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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 14:48
Sur le blog de Jean Ortiz
Les chroniques Latines de Jean Ortiz portent un regard loin des clichés sur les luttes de libération du continent sud-américains... Toujours un oeil vif sur l'Espagne et les enjeux sous-jacents du quotidien...

AFP
Jean Ortiz
Dimanche, 17 Juillet, 2016 - 10:39

On a souvent écrit dans notre blog que l’Espagne n’avait pas rompu avec le franquisme et qu’il s’était recyclé, en quelque sorte, durant la mal nommée « transition » : la période dite de « récupération de la démocratie » après la mort du dictateur, en novembre 1975. Franco gouverna l’Espagne dans l’esprit de la « croisade », de la revanche de classe, comme un pays occupé, fusillant et garrotant jusqu’en septembre 1975...

L’incomplète défranquisation, l’oubli, la dépolitisation, l’impunité, négociés, et la démocratie séquestrée, bancale, ont permis au révisionnisme historique de travailler en profondeur ... l’Espagne profonde, celle qui vote PP par peur des « rouges » et surtout du changement, sous le poids des conservatismes, de l’oligarchie, de l’Eglise, de la finance, celle-là même qui prit part au « golpe » militaire et l’arrosa généreusement...
Le richissime banquier mafieux Juan March, l’Allemagne nazie, ses banques, le Portugal de Salazar, l’Italie fasciste, les autorités navarraises, quelques synarques français, tendirent immédiatement un pont d’or aux putschistes. La multinationale nord-américaine Texaco livra le pétrole nécessaire... La « caste » d’aujourd’hui, beaucoup de grandes familles de l’oligarchie financière actuelle, sont héritières de l’époque.

D’où le refus de la droite néo-franquiste, organisée dans le parti populaire, de condamner publiquement le franquisme, 80 ans après.

UN EXEMPLE

Le 14 juillet 2016, le groupe du PP, majoritaire au « gouvernement autonome » de la Communauté de Madrid, a refusé que soit discutée et votée une « Déclaration institutionnelle » de condamnation du franquisme, présentée par le groupe « Podemos ». L’Assemblée, présidée par un « poids lourd » du PP, la « pépéra » rajoïste Cristina Cifuentes, a repoussé brutalement l’initiative.
Le texte de « Podemos » exigeait simplement la « reconnaissance de tous ceux qui furent réprimés par le franquisme, de tous ceux qui durent s’exiler, des emprisonnés, des persécutés ». A plusieurs reprises, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a mis en demeure le gouvernement et les institutions espagnoles d’appliquer les législations, dispositions, traités, textes internationaux... que l’Espagne officielle a ratifiés, mais dont elle se contrefiche, en matière notamment de crimes contre l’humanité, de violations de droits de l’homme... Amnesty International parle d’ « exception macabre ». Il faut à la droite espagnole faire oublier encore et toujours les origines sanglantes de la monarchie parlementaire et son illégitimité.

PS. A quand l’annulation des procès militaires expéditifs et la réhabilitation de Julian Grimau, de Cristino Garcia, des « 13 roses », de Salvador Puig Antich, des suppliciés du FRAP, de l’ETA (1975), etc. ? A quand la transformation du fasciste « Valle de los Caídos », d’hommage aux « vainqueurs de la Croisade », tombeau monumental de Franco, en Musée de la mémoire des crimes du franquisme ? A quand la réparation des spoliations de toute sorte, de la répression économique dont furent victimes des dizaines de milliers de familles républicaines ? A quand un mea culpa de cette Eglise, complice et actrice de ce que l’historien Paul Preston appelle « l’holocauste espagnol » ? A quand une vraie « loi de mémoire » (justice, vérité, réparation), et des moyens pour l’appliquer ? A quand la fin de l’impunité ? 1936-2016 : 80 ans déjà.

Source : http://www.humanite.fr/blogs/18-juillet-1936-18-juillet-2016-le-franquisme-nen-finit-pas-de-mourir-611958

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 09:22
Lu sur El Diablo
Elena Radzikovskaïa

Elena Radzikovskaïa

Andreï Brajevski, ingénieur de 27 ans, est décédé dans l’incendie 
de la Maison des syndicats, à Odessa, le 2 mai 2014. À 60 ans, 
sa mère se bat depuis plus d’un an pour qu’une enquête indépendante s’ouvre enfin.

