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ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

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Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 15:14

Leçons tirées de l’épisode grec*

sur PCF Bassin

 

Matthieu MONTALBAN, Maître de Conférences en Sciences économique à l’Université de Bordeaux, Vice-Président d’Espaces Marx Aquitaine

 

Alors que tout le monde sait, y compris les économistes libéraux et ceux du FMI, que la dette grecque n’est pas remboursable et que la seule chose à faire est de faire défaut, les ministres des finances de l’Eurogroupe, en particulier Dijsselbloem et Schäuble, ont rivalisé de stupidité pour imposer des plans d’austérité qui attaquent à l’os l’économie grecque. Varoufakis a révélé combien Schäuble et les autres n’avaient que faire des arguments économiques, seuls le respect de la règle et la punition découlant de ce non-respect les intéressent ; mieux, il a révélé que l’objectif réel de Merkel et Schäuble était de faire plier la France et l’obliger à se « néolibéraliser » encore plus. Il ne s’agit pas là d’économie, mais de pouvoir et d’idéologie. L’échec de la stratégie de Tsipras aura au moins eu le mérite de clarifier un certain nombre de points, dont certains doutaient encore.

 

1. Une monnaie unique suppose un fédéralisme budgétaire poussé, qu’il est politiquement impossible à obtenir ou presque des citoyens européens et de leurs gouvernements.


Cette leçon n’est pas nouvelle, mais l’expérience a permis de mesurer combien elle était vraie. En effet, la disparition des taux de change amène mécaniquement des processus de concentrations des activités dans certains pays ou régions, et donc des déficits de balance commerciale pour les autres pays ou région. Ces problèmes n’en sont pas si la redistribution existe à l’échelle de l’ensemble de la zone concernée : un déficit commercial de l’Aquitaine par rapport à l’Île-De-France ne pose guère de souci étant donné la redistribution fiscale et les péréquations territoriales.

Rien de tel n’existe dans la zone euro, et les citoyens européens, notamment allemands (mais cela se vérifierait sûrement pour beaucoup d’autres) n’en veulent pas et préfèrent faire payer leurs amis grecs. De ce fait, les problèmes de compétitivité ne peuvent se « régler » que par la baisse des salaires et la réduction de la protection sociale. Comme en plus, l’UE abrite des paradis fiscaux comme le Luxembourg qui jamais ne voudront remettre en cause leur « modèle », la concurrence fiscale est la règle, poussant tous les pays à baisser leurs impôts et donc soit à s’exposer à des problèmes d’endettement, soit à se voir forcés à plus ou moins long terme de réduire leurs dépenses publiques et leur protection sociale. Ergo, la zone euro ne peut fonctionner ni de façon « sociale » ni keynésienne.

 

2. Le régime politique de l’UE ne peut plus s’appeler démocratique

 

Le capital s’était accommodé de la démocratie durant la période fordiste dite des 30 Glorieuses. Mais, cela lui coûta cher puisque avec un tel pouvoir syndical (largement lié à la présence de l’URSS), il dût concéder des avancées en termes de salaires, protection sociale, intervention de l’Etat et fiscalité comme jamais. La « révolte » néolibérale (qui n’est autre que la révolte du capital, donc des rentiers et capitalistes) n’est rien d’autres que le moyen de revenir sur ces concessions, tout en imposant un régime politique et économique qui empêche tout retour en arrière, une fois les dites concessions annulées.

L’archétype de cette stratégie nous est donné par l’architecture de l’Union Européenne, dont la forme ressemble beaucoup à « la constitution économique » qui contraindrait les états à appliquer les préceptes ordolibéraux allemands de la concurrence libre et non faussée, de l’équilibre budgétaire et de la stabilité des prix via une banque centrale indépendante, sans que les décisions démocratiques ne puissent influer sur ces préceptes. Nous avions écrit dans un précédent édito (en 2012) que le dernier étage de la fusée ordolibérale était sur le point d’être achevée et qu’elle serait lancée sur une orbite implacable (notre ami Bernard Conte en disait autant). C’est maintenant chose faite. Il faut dire que la structure à deux étages (Etats et échelon communautaire) est une bonne façon de justifier des choix injustifiables devant ses électeurs, mais qu’on a choisi soi-même de pousser à l’échelon communautaire (« on n’a pas le choix, c’est l’Europe ») ; et comme par principe, la construction européenne doit avancer, toute critique eurosceptique est devenue « populiste » chez nos élites.

