriptions ainsi introduites.

La présentation d’un projet de loi relatif à la moralisation de la vie publique constitue l’un des premiers actes du nouveau gouvernement. A ce stade, aucun texte n’a été communiqué et le Syndicat de la magistrature ne dispose que des déclarations faites par voie de presse en la matière. C’est donc une première ébauche de réflexion, fondée sur des revendications anciennes, auquel il se livrera ici, avant d’élaborer, dans un second temps, une analyse plus fine et détaillée du texte qui sera présenté.

L’intégration de ces premières observations se trouve en pièce jointe.

Synthèse des mesures proposées :

  • Supprimer la Cour de justice de la République
  • Exiger un bulletin n°2 casier judiciaire exempt de condamnations pour certains faits pour tout candidat à un mandat public
  • Refonder le statut des magistrats du parquet et du siège pour mettre la justice à l’abri des pressions
  • En matière de fraude fiscale, supprimer le verrou de Bercy
  • Abroger le délai butoir de 12 ans prévu par la loi du 27 février 2017 en matière de prescription des infractions dissimulées
  • Renforcer le dispositif de déclaration devant la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique
  • Renforcer la traçabilité sur l’action des lobbyistes
  • Renforcer les effectifs des services d’enquête spécialisés
  • Supprimer l’immunité parlementaire pour les actes détachables des fonctions
  • Revenir sur le dispositif de convention de compensation d’intérêt public
  • Consacrer le reporting public pays par pays
  • Etendre la protection des lanceurs d’alerte
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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 15:32

Emmanuel Macron : cet homme est dangereux

Sur le blog d'Anicet Le  Pors

Emmanuel Macron sera élu le 7 mai 2017 Président de la République. C’est le produit politique fabriqué par les efforts combinés de l’oligarchie financière, du MEDEF, des gouvernements Hollande, de la technostructure administrative, des opportunistes de tous bords, des stars de l’intelligentsia toujours avides de notoriété, de la totalité des médias ; bref, de tous ceux ayant joué un rôle dans la situation désastreuse actuelle et favorisé ou instrumentalisé la montée du Front national. Et cela dans le contexte d’une décomposition sociale profonde, d’une communauté des citoyennes et des citoyens désorientés, en perte de repères.

Son émergence est récente et il n’a cessé de cultiver l’ambiguïté pour se positionner électoralement au centre. Toutefois, on peut déceler à partir de plusieurs déclarations disparates une certaine cohérence idéologique, assez différente de celle qu’il veut accréditer ou qu’on lui prête. Cinq lignes de force peuvent être dégagées.

 

  1. Un fervent de l’élitisme, hostile au monde du travail

 Les analyses sociodémographiques publiées à l’issue du premier tour ont montré que Emmanuel Macron a été essentiellement soutenu par les personnes qui s’en sortent le mieux dans la crise, les plus riches, les plus diplômés, les partisans le l’Union européenne, laissant de côté la France qui souffre, accentuant ainsi les inégalités. Dans le même temps, il ne dissimule pas sa volonté de réduire le partenariat au sein de l’UNEDIC, plus généralement de préférer le soi-disant dialogue social à la concertation contradictoire. Il est un farouche partisan de la flexi-sécurité, cause de précarité et de pauvreté de masse. Il opérera une reprise en main étatique des crédits de la formation professionnelle. Il conteste la vocation des syndicats à s’exprimer au niveau national pour les cantonner autant que possible au niveau de l’entreprise dans l’esprit de la loi El Khomri qu’il veut prolonger par une réforme du code de travail adopté par ordonnances, c’est-à-dire sans l’aval du Parlement. L’avantage que l’on peut reconnaître à ce candidat c’est qu’il éclaire les contradictions de classe qui sont à l’œuvre.

 

  1. La mise au pas des collectivités territoriales

Après Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron cherche le moyen de contourner le principe de libre administration des collectivités territoriales posé par l’article 72 de la constitution. Un système de conventions avec les régions pourrait y pourvoir qui conditionnerait le montant des dotations de l’État à la docilité des collectivités. L’Etat serait également appelé à compenser la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des ménages ce qui rendrait ce financement discrétionnaire. Le processus de métropolisation serait poursuivi et développé aboutissant à la suppression d’un quart des départements. Les collectivités territoriales seraient ainsi mises sous pression avec la diminution de 2 milliards d’euros par an des dépenses de fonctionnement, la réduction de 75 000 emplois de fonctionnaires territoriaux, un retour strict imposé aux 35 heures hebdomadaires. La maîtrise de cette nouvelle politique coercitive serait assurée par une conférence annuelle des territoires. La remise en cause statutaire de la fonction publique territoriale reste la cible privilégiée.

