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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 15:11
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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 19:15
Manif loi travail : relaxe pour le militant CGT poursuivi pour «violence en bande organisée» © PHILIPPE LOPEZ Source: AFP
 

Membre du service d'ordre d'une manifestation, Laurent Pepe avait été arrêté en juillet dernier avec du «matériel pour assurer la sécurité». Il a été relaxé à l'issue de son procès. Un rassemblement de soutien s'est tenu devant le palais de justice.

Accusé de «violences en bandes armées et organisées», Laurent Pepe, militant et membre du service d'ordre de la CGT, a comparu le 6 janvier devant la justice. Il a été relaxé des chefs d'accusations retenus contre lui.

[...]

Lire la suite ci-dessous.

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 15:47
Pendant que le PDG de Renault s'octroie plus de 6 millions d'euros ... - Aujourd'hui 5 janvier 2017, Grève à Renault Cléon à l'appel de la CGT - Refus du chantage à l'emploi, contre les suppressions d'emploi d'intérimaires et l'aggravation des cadences, contre le blocage des salaires.
Pendant que le PDG de Renault s'octroie plus de 6 millions d'euros ... - Aujourd'hui 5 janvier 2017, Grève à Renault Cléon à l'appel de la CGT - Refus du chantage à l'emploi, contre les suppressions d'emploi d'intérimaires et l'aggravation des cadences, contre le blocage des salaires.

Ci-dessous un lien vers le tract d'appel à la grève.

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 10:05

 Sur le site de  Paris Normandie ( si vous êtes abonné).

Rouen : l’Union départementale CGT, avec à sa tête Pascal Morel, en ordre de marche pour 2017

Salarié de Renault Cléon et ouvrier métallurgiste depuis 1981, Pascal Morel est à la tête de l’Union départementale de la CGT de Seine-Maritime depuis avril 2015.

L’idée syndicale, elle s’est imposée à vous, c’était une évidence, ou était-ce autre chose ?

Pascal Morel : « Je suis à la CGT depuis 1983. Je ne supporte pas l’injustice. Je ne considère pas qu’il faut mettre les gens en concurrence les uns contre les autres ou alors qu’on leur impose des choix. C’est peut-être dans mes gènes, je ne sais pas, mais depuis mon parcours scolaire j’ai toujours été au service des plus faibles. »

Le département est très tourné vers l’industrie, c’est le syndicat qui fédère le plus de salariés : quel est l’état de santé de la CGT ?

« Nous sommes à peu près 23 000 syndiqués, avec un objectif d’augmenter ce chiffre en particulier dans un salariat nouveau, les petites entreprises. Il y a toujours des donneurs d’ordre et des sous-traitants en souffrance. On veut renforcer les collectifs de travail avec des salariés qui créent leur propre base syndicale pour répondre aux besoins de leurs revendications. Il y a des zones industrielles où la CGT est peu ou pas implantée. »

C’est difficile d’être à la CGT ?

« Il y a une répression syndicale féroce, notamment quand de jeunes salariés veulent s’organiser en section syndicale. Il y a de multiples exemples où les élections sont invalidées parce que le patron empêche la CGT de s’implanter, voire des sanctions et des licenciements dès qu’un salarié décide de s’engager. Sur l’agglo elbeuvienne, on a eu Setin [fourniture industrielle et quincaillerie, NDLR], où quand les salariés ont proposé de créer une liste CGT, la première réponse de l’employeur a été de licencier les camarades, en particulier celui qui était l’élément moteur. Chez McDonald’s c’est souvent la même chose, même si ce sont des contrats temporaires. Dans le commerce, les grandes enseignes, la difficulté d’implantation est forte en particulier chez Leclerc, malgré l’image « sociale » de l’entreprise. Les salariés n’ont que le droit de travailler dans les conditions qu’on connaît, souvent avec menace de fin de contrat ou sanction. Toutes les atteintes aux libertés syndicales s’accélèrent. Dans la Constitution il est souligné que chacun a le droit de se syndiquer mais dans les faits, on a surtout le droit de ne pas se syndiquer à la CGT. »

Avec les mobilisations contre la loi travail, la CGT a-t-elle trouvé un nouveau souffle ?