Le long des côtes de la mer Noire, la cité impériale d’Odessa a gardé son attrait. Le conflit qui frappe l’Ukraine n’a que peu de prise au premier abord sur l’un des plus importants ports marchands du pays. Les touristes continuent d’affluer par milliers pour profiter des charmes de la métropole fondée par l’impératrice Catherine II, au XVIIIe siècle. Dans le centre, la cicatrice des affrontements (7 000 morts) qui secoue la jeune République depuis le printemps 2014 apparaît distinctement dans le quartier de la gare. L’immeuble de la Maison des syndicats dévoile les stigmates du drame. Devant l’immense bâtiment noirci, des bouquets de fleurs sont déposés quotidiennement devant les portraits des quelques victimes. Parmi les 50 morts, le fils d’Elena Radzikovskaïa, Andreï Brajevski, un jeune ingénieur, qui militait auprès de l’organisation de gauche, anarchiste Borotba, âgé de 27 ans. « Il protestait avec de nombreux jeunes, des journalistes, des syndicalistes, des étudiants, des enseignants contre le coup d’État et les premières mesures du gouvernement Iatseniouk. Un campement avait même été dressé réunissant des centaines de personnes anti-Maïdan et un autre pro-Maïdan. Des provocations ont eu lieu à plusieurs reprises jusqu’aux violents affrontements qui ont éclaté en marge de la rencontre de football entre le Metalist de Kharkov et le club local, Tchornomorets », raconte Elena. Après une longue pause, elle reprend. « Aujourd’hui encore, cela m’apparaît inimaginable. Comment un tel drame a pu survenir dans notre cité ?… Et nous ne savons toujours pas exactement combien de nos proches, amis, camarades, collègues sont morts ce jour-là. Selon les témoignages que nous avons pu recueillir, ils sont plus d’une soixantaine à avoir péri le 2 mai », explique-t-elle.

Cette professeure d’histoire à l’université se bat désormais pour que justice soit rendue et poursuit des actions au sein du Collectif pour la paix en Ukraine. La soixantaine,
 Elena n’a jamais caché ses opinions et sa défiance vis-à-vis des nouvelles autorités ukrainiennes qui ont pris le pouvoir, en février 2014. « Comme beaucoup, j’émettais quelques doutes vis-à-vis de ce mouvement de contestation sur la place Maïdan à Kiev et sa récupération politique. Nous avions déjà assisté au même scénario il y a dix ans avec la révolution orange. L’Europe n’a jamais rien fait pour aider à lutter contre la corruption ou les inégalités. Bien au contraire », estime en remettant ses lunettes cette proche du Parti communiste, où elle a milité durant des années.

Les interrogations autour 
de cet incendie criminel demeurent

Le collectif cherche à obtenir l’ouverture d’une enquête officielle, sillonnant l’Europe pour trouver des soutiens auprès des médias, des partis politiques, des syndicats, des associations de défense des droits de l’homme. Sur place, l’ouverture d’une investigation indépendante est compliquée. Les interrogations autour de cet incendie criminel demeurent. Simple dérapage, règlement de comptes entre hooligans, crime politique… Tout le monde a son avis. Mais la discussion peut rapidement dégénérer, révélant les positions antagonistes bien entretenues par les médias gouvernementaux et russes. « C’est pour cela que nous réclamons une enquête indépendante. Malgré les menaces et les violences, nous avons poursuivi notre collecte d’informations. Même si de plus en plus de gens craignent de venir témoigner au tribunal, par crainte de représailles des forces fascistes comme Praviy Sektor. »

La colère et l’incompréhension des familles demeurent intactes : comment des affrontements ont-ils pu éclater en plein cœur de la ville et terminer par un incendie sans aucune intervention des forces de l’ordre ? « Ils s’en sont pris aux manifestants pacifiques – retraités, journalistes, syndicalistes, militants communistes, enseignants, écologistes – qui défendaient entre autres une option fédérale. Malgré des preuves matérielles nombreuses, des témoignages, on nous interdit de poursuivre en justice les responsables. Pire, certains d’entre eux participent actuellement à la vie politique de notre pays… Voilà notre belle démocratie qui favorise la montée de la haine et fracture notre société », analyse Elena, qui vit dans l’inquiétude de se faire arrêter ou attaquer par des membres de Pravy Sektor.