 

  1. L’abaissement du Parlement

Il s’agit d’abord d’une réduction drastique des effectifs sensée dégager une économie annuelle de 130 millions, de l’ordre d’un tiers pour aboutir à 385 députés et 282 sénateurs. Le Parlement réduirait considérablement son activité législative qui, hors période budgétaire, serait limitée à trois mois. IL y aurait donc moins de lois nouvelles, ce qui laisserait davantage de champ à la réglementation par décrets. L’activité du Parlement serait aussi réorientée vers des missions de contrôle et d’évaluation. La haute administration aurait de ce fait une compétence d’expertise plus étendue et un pouvoir hiérarchique renforcé sous l’autorité de l’exécutif. Emmanuel Macron a prévu de légiférer rapidement par voie d’ordonnances dès le début de son quinquennat et il conservera le mécanisme de l’article 49-3. Il est clair que la démarche tourne le dos au régime parlementaire.

 

  1. Un gouvernement aux ordres

Le Gouvernement serait lui aussi resserré à 15 ministres, et fortement instrumentalisé par le Président de la République qui continuerait à présider les réunions du Conseil des ministres. Celles-ci seraient plus fréquentes pour assurer une discipline sans faille des ministres. Contrairement aux dispositions actuelles de la constitution, ce n’est toujours pas le Gouvernement qui définirait et conduirait la politique de la nation mais le chef de l’État. Les ministres seraient évalués chaque année. Pour autant, leurs pouvoirs et surtout leurs cabinets exerceraient une autorité renforcée sur les administrations placées sous leur tutelle. Le candidat Macron jugeant le statut général des fonctionnaires « inapproprié », outre une réduction des effectifs prévue de 120 000 emplois, accentuera la dénaturation du statut par une extension du spoil syste , le recrutement accru de contractuels de droit privé sur la base de contrats négociés de gré à gré. Il s’agirait donc d’une mise en cause des principes d’égalité, d’indépendance et de responsabilité et d’une réaffirmation sévère du pouvoir hiérarchique, de l’obligation de réserve, du devoir d’obéissance.

 

  1. Un exécutif opaque et autoritaire

Emmanuel Macron ne remet pas en cause les institutions de la V° République, notamment l’élection du Président de la République au suffrage universel, ni l’usage plébiscitaire du référendum, ni de façon significative le mode de scrutin. Les conditions d’une VI° République ne sont pas réunies : pas de large consensus de récusation des institutions actuelles, pas de consensus sur les caractéristiques d’une nouvelle constitution, pas d’évènement fondateur comparable à ceux qui ont présidé à l’avènement des Républiques antérieures et de l’actuelle. Si l’ambiguïté sur ce que pourrait être la fonction présidentielle du nouveau président demeure grande, on peut déduire de ses quelques déclarations sur le sujet et de ses postures que son exercice de la fonction présidentielle, qui a pu être qualifiée de « jupitérienne », serait à la fois opaque et autoritaire, autocratique. La « dérive bonapartiste » qui a caractérisé le quinquennat de Nicolas Sarkozy risque d’être ici renforcée avec plus de méthode et, sans doute une traduction institutionnelle qui se durcira face aux conflits sociaux que la politique présidentielle ne manquera pas de provoquer. Jusqu’à quelles limites et à quelle échéance ? C’est la principale incertitude sur le danger encouru.

S’il est clair qu’on ne saurait voter pour la politique de filiation autoritaire, xénophobe et nationaliste de Marine Le Pen, le danger de la politique portée par Emmanuel Macron constitue une autre redoutable menace pour le progrès social et la démocratie.

Dimanche 7 mai 2017 je voterai Blanc.

 

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 14:28

Quand le PCF n'est plus le PCF, il se crée un vide politique.  25 ans que ça dure.  Le temps pour le FN de chausser les souliers des batailles passées des communistes pour l'indépendance de la France.  A sa manière raciste et xénophobe.  Et en plagiant pour le social le PCF des années 60.

