Les jeunes agriculteurs ont contrôlé ce samedi 25 juillet l'origine et le prix au kilogramme des produits laitiers et ceux du rayon boucherie dans deux supermarchés formions.
25/07/2015 à 13:51 par pierre-emmanuelreger
Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de
démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues
d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.
Cette semaine, sur le
conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué à Thierry Steiner pour
la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"... (lors du 7-10 du 25 juillet).
Par Jacques Sapir · 25 juillet 2015
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, vient de donner le samedi 25 juillet une interview à Marianne[1]. Il justifie sa position au sujet de la Grèce et son soutien à la capitulation consentie par Alexis Tsipras. C’est son droit. Mais, pour se faire, il prend un certain nombre de libertés avec les faits. Et cela est beaucoup plus condamnable. Cette interview est une excellente illustration des illusions d’une partie de la « Gauche Radicale », illusions sur l’Euro et sur l’Europe, dont il semble désormais que le Parti de Gauche commence à se dégager[2].
Un petit florilège des citations de Pierre Laurent permet de voir qu’il entretient de sérieuses illusions, et même qu’il adopte un point de vue « européiste » qui n’est pas éloigné de celui du Parti dit « socialiste ». Mais, il faut aussi savoir que les prises de position de Pierre Laurent sont aujourd’hui fortement critiquées dans de larges fractions de la base comme de l’appareil du PCF. Ces prises de position reflètent bien plus les errances d’un homme et d’un groupe de direction du PCF qu’une position largement défendue au sein du Parti.
Une analyse tendancieuse du 13 juillet
Tout d’abord, quand il entend justifier la capitulation de Tsipras, Pierre Laurent dit au journaliste la chose suivante :
« Ils ont enfermé la Grèce et ses dirigeants dans une alternative qui était soit le Grexit — souhaité par les Allemands de manière ouverte, Wolfgang Schaüble, le ministre des Finances allemand, a plaidé jusqu’au dernier moment auprès des Grecs pour une sortie ordonnée —, soit le plan d’austérité qui a finalement été imposé. Le choix qu’a fait Tsipras est un choix qui évite la banqueroute bancaire de son pays, une situation qui aurait été terrible pour les Grecs. Je crois qu’il n’avait pas d’autres alternatives »[3].
Si je suis d’accord qu’un effondrement des banques est une catastrophe, je signale à Pierre Laurent que ce que Tsipras a refusé c’est la proposition de Varoufakis de (1) réquisitionner les banques et (2) de réquisitionner la Banque de Grèce. Ce faisant, le gouvernement aurait eu accès aux réserves (sous contrôle de la BCE avant la réquisition) déposées à la Banque de Grèce mais aussi dans les banques commerciales. La réquisition est un mécanisme qui permet à tout gouvernement de la zone Euro de s’affranchir de la tutelle de la BCE. Dire, dans ces conditions, que le choix de Tsipras était entre la banqueroute et la capitulation est faux. La décision de Tsipras a été politique, et non économique. C’était un choix entre s’engager sur une voie, celle que proposait son Ministre des finances Yanis Varoufakis, voie pouvant le conduire à sortir de l’Euro, ou bien d’accepter l’austérité. Présenter cela comme une décision économique est un mensonge éhonté[4]. Les choses sont désormais publiques, et il est triste de voir Pierre Laurent s’enferrer dans le mensonge.
Pierre Laurent révolutionne la science économique
Commentant un possible Grexit, Pierre Laurent ajoute alors :
« Et une sortie de la zone euro laisserait n’importe quel pays qui la pratiquerait devant la même pression des marchés financiers, voire une pression décuplée et une dévaluation nationale plus grave encore ».
Il semble ici que Pierre Laurent, qui a pourtant fait des études d’économie à Paris 1, ignore qu’il existe des moyens réglementaires permettant à un pays de faire fortement baisser la pression exercée par les marchés financiers. Cela s’appelle le contrôle des capitaux. Non pas le « contrôle des capitaux » imposé par la BCE à la Grèce, et qui aboutit à empêcher les entreprises grecques de faire des opérations sur l’étranger via les comptes Target2 (et qui s’apparente en réalité à un contrôle des changes), mais les contrôles sur les mouvements de capitaux à court terme non liés à des opérations matérielles. Ces mouvements représentent entre 90% et 95% des flux de capitaux, et sont essentiellement des mouvements spéculatifs. Bien entendu, pour les mettre en œuvre, il faut recouvrer le contrôle sur la Banque Centrale. Ici, soit Pierre Laurent fait la preuve de sa méconnaissance des mécanismes économiques de base, soit il les connaît, et en ce cas il ment en toute connaissance de cause. Je laisse le lecteur libre de son choix.
Pierre Laurent est un grand logicien
Pierre Laurent assène alors un argument qui lui apparaît imparable pour écarter une sortie de l’Euro. Cet argument, le voici :
« Il y a d’ailleurs des pays aujourd’hui qui, en dehors de la zone euro, sont également frappés par des politiques d’austérité. Car la pression des marchés s’exerce partout et sur tous les pays ».
On reste sidéré par ce que ce paragraphe implique comme méconnaissance des liens logiques qui relient plusieurs éléments. Bien sûr, il existe des pays qui ont des politiques d’austérité sans appartenir à l’Euro. Nul ne l’a nié. Mais, connaît-on un pays de la zone Euro qui n’applique pas une politique d’austérité ? En fait, on peut montrer que la zone Euro induit un cadre dépressif pour les économies qui y participent[5]. Donc, cet argument ignore ce qu’en logique on appelle des conditions nécessaires et des conditions suffisantes. La sortie de l’Euro est une condition nécessaire à une rupture avec une politique d’austérité, mais ne constitue nullement une condition suffisante. Par contre, par sa méconnaissance de la logique la plus élémentaire, Pierre Laurent nous montre qu’il est suffisant mais pas nécessaire.