La tragédie du 2 mai a constitué un véritable tournant en Ukraine en accélérant la fragmentation de la société et la polarisation des positions qui contribuera au début du conflit dans le Donbass. À Odessa, les rassemblements de l’opposition se font plus rares, par crainte de représailles en étant accusés de terrorisme ou de séparatisme. L’intervention militaire menée par Kiev depuis avril 2014 dans l’est du pays se nomme « opération antiterroriste ». « Le pouvoir peut ainsi cibler toute force alternative, parler d’éléments étrangers. Mais je ne suis ni séparatiste, ni terroriste. Je veux faire entendre une opinion différente qui le dérange. Comment peut-on tuer des gens pour une opinion différente ? Le silence autour de ce drame est le plus détestable. L’Europe et ses dirigeants, si prompts à défendre les droits de l’homme, que font-ils pour les victimes d’Odessa et de cette guerre fratricide ? »

Vadim Kamenka

le 19 août 2015

UKRAINE : Elena Radzikovskaïa, veut connaître la vérité sur la mort de son fils

Le Parti communiste ukrainien interdit   Le gouvernement dirigé par Arseni Iatseniouk et le président Petro Porochenko ont choisi de poursuivre leur logique répressive 
et antidémocratique. 
Fin juillet, un décret ministériel interdit au Parti communiste ukrainien (KPU) de participer 
aux processus électoraux ! Autrement dit, il s’agit d’interdire au Parti communiste de participer 
à la vie politique, donc d’exister. Il s’inscrit dans une longue série 
de mesures d’atteinte 
à la démocratie comme 
la censure d’artistes et d’intellectuels russophones ou l’interdiction à des parlementaires européens de se rendre en Ukraine.

 

SOURCE:

Pour mémoire un article de Marianne paru en Mai 2014 à propos du silence entourant ce massacre dans les médias occidentaux.  Ce n'était pourtant pas moins grave que la tuerie de Charlie.

Mais personne ne s'est ému en France au point de porter une pancarte "Je suis la Maison des syndicats d'Odessa".

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 22:26

La fête du journal « Unsere Zeit » (1er au 3 juillet 2016) manifestation de l’importance du Parti communiste allemand - DKP

La fête du journal « Unsere Zeit » (1er au 3 juillet 2016) manifestation de l’importance du Parti communiste allemand - DKP

EDT pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », 10 juillet 2016

Nous sommes trois camarades français du PCF, participant aux « Cahiers communistes » (et à ses sites internet), à voir fait le voyage de Dortmund les 1er, 2 et 3 juillet 2016 pour participer à la 19ème fête du journal « Unsere Zeit « (Notre temps) édité par le Parti communiste allemand (DKP).

Cette fête a traduit pour nous l’importance et le renouveau du DKP.

Le DKP reste la seule formation politique se réclamant communiste héritière historique du Parti communiste d’Allemagne (KPD).

Rappelons que le DKP a été constitué légalement à l’ouest de l’Allemagne, en 1968, par les militants du KPD devenu clandestin après son interdiction inique par les autorités de la RFA en 1956. A l’est du pays et à Berlin, le KPD avait fusionné après la Libération avec une fraction de la social-démocratie, en RDA dans le SED (Parti socialiste unifié). Après l’annexion de la RDA, des éléments ont transformé le SED d’abord en PDS (« parti du socialisme démocratique ») avant de le fusionner dans le « Parti de gauche » puis simplement la « Gauche » (die Linke) avec des groupes et personnalités socio-démocrates de l’ouest, abandonnant toute référence au communisme.

