Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ACTION COMMUNISTE

 

Nous sommes un mouvement communiste au sens marxiste du terme. Avec ce que cela implique en matière de positions de classe et d'exigences de démocratie vraie. Nous nous inscrivons donc dans les luttes anti-capitalistes et relayons les idées dont elles sont porteuses. Ainsi, nous n'acceptons pas les combinaisont politiciennes venues d'en-haut. Et, très favorables aux coopérations internationales, nous nous opposons résolument à toute constitution européenne.

Nous contacter : action.communiste76@orange.fr>

Rechercher

Humeur

Chaque semaine, AC attribue un "roquet d'or" à un journaliste qui n'aura pas honoré son métier, que ce soit par sa complaisance politique envers les forces de l'argent, son agressivité corporatiste, son inculture, ou sa bêtise, ou les quatre à la fois.

Cette semaine, sur le conseil avisé de la section bruxelloise d'Action communiste, le Roquet d'Or est attribué  à Thierry Steiner pour la vulgarité insultante de son commentaire sur les réductions d'effectifs chez Renault : "Renault fait la vidange"...  (lors du 7-10 du 25 juillet).


Vos avis et propositions de nominations sont les bienvenus, tant la tâche est immense... [Toujours préciser la date, le titre de l'émission et le nom du lauréat éventuel].

 

 
14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 15:10

 

Le 15 avril, le 1er ministre a détaillé plusieurs dispositifs intégrés au projet de loi de finance rectificative.

Ce dispositif contient plusieurs mesures sous forme de primes pour les soignants qui ont été « en première ligne » dans la lutte contre l’épidémie, mais aussi pour les fonctionnaires de la fonction publique d’état et territoriale (enseignants qui ont gardé les enfants, fonctionnaire de police, surveillants pénitentiaires, douaniers…).

Cette prime « au mérite » sera fixée au cas par cas, et apparemment de façon totalement arbitraire. Elle sera « nette de tout » c'est-à-dire défiscalisée et désocialisée. Nous n’en verrons aucune trace sur nos retraites.

Cette prime ne s’avèrera utile qu’à très court terme pour ceux d’entre nous qui sont éligibles. Mais celle-ci ne résout aucun des problèmes que l’hôpital public rencontre au quotidien et qui sont dénoncés depuis plusieurs années :

  • Soumission du système de santé à une logique comptable (tarification à l’acte) au détriment de la qualité des soins,
  • aucune création de postes qui manquent cruellement pour assurer un accueil décent et des soins de qualité au public,
  • aucune assurance d’un paiement des heures supplémentaires si souvent passées à l’as,
  • aucune revalorisation salariale, qui reconnaitrait le mérite quotidien des agents hospitaliers au long court.

Nous, agents hospitaliers signataires de ce courrier refusons le principe de cette prime pour se taire. Nous exigeons un arrêt du démantèlement du système publique, un salaire décent pour chaque agent, et des moyens humains et matériels afin que perdure en France un accès aux soins de qualité pour tous.

Par cette action nous sommes solidaires des malades que nous soignons, des autres agents de la fonction publique territoriale ou d’état, ainsi que des acteurs du privé, commerçants et salariés, que cette crise impacte grandement et qui pourtant soutiennent l’hôpital par de nombreux gestes de générosité.

Source : https://www.change.org/p/responsables-politiques-soutenir-l-h%C3%B4pital-public-balancetaprime

Partager cet article
Repost0
12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 09:53
Usine de Renault Sandouville

Usine de Renault Sandouville

Chiens de garde venus aux secours des actionnaires de Reanult au mépris de la santé des salariés
Chiens de garde venus aux secours des actionnaires de Reanult au mépris de la santé des salariésChiens de garde venus aux secours des actionnaires de Reanult au mépris de la santé des salariés

Chiens de garde venus aux secours des actionnaires de Reanult au mépris de la santé des salariés

