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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 23:33

Nous publions un texte du SNES-Rouen dénonçant les subventions publiques de la Région aux établissements privés.

Rappelons que deux autres collectivités territoriales, les conseils départementaux, ont pris la décision, avec le soutien du Rectorat de Rouen, de rayer plusieurs collèges publics de l'Eure et de la Seine-Maritime, de la carte scolaire. 

Et que les élus de droite qui financent les établissements privés tandis qu'ils abandonnent les établissements publics cessent d'en appeler vertueusement ( ou pieusement ?) aux valeurs de la République puisqu'ils bafouent et l'égalité et la laïcité ...

Quand la région courtise l’enseignement privé...
jeudi 29 septembre 2016
par  SNES

 

A l’heure où la laïcité est, paraît-il, une préoccupation de tous les politiques, les soutiens et les cadeaux faits à l’enseignement privé catholique se multiplient, au détriment permanent de l’enseignement public, laïc et gratuit.

Depuis des mois, la réforme du collège, en supprimant les classes bilangues et les options euros dans les collèges publics, a fait un pont d’or aux collèges privés qui se sont autorisés à conserver ces options, continuant ainsi à vider les établissements publics d’une part non négligeable de leurs élèves. Ainsi, en cette rentrée, on constate dans les collèges que la baisse démographique entraîne une diminution importante d’élèves dans le public alors que les effectifs augmentent dans le privé !

Au CDEN de Seine-Maritime, le même constat a pu être fait : les budgets accordés pour 2017 aux collèges privés sont proportionnellement supérieurs aux dotations des collèges publics, situation que les élus de la FSU ont fermement dénoncée ! Vous pouvez lire notre article ici.

Dans le même temps, Hervé Morin, le président de la région Normandie, sous prétexte de régler un contentieux de la précédente majorité, a remis un joli chèque à l’enseignement privé catholique : c’est en grandes pompes qu’il a ainsi offert 44 millions d’euros début septembre aux représentants de l’enseignement catholique, qui, charitable, a renoncé à réclamer des pénalités de retard !

Non content de cette aumône conséquente, le président de région a envoyé un message à tous les parents de l’enseignement catholique pour leur afficher son soutien et rappeler l’importance qu’il accorde à l’enseignement privé. Dans ce courrier scandaleux, où il insiste sur le fait qu’il n’existe pas de différences entre les lycéens du public et les lycéens du privé, il oublie étonnamment de rappeler les conditions alarmantes dans les lycées publics en cette rentrée 2016 : effectifs qui explosent, locaux inadaptés, déréglementation des enseignements, lycées professionnels sacrifiés...

Le SNES, avec la FSU, rappelle son opposition farouche au financement des établissements privés par des fonds publics.

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 15:37

Christine Lagarde devant la Cour de Justice de la République le 12 décembre 2016 à Paris ( AFP/Archives / Martin BUREAU )Christine Lagarde devant la Cour de Justice de la République le 12 décembre 2016 à Paris ( AFP/Archives / Martin BUREAU )

A la liste de José Fort, parue en Août 2016, ajoutons le curieux jugement de l'affaire Tapie-Lagarde.  Christine Lagarde est jugée "coupable" de "négligence" mais dispensée de peine.  Le parquet avait demandé la relaxe ...  La décision judiciaire ne sera pas mentionnée sur son casier judiciaire.

Le conseil d'administration du FMI lui a apporté un net soutien, exprimant sa "pleine confiance".  Confiance pour faire payer aux plus pauvres les désastreuses politiques économiques et profits des plus riches ?  Elle sait faire.

Bien des salariés rêvent de semblable indulgence de la part de leurs patrons.