Après l’annexion de la RDA par la RFA, le DKP a choisi de rester autonome à gauche, à côté du PDS puis de « Linke », et a étendu son activité à l’est du pays. Depuis deux congrès, une ligne de réaffirmation des fondamentaux théoriques marxistes et léninistes, de positions de classe, s’est imposée dans le Parti. Au dernier congrès (en deux phases fin 2015/début 2016), ont notamment été longuement discutés et décidés la rupture avec le Parti de la gauche européenne et l’abandon du statut d’observateur du DKP dans ce PGE.

En 2016, le DKP est très loin d’avoir retrouvé ses effectifs d’avant 1989 et tourne autour de 3500 membres.

La fête d’Unsere Zeit permet toutefois d’apprécier une influence beaucoup plus large, sous plusieurs aspects. Le journal, hebdomadaire de haute tenue, est diffusé très au-delà des seuls membres.

L’espace, dans la fête, de la SDAJ (Jeunesse ouvrière socialiste allemande), organisation de jeunesse sœur du DKP, était tenu par plus d’une centaine de jeunes militants de toutes les régions, déjà membres ou non du DKP.

Surtout la fête dans son ensemble, en elle-même, est un événement militant considérable : plusieurs dizaines milliers de visiteurs sur les trois jours, plusieurs scènes, une cinquantaine de stands, une importante « cité du livre » comme à la Fête de l’Humanité, des stands de publications comme le quotidien berlinois Junge Welt qui, en toute indépendance, sympathise avec le DKP.

Il s’agit d’une fête au caractère politique et culturel marqué et prédominant, y compris dans les spectacles, de loin la plus grande de ce type en Allemagne, à gauche. C’est un lieu de rencontre festif et militant pour des militants et des sympathisants de gauche, surtout de gauche anticapitaliste pour lesquels le DKP reste une référence.

Nous avons pu assister à plusieurs débats – il y en a eu des dizaines - : à chaque fois, de vrais échanges d’analyses et d’expériences de lutte, avec des intervenants d’organisations diversifiées, notamment syndicales, devant une assistance attentive. Nous avons par exemple entendu exposer les tentatives et les difficultés de construire une solidarité de classe entre les travailleurs allemands ou immigrés installés de longue date et les nouveaux réfugiés dont le pouvoir exploite cyniquement l’afflux pour déséquilibrer le marché du travail ou celui du logement. Ailleurs, il était question d’organiser la résistance à la spéculation immobilière dans le centre-ville de Cologne ou à paupérisation du quartier difficile de Marxloh à Duisbourg. Ailleurs était présentée une nouvelle édition allemande de « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme » de Lénine…

L’édition 2016 a été marquée – outre par la pluie, mais il semble que ce soit traditionnel là-bas aussi – par le grand meeting sur la scène centrale pour la paix avec des intervenants de Syrie notamment.

La solidarité internationale contre l’impérialisme était fortement présente sur la fête. Un grand stand cubain, des stands turcs, kurdes, grec (KKE), irlandais… illustraient son caractère internationaliste. Une délégation du PCF du Pas-de-Calais, comprenant le maire de Grenay, était présente et a animé un débat pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

La présence de 29 délégations officielles de partis communistes et ouvriers étrangers (le PCF national était excusé) souligne ce que représente le DKP sur ce plan aussi. Quelques jours après le vote au Royaume-Uni pour la sortie de l’UE, la question de la rupture avec l’UE du capital a alimenté beaucoup d’échanges.

Au fil des multiples conversations que nous avons pu avoir avec des animateurs de stand, des militants, des visiteurs, il nous semble que le DKP a dépassé la croisée des chemins : il a clairement décidé, dans un débat ouvert qui continue avec certains partisans de l’ancienne ligne de dilution politique à gauche, de rester et de s’affirmer pleinement comme parti communiste.

Mais un autre défi se présente, également dans un contexte de marginalité électorale. Ne pas être qu’un parti communiste témoin, une réserve théorique, un conservatoire de la riche histoire du mouvement ouvrier allemand, parfois un aiguillon anticapitaliste de la gauche, mais (re)-développer dans le mouvement social, dans le mouvement syndical, dans la lutte de classe, sans sectarisme mais avec confiance en soi, le parti de classe et de masse.