Fermeture de Renault Sandouville

Vous trouverez ci-joint l’ordonnance de référé qui impose sous astreinte l’arrêt de la reprise d’activité sur le site de RENAULT SANDOUVILLE. Cette décision du tribunal judiciaire du Havre, saisi par la CGT, va bien plus loin que l’ordonnance concernant AMAZON qui se limitait à la question de la mise à jour de l’évaluation des risques en y associant les représentants du personnel. L’ordonnance concernant le site Renault Sandouville, réaffirme que le projet de redémarrage de l’activité sur le site constitue un projet important nécessitant une consultation du CSE et non une simple information, que les représentants du personnel doivent avoir communication de l’ensemble des éléments nécessaires ce qui n’a pas été le cas en l’espèce, raison pour laquelle le juge des référés a annulé la réunion du CSE et suspendu le projet de reprise d’activité. Le juge des référés impose aussi la consultation préalable du CSE sur les équipements de protection individuelle, la formation des salariés. Par ailleurs, l’ordonnance impose concernant les interventions des sous-traitants sur le site de modifier tous les plans de prévention après la réalisation d’inspection préalable commune en présence des représentants du personnel. 

Cette décision doit constituer un point d’appui important pour toutes les équipes syndicales CGT de milliers d’usines ou d’entreprises où l’activité reprend sans consulter correctement les représentants du personnel et sans prendre toutes les mesures de prévention nécessaire. Elle démontre une nouvelle fois l’utilité de saisir directement les juges des référés dans une période où l’inspection du travail reste muselée par Mme PENICAUD et où le protocole nationale de déconfinement du Ministère du travail est complètement muet sur les obligations de l’employeur de consulter les représentants du personnel.

Partager cet article
Repost0
11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 16:54
CGT et Solidaires devant la préfecture par groupes de dix pour réclamer des moyens pour l'hôpital - et rappeler : "pas de protection, pas de travail"

CGT et Solidaires devant la préfecture par groupes de dix pour réclamer des moyens pour l'hôpital - et rappeler : "pas de protection, pas de travail"

Extraits
« L’absence d’investissement dans la santé »

Ensemble, ils ont dénoncé « la politique criminelle du gouvernement en refusant notamment de suspendre les activités non essentielles laissant de nombreux salariés être exposés au risque de contamination ». Gérald Le Corre, inspecteur du travail CGT dénonce aussi de la part des gouvernements successifs « l’absence d’investissement dans la santé ».

L'intégralité ci-dessous :

Rassemblement à l’appel de la cgt ce lundi 11 mai
 

Voici le communiqué de la cgt :

Depuis la mi-mars, la CGT a eu l’occasion de s’exprimer à de très nombreuses reprises sur la politique criminelle du gouvernement MACRONPHILIPPE en refusant notamment de suspendre les activités non essentielles laissant de nombreux salariés être exposés au risque de contamination compte tenu de l’insuffisance des mesures de prévention prises par les employeurs.

Jeudi dernier, un des plus gros employeurs privé du département, RENAULT, s’est fait rappeler à l’ordre par le tribunal judiciaire du Havre pour ne pas avoir respecté les dispositions du code du travail en matière de protection de la santé des travailleurs. Alors que le juge judiciaire fait seulement appliquer le code du travail, on assiste depuis jeudi à un déferlement anti-CGT. Que le gouvernement MACRON et le MEDEF tapent sur la CGT, c’est assez habituel. Plus surprenant est l’attitude de certains représentants syndicaux qui s’indignent d’une décision de justice imposant le respect du code du travail. S’il existe très régulièrement des divergences entre les organisations syndicales, considérer comme Laurent BERGER que « la posture de la CGT est irresponsable et infondée » alors que la CGT se bat pour un niveau maximum de protection de la santé, nous ramène à l’histoire ancienne où des représentants syndicaux minimisaient les risques de l’amiante sous la pression du patronat ! RENAULT doit conformément à la loi maintenir les salaires à 100 % pour ses salariés et les intérimaires.

Le 11 mai marque une nouvelle phase de reprise du travail à marche forcée marquée notamment par la réouverture des écoles dont l’objectif est en réalité que les parents puissent reprendre le boulot. Dans l’industrie, la majeure partie des entreprises qui n’ont pas encore repris le travail demande à leurs salariés d’être présents dès lundi. Dans les deux cas, les conditions de sécurité sanitaire ne sont pas réunies.

