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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 22:19

«On a besoin de soins médicaux, non pas de ceux du Vatican»

Des milliers de manifestants et manifestantes ont manifesté samedi 1er Octobre en Pologne contre une nouvelle loi  interdisant totalement l'avortement et actuellement en discussion au parlement polonais.  L'Eglise catholique, très intégriste en Pologne, avait fait pression sur le gouvernement conservateur pour obtenir cette loi.

 

Revue de presse

Pologne : des milliers de femmes en noir ont défilé contre l'interdiction totale de l'avortement

Sur le site du  Monde:

http://www.lemonde.fr/europe/portfolio/2016/10/01/manifestation-contre-l-interdiction-de-l-avortement-devant-le-parlement-polonais_5006729_3214.html

"Elles sont venues habillé en noir, pour beaucoup d’entre elles munie d’un cintre - symbole de l’avortement clandestin - crier leur colère et dénoncer les « fanatiques », devant le Parlement polonais, samedi 1er octobre. Depuis que la majorité ultraconservatrice du PiS (Droit et Justice) a décidé de renvoyer en commission parlementaire, le 23 septembre, un projet de loi citoyen visant à l’interdiction totale de l’avortement dans le pays, la mobilisation, notamment via les réseaux sociaux autour du mot-clé  CzarnyProtest (« Protestation noire »), ne faiblit pas."

Manifestation en Pologne contre l'interdiction totale de l'avortement
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  • Mis à jour

EN IMAGES - Des milliers de personnes en noir ont manifesté samedi à Varsovie. Un appel à une «grève des femmes» a été lancé.

Des milliers de personnes en noir ont manifesté samedi devant le Parlement polonais contre une proposition de loi bannissant l'avortement dans ce pays gouverné par la droite conservatrice catholique.

La semaine dernière, la proposition d'initiative citoyenne déposée par le comité «Stop Avortement», interdisant l'IVG à une exception extrême près - lorsque la vie de la femme enceinte est en danger immédiat - a été admise aux travaux parlementaires par le vote d'une forte majorité des députés.

» La Pologne vote pour interdire l'IVG

Samedi, réunis sous le mot d'ordre «Finies, les blagues!», à l'appel d'un comité «Sauvons les femmes», les manifestants ont brandi des drapeaux noirs et des pancartes: «Stop aux fanatiques au pouvoir», «On a besoin de soins médicaux, non pas de ceux du Vatican» ou «On veut des médecins, non pas des policiers»

Lire la suite ici :http://www.lefigaro.fr/international/2016/10/01/01003-20161001ARTFIG00117-manifestation-en-pologne-contre-l-interdiction-totale-de-l-avortement.php

Sur le site de France 24
Vêtues de noir et prêtes à faire grève, des femmes défendent l’avortement en Pologne

Des photos de femmes habillées en noir ont fleuri sur les réseaux sociaux ces derniers jours, sous les hashtags "Czarny Protest" et "Black Protest" (signifiant tous deux "protestation noire"). Elles protestent contre la proposition de loi étudiée par le Parlement polonais actuellement, qui vise à interdire l’avortement dans la quasi totalité des cas. Des dizaines de milliers d'entre elles ont également indiqué qu'elles feraient grève lundi, répondant à l'appel lancé sur Facebook par des citoyens.

http://observers.france24.com/fr/20160930-pologne-avortement-ivg-legislation-czarny-protest-greve-femmes-droits-mobilisation

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 22:59
Courrier international - Paris

Publié le

Manifestation pour le droit à l’avortement devant la Diète, le 22 septembre à Varsovie. PHOTO : KACPER PEMPEL/REUTERS

Elles sont déjà des dizaines de milliers à avoir répondu en ligne à l’appel à la grève du lundi 3 octobre pour protester contre le projet de loi interdisant l’avortement, sur lequel se penche le Parlement de Varsovie.

Pour manifester leur opposition au projet de loi interdisant l’avortement, les Polonaises feront grève lundi prochain, annonce ce mercredi 28 septembre le grand journal d’opposition Gazeta Wyborcza. Selon ce projet, actuellement étudié par le Parlement polonais, dominé par le parti Droit et Justice (PiS), au pouvoir, toute femme qui avortera, et les personnes qui l’y aideront, sera passible d’une peine de cinq ans de prison.