Nous avons ressenti que c’était clairement la préoccupation de la direction du DKP et de nombreux militants, lucides mais optimistes. Après chaque giboulée (au mois de juillet !), le soleil est revenu ! La fête a été une belle fête qui nous a enrichis et renforcés en tant que communistes français, confrontés à une situation certes différente mais en même temps bien similaire.

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 10:15

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 23:42

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 21:47

L.Co avec Belga
Mis en ligne

Aucun métro, tram et bus ne circule vendredi à Bruxelles. Le trafic ferroviaire est très perturbé au sud du pays. Certains magasins sont restés fermés.
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© Belga

    © Belga

On parle surtout du Brexit et (un peu) des dégâts causés par les orages de la nuit dernière. On en oublierait presque que la Belgique est à l’arrêt pour cause de grève générale. Le mouvement de grève est un succès, estime déjà le syndicat chrétien pour employés. «  Un message clair a été adressé au ministre de l’Economie Kris Peeters  », souligne la CNE dans un communiqué.

Le point sur les principaux faits du jour.

Bruxelles : métros, trams et bus à l’arrêt

Aucun métro, tram et bus ne circule vendredi à Bruxelles, indique la Stib. Contactée par nos soins, la porte-parole de la Stib nous annonce que cette situation durera «  toute la journée  » et concernera «  même les noctis  » cette nuit. La raison, explique-t-elle, est que «  ce matin, trop peu de chauffeurs étaient présents pour établir un service minimum, ce qu’on essaie pourtant toujours de faire  ».

Trains et bus régionaux : trafic très perturbé

La circulation des trains est également touchée suite à la grève. La circulation est «  fortement perturbée  » au sud et «  perturbée  » au nord.

Les réseaux de bus De Lijn et TEC enregistrent également des perturbations en Flandre et en Wallonie. La TEC reprend sur son site internet l’ensemble des parcours qui, province par province, ne seront pas assurés. En Brabant-wallon, 61 % des trajets étaient assurés à 15h30. Du côté de Charleroi, seuls 25 % des bus circulent pour le dépôt de Jumet, 10 % pour Genson, 38 % pour Nalinnes et aucun à Anderlues. Dans le Hainaut, 33 % des voyages sont assurés à Mons, 27 % à Eugies, 9 % pour le Centre et 80 % en Hainaut occidental. Pour Liège-Verviers, aucun bus ne sort à Verlaine et Eupen, contre 40 % à Bassenge. Seuls 8 % des bus roulent à Jemeppe, 77 % pour le dépôt d’Omal et un peu plus de la moitié pour Oreye. Le dépôt de Robermont est également touché, avec 27 % des services assurés. A Rocourt, il s’agit de 38 %. Près de 60 % des véhicules sont sortis à Verviers, 20 % à Wanze et 18 % à Warzée. En province de Namur, 62 % des services sont assurés, et 86 % pour la province de Luxembourg.

Les réseaux urbains de la société flamande De Lijn sont fortement touchés, a indiqué cette dernière. Retrouvez sur son site les détails des perturbations en Flandre.

 

La distribution du courrier est également incertaine car le mouvement de grève est bien suivi.

Magasins : des blocages au cas par cas

Certains Delhaize ont baissé le rideau. © Photo News
Certains Delhaize ont baissé le rideau. © Photo News

Dans les magasins et supermarchés du pays, la situation floue. Certains étaient fermés, d’autres ouverts. Le front commun syndical mène des actions dans les Colruyt de l’ensemble du pays. En province de Liège, 50 % des magasins du groupe suivent le mouvement, selon la CNE (Centrale Nationale des Employés de la CSC). À Liège, d’autres grandes enseignes commerciales (Ikea, Cora, Carrefour, etc.) restent fermées.

© Belga
© Belga

«  En raison de la grève nationale organisée par les syndicats, le magasin Ikea de Hognoul est exceptionnellement fermé ce vendredi. Les autres magasins à Anderlecht, Arlon, Gand, Hasselt, Mons, Wilrijk et Zaventem sont quant à eux bel et bien ouverts  », annonce le groupe suédois vendredi.