« Oui, pour la première fois on a trouvé un mot d’ordre commun, la mobilisation depuis sept mois a été forte, avec des mouvements citoyens, des associations, des jeunes. C’est un ras-le-bol général de toute cette politique dictée au niveau européen et d’une politique gérée par la finance. »

Justement, 2017, année d’échéances majeures. Les commentateurs annoncent une victoire de la droite. On connaît le candidat.

« La droitisation, elle existe depuis les années 80-90. Bien sûr la CGT ne va pas être en dehors du débat politique. Il faut que les candidats soient à l’écoute des questions sociales portées par les salariés, entre autres l’abrogation de la loi Travail. Il n’y aura pas de consigne de vote. On a des réponses sociales pour les jeunes, les privés d’emploi, les retraités et les salariés, on est porteurs d’un projet de transformation sociale de la société. Les réponses politiques, ce n’est pas une organisation syndicale qui doit les donner. »

Mais dans les programmes des principaux candidats, il y a nécessairement des éléments qui vous font réagir et, pour parler trivialement, on se dit que la rentrée sociale va être chaude.

« On le dit chaque année. On voudrait nous faire croire qu’ils vont mieux gérer le pays en 2017. Leur objectif : tout ce qui a été conquis par les salariés, par les luttes, en particulier tout ce qui a été construit à partir du programme du Conseil national de la Résistance, c’est d’y revenir coûte que coûte. En particulier en disant que le salarié en CDI est plus nanti que le précaire, que le fonctionnaire est mieux loti que le salarié du privé, les étrangers qui prendraient le travail ; c’est toujours vouloir opposer les salariés les uns aux autres. C’est à cause de tous ces maux-là, soi-disant, qu’on n’arrive pas à éradiquer le chômage. C’est un combat permanent pour la CGT. Il s’agit d’avoir des propositions pour que les salariés passent de la résignation à l’engagement, qu’on ne subisse pas ce discours fataliste où le salarié serait toujours trop cher. »

Justement, quelles sont vos propositions ?

« En 2017, on va faire une grande campagne nationale autour des salaires, des conditions de travail et de la protection sociale. Quand on voit un candidat, même s’il fait machine arrière, qui veut casser cette protection sociale... C’est pourtant la meilleure arme pour assurer la santé, avec une vraie notion de solidarité entre ceux qui ont du boulot et ceux qui n’en ont pas, les retraités, les jeunes. »

Mais, puisqu’on parle de François Fillon, il explique vouloir faire une sorte de choc libéral dès le début de son mandat. Dialogue ? Concertation ? Certaines propositions doivent vous irriter, comme la suppression de 500 000 fonctionnaires. Que peut-il se passer s’il est élu ?

« Avec le collectif des services publics, on a programmé une journée le 24 janvier avec la perspective d’une journée de lutte, de grève, de mobilisation. Il y a un appel national au mois de mars. L’objectif c’est de mobiliser les salariés de l’ensemble du monde du travail. Seul le rapport de force qu’on sera en mesure de créer avec les salariés fera reculer les projets. On va être à l’offensive sur la campagne de réduction du temps de travail avec une cible : les 32 heures sans perte de salaire, pour travailler mieux, moins et pour travailler tous. Toutes les exigences patronales sur le CICE [Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, NDLR], les exonérations et aides publiques qui ont été données aux entreprises n’ont pas éradiqué le chômage. Plus que jamais, on est au cœur des préoccupations des salariés. On fera tout pour qu’ils réagissent. Ils ont déjà commencé de le faire, avec le conseil départemental, la métropolisation de la fonction publique et ce que cela implique pour l’emploi. 2017 ? On sera à l’offensive, quel que soit le candidat. Ils ont déjà tous gouverné et ça n’a pas changé la face du monde. Plus que jamais on va se battre aussi pour la paix, quand on voit tout ce qui se passe dans le monde. La classe ouvrière doit se mobiliser pour des questions de paix, de liberté et de fraternité. »

Localement, vous évoquez les regroupements des collectivités territoriales...

