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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 17:19

Depuis le début des manifestations contre la Loi Travail, Le Havre est considérée comme la capitale de la contestation. Cette réputation n'est pas vraiment nouvelle. Dans l'histoire, cette ville s'est toujours retrouvée à la pointe des conquêtes sociales françaises... 

  • DM avec Danilo Commodi
  • Publié le
 

En 1900, les ouvriers havrais obtiennent la journée de 8 heures © Institut CGT d'histoire sociale

© Institut CGT d'histoire sociale En 1900, les ouvriers havrais obtiennent la journée de 8 heures

 

Depuis le début des manifestations contre la Loi Travail, les 2500 dockers ouvrent ou ferment chaque défilé. Cela fait plus d'un siècle que ça dure. Car le Havre et son port ont toujours été berceau de la constestation. 
Au 19ème siècle, des milliers d'ouvriers s'organisent en syndicats au Havre et obtiennent en premier la journée de 8 heures en 1900. Ils initient ensuite les grèves du front populaire en 1936 en bloquant la construction d'un hydravion chez Breguet. 

VIDEO : le reportage de Danilo Commodi, Anne-Laure Meyrignac, Rozenn Méheust avec les interviews de : 

  • John Barzman, professeur d'Histoire - univesité du Havre
  • Jacques Defortescu, secrétaire Institut CGT d'histoire sociale 
  • des archives cinématographiques de 1932 de la Gaumont et des photos de Institut CGT d'histoire sociale 
Histoire des mouvements sociaux au Havre
Pour voir la video rendez-vous sur le site de FR3 Normandie ci-dessous
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 15:40
Ajoutée le 25 mars 2016

Vu sur You-Tube, ce documentaire de Jean-Pierre Dubois -
·La gauche, c'est-à-dire le PS et tous ceux qui, à une occasion ou une autre, font alliance avec lui, porte une responsabilité majeure dans la destruction de l'emploi industriel et dans le chômage qui en a résulté pour des centaines de milliers de travailleurs...

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 13:32
VIE ET COMBATS DE JULES DURAND,DOCKER CHARBONNIER-1880-1926

Du 24 juin au 15 octobre 2016,

à la Chapelle du Cimetière Sainte-Marie au Havre (2 rue Eugène LANDOAS) se tiendra une exposition sur

<< VIE ET COMBATS DE JULES DURAND;DOCKER CHARBONNIER- 1880-1926>>

à l’initiative de l’ association des Amis de Jules Durand.

Cette exposition est ouverte tous les jours de 8 h 30 à 17 h 30 et le Dimanche de 10 h à 17 h 30. Il est possible d’organiser des visites guidées, mais « les Amis de Jules Durand » vous accueillerons sur place, à 15 h les samedis  9 juillet, 20 août et 24 septembre.

(tableau de Gaston Prunier, 1863-1927, Menace de grève, présenté au salon de 1903- col. Neurdein/Roger- Viollet)

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 17:11
Affiche anti Front Populaire et anti 40 heures ( 1936 )

Affiche anti Front Populaire et anti 40 heures ( 1936 )

Juin 1936. Affolement général des patrons. La semaine tombe à quarante heures. Les maîtres des Forges tonnent contre la « loi de fainéantise » : « Nos entreprises sont perdues. C’est la mort industrielle qui nous guette. Comment relever le pays si nos ouvriers habitués à la tâche et fiers de l’accomplir travaillent deux fois moins ? La France va à sa ruine. Et tous pâtiront de ce luxe de paresse ».

Décidément, la chanson patronale contre la réduction du est une vielle rengaine.

[...]

L'intégralité de l'article en cliquant sur le lien ci-dessous.

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8 juin 2016 3 08 /06 /juin /2016 07:47

Publié le  · Sur le blog Russeurope

 

Monsieur Macron, en visite dans un bureau de la Poste de Montreuil ce lundi 6 juin, a essuyé des œufs, que l’on espère point pourris[1], et a dû se réfugier dans le dit bureau de poste d’où il a dénoncé les « agitateurs professionnels » responsables de cette atteinte à son auguste personne. Et certes, il faut l’avouer, un œuf avait atterri sur sa chevelure : petit désordre et immense indécence. Ou, plus précisément, un immense double indécence.