Actuellement, l’accès à l’IVG est déjà très limité en Pologne. Selon la loi en vigueur, il n’est permis d’y avoir recours qu’en cas de risque pour la vie ou la santé de la mère, d’une grave pathologie irréversible chez l’embryon, et dans les cas de grossesses résultant d’un viol ou d’un inceste. Seuls les médecins qui pratiquent les IVG illégales sont punis. 


C’est pour protester contre ce projet qu’un appel a été lancé sur Facebook.  

Nous annonçons une grève préventive d’une journée. Nous l’avons nommée ‘Grève générale des femmes’. N’allez pas au travail ou à l’université. Prenez une journée libre, prenez une journée pour vous occuper de votre enfant (garantie par la loi sur le travail). Fermez votre commerce”.

L’appel a aussitôt été soutenu par des milliers d’internautes : le 28 septembre, 53 000 personnes avaient déjà indiqué qu’elles participeraient à la mobilisation. Elle a été lancée la semaine dernière par l’actrice Krystyna Janda, notamment connue pour ses rôles dans les films d’Andrzej Wajda. Le 28 septembre, elle a annoncé qu’elle-même ne se produirait pas le 3 octobre, dans son théâtre, et que les tickets seraient remboursés. La maire de Varsovie, Hanna Gronkiewiecz, issue du parti chrétien démocrate Plateforme civique, a pour sa part décrété que les femmes travaillant pour la mairie étaient libres de prendre leur journée. 

Lire la suite ici sur le site du Courrier international :http://www.courrierinternational.com/article/pologne-les-femmes-se-mettent-en-greve-pour-defendre-livg

En complément

 

 

 

 

 

 

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 21:52
Les leçons de la réélection de J. Corbyn

par , sur son blog Russeurope le

La réélection triomphale de Jeremy Corbyn à la tête du parti travailliste samedi 24 septembre est une nouvelle importante. Elle montre ce qu’est une véritable démocratie, à mille lieux des « primaires » qui sont organisées en France, tant à droite qu’à « gauche ». Mais, cette réélection met Jeremy Corbyn au pied du mur. Il devra impérativement clarifier sa position sur le « Brexit » sous peine de se voir laminer tant par un parti conservateur qui semble rompre avec l’héritage thatcheriste que par l’UKIP, le parti souverainiste, qui a prouvé à de nombreuses reprises qu’il est en mesure de contester aux travaillistes leur base populaire et ouvrière.

 

La mort du blairisme

La réélection de Jeremy Corbyn a marqué la défaite irréfutable de la tendance « blairiste » au sein du parti travailliste. Corbyn a rassemblé sur son nom 61,8% des suffrages, soit 313 209 voix contre 193 229 voix à son adversaire, M. Owen Smith. Le nombre de participants, plus de 500 000, est en lui-même significatif. Il montre que 77% des adhérents ont voté, un taux de participation qui ferait les choux gras de n’importe quel dirigeant aujourd’hui. Cela montre que Corbyn a été réélu par 45,6% du corps électoral du parti travailliste, ce qui confère à cette élection une très grande légitimité. Owen Smith, son adversaire, avait pourtant le soutien de la majorité des parlementaires et des élus du parti, et il était parfaitement représentatif de ce que l’on a appelé le « neo-Labour » dont Tony Blair fut l’apôtre. C’est ce courant qui semble en voie de liquidation par le vote qui a renouvelé à Jeremy Corbyn la confiance de son parti.

Il est vrai que l’étoile de Tony Blair a bien pâli dans son pays, alors qu’il est encore présenté comme un modèle par certains milieux dits « de gauche » en France. Outre la critique de sa politique économique et sociale, ses responsabilités dans le déclenchement sur la base de mensonge de l’invasion de l’Irak pèse désormais sur lui. Il n’est pas impossible d’ailleurs qu’il ait à répondre de cet acte devant un tribunal dans les mois qui viennent. Si ce devait être le cas, ce serait un exemple et aussi un signal pour tous ces dirigeants qui ont menti effrontément pour engager leur pays dans des opérations militaires, et l’on pense ici à la Libye. En effet, un rapport parlementaire britannique expose que l’intervention de la Grande-Bretagne et de la France fut déclenchée sur la base d’informations fausses, de mensonges parfaitement connus des dirigeants de l’époque. Que ce soit M. David Cameron ou MM. Nicolas Sarkozy et Alain Juppé (ce dernier en tant que Ministre des Affaires étrangères), ces personnes ont quelques soucis à se faire.[...]