La CGT de Seine Maritime invite les salariés, du privé comme du public à utiliser leur droit de retrait si une distance physique de 2 mètres ne peut pas être respectée comme le recommande l’avis de l’Académie nationale de Médecine du 25 avril 2020, en absence de masques FFP2, ou de masque à l’efficacité équivalente, en absence de procédure de désinfection suffisante, de solution hydroalcoolique….

La CGT de Seine Maritime continuera à aider toutes les représentants du personnel à engager les procédures de référé nécessaires pour que soit appliquées les mesures de prévention les plus protectrices.

Depuis la mi-mars, le gouvernement a profité de l’état d’urgence et de l’impossibilité de manifester pour imposer des nouvelles attaques contre le code du travail et les droits des travailleurs via les ordonnances (vol de congés, nouvelle déréglementation de la durée du travail, assouplissement des règles de consultation des CSE….).

Le 11 mai, la CGT sera dans la rue en organisant plusieurs rassemblements autour de la préfecture de Rouen
(en respectant une distance minimale de 2 mètres entre manifestants et les paquets de 10).

Ces rassemblements symboliques constituent une forme nouvelle de notre combat pour gagner sur nos revendications :

  • Non à la mise en danger des écoliers et des salariés du public comme du privé
  • Distribution gratuite de masques à l’efficacité qui doit être démontrée
  • Maintien à 100% du salaire pour tous (chômage partiel, salariés précaires et uberisés…)
  • Interdiction des licenciements
  • STOP à la déréglementation du travail, abrogation des ordonnances !
  • Maintien de tous les congés et RTT
  • Reconnaissance en accident du travail de la contamination en cas de maladie
  • Des moyens et des effectifs tout de suite pour l’Hôpital et les services publics.

Rassemblements devant la préfecture de Rouen, lundi 11 mai à 15h
Partager cet article
Repost0
9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 00:03
L’usine Renault Sandouville a été condamnée à suspendre sa reprise pour des manquements dans son protocole de formation aux risques sanitaires. (©Ilustration/Renault)

L’usine Renault Sandouville a été condamnée à suspendre sa reprise pour des manquements dans son protocole de formation aux risques sanitaires. (©Ilustration/Renault)

CNews annonce en bandeau : "La CGT fait fermer l'usine de Renault Sandouville".  Rien que ça ... En image subliminale on voit se dresser le portrait de Staline prenant en otage l'entreprise et tous les salariés.  Celui ou celle qui se contente de regarder le titre ne sait pas qu'un tribunal a statué sur la question après avoir été saisi par la CGT Renault-Sandouville.  C'est le tribunal qui a pris la décision.  Pas la CGT.  Pas Philippe Martinez.

Peu importe.  Les médias ont tranché.  Et s'appuient sur l'opinion de FO et de la CFDT.  Sans analyser les raisons des prises de position de ces derniers.  Nul doute qu'ils aient cédé, et certainement des salariés avec eux, devant le chantage à la crise, à la perte d'emploi brandis par les patrons pour faire retourner les salariés au travail sans avoir vraiment pris les mesures qui s'imposent.  D'autant qu'un décret spécifique à la reprise du travail en temps de Covid-19 vient d'assouplir certaines règles du code du travail déjà bien malmené.  Dans ce contexte le rapport de forces n'est pas en faveur des salariés.  Et le tribunal qui a pris la décision ne tient pas pour vain le mot justice, malgré les pressions médiatiques, politiques et patronales.

Le site Santé et travail donne quelques précisions et l'opinion d'experts dans ce domaine.

Extraits

"Il ne faudra pas traîner ! Le gouvernement vient de raccourcir les délais de consultation du comité social et économique (CSE), des expertises éventuelles et de la transmission de l’ordre du jour et des documents par l’employeur aux élus (voir encadré). Une ordonnance et un décret datés du 2 mai sont venus préciser ces nouvelles dispositions dérogatoires au Code du travail. Nuance de taille, ces nouveaux délais ne sont applicables que lorsque l’information ou la consultation du CSE « porte sur les décisions de l’employeur qui ont pour objectif de faire face aux conséquences économiques, financières et sociales de la propagation de l’épidémie de Covid-19 », ...

[...]

 

Vers un rapport de force défavorable aux salariés ?