Pierre Laurent révolutionne la science économique (bis)
On revient à un argument en apparence plus économique avec la citation suivante, qui se révèle, à nouveau, tout à fait catastrophique :
« Oui, mais aujourd’hui, la différence est que tous les avoirs détenus par les Grecs sont en euros. Et le transfert de ces avoirs dans une monnaie nationale qui serait dévaluée par les marchés financiers conduirait, dans un premier temps, à un affaiblissement considérable du potentiel de ressources des Grecs. Alors que pour reconstruire leur pays, ils ont besoin d’un niveau d’investissement important ».
Notons tout d’abord que ce ne sont pas les « marchés financiers » qui transfèrent les avoirs qui sont détenus par les grecs. C’est en réalité le système bancaire, s’il s’agit d’avoirs détenus en Grèce. Pierre Laurent, à l’évidence soit ne connaît pas les règles de fonctionnement de l’économie, soit cherche à nous mener en bateau. Ces avoirs en Euros seront automatiquement re-dénominés en Drachmes. Mais cette redénomination touchera toutes les valeurs de l’économie grecque. Donc, le potentiel d’investissement sur la base de l’épargne (oui, cette chose que l’on apprend en fin de première année d’économie, l’égalité entre l’épargne et l’investissement) sera inchangé par rapport aux valeurs de l’économie grecque. Mais, une partie de ces avoirs ne sont pas détenus en Grèce. Donc, ils resteront en Euros (ou dans une autre monnaie, que ce soit le Dollar ou, peut être, le Mark allemand…). Si la Drachme est dévalué, disons de 25%, cela signifie que ces avoirs seront réévalués de 33%. Donc, le potentiel d’investissement, sur la base des avoirs grecs détenus à l’étranger, sera largement augmenté. Ce qui veut dire que les grecs ayant mis leurs avoirs à l’étranger pourraient les rapatrier avec un effet bien plus positif sur les investissements que si la Drachme n’avait pas été dévaluée. Notons encore que ceci s’applique aussi à l’ensemble des investisseurs étrangers. En fait, une sortie de l’Euro et une dévaluation de 25% de la Drachme constituent la condition pour qu’un flux d’investissement important en drachmes se reconstitue en Grèce.
Mais, il est peu probable que Pierre Laurent ignore à ce point les mécanismes de base de l’économie, ou alors il faut s’interroger sur les conséquences délétères sur le cerveau humain d’années de travail au journal l’Humanité. Il est bien plus probable que Pierre Laurent, ici encore, mente, et qu’il mente avec l’appond d’un arracheur de dents.
Quand Pierre Laurent joue au prestidigitateur
Reprenons le cours du raisonnement. Pierre Laurent nous offre une magnifique perle avec la citation suivante :
« Puisque les solutions apportées par Tsipras étaient totalement viables et elles restent praticables dans la zone euro. Ce n’est pas la zone euro qui les empêche mais la décision politique prise par les dirigeants allemands et un certain nombre d’autres dirigeants européens de rendre impossible l’expérience politique de Syriza ».
Ici, Pierre Laurent fait mine de croire que les dirigeants allemands et européens ont été conduits uniquement par leur haine politique de Syriza. Que ces dirigeants n’aient pas apprécié Syriza est certain. Mais, quand bien même l’auraient-ils apprécié, accepter les solutions proposées par Tsipras impliquait, à relativement court terme, faire basculer la zone Euro vers ce que l’on appelle une « union de transfert ». Or, les montants nécessaires pour faire fonctionner la zone Euro sans les politiques d’austérité ont été évalués, et on trouvera l’une de ces évaluations d’ailleurs dans ce carnet. Pour faire court, il faudrait que l’Allemagne consacre entre 8% et 10% de son PIB tous les ans pendant environ dix ans à ces transferts. Il est clair que cela n’est pas possible, sauf à vouloir détruire l’économie allemande. La véritable cause du rejet des options de Syriza se trouve là. Affirmer que « les solutions apportées par Tsipras étaient totalement viables et elles restent praticables dans la zone euro » est un nouveau mensonge. Les solutions proposées par Tsipras impliquaient une refonte totale de la zone Euro, et cette refonte aboutissait à faire peser un poids excessif sur l’Allemagne. Telle est la vérité. Mais, cette vérité gêne Pierre Laurent, qui préfère la faire passer sous le tapis pour sauver l’illusion de la possibilité d’une zone Euro qui ne soit pas austéritaire. Pierre Laurent doit donc mentir quant aux conditions de viabilité de la zone Euro, mais, nous l’avons vu, il n’est pas à un mensonge près.
Le dernier mensonge
Il ne reste donc à Pierre Laurent qu’un argument : le point Godwin ou la réduction du dilemme grec à un affrontement avec le Front National. Il suffit de regarder le paragraphe suivant pour s’en convaincre :
« Il y a aujourd’hui trois options en débat. L’option d’une Europe de l’ordre libérale, celle qui existe aujourd’hui. Il y a l’option d’une destruction de l’Europe et d’un retour à la compétition, voire au choc des nations dans la crise que traverse l’Europe, c’est l’option du Front national et des forces qui l’appuient. Et il y a l’option qui est la nôtre, celle de Tsipras, la mienne, celle que nous défendons, qui est l’option de la reconstruction d’une Europe de coopération, de solidarité, d’une Europe de souveraineté qui doit laisser plus de place aux pouvoirs de chaque nation de négocier démocratiquement son insertion dans cette Europe de solidarité. Nous parlons d’une Europe à géométrie choisie… ».