Lire la suite ici : http://russeurope.hypotheses.org/5291

 

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 21:50

Monika Karbowska , qui vit en France depuis un certain temps est restée en contact avec les militantes et les militants de son pays. Ici, elle fait partie d’un groupe de jeunes altermondialistes intitulé : " alternatives féministes" qui a animé une rencontre de jeunes femmes altermondialistes au point G lors du contre-G8 a Annemmasse en 2003.

L’avortement était légal en Pologne entre 1955 et 1993, gratuit dans les hôpitaux publics et payant dans les cliniques privées.

En avril 1989, au moment de la fin du régime communiste, un petit parti chrétien-démocrate allié jusqu’à présent au régime, a sorti un projet de loi « pour la protection de l’enfant conçu » interdisant l’avortement sous peine de prison pour le médecin pratiquant. Ce projet de loi semblait tellement aberrant aux yeux de la société polonaise, en pleine ébullition sociale et et aspirant à une véritable liberté et un système démocratique, que certains pensèrent à une provocation du régime destinée à diviser l’opposition avant les premières élections libres le 4 juin 1989. La résistance s’organisa rapidement autour d’un mouvement contre le projet de loi réunissant diverses tendances, certains militants étant issus des mouvements anticommunistes, d’autres d’associations ayant été soutenues par l’Etat, comme par exemple la Ligue des Femmes Polonaises. Grâce aux manifestations et à une pétition, le projet ne fut pas examiné au Parlement.

Dans les années 1989-1992, alors que se mettait en place un système politique parlementaire, les partis d’extrême droite fondamentaliste catholique ressortirent ce projet et tentèrent de le faire voter. Les associations luttant contre la criminalisation de l’avortement unirent leur force dans la Fédération pour la Promotion des Femmes et pour le Planning Familial en 1991 et organisèrent des manifestations avec le soutien notamment du Planning Familial Français. Malheureusement, la dégradation des conditions économiques due aux transformations ultralibérales entraîna une baisse générale de la mobilisation sociale. Ainsi l’Eglise put continuer sa propagande pour la criminalisation de l’avortement via ses partis ou directement dans les lieux de cultes.[...]

Lire la suite de l'article ici : http://www.genreenaction.net/L-avortement-en-Pologne.html

 

Lire aussi cet aticle de Wikipédia

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 09:49

Russie: les élections du 18 septembre 2016 consacrent le retour du monopole politique d'Edinaya Rossiya

 

 

Résultat de recherche d'images pour "итоги выборов в госдуму 2016"
 
Les élections de dimanche furent quand même une surprise. Si la victoire d'Edinaya Rossiya était attendue, car ce parti n'a pas d'opposant réel potentiel et les turbulences internationales conduisent les électeurs à se serrer les coudes autour d'un axe stable, le mésamour qu'a développé le parti dans la population, justement en raison de sa domination politique, laissait croire à un score plus faible.  Ce que les sondages annonçaient. Toutefois, le Parti a pris le taureau par les cornes lors de la campagne électorale, qui fut, de son côté et contrairement à beaucoup d'autres, d'un grand professionnalisme et a obtenu la majorité constitutionnelle avec 343 députés sur 450.
 
Le 18 septembre 2016 se sont tenus trois scrutins principaux: les élections des députés de la Douma fédérale (la chambre basse du Parlement russe), l'élection de 9 gouverneurs et l'élection des députés locaux dans 39 des 85 entités fédérées, ou Sujets de la Fédération, que compte la Russie ainsi que 11 centres administratifs de Sujets, des chefs de municipalités et des députés municipaux. 
 
Résultats électoraux
 
En ce qui concerne l'élection des Gouverneurs, tous les gouverneurs nommés par intérim furent reconduits dans leur fonction suite aux élections. Dans 7 cas, il s'est agit d'un suffrage universel direct (par la population), en république d'Ossetie du Nord et en république de Karatchaïévo-tcherkessie l'élection est indirecte, elle est faite par les assemblées locales.
 