Nicolas Spire, sociologue du travail au sein du cabinet Apteis, se montre plus critique. Avec ces textes, s’inquiète-t-il, « on s’assoit sur le peu de droits qu’il reste aux représentants du personnel. La formulation du décret est suffisamment vague pour que, dans la période, n’importe quel projet de réorganisation puisse être concerné par ces nouvelles conditions ». Et de poursuivre : « On se demande bien ce que des représentants du personnel, même très actifs ou de très bonne volonté, vont avoir le temps d’aller examiner en quelques jours du point de vue de la sécurité des conditions de reprise du travail. Et l’idée de prétendre faire réaliser une expertise en huit ou dix jours n’a tout simplement aucun sens du point de vue de notre métier. »

Partager cet article
Repost0
7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 14:56
Près d'Elbeuf - Renault-Cléon, site réouvert depuis peu.  Aérazur : les salariés inquiets, demandent des mesures de protection plus sérieuses au début du confinementPrès d'Elbeuf - Renault-Cléon, site réouvert depuis peu.  Aérazur : les salariés inquiets, demandent des mesures de protection plus sérieuses au début du confinement

Près d'Elbeuf - Renault-Cléon, site réouvert depuis peu. Aérazur : les salariés inquiets, demandent des mesures de protection plus sérieuses au début du confinement

Les salariés en temps de confinement.  Présents au travail, en télétravail, au chômage partiel ou mis en congé ou au chômage, quelle est la situation des salariés à qui le gouvernement, le Medef et les idéologues des médias, souvent actionnaires petits ou gros, demandent encore davantage d'efforts, de travail non payé et de renoncements à partir du 11 mai ?  Une enquête à lire.

Extrait

Des mesures de prévention très insuffisantes

33% n’ont pas mis en place de distance de sécurité d’au-moins un mètre entre les personnes

39% n’ont pas mis à disposition de masques et gants en quantité suffisante

33% n’ont pas mis à disposition de moyens de désinfection des surfaces ou objets souillés

52% n’ont pas mis en place d’arrêt maladie préventif pour les salarié·es vulnérables

63% n’ont pas mis en place d’éloignement immédiat pour tout·e salarié·e malade et les collègues en contact les jours précédents

93% n’ont pas mis en place d’alternative à l’utilisation des transports en commun

Le document en fichier attaché ci-dessous :

A la veille du déconfinement, les salariés face à la pandémie :

Partager cet article
Repost0
5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 17:31
CHU Rouen

CHU Rouen

Au moins 12 000 salariés des hôpitaux, cliniques, Ehpad et autres établissements sociaux ont été contaminés par le coronavirus, selon une enquête présentée ce lundi 4 mai par la CGT-Santé, qui met en évidence un taux de contamination dix fois supérieur à celui de la population française.

Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, mais les récents retours du terrain sont éloquents : 11 844 employés des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux ont été atteints par le Covid-19, selon les remontées de 356 syndicats locaux entre le 20 et le 27 avril.

 

Taux de contamination dix fois supérieur à la population générale

Rapportée aux quelque 545 000 salariés représentés par ces organisations, la prévalence du virus dépasse donc 2 % parmi les personnels, un taux onze fois supérieur à la population générale, a souligné Laurent Laporte, cadre de santé en Gironde, lors d’une conférence de presse.

La suite ici : https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-la-cgt-observe-une-forte-surcontamination-des-personnels-soignants-6824452

 

Partager cet article
Repost0
4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 15:05
Des couturières de Seine-Maritime adhérent au collectif « Bas les masques ». (©Illustration/Adobe Stock)

Des couturières de Seine-Maritime adhérent au collectif « Bas les masques ». (©Illustration/Adobe Stock)

Des couturières de Seine-Maritime ont rejoint le collectif national "Bas les masques" pour exprimer leur ras-le-bol quant aux demandes de bénévolat, pour la production de masques.

« Tout travail mérite salaire. » Des couturières réparties dans toute la France, dont certaines en Seine-Maritime, ont rejoint le collectif « Bas les masques », créé il y a quelques jours sur les réseaux sociaux, pour exprimer leur ras-le-bol quant à la production massive de masques en tissu. [...]