 

Indécence de comportement

La première, la plus évidente, tient aux réactions de l’individu. Oh, assurément, on comprend que cela ne soit pas agréable. Mais, somme toute, cela est moins grave que de perdre un œil dans une manifestation, ce qui est arrivé à deux lycéens lors de confrontations avec la police dans le cadre du mouvement contre la loi El Khomri. C’est aussi moins grave que les blessures infligées par les grenades dites « de désencerclement » utilisées par la police, et dont certaines ont été délibérément lancées à hauteur de tête ou de visage alors que le règlement stipule qu’elles doivent être uniquement lancées dans les jambes. C’est enfin moins grave que les blessures infligées à des journalistes couvrant ces manifestations, dont l’un est toujours dans le coma. Indécence donc d’un Ministre qui ose se plaindre, et il faut voir en quels termes, alors que les manifestations font parties des « risques du métier » pour tout membre du gouvernement. Oublie-t-il que le gouvernement auquel il appartient a usé de l’article 49.3 pour faire passer, en première lecture cette loi qui rassemble aujourd’hui contre elle une majorité de français, ce qui est d’une autre violence, bien supérieure, que l’œuf qui a atterri sur son crâne ? Oublie-t-il qu’en tant que membre de ce même gouvernement, il est solidaire de son Premier-ministre dans la décision d’user de l’article 49.3 ? Visiblement Monsieur Macron ne connaît pas le droit constitutionnel ni la commune décence en cette affaire.

 

Indécence d’attitude

Mais il y a une autre indécence. La visite du sieur Macron venait alors que la Poste se préparait à sortir un timbre commémorant les 80 ans du Front Populaire. Or, le sieur Macron représente dans sa politique comme dans ses idées, l’exact opposé de ce qu’a pu représenter le front populaire. Non qu’on lui conteste le droit d’avoir ses idées, même si elles sont nocives et mauvaises. Mais la commune décence, oui cette « common decency » dont parlait George Orwell – et que plusieurs philosophes ont exhumée – aurait dû lui faire comprendre que sa venue ne pouvait manquer de provoquer des protestations. Et parmi les formes de protestation qui sont communes en France, il y a le jet d’œuf, les pommes cuites et les tomates pourries. C’est la première qui a donc été utilisée. Le ci-devant ministre peut s’estimer heureux que les manifestants n’aient pas utilisé des pavés ou des boulons, autres formes de protestation à l’honneur dans la classe ouvrière. Alors, que le sieur Macron n’ait pas apprécié ce geste, on peut le comprendre. Mais qui ne puisse comprendre que sa venue, avec tout ce qu’il représente en matière de politique d’abandon des services publics, en matière de régression sociale, soient insupportables pour de très nombreuses personnes de notre pays, cela on avoue ne pas pouvoir le comprendre. Voici donc le membre d’un gouvernement qui a brutalisé une large partie des travailleurs de notre pays, dont les idées sont aux antipodes du progrès social, qui vient parader dans une banlieue ouvrière et qui s’étonne des réactions que cela provoque. Voici bien une autre indécence, une indécence bien aussi grave que la première.

 

Du respect et des gens respectables

Si les membres du gouvernement veulent donc être respectés, il faut qu’ils soient respectables. Sur ce point aussi Emmanuel Macron est coupable. Ses déclarations sur le « costume » en sont l’une des multiples preuves. Nous ne reprochons pas au sieur Macron de faire de la politique. Son mouvement « En Marche », lancé avec la complaisance des grands médias et alimenté par de l’argent collecté à l’étranger, nous indiffère. Nous ne reprochons pas au sieur Macron ses manœuvres avec le maire de Lyon, Monsieur Gérard Collomb[2], pour se trouver une circonscription accueillante. Nous ne lui reprochons pas ses ambitions présidentielles, au demeurant bien risibles dans l’état actuel des choses. Ce que nous lui reprochons c’est de ne pas comprendre que quand on a ces ambitions, quand on a ces projets politiques, on se doit d’être respectable chose qu’à l’évidence il ne comprend pas. Le respect n’est entré dans son crâne de « fort-en-thème », pour ne pas dire son crâne d’œuf, que sous la forme de ce qui lui est dû et non pas de ce qu’il doit aux autres. Comme il ne comprend pas toute l’indécence qu’il y a à venir parader pour ce qui représente dans les faits un enterrement symbolique de ce qu’a pu représenter le Front Populaire dans ce qui fut justement un des bastions de la gauche historique, et à se plaindre de manifestation quand d’autres de nos concitoyens souffrent dans leur chair des conséquences des violences policières.