Passons sur le fait que proclamer que l’on vivrait mieux dans le monde des bisounours, la troisième option, n'a jamais fait avancer le débat. Mais, une sortie de la Grèce de l’Euro, et à terme, une dissolution de l’Euro, entraineraient-ils ce cataclysme que prévoit Pierre Laurent ? En fait, de nombreux économistes soutiennent aujourd’hui qu’une sortie de l’Euro était préférable, certains conservateurs comme Henkel[6], d’autres progressistes comme Kevin O’Rourke[7] ou Stefano Fassina[8], ancien ministre du PD en Italie, et parmi eux des assistants de Varoufakis[9]. C’est donc un nouveau mensonge de Pierre Laurent que de prétendre que l’option d’une sortie de l’Euro serait le fait du seul Front National. Un mensonge de plus dira-t-on. Espérons, en tous les cas, qu’il soit le dernier.
[1] Pierre Laurent : “Une sortie de la zone euro n’empêche pas la pression des marchés”, entretien avec Bruno Rieth, Marianne, 25 juillet 2015, http://www.marianne.net/pierre-laurent-sortie-zone-euro-n-empeche-pas-pression-marches-100235637.html
[2] Voir le blog de Guillaume Etievant, responsable économique du PG, le 24 juillet 2015, http://guillaumeetievant.com/2015/07/24/soyons-prets-a-sortir-de-leuro/
[3] Pierre Laurent : “Une sortie de la zone euro n’empêche pas la pression des marchés”, op.cit..
[4] Je renvoie à l’article de Jamie Galbraith, qui a travaillé avec Varoufakis publié dans Harper’s, http://harpers.org/blog/2015/07/greece-europe-and-the-united-states/ ainsi qu’aux explications données par Yannis Varoufakis lui-même sur son blog : http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/14/on-the-euro-summits-statement-on-greece-first-thoughts/
[5] Voir Bibow, J., et A. Terzi (eds.), Euroland and the World Economy—Global Player or Global Drag? Londres, Palgrave, 2007.
[6] http://www.conservativehome.com/platform/2015/07/hans-olaf-henkel-mep-greece-must-leave-the-eurozone-for-the-good-of-us-all.html
[7] http://www.socialeurope.eu/2015/07/moving-on-from-the-euro/
[8] http://www.stefanofassina.it/lavoroeliberta/2015/07/19/sono-daccordo-con-schouble-una-grexit-assistita-unica-soluzione/
[9] Munevar D., « Why I’ve Changed My Mind About Grexit », in SocialEurope, 23 juillet 2015, http://www.socialeurope.eu/2015/07/why-ive-changed-my-mind-about-grexit/
Cet article est reposté depuis Le blog de Lucien PONS.
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Exclusif : Comment un faucon belge anti-grec a caché son intérêt financier dans les privatisations de l’énergie en Grèce jeudi 23 juillet 2015, par John Ward aka The Slog , Louise Desrenards (traduction) Ce billet d’humeur ou brulot témoigne d’une investigation sur l’Europe continentale vue de Bruxelles écrite par un Britannique proche de la France. On parle souvent mais sans le dé
25/07/2015 à 13:51 par pierre-emmanuelreger
Alors que la saison de la moisson bat son plein, les agriculteurs ont manifesté leur mécontentement samedi 25 juillet à Formerie. Un geste symbolique qui atteste que “cela va mal”.
En effet, ce samedi matin, une vingtaine de jeunes agriculteurs de l’ancien canton de Formerie ont relevé l’origine et le prix au kilogramme des produits laitiers et de ceux se trouvant dans le rayon boucherie, dans les supermarchés formions. À Simply Market, dans un premier temps, où ils ont accroché sur la devanture une banderole “Partagez vos marges” puis à Leader Price où les 2 tracteurs ont déversé du fumier devant l’entrée du magasin car “ici, tout n’est pas français”, lisait-on sur une nouvelle banderole.
Dans les 2 enseignes, les jeunes éleveurs ont relevé une importante différence de prix entre le prix d’achat aux agriculteurs et le prix de vente dans les enseignes. “La différence la plus significative est sur la côte de boeuf. Nous la vendons environ 3 € et elle est vendue à 17 € alors que le supermarché n’a juste qu’à l’étaler. Nous, nous devons élever l’animal pendant 3 ans et faire face à certains risques comme la maladie”, expliquaient-ils.
Même remarque pour le lait. ” Nous vendons le litre en moyenne 32 centimes.” Un prix qui n’a pas évolué depuis 20 ans mais qui ne cesse d’augmenter dans les supermarchés. En effet, ” le litre de demi-écrémé vaut en moyenne 1,40 € alors qu’ils vendent ensuite la crème”. Le prix du litre de lait entier oscille, quant à lui, de 82 centimes à 1,09€.
Ces marges importantes sont dénoncées par les jeunes agriculteurs de l’Oise (JA60) ainsi que le manque de lisibilité des emballages et étiquetages. “Aujourd’hui, nous n’avons pas de salaire, juste de quoi subvenir aux coûts de production. Il est difficile, pour nous, d’envisager l’avenir, de s’installer ou même de reprendre la ferme de nos parents”, soulignaient-ils.
L’inégalité des charges salariales entre les pays européens et des normes de plus en plus pesantes étaient aussi pointées du doigt. Ceux qui avaient déjà déversé du fumier devant l’abattoir Bigard, jeudi, et qui avaient manifesté à Beauvais, vont attendre le prochain conseil d’administration, consulter les derniers accords pris et décider s’ils poursuivront ou non les actions mais ils continueront à surveiller les prix régulièrement, dans les magasins, à proximité.
“Il est important de voir aussi ce qu’il se passe près de chez soi”, expliquait le porte-parole des jeunes agriculteurs.
Pendant ce temps, d’autres personnes du monde agricole de l’ancien canton de Songeons menaient le même type d’actions à Gournay-en-Bray et à Ferrières-en-Bray.
Lu sur Michel El Diablo. Info.
Chers Camarades,
Nous partis communistes et ouvriers, suivons les développements en Grèce, l’offensive de l’Union européenne, du Capital et de ses représentants politiques contre les travailleurs et les droits des personnes.