La suite ci-dessous :

Commentaire : Le gouvernement s'appuie sur le bénévolat au lieu de mettre en place une stratégie d'aide aux artisans, de réindustrialisation et relocalisation d'une production qui s'avère indispensable pour garantir l'avenir et l'indépendance industrielle, sanitaire de la France.  Et qui aujourd'hui est vitale pour les Français.  Appeler au bénévolat est inquiétant pour l'avenir.  D'autant que cela s'accompagne d'un "laissez faire, laissez passer" adressé aux grandes surfaces : aucun contrôle des prix de ces masques.     L'idéologie du marché qui peut tout, c'est fini. La faillite est là. 

C'est maintenant qu'il faut vraiment changer. 

C'est maintenant qu'il faut aider les artisans. C'est maintenant qu'il faut payer ces couturières qui travaillent.  Nous avons besoin d'elles. 

C'est maintenant qu'il faut planifier, sur le territoire français,  la relance des industries qui nous sont essentielles. 

C'est maintenant qu'il faut contrôler les prix des masques vendus.

YG.

Partager cet article
Repost0
30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 15:14

Déclaration de la CGT-Education 7627

Lors de son allocution télévisée du 13 avril 2020, le Président de la République a annoncé une réouverture des écoles progressive le 11 mai. Lors de son audition le mardi 21 avril 2020 devant la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation de l’Assemblée Nationale, le Ministre de l’Éducation Nationale a présenté son plan de reprise en évoquant une réouverture des écoles le 11 mai pour les classes de GS, CP et CM2 par groupe de 15 élèves maximum et sur la base du volontariat des familles. De même, il évoque une reprise pour les classes de CP et de CE1 en REP et REP+, considérant qu’elles ont des effectifs de moins de 15 élèves par classe (10 en Petite et Moyenne section). Le 18 mai serait la reprise des 6ème, 5ème, et pour les autres élèves la décision est reportée à la fin mai !. Le 25 avril le Conseil Scientifique émettait un avis défavorable à la réouverture le 11 mai des crèches, écoles, collèges et Lycées, proposant d’attendre septembre. Prenant acte de la décision du Président, il préconise des mesures sanitaires fortes et précises.
L’école n’est pas la garderie du MEDEF !
Après un discours guerrier du Président de la République imposant non seulement la fermeture de toutes les crèches, les établissements scolaires, ou les lieux accueillant du public mais aussi un confinement quasi-totale, l’organisation du déconfinement et la décision de réouverture des établissements scolaires le 11 mai a été prise essentiellement pour des raisons économiques et semblent guidée par le MEDEF au détriment de la protection des salariés. Rappelons qu’après des propos qui se voulaient rassurants pour les salariés, les différentes ordonnances ont réduit la protection des salariés en augmentant le temps de travail, diminuant le temps de pause entre deux journées de travail et plus récemment en volant les congés payés pour celles et ceux qui auraient utilisé des ASA « Covid-19 » qui impactera les fonctionnaires. Ainsi, la décision de rouvrir les écoles ne sert qu’à permettre le retour rapide sur leur lieu de travail des salarié-e-s qui n’y ont pas encore été contraints !
Un Conseil Scientifique méprisé !
Alors que le Président de la République n’a cessé de justifier ses décisions par les préconisations du Conseil Scientifique pour imposer le confinement et la fermeture des établissements scolaires, c’est sans le consulter qu’il impose leur réouverture « progressive » ! Or, celui-ci vient de préconiser d’attendre septembre pour la réouverture des crèches et des établissements scolaires. D’ailleurs, de l’aveu même de Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, la circulation du virus Covid-19 est encore à un niveau élevé, même si le confinement a permis son ralentissement. Les réserves des scientifiques sont tout aussi nombreuses. Le risque de relancer une épidémie dont les chiffres démontrent qu’elle est toujours présente sur le territoire est très fort. [...]

La suite ici : http://educaction7627.fr/spip.php?article4136

Partager cet article
Repost0
29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 16:30
Etats-Unis - Paru sur France Inter le 31 mars -  Navire-hôpital sur une rivière au cœur de New-York, hôpital en plein Central Park, file interminable de voitures pour recevoir une aide alimentaire en Pennsylvanie, SDF "compartimentés" à même le sol dans le Nevada...