Heureusement que JL Mélenchon a su mettre dans sa campagne des présidentielles une opposition tenace à l'UE, à la mondialisation capitaliste, pour la paix.  Insuffisant ?  Certes.  Mais ceux qui, à gauche,  se sont battus depuis des dizaines d'années, souvent seuls, contre les politiques européennes ne sont plus isolés.  Le vent a changé.  Il souffle majoritairement contre la commission de Bruxelles.  Et ce n'est pas grâce au PCF. 

Et ça continue.  Pierre Laurent appelle à voter Macron sans retenue.  C'était déjà très tardivement que le PS fut dénoncé.  Avant ça les élus communistes voulaient "faire réussir la gauche" ... Et c'est très timidement que le PCF s'est mis à critiquer l'Union Européenne.  Que représente-t-il après ça ?  Encore un peu.  Chez les salariés.  Dans certaines municipalités dirigées par un maire communiste de terrain.  Les militants communistes, malgré la politique désastreuse de leur parti et souvent en s'en désolant, continuent à essayer de le faire vivre.  Les camarades qui tentent de le faire revenir à une politique de classe, sans compromission, et à une politique d'indépendance nationale et de rapports fraternels, égalitaires, avec les autres peuples sont toujours minoritaires.

C'est dans ce contexte qu'il faut replacer les débats sur les candidatures aux législatives.  Bien sûr les Insoumis sont tentés de fondre sur les bastions communistes où ils ont fait de bons scores.  Ils arguent de leurs scores à la présidentielle.  Mais il serait cocasse que les insoumis exigent des militants communistes, très attachés à leur parti quoiqu'il soit, une soumission totale.  En Seine-Maritime les communistes ont décidé depuis longtemps de soutenir JL Mélenchon.  Pas forcément tout son programme.  Si on veut battre les politiques de droite sous toutes leurs formes, il faudra bien accepter de ne pas se battre les uns contre les autres.  Sinon, les salariés perdront la bataille des législatives, mais aussi les bénéfices idéologiques des résultats des présidentielles.  Et les batailles électorales, les batailles menées dans l'hémicycle peuvent aussi être des luttes de classes, si l'on s'en donne les moyens.

Les salariés, les militants politiques et syndicalistes à gauche ne pardonneraient pas un échec et un recul sur le rassemblement contre les politiques européennes et patronales, pour la paix.  Un rassemblement, pas une tractation de couloir.

Yvette Genestal

 

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 13:26
Des résultats financiers de nouveau en forte hausse qui doivent profiter aux postiers et au service public

 

Chiffre d’affaire : 23, 294 Milliards d’€uros →   +1,1%
Résultats d’exploitation : 975 Millions d’€uros
                                    (pratiquement 1 Milliard)
→  +11,5%
Résultat net : 849 Millions d’€uros→  +33,6%

C’est la présentation des résultats financiers qui a été faite au Conseil d’Administration du Groupe La Poste le 23 février. Derrière ces « performances » dont se félicite la direction, il y en une réalité moins glorieuse qui est le quotidien que vivent l’ensemble des salariés du Groupe La Poste et les usagers.

La différence de progression entre le chiffre d’affaire (+1%) et le REX (+11%) démontre que notre croissance repose sur la réduction des coûts (fermeture de bureaux, suppressions d’emplois) et les gains de productivité réalisés sur la santé des postières et des postiers et non sur le développement industriel de nos activités.

Cette année encore, 7 023 emplois (Equivalent Agent Année) ont été supprimés soit 80 000 en 10 ans (source : projet de loi de finance 2016). C’est aussi une augmentation forte de la précarité, 3 355 CDD de plus en 2016 par rapport à 2015 et une force de travail variable (heures supplémentaires, CDD, Intérim) qui représente 12% du volume des effectifs.

Le corollaire est, une nouvelle augmentation des journées d’arrêts dues aux accidents de travail et maladies professionnelles (+ 1,2%), et ce malgré la baisse des effectifs, ainsi qu’une augmentation des taux de fréquence et de gravité des accidents de travail (respectivement +26,21% et +1,44%). Cela malgré un versement à La Poste de 315 Millions de CICE censés développer l’emploi.