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 17:21
L’état d’urgence : une drogue (qui) dure

Communiqué de presse du Syndicat de la magistrature

Communiqués de presse, publié le 14 décembre 2016, mis à jour le 14 décembre 2016

Bien qu’annoncé par le Président de la République dès la mi-novembre, c’est à nouveau au pas de charge que le Parlement est sommé d’adopter le projet de loi approuvé en conseil des ministres le 10 décembre validant une … cinquième prolongation de l’état d’urgence jusqu’au 15 juillet 2017, soit pour 20 mois au total depuis qu’il a été déclaré le 14 novembre 2015.

Qu’importe que d’autres pays sachent affronter des projets terroristes de même intensité sans recourir aux excès et dérives de l’état d’urgence. Qu’importe que ses renouvellements successifs n’aient pu nous prémunir de dramatiques attentats. Il suffirait d’en invoquer la menace persistante pour qu’elle opère, une fois de plus, comme une justification indiscutable, masquant le paradoxe du recours à un arsenal par nature temporaire pour lutter contre une criminalité déjà inscrite dans la durée.

Qu’importe, encore, que les rapports parlementaires de suivi de l’état d’urgence démontrent l’inefficacité des dispositifs répressifs auxquels il soumet indistinctement l’ensemble des citoyens. Et qu’importe leur dévoiement de plus en plus visible pour des objectifs de maintien de l’ordre locaux, quotidiens et étrangers à toute menace terroriste.

Qu’importe, enfin, que les précédentes prolongations aient été mises à profit pour faire adopter une série impressionnante de textes qui inscrivent dans la durée des dispositions prétendant garantir la sécurité publique. La surenchère impose inlassablement l’adoption, dans une cynique alternance, de mesures tantôt exceptionnelles, tantôt pérennes dont chacune désavoue la précédente.

La banalisation des mesures fortement attentatoires aux libertés individuelles que portait en germe l’instauration de l’état d’urgence pénètre et s’inscrit désormais, hors de toute urgence, dans la loi en même temps que dans les esprits. Ce gouvernement portera la responsabilité historique d’avoir initié puis amplifié cette dérive de l’état de droit sans qu’aucune nécessité opérationnelle ne l’exige.

Avalant son chapeau avec constance, le Conseil d’Etat n’aura pas su s’y opposer : en se berçant de l’illusion auto-satisfaite de la qualité du contrôle du juge administratif, il a rendu un énième avis favorable qui dément ses précédentes réserves. Il revient donc aux parlementaires, en refusant de sacrifier les libertés à une aventureuse fuite en avant, d’empêcher que les outils de l’état d’urgence ne puissent être livrés aux mains de ceux qui rêvent d’en faire le droit commun.

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 00:07
Respectez la liberté d'expression !

Mylène Palisse, conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation et élue CGT risque jusqu’à la révocation pour avoir exprimé des critiques concernant certaines modalités de la mise en œuvre au sein de l’administration pénitentiaire de la prévention de la radicalisation dans les colonnes de l’Humanité en avril dernier dans un article intitulé « Cochez la case djihadiste ».

Interpellé, le Ministre de la Justice, pourtant garant des libertés fondamentales, fait sien l’acharnement de l'administration pénitentiaire en confirmant la convocation de Mylène Palisse le 13 décembre 2016 devant le Conseil de discipline.

  • Parce que la liberté d’expression est un droit constitutionnel, inhérent à la démocratie,
  • Parce que la liberté d’opinion des fonctionnaires est un des fondements du statut général,
  • Parce que les fonctionnaires ne sont pas de zélés serviteurs, exempts de tout droit à la critique et à la parole,
  • Parce qu’ils sont légitimes à questionner la mise en œuvre de politiques publiques, dont ils sont les acteurs,
  • Parce que ces interrogations relèvent de débats d’intérêt général,
  • Parce que la liberté d’expression syndicale ne peut se cantonner à des critiques complaisantes,
  • Parce que les libertés syndicales ne sont pas négociables et sont des garanties essentielles dans un État de droit,

Nous exigeons l’abandon immédiat des poursuites disciplinaires contre Mylène Palisse et affirmons haut et fort notre attachement à la liberté d’expression et aux libertés syndicales.

