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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 09:22

Mis en ligne le 11 septembre 2013

11 septembre 1973: Le Bruit des Bottes: Ferrat et Jara

TEXTE et VIDEOS

REPRIS SUR
BANDERA ROSSA

 

 

                              Le Bruit des Bottes
7 Septembre 2013
Le 11 septembre 1973, ll y a 40 ans au Chili, Salvador Allende était renversé par les terroristes de Pinochet .

N'oublions pas!



On a beau me dire qu'en France
On peut dormir à l'abri
Des Pinochet en puissance
Travaillent aussi du képi

Quand un Pinochet rapplique
C'est toujours en général
Pour sauver la République
Pour sauver l'Ordre moral
On sait comment ils opèrent
Pour transformer les esprits
Les citoyens bien pépères
En citoyens vert-de-gris

 

 
 
Victor Jara
 
Victor Jara, membre du Parti communiste chilien, il fut l'un des principaux soutiens de l'Unité   Populaire et du président Salvador Allende
Arrêté par les militaires lors du coup d'État du 11 septembre 1973, il est emprisonné et torturé à l'Estadio Chile (qui se nomme aujourd'hui Estadio Víctor Jara) puis à l'Estadio Nacional avec de nombreuses autres victimes de la répression qui s'abat alors sur Santiago. Il y écrit le poème Estadio de Chile qui dénonce le fascisme et la dictature. Ce poème est resté inachevé car Víctor Jara est rapidement mis à l'écart des autres prisonniers. Il est assassiné le 15 septembre après avoir eu les doigts coupés par une hache.

 

 
 Source:PG
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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 14:33

Paru sur le site de l'Institut CGT d'Histoire sociale de la Seine-Maritime.  Souscription pour l'ouvrage "Les Docks assassinés - L'Affaire Jules Durand".

Le livre est publié par les éditions de l'Atelier.  Voici ce qu'écrit la maison d'édition à son propos :

"Les Docks assassinés. L'affaire Jules Durand" est un roman noir graphique, social et historique qui donne une nouvelle dimension à Jules Durand (1880-1926), cet ouvrier du Havre condamné à mort sur de fausses preuves en raison de son engagement syndical. Ecrit par Roger MARTIN, un des maîtres du roman noir social et historique, et le dessinateur Mako (Lionel Makowski), qui a souvent collaboré avec l'écrivain Didier Daeninckx, leur livre nous plonge dans l'ambiance tendue et tumultueuse du port du Havre au début du XXe siècle et dans les arcanes de cette machination.

Souscription pour l'ouvrage " les Docks assassinés - l'Affaire Jules Durand" ( Institut CGT d'histoire sociale de la Seine-Maritime )
Souscription pour l'ouvrage " les Docks assassinés - l'Affaire Jules Durand" ( Institut CGT d'histoire sociale de la Seine-Maritime )
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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 14:48
Sur le blog de Jean Ortiz
Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... Toujours un oeil vif sur l'Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien...

AFP
Jean Ortiz
Dimanche, 17 Juillet, 2016 - 10:39

On a souvent écrit dans notre blog que l’Espagne n’avait pas rompu avec le franquisme et qu’il s’était recyclé, en quelque sorte, durant la mal nommée « transition » : la période dite de « récupération de la démocratie » après la mort du dictateur, en novembre 1975. Franco gouverna l’Espagne dans l’esprit de la « croisade », de la revanche de classe, comme un pays occupé, fusillant et garrotant jusqu’en septembre 1975...

L’incomplète défranquisation, l’oubli, la dépolitisation, l’impunité, négociés, et la démocratie séquestrée, bancale, ont permis au révisionnisme historique de travailler en profondeur ... l’Espagne profonde, celle qui vote PP par peur des « rouges » et surtout du changement, sous le poids des conservatismes, de l’oligarchie, de l’Eglise, de la finance, celle-là même qui prit part au « golpe » militaire et l’arrosa généreusement...
Le richissime banquier mafieux Juan March, l’Allemagne nazie, ses banques, le Portugal de Salazar, l’Italie fasciste, les autorités navarraises, quelques synarques français, tendirent immédiatement un pont d’or aux putschistes. La multinationale nord-américaine Texaco livra le pétrole nécessaire... La « caste » d’aujourd’hui, beaucoup de grandes familles de l’oligarchie financière actuelle, sont héritières de l’époque.