Toutefois le personnel n’est pas résigné, en témoigne une augmentation des journées de grève de 60,62%. En effet, les luttes ont été nombreuses à La Poste cette année, pour l’emploi, les conditions de travail, le service public, notamment à la distribution et pour le maintien des bureaux de poste. Ainsi, il y a eu 2 164 CDI embauchés de plus en 2016 par rapport à 2015. C’est indéniablement le résultat des luttes et de la campagne pour l’emploi initiée par la CGT.

Face à ces résultats financiers, le personnel est en droit d’attendre dans les négociations salariales qui vont s’ouvrir, plus que les 0,5% que propose actuellement la direction de La Poste.

Pour la CGT, les postières et les postiers doivent être au centre de la stratégie de La Poste et bénéficier des résultats de leur travail. C’est par le rassemblement et la lutte qu’ils l’obtiendront. D’ores et déjà, la CGT appelle les personnels à se mobiliser, à décider ensemble des formes d’actions et à créer un véritable rapport de force, cela dès le 21 mars dans le cadre de la mobilisation interprofessionnelle pour l’industrie et le service public.

 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 14:52
mardi 7 mars 2017
Par sur Respublica
Auteur de "ABC de la laïcité" et
"ABC de la laïcité pour les jeunes" (Ed. Demopolis)
 

Une enquête  du CNRS assure dans une étude menée auprès de 4 269 établissements privés que les établissements catholiques financés par la puissance publique discriminent à l’inscription selon le patronyme des familles1. Les chercheurs révèlent également que 45 % des courriels venant de Franco-Français ont reçu une réponse alors que cela n’arrive que pour 32,5 % des Maghrébins.

La Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) publie en novembre 2015 une autre enquête de chercheurs. En 2003 25 % des collégiens du privé étaient issus des milieux défavorisés, contre  20 % en 2015 alors qu’ils représentent 43 % dans l’enseignement public. Du côté de la catégorie très favorisée, ils représentent 30 % en 2003 des effectifs du privé, contre 37 % en 2015 et seulement 19 % pour l’enseignement public2.

On a là une estimation chiffrée de cette « fuite » des familles aisées vers le privé, si souvent soupçonnée.

Troisième étude de l’économiste Thomas Piketty3, qui juge que « la ségrégation dans les collèges [a] atteint des sommets inacceptables » et pointe du doigt, à Paris notamment, « le rôle-clé joué par les collèges privés ». 

Le secrétaire général de l’enseignement catholique, Pascal Balmant répond cyniquement : « Je crois à l’insuffisance d’une approche exclusivement statistique, qui conduit à une vision trop hâtive et abrupte de la réalité… »

Depuis quelques mois, le journal La Croix s’efforce de vendre les mérites présupposés de l’enseignement catholique et s’adonne à une vaste opération de publicité mensongère en dissimulant les résultats de ces enquêtes démontrant la ségrégation produite par l’enseignement sous contrat.

Le journal La Croix complice de l’enseignement catholique pour relancer la guerre scolaire :

[...]

  1. « Le CNRS juge l’enseignement privé discriminant » Le Figaro 14 janvier 2014 []
  2. http://www.education.gouv.fr/cid106930/massification-scolaire-et-mixite-sociale.html []
  3. http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2016/09/06/thomas-piketty-la-segregation-sociale-dans-les-colleges-atteint-des-sommets-inacceptables_4993003_3232.html []

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 17:12

Décidément les primaires, inspirées du modèle américain, ne portent pas chance aux deux grands partis du système de la Vème République.  Les institutions inventées par le général De Gaulle, pour lui et pour mettre en place un régime présidentiel fort, seraient-elles agonisantes ?  Rien ne permet de l'affirmer, tant ses soutiens sont nombreux à droite, du PS à Marine Le Pen en passant par Emmanuel Macron.  Mais elles sont fort malmenées par ceux-là même qui les défendent. Y.G.

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 23:44

Les manœuvres de déstabilisation de la justice, elles, ne connaissent pas de trêve ! La version polie parle de « retenue » ou de « pause » tandis que la version outrancière recycle, dans un discours plaqué, le « gouvernement des juges », les « cabales d’Etat » et fantasme les atteintes à la séparation des pouvoirs. Ceux qui les invoquent se croient autorisés à détourner à leur profit les principes démocratiques, non sans les dégrader sévèrement.