***

En soutien à Mylène :

  • Meeting le 7 décembre 2016, de 18h30 à 20h30 à la Bourse du Travail à Paris, métro République 
  • Rassemblement le 13 décembre 2016, jour du Conseil de discipline, à 10h, devant l’administration pénitentiaire, 35 rue de la Gare, 75019 Paris
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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 14:05

Tous concernés ! Tous mobilisés !
Pour le maintien des collèges

Pablo Neruda d’Évreux,

Pierre Mendès-France de Val-de-Reuil,

Jacques Daviel de La Barre-en-Ouche
Samedi 10 décembre, à Évreux à 11h Manifestation départementale Salle omnisports (à côté du pré du Bel Ebat)

Une réponse comptable, financière à un problème éducatif et humain.  N'est-ce pas au contraire une chance, pour un collège en zone prioritaire que les effectifs baissent ?  Ne vaut-il pas mieux des collèges à taille humaine où chaque adulte connait tous les élèves plutôt qu'un établissement surchargé où les tensions sont forcément plus difficiles à gérer?  Pourquoi détruire, dans l'Education nationale, ce qui fonctionne bien ? C'est ce qu'écrivent trois professeurs du collège Pablo Neruda : " L’Éducation nationale nous a donné des moyens et les jeunes s’y plaisent. Deux collèges à taille humaine valent mieux qu’un seul."

A croire que les élus du département de l'Eure n'ont rien compris aux problèmes de l'Education nationale et à la vie des habitants dans les quartiers populaires.  Que veulent-ils faire ?  Faire grandir les problèmes et la colère ?

Non à la fermeture des 3 collèges de l’Eure !
Appel FO - FSU - UNSA - CGT éduc’action - SUD éducation

Tous concernés ! Tous mobilisés !
Pour le maintien des collèges

Pablo Neruda d’Évreux,

Pierre Mendès-France de Val-de-Reuil,

Jacques Daviel de La Barre-en-Ouche
Samedi 10 décembre, à Évreux à 11h Manifestation départementale Salle omnisports (à côté du pré du Bel Ebat)

Le 21 novembre, dans le cadre de son projet de fermeture du collège Pablo Neruda d’Évreux, le Conseil départemental a présenté aux fédérations syndicales de l’enseignement la méthode et le calendrier de resectorisation des collèges d’Évreux, Conches en Ouche, Gravigny et Saint André de l’Eure. En effet, pour valider les fermetures, le Préfet de l’Eure a exigé du Conseil départemental une condition : que chaque collège compte moins de 40 % d’élèves issus de catégories socio-professionnelles défavorisées afin de garantir la mixité sociale.
Le Conseil départemental, pour justifier sa décision de fermetures, se lance dans un big bang des cartes scolaires.
Le même travail et une autre réunion sont prévus en janvier concernant le collège Pierre Mendes-France de Val-de-Reuil. Quant au collège Jacques Daviel de La Barre en Ouche, son avenir « dépend du projet de territoire ». Les réponses apportées par le Conseil départemental et sa volonté clairement exprimée de fermer les 3 collèges quelles qu’en soient les conséquences confortent notre opposition à ces projets de fermetures. Le projet représente une régression pour tous : élèves, familles et personnels de l’Éducation nationale. Pour les élèves d’Évreux et des collèges environnants, les conséquences seraient désastreuses :
▶ la sortie de l’éducation prioritaire pour les écoles comme les collèges REP et REP + d’Évreux,
▶ la perte des moyens spécifiques qui en découlent pour les élèves (CPE supplémentaires, postes d’infirmières et d’assistantes sociales, etc.) comme pour les personnels (suppressions de postes, etc).
▶ des effectifs par classe plus chargés partout puisque les moyens de l’éducation prioritaire ne seraient pas transférés aux établissements non REP,
▶ une répartition de la difficulté scolaire sans les moyens prévus actuellement pour y répondre,
▶ un effet dominos très important puisque toute la carte scolaire d’Évreux (6 collèges) et les secteurs ruraux à l’entour (Gravigny, Conches, Damville, Saint-André) seraient complètement retravaillés,
▶ un éloignement plus grand pour les élèves entre le domicile et le collège qui fera obstacle au suivi des élèves et à la lutte contre le décrochage scolaire,
▶ un coût supplémentaire (transports, restauration) à la charge des familles. Pour les collèges P. Mendès-France de Val-de-Reuil et J. Daviel de La-Barre-en-Ouche , les conséquences de la fermeture seraient de même nature et dégraderaient les conditions d’étude des élèves et de travail des personnels.
Aucune dégradation pour les élèves, les familles et les personnels n’est acceptable ! Une large mobilisation peut, seule, faire renoncer le Conseil départemental à ses projets de fermetures !