Ce comportement est bas, il est petit ; de la taille d’un micron.

[1] http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2016/06/06/25005-20160606ARTFIG00115-macron-accueilli-par-des-jets-d-oeufs-lors-d-un-deplacement-a-montreuil.php

[2] http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/06/02/25002-20160602ARTFIG00319-gerard-collomb-cajole-ce-cher-emmanuel-macron.php


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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 15:28

La grogne sociale qui accompagne les débats sur la loi Travail coïncide avec le 80e anniversaire de la signature des accords de Matignon. Mais même si François Hollande cite Maurice Thorez pour en appeler à la fin des grèves, les deux époques n'ont rien à voir.

Il y a 80 ans, le gouvernement français réunissait pour la première fois un sommet social d'ampleur. Il allait déboucher au soir du 7 juin 1936 sur un accord trouvé à Matignon autour du Président du Conseil Léon Blum notamment. "On y a décidé principalement des hausses de salaire, la liberté syndicale, l'institution de délégués du personnel. Viendront dans la foulée les congés payés, la semaine de 40 heures et la loi sur les conventions collectives", précise l'historien Stéphane Sirot, spécialiste des mouvements sociaux et des syndicats à l'université de Cergy-Pontoise. Mardi soir à Matignon, le gouvernement célèbre l'anniversaire de cet accord historique en présence de Manuel Valls, nourrissant la comparaison entre les deux époques et leurs textes emblématiques.

La loi Travail remet en cause un des acquis de 1936

"Traditionnellement dans la culture de la gauche, le Front populaire symbolise l'unité, or, on est dans un contexte de divisions extrêmes au sein de la gauche et des syndicats", note Stéphane Sirot, qui pointe une contradiction notable entre la loi de 1936 et celle portée par Myriam El Khomri. "La loi sur les conventions collectives de juin 1936 a notamment établi le principe de la hiérarchie des normes et le principe de faveur, qui instituent qu'un accord de niveau inférieur ne peut pas être moins favorable au salarié qu'un accord de niveau supérieur. Tout cela est remis en cause aujourd'hui". C'est le fond de l'article 2 que plusieurs syndicats appellent à réécrire, et qui pousse la CGT a demander le retrait du texte.

Deux mouvements sociaux bien différents

La mobilisation qui fait face au projet de loi actuel a grossi au fil des semaines, mais elle n'a rien de comparable avec celle qui a éclaté durant les élections législatives de 1936 par lesquelles le Front populaire est arrivé au pouvoir. "Avec deux millions de grévistes environ, le mouvement social de 1936 est historiquement le plus important après celui de mai 1968. Il y avait une effervescence sociale extrême", note l'historien. Les revendications étaient aussi bien différentes. "Le mouvement de mai-juin 1936 ne s'opposait pas au gouvernement en place, il saisissait une occasion de pousser davantage le monde ouvrier dans la rue pour apporter un point d'appui au législateur", rappelle Stéphane Sirot.

En 1936, une gauche unie

"Aujourd'hui, la plupart des syndicats considèrent cette loi comme une régression sociale", poursuit l'historien. La division actuelle de la gauche tranche en effet avec l'unité autour des revendications de 1936. "Il n'y avait pas de divorce entre la gauche politique et les syndicats à l'époque. Les critiques venaient de la droite parlementaire principalement, du patronat et de l'extrême-droite."

Hollande cite Thorez… à moitié

Mardi dans La Voix du Nord, François Hollande a repris en partie la célèbre réplique de Maurice Thorez, secrétaire général du PCF de l'époque. "Il faut savoir arrêter une grève", a déclaré le Président, omettant la suite de la phrase prononcée par Thorez : "Dès que satisfaction a été obtenue". "Hollande fait cette déclaration sur les terres du Nord, celles de Thorez et de la tradition ouvrière, ce qui n'est certainement pas anodin", note Stéphane Sirot. Reste que la notion de "satisfaction" demeure très subjective, et que plusieurs syndicats appellent à poursuivre le mouvement social. "Le gouvernement et les parlementaires qui le suivent estiment que cette loi est un progrès social. En ce sens, ils essayent de créer un lien avec l'histoire de la gauche", ajoute l'historien, qui note toutefois que 80 ans après les accords de Matignon, "le gouvernement s'oppose à une partie de sa base théorique". Et de conclure : "Ceux qui sont aujourd'hui dans la rue auraient voté pour le Front populaire en 1936. Et ils ne revoteront vraisemblablement pas pour Hollande en 2017".