Rétifs à l’égalité devant la loi, certains membres de la classe politique prétendent se construire une immunité pénale et c’est par l’intimidation qu’ils veulent l’imposer. Que l’autorité judiciaire ose faire son travail, enquêter sur les infractions à la loi pénale qui lui ont été dénoncées, constitue pour eux un crime de lèse-candidat.

Au mépris affiché pour la justice viennent de s’ajouter des menaces édifiantes : après avoir refusé de se rendre à sa convocation, Marine Le Pen promet, si elle accédait au pouvoir, de demander des comptes aux policiers et aux juges en guise de représailles.

En démocratie, la loi est la même pour tous et l’autorité judiciaire est chargée de son application, en toute indépendance, dans le respect des règles procédurales et des droits de la défense. N’en déplaise à certains, la séparation des pouvoirs n’est pas l’impunité organisée au profit des élus et de ceux qui aspirent à l’être.

Ces attaques délétères contre la justice et la démocratie doivent cesser : il est grand temps que la retenue change de camp.

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 15:00

Ces institutions ont permis de marginaliser les forces communistes et de promouvoir les partis politiques de droite ou de "gauche" qui soutiennent les forces du Capital tant dans l'Union européenne qu'en France.  Elles confient l'arme nucléaire à un seul ( ou une seule) : le ou la présidente de la République qui est également "chef des armées".  François Mitterrand avait combattu ces institutions avant d'en revêtir l'habit.  Les socialistes au pouvoir ne les ont jamais remis en question.  Pis, ils les ont renforcées en alignant les élections législatives sur les élections présidentielles et en renforçant ainsi davantage le pouvoir présidentiel.  Avec la complicité du PCF, dirigé par Robert Hue, qui appela à l'abstention ( active ...) lors du référendum sur le quinquennat en 2000 ( voir ici : http://www.humanite.fr/node/229426 ).

La Vème République est ainsi faite pour Marine Le Pen et pour son parti qui préconisent un pouvoir présidentiel fort.  Et ceux qui ont voté la Vème constitution, ou qui l'ont utilisée (49-3), prolongée et renforcée, crient maintenant "au loup", "à l'unité", pour "faire barrage à l'extrême-droite". Y.G.

Le marronnier de Marine Le Pen
, par  André Bellon

sur Le canard républicain

« Les institutions de la Ve République sont tout à fait aptes à exprimer la démocratie pour le peuple français » estime Marine Le Pen, interrogée à l’Assemblée nationale par la presse parlementaire ce mercredi 18 février 2015. Pour elle, l’idée de VIe République est un « marronnier », c’est-à-dire un de ces sujets sans importance qui reviennent périodiquement dans le débat public pour distraire l’attention des électeurs. La présidente du Front national n’y voit rien à critiquer, tout au plus trouve-t-elle que l’Assemblée nationale représente mal son parti qui mériterait, selon elle, d’y disposer de « 150 députés »1. Elle ne se montre pas non plus choquée « en soi » par l’usage de l’article 49-3 de la Constitution auquel elle n’exclue pas d’avoir elle-même recours si elle accède au pouvoir. Avec des positions telles que celles-ci, le Front national révèle sa nature autoritaire ; il confirme que ses discours sur la souveraineté du peuple ne sont que des outils tactiques, des arguments de tribune sans conséquence.

En considérant que nos institutions ne posent aucun problème politique, Mme Le Pen confond la République avec le bonapartisme. Elle nie surtout la nécessité de refonder notre démocratie et l’impératif de reconstituer le peuple en tant que corps souverain. Son attitude est cohérente avec la défense des intérêts du Front national qui, comme tous les partis actuels, défend son existence et son positionnement dans le jeu politique.

L’élection d’une Constituante au suffrage universel en France est devenue un enjeu central pour l’avenir de notre nation. Elle seule permet de sortir du jeu délétère des partis et des manœuvres électorales. Elle seule permet de dépasser l’alternative mortifère entre les partis conformes et traditionnels et un Front national qui se prétend différent tout en acceptant le cadre qui étouffe la démocratie. Elle seule permet de redonner au peuple son rôle souverain.

Article également publié par l’Association pour une Constituante :
http://www.pouruneconstituante.fr/
et par Agoravox.