FERMETURE DES COLLÈGES DANS L’EURE

La FSU avec les autres organisations syndicales a rappelé son opposition aux fermetures des trois collèges prévus par le CDEN. Le Directeur Académique reste sur sa position « neutre », partagée avec le Recteur. Il n’est, à l’heure actuelle, pas en mesure de prendre une position sur cette affaire. Il a été demandé au conseil départemental des études précises pour voir les tenants et les aboutissements de ces fermetures. Le DASEN ne sera favorable aux fermetures que s’il est prouvé qu’il y a une « plus-value sensible » pour les élèves concernés.

Côté CD 27 , les travaux de resectorisation ont commencé, mais remanier la carte scolaire en utilisant un critère social, comme l’a demandé le préfet au dernier CDEN, semble poser un réel problème de méthode. Pourtant le DASEN reconnaît qu’il faut tout soit terminé d’ici à la fin de l’année scolaire.

Les organisations syndicales présentes ont renouvelé la demande que les personnels, leurs syndicats et les représentants de parents d’élèves soient impliqués dans les groupes de travail sur la refonte de la carte scolaire.

Alors que le nombre de places vacantes dans les collèges de l’Eure (4200 dans le département, 900 sur Évreux, selon les calculs d’un audit privé effectué l’année dernière) constitue l’un des arguments majeurs du Conseil Départemental pour défendre son projet de fermeture, la DSDEN a entrepris de calculer elle-même la capacité d’accueil des établissements eurois, mais en tenant compte, cette fois, du type d’établissement. Ce travail n’en est qu’au début mais il montre déjà que le nombre de places vacantes avait été largement surévalué. Cela fera un argument de plus à présenter au conseil départemental pour lutter contre les fermetures.

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 15:27

mardi 25 octobre 2016

UNION FÉDÉRALE DES RETRAITES CGT DE LA POLICE NATIONALE

MALAISE DES POLICIERS : POUR UN VÉRITABLE UN ÉTAT DE DROIT !

Depuis quelques jours, à la suite d’évènements qui témoignent de dérives graves et incontrôlées dans notre société, un mouvement de mécontentement s’exprime fortement dans la police.
Si cette réaction de colère et de « ras-le-bol » est parfaitement compréhensible et légitime face à une dégradation constante des conditions de travail et à une évolution permanente de la société, l’Union Fédérale des retraités CGT de la POLICE ne peut cautionner de démonstrations martiales à l’heure où l’action syndicale est criminalisée, des syndicalistes condamnés et des manifestations pacifiques réprimées.
Si les dangereux agresseurs de nos malheureux collègues doivent être effectivement rapidement identifiés et punis il ne nous apparait pas toutefois judicieux, dans un climat terriblement dégradé par les politiques de casses sociales permanentes menées ces dernières années, de revendiquer des pleins pouvoirs déjà largement concédés dans le cadre de l’état d’urgence, et de brocarder la Justice, confrontée aux mêmes difficultés en terme de moyens matériels et humains.
Nous rejetons vigoureusement l’intrusion policière dans la fabrication de la loi et le cours de la justice qui conduirait plus à l’Etat policier qu’à l’état de droit et préférons nous référer strictement aux valeurs républicaines.
Nous condamnons toute violence illégitime quels qu’en soient les auteurs, nous réclamons un changement radical de politique en matière de service public, de management car les limites du supportable ont été atteintes.
La reprise en main des troupes est programmée via les audiences prévues mais le fond des problèmes sera encore une fois éludé.
Nous allons prochainement développer cette prise de position et exposer point de vue et propositions.
Annie JOUAN Secrétaire Générale UFR POLICE