Nous, Partis Communistes et Ouvriers, nous avons soutenu les luttes des travailleurs grecs et nous exprimons notre solidarité internationaliste avec à la lutte du KKE et lui apportons notre soutien.
Pendant de nombreuses années, les gouvernements de la Nouvelle Démocratie et du PASOK, en coopération avec l’UE, la BCE et le FMI, ont appliqués des mémorandums et de dures lois antipopulaires avec des conséquences douloureuses pour la classe ouvrière et les secteurs populaires.
Aujourd’hui, l’accord antipopulaire, le troisième mémorandum, qui a été signé par le gouvernement SYRIZA-ANEL, et soutenu par la ND et le PASOK, avec la Troïka, maintient les mesures antipopulaire des anciens gouvernement et impose de nouvelles charges sur travailleurs grecs, des taxes insupportables, l’abolition des droits du travail et de la sécurité sociale, des réductions des salaires et des pensions, des privatisations, etc., aggravant encore la situation des familles de la classe ouvrière
Ces événements nous permettent de tirer des conclusions utiles pour renforcer la lutte populaire :
Le capitalisme ne peut être humanisé. Il ne débouche que sur la crise, le chômage et la pauvreté. En fait, il a été démontré que quelle que soit la gestion de ce système, cela exacerbe les problèmes du peuple tout en augmentant les profits du grand capital.
L’Union Européenne est une organisation impérialiste réactionnaire. « Démocratie », « solidarité » et la justice sociale ne peuvent pas exister en restant dans son cadre.
Nous, les partis communistes et ouvriers qui avons signé ce message, nous apprécient la position résolue et cohérente du KKE au côté de la classe ouvrière et du peuple grec pour la suppression des mémorandums, contre l’accord antipopulaire signé par le gouvernement de SYRIZA-ANEL (et les autres partis politiques de la bourgeoisie) avec la Troïka (UE-BCE-FMI).
Nos partis saluent la lutte des communistes en Grèce pour les droits des travailleurs et le renversement populaire de la barbarie capitaliste et pour le socialisme.
Le PRCF solidaire de ses camarades Grèce répond présent, et aux cotés des partis communistes et ouvriers est signataire de cette déclaration (22 Juillet 2015).
Partis Communistes initiateurs de l’appel (17 juillet 2015) :
-Parti Communiste d’Albanie
-Parti Communiste d’Australie
-Parti des Travailleurs d’Autriche
-Parti Algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS),
-Parti Communiste du Bangladesh
-Parti Communiste des Travailleurs de Biélorussie
-Parti Communiste Brésilien
-Parti Communiste de Grande Bretagne
-Parti Communiste de Bulgarie
-Parti des Communistes Bulgare
-Union des Communistes de Bulgarie
-Parti Communiste du Canada
-Parti Communiste du Danemark
-Union Parti Communiste de Géorgie
-Parti des Travailleurs de Hongrie
-Parti des Travailleurs d’Irlande
-Mouvement Socialiste du Kazakhstan
-Parti Communiste du Luxembourg
-Parti Communiste de Macédoine (FYROM)
-Parti Communiste de Malte
-Parti Communiste du Mexique
-Parti Socialiste Populaire du Mexique
-Nouveau Parti Communiste des Pays Bas
-Parti Communiste du Pakistan
-Parti Communiste Palestinien
-Parti Communiste Philippin [PKP-1930]
-Parti Communiste de Pologne
-Parti communiste des ouvriers russes
-Parti Communiste d’Union Soviétique
-Nouveau Parti Communiste de Yougoslavie
-Parti Communiste de Slovaquie
-Parti Communiste Sud-Africain
-Parti Communiste des Peuples d’Espagne
-Parti Communiste Syrien
-Parti Communiste (Turquie)
-Union des Communistes d’Ukraine
-Parti Communiste des USA
-Route de la liberté Organisation Socialiste (USA)
-Parti Communiste du Venezuela
La déclaration est ouverte à d’autre signature (le 20 juillet 2015)
SOURCE:
Publié par Michel El Diablo
Plusieurs milliers de manifestants ont répondu à l'appel de l'union syndicale CGTP-IN contre les politiques d'austérité du gouvernement. Patricia De Melo Moreira/AFP
5000 manifestants anti-austérité s'étaient réunis mercredi 22 juillet 2015 devant le Parlement à Lisbonne pour réclamer la fin des politiques de rigueur et un changement de gouvernement.
mis en ligne le 23 juillet 2015
Le syndicat agricole MODEF demande au gouvernement : "il faut exiger de l’UE l’exemption agricole des règles de la libre concurrence et prendre dès aujourd’hui en France des mesures législatives de fixation de prix minimum garantis pour les produits d’élevage" ...
Un voeu pieux. Comment imaginer que l'Allemagne cédera sur une telle ligne et que Hollande obtiendra satisfaction, lui qui cède toujours aux souhaits d'A. Merkel et de ses amis socialistes allemands, depuis le traité d'austérité Sarkozy-Merkel du début de mandat jusqu'au dernier memorandum meurtrier infligé à la Grèce ?
L'expérience grecque le montre. L'euro et l'UE, c'est l'austérité et la liberté des plus gros contre les plus petits.
Pour les agricluteurs, c'est la disparition des exploitations familiales et la promotion des fermes usines. Ce sont les grandes surfaces et les industries agro-alimentaires dictant leur loi et leurs prix au nom de la concurrence et de la compétitivité.
Le moment est venu de réclamer tous ensemble la sortie de l'euro et de l'UE qui ont détruit l'économie natioanle.
AC
MODEF : APPEL A REJOINDRE LES MANIFESTATIONS
Le plan de soutien à l’élevage français présenté le 22 juillet par le ministre de l’agriculture n’est pas à la hauteur.