Rappelons quelques déclarations de nos « élites » européennes, qui permettent de vérifier combien leur adhésion implicite à l’ordolibéralisme et au rétrécissement de la démocratie grâce à l’Europe. Jean-Claude Juncker : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». Wolfgang Schäuble : « La France serait contente que quelqu’un force le Parlement, mais c’est difficile, c’est la démocratie. » Martin Schultz (« social-démocrate » donc « de gauche ») dit espérer en Grèce « un gouvernement de technocrates, pour que nous puissions continuer à négocier », tout en dénonçant l’attitude du gouvernement de Syriza.

L’UE et les gouvernements européens, au lien de dénoncer les régimes des autres, comme celui de Poutine et de nous faire couler des larmes de crocodile sur les droits de l’Homme, feraient mieux de balayer devant sa porte. Quand on passe au-dessus des résultats des référendums, qu’on fait revoter le peuple ou le Parlement tant qu’il n’a pas avalisé « l’approfondissement de la construction européenne », quand on érige des barrières à la circulation des migrants ou quand on soutient un gouvernement ukrainien composé pour partie de néo-nazis alors qu’on hurle à la montée de l’extrême-droite en Europe, on n’a vraiment aucune leçon à donner. A croire que parce que la démocratie serait née en Grèce et en Europe, il faudrait qu’elle prenne fin aussi au même endroit.

 

3. La nécessaire clarification du positionnement de la gauche de gauche face à l’UE

 

Le débat européen a toujours été un poison au sein de la gauche, un moyen de diviser pour mieux régner. En soi, cela pourrait suffire à justifier l’euroscepticisme.

 

Aujourd’hui, le débat se focalise sur « sortir ou non de l’euro», ou mieux « changer les traités ». C’est une mauvaise façon de poser le débat. Ayant clarifié la nature du gouvernement et du projet européen, le débat devrait être « pour ou contre la sortie de l’UE ».

 

Quand les pro-européens de gauche disent, « changer les traités», notamment les parties concernant la concurrence libre et non faussée et le marché intérieur, se rendent-ils compte que cela revient à les abroger purement et simplement ?

L’essentiel de la substance législative de l’UE se trouve-là (outre les directives qui en découlent, cf toute la jurisprudence qui s’est sédimentée), et on s’imagine que (1) les autres pays accepteraient de revenir dessus (croyez-vous que les pays de l’Est, qui entrent dans l’UE pour son libéralisme économique, accepteraient ?)

 

Croyez-vous que les Allemands, qui sont attachés à ses principes depuis le début, cèderont ?

 

Ne parlons même pas des Anglais qui ne veulent qu’une zone de libre-échange etc…), (2) qu’abroger des traités de fonctionnement de l’UE ne revient pas à en sortir de fait et à l’abolir ? L’erreur fut pour les français de s’imaginer que le projet, c’était l’Europe sociale. En 60 ans, il n’y eut aucune avancée sur ce sujet, faut-il encore attendre 60 ans de plus de régression sociale avant de sortir de ce carcan ?

 

L’ennui, c’est le risque de donner des voix au FN, mais on ne va quand même pas s’amuser à dire que la Terre est plate parce que les élites du FN pensent qu’elle est ronde. Il est évident, contrairement à ce qu’un Jacques Sapir peut dire, qu’aucune alliance avec le FN n’est possible (pour la bonne raison que ce parti, outre d’être anti-immigrés, est aussi anti-fiscaliste, anti-syndicats, anti-droit de grève, bref pro-capital national), mais il est nécessaire de clarifier notre positionnement par rapport à l’UE. Pour ma part, après avoir longtemps soutenu la construction européenne de façon critique (on fait tous des erreurs de jeunesse), mon choix est désormais limpide… Errare humanum est, perseverare diabolicum

 

(*) C’est la règle à Espaces Marx. Les éditoriaux sont sous la responsabilité de celle ou celui qui les rédige, et ne reflète pas une position de l’association.

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 14:29
Lu sur Les crises, une série d'articles sur l'histoire de la mise sous tutelle des peuples européens et de la mort de leur souveraineté.  Une mine pour qui veut rappeler l'histoire de l'UE et se souvenir des trahisons de nos dirigeants, formes nouvelles de collaboration des "élites nationales" et du patronat européen. 

Cliquez sur le titre ci-dessus pour retrouver l'article intégral. 

 

J’étais au courant de ce sujet depuis un moment, mais j’ai quand même été effrayé en le creusant véritablement – c’est même fascinant.

Regardez donc à quel point nous avons abdiqué toute liberté sur des sujets fondamentaux, empêchant toute politique alternative (réellement sociale évidemment, mais même réellement libérale ou néolibérale – essayez façon Milton Friedman de faire cesser les politiques délirantes de la BCE pour voir…) au grand n’importe quoi actuel.