263 rue de Paris 93100 MONTREUIL 06 61 33 47 67

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 17:41
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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 22:45
LIBERTÉS SYNDICALES :
TOUS À AMIENS LES 19 ET 20 OCTOBRE

UL CGT Dieppe :http://www.cgt-dieppe.fr/2016/09/libertes-syndicales-tous-a-amiens-les-19-et-20-octobres.html

28 sept. 2016

LIBERTÉS SYNDICALES : TOUS À AMIENS LES 19 ET 20 OCTOBRE
LIBERTÉS SYNDICALES : TOUS À AMIENS LES 19 ET 20 OCTOBRE

Si la répression syndicale a toujours existé en France depuis que les ouvriers et salariés ont décidé de regrouper leurs forces pour améliorer leurs conditions de travail, on ne pouvait pas imaginer que ce gouvernement, qui avait fait de sa campagne électorale un monceau de promesses envers les salariés en luttes, de l’interdiction des licenciements à l’amnistie des condamnations sociales, serait d’une telle violence répressive.


Depuis le début de l’année, et plus particulièrement, depuis le début de la lutte contre la loi « travail », les condamnations s’accélèrent et s’alourdissent au fur et à mesure que ce gouvernement rampe devant les puissances financières.


Si les plus médiatiques sont les plus connues, comme nos camarades de GoodYear et d’Air France, au quotidien, ce sont des attaques, violentes et dissuasives, qui sont dirigées vers tous ceux qui osent, ou même voudrait, représenter la CGT et défendre les salariés.

Ces derniers mois on pourra se souvenir notamment de :


Mulhouse, 26 février : Joël Moreau, ouvrier PSA retraité de 69 ans et militant CGT, a été condamné à 250 euros d’amende, ainsi que 500 euros avec sursis, par le tribunal correctionnel de Mulhouse, pour des « outrages » envers des forces de l’ordre et le Premier ministre Manuel Valls lors d’un rassemblement contre la loi travail.


Metz, 17 mars : Les forces de police dispersent violemment la manifestation. Un jeune est blessé et cinq manifestants sont interpellés dont Yann Tavernet et Denis Beckrich, syndicalistes CGT. Ils sont placés 22 heures en garde-à-vue. Jugé le 30 mars, Yann Tavernet, ouvrier à PSA, est condamné à 500 euros d’amende. Il a fait appel du jugement. (Appel de l’UD CGT Moselle et communiqué CGT PSA)


Besançon, 24 mars : Un militant syndical étudiant, membre du comité de mobilisation de l’université, a été brutalement interpellé puis placé en garde-à-vue alors qu’il se rendait de lui-même au commissariat pour répondre à une convocation. La police a ensuite violemment dispersé le rassemblement de soutien à ce militant devant le commissariat, en jetant à terre, frappant, gazant et matraquant les personnes présentes. Deux militants syndicaux, dont le responsable départemental de la CGT, ont même été placés une partie de la nuit en garde-à-vue. Le militant étudiant est poursuivi pour « intrusion au lycée Pasteur » lors de la manifestation du 17 mars.


Amiens, 31 mars : Deux militants CGT sont poursuivis pour « violences volontaires avec arme par destination ». On leur reproche d’avoir lancé des œufs sur des policiers lors de la manifestation. L’un des militants est également poursuivi pour refus de prélèvement d’ADN.