1 - Marine Le Pen a une conception très majoritaire du scrutin à la proportionnelle.  Elle propose l'élection des députés à la proportionnelle, certes, mais avec une majoration de 30% pour le parti arrivé en tête.

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 18:06
En Picardie, François Ruffin part à la reconquête de l’électorat populaire
18/02/2017 | 14h32 sur Les Inrocks
François Ruffin (à droite) le 17 février à Flixecourt (Somme) pour le lancement de sa campagne (photo MD)

Le réalisateur de “Merci Patron!”, candidat unique de la gauche hors-PS aux législatives dans la 1ère circonscription de la Somme, a lancé sa campagne ce 17 février, avec pour objectif de reconquérir le vote populaire, tombé soit dans l’abstention, soit dans le vote FN.

Quelque chose a changé chez François Ruffin. Ce n’est pas son verbe, toujours à mi-chemin entre la citation érudite et l’argot picard – un mélange qui fait le charme de son journal satirique, Fakir. Ni sa dégaine de militant décroissant, une paire de baskets invariablement aux pieds, en cas de match de foot à disputer. C’est son t-shirt. On ne le connaissait plus qu’avec une déclaration d’amour à Bernard Arnault inscrite au milieu d’un t-shirt blanc, depuis la sortie de Merci Patron!, son film-documentaire qui prenait pour cible le patron de LVMH.

Désormais, il l’a remisé pour un t-shirt à l’effigie de Lafleur, devenu le symbole de sa campagne pour les élections législatives de 2017, dans la 1ère circonscription de la Somme. “Quelle fleur ?”, s’enquerront les profanes de la culture picarde. Lafleur : la marionnette populaire tirée d’un personnage de la révolution, “dont la spécialité est de botter le cul aux notables!”, explique François Ruffin devant la salle comble du Chiffon rouge, à Flixecourt (Somme), à une vingtaine de kilomètres d’Amiens, ce 17 février. “Et si je suis élu, je botterai le cul aux notables de l’Assemblée nationale!”, ajoute-t-il face aux quelques 600 personnes venues le soutenir. Le lieu est symbolique : c’est le “point de départ de la fortune de Bernard Arnault”, explique Ruffin. Il sera opposé dans cette circonscription à la candidate du PS Pascale Boistard, secrétaire d’État chargée des personnes âgées. [...]

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 23:02
16 février 2017

Un jeune homme fait l’objet de violences injustifiables. Les policiers qui sont intervenus sont mis en examen pour ces faits, l’un d’entre eux pour la qualification de viol.

L’affirmation d’un geste involontaire est inaudible et contribue à détruire le peu de confiance pouvant subsister entre une population de jeunes soumis déjà régulièrement à des contrôles injustifiés, à des atteintes à leur dignité et les forces de l’ordre.

L’actuel pouvoir s’était engagé à tenter de normaliser les pratiques de contrôles à répétition en rendant obligatoire la remise d’un récépissé à la personne contrôlée.

Cet engagement a été abandonné.

Pire, le gouvernement vient de faire voter au parlement un texte prévoyant l’anonymisation des procès-verbaux. Il sera impossible pour le citoyen de vérifier la compétence de tel policier, de se plaindre de lui ni même de le faire citer comme témoin !

Comme si cela ne suffisait pas, le même texte va prévoir que les policiers pourront ouvrir le feu même en l’absence de péril pour eux-mêmes ou autrui.

Et le maximum des peines pour outrage à policier va doubler.

Le Gouvernement a choisi son camp, celui de la force et de l’affrontement contre une partie de la population régulièrement stigmatisée qui n’avait pas besoin de ça.

Quelle issue une telle politique offre-t-elle si ce n’est l’addition des incompréhensions, des frustrations et des injustices, et finalement l’engrenage des violences ?

Le Syndicat des Avocats de France appelle le gouvernement à prendre la mesure de la gravité des événements et à prendre en compte les propositions portées par la société civile en matière de lutte contre le racisme et de sécurité publique.

Il lui demande, ainsi qu’au Président de la République, de suspendre l’application de la loi « Sécurité Publique » et appelle au rassemblement de Samedi 18 février à 15 h 00, Place de la République à Paris.

 

                                                                                             Bertrand COUDERC

Président du SAF

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