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 15:48

Terroristes, preneurs d’otage … la machine médiatique du Capital est en marche pour s’attaquer aux grévistes mobilisés pour le retrait de la Loi Travail. Reprenant le vocabulaire éculé de la dictature du capital, le même que les patrons et son régime de Vichy utilisaient d’ailleurs contre les résistants. Pourtant c’est par la que les travailleurs de notre pays ont arraché l’essentiel des conquètes démocratiques et sociale et même la liberté de notre pays. La est un droit, c’est également pour les travailleurs un devoir pour défendre leurs droits ! Et les ouvriers du pétroles et de la chimie en exerçant leur droit s’inscrivent dans la droite ligne du combat pour la liberté, pour la démocratie et les droits sociaux de leurs prédécesseurs des mines du bassin minier du Nord.

Il y a 75 ans, l’un des plus grands actes de , la du Nord Pas de Calais

grande grève patriotique des mineurs 1941Il y a 75 ans, en 1941 les mineurs du Nord Pas de Calais déclenchaient l’une des plus grandes et spectaculaire action de résistance en France occupée, la grande grève patriotique des mineurs.

100 000 mineurs furent en grève face à l’occupant nazi et au gouvernement de Vichy : ce fut la grève la plus importante en Europe durant la seconde guerre mondiale. Les femmes y eurent une place prépondérante.

Le 11 novembre 1940, 40.000 mineurs défilent dans la rue, contre la décision de supprimer la journée nationale d’hommage aux victimes de 1914-1918. A partir de janvier 1941, des grèves perlées sont organisées dans le Douaisis.

Ces grèves, partielles mais répétées, entraînent une baisse sensible de la production. L’occupant décide alors, le 1er janvier 1941, d’allonger la journée de travail d’une demi-heure sans augmenter les salaires. Cette décision ravive l’exaspération des mineurs. Les responsables communistes, par la voix des militants au sein des CUSA (Comités d’unité syndicale et d’action), syndicats clandestins constitués à la suite de l’interdiction des centrales syndicales par Vichy, saisissent l’occasion de ce mécontentement pour engager les mineurs à l’action.

Dès le lendemain, les mineurs entament une série de grèves perlées, en procédant à des arrêts de travail d’une demi-heure au début ou en fin de service. Parti de la fosse 7 de l’Escarpelle, près de Douai, le mouvement s’étend à toutes les fosses des compagnies d’Aniche et de l’Escarpelle puis gagne une quinzaine de puits du bassin minier. Malgré les injonctions et les mesures prises par les autorités françaises et allemandes, le mouvement se poursuit jusqu’à l’arrestation de près de deux cents mineurs. Confrontés à une nouvelle grève à l’Escarpelle en mars, les Allemands font occuper les puits par leurs troupes.

Toutes les conditions sont ainsi réunies pour que le 1er mai devienne une journée marquante. Inscriptions, drapeaux tricolores et drapeaux rouges apparaissent, des tracts circulent. La grève s’étend jusqu’en Belgique, où 100 000 mineurs et sidérurgistes cessent le travail. L’industrie textile est également touchée. La situation devient de plus en plus tendue. Dans ce climat explosif, des communistes et les CUSA s’organisent pour que le prochain mouvement donne lieu à une manifestation importante

Le 27 mai 1941, la grève est véritablement déclenchée et la condamnation de mineurs à la déportation le 28 mai – effectuées à partir de listes établies par les compagnies minières sur des rapports faits par les ingénieurs et gardiens des mines – enflamme la région : 100.000 mineurs, soit 80% des effectifs défient l’autorité militaire allemande. Partie de revendications sociales, cette grève prend rapidement un tournant patriotique. Les mineurs obtiennent une victoire avec l’augmentation des salaires et l’amélioration du ravitaillement. Mais ils l’a paie au prix fort : Ils sont plus de 1.400 à avoir été arrêtés, fusillés, décapités à la guillotine ou morts sous la torture dans les prisons. Des centaines aussi ont été expédiés vers les camps de concentration, explique Marcel Barrois, président de l’association « Mémoires et cultures de la région minière ».