Rennes, 27 avril : Fabrice Roulliaux délégué CGT à l’usine de PSA Rennes, a été condamné à deux mois de prison ferme pour « rébellion » sur la base d’accusations mensongères suite à sa participation aux manifestations contre la loi El Khomri. Il a également été condamné à 600 euros d’amende pour refus de prélèvement ADN. Fabrice a fait appel du jugement. (Communiqué CGT PSA)


Chez Transdev, 28 avril : un jour de grève et un licenciement : Ignorant que le droit de grève est soumis à un préavis syndical dans son secteur, un salarié du transport scolaire a été licencié pour avoir fait grève le 31 mars contre la loi El Khomri.


Clermont-Ferrand, 29 avril : Antoine, brancardier de Vichy, militant CGT a participé à l’occupation du Conseil Municipal de Clermont-Ferrand. Suite à l’évacuation brutale de cette occupation par la police, Antoine a été arrêté et inculpé.


Bobigny, 29 avril : Suite au blocage du port de Gennevilliers dans le cadre de la journée d’action du 28 avril contre la loi El Khomri, deux syndicalistes, un cheminot militant à SUD Rail et un enseignant militant CGT, ont été arrêtés et placés en garde-à-vue. Jugés le 29 avril devant le tribunal de Bobigny, l’affaire a été renvoyée au 6 octobre. En attendant cette date, ces deux militants sont placés sous contrôle judiciaire alors que le parquet demandait la mise en détention provisoire de ces deux travailleurs.


Paris, 1er Mai : Provocation policière sur le défilé parisien ! La CGT dénonce « la répression accrue visant essentiellement les militants-es, et le peu de moyens mis en place par les pouvoirs publics pour sécuriser les manifestations ».


31 Mai : Un syndiqué CGT d’une filiale de RENAULT est licencié pour grève. La direction du groupe reconnaît l’illégalité de la sanction, mais maintient la procédure.
 

Le Havre, 1er juin : Un militant de la CGT condamné à de la prison avec sursis ce mercredi 1er juin pour dégradation du local du PS. Philippe Martinez dénonce “la criminalisation de l’action syndicale” par le gouvernement et le Medef, et “la mise au pilori de la CGT, prise pour cible. Le parquet a fait appel de la décision la jugeant trop légère.


Paris, 9 juin : Frappé par un vigile du Medef, puis placé en garde à vue, cet intermittent participait à une occupation pacifique. Loïc Canitrot, Technicien de la compagnie de théâtre Jolie Môme, basée à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), militant avec la coordination des intermittents et précaires et la CGT spectacle, acteur de la Nuit debout, avait été interpellé lors d’une occupation pacifique du siège du Medef, avenue Bosquet.


Paris, 23 juin : Interdiction de manifester ! Face au tollé général suscité par l’interdiction, annoncée le matin, de la manifestation contre la loi El Khomri, l’exécutif a reculé de manière spectaculaire !


St Étienne, 13 juillet : S’ils sont 4 à être interpellés lors de la manifestation du 12 mai contre la loi El Khomry à St Etienne, 3 d’entre eux ont été relaxés à l’audience du 13 juillet. Pour Martin, membre du comité des travailleurs privés d’emploi et précaires de St Etienne, le jugement avait été mis en délibéré. Le verdict est tombé le 8 septembre, 8 mois de sursis, 3850 € à verser en indemnités aux policiers soi-disant blessés, 5 ans de mise à l’épreuve, inscription au casier judiciaire, ce qui lui interdit tout travail dans la fonction public pendant cette période. Martin a fait appel de cette décision honteuse !


Cette liste n’est malheureusement pas exhaustive...


En Normandie, Franck Mérouze, le secrétaire général de l'Union locale de la CGT de Caen a été entendu, ce jeudi 22 septembre, par la police judiciaire, pour avoir dénoncé en mai dernier des représailles policières démesurées après les manifestations anti-Loi Travail. Franck est convoqué au tribunal d'instance le 23 novembre prochain.