D’où le refus de la droite néo-franquiste, organisée dans le parti populaire, de condamner publiquement le franquisme, 80 ans après.

UN EXEMPLE

Le 14 juillet 2016, le groupe du PP, majoritaire au « gouvernement autonome » de la Communauté de Madrid, a refusé que soit discutée et votée une « Déclaration institutionnelle » de condamnation du franquisme, présentée par le groupe « Podemos ». L’Assemblée, présidée par un « poids lourd » du PP, la « pépéra » rajoïste Cristina Cifuentes, a repoussé brutalement l’initiative.
Le texte de « Podemos » exigeait simplement la « reconnaissance de tous ceux qui furent réprimés par le franquisme, de tous ceux qui durent s’exiler, des emprisonnés, des persécutés ». A plusieurs reprises, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a mis en demeure le gouvernement et les institutions espagnoles d’appliquer les législations, dispositions, traités, textes internationaux... que l’Espagne officielle a ratifiés, mais dont elle se contrefiche, en matière notamment de crimes contre l’humanité, de violations de droits de l’homme... Amnesty International parle d’ « exception macabre ». Il faut à la droite espagnole faire oublier encore et toujours les origines sanglantes de la monarchie parlementaire et son illégitimité.

PS. A quand l’annulation des procès militaires expéditifs et la réhabilitation de Julian Grimau, de Cristino Garcia, des « 13 roses », de Salvador Puig Antich, des suppliciés du FRAP, de l’ETA (1975), etc. ? A quand la transformation du fasciste « Valle de los Caídos », d’hommage aux « vainqueurs de la Croisade », tombeau monumental de Franco, en Musée de la mémoire des crimes du franquisme ? A quand la réparation des spoliations de toute sorte, de la répression économique dont furent victimes des dizaines de milliers de familles républicaines ? A quand un mea culpa de cette Eglise, complice et actrice de ce que l’historien Paul Preston appelle « l’holocauste espagnol » ? A quand une vraie « loi de mémoire » (justice, vérité, réparation), et des moyens pour l’appliquer ? A quand la fin de l’impunité ? 1936-2016 : 80 ans déjà.

Source : http://www.humanite.fr/blogs/18-juillet-1936-18-juillet-2016-le-franquisme-nen-finit-pas-de-mourir-611958

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 13:54
PARIS - 1er mai 1890

PARIS - 1er mai 1890

  • 11/07/2016
Sur le droit de manifester: quelques repères historiques.

Face au mouvement social contre la loi Travail dite El Khomri, le gouvernement a brandi la menace de l’interdiction de manifester, et l’a même mise en œuvre. L’occasion d’un retour sur l’histoire pour tâcher de mieux comprendre dans quelle cadre juridique se sont déroulées les manifestations au cours des 19 et 20 ème siècles.
C’est le décret-loi du 23 octobre 1935 qui fixe, pour la première fois, une réglementation d’ensemble sur l’action de manifester sur la voie publique. Avant cela, les textes sont rares et ne donnent pas de véritable statut juridique à la manifestation.

« 26 août 1789″: la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, dans son article 10, affirme que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses,pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi >>.

« 27 juillet 1791″: loi qui criminalise, sous les termes d’attroupement séditieux,« tout rassemblement de plus de quinze personnes s’opposant à l’exécution d’une loi, d’une contrainte ou d’un jugement ».

« 3 septembre 1791″: la constitution garantit aux citoyens « la liberté de s’assembler paisiblement et sans arme, en satisfaisant aux lois de police ».

« 10 avril 1838  »: loi qui précise que « toutes personnes qui formeront des attroupements sur la place ou la voie publique seront tenues de se disperser à la première sommation des préfets, sous-préfets, maires, adjoints, magistrats et officiers civils chargés de police judiciaire ».

« 7 juin 1848″: loi qui organise la répression des attroupements d’individus armés ou susceptibles de troubler la paix publique.

« 1884 et 1907″: débats à la Chambre des députés qui posent la question du droit de manifester. En 1907, Clemenceau refuse le principe d’un droit de manifester mais appelle les organisations syndicales et politiques à mieux les encadrer et à les organiser en lien avec l’autorité publique : « Je ne suis pas bien sûr qu’il y ait un droit de manifestation ; mais je suis d’avis cependant qu’il peut et qu’il doit y avoir une tolérance de manifestation ».

C’est dans ce contexte de relatif vide juridique que les manifestations se développent au 19 ème siècle.