Les grandes entreprises au ralenti

La grève «  se ressent surtout dans les grandes entreprises manufacturières, dont une grande part de la production sera perdue. La plupart des autres entreprises technologiques ne ressentent que peu ou pas d’impact  », a indiqué vendredi la fédération patronale Agoria.

Un piquet de grève à Audi Forest. © Photo News
Un piquet de grève à Audi Forest. © Photo News

Selon la fédération sectorielle, en Flandre et à Bruxelles, une vingtaine d’entreprises sont touchées par des pertes de production qui varient entre 50 et 100 %. Dans les provinces de Liège et du Hainaut, la plupart des grandes entreprises de production sont à l’arrêt à cause des barrages. Par contre, dans les PME et les entreprises TIC, «  l’impact de la grève est quasi nul  ».

Un avion détourné

Plusieurs piquets de grève se sont installés sur le site de l’aéroport de Bierset, à Liège. Des entreprises cargo et de dépôts sont bloquées depuis le matin et certainement jusqu’à la fin de la journée. Un terminal de passagers a également été bloqué par une quinzaine de grévistes. Un vol en provenance de Malaga qui devait s’envoler, à 14 heures, vers Alicante, n’a donc pas pu atterrir à Liège. Il a été dévié vers Brussels Airport où les passagers ont été transportés par autobus.

Le syndicat socialiste bloquait depuis vendredi matin l’accès à Brucargo, la zone de Brussels Airport dédiée au transport de marchandises. L’action, à laquelle ont participé une centaine de militants, s’est achevée vers 15 heures. L’action menée chez les bagagistes a également été un succès. Swissport était à l’arrêt. Les compagnies ont dû mobiliser du personnel pour traiter les bagages. Chez Aviapartner, il y avait davantage de non-grévistes.

 

Le président de la FGTB Anvers interpellé

Le président de la FGTB anversoise, Bruno Verlaeckt, a été interpellé vendredi matin en compagnie d’une autre personne lors de la dislocation d’un piquet de grève par la police sur la Scheldelaan, l’un des axes routiers de la métropole.

Il a été libéré en début d’après-midi. «  C’est une nouvelle tentative de réduire le droit de grève et le pouvoir des travailleurs et des syndicats  », a dénoncé le SP.A d’Anvers. Les socialistes flamands déplorent l’«  intervention brutale  » de la police locale à Anvers qui a mené à l’usage de canons à eau et à l’interpellation du président de la FGTB locale.

Barrages filtrants à Walibi

En marge de la journée de grève nationale organisée par les syndicats socialistes, la FGTB a mené vendredi matin une action à l’entrée du parc d’attractions Walibi, à Wavre, pour protester contre le licenciement par la direction d’un délégué nouvellement élu lors des élections sociales. En début d’après-midi, l’action a cependant été levée : la direction est allée à la rencontre des syndicalistes protestataires, et émis certaines propositions afin de sortir du blocage. Une nouvelle réunion est programmée mardi entre les parties pour tenter de finaliser les solutions mises sur la table.

Grabuge à la clinique Saint-Luc, à Bouge

La direction de la clinique Saint-Luc à Bouge a saisi la justice pour interdire la mise en place de piquets de grève devant l’établissement, sous peine d’astreintes de 1.000 euros. Depuis 6 heures ce vendredi, les grévistes distribuent donc des tracts à l’entrée de l’hôpital afin de sensibiliser les patients et les travailleurs aux enjeux de cette grève.

Pour la CNE, il s’agit d’une première «  puisqu’un tribunal, de façon unilatérale, a donné à la direction la possibilité de contrevenir à la convention qu’elle a conclue  », a indiqué Claire de Pryck, secrétaire permanente CNE. Le syndicat regrette que la clinique n’ait pas désigné à temps le personnel chargé d’opérer un service minimum.

A lire sur Le Soir

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 09:49

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 07:12

PAME (Grèce): Solidarité avec les travailleurs de France

22 Mai 2016

Rédigé par Jeunes Communistes de Lyon et publié depuis Overblog

​ PAME (Grèce): Solidarité avec les travailleurs de France

Le Front militant de tous les travailleurs, le PAME (affilié à la Fédération Syndicale Mondiale), qui représente le mouvement syndical de classe en Grèce, exprime sa solidarité avec le peuple de France et la lutte contre les politiques antisociales de la loi anti-travailleurs « El Khomri ».

En France, comme en Grèce, des mesures contre les travailleurs sont promus visant à protéger les profits des entreprises. La pré-condition pour leur rentabilité est cependant le massacre de la classe ouvrière. Les réductions de salaires, les coupes dans les retraites, l'abolition des droits du travail, la privatisation des soins de santé et de l'éducation. La victime principale de cette attaque est la jeunesse, qui est condamnée au chômage, ou à des conditions esclavagistes de travail!

L'imposition de la politique contre les travailleurs passe par l'extinction de toute voix de résistance. Voilà pourquoi nous assistons à une escalade d’attaques contre les droits syndicaux et les libertés syndicales, contre les travailleurs qui luttent et se mobilisent. Les forces dans le mouvement syndical, qui pendant des années ont cultivé la position de la collaboration de classe, de la retraite et du compromis aux exigences des employeurs, ont des responsabilités énormes dans ces développements. Ces forces, après avoir suivi les directives de la CIS-CES, ont adopté la «compétitivité" et "l’esprit d'entreprise" comme revendications des travailleurs.

Face à ces développements et en dépit des difficultés et des obstacles, les travailleurs de France mènent une grande lutte. Nous, le mouvement syndical de classe en Grèce, les Fédérations, les Centres de Travail et les syndicats qui se mobilisent avec le PAME, exprimons notre soutien. Nous exprimons notre solidarité avec tous les travailleurs qui marchent dans les rues de la lutte ainsi qu’aux syndicats affiliés à la FSM, qui ont un rôle principal dans les mobilisations.

Athènes, le 20 Mai 2016

 

Traduction JC Lyon. 

Lien de l'article original sur le site du PAME : ici

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 23:15

Publié le par FSC

La CGT Alsace communique

Le mouvement social contre la loi Travail en France est soutenu par les syndicats allemands. En pièce jointe vous trouverez le communiqué de presse envoyé aux médias allemands par la Confédération Syndicale Allemande de la région de Darmstadt (Hesse du sud). Les syndicats allemands ont fait l’expérience des régressions sociales initiées par les lois Harz et l’agenda 2010 du chancelier Schröder. Ils comprennent ainsi le sens de la résistance engagée par la CGT contre cette loi. Ce soutien international et cette convergence syndicale en Europe démontrent que l’acceptation de la compétition économique au détriment des salariés n’est en rien fatale et que l’avenir est dans la construction d’un rapport de forces syndical en Europe pour harmoniser les conditions sociales vers le haut. C’est ce que propose la CGT avec un code du travail du XXIème siècle véritablement protecteur pour tous les salariés.

La CGT Alsace est invitée à participer à des meetings de solidarité en Allemagne notamment à Tübingen le jeudi 16 juin et à Darmstadt le mercredi 22 juin.

Bien cordialement

Raymond RUCK
 Secrétaire Régional CRA-CGT

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 23:00

Publié le par Front Syndical de Classe

Messages de solidarité reçus à la CGT

Vous remarquerez une absence de marque : celle de la Confédération Européenne des Syndicats (CES) à laquelle nous sommes pourtant adhérents.

Cherchez l'erreur!

C'est dire aussi par ailleurs le fait que la solidarité entre travailleurs n'est pas un vain mot et que notre mouvement connaît un retentissement internationl certain!

______________________________

Messages et liste des organisations de solidarité contre la « loi travail »

(en bleu ceux des syndicats appartenant à des pays de l'UE)

OGBL – Luxembourg
FNCTTFEL- Landesverband – Luxembourg – Jean-Claude Thümmel, Président et
Franky Gilbertz, Secrétaire général

FNPR – Russie
AHIC – Azerbaijan
OSCMS - Bohême, Moravie et Silésie - République Tchèque - Stanislav Grospič,
Président.