Sur les 600 Millions d’Euros de mesures d’allègement de trésorerie seuls 100 millions constituent une aide réelle, le reste n’est que report d’échéances.
Les mesures dites structurelles ne règleront en rien le problème des prix à la production puisqu’elles ne concernent que l’exportation et que ce marché est en concurrence directe avec les pays tiers exportateurs où les distorsions de concurrence sont majeures. Dans le même temps où le gouvernement prône l’exportation pour régler la crise, il participe via la création de zone de libre-échange Européenne à ouvrir les frontières à l’importation de viande bovine, porcine, ovine et lait à prix cassés. Est-ce la nouvelle définition du développement durable et du bon sens paysan ?
Avec leur bon sens, les paysans réclament à cors et à cris des prix rémunérateurs. Mais cette revendication des éleveurs contrevient aux règles de la concurrence libre et non-faussée énoncées dans les traités qui fondent l’UE et votés par les gouvernements successifs.
Alors il faut exiger de l’UE l’exemption agricole des règles de la libre concurrence et prendre dès aujourd’hui en France des mesures législatives de fixation de prix minimum garantis pour les produits d’élevage assorties d’un coefficient multiplicateur entre fournisseurs et distributeurs.
Concernant les mesures d’urgence, le MODEF revendique la suppression pour 2015 des assiettes minimum de cotisations sociales des exploitants, l’exonération des cotisations volontaires obligatoires et autres taxes sur les produits d’élevage, la restructuration des dettes avec des prêts à taux 0%...
Pour faire valoir le droit à vivre de son travail, le MODEF appelle ses adhérents et l’ensemble des exploitants familiaux à rejoindre les manifestations en cours et prendre des initiatives d’actions là, dans les zones non couvertes par ces manifestations d’éleveurs.
Angoulême, le 23 juillet 2015
Vendredi 17 Juillet 2015 à 5:00
Marianne : Après coup, comment analysez-vous la stratégie d’Alexis Tspiras lors des négociations avec les institutions européennes ?
Aurélien Bernier : J’ai regardé tout ça attentivement, me gardant bien de tirer des leçons en cours de route. Maintenant que la Grèce et ses créanciers se sont mis d’accord, nous y voyons plus clair. Le référendum aurait pu permettre à Alexis Tsipras d’assumer une position plus dure vis-à-vis de l’Union européenne et, notamment, d’envisager la sortie de la zone euro. Nous nous apercevons aujourd’hui que ce n’était pas du tout l’objectif de la majorité de Syriza. Tsipras a organisé ce référendum en pensant que cela aller renforcer son poids dans les négociations. Ce qui n’a pas du tout été le cas. L’UE a tenu des positions encore plus dures qu’avant le référendum et, à partir du moment où la majorité de Syriza refusait d’envisager la sortie de la zone euro, les choses étaient pliées d’avance. Je pensais vraiment que ce référendum allait permettre à la Grèce d’aller beaucoup plus loin dans les négociations puisque le Premier ministre avait une légitimité populaire. Au contraire, ils se sont couchés au bout de quelques jours. C’est assez dramatique parce que ce pays va continuer à pâtir de l’austérité, parce que les décisions prises en Grèce devront maintenant recevoir l’aval de l’UE et, aussi, parce que les gens qui ont cru de bonne foi que Syriza pouvait faire autre chose que les autres organisations politiques pro-UE, ces gens-là, malheureusement, ont été trahis.
Pensez-vous, comme l’affirme Yanis Varoufakis, l’ancien ministre des Finances grec, qu’Alexis Tsipras, en refusant l’idée même de préparer une sortie de la zone euro, a perdu un levier de négociation majeur ?
Oui, il a perdu à ce moment-là. Yanis Varoufakis a raison sur ce point. Sauf que, même avec cette menace, il est possible que Syriza se soit quand même heurté à un mur. Néanmoins, l’erreur est de ne pas avoir envisagé la rupture de la zone euro comme une solution de sortie de crise. On voit le résultat aujourd’hui. En évacuant l’idée de rupture avec les politiques de l’UE, avec les traités et tous les mécanismes qui vont avec, Syriza s'est condamné à l’impuissance.
Yanis Varoufakis a exliqué avoir travaillé à un plan B qui comportait des mesures qui auraient permis de récupérer de la souveraineté financière et monétaire, tout en évitant le « Grexit ». Etait-ce une troisième voie crédible selon vous ?
Je pense qu'effectivement cette voie-là était crédible. Mais cela revient de fait à une sortie de la zone euro. Car la solution qu’il proposait se résumait à l’introduction d’une deuxième monnaie dans le pays. La BCE aurait sûrement réagi et coupé, comme elle l’a fait à Chypre, l’approvisionnement en euros. Petit à petit, la nouvelle monnaie aurait remplacé la précédente. C’était une façon de se faire sortir de la zone euro en douceur plutôt que d’assumer directement une sortie sèche. C’est une question de stratégie politique, mais au final, le résultat aurait été le même, avec une nouvelle monnaie et une banque centrale réquisitionnée pour faire tourner la planche à billets.
Finalement, cette séquence n’est-elle pas pour vous un véritable cas d’école de cette entrave, de ce « tabou », que s’imposent les formations de la gauche radicale en refusant la rupture avec l’Union européenne ?
"Nous payons des années d’entêtement sur les questions européennes d’une gauche radicale qui n’a pas voulu aller au bout de son raisonnement"Malheureusement oui, c’est un cas d’école. La gauche radicale européenne défend une réforme des institutions de l’intérieur. Mais cette crise démontre que l’UE n’a absolument aucune intention de lâcher quoi que ce soit. Il n’y a pas de doute là dessus. Et que dans un contexte de négociation, avec ce « tabou de la rupture » présent à chaque instant, il n’y a absolument rien à attendre de bon. Je suis à la fois inquiet et en colère.