« On sait que quand il y a des doublons, ce sont toujours les salariés qui en subissent les conséquences. La précarité se développe de plus en plus : la notion de service public pour le public devient de plus en plus déconnectée de la réalité. Il n’y a pas d’autre solution que celle de réagir face à toutes ces attaques qui sont portées. Quand on dit qu’il faut réduire les budgets, c’est toujours au détriment des salariés, des salaires et de la protection sociale. La CGT va lancer une grande campagne sur la réindustrialisation. La Seine-Maritime est fortement industrialisée. On a vu les dégâts liés à la suppression de la taxe professionnelle : les collectivités en subissent les conséquences. Sur la zone portuaire, de la Chapelle-d’Arblay à Petroplus, et sur d’autres sites, il y a des menaces, on a de fortes inquiétudes. Il y aurait dans les tuyaux un projet d’en faire une zone touristique. On sait que c’est leur objectif. La CGT va mettre en place tout un dispositif pour faire les assises de l’industrie et rassembler à Paris 2 000 militants venus de tous les secteurs du travail. Quand une industrie ferme, cela se répercute sur l’ensemble d’une zone géographique. »

Vous évoquez l’axe Seine. Le projet de canal, tout récemment doté de cinq milliards d’euros, va sans doute détourner des trafics de Rouen et du Havre vers des ports belges. Certains milieux économiques s’en inquiètent, peut-être un peu tardivement. Vous en pensez quoi ?

« On n’a pas encore complètement analysé le dossier mais on a quand même des inquiétudes. On va travailler avec les syndicats des ports et dockers du Havre et de Rouen parce qu’ils sont au cœur de la situation. Lors de la venue de Manuel Valls, le syndicat CGT a fait une déclaration rappelant un certain nombre d’engagements qui avaient été pris dans le cadre du projet Haropa. Aujourd’hui on s’aperçoit qu’il y a moins d’activité, moins d’effectifs. Le personnel est inquiet. On travaille à amener d’autres propositions pour les ports de Rouen et du Havre. Il faut bien faire comprendre qu’à la CGT, on ne se satisfait pas du constat, mais nous avons aussi des propositions, des revendications, et pour les faire aboutir il n’y a que le rapport de force sous toutes ses formes possibles. Nous ne sommes pas contre tout, bien au contraire, nous avons un projet d’épanouissement et d’émancipation humaine autour de ces questions sociales qu’on porte depuis 120 ans. »

Propos recueillis par Benoît Marin-Curtoud

Lu sur : Front syndical de classe. 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 22:49

Pourtant de 2008 à 2016 : Près de 30 milliards € de dividendes ont été versés aux actionnaires.
Pourtant de 2008 à mars 2016, plus de 10 milliards € ont été dilapidés en rachat / annulation d’actions. 

La CGT estime que le taux de précaires se situe à 18% au sein du groupe pharmaceutique.

La CGT du groupe pharmaceutique Sanofi a dénoncé lundi "l'utilisation abusive de mains d’œuvres précaires", avançant le chiffre de 130 salariés ayant obtenu gain de cause auprès des prud'hommes depuis 2014.

[Le site de Le Trait (Seine-Maritime) serait le plus touché avec 379 contrats précaires pour 853 CDI]

Forte hausse du nombre de CDD et d'intérimaires. Selon la CGT, 50 salariés ont obtenu la requalification de leur contrat en CDI (dont 45 sur le site du Val-de-Reuil, dans l'Eure) et 80 ont reçu un total de 3,5 millions d'euros d'indemnités. Lors du dernier procès, le 16 décembre dernier, 15 anciens salariés ont obtenu chacun en moyenne 80.000 euros d'indemnités, a déclaré le syndicat. Selon la CGT, le nombre de CDD et d'intérimaires a fortement augmenté entre 2007 et 2016, passant d'environ 2.500 personnes à 4.000. Le syndicat estime que le taux de précaires se situe à 18%, "alors même que la santé financière (du groupe) n'est plus à démontrer".[...]