La manifestation apparait moins comme un droit que comme une pratique de fait soumise à tolérance de la part de l’administration. Elle s’inscrit pleinement dans le rapport de force travail/capital.

Les pouvoirs publics la regardent avec méfiance, craignant toujours la dérive insurrectionnelle.

Les heurts entre manifestants et forces de l’ordre sont en effet quasi-systématiques. Jusqu’à la manifestation « pacifique » du 17 octobre 1909, négociée avec les pouvoirs publics et encadrée par les « hommes de confiance », toutes les manifestations syndicales dans la capitale sont interdites.

« 25 octobre 1935″: décret-loi, adopté dans le contexte des manifestations de rue des ligues d’extrême-droite, qui réglemente la manifestation (déclaration préalable notamment).

Malgré le décret-loi de 1935, le droit de manifester reste très ambiguë. Du point de vue juridique, si la manifestation n’est pas condamnée, rien ne la consacre et ne la garantie pour autant. La « liberté de manifestation » reste précaire dans son principe et fortement encadrée quant à sa pratique.

« 1946 et 1977  »: deux tentatives de constitutionnaliser le droit de manifester échouent.

« 4 novembre 1950″: la Convention européenne des droits de l’Homme dispose dans son article 9 que « la liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi,constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».

« 8 juin 1970″: loi dite « anticasseurs ». L’article 314 de cette loi, souvent appliqué dans les années 1970, porte atteinte à la liberté de réunion et d’expression et au droit syndical.

« 23 décembre 1981  »: loi n°81-1134 qui abroge la loi du 8 juin 1970 et ramène le système juridique français à son équilibre traditionnel.

« 18 janvier 1995  »: le Conseil constitutionnel reconnaît, dans sa décision n°94-352 DC, que la liberté de manifester est une composante majeure de la liberté d’expression.

Tout au long du 20 ème siècle, la manifestation s’est affirmée comme un des modes d’action principaux du mouvement ouvrier et s’est inscrit à part entière dans le fonctionnement démocratique. Si la pratique de la liberté de manifestation s’est située loin des textes, elle s’est inscrite pleinement dans le cadre de la liberté d’expression et dans celui de la lutte des classes.

La décision du Conseil constitutionnel de 1995 a apporté toutefois une précision particulièrement importante, qui conforte le droit de manifester.


Note réalisée à partir des travaux suivants :
Hubert G. Hubrecht, « Le droit français de la manifestation », in Pierre Favre (sld), La manifestation, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, Paris, 1990, pp. 181-206.
Danielle Tartakowsky, Les manifestations de rue en France , 1918-1968, Publications de la Sorbonne, Paris, 1997.

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 20:34

Publié le 12 Juillet 2016 Par Canaille Le Rouge

Vous ne le saviez peut-être pas

mais Pierre Semard

outre le syndicaliste

communiste révolutionnaire

était une fine plume.

Depuis la prison,

en plus de parfaire ses connaissances ;

il était insatiable,

de juin à fin 1940,

depuis sa prison de Bourges

il a écrit des contes

(en fait des nouvelles sous forme de conte)

 

Celui que Canaille le Rouge vous propose met en lumière bien des traits de notre pays qui de sa jeunesse à nos jours, de l'église aux "chiens de garde" entretiennent, une impressionante actualité !

 

Lire le conte en cliquant sur le lien ci-dessous

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 14:33

Merci à Jean Lévy d'avoir écrit ce texte.  Nous le reprenons.  Et le faisons nôtre.

14 juillet 1789..."A votre avis, Hollande et son gouvernement dans quel camp auraient-ils été : dans celui des "émeutiers"  ou celui des aristocrates, des Gardes Suisses et du Royal Allemand ?

par Jean LEVY

 

La grande imposture de François Hollande et de son gouvernement, c'est d'oser célébrer l'insurrection populaire contre l'absolutisme royal,  et  de fêter son symbole, la prise de la Bastille par les manouviers des faubourgs. Certes, le pouvoir actuel n'a pas innové en la matière. Pour se limiter  aux cinquante dernières années, tous les présidents de la République ont participé à la mascarade, Mitterrand comme Sarkozy, Giscard comme Chirac. Au moins, le général de Gaulle avait le privilège d'avoir participé, comme on le sait, à la Libération de la France et à la recouvrance de sa souveraineté.