Inquiet parce que je crains que le parti qui soit le plus renforcé par cette crise ne soit celui de l’extrême droite, c’est-à-dire Aube dorée. En France, ce sera exactement la même chose avec le Front national. Car l’échec de Syriza, c’est l’échec de la position de réforme de l’intérieur que défend l’ensemble de la gauche européenne. Et, évidemment, Marine Le Pen se fera un plaisir de mettre Jean-Luc Mélenchon face à cet échec.
Je suis en colère aussi. La gauche radicale européenne aurait dû soutenir l’aile gauche de Syriza. On savait très bien qu’il y avait, au sein de Syriza, plusieurs positions : l’une dure, l’autre plus souple. Mais au lieu de ça, la gauche radicale a préféré dénoncer l’UE, l’intégrisme des négociateurs et des créanciers. Ils sont restés finalement sur leurs positions en faisant croire qu’on pouvait faire changer les choses sans rompre avec l’UE. Or, si les gauches radicales européennes avaient expliqué que la sortie était une possible voie, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Nous payons des années d’entêtement sur les questions européennes d’une gauche radicale qui n’a pas voulu aller au bout de son raisonnement. Finalement, Tsipras a appliqué ce que dit le Front de gauche. Et même si la France pèse certainement plus que la Grèce dans des négociations, je ne suis pas sûr pour autant que le résultat serait différent. Alexis Tsipras a appliqué la position du Front de gauche qui est de dire : « On va batailler de l’intérieur pour faire bouger l’UE ». Malheureusement, le résultat de cette politique-là amène à la situation que vit la Grèce.
N’y a-t-il pas en France, depuis quelques mois, une évolution sur ces questions ? On a vu, lors de cette crise grecque, plusieurs responsables du Front de gauche en appeler à la défense de la souveraineté nationale de la Grèce contre la mise sous tutelle de l’UE. Ou au respect de la souveraineté populaire du peuple grec dans son choix du non au référendum. Lors du dernier congrès du Parti de gauche, une motion, inspirée par vos écrits et ceux de Frédéric Lordon, qui prônait l’« élaboration d'un programme de gouvernement dans le cas de la rupture avec l’UE et l’euro », a recueilli un très bon score…
Je ressens cette évolution. Il y a affectivement la motion du PG qui a fait pas mal de bruit dans le microcosme. Il y a aussi une tendance au NPA qui est pour la sortie de l’euro et de l’UE. Et c’est vrai que ce débat avance, avec des gens comme Frédéric Lordon, ou moi, je l’espère en tout cas un petit peu. Mais la difficulté est que ça ne va pas assez vite au niveau des directions militantes. Or, si nous ne sommes pas clairs sur ces questions-là, il n’y a aucune chance d’être crédibles dans le champ politique.
C’était déjà le cas avant Syriza. Ce que préconise le Front de gauche (changer les choses de l’intérieur, négocier...), c’est, en un peu plus rouge, le discours sur « l’Europe sociale » du Parti socialiste. C’est le coup que nous a fait Lionel Jospin en 1997 et que nous a refait François Hollande en 2012 en début de mandat. Evidemment, je pense que si le Front de gauche était au pouvoir, il serait beaucoup plus dur, je ne remets pas en cause les intentions de ses dirigeants. Mais ce discours est, à mon avis, inaudible. Il l’était déjà avant le cas de la Grèce, il l’est d’autant plus aujourd’hui.
La prochaine fois qu’un dirigeant français de la gauche radicale dira « Nous allons négocier et obtenir gain de cause », plus personne ne pourra le croire. Aujourd’hui, avec le revers de la Grèce, ce serait totalement suicidaire de tenir ces propos. La seule position tenable est de dire que « Oui, on ira à l’affrontement, mais en sortant de l’ordre juridique et monétaire européen ». Ne pas se priver de peser sur les institutions européennes, à la seule condition d’avoir d’abord récupéré notre souveraineté monétaire et économique. Sinon, on le voit bien, il n’y a pas de négociations possibles.
Donc, la stratégie du Front de gauche, n’est plus valable aujourd’hui. Soit il continue à s’enfermer dedans et là, si j’étais à la place de Marine Le Pen, je me frotterais les mains. Car la marche vers les prochaines échéances électorales serait toute tracée et elle n’aurait plus rien à craindre de la gauche radicale. Soit il y a un sursaut, et le moment s’y prête. S’il y avait des gens qui n’avaient pas encore compris la vraie nature de l’UE, des gens optimistes — pour ne pas dire naïfs — qui pensaient qu’un pays auréolé d’une légitimité démocratique, d'un programme électoral, serait en mesure de faire plier la BCE et toutes les institutions européennes, ils en sont à coup sûr revenus. Aujourd’hui ce n’est plus possible de défendre cette position. Continuer à le faire ne serait plus de la naïveté, mais de la bêtise.

La « Trident Juncture 2015 » (TJ15) ne sera pas seulement un des plus grands exercices Otan qui, du 28 septembre au 6 novembre, verra engagées surtout en Italie, Espagne et Portugal plus de 230 unités terrestres, aériennes et navales et forces pour les opérations spéciales de plus de 30 pays alliés et partenaires, avec 36 000 hommes, plus de 60 navires et 140 avions de guerre, plus les industries militaires de 15 pays pour évaluer de quelles autres armes a besoin l’Alliance. Dans l’exercice de guerre, l’Otan impliquera plus de 12 organisations internationales majeures, agences d’aide humanitaire et organisations non gouvernementales. « Participeront aussi à la TJ15 l’Union européenne et l’Union africaine », annonce un communiqué officiel. Parmi les pays de l’UE les plus engagés dans l’exercice Otan figurent, en plus des trois dans lesquels se déroulera le gros des opérations, Allemagne, Belgique et Hollande. D’importantes personnalités internationales seront invitées à assister à la TJ15 le 19 octobre à Trapani (Sicile), le 4 novembre à Saragosse (Espagne) et le 5 novembre à Troia (Portugal).