En Seine Maritime, Alors que notre secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, était au Havre le 31 septembre pour répondre à l’invitation de l’Union Départementale, deux dockers étaient arrêtés à leur domicile au petit matin pour des faits reprochés le 14 juin. Ils sont convoqués le 23 novembre devant le tribunal de Paris.


À Dieppe, 3 camarades, qu’un chauffard sans plaque d’immatriculation a tenté d’écraser lors d’une distribution de tract le 01 juillet dernier, sont convoqués au commissariat le jeudi 13 octobre à 10h00…suite à la plainte du…chauffard !!!


Toutes ces attaques prouvent que la répression anti-syndicale et la hargne du pouvoir et de la justice se poursuivent.


Nous devons prouver comme l’Union Locale de Dieppe l’a fait pour la 3ème fois à Bobigny, hier, aux côtés des camarades d’Air France, que la résistance et la solidarité sont au rendez-vous !


Agenda des rassemblements de solidarité :
•    13 OCTOBRE – RASSEMBLEMENT DEVANT LE COMMISSARIAT DE DIEPPE EN SOUTIEN DES 3 CAMARADES CONVOQUÉS 
•    19 OCTOBRE – RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN DES CAMARADES DE GOODYEAR À AMIENS (départ en bus de Dieppe)
•    23 NOVEMBRE – 2 RASSEMBLEMENTS : 
1 À CAEN EN SOUTIEN DE FRANCK MÉROUZE 
1 À PARIS EN SOUTIEN DES 2 DOCKERS

 

 
Photo à Bobigny le 27 septembre en soutien des camarades d'Air France

Photo à Bobigny le 27 septembre en soutien des camarades d'Air France

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 16:24
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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 22:27

Paroles de Hou Hou Méfions-nous

 

On s'était connu à Pigalle
Chez la femme d'un député
Chez la femme d'un député

Qui avait le goût du scandale
Etant de la majorité
Etant de la majorité
Avec sa barbe et son teint pâle
Ses cheveux pendant sur le cou
Ses cheveux pendant sur le cou
Son vieux blue-jean et ses sandales
Il paraissait vraiment dans l'coup
Il paraissait vraiment dans l'coup

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout

Il m'entraîna tout feu tout flamme
A une grande manifestation
A une grande manifestation
De celles qui rassemblent à Paname
La fine fleur de la nation
La fine fleur de la nation
Allons faire la révolution
S'écrie mon étrange quidam
S'écrie mon étrange quidam
Foutons les banquiers au violon
Foutons le feu à Notre-Dame
Foutons le feu à Notre-Dame

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout

On va faire chanter le plastic
Aux oreilles du grand patron
Aux oreilles du grand patron
Rugit mon barbu frénétique
En fouillant dans son pantalon
En fouillant dans son pantalon
Devant le peuple médusé
Il n'en sortit qu'un étendard
Il n'en sortit qu'un étendard
On rigolait à l'Elysée
C'était râpé pour le grand Soir
C'était râpé pour le grand Soir

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout

Voyant sa tactique faillir
V'là qu'il m'invite à boire un coup
V'là qu'il m'invite à boire un coup
Dans sa chambre pour mieux saisir
La pensée de Mao Tsé-Toung
La pensée de Mao Tsé-Toung
Dieu seul sait quel fut mon supplice
Quand je lui grimpai sur le dos
Quand je lui grimpai sur le dos
Mais pour une fois que la police
On peut la baiser comme il faut
On peut la baiser comme il faut

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout

L'assaut fut sans doute si rude
Qu'il partit les jambes à son cou
Qu'il partit les jambes à son cou
En qualifiant mon attitude
De trop avant-garde à son goût
De trop avant-garde à son goût
Depuis qu'on sait son aventure
Jusqu'au revers de la médaille
Jusqu'au revers de la médaille
Il paraît qu'à la préfecture
Y a des volontaires en pagaille
Y a des volontaires en pagaille

Hou hou méfions-nous les flics sont partout
Hou hou méfions-nous les flics sont partout...
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