Lire la suite sur le site d'Europe 1 :http://www.europe1.fr/economie/sanofi-la-cgt-denonce-une-utilisation-abusive-des-contrats-precaires-2940506

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 15:23
LE FILM << LA SOCIALE >> EN SEINE-MARITIME

 

ALORS REJOIGNEZ NOUS:

à Dieppe le 13 décembre à 20h 45 à la DSN en présence de Gilles PERRET réalisateur, Jacky MAUSSION Président de l’ IHS Cgt 76, Mathias DUPUIS UL Cgt Dieppe, et Roland Charlionnet des amis de l’ Humanité

à  Rouen le 14 décembre à 20 h au Cinéma OMNIA en présence de Gilles PERRET réalisateur, Serge LALOYER vice président de l’ IHS Cgt 76, Jacky COUDRAY Secrétaire régional des organismes sociaux Cgt, Andy BARRÉ UL Cgt Rouen, Jean Yves FLAUX des amis de l’ Humanité

au Havre le 15 décembre au cinéma SIRIUS en présence de Gilles PERRET réalisateur Pierre LEBAS membre du CA de l’ IHS Cgt 76, Marie Claire JEGADEN UL Cgt Le Havre, Nathalie NAIL (PCF) John BARZMAN Université du Havre, Pierre LE MEUR des amis de l’ Humanité

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 14:53
Le FILM &quot;La SOCIALE&quot; en Seine-Maritime
  • 27/11/2016 sur le site de l'Institut CGT d'histoire sociale de la Seine-Maritime.
 

LA SOCIALE 2

ALORS REJOIGNEZ NOUS:

à Dieppe le 13 décembre à 20h 45 à la DSN en présence de Gilles PERRET réalisateur, Jacky MAUSSION Président de l’ IHS Cgt 76, Mathias DUPUIS UL Cgt Dieppe, et Roland Charlionnet des amis de l’ Humanité

à  Rouen le 14 décembre à 20 h au Cinéma OMNIA en présence de Gilles PERRET réalisateur, Serge LALOYER vice président de l’ IHS Cgt 76, Jacky COUDRAY Secrétaire régional des organismes sociaux Cgt, Andy BARRÉ UL Cgt Rouen, Jean Yves FLAUX des amis de l’ Humanité

au Havre le 15 décembre au cinéma SIRIUS en présence de Gilles PERRET réalisateur Pierre LEBAS membre du CA de l’ IHS Cgt 76, Marie Claire JEGADEN UL Cgt Le Havre, Nathalie NAIL (PCF) John BARZMAN Université du Havre, Pierre LE MEUR des amis de l’ Humanité

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 14:06
Criminalisation du mouvement syndical - Procès des deux dockers du Havre - Grève dans le port - 200 dockers à Paris et une délégation interprofessionnelle en soutien aux miltants poursuivis - Verdict le 16 décembre !
Criminalisation du mouvement syndical - Procès des deux dockers du Havre - Grève dans le port - 200 dockers à Paris et une délégation interprofessionnelle en soutien aux miltants poursuivis - Verdict le 16 décembre !Criminalisation du mouvement syndical - Procès des deux dockers du Havre - Grève dans le port - 200 dockers à Paris et une délégation interprofessionnelle en soutien aux miltants poursuivis - Verdict le 16 décembre !

Lors de la manifestation du 14 juin à Paris, des dockers avaient été accusés de violences alors qu'ils étaient gazés puis chargés par les policiers à la suite des provocations (des policiers et des casseurs) de fin de manifestation ! On se souvient que les provocations n'avaient pas cessé tout le long du parcours entre petits groupes décidés à en découdre avec la police et policiers casqués, bottés et armés de gaz lacrymogènes, de matraques … Tout avait été fait, depuis plusieurs manifestations parisiennes, pour que la tension monte. En fin de parcours les policiers avaient chargé et gazé jusque dans les cars qui attendaient les manifestants prêts à rentrer au Havre. Une grande partie des manifestants avaient dû renoncer à aller jusqu'au bout de la manifestation.

 

Peu nous importe que les banques soient taguées ou vandalisées. Peu nous importe que des députés traîtres à leurs électeurs et à leurs promesses soient affublés de noms d'oiseaux. Mais il est manifeste que les groupes minoritaires qui ont choisi ces modes d'action minoritaires ont fait le jeu du pouvoir. Notamment en favorisant les actions policières violentes contre les manifestants.

C'est ce qui s'est passé le 14 juin à Paris.

 

Nos camarades dockers sont les victimes de ces provocations. Au Havre les manifestations se sont déroulées dans le calme et elles ont été puissantes. A Paris la stratégie de la tension a fait des dockers havrais les boucs émissaires du gouvernement. Comme tant d'autres militants syndicaux et manifestants.

C’est seulement en août que des CRS portent plainte contre des dockers, soit deux mois après les festivités. Sous quelle pression gouvernementale ?