La répression fut terrible : arrestations, exécutions. Ces mineurs en grève formèrent le premier convoi de déportés français vers l’Allemagne dès le 13 juin 1941. 75 ans après, cette demeure peu connue, voire ignorée

De revendicative à l’origine, la grève s’est révélée être le prétexte à un mouvement de plus grande ampleur dans lequel les communistes, très présents dans le Nord, ont joué un rôle important de coordonnateurs. La grève a été tout autant une lutte sociale qu’une atteinte à l’économie de guerre allemande. Elle a été perçue comme un défi à l’occupant qui, par contrecoup, a exercé une répression féroce. En raison du contexte même dans lequel elle s’inscrit, elle a pris une dimension patriotique. Les Allemands ne s’y sont pas trompés, qui se sont dès lors attachés à démanteler l’organisation communiste locale. Faut il rappeler – contre la propagande anticommuniste visant à réécrire l’histoire – que cette action de résistance d’ampleur, menée par les communistes a été déclenchée largement avant l’attaque de l’URSS par l’Allemagne Nazie tordant définitivement le coup aux mensonges de communistes n’entrant dans la résistance qu’à partir de juin 1941.

[...]

Cliquez ci-dessous pour voir la vidéo des archives de l'INA et prendre connaissance du déroulement du colloque et du nom des intervenats.

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25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 08:53
Publié le 23/05/2016 á 23H15 sur Paris-Normandie.fr
 
 
Le Havre : Ken Loach soutient un documentaire sur les dockers
Tournage au Havre lors d’une des journées de mobilisation contre la loi Travail (photo Christophe Frébou).
 

Une partie de 421 au Marie-Louise, le bar hors du temps du quai de la Saône (quartier de l’Eure). Une barricade de pneus en feu pour bloquer un rond-point tenu par quelques dockers, chasubles rouges fièrement portées. La présentation en quelques plans semble virer aux clichés...

La journaliste Auberi Edler, ayant mis avec talent le pied dans la réalisation de documentaires depuis plusieurs années, trahit en réalité, et avec bonheur, son attachement à un monde découvert en 2014 à l’occasion d’un précédent tournage sur Aki Kaurismäki (réalisateur du film Le Havre, 2011). Celui des docks et de ses hommes. « Depuis, j’y suis retournée, souvent », confie-t-elle sur la page de présentation de son documentaire, mise en ligne sur le site de financement participatif kisskissbankbank.com. Aussi touchant soit-il, il reste effectivement à le financer afin de concrétiser deux années de travail. Non seulement de tournage qui se poursuivait encore ces dernières semaines, mais aussi d’échanges, de rencontres « pour apprendre à se connaître, à imaginer la confiance ».

Certains considéreront le film orienté puisqu’il donne également un coup de projecteur sur un dernier bastion du syndicalisme en France, alors que se poursuit le bras de fer entre la CGT (notamment au niveau local la très puissante fédération ports et docks) et le gouvernement autour de l’adoption de la loi El Khomri, dite loi Travail.

Un village ouvrier qui résiste

Havraises, Havrais, fils de dockers ou non, c’est donc le moment de contribuer à la réalisation d’un projet « alternatif », probablement livré aux alentours de septembre 2017, présentant un des visages de la ville du Havre à l’occasion de son 500e anniversaire. Celui d’un village ouvrier qui résiste aux forces de la transformation, architecturale et mentale.