Pour ce qui concerne des élections directes:
 
Tchétchénie : Kadyrov 98%
Toula: Diumine 84%
Tver: Rudena 72%
Ulianov: Morozov 54%
Transbaïkalie: Jdanova 54%
Komi: Gaplikov 62%
Touva: Kara-Ool 86%
 

Pour les élections des assemblées régionales, dans la plupart des cas, elles conservent la partition en 4 partis politiques, comme à la Douma fédérale: Edinaya Rossiya (Russie Unie), Parti Communistes, LDPR et Spravedlivaya Rossiya (Russie juste). Mais également 5 autres partis, qui n'entrent pas à la Douma, ont pu obtenir des députés locaux : Iabloko, Patrioty Rossii, Partia rosta (Parti de la croissance), Rodina (Patrie), Partia pensionerov (Parti des retraités). La victoire d'Edinaya Rossiya est visible également dans les régions, car le parti obtient entre 40 et 50% selon les Sujets pour le scrutin de parti et également la majorité au scrutin individuel nominatif des députés. (plus de détails en russe ici).

 

Ce qui a évidemment, le plus retenu l'attention, est l'élection des députés de la 7e législature à la Douma fédérale. Le taux de participation était de 47,78%. Ici, la victoire de Edinaya Rossiya est absolument écrasante. Les résultats officiels seront annoncés vendredi, mais à un dépouillement de 99,38%, on obtient ces résultats

 

 Ediaya Rossiya: 54,18%

Parti communiste: 13,35%

LDPR: 13,16%

Spravedlivaya Rossia: 6,21%

Communistes de Russie: 2,40%

Iabloko, 1,77%

Parti des retraités 1,75%

Rodina: 1,42%

Partia Rosta; 1,11%

Les Verts: 0,72%

PARNAS: O,68%

Patrioty Rossii: 0,57%

Grajdanskaya Platforma (platforme citoyenne): O,22%

Grajdanskaya Sila (force citoyenne) : 0,13% 

 

Les régions dans lesquelles Edinaya Rossiya a obtenu le plus de voix sont la Tchétchénie (96,3%), le Daghestan (88,6%), le Tatarstan (85,4%), la Mordovie (84,9%) et Touva (83,8%).

Lire la suite de l'analyse en cliquant sur le lien ci-dessous

http://pcfbassin.fr/37-politique-internationalea/russie/31084-russie-les-elections-du-18-septembre-2016-consacrent-le-retour-du-monopole-politique-d-edinaya-rossiya

 

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 15:52
Sondage : le PTB progresse partout
9 Septembre 2016

Selon le sondage effectué par la RTBF/La Libre, si des élections avaient lieu maintenant, les partis au gouvernement perdraient leur majorité. Le PTB gagnerait 8 sièges, ce qui veut dire que le parti de gauche multiplierait son nombre de sièges par cinq, passant de 2 à 10 sièges : 7 sièges pour la Wallonie, 2 pour la Flandre (pour la première fois) et 1 pour Bruxelles.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 17:15
Petro Simonenko, secrétaire général du Parti communiste d'Ukraine

Petro Simonenko, secrétaire général du Parti communiste d'Ukraine

Novembre 2013 : suite à la décision du gouvernement ukrainien de ne pas signer l’accord d’association avec l’Union européenne, un coup de force succédant à une montée des violences , appuyé et incité par des partis et « ONG » en relation directe avec les puissances occidentales, éclate dans le pays. Les mouvements néo-fascistes semblent avoir joué un rôle de premier plan dans le coup, leur permettant d’occuper l’avant-scène des événements, rétablissant leur légitimité dans le nouvel ordre étatique en occupant des fonctions clefs dans l’appareil gouvernemental et ayant une incidence sur la restructuration des rapports de force internes. Parallèlement au réalignement de l’Ukraine avec les intérêts stratégiques de l’impérialisme (ouverture économique, association avec l’UE, association de facto avec l’OTAN, opposition à la Russie), l’on assiste au démarrage d’un processus de fascisation idéologique. Afin d’appréhender ce processus et décortiquer la réalité politique actuelle, Investig’Action s’est entretenue avec le Secrétaire Général du Parti communiste d’Ukraine, Petro Simonenko.
Lire l'article intégral en cliquant sur le lien ci-dessous
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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 16:14
Calais: communiqué de la CGT, de l'UD CGT du Pas-de-Calais et de la CGT des Ports et Docks

Depuis plusieurs années, les populations du Moyen Orient et d’Afrique Orientale subissent de multiples conflits, bien souvent provoqués et entretenus dans l’intérêt capitaliste de grandes puissances telles que la France, l’Angleterre, les Etats-Unis, privant au passage ces peuples et leurs pays de leurs richesses, les laissant dans la misère la pauvreté et le désarroi.