Le 31 Août 2016, deux mois après les faits, que la police parisienne avait fait irruption chez eux au petit matin pour les arrêter. Le jour de l'assemblée de rentrée de la CGT au Havre avec Philippe Martinez. Bizarre, non ? Le port du Havre s'était alors mis en grève pour obtenir leur libération.

Hier vendredi avait lieu le procès des deux dockers du Havre au Tribunal de Grande Instance de Paris. Les avocats ont démontré l'absence de preuves et d'éléments contre les accusés. Le verdict sera rendu le 16 décembre au TGI, quelques jours avant les fêtes. On verra quelle justice choisissent les magistrats : justice de classe ou justice sociale et respect des libertés syndicales et de manifestation ?

Nous exprimons ici toute notre solidarité avec les dockers.

 

Aujourd’hui, les procès contre les militants se multiplient pour faire taire toute contestation. Criminaliser le mouvement syndical, faire taire les plus revendicatifs, c'est ce à quoi s'acharnent le pouvoir. Pas sûr que les salariés s'y laissent prendre. Les coups sont trop rudes contre le monde du travail.

Et nous redisons tout notre mépris pour ce gouvernement. Ce n'est pas parce que Fillon choisit la politique du pire que ça nous fera changer d'avis. Socialistes et Républicains sont deux faces de la même politique. Tour à tour, ils font de plus en plus de mal aux salariés. Puissent ces derniers le leur rendre.

 

Par les luttes. Car ils ne peuvent désormais compter que eux-mêmes.

 

Action communiste

 

En complément, une réflexion du syndicat de la magistrature sur le rôle des magistrats et l'imaginaire neutralité de la justice.

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 14:58
Les dockers en manifestation au Havre et à Paris contre la loi Travail.
Les dockers en manifestation au Havre et à Paris contre la loi Travail.

Les dockers en manifestation au Havre et à Paris contre la loi Travail.

Le Havre Deux dockers du Havre convoqués au tribunal : nouvelle grève dans le port

Les dockers et agents portuaires du Havre sont en grève, vendredi 25 novembre 2016, en soutien à deux dockers, convoqués au tribunal correctionnel de Paris, pour violences.

Mise à jour : 25/11/2016

L'interpellation des deux dockers, le 31 août 2016, avait entraîné une journée de grève dans le port du Havre. (Photo archives ©Normandie-actu)

Un nouveau mouvement de grève a été lancé, dans le port du Havre (Seine-Maritime), vendredi 25 novembre 2016. La fédération nationale des ports et docks agit en solidarité avec deux dockers du Havre, convoqué au tribunal correctionnel de Paris, ce même jour, pour des faits de violences commis lors d’une manifestation contre la loi Travail, à Paris. Ils avaient été interpellés par les forces de l’ordre, mercredi 31 août 2016, lors d’une visite du patron de la CGT, Philippe Martinez, dans la Cité océane.

Les dockers en route pour Paris

Selon une source syndicale, une délégation de 200 dockers du Havre se rendent à Paris, en soutien à leurs collègues, accompagnés de délégations syndicales d’autres villes de France. Une mobilisation contre la « répression syndicale », que les délégués et syndicalistes dénoncent depuis plusieurs mois, suite notamment au mouvement social contre la loi Travail.

Les deux dockers doivent passer à la barre du tribunal en début d’après-midi. Ils sont tous deux soupçonnés d’avoir participé à des faits de violences, qui se sont produits en marge d’une manifestation  à Paris.

« Toute la CGT mobilisée »

Alors que le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, se rendait au Havre, le 31 août 2016, les deux individus avaient été interpellés tôt dans la matinée, pour être interrogés par les forces de l’ordre. Des interpellations qui avaient entraîné l’arrêt complet de toute activité au sein du port du Havre, par un mouvement de grève général, qui s’est conclu à la remise en liberté des deux dockers, en soirée.
Au Havre, Philippe Martinez affirmait que « toute la CGT va se mobiliser pour dénoncer ce cas ».

Contre la politique de la peur et de l’intimidation, nous allons jouer la carte de l’unité », avait appuyé Pascal Morel, secrétaire général de l’union départementale de Seine-Maritime de la CGT, présent également au Havre durant ces interpellations.