Des mois durant, Auberi Edler suivra donc trois dockers, de génération différente, racontant leur approche de la condition ouvrière. Pas de commentaire, ni d’interviews. Juste la parole des ouvriers, de leurs épouses sur une bande originale, c’était inévitable, produite par l’icône Little Bob. Un projet ne saurait aboutir sans parrain. Celui de ce documentaire est en or. Au sens propre comme au figuré. J’ai nommé Ken Loach, tout juste entré dans le cercle des doubles récipiendaires de la Palme d’or du Festival de Cannes. Dans une vidéo, le réalisateur de Moi, Daniel Blake, connu pour l’ensemble d’une œuvre très militante, n’y va pas avec le dos de la cuillère. « Je souhaite bonne chance à cette campagne (N.D.L.R. : de financement), je suis certain que le film sera très bon... J’envoie ce message de soutien à Auberi et aux dockers du Havre, à leur combat pour tirer parti des nouvelles technologies (...). Elles ne devraient pas signifier des licenciements mais de meilleures conditions de travail (...). Victoire aux dockers ! »

Christophe Frebou

https ://www.kisskissbankbank.com/fr/ projects/la-classe-ouvriere

 

 

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 06:29
Dieppe, un 1 er mai combatif et festif, placé sous le signe du 80 ème anniversaire de 1936

Notre institut CGT d’Histoire Sociale de Seine Maritime était bien présent à ces manifestations célébrant le 80 ème anniversaire de 1936 à DIEPPE. Le 30 avril,  Jacky MAUSSION, Président de notre Institut Cgt 76 a présenté,  devant plus de 50 personnes, une conférence sur cette période riche en  luttes débouchant sur des acquis sociaux sans précédent  pour la classe ouvrière, dont les premiers congés payés. Cette conférence a été  suivie d’un débat où les luttes d’hier se firent l’écho à celles d’aujourd’hui contre la casse du code  du travail. Notre diaporama sur la conquête du temps libre servait fort à propos de toile de fond à ces passionnants débats.     Le 1er mai, c’est dans la salle des congrès de DIEPPE, que se sont poursuivies  les festivités. Notre stand, et surtout notre  exposition sur la Conquête du temps libre y furent particulièrement appréciés. Félicitations à l’Union Locale  CGT de DIEPPE pour ces initiatives historiques et festives.

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 09:20

« Des Papeteries de la Chapelle aux Papeteries de Rouen Europac-80 ans d’industrie papetière à St Etienne du Rouvray » 1929-2009. Michel Ryckeghem-18 € -2016

  • 18/04/2016
Des Papeteries de la Chapelle aux Papeteries de Rouen Europac

Des Papeteries de la Chapelle aux Papeteries de Rouen Europac : 80 ans de l’industrie papetière à Saint – Étienne -du –Rouvray.1929 -2009 [1]

 

Notre camarade et adhérent de longue date de l’IHS Cgt 76, Michel RYCKEGUEM, vient de publier, avec l’aide du Comité d’Entreprise d’ EUROPAC et de la ville de St Etienne –du- Rouvray, cet ouvrage de plus de 100 pages sur l’histoire de l’entreprise de papier –carton de Saint Etienne, et surtout des hommes et femmes qui l’ont fait fructifier entre 1929 et 2009.

Par un détour sur les 2000 ans d’évolution de la fabrication de la pâte à papier, l’auteur montre, à partir de nombreux documents collationnés pour l’occasion, comment les « Papeteries de la Chapelle », devenues Europac en 2009, (aujourd’hui OTOR Papeteries de Rouen) détruiront l’emploi jusqu’à ne compter plus que 163 salariés en 2009 (ils étaient 1400 trente ans auparavant !)

Riche de plus de 180 iconographies, ce recueil ne laisse rien au hasard : des luttes syndicales, de l’activité du Comité d’Entreprise, du rôle de la Mutuelle…jusqu’aux bâtiments dont certains sont classés monuments historiques.

Cette rétrospective est aussi l’occasion pour Claude Collin, ancien militant syndical dans l’entreprise  et ancien Conseiller Général de se souvenir des luttes menées pour sauver l’entreprise, et pour le maire actuel de Saint -Etienne -du -Rouvray, Hubert Wulfranc de saluer encore une fois les valeurs de luttes et de solidarité des salariés de la Chapelle, comme on les appelle encore dans la commune.

 Ce beau travail de mémoire réalisé avec peu de moyens  par notre ami Michel, montre combien l’histoire sociale et notre patrimoine jouent un rôle important dans notre pensée collective. Merci à lui d’y avoir contribué.

 

 

Jacques DEFORTESCU

 


[1] « Des Papeteries de la Chapelle aux Papeteries de Rouen Europac-80 ans d’industrie papetière à St Etienne du Rouvray » 1929-2009. Michel Ryckeghem-18 € -2016

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