Aujourd’hui, dans le Calaisis, plus de 10 000 réfugiés ayant fui ces conflits, vivent dans des conditions inhumaines, indignes du pays des droits de l’Homme. Chaque jour, ils mettent leur vie en péril en tentant de rallier l’Angleterre, injustement présenté comme un eldorado, mais en réalité vivier d’une main d’œuvre bon marché et exploitée.

Après avoir reçu les bombes des pays occidentaux, avoir fait plusieurs milliers de kilomètres pour rejoindre Calais, n’ayant plus rien à perdre, ils sont prêts à tout pour traverser, mettant en danger la population et les travailleurs calaisiens.

La France, l’Angleterre et les Etats-Unis (entre autres) portent une lourde responsabilité sur les flux migratoires, en menant des guerres sur fond d’intérêts économiques.

A travers cette situation, la rocade portuaire, le port de Calais et le Tunnel sous la Manche se retrouvent pris en otage de hautes clôtures et de barbelés, ce qui n’empêche pas les réfugiés, déterminés à tenter, au risque de leur vie ainsi que celles des travailleurs calaisiens, de monter dans les camions en provoquant des barrages sous l’impulsion des passeurs.

Ces derniers temps, et cela va en s’amplifiant, sous l’influence d’un contexte d’élections politiques, cette situation est récupérée de façon malsaine par l’extrême-droite, certains travailleurs et la population calaisienne ne doivent pas se tromper de cible.

L’Europe et les gouvernements des pays qui la composent, doivent répondre par la diplomatie et des mesures humaines, et non pas ériger des murs.

La population calaisienne, les salariés du port, du tunnel, ainsi que les réfugiés eux-mêmes, se sentent abandonnés à leur sort.

Il est urgent d’allier nos forces afin que soit réglée politiquement cette situation, de peser sur les grandes puissances pour faire cesser les massacres au Moyen Orient, de faire prendre ses responsabilités à l’Angleterre, et de mettre en sécurité les salariés travaillant dans le Calaisis.

La nature a horreur du vide et cette situation ne doit pas opposer la population calaisienne et ses travailleurs aux réfugiés, car pendant ce temps, les responsables de cette situation restent au chaud en envoyant des bombes !

Montreuil, le 6 septembre 2016

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 14:16
Il y a 80 ans éclatait la guerre d'Espagne

espagnerepublique.jpg

Publication initiale en juillet 2004 - Entretien réalisé par Théophile Hazebroucq, L'Humanité

Il y a 80 ans, le 18 juillet 1936, un coup d'État militaire se répercute dans l'Espagne. S'en suit une guerre civile de trois ans. A cette occasion nous republions notre entretien avec Rémi Skoutelsky, historien spécialiste de la guerre d'Espagne, qui revient sur cet événement et sa postérité dans le siècle passé.

Comment éclate la guerre civile espagnole ?

Rémi Skoutelsky
. Au début du XXe siècle, l'Espagne est encore quasiment au XVIIIe. La Catalogne et le Pays basque sont développés, mais le reste du pays est totalement féodal. Après les élections municipales de 1931, le roi, grand-père de l'actuel Juan Carlos, s'enfuit, et la République est proclamée. Elle ne sera pourtant jamais légitime. La petite bourgeoisie patriote est numériquement faible, et du côté ouvrier, la force dominante anarchiste reste hostile à toute " démocratie bourgeoise ". Les deux piliers de la monarchie, l'Église et l'armée ne songent nullement à un compromis.

C'est un gouvernement de front populaire - alliance des socialistes, des communistes, et des républicains de gauche - qui est au pouvoir depuis le mois de février en Espagne. S'il y a déjà eu de nombreux putschs dans le pays, celui de 1936 s'inscrit dans un contexte international particulier. En Europe, la lutte fait rage entre l'alliance fascisme-nazisme et le mouvement ouvrier, surtout depuis que le Komintern a abandonné sa ligne gauchiste qui mettait dans le même sac démocratie et fascisme.

La conjuration militaire déclenche le putsch à l'issue de plusieurs semaines de guerre civile larvée : grèves dures d'un côté, assassinat de militants et de républicains de l'autre. Avant même l'intervention de Mussolini et Franco au côté des factieux, le monde entier lit les événements à travers la grille fascisme-antifascisme. L'échec du coup d'État entraîne une révolution dans la zone restée fidèle à la République et, inévitablement, la guerre civile, qui plonge immédiatement l'Espagne au coeur des affrontements internationaux.