Le mouvement de grève devrait se conclure samedi 26 novembre 2016, à 6h.

Valentine Godquin
Journaliste Normandie-actu
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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 23:37

Nous publions cette déclaration du Comité général de l'UD-CGT de Seine-Maritime.

Source : le blog du syndicat Filpac CGT de Chapelle Darblay ( Grand-Couronne ) ici :

http://cgtchapelledarblayupm.unblog.fr/2016/11/22/declaration-du-comite-general-de-lud-cgt-de-seine-maritime/

Déclaration du Comité général de l’UD CGT de Seine Maritime, réuni le 18 novembre 2016 à Caudebec les Elbeuf.

Résister aux attaques du gouvernement et du patronat, pour gagner sur nos revendications, renforçons nos syndicats pour renforcer les luttes. Pendant plusieurs mois, les syndicats CGT de Seine Maritime, ont été la force motrice d’un front commun intersyndical (CGT-FO-Solidaires-FSU-UNEF), base d’une résistance nationale qui a déstabilisé le gouvernement dans son projet de casser le Code du travail.

L’engagement puissant des syndicats, des Unions locales, de l’Union départementale 76 et des Unions professionnelles, pour le retrait de la loi Travail, a permis la mise en grève et la participation aux manifestations de dizaines de milliers de salariés.

Si la grève, en Seine Maritime, avec la CGT au premier plan, a été particulièrement puissante, dans les ports, dans la chimie, dans l’Energie, elle a aussi touché des centaines d’entreprises (petites ou grandes) et de services publics. Le 14 juin, ce sont plus de 5200 salariés de Seine Maritime qui sont montés à Paris. Les salariés, s’appropriant l’exigence du retrait du projet de loi travail avec l’intersyndicale, ont mis en minorité le projet gouvernemental et patronal. Par 3 fois, le gouvernement Valls-Hollande a dû utiliser le 49-3 pour imposer la loi qu’il ne pouvait faire voter faute de majorité. Après des années de contre réformes des gouvernements Sarkozy et Hollande (retraites, ANI, loi Macron, loi Rebsamen, Pacte de responsabilité, CICE, PPCR…) les grèves et manifestations, particulièrement fortes en Seine Maritime sur le mot d’ordre unificateur de Retrait, montrent que la lutte de classe a repris tous ses droits.

Le congrès CGT de notre UD Seine Maritime à Lillebonne avait décidé en avril 2015 d’engager nos forces dans cette voie de la Résistance : Nécessité d’une CGT de lutte de classe, cherchant la convergence des luttes des différents secteurs. Rejet du syndicalisme rassemblé qui nous liait au gouvernement et nous paralysait. Construire le rapport de force sur des revendications précises face au patronat et au gouvernement. Le 51ème congrès confédéral a été aussi un point d’appui dans ce sens.

Aujourd’hui les attaques contre le monde du travail se font plus violentes tant dans le public que dans le privé avec pour objectif de faire exploser l’ensemble des garanties collectives. Cette offensive se mène avec la complicité de tous les gouvernements en liaison étroite avec la mise en œuvre des traités de libre-échange.

La pratique du coup de force.

Plus les plans patronaux et gouvernementaux sont rejetés par les salariés, actifs et retraités, plus les libertés démocratiques et le droit syndical sont attaqués.

Le gouvernement a montré l’exemple de l’autoritarisme avec le 49-3 et en prétendant interdire les manifestations. Dans notre Département nous veillerons au droit de manifester en toute sécurité face aux différentes formes que prennent les violences et les provocations contre la CGT.

De nombreux camarades de la CGT en Seine Maritime ont été mis en cause pour leur activité syndicale, avec la volonté de les réprimer et de les intimider. Le patronat a montré son vrai visage quand son représentant pour la zone portuaire du Havre a prétendu dicter ce que Philippe Martinez avait le droit de dire dans l’assemblée de rentrée de l’UD le 31 août. Puis c’est la police et la justice qui ont organisé une véritable provocation en arrêtant le 31 août à 6 heures du matin 2 camarades dockers qui ont comme seul tort d’avoir manifesté avec 1 million d’autres salariés à Paris le 14 juin pour le retrait de la loi travail.