Ainsi « l’Otan démontre son engagement à adopter une approche multi-compréhensive ». En d’autres termes, son engagement à étendre toujours plus son aire d’influence et d’intervention, de l’Europe à l’Afrique et à l’Asie, avec des objectifs globaux. C’est dans ce cadre que s’insère la « Trident Juncture 2015 », qui sert à tester la « Force de réaction » (40 000 effectifs), surtout sa « Force de pointe » (ou “Fer de lance”, NdT) à très haute rapidité opérative. La TJ15 montre « le nouveau niveau accru d’ambition de l’Otan dans la conduite de la guerre moderne conjointe », en montrant qu’elle est « une Alliance avec fonction de guide ».
Sur un tel fond, comment peut-on discuter d’Union européenne en ignorant l’influence de l’Otan, et, donc, des Etats-Unis qui en détiennent le commandement ? L’article 42 du Traité sur l’Union européenne stipule que « la politique de l’Union respecte les obligations de certains Etats membres, lesquels considèrent que leur défense commune se réalise par l’intermédiaire de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord ». Comme sont membres de l’Alliance 22 des 28 pays de l’Ue, la suprématie de l’Otan est évidente. Pour lever toute équivoque, le protocole n° 10 sur la coopération instituée par l’article 42 souligne que l’Otan « reste le fondement de la défense collective » de l’UE, et qu’ « un rôle plus fort de l’Union en matière de sécurité et de défense contribuera à la vitalité d’une Alliance atlantique rénovée ». Rénovée, oui, si bien que de l’Atlantique Nord elle est arrivée sur les montagnes afghanes, mais rigidement ancrée à la vieille hiérarchie : le Commandant suprême allié en Europe est toujours nommé par le président des Etats-Unis et tous les autres commandements clés sont aux mains des USA.
Par le biais de l’Otan, à l’intérieur duquel les gouvernements de l’Est sont plus liés à Washington qu’à Bruxelles, les USA influent non seulement sur la politique étrangère et militaire de l’Ue, mais dans l’ensemble sur ses orientations politiques et économiques. En traitant de façon individuelle avec les plus grandes puissances européennes -Allemagne, France et Grande-Bretagne- sur la répartition des profits et aires d’influence, en s’assurant de l’appui inconditionnel des autres grands pays de l’Ue à commencer par l’Italie.
Sur ce fond, comment peut-on penser que dans l’épisode grec les USA ne jouent pas un rôle considérable par le biais de l’Otan, dont la Grèce est une partie stratégiquement importante ? Comment peut-on séparer les questions économiques de celles politiques et militaires, au moment où, dans le sillage de la stratégie USA, l’Europe se trouve transformée en première ligne d’une nouvelle guerre froide contre la Russie et en pont de lancement de nouvelles opérations militaires en Afrique, Moyen-Orient et au-delà, jusqu’à la région Asie/Pacifique ?
Manlio Dinucci
Edition de mardi 21 juillet 20156 de il manifesto
http://ilmanifesto.info/la-ue-si-arruola-nella-nato/
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres: Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.
Entre l’euro et le peuple, Podemos a choisi : ce sera l’euro. Podemos soutient l’accord Tsipras UE se félicitant ainsi que la Grèce reste dans l’euro, en dépit de la réalité politique des faits : les accords de Bruxelles consacrent le maintien dans l’euro (et donc le sauvetage de celui-ci) contre le renforcement de l’austérité et la mise sous tutelle de la Grèce.
Pourtant,la démonstration est désormais patente, implacable, d’une rigueur quasi mathématique : on ne peut rester dans l’euro sans reculs sociaux, et sans abandons toujours plus poussés de souveraineté. Aucun parti prétendant proposer une alternative populaire ne peut être crédible s’il compte rester enfermé dans cette prison des peuples qu’est l’UE, s’il se refuse à sortir de l’euro et détruire ainsi cette arme d’exploitation massive des travailleurs.
Vue sur la page facebook communiste pour la sortie de l’UE
Le slogan de » l’europe sociale », de la « réforme de l’UE » est l’autre nom du soutien à l’impérialisme américain, à l’oligarchie capitaliste et la version actuelle du « Il n’y a pas d’alternative » (There Is No Alternative TINA) de Margaret Thatcher avec un langage de gauche.
Podemos soutient ainsi le diktat néocolonial imposé à la Grèce alors même qu’un vote non aurait pu affaiblir la mise en place de cet accord sans menacer en quoi que ce soit l’Espagne.
Il s’agit là d’une opposition qui ne remet pas en cause le cadre, qui n’est pas prête à changer le système mais au contraire le défend, qui en voulant rester totalement intégrée au système ne promet que des alternatives sans alternative, comme l’a démontrée SYRIZA en Grèce. Chacun pourra d’ailleurs constater que les forces de contestation du système et de proposition d’une véritable alternative populaire sortant du cadre de l’UE, de l’euro de l’OTAN et du Capitalisme sont totalement censurées dans les grands médias du capital, à l’image du PRCF et de l’ensemble des communistes pour la sortie de l’UE..
Bien sûr la victoire de Syriza en Grèce ou celle hypothétique de Podemos en Espagne, empêchent les dirigeants de l’UE de dormir car ces deux partis expriment tous les contradictions et faiblesses de la petite-bourgeoisie mais aussi la radicalisation à gauche des classes moyennes paupérisées et déclassées.
En fait ce qui manque ce sont des partis communistes liés au monde du travail, suffisamment forts, influents et léninistes pour faire basculer ces couches du côté des travailleurs pour un front du peuple, antifasciste et patriotique porteur d’une véritable alternative populaire.