Intégralité de l'article ci-dessous

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 17:04
Les Docteurs Folamour de l'Occident ... Image Boursorama

Les Docteurs Folamour de l'Occident ... Image Boursorama

19 juillet 2016

Union Européenne, la militarisation du continent

« Le document, révèle Johannes Stern, sur la nouvelle stratégie globale reconnaît le rôle joué par l’OTAN pour protéger les Etats-Unis des attaques ennemies. Il déclare néanmoins que l’Europe « doit être mieux équipée, mieux entraînée et mieux organisée afin de contribuer de manière décisive à de tels efforts collectifs et d’agir en toute autonomie le cas échéant. » Il donne un aperçu des mesures préparées dans le dos de la population européenne. Les capacités militaires doivent être améliorées dans « un effort concerté et coopératif ». On signale le fait que cela exigera une nouvelle allocation de ressources dans la phrase « Le développement et le maintien des capacités de défense requièrent à la fois des investissements et l’optimisation de l’utilisation de ressources grâce à une plus grande coopération. » Le texte montre clairement qu’il n’y a aucune limite géographique au rayon d’action potentiel d’une force militaire de l’UE. Celle-ci se réserve le droit d’intervenir non seulement dans les régions avoisinantes comme l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Europe de l’Est, mais sur toute la planète... »

Alors l'OTAN ne leur suffirait plus !

Michel Peyret sur son blog

wsws.org


Ils rient et préparent la guerre ( Photo Le Monde)

Par Johannes Stern
6 juillet 2016

L’Union européenne a réagi au vote en faveur d'une sortie de l’UE en Grande-Bretagne et à l’intensification de la crise politique et économique en Europe qui l’a suivi en appelant à la militarisation du continent et au renforcement de ses forces de sécurité. Depuis l’annonce des résultats il y a dix jours, un certain nombre de documents de principe ont été publiés qui prônent la transformation de l’UE en une alliance militaire dotée de pouvoirs accrus de répression interne.

Au premier sommet de l’UE sans participation britannique tenu mercredi dernier à Bruxelles, les 27 chefs de gouvernement restants ont adopté un texte rédigé par la chef de la politique étrangère de l'UE, Federica Mogherini, intitulé « Stratégie globale pour la politique étrangère et de sécurité de l'UE ». L’argument central du document est que l’UE doit devenir une puissance mondiale agressive capable d’intervenir militairement et si nécessaire de mener des guerres indépendamment de l’OTAN et des Etats-Unis.

Le document sur la nouvelle stratégie globale reconnaît le rôle joué par l’OTAN pour protéger les Etats-Unis des attaques ennemies. Il déclare néanmoins que l’Europe « doit être mieux équipée, mieux entraînée et mieux organisée afin de contribuer de manière décisive à de tels efforts collectifs et d’agir en toute autonomie le cas échéant. »

Il donne un aperçu des mesures préparées dans le dos de la population européenne. Les capacités militaires doivent être améliorées dans « un effort concerté et coopératif ». On signale le fait que cela exigera une nouvelle allocation de ressources dans la phrase « Le développement et le maintien des capacités de défense requièrent à la fois des investissement et l’optimisation de l’utilisation de ressources grâce à une plus grande coopération. »

Le texte montre clairement qu’il n’y a aucune limite géographique au rayon d’action potentiel d’une force militaire de l’UE. Celle-ci se réserve le droit d’intervenir non seulement dans les régions avoisinantes comme l’Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l’Europe de l’Est, mais sur toute la planète.

Les intérêts déclarés de l’UE comprennent « la garantie et la sécurisation des mers et des routes maritimes indispensables au commerce et à l’accès des ressources naturelles. » A cette fin, « l’UE contribuera à la sécurité maritime mondiale, s'appuyant sur sa propre expérience dans l’Océan indien et en Méditerranée et explorant les possibilités dans le Golfe de Guinée, la Mer de Chine du Sud et le Détroit de Malacca. »

Le développement du militarisme européen est avant tout le fait de Berlin. Dans une déclaration officielle publiée ces derniers jours, le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a expressément remercié Mogherini « pour son engagement et sa vision dans l’élaboration de la ‘Stratégie globale’ ». Il était heureux d’y trouver « des éléments clés de la politique de paix allemande. »