Je suis assez étonné de constater à quel point les gens – même les plus engagés – sont ignorants de ce sujet, qui est véritablement, et sans exagération, une mise sous tutelle des pays européens, comme on l’a vu en Grèce cette année.

Enfin, j’ai voulu que ce billet – que je considère comme fondamental – soit très complet, pour servir de référence. Ce n’est pas le billet le plus sexy du blog, mais c’est probablement le plus important… : il montre comment est morte notre souveraineté.

En conclusion, je vous “recommande” (vous comprendrez la plaisanterie après lecture…) donc de largement diffuser ce billet – et de demander des comptes aux rêveurs “d’une autre Europe”…

  1. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (1992-2005)
  2. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (2006-…)
  3. Comment Bruxelles a mis l’Europe sous tutelle (Résumé)
  4. Voyez comment l’Europe est sous tutelle
  5. Voyez comment la France est sous administration de Bruxelles
  6. Épilogue

I. Le début de la mise sous tutelle des États

D’où sort ce système antidémocratique ? On verra qu’il s’est construit à l’européenne, par la politique des petits pas…

La base figure dans les articles 120 et 121 du Traité de Fonctionnement de l’UE :

Article 120

Les États membres conduisent leurs politiques économiques en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de l’Union, tels que définis à l’article 3 du traité sur l’Union européenne, et dans le contexte des grandes orientations visées à l’article 121, paragraphe 2. Les États membres et l’Union agissent dans le respect du principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, favorisant une allocation efficace des ressources, conformément aux principes fixés à l’article 119.

Vous notez donc que la politique économique du pays n’est évidemment plus autonome, mais doit servir “l’Union” (l’Empire ?) :

Article 121

1. Les États membres considèrent leurs politiques économiques comme une question d’intérêt commun et les coordonnent au sein du Conseil, conformément à l’article 120.

2. Le Conseil, sur recommandation de la Commission, élabore un projet pour les grandes orientations des politiques économiques des États membres et de l’Union et en fait rapport au Conseil européen.

Rappel : “Conseil” ou “Conseil de l”UE” = conseil des ministres concernés ; “Conseil européen” = conseil des chefs d’États et de gouvernement.

 

[...] La suite sur le blog "Les Crises.fr"

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 09:06

Publié par Michel El Diablo

Les SYNDICATS anglais menacent de voter NON à l’Union EuropéenneLes SYNDICATS anglais menacent de voter NON à l’Union Européenne

La confédération syndicale britannique TUC a mis en garde le premier ministre, David Cameron, contre la remise en cause de droits sociaux que ce dernier cherche à renégocier avec Bruxelles. Réunis en congrès du 13 au 16 septembre à Brighton, les syndicalistes anglais ont voté un texte menaçant d’appeler à voter pour la sortie du Royaume-Uni de l’UE lors du référendum qui sera organisé d’ici 2017.

La direction du TUC est traditionnellement pro-européenne ; les syndicats affiliés qui, comme le RMT (transports), militent pour la sortie de l’UE sont rares. Cela ne donne que plus de poids à la menace. L’un des dirigeants du syndicat Unite, Steve Turner, a ainsi déclaré : « nous espérons que les efforts de Cameron pour affaiblir les droits des travailleurs échoueront. Mais si tel n’est pas le cas, nous avertissons le premier ministre : vous perdrez les suffrages de nos membres », car ceux-ci voteront Non, c’est-à-dire refuseront que le pays reste au sein de l’Union..

Mauvaise nouvelle donc, pour le chef du gouvernement. Celui-ci souhaite négocier certains changements dans les rapports avec Bruxelles, et s’en prévaloir ensuite pour une campagne en faveur du Oui. Or les sondages montrent pour l’heure une dynamique favorable au Non, l’un d’entre eux donnant même une avance (51%-49%) en faveur de ce dernier.

 

SOURCE: Ruptures

 

Les SYNDICATS anglais menacent de voter NON à l’Union Européenne
 
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 16:00
Détresse des PAYSANS : BRUXELLES campe sur le « tout marché »

Pendant que la crise des réfugiés occupe le devant de l’actualité, l’activité européenne se poursuit. Le 15 septembre, les ministres de l’Agriculture des Vingt-huit tenaient Conseil à Bruxelles, huit jours après une réunion d’urgence censée répondre à la détresse des producteurs de viande et de lait, notamment français.

Cet été, ceux-ci avaient lancé un SOS à travers plus de 500 « actions coup de poing » : ce sont des milliers d’exploitations qui sont en effet menacées de disparaître à court terme. Avec un symptôme commun : les prix payés aux agriculteurs sont en baisse, et ne leur permettent plus de faire face à leurs coûts, eux-mêmes en augmentation, en particulier l’alimentation animale.