La CGT ne se laisse pas et ne se laissera pas intimider. Nous continuerons à répondre présents contre chaque atteinte aux libertés syndicales, comme nous l’avons fait pour les 4 du Havre, pour les Air-France et les Goodyear, pour défendre la Bourse du travail d’Evreux.

Nous serons présents Le 23 novembre pour défendre Franck Mérouze, secrétaire général de l’Union locale de Caen, poursuivi pour diffamation

Le 25 novembre à Paris pour soutenir nos camarades dockers poursuivis par le Procureur de Paris. Chaque fois qu’il faut défendre le droit syndical et le droit de grève, face aux entraves patronales et du gouvernement.

Gouvernement et patronat affirment chaque jour qu’ils acceptent seulement un syndicalisme docile et d’accompagnement. La CGT, comme affirmé à notre congrès de Lillebonne et au 51ème congrès confédéral, n’occupera pas cette place et tiendra bon sur le terrain des luttes.

La CGT ne doit pas siéger dans les Conférences Territoriales de Dialogue Social qui organisent les fusions d’hôpitaux et les mutations. Continuant le combat pour l’abrogation de la loi Travail, la place de la CGT ne peut pas être de participer à la réécriture du Code du travail (comme prévu par l’article 1 de la loi travail pour liquider définitivement la hiérarchie des normes dans tous les champs du code du travail) comme Gattaz et Valls le voudraient.

Poursuivre le soutien aux luttes.

La responsabilité de notre UD est d’abord de poursuivre avec les UL et les Unions Professionnelles, le travail engagé pour soutenir les différentes luttes. La CGT a été en pointe lors des derniers conflits (Sidel, CH Rouvray, facteurs du Havre,…) et continue à l’être comme au Département 76. Nous devons continuer à amplifier le soutien et la solidarité.

En même temps, l’UD poursuit le combat sous toutes ses formes, pour l’abrogation de la loi travail, en même temps que le combat pied à pied pour la défense des Conventions Collectives et des statuts nationaux.

Renforcer le rapport de force, renforcer la CGT, chez les actifs et les retraités.

La place occupée par nos syndicats ces derniers mois nous permet d’aborder positivement l’objectif d’une UD qui augmente son nombre de syndiqués. L’UD poursuivra, en lien avec les Unions locales et les Unions professionnelles le travail en direction des TPE, pour faire voter CGT et pour permettre aux salariés de ces secteurs de s’organiser avec la CGT. Elle dénonce le choix du gouvernement de faire porter sur la CGT le report des élections alors que notre recours est parfaitement fondé.

L’UD, agira pour et soutiendra les mobilisations, avec l’unité des salariés sur des axes revendicatifs clairs :

- Pour interdire les licenciements et les suppressions de site, dans le privé et le public, pour la défense de l’emploi industriel en posant la question de la nationalisation sous contrôle des travailleurs des secteurs essentiels

- Défense des services et entreprises publiques contre la marche à leur privatisation, défense des statuts nationaux et particuliers attaqués.

- Défense des services publics et des statuts de la fonction publique, ainsi que défense de l’égalité républicaine que la réforme territoriale prétend mettre à bas. – Retrait des contre réformes gouvernementales : NON à la loi Touraine et aux GHT…

- Abrogation de toutes les lois régressives contre le système de retraite et de protection sociale

- L’augmentation générale et immédiate des salaires, pensions et des minimas sociaux de 300€ ainsi que le smic dans la même proportion soit à 1800 €.

- La réduction du temps de travail à 32h hebdomadaire, sans perte de salaire, et avec embauches correspondantes.

L’UD luttera sans relâche contre tous les poisons qui visent à diviser les rangs des salariés, en premier lieu le racisme et la xénophobie, mais aussi toute forme de discrimination, en particulier le sexisme.

L’UD CGT prendra toute initiative permettant de renforcer l’unité syndicale pour l’action commune dans la suite du combat contre la loi travail. Nous continuons à défendre la perspective de la construction d’une mobilisation interprofessionnelle puissante permettant de faire reculer patronat et gouvernement. Dans ce sens, nous soutenons l’ensemble des initiatives cherchant à faire converger les luttes et résistances, et notamment l’appel à une manifestation nationale pour début 2017.

L’UD invite à renforcer la CGT, premier pas pour l’action revendicative. Adopté à la majorité

 

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