Mais le scandale,  aujourd'hui, c'est que François Hollande, l'initiateur de l'état d'exception toujours en vigueur, célébre sans vergogne le triomphe de la Liberté conquise par le peuple au prix de son sang. Car enfin, ce 14 juillet 1789, c'est bien une population exaspérée par un régime agonisant, où une petite minorité de privilégiés - les aristocrates - régnait sans partage sur 26 millions de sujets, méprisés, réduits à la misère -  et, en cette année-là, à la famine - alors que la Cour se gobergeait à Versailles dans un luxe provoquant.

Résultat de recherche d'images pour "1789 Images populaires et classes sociales aristocratie clergé"

 

Et ce pouvoir royal comptait bien réduire l'insurrection en faisant appel aux mercenaires étrangers, les régiments des Gardes suisses et du Royal allemand.

 

Trois ans plus tard, sentant trône menacé,  il fera appel aux rois d'Europe coalisés pour réduire en cendres le Paris insurgé.

On songe aujourd'hui, aux projets d'armée européenne chargée d'assurer l'ordre sur le continent intégré. 

 

En mai 2005,  Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne s'est prononcé dans un hebdomadaire allemand pour la mise en place d'une armée européenne. Le moment politique est le bon....Déjà, un "Eurocorps" est formé..

De plus, en France même, des manoeuvres militaires visent à initier la troupe aux combats de rue contre d'éventuels ennemis de l'intérieur...

Cette année, les cérémonies du 14 juillet, leur référence à la "liberté", leur utilisation par le pouvoir en place, ont quelque chose de plus indécent encore que dans la période passée.

En effet, prenant prétexte de cas de vandalisme autour des luttes sociales contre la loi travail, la France est mise en régime de liberté surveillée. Les manifestations syndicales sont confinées sur un trajet imposé, les participants contrôlés, voire fouillés, les rues barrées par des forces policères en tenue de guerre. Nul ne peut rejoindre ou quitter le défilé hors des rares points de passage autorisés, toutes stations du métro fermées : la nasse est hermétiquement bouclée. 
 

Et ces mêmes autorités osent célébrer la "liberté" à la gloire du 14 juillet !

Que de similitudes entre la fin de règne de la monarchie, celle des années précédant la prise de la bastille et celles que nous vivons aujourd'hui :

Hier, une aristocratie excécrée qui dispose de tous les pouvoirs qu'elle exerce en dominant la multitude soumise à son bon plaisir, 26 millions de paysans, de bourgeois et de manouvriers. Aujourd'hui, une oligarchie - financiers, grands patrons, politiques à leur dévotion,  tous gardés par leurs chiens de gardes, leurs médias - qui écrase à son seul profit un peuple exaspéré mais encore soumis, qui renâcle et qui commence à secouer ses chaînes...

Mais un jour viendra où  celui-ci détruira les nouvelles Bastilles...

Qui l'aurait dit le 13 juillet 89 ?

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 10:01

Publié sur El Diablo

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 18:13

Une polémique enfle suite aux commémorations du centenaire de la Bataille de la Somme. La chanson de Craonne - qui dénonce l'absurdité des combats - était prévue pour la cérémonie au cimetière allemand de Fricourt. Puis annulée, officiellement pour manque de temps. Un email contredit cette version.

 

© France 3 Picardie

© France 3 Picardie

 

La chorale de Poulainville devait exécuter deux chansons lors de la cérémonie au cimetière allemand de Fricourt. Roses of Picardy, chanson emblématique des Britanniques pour la Bataille de la Somme. Et la chanson de Craonne. 

Cette dernière a été proposée par François Grandsir, le directeur de la chorale, tout en exposant les réserves probables liées à ses paroles. Il ne s'agit pas d'une chanson anodine. Elle est emblématique de la bataille du Chemin des Dames en 1917 et est connue pour se prononcer contre l'absurdité des combats. Comme l'atteste son refrain :

"Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
Nous sommes les sacrifiés
"

L'air du refrain de la chanson de Craonne

Arrangement musical de François Grandsir, directeur de la chorale de Poulainville  -  France 3 Picardie


Malgré ces réserves, les Allemands acceptent d'intégrer la chanson au programme de la cérémonie. Elle se trouve même inscrite et traduite en allemand dans le livret distribué au cimetière de Fricourt. Elle ne sera pourtant pas interprétée par la chorale de Poulainvile.