Côté lait, le prix payé aux exploitants est passé, entre janvier 2014 et juin 2015, de 0,39 à 0,30 euro le litre, soit une chute de 25%. Plusieurs causes sont directement liées à des décisions européennes : la suppression, depuis avril, des quotas laitiers européens qui avaient été conçus pour réguler la production, et qui ne cadraient plus avec la Politique agricole commune (PAC) réformée ; et l’embargo décrété par la Russie sur les denrées agricoles de l’UE, une réplique de Moscou aux sanctions européennes prises à son encontre.

Pour exiger de pouvoir vivre de leur travail, les paysans concernés ont tenté de se faire entendre : 1300 tracteurs sont ainsi « montés » à Paris le 3 septembre, et plus de 1400 engins ont fait mouvement vers Bruxelles le 7 septembre. Mais le Commissaire européen à l’Agriculture, l’Irlandais Philip Hogan, campe, quant au fond, sur sa position, qu’il a ainsi résumée : « je suis réservé sur les mesures qui ne respectent pas la logique de marché ».

Le 15 septembre, les Vingt-huit ont salué l’enveloppe dégagée par Bruxelles : 500 millions pour des aides d’urgence, dont 62,9 millions pour la France. La Commission a aussi promis d’autoriser les Etats concernés à… accélérer les versements aux agriculteurs en détresse. Mais aucune des demandes des producteurs n’a été satisfaite : ni le rétablissement des quotas laitiers, ni la hausse du « prix d’intervention » auquel l’UE peut racheter la poudre le lait ou le beurre, pour soulager le marché et donc soutenir les cours.

L’enveloppe européenne cadre certes avec les promesses que Manuel Valls avait formulées début septembre pour tenter d’éteindre l’incendie. Essentiellement des reports de trésorerie ou d’échéances d’emprunts, ce qui revient à reculer pour mieux sauter. Il avait également annoncé que « 3 milliards d’euros en trois ans seront investis dans l’agriculture et l’élevage français ». Objectif : moderniser les exploitations afin qu’elles produisent plus. L’idée est en réalité de combler le retard avec les rendements outre-Rhin, nettement plus élevés qu’en France.

Les Allemands avaient en effet dû s’organiser face à la concurrence venue de l’Est, lors de l’élargissement de l’Union européenne : automatisation des exploitations, et embauche d’une main d’œuvre à bas coût… issus des pays d’Europe centrale. Des travailleurs roumains, notamment, ont été massivement embauchés dans les abattoirs.

Un des responsables de la Confédération paysanne confiait récemment : « on se sert de la crise comme d’une aubaine pour aller plus vite dans la restructuration du paysage laitier européen. aDe fait, la perspective que Bruxelles fait miroiter à la profession n’est autre que la signature d’accords mondiaux de libre échange, comme celui qui vient d’être conclu avec le Viêt-Nam.

Le « tout-marché » était du reste l’arrière-plan des deux réformes successives de la PAC. La configuration d’origine de cette dernière n’était en effet pas compatible avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Désormais, les aides liées à la production sont bannies, libre concurrence mondiale oblige. Telle est la toile de fond sur laquelle se déroule la crise actuelle.

(Plus d’informations dans l’édition papier de Ruptures à paraître le 29 septembre 2015)

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 14:29

ÉLECTIONS EN GRÈCE : LA COMMISSION EUROPÉENNE VOTE TSIPRAS !
 
Par le Parti de l'émancipation du peuple (ex-M'PEP).
 
Le 15 septembre 2015.
 
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a démissionné le 20 août dernier et prononcé la dissolution du parlement. Il ne disposait plus de majorité puisque sa politique a conduit à diviser son parti, Syriza. En faisant le contraire des engagements qu'il avait pris, le Premier ministre grec a ainsi provoqué le départ du tiers des membres de son parti (sur 35.000 adhérents) et du tiers de ses parlementaires. Ses soutiens au parlement se sont alors réduits à 119 députés sur 300. Les lois étaient désormais votées grâce aux députés de droite (Nouvelle Démocratie) et socialistes (Pasok), ceux précisément contre lesquels Syriza avait lutté. Ces partis avaient accepté et mis en œuvre les deux premiers mémorandums ayant saigné la Grèce à blanc, pour être ensuite rejetés par la population notamment lors du référendum du 5 juillet 2015 (61% de NON).
 