JBC et MF pour www.initiative-communiste.fr site web du PRCF
« c’est la seule chose que l’on puisse faire ». C’est ainsi que Pablo Iglesisa le Secrétaire Général de Podemos, décrit l’accord entre le Premier Ministre Grec et la Troika « la politique c’est abject »
« Nous faisons de la politique ou nous demeurons à l’université à rester à élaborer des analyses formidable ? » s’est interrogé Iglesias avant d’entrer au lancement du livre Réseau de l’indignation et de l’espérance de Manuel Castells ce jeudi soir, qui a accepté de répondre à quelques questions :
« Si la majorité de la population grecque accepte…Les pouvoirs en Europe sont antidémocratiques, mais les médias disent « ceux là sont des démocrates, les antidémocrates sont ceux qui sont populistes ». En politique ce qui compte ce n’est pas la rationalité, votre capacité de diagnostic, ce qui compte c’est la puissance et un pays du sud est vraiment très peu puissant »
» ce qui s’est passé en Grèce c’est la vérité du pouvoir » insiste Iglesisas : » Si s’articule une nouvelle sorte de gouvernement en Europe avec une orientation politique Keynesienne, si nous réussissons à tordre le bras des Sociaux Démocrates, et les faire changer de camp alors il y aura des possibilités. Et sinon, alors viendra Marine Le Pen qui dira « Nous avons gagné les élections en France, nous avons l’arme nucléaire et notre allié principal est la Russie. Pas l’UE ou l’OTAN. Si nous l’emportons ici, notre ennemi sera les élites locales que nous n’allons pas pleurer. Et sinon, l’alternative c’est Marine Le Pen ? Un partenariat avec la Russie, le début de la troisième guerre mondiale. La politique c’est abject »
La Chambre des Député devra voter un accord entre la Grèce et les institutions européenne pour une nouvelle aide. » Le parlement espagnol n’a pas voté pour le plan de secours des banques » a déclaré jeudi le secrétaire politique de Podemos, Inigo Errejon. « qui n’ont même pas commencé à rembourser les aides d’états. Quand les débiteurs sont les banquiers, ils pardonnent. C’est une manœuvre électorale et une fraude, personne n’a demandé aux espagnoles s’ils voulaient modifier la Constitution et maintenant il y a des choses qu’il faudrait débattre de façon urgente. il y a une exagération pour contourner la discussion et accélérer les réformes législative dans les derniers mois d’un Parlement qui va changer bientôt, à l’image de ce qui s’est fait pour la loi baillon«
« Mais pourquoi on vote » se demande Errejon à quoi il répond « Les leaders européen on déplacé le problème en affaiblissant un gouvernement issu des élections, parce que sinon il n’ont plus l’excuse qu’il n’y a pas d’alternative à l’austérité. Les pays qui prennent partis pour Merkel en votant contre leur propre peuple tomberont. Cet accord, dur, comme l’a reconnu Tsipras, c’est l’accord possible avec l’intransigeance des leaders européens, la meilleur solutione possible même s’il ne pense pas à l’avenir de l’UE et de l’euro » et donc? » nous appuierons ce que soutient le parlement grec et nous respecterons ce à quoi il sera favorable » conclut il.
Nos commentaires apparaissent entre crochets : [commentaire d’IC]
Le chef du parti espagnol Podemos Pablo Iglesias, proche du Premier ministre grec Alexis Tsipras, a estimé jeudi que l’accord entre la Grèce et ses créanciers avait le mérite de lui offrir une « stabilité » et de permettre d’envisager une restructuration de la dette. [ Stabilité ? stabilité pour la classe capitaliste, pour les marchés, les banques, les spéculateurs. mais précarité et pauvreté pour le peuple grec, pour tous les peuples européens pour qui l’exploitation va se renforcer !]
« Moi comme Alexis [Tsipras] n’aimons pas l’accord, mais c’était une situation limite : soit l’accord, soit une sortie de l’euro », a-t-il déclaré à des journalistes à Madrid. Il s’exprimait pour la première fois sur ce texte depuis qu’il a été adopté lundi dernier par l’Eurogroupe, composé des ministres des Finances des 19 Etats membres de la zone euro. [entre les intérêts du peuple, des travailleurs, et l’Euro du capital, il faut choisir ! Podemos comme Tsipras choississent l’euro. Nous les travailleurs nous devrions plutôt dire que la monnaie unique n’aura pas le service publique et Non à l’euro pour garder nos conquis sociaux comme le clamer les manifestants réunis le 30 juin à l’appel des Assises du Communisme pour les 10 ans du NON au TCE devant l’Assemblée Nationale]
« D’une certaine manière, le gouvernement a gagné en stabilité », a-t-il ajouté en évoquant ce plan d’aide sur trois ans, un troisième sauvetage de plus de 80 milliards d’euros. Et « en même temps, il a obtenu que le sujet de la restructuration de la dette soit envisagé », a-t-il encore défendu. [1° ) stabilité ? en virant les forces de gauche de Syriza dont les ministres ont osé critiquer l’accord, accord qui n’est passé que grâce au soutien actif de la droite (PS et UMP grec… 2°) en réalité l’accord ne comprend aucune mesure d’effacement de la dette, mais bel et bien un renforcement de l’austérité ainsi qu’une colonisation de la grèce mise sous tutelle de l’Union Européenne]
Plus de majorité parlementaire pour Tsipras
Dans la nuit de mercredi à jeudi, sur fond d’échauffourées dans les rues d’Athènes, le Premier ministre grec a fait adopter au Parlement de premières réformes posées comme conditions par les créanciers de la Grèce à un nouveau plan d’aide. Il a au passage perdu sa majorité parlementaire, les oppositions à certaines de ces mesures très draconiennes ayant été nombreuses au sein de Syriza.
A la mi-journée, la Commission a annoncé qu’après l’adoption de ces réformes, la Grèce avait bien rempli les exigences de la zone euro pour lancer des négociations sur un nouveau plan d’aide.