L'idée maîtresse de la « politique de paix » de Steinmeier – plus précisément la politique de guerre – est bien connue. Aux côtés du président Joachim Gauck, il avait joué un rôle de premier plan dans la campagne en faveur du réarmement allemand. En 2014, à la Conférence de Munich sur la sécurité, il avait déclaré que l’Allemagne était « trop grande et trop importante » pour se contenter de « commenter la politique mondiale en simple spectatrice » et ajouté qu’elle devait être « prête à s’engager sur les questions de politique étrangère et de sécurité [c’est-à-dire militaire] plus rapidement, plus décisivement, et plus fortement. »

Cette année, le 13 juin, il a publié un article dans le magazine américain Foreign Affairs intitulé « Le nouveau rôle mondial de l’Allemagne » dans lequel il disait non seulement que l’Allemagne était une « importante puissance européenne », mais remettait également en cause le rôle dominant des Etats-Unis.

Le ministère des Affaires étrangère de Berlin se sert à présent du référendum sur le Brexit pour promouvoir les objectifs de grande puissance de l’Allemagne. Dans un article intitulé « Une Europe forte dans un monde incertain », publié par Steinmeier et son homologue français Jean-Marc Ayrault, le week-end dernier, la sortie britannique de l’UE est saluée comme l'occasion de « concentrer nos efforts communs et tenir nos engagements sur les défis qui ne peuvent être relevés que par des réponses européennes. »

Le vote du Brexit et les toutes récentes initiatives allemandes ont alarmé les hauts responsables de l’impérialisme américain. Vendredi dernier, Robert D. Kaplan, un membre influent de l’establishment américain de politique étrangère et architecte de l’invasion de l’Irak en 2003 a averti, dans une rubrique du Wall Street Journal, que « Le retour du chaos géopolitique ressemble à certains égards aux années 1930. »

Dans l'article, qui porte le titre « Comment déranger la célébration du Brexit par Poutine, » il affirme, « (…) le Brexit a mis en péril un objectif clé de la géopolitique britannique qui remonte à des centaines d’années: empêcher qu’une quelconque puissance ne domine le continent. Et pourtant l’Allemagne a actuellement le pouvoir de faire précisément cela. »

Kaplan considère que l’alliance d’après la seconde guerre mondiale entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne est menacée. « L’Allemagne et la Grande-Bretagne ont certes dernièrement été alliées, » écrit-il, et « une longue liste de chanceliers allemands, depuis Konrad Adenauer, ont soutenu l’Atlantisme et la reconnaissance de la responsabilité toute particulière de l’Allemagne pour la paix et la stabilité européennes. De futurs chanceliers risquent de ne pas le faire. »

L'Allemagne, a-t-il averti, « pourrait conclure un accord séparé avec la Russie ou se replier sur soi et un nationalisme populiste… »

La préoccupation immédiate de Kaplan est que le Brexit ne sape les préparatifs américains pour une guerre avec la Russie. « Plus l’Europe se fracturera, » s'inquiète-t-il, « moins la volonté existera d’invoquer l’Article 5 de l’OTAN qui déclare qu’une attaque contre un des membres est une attaque contre tous. » Sa proposition de contre-stratégie: « La Grande-Bretagne devrait revigorer son alliance avec l'Amérique. En agissant ensemble, les deux pays sont encore en mesure de projeter leur pouvoir sur le continent européen, jusqu’aux portes de la Russie. »

Personne ne devrait sous-estimer la signification historique et politique de telles déclarations. Cent ans après le bain de sang de la bataille de la Somme et 75 ans après le lancement par l’Allemagne de la guerre d’anéantissement contre l’Union soviétique, les contradictions du capitalisme surgissent de nouveau, menaçant de déclencher une nouvelle guerre mondiale entre grandes puissances, qui éclipserait toutes les horreurs de la Première et de la Seconde Guerre mondiale.

La classe ouvrière doit mettre en avant sa propre stratégie pour contrer les efforts entrepris par les puissances impérialistes pour essayer de sauver l’ordre capitaliste par la guerre. Comme l’a souligné le Comité International de la Quatrième Internationale dans sa déclaration « Le socialisme et la lutte contre la guerre »: la stratégie anti-guerre de la classe ouvrière doit être développée « comme la négation de la géopolitique impérialiste des Etats-nations, » en se basant sur sa stratégie de l’unification et de la mobilisation de ses forces sur le plan international afin de résoudre la « crise mondiale par la révolution sociale. »

(Article original paru le 5 juillet 2016)

Posté par Michel Peyret à 04:57

Pour plus d'infos, une tribune parue dans Le Monde

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