Tout a changé aujourd'hui, la Commission européenne se dit " sereine " et appelle, de manière à peine voilée, à voter Tsipras. Comme Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF !
 
(...)
 

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 16:56

Publié par Jean Lévy sur "canempechepanicolas"

Les agriculteurs européens font entendre leur colère à Bruxelles
Les agriculteurs européens font entendre leur colère à Bruxelles
Les agriculteurs européens font entendre leur colère à Bruxelles

Par Philippe SIUBERSKI |

Ils ont lancé des pétards, klaxonné, incendié des pneus jusqu'à sous les fenêtres des institutions européennes. Des milliers d'agriculteurs ont crié lundi leur colère à Bruxelles et exhorté les dirigeants européens à trouver une issue à la crise.

Partis à l'aube de Belgique, de France et d'Allemagne, des colonnes de tracteurs sont arrivés dans la capitale belge dans la matinée, où ils ont causé de très importants embouteillages, en particulier dans le quartier Schuman, qui abrite le siège de la Commission et du Conseil européen.

La police, qui avait vivement déconseillé aux automobilistes de se rendre à Bruxelles, a comptabilisé 1.455 tracteurs et quelque 7.000 agriculteurs, producteurs de lait ou de viande principalement, réunis à l'appel des syndicats agricoles.

Objectif: se faire entendre des responsables de la Commission et des ministres de l'Agriculture des 28, réunis en conseil exceptionnel, à la demande de la France, sur la nouvelle crise que traverse le monde paysan depuis plusieurs mois.

"Je suis Eleveur", indiquait une pancarte portée par un jeune manifestant, en écho aux "Je suis Charlie" qui avaient fleuri après les attentats de Paris en janvier.

Rémy Hulin, un éleveur à la retraite, est venu du Calvados (ouest de la France) avec une potence suspendant un mannequin habillé d'une salopette d'agriculteur. "Il y a des centaines de suicidés dans l'élevage, c'est le résultat d'une politique agricole désastreuse", a-t-il expliqué à l'AFP.

"Tous les matins, on se lève et on perd de l'argent à traire nos vaches", a protesté Jacky, un autre agriculteur venu lui aussi du Calvados avec près de 100 membres de la Coordination rurale.

Sur le rond-point Schuman, épicentre de la manifestation, des cordons de policier en tenue anti-émeute, plantés derrière des barbelés, ont barré tout accès aux bâtiments européens pendant des heures, subissant des jets d'oeufs, de bouteilles en verre et d'autres projectiles.

Un vache en plastique bleu et frappée des étoiles jaunes du drapeau européen, grandeur nature, pendait corde au cou du haut d'un bulldozer.

- 'Nous on crève' -

Des manifestants ont même utilisé une louche en guise de catapulte pour bombarder d'oeufs les forces de l'ordre. Un policier, blessé à la jambe, a dû être emmené à l'hôpital, pendant qu'un second était soigné sur place, selon un porte-parole de la police cité par l'agence Belga.

Les policiers belges - exceptionnellement renforcés par des collègues néerlandais - ont fait usage de gaz lacrymogène pour empêcher des manifestants de forcer le barrage avec leurs tracteurs. Ils se sont également servi de canons à eau pour faire reculer les protestataires et éteindre des ballots de paille, des pneus et même une caravane incendiés par les agriculteurs.

Malgré ces incidents, le bourgmestre (maire) de Bruxelles, Yvan Mayeur, a estimé que la manifestation se déroulait jusqu'ici "globalement dans le calme".

En milieu d'après-midi, une partie des manifestants avait commencé à refluer vers leurs autocars, mais plusieurs centaines d'entre eux continuaient leur face-à-face tendu avec la police aux abords du rond-point Schuman, dans une atmosphère chargée de l'odeur âcre des brasiers.

Dans les rues avoisinantes, les engins agricoles occupaient toujours la chaussée en rangs de trois ou quatre, sur des centaines de mètres en direction du centre-ville. Ils devaient quitter Bruxelles dans la soirée.

"Le lait est payé moins cher qu'il nous coûte à produire, il nous faudrait un prix de base de 350 à 400 euros (la tonne) alors qu'on est payé 280 euros actuellement", a déploré le producteur laitier français.

"Quelle nourriture donnerez-vous à vos enfants ?" "Europe veux-tu encore de nous ?", pouvait-on lire sur des pancartes et bannières. "On vous nourrit, nous on crève". "Passant, souviens-toi de l'agriculture équitable et nourricière aujourd'hui décimée par la mondialisation", lisait-on sur d'autres.

L'effondrement des cours du lait et des viandes bovines et porcines a provoqué tout l'été une fronde des agriculteurs européens, du Royaume-Uni à l'Allemagne, en passant par la France.

Manfred Gilch, un producteur laitier bavarois, disait recevoir 29 centimes par litre de lait, pour un coût de production de 45 à 50 centimes le litre. Sa ferme, qui existe depuis plusieurs siècles, n'est plus rentable. "Il n'y a pas de perspective de transmettre la ferme", a-t-il témoigné.

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 15:58

Il y a une alternative en faveur du peuple, avec un KKE fort partout, dans la voie du renversement du capitalisme

Dans son discours, le 27 août, pendant la grande manifestation organisée par l’organisation du parti de l’Attique, à Syntagma, en face du parlement, le SG du CC du parti, Dimitris Koutsoumpas, a appellé le peuple à contribuer avec son vote à l’organisation de la lutte pour le renversement, en renforçant la voix de la cohérence militante, de la vérité, de la sortie réelle en faveur du peuple, la voix du KKE.

La manifestation a été le début de l’effort d’amener dès aujourd’hui à chaque maison populaire l’appel pour le renforcement électoral du KKE.

« Tu les as essayés… Maintenant avec le KKE il y a une solution dans la voie du renversement », était le slogan sur l’estrade de la manifestation, qui résume l’appel des communistes au peuple à faire le bilan de tout ce qu’il a vécu pendant les dernières années et les derniers mois, à juger par son expérience tout ce qu’il écoute et voit aujourd’hui, à arriver aux urnes avec le bulletin du KKE à la main.

Dimitris Koutsoumpas a souligné qu’en réalité, des partis tels que le SYRIZA, la ND, POTAMI, PASOK et ANEL, qui ont voté pour le 3ème mémorandum (accord) du gouvernement avec les organisations impérialistes (EU, FMI, BCE), demandent du peuple de dire « oui » avec son vote au massacre de ses droits, à choisir le gouvernement qui implémentera le 3ème mémorandum. Il a souligné qu’il ne faut pas que le peuple se piège dans les promesses du SYRIZA pour une meilleure gestion du mémorandum, et aussi qu’aucun vote populaire ne rentre à la ND et au PASOK, ne soit pas piégé par POTAMI.

Le SG du CC du KKE a appelé les travailleurs à rejeter l’effort de « SYRIZA 2 », du nouveau parti de l’ « Unité Populaire », de ressusciter la ligne frauduleuse anti-mémorandum. Il a noté les responsabilités par la participation de ce parti au gouvernement SYRIZA-ANEL, ainsi que ce parti défend la même propriété et pouvoir capitalistes, comme les autres partis.

Il a aussi demandé du peuple de ne pas disculper l’ « Aube Dorée » fasciste et criminelle et il s’est référé à son activité criminelle (des assassinats, des attaques). Il a aussi révélé que l’ « Aube Dorée » soutient les intérêts de la bourgeoisie.

Enfin, il s’est référé en détail à la proposition politique du KKE, en soulignant qu’elle est la seule proposition aspirante, qui puisse mettre un point final décisif aux mesures antipopulaires, imposées en faveur de la voie de développement capitaliste. Avec le KKE, afin que le peuple devienne le maître de l’économie et du pouvoir, pour une domination et un pouvoir vraiment ouvriers et populaires.

Il a noté qu’aujourd’hui, on peut créer des conditions meilleures pour l’organisation, le regroupement du mouvement ouvrier, le renforcement de l’alliance populaire, afin d’ouvrir la voie du renversement. Dans cette route, il faut un KKE plus fort partout.

 

28.08.2015

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 11:08

"La Commission européenne refuse de remettre aux députés les documents permettant d'examiner si les États membres de l'UE utilisent des régimes fiscaux spéciaux qui favorisent les grandes sociétés multinationales telles que Facebook et Amazon. Le commissaire à l'économie de l'UE Pierre Moscovici a écrit à la commission spéciale du Parlement européen sur les réglementations fiscales cette semaine affirmant qu'il était incapable de lui donner 25 documents demandés sans le consentement des Etats membres. "Près de la moitié des Etats membres consultés par mes services ont dit qu'ils ne consentiraient pas à la transmission de ces documents à votre commission spéciale", a déclaré M. Moscovici dans la lettre, vu par le site EUobserver, citant la confidentialité comme la raison principale du refus de coopérer."

Source : The independant

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 08:41

Débat avec Jacques Sapir.  Une réponse de Frédéric Lordon.

mercredi 26 août 2015, par Frédéric Lordon sur son blog La pompe à phynances

La question de l’euro échappera-t-elle un jour à la malédiction du FN ? Sans doute tout la destinait-elle à y tomber, spécialement en une époque où se mêlent toutes les confusions et toutes les hystéries, au point de rendre presque impossible le moindre débat rationnel. Mais que dire quand ce sont certains des avocats mêmes de la sortie de l’euro qui ajoutent au désordre intellectuel et, identifiés à gauche, en viennent à plaider d’invraisemblables alliances avec l’extrême-droite ?

Le FN, ce terrible fléau, cette bénédiction Retour à la table des matières

Sauf à vivre dans le monde des rêves habermassien, l’expérience élémentaire enseigne l’improbabilité du débat ordonné – qui appelle des prérequis institutionnels très particuliers, comme ceux des institutions scientifiques, pour avoir sa chance. Mais les défigurations qu’aura souffertes le débat sur l’euro resteront sans doute dans l’histoire contemporaine comme un cas extrême d’altération, et même d’aberration, offrant le spectacle d’un monde politique que toute rationalité argumentative semble avoir déserté. Il est certain que, prêts à tout pour défendre l’ordre social qui fait leur bonheur, les dominants sont notamment prêts aux travestissements les plus éhontés pour écarter toute alternative, invariablement présentée comme monstruosité. C’est bien pourquoi l’ordre dominant a impérativement besoin de ses monstres s’il veut soutenir – en y renvoyant systématiquement – le caractère monstrueux de tout ce qui n’est pas lui. Ainsi, par exemple, la Corée du nord est-elle moins l’anomalie de la mondialisation qu’elle n’est sa secrète bénédiction, sa monstrueuse, sa nécessaire altérité : comment mieux plaider l’irresponsabilité de la démondialisation qu’en l’enfermant dans l’unique figure possible de la Corée du nord (plaise au Ciel qu’elle dure encore longtemps), pour mieux asséner l’argument supposé rédhibitoire : « c’est ça que vous voulez ? ».

Mutatis mutandis le FN est, pour le débat de l’euro, l’équivalent fonctionnel de la Corée du nord pour celui de la démondialisation. Car, bien sûr, on n’aura pas la maladresse de dire qu’il n’y pas d’alternative : on dira qu’il y a celle-là… La suite s’en déduira d’elle-même. Leur opposition « radicale » de surface masque alors la profonde solidarité structurale des deux termes supposément en conflit – le FN et le grand parti unique eurolibéral – qui sont, là encore, une bénédiction l’un à l’autre, au point de les faire vivre dans un parfait rapport de symbiose fonctionnelle : le FN prospère du monopole de singularité que lui abandonne le parti unique d’en-face, lequel, usé jusqu’à la corde, ne se maintient plus qu’en renvoyant au monstre tout projet de faire autrement.

Car une chose est certaine, c’est qu’à part le terrorisme au FN, le parti eurolibéral – dans lequel on aura compris que PS et UMP sont deux parfaits substituts – n’a plus rien à dire. Il est rincé, à sec, lyophilisé, de la pensée en granules, du discours en poudre. À la vérité comment pourrait-on trouver quoi que ce soit à dire quand l’accablant spectacle donné depuis 2010 ne peut que réduire à rien, ou bien à un scandale supplémentaire, la défense d’un ordre européen qui s’est rendu haïssable, et sous tous les rapports : la catastrophe économique y est effrayante, les exigences même les plus formelles de la démocratie y sont foulées au pied, plusieurs pays ont été conduits à la crise humanitaire – en Europe ! Par l’Europe !

Par bonheur, quand il n’y a plus rien, il y a encore le FN. Et voilà aussi par quoi l’euro se maintient. Pour que le monstre remplisse son office cependant, il importe de lui faire absorber toute altérité possible, et de confondre toutes les alternatives en une seule, la sienne – monstrueuse. C’est bien pourquoi les idéologues eurolibéraux, journalistes embedded en tête, n’ont jamais rien eu de plus urgent que d’assimiler ainsi toute idée de sortie de l’euro au nationalisme xénophobe du Front National, d’égaliser strictement les deux termes, opportunément soudés dans la même indignité. Qu’importe les projets de gauche en cette matière : s’ils sont rouges, c’est qu’ils sont rouges-bruns – dans une expérience de pensée oulipienne, il faut imaginer le désarroi, peut-être même le sentiment d’impossibilité radicale, de Jean-Marie Colombani et Jean Quatremer invités à objecter à la sortie de l’euro sans dire une seule fois « rouge-brun » (ou « repli nationaliste », ou « tentation xénophobe »).

[...]

suite sur le site de Frédéric Lordon

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 07:32

Mis en ligne le 2 septembre 2015.  Nous publions à sa suite l'article de Frédéric Lordon.

Commentaire : Nous publions les prises de position de Jacques Sapir sur la sortie de l’euro et la question des alliances.  La petite phrase qui suit l’appréciation positive de la rencontre Chevènement-Dupont-Aignan : « A terme, la question des relations avec le Front National, ou avec le parti issu de ce dernier, sera posée. » nous semble profondément erronée politiquement et source de confusion, de débats sans issue, de pertes de repères pour les militants de gauche opposés sincèrement à la politique européenne.  Si bien des électeurs du FN sont réellement attachés à la souveraineté nationale et à une sortie sociale de l’euro, il n’en est certainement pas de même pour les dirigeants dudit parti d’extrême-droite.  Malgré la mise en scène de l’exclusion du père, de nombreux dirigeants frontistes sont prêts à chausser sa politique violemment anti-syndicale et anti-communiste dès que l’opportunité s’ouvrira.  Rappelons par ailleurs que le CNR rassemblait des mouvements politiques très différents mais qui avaient signé une Charte qui comprenaient de nombreux aspects anti-capitalistes et progressistes et qui avaient lutté activement contre la collaboration économique et idéologique avec les nazis prônée par le promoteur de la « Révolution nationale », Philippe Pétain.   Et qui l’avaient fait avec un Parti communiste dont l’influence au sortir des années de résistance était sans commune mesure avec celle d’aujourd’hui.  Ces articles font débat.  Nous les publions.

Le point de vue de Jacques Sapir

Par · 21 août 2015

Interview réalisée pour FIGAROVOX le vendredi 21 août, par Alexandre Devecchio. Ceci est la version longue du papier publié sur le site de FigaroVox. Les différences entres les deux versions sont de mon fait et non de l’équipe de FIGAROVOX.

 

Le troisième plan d’aide à la Grèce en cinq ans, d’un montant de 86 milliards d’euros est en place. Les ministres des Finances de la zone euro ont approuvé mercredi soir le déblocage d’une première tranche de 26 milliards d’euros. Le pays a été en mesure jeudi de rembourser en temps et heure et sans drame 3,4 milliards d’euros à la BCE. Est-ce une bonne nouvelle ?

Les remboursements qui ont été faits par la Grèce (à la Banque Centrale Européenne) étaient prévus et organisés depuis ces derniers jours. Ils n’ont donc rien d’étonnant. Mais il faut se garder de tout optimisme. Le plan que l’on appelle d’aide à la Grèce, mais qui est essentiellement un plan visant à assurer la solvabilité à court terme de ce pays en contrepartie de conditions qui sont, elles, réellement draconiennes, va permettre à ce pays de rembourser ses créanciers. En fait l’Union européenne va prêter de l’argent pour pouvoir être remboursée. C’est une mécanique absurde et qui ne va pas sortir la Grèce de la crise. Elle ne va même pas garantir la place de la Grèce à l’intérieur de la zone Euro[1], mais elle va imposer de nouveaux sacrifices à la population, et tout cela en pure perte. On pressent bien que l’Euro n’est nullement sauvé[2], et en ce qui concerne la Grèce elle-même le pire est que ce plan va l’enfoncer, tout en organisant une immense spoliation des actifs appartenant au gouvernement grec[3] au profit de quelques sociétés, essentiellement allemande. La Grèce sera à nouveau en dépression quant on regardera les résultats du 3ème et surtout du 4ème trimestre. Le résultat du 2ème trimestre, une croissance de 0,8%, étant dû essentiellement aux achats de précaution de la population grecque dans le cours du mois de juin, et à l’impact du tourisme. Avec l’asphyxie économique organisée par la Banque Centrale Européenne à partir du 26 juin, il est évident que les résultats du 3ème trimestre vont être très mauvais.

Cette dépression, organisée en réalité par le plan dit d’aide, va se poursuivre en 2016 et sans doute après. Telle est la réalité des faits. Prétendre le contraire c’est au mieux se mentir, au pire mentir aux autres. Dans ces conditions, parler de solvabilité retrouvée a pour la Grèce une dimension surréaliste. Techniquement, la Grèce peut rembourser ce qu’elle doit, mais avec un emprunt supplémentaire. C’est ce que l’on appelle en économie un « système Ponzi », une pyramide financière comme celles que l’on a connues dans les années 1990 en Russie et dans les pays ex-socialistes. Avec cette pyramide, la dette de la Grèce va atteindre le 200% du PIB. C’est la preuve que les politiques mises en place par les mémorandums successifs ne fonctionnent pas.

[...]  Lire la suite sur le blog de Jacques Sapir Russeurope.

 

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