ODT – Maroc
UGTT – Tunisie - Noureddine Taboubi, Secrétaire général par intérim
SNTPT – Sénégal – Ousmane Diagne
PEO - Chypre - Pieris Pieri, Responsable des relations internationales
CTA - Argentine - Pedro Wajiesko, Secrétaire général adjoint
Confederación Intersindical – Espagne – Secrétaire confédéral
CSP – Cameroun
CGTR – Réunion
CTC – Comores
FNV (Amsterdam) – Pays-Bas – Catelene Passchier, Vice-Présidente
PPSWU – Palestine (Palestinian Postal Service Workers’ Union) – Imad TEMEIZA
USTKE – Nouvelle Calédonie – le Bureau confédéral
GPA-djp – Autriche – le Bureau
ABVV-FGTB – Belgique
KESK – Turquie – Saziye Köse et Lami Özgen, Co-Présidents
CATUS (Confédération des syndicats autonomes de Serbie) – Ljubisav ORBOVIC,
Président
LISTE MESSAGES SOLIDARITE AU 14 JUIN 2016 – ESPACE INTERNATIONALCGT-B – Burkina Faso – Bassolma BAZIE, Secrétaire général
CIG (Confederación Intersindical Galega) – Espagne – Xosé L. Rivera JACOME
BNG (Bloque Nacionalista Galego) – Montse Prado Cores – Département des Relations
Internationales
Organisation Démocratique des Travailleurs d’Israël – Assaf Bondy, Responsable
CGT-IN – Portugal – Arménio Carlos, Secrétaire général
CGT/Maroc – Abdelali Gmira, Secrétaire général et le Bureau exécutif
CUT – Chili - Bárbara Figueroa Sandoval, Présidente et Patricia Coñomân Carrillo,
Secretaria de Derechos Humanos
Alianza Sindical Independiente –Venezuela – Carlos Navarro, Président et Leida
Marcela Leon, Secrétaire général
Histadrut –International Israël
AvitalShapira-Shabirow,responsable du Département DISK – Turquie - Arzu Çerkezoğlu, Secrétaire général et Aladdin Sarı, Chef du Département des Relations Internationales
USO (Union Syndical Obrera) – Espagne - Javier de Vicente, Secrétaire confédéral
CUT – Colombie - Rosalba Gómez, Présidente du Comité des femmes
C.G.T.G. – Guatemala – Victoriano Zacarias Mindez
CTA – Argentine - Hugo Yasky, Secrétaire général et Roberto Baradel, Secrétaire des Relations Internationales
CEDOCUT - Equateur - Mesías Tatamuez Moreno, Président
CGIL – Italie - Fausto Durante, Politiques Européennes et Internationales
GEW – Allemagne - Horst Raupp, Secrétaire régional

AFL-CIO – Seattle – Nicole Grant, Secrétaire générale

 


MESSAGES SOLIDARITE AU 14 JUIN 2016 – ESPACE INTERNATIONALRéception de messages téléphoniques

 Irakli Petrarshvili, Président du PERC et de GTUC (Géorgie) Alexandre Yarotshuk, Président de BKDP (syndicats indépendants du Belarus) ;

• AMRC (ONG du travail de Hong Kong qui couvre l’Asie du sud) ;
• NGWF – Bangladesh ;
• NTUI – Inde ;
• Zenroren – Japon ;
• Un syndicat du Pakistan ;
• USTKE – Nouvelle Calédonie ;
• O Oe To Oe Rima – Polynésie
Réception de messages vidéo (à paraître sur la page Facebook de la CGT) :
Victor BAEZ, Secrétaire général de la Confédération syndicale des Amériques (CSA) ;
Antonio LISBOA, Secrétaire aux relations internationales de la CUT, Brésil ;
Keisuke FUSE, Secrétaire aux relations internationales du ZENROREN, Japon ;
Andrés LARIGOSTIA, Responsable international de la CTA de los Trabajadores, Argentine ;
Fabio ARIAS, Secrétaire aux relations internationales de la CUT, Colombie ;
Raymundo NAVARRO, Secrétaire aux relations internationales de la CTC, Cuba.

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