Polémique autour de la chanson de Craonne

Interviews : François Grandsir, directeur de la chorale de Poulainville. Reportage de Camille Di Crescenzo et Jean-Paul Delance.  -  France 3 Picardie

La raison officielle : un manque de temps. La cérémonie aurait duré plus longuement que prévue, et il fallait que le secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, Jean-Marc Todeschini, soit reparti. Pour François Grandsir, directeur de la chorale de Poulainville, "il n'était pas à deux minutes près".

Capture de l'e-mail informant François Grandsir de l'annulation de la chanson de Craonne lors de la cérémonie au cimetière allemand de Fricourt, le 1er juillet 1916. © France 3 Picardie

Surtout, François Grandsir a en sa possession d'autres éléments attestant que cette annulation ne serait pas qu'une affaire de temps. La veille, il a reçu un e-mail indiquant que l'Etat français ne voulait pas que ce chant soit interprêté. Sans plus d'explications même si les soupçons se portent fortement sur la nature des paroles de la chanson.

Jointe par téléphone ce dimanche matin, la préfecture de la Somme persiste : il n'y a pas eu de censure, mais il s'agit d'une question de temps. Affaire à suivre...

Historique de la chanson de Craonne

Cette chanson a été écrite avant la guerre. A l'origine, il s'agissait d'une valse populaire qui a connu un succès immédiat. Tout le monde connaît son air, jusque dans les champs de bataille.

Elle apparaît transformée une première fois en 1915, après les offensives françaises répétées et meurtrières en Champagne et en Argonne. Les Poilus changent les paroles pour critiquer les conditions de combat.

Elle devient célèbre en 1917 avec la bataille du Chemin des Dames. C'est là qu'elle devient la chanson de Craonne telle qu'on la connaît aujourd'hui. Pour rappel, Craonne est un village du Chemin des Dames, objet de combats très violents. La chanson est reprise par les soldats qui vont se mutiner. Elle sera dès lors interdite pendant le reste du conflit.

Après guerre, la chanson accompagnera de nombreux mouvements révolutionnaires, les paroles changeant en fonction des circonstances.

 

Pour voir la video cliquez ci-dessous

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 13:43

Congés payés : quand Le Figaro et le comité des Forges tournaient leur regard vers Hitler!

Publié le par FSC

Congés payés : quand Le Figaro et le comité des Forges tournaient leur regard vers Hitler!

Aujourd'hui les héritiers du Figaro de 1936 "se contentent" de tirer à boulets rouges sur les galeux de grévistes, ces bloqueurs invétérés et de mettre en valeur les casseurs au détriment de la masse des manifestants pacifiques;

En quelque sorte une autre manière de mentir à l'opinion.

La continuité du Figaro et de la grande presse en général aux mains de quelques milliardaires c'est leur haine de classe contre les travailleurs qui les conduit à tourner le dos à la démocratie et à justifier toutes les manipulations comme celles auxquelles nous assistons en ce moment!

______________________________

Source des citations :

https://www.facebook.com/daniel.sondagromancier/posts/318332501693837

Et l'article sur Initiative Communiste l'article de Yves Letoureur :

http://www.initiative-communiste.fr/articles/billet-rouge-2/congs-pays-par-yves-letourneur-80me-anniversaire-du-front-populaire/

___________________________________

1936

 

Entrée en vigueur le 31 mai, la loi sur les congés payés s'applique à partir du 2 juin 1936 en France, comme en Belgique.

Jusque-là, si le patron prenait des congés, il fermait l'entreprise et plaçait son personnel en chômage technique sans salaire. Dorénavant ceux qui peuvent compter un an dans l'entreprise (du 1er juin de l'année précédente), obtiennent automatiquement les congés payés. Pour certains ouvriers ce sont les premières vacances qu'ils prennent de leur vie.

La Fédération des Industries publie des pleines pages de publicité contre cette loi « communiste », qui marque

« le début d'une catastrophe économique sans précédent pour la France. Les congés payés feront plus de dégâts à l'industrie et l'artisanat que les destructions de la Grande Guerre. Dans trois ans, la France sera ruinée ! ».

 

Saint-Sauveur, du Comité des Forges écrit dans Le Figaro :

« Nous devons tourner nos regards vers l'Allemagne de Monsieur Hitler, vers l'Italie de Mussolini pour voir comment il faut traiter la question sociale. »

Trois ans plus tard, la France était en effet ruinée, pas à cause des congés payés, mais d'Hitler et Mussolini.

 

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 13:10
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