Etats-Unis - Paru sur France Inter le 31 mars - Navire-hôpital sur une rivière au cœur de New-York, hôpital en plein Central Park, file interminable de voitures pour recevoir une aide alimentaire en Pennsylvanie, SDF "compartimentés" à même le sol dans le Nevada...

Hier 28/04.20, le premier ministre français a fait état d’un “plan” de dé-confinement. C’est la consternation. Ce gouvernement accélère l’effet de ses prédécesseurs de remise en cause des atouts français, non seulement c’est l’hôpital public qui montre la force d’un personnel dans une situation de délabrement, avec rien en vue pour le défendre en cas de deuxième vague. C’est le tissu territorial français qui est appelé à suppléer aux carences d’un Etat qui a renoncé à prévoir et à planifier, alors qu’il ne leur laisse que les moyens de bricoler, à la manière de ces masques qui manquent toujours. Mieux ou pire, ceux que l’on a achetés avec l’argent de vos impôts vont vous être vendus à des prix prohibitifs sans plafond. Il ne s’agit même plus de bloquer les prix alimentaires, mais ceux d’un produit indispensable à la survie, acheté avec votre argent. La France, comme la plupart des pays occidentaux, a de fait choisi la stratégie la plus risquée, celle d’une pseudo immunité collective. Les Chinois contemplent la manière dont intervient le dé-confinement de l’occident et mettent en garde sur le caractère hâtif et imprudent de ce “retour à ce qui ne saurait être la normale”. Nous avons déjà refusé de voir ce que faisait la Chine, traitant avec un mépris quasi colonial ce pays, allons-nous continuer ce mépris de l’expérience sous les mêmes prétextes? (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Par Chen Qingqing et Zhao Juecheng Source: Global Times Publié: 2020/4/27 20:23:4112


Les observateurs doutent que l’Europe et les États américains puissent adopter l’expérience de la réouverture de la Chine

illustration : Les employés de l’équipe du matin de Fiat Chrysler Automobiles (FCA) – L’usine de voitures du groupe PSA partent lundi de l’usine SEVEL (European Light Vehicle Company) à Atessa, au sud de Pescara, après que le gouvernement ait établi des plans de réouverture partielle, pendant le verrouillage du pays visant à freiner la propagation de l’infection par COVID-19. Photo: AFP

Partager cet article
Repost0
24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 17:11
France culture

France culture

La France s’est révélée incapable de dépister massivement les malades du Covid-19, révélant la dépendance de la santé publique vis-à-vis des laboratoires privés.

par Quentin Ravelli


Les crises économiques sont aussi sélectives que les épidémies : à la mi-mars, alors que les Bourses s’effondraient, l’action du laboratoire pharmaceutique Gilead grimpait de 20 % après l’annonce des essais cliniques du remdesivir contre le Covid-19. Celle d’Inovio Pharmaceuticals gonflait de 200 %, à la suite de l’annonce d’un vaccin expérimental, INO-4800. Celle d’Alpha Pro Tech, fabricant de masques de protection, bondissait de 232 %. Quant à l’action de Co-Diagnostics, elle flambait de plus de 1 370 % grâce à son kit de diagnostic moléculaire du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS- CoV-2), responsable de la pandémie de Covid-19.

Comment expliquer qu’au cœur de la tourmente il soit ainsi possible de s’enrichir alors même qu’il manque des masques de protection, y compris pour les médecins et les personnels soignants, et que les tests de dépistage restent inaccessibles au plus grand nombre après trois mois d’épidémie ?

Pourquoi ces tests sont-ils au cœur du débat mondial, de la Corée du Sud aux États-Unis, en passant par l’Allemagne, l’Australie et la Lombardie, mais restent soigneusement évités en France, où le directeur général de la santé, M. Jérôme Salomon, n’envisage leur usage massif qu’« à la sortie du confinement » ?

Contrairement aux annonces gouvernementales, loin d’être une guerre contre un virus dont la seule arme serait la quarantaine, la bataille concerne notre propre organisation économique et sociale. C’est une crise de notre politique de santé, de recherche et de production, où l’industrie pharmaceutique joue une place centrale, mais soigneusement maintenue à distance du débat public.[...]

Partager cet article
Repost0